Contributeurs actifs


Voici la liste des principaux contributeurs du blog par leurs commentaires. Vous pouvez cliquer sur leur lien pour obtenir leurs commentaires dans cette page :

macha (81), Pierre (56), Fabien (52), leafar (40), guillaume (36), herve (33), Jeremy Fain (27), (24), Olivier Auber (24), Herve Kabla (22), Nicolas (19), julien (17), Michel Nizon (17), jmplanche (16), rthomas (16), JustinThemiddle (16), Jeremy (15), Marc (15), OlivierJ (14), Sylvain (14), Pierre Jol (14), Fab (14), philippe (12), anj (12), /Olivier (12), jean (12), Louis van Proosdij (11), jean-eudes queffelec (11), LVM (11), jlc (11), Marc-Antoine (11), Olivier (10), Filmail (10), babar (10), Rafael (9), Daniel COHEN-ZARDI (9), Laurent Bervas (9), Mickael (9), Fabrice Epelboin (9), Christophe (8), François (8), Michel (8), startuper (8), Yann (8), Fred A. (8), Alexis (7), Yannick Lejeune (7), ~laurent (7), ITI (7), jequeffelec (7), Lionel (6), Legend (6), Pascal (6), Patrice (6), JB (6), Julien ÉLIE (6), Nicolas Guillaume (6), Hugues (6), sebou (6), Daniel (6), Cybereric (6), Jean-Philippe (6), Stanislas (6), Energo (6), Bonjour Bonjour (6), MAS (6), Marie (5), DJM (5), Tristan (5), Fabrice (5), apbianco (5), dePassage (5), Jean-Christophe (5), Sans_importance (5), Benoit Felten (5), herve lebret (5), Jean-Denis (5), NM (5), boris (5), Frederic (4), EtienneL (4), stephane (4), Romain (4), Ploc (4), BScache (4), Laurent GUERBY (4), Pierre Guillery (4), FredericBaud (4), Christophe Lauer [MS] (4), Edwin Khodabakchian (4), jm (4), Jean-Christophe Defline (4), Aurélien (4), domotiqa.com (4), Fabien Fumeron (4), Olivier Martineau (4), lezardbreton (4), Jacques (4), Olivier Travers (4), A.M (4), Poussah (4), Jean Dedieu (4), Dalai-Lama (4), Christophe Faurie (4), Stan J (4), canard65 (4), boris D. (4), undefined (4), JohnLeM (4), France (4), Benjamin (4), jeromewallut (4), jdo (4), Richard T (4)

Contributions sous le pseudo Laurent

24 commentaires ont été soumis sous ce pseudo, sachant qu'il est associé à 11 emails distincts pouvant correspondre à des contributeurs différents.

Le premier commentaire date du 16 mars 2007 et le dernier est du 25 août 2010.

Com­men­taire 24 dans Apple peut-il réus­sir dans la TV ?, le 25 août 2010

Tout d’abord, l’Apple TV a été un bide mérité: deman­der de dépen­ser 270€ pour le “pri­vi­lège” d’acheter ou de louer chez Apple est un peu exces­sif. La meilleure manière pour un tel type d’appareil d’avoir du suc­cès est d’offrir d’autres fonc­tion­na­li­tés qui à elles seules jus­ti­fient l’achat de l’appareil. Ce qui n’est pas le cas avec l’Apple TV.

Concer­nant la nou­velle “iTV”, je ne connais pas l’état des lieux en France, mais aux Etats-Unis la concur­rence existe déjà. Apple n’imposera pas son iTV sans combat.

Par exemple, il existe plu­sieurs appa­reils qui per­mettent d’accéder aux offres vidéo en ligne de Net­flix ou Amazon.com sur votre TV. Comme le Player Roku ($80, ou $100 pour le HD), les prin­ci­pales consoles de jeu du mar­ché, et plu­sieurs lec­teurs Blu-Ray.

Net­flix est un sys­tème de loca­tion de DVD par cou­rier. Pour $9 par mois on peut louer des DVD ET en vision­ner par strea­ming autant que l’on veut.

Amazon.com, eux, ont un ser­vice de loca­tion et de vente de films et d’épisodes TV. Ils vendent des épisodes TV $2 l’épisode.

En d’autres termes, l’iTV ne semble pas avoir une offre radi­ca­le­ment nou­velle. Son gros avan­tage est par contre si elle contient iOS, et peut donc deve­nir une console de jeux vidéo. De la même manière que l’iPad n’attire pas les foules juste par son ser­vice d’achat de livre en ligne, l’iTV aura le plus de chance si elle offre d’autres fonc­tion­na­li­tés qui à elles seules jus­ti­fient son achat.

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 23 dans Culture d’entreprise et inno­va­tion 5/6, le 26 juin 2010

La pub du recru­te­ment est une chose. Les tests de recru­te­ment est une autre chose. Sur­tout que des com­pa­gnies telles que Google ou Apple reçoivent tel­le­ment de CV spon­ta­nés qu’ils n’ont pas besoin de soi­gner leur pub (c’était le cas pour Micro­soft mais plus maintenant)

Google aime bien les tests de recru­te­ment mathé­ma­tiques. Pas éton­nant sachant que l’algorithme est roi au sein de la com­pa­gnie. Google est peut-être la plus humaine des trois com­pa­gnies, avec une grande atten­tion appor­tée à tout un tas d’avantages en nature comme un repas gra­tuit pré­paré par un vrai chef, une gar­de­rie pour enfants, etc. (sur le cam­pus du Goo­gle­plex du moins). Aussi, au sein de Google le juge­ment des pairs a une très grande impor­tance. Tout le monde peut véri­fier le code de tout le monde et note tout le monde. Et ce sont ces notes qui déter­minent l’avancement.

Micro­soft est une com­pa­gnie de “wor­ka­ho­lics” (à l’image de Bill Gates). Bill a par exemple une fois engu… une chef de pro­jet pour avoir osé prendre son congé de mater­nité. Dans le livre “The Plot to get Bill Gates”, l’auteur indique com­ment la société aime (aimait?) bien embau­cher des jeunes pas­sion­nés… et arro­gants! Micro­soft est beau­coup plus conflic­tuelle que Google. Bill Gates et Steve Ball­mer ne sont pas des tendres. En pas­sant, le concept de CDD / CDI n’existe pas aux Etats-Unis. Il n’existe pas de pré­avis de licen­cie­ment (ou de départ)

Je n’ai que peu d’informations sur Apple, si ce n’est que cer­tains employés de Cuper­tino évitent de prendre l’ascenceur de peur d’être blo­qué pen­dant quelques étages avec Steve Jobs. Ce der­nier est en effet un dic­ta­teur en chef.

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 22 dans Culture d’entreprise et inno­va­tion 3/6, le 25 juin 2010

C’est peut-être moi, mais je ne vois pas Micro­soft comme une boite vision­naire. Bill Gates et Steve Ball­mer sont d’excellents busi­ness­men, mais ce ne sont pas des visionnaires.

Pour la petite his­toire, Micro­soft n’était PAS inté­ressé par le mar­ché du sys­tème d’exploitation lorsqu’IBM est venu frap­per à leur porte pour créer le PC. Ils ne s’y sont mis que pour faire plai­sir à Big Blue.

La force de Micro­soft est au contraire de conqué­rir des mar­ché déjà décou­verts et de ren­ver­ser des géants exis­tants: IBM, Lotus, Word­per­fect, Novell, Nets­cape, Palm, etc.

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 21 dans Culture d’entreprise et inno­va­tion 2/6, le 25 juin 2010

Il y a le slo­gan offi­ciel, et ce que les entre­prises font réellement.

Apple crée des pro­duits (maté­riels, pas logi­ciel) lorsque Steve n’est pas satis­fait de ce qui existe déjà (Apple II, Mac, iPod, iPhone, etc.). S’ils se débrouillent très bien sur le logi­ciel, ils vendent fon­da­men­ta­le­ment du maté­riel. Le logi­ciel est conçu autour du maté­riel et non l’inverse. C’est pour ça que iWorks pour iPad ne coûte que $30. iWorks est le rasoir et l’iPad est la lame.

Micro­soft veut contrô­ler les marchés-clé (prin­ci­pa­le­ment logi­ciels) et être le numéro un (pas for­cé­ment le meilleur, nuance). Par exemple, ils ont conquis les deux mar­chés les plus juteux du monde du PC (le sys­tème d’exploitation et la suite bureau­tique) et ont laissé le menu fre­tin aux autres (l’assemblage de PC). Comme il est dif­fi­cile de pré­voir l’avenir, Micro­soft a décidé d’être par­tout. Ils misent sur tous les che­vaux pour être sûrs de miser sur le vainqueur.

Google, quant à lui, va au-delà de la ges­tion de l’information (Android ou Chrome ne tombent pas dans cette caté­go­rie). Comme Apple ils ont ten­dance à créer un nou­veau pro­duit ou ser­vice quand ils sont décus de ce qu’ils voient (le moteur de recherche, Google Mail, Google Maps, Chrome, etc.), sauf qu’ils sont orienté logiciel.

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 20 dans Culture d’entreprise et inno­va­tion 1/6, le 25 juin 2010

Selon le blog­geur Bob Crin­gley, le 20% est tou­jours de mise mais la plu­part des employés l’utilisent pour des “tâches ména­gères” (noter leurs pairs) plus que sur des pro­jets novateurs.

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 19 dans Votre TV va-t-elle être google-izée ?, le 23 mai 2010

Post remar­quable de clarté, merci Olivier.

L’impression qu’il me laisse est que la force de Google semble plus se situer sur son avance en matière de mar­ke­ting et de modèle écono­mique (pour fédé­rer un écosys­tème très éclaté) que sa tech­no­lo­gie elle-même (rien de nou­veau dans la set-top-box en soi, ni dans les ser­vices serveurs).

Autre point : Google (comme les autres majors du domaine) sem­blant se concen­trer sur le mar­ché US dans un pre­mier temps, n’y aurait-il pas des ini­tia­tives à mener sur le mar­ché européen ?

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 18 dans Le busi­ness des bases de don­nées de star­tups, le 8 mai 2010

Côté alle­mand, à signa­ler aussi la base tenue par l’e-mag Grün­ders­zene dotée de fonc­tion­na­li­tés inté­res­santes et gra­tuites (graph des inves­tis­seurs, wid­get pour export vers blog, car­to­gra­phie, …) mais dédiée uni­que­ment aux star­tups inter­net alle­mandes (et en alle­mand bien sûr): http://www.gruenderszene.de/datenbank/

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 17 dans Une arnaque en Blu-ray, le 12 avril 2010

C’était exac­te­ment le même pro­blème à l’arrivée des DVD. Il fal­lait un lec­teur soft de DVD car non pré­sent dans les dif­fé­rents OS. La situa­tion est la même avec les Blu-ray. Et même pire ave cles notions d’interactivité. Dom­mage HD DVD ne soit pas passé, c’était quand même bien mieux !
J’ai aussi un Media Cen­ter sos Win­dows 7 et je suis aussi passé par ces galères pour la lec­ture de Blu-Ray. Résul­tat, je n’achète plus de Blu-Ray. Je reste aux bons vieux DVD et aux enre­gis­tre­ments de TNT HD.

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 16 dans Rap­port CES 2010, le 28 jan­vier 2010

Bravo oli­vier,

Comme tous les ans, un super tra­vail très com­plet.
Bravo et conti­nuez ainsi.

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 15 dans Leweb 2009 – Weird stuff, le 17 décembre 2009

On s’y croirait !

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 14 dans With the Tra­ve­ling Geeks in Paris, le 13 décembre 2009

Bravo (une nou­velle fois ;) ) Oli­vier pour cette cou­ver­ture com­plète, qui me fait réa­li­ser une fois de plus la vitesse incroyable à laquelle avance Inter­net. Une bonne moi­tié des domaines cou­verts m’étaient étran­gers jusqu’à aujourd’hui…

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 13 dans Hys­té­rie écono­mique, le 16 mars 2009

Au-delà du seul cas Total, je constate sur­tout que l’opinion est per­due et (de plus en plus) prête à entendre des dis­cours popu­listes type NPA.

J’avoue ne plus avoir de convic­tion sur l’origine de la res­pon­sa­bi­lité : La (faible) res­pon­sa­bi­lité sociale des entre­prises ? La (faible) culture écono­mique de l’opinion et des media (les deux vont ensemble) ? Le (fort) impact des nou­veaux types d’actionnariat sur la gou­ver­nance des entre­prises ? Sans doute un peu de tout ça… Mais sans ana­lyse claire, com­ment trou­ver des solutions ?

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 12 dans Retour de Corée et Japon – poli­tiques de l’innovation, le 1 mars 2009

Autant j’ai vrai­ment envie de croire au lea­der­ship de NKM et au sens qu’elle pourra don­ner aux ini­tia­tives dans le numé­rique, autant je doute de sa capa­cité à dis­po­ser d’arbitrages favo­rables de Bercy pour confier de gros contrats de R&D au privé…

Sur­tout quand on voit la dif­fi­culté de Valé­rie Pécresse pour moder­ni­ser la recherche publique.

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 11 dans Faites-nous rêver Mon­sieur Bes­son !, le 22 octobre 2008

Bonne ana­lyse, comme toujours !

Pour ma part, et plus lapi­dai­re­ment je classe ce plan dans la famille des pro­chains grands suc­cès Fran­çais tels le plan Infor­ma­tique pour tous avec les Thom­son TO7…

Sur le fond, avoir de grosses auto­routes pour per­mettre aux conte­nus Etran­gers de cir­cu­ler plus vite c’est se trom­per de cible.
La bonne cible serait plu­tot de favo­ri­ser la créa­tion de contenu locale, que nous pour­rions revendre à l’Etranger.

Mais l’esprit ingé­nieur bien Fran­çais, cherche tou­jours les solu­tions tech­niques et non celles de l’esprit. So bad.

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 10 dans Leçons de deux ans de blog­ging, le 7 mai 2008

Je fais par­tie des “dizaines d’anciens col­lègues de Micro­soft qui [te] lisent mais ne com­mentent pas”…

J’essaie donc ici de me rat­tra­per et sur­tout de te remer­cier Oli­vier pour ce blog pas­sion­nant, qui est deve­nue au fil du temps mon unique source d’information détaillée sur l’industrie du high-tech ! Je ne lis en effet pas la presse spé­cia­li­sée, ne suis moi-même pas en 1ère ligne dans mon day-to-day job et ai besoin d’un recul par rap­port au nombre impres­sion­nant d’informations ocurt-termistes dont je suis assailli.

Conti­nue donc dans cette voie… et je m’engage à faire davan­tage de com­men­taires ;)

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 9 dans Equi­pe­ment TIC des foyers en France, le 14 avril 2008

Une mis­sion inter­mi­nis­té­rielle : bien vu. Reste à savoir si Eric Bes­son qui, paraît-il n’a rien d’un pas­sionné du net, se déci­dera à empoi­gner les choses, comme un vrai poli­tique est capable de le faire (quand celui-ci le veut ou plu­tôt, quand c’est son intérêt).

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 8 dans Back from LeWeb3 - Un web res­pon­sable ?, le 15 décembre 2007

Merci pour ce compte rendu dont la qua­lité contraste agréa­ble­ment avec ce qu’on peut lire ailleurs.

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 7 dans A la décou­verte d’Ubuntu, le 20 mars 2007

Ok; lais­sons. Si tou­te­fois par hasard il y a une per­sonne parmi la «cen­taine de gars de MS qui lisent régu­liè­re­ment ce blog» qui trouve une expli­ca­tion aux accu­sa­tions d’Amnesty, je suis pre­neur. Qu’il n’hésitent pas à me mettre un lien et du texte dans un com­men­taire sur mon blog (même si la note cou­rante n’a rien a voir --- ce qui est râre ;) )

Parmi toutes les ques­tions que nous avons traité ici, celle-là me semble cri­tique, et comme elle est non-technique, elle mérite un sui­vit plus par­ti­cu­lier : elle ne va pas d’arranger avec le temps juste à coup de code C.

Bonne conti­nua­tion
Laurent

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 6 dans A la décou­verte d’Ubuntu, le 19 mars 2007

Met­tons pour Israël si tu veux. Si ça te fais du bien, tu peux croire que Micro­soft a été contraint de par­ti­ci­per à ce qu’Amnesty appe­lait déjà une “vio­la­tion des droits humains” avant qu’is agissent, crois le.
En tout cas quand il s’agit de res­pec­ter la loi, ils sont plus rapide pour vio­ler des droits fon­da­men­taux que pour four­nir de la docu­men­ta­tion à la com­mis­sion euro­péenne. Comme quoi, quand c’est dans leur inté­ret de ne pas res­pec­ter des déci­sions de jus­tice, appa­rem­ment ils trouvent les moyens de ne pas céder tout de suite aux pressions.

N’empèche que pour la Chine, Micro­soft a sacri­fié la liberté d’expresion d’un mil­liard de per­sonnes pour éviter que la Chine ne déve­loppe des alter­na­tives à Win­dows. C’est pas tout de nier pour Israël; si tu veux nier la nature contre-éthique d’utiliser Win­dows, tu dois encore nier ça. Ou trou­ver une excuse comme quoi ils n’avaient pas le choix.

«
Je met­tais sur­tout en évidence les inco­hé­rences natu­relles qui peuvent avoir cours dans l’expression de la stra­té­gie des entre­prises que tu cites.
»
Je trouve que “inco­hé­rence natu­relle” est un mot un peu faible pour la faille grosse comme une mai­son que repré­sente la gra­vure. Il y a quand même des res­pon­sables de pro­jets qui ont une vue d’ensemble. Il y a des gens qui ont pla­ni­fié et pensé le sys­tème. Il y a des gens qui ont fait des choix, prit des déci­sions et qui ont dû en rendre compte à la direc­tion. Ces per­sonnes savent par­fai­te­ment bien que leur sys­tème ne pro­tège pas du tout les droits d’auteurs.
Il est abso­lu­ment impos­sible que les mai­sons de disques soient contentes du sys­tème actuel.
Alors soit le but est autre (ce qui est, je crois, le cas au moins dans le chef de MS et Apple), soit il y a un sale coup qui nous attend pour les pro­chaines années; il y aura des pleurs, des cris et des grin­ce­ments de dents (ce qui est je crois le cas dans le chef des mai­sons de disque).
Tu dois te rendre compte que tant que ce que tu fais est pos­sible (càd riper des CD), le sys­tème de DRM est *tota­le­ment* inutile, et ça, les direc­teurs de MS, Apple et des mai­sons de disques en sont tout à fait conscient.
La seule manière d’éviter le pira­tage est d’obtenir un contrôle *com­plet* de l’ordinateur du pirate poten­tiel (c’est à dire de tout le monde). La moindre faille dans le sys­tème met tout par terre : si une seule per­sonne par­vient à dépro­té­ger, les réseaux p2p pro­pagent le fichier.
Et devine quel est l’OS qui vient de sor­tir et qui per­met ce contrôle absolu, ou tout au moins fait un grand pas sup­plé­men­taire dans ce sens ?

«
Tu ne vas tout de même me faire croire que c’est à cause de Micro­soft qui cher­che­rait ainsi à pro­té­ger son mono­pole! Alors qu’en fait, c’est plu­tôt Canal+/Sat qui pro­tège sa posi­tion!
»
Plu­sieurs points.
1. Il ne s’agit pas que d’enregister. Il s’agit ne fut-ce que _regarder_.
2. Il ne s’agit pas de “pro­té­ger sa posi­tion” : les jour­naux par­lés de la RTBF sont un ser­vice public financé par mes impôts.
3. Il ne s’agit pas de canal*/Sat, mais de TF1, France2, France3, CNN, BBC, RTBF, RTL, les ces­sions du conseil Euro­péen, de télé-Québec et j’en passe d’autres … bref : *tout* le monde audio­vi­suel.
4. Ce n’est pas Micro­soft que j’acuse, c’est sa posi­tion domi­nante. Pour­quoi la RTBF est capable de dif­fu­ser en wmv (ce qui est un acte contre-démocratique) ? Parce que “tout le monde a Win­dows”. Sinon, ils seraient contraint d’utiliser un for­mat libre.

5. Au départ, tu avais dit que VLC pou­vait lire wmv non crypté sous Linux. Est-ce que main­te­nant tu es d’accord que ce n’est pas le cas ? (au fait près que ça vient d’être ingé­nieuré inver­sé­ment, ce qui n’est pas une excuse)

Je ne dit pas que tout est de la faute nomi­na­ti­ve­ment de Micro­soft. Ce n’est pas Micro­soft qui fait pres­sion sur la Croix-rouge pour que son jour­nal com­mu­nal soit écrit en Word. Et pour­tant, c’est le cas : un linuxien n’a pas le droit d’écrire dans ce journal.

Ce que je dit, c’est que sa posi­tion mono­po­lis­tique fait en sorte que beau­coup de gens ne se posent pas de ques­tions, et que cela est néfaste pour tout le monde.

L’économie de réseau n’est pas spé­cia­le­ment néfaste à tout les coups. Mais le cas de Micro­soft est par­ti­cu­lier. Existe-t-il une autre société qui a 95% des part de mar­ché *pla­né­taire* sur un domaine aussi cen­tral que les sys­tème d’exploitation ?
Je ne crois pas que les termes écono­miques usuels sont appli­cables à MS. Ils sont dans une situa­tion écono­mique unique dans l’histoire.

Mais fina­le­ment, si sur tout ce que j’ai dit il n’y a que sur ces points que tu n’es pas d’accord, je suis déjà content.

Bonne semaine
Laurent

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 5 dans A la décou­verte d’Ubuntu, le 18 mars 2007

Pour l’effet réseau, tu as exprimé une bonne par­tie de ce que je pen­sais de MS : leur mono­pole s’auto entre­tient. Moi j’ajoute que c’est néfaste, et que c’est sufi­sa­ment néfaste pour tout le monde pour que cela vaille la peine de faire un effort.

En ce qui concerne le revi­re­ment de Steve, j’ai pas assez insisté sur un point : il a refusé caté­go­ri­que­ment tout sup­port ODF à un moment où _a posteriori_ on sait que MS était déjà en train de déve­lop­per le fameux plu­gin. Il n’ont quand même pas tout fait un trois mois non ?
Ou alors, comme tu le dis plus bas, MS c’est 8000 per­sonnes et cer­tains codaient déjà un sup­port ODF alors que Steve ne le savait pas. Possible.

«
Pour ce qui est de MS en Chine et en Pales­tine, l’information que tu donnes ne four­nit pas le point de vue de MS. Point de vue que je ne connais d’ailleurs pas. Lais­sons les
s’exprimer sur le sujet.
»
Ne verse pas dans la mau­vaise foi hein. Amnesty inter­na­tio­nal est impar­tial; c’est pas comme si je citais Richard Stal­mann. Amnesty inter­na­tio­nal écrit des lettres à Micro­soft (cf les liens que je t’ai donné). Si MS vou­lait se défendre, ils n’avaient qu’à répondre. Or, pas de traces d’une réponse à Amnesty sur le site de MS.
Non non; il ne faut pas nier l’évidence : Micro­soft a acti­ve­ment par­ti­cipé à la lutte contre la liberté d’expresion sur inter­net. C’est un fait. Micro­soft ne vaut éthi­que­ment pas mieux que nike, total fina ou toute autre marque régu­liè­re­ment dénon­cées par les asso­cia­tions de défense des droits de l’homme.

«
Il y en une cen­taine de gars de MS qui lisent régu­liè­re­ment ce blog. Il y en a bien un qui pour­rait nous expli­quer cela non?
»
Y’a bien des gens de MS qui ont lu les lettres d’Amnesty et qui aurait pu faire un com­mu­ni­qué à pro­pos de cela non ? ;)
Tou­jours est-il que sur un sujet aussi grave, une expli­ca­tion dans un com­men­taire de blog ne sera pas suf­fi­sant. Si Micro­soft a quelque chose à dire, il faut une page sur http://www.microsoft.com.
Mais je veux bien un com­men­taire sur un blog qui donne un lien vers une réac­tion officielle.

«
Sur les DRM, je me trompe? Parce qu’un orga­nisme belge pense ceci, ou un clam­pin chez Apple ou la Fnac cela? Tu as déjà vu sur un sujet com­plexe tout le monde d’accord? Le monde n’est pas binaire comme cela. Ce que je te dis, je l’ai vécu chez MS, c’est tout. Le DRM est un truc pour faire accep­ter le rôle du PC dans les médias. L’impact sur la domi­nance de MS est un “side effect” indi­rect qui les arrange mais qui n’est pas la moti­va­tion pre­mière.
»
Heu c’est pas juste deux clam­pins. C’est Steve Jobs aussi qui déclare les DRM inutiles (tout en conti­nuant à en pro­duire hein), c’est Aplle.com et microsoft.com qui contiennent des pages qui expliquent com­ment cra­quer leurs propres DRM. La FNAC dis­tri­buait des CD vierges lors du lan­ce­ment de FNAC­mu­sic pour mon­trer l’inutilité des DRM. Et Vir­gin média les a déclaré néfastes égale­ment. Et les CD pro­té­gés ont été com­plè­te­ment reti­rés du mar­ché.
Un fait objec­tif est que seul Micro­soft et quelque mai­sons de disques disent encore que les DRM ont un ave­nir et sont un bien pour la musique numé­rique… ah non c’est vrai, Bill Gates a déclaré qu’*en l’état* c’était inutile.

Un fait objec­tif est que tels qu’ils existent aujourd’hui, ils ne com­battent abso­lu­ment pas le pira­tage, et que Micro­soft n’a rien à gagner ni à perdre à ce qu’on pirate de la musique. Je ne vois donc abso­lu­ment pas de rai­sons com­mer­ciales évidente pour laquelle MS déploye­rait tant d’énergie à créer des DRM. Pour faire plai­sir aux mai­sons de disque ? Pour­quoi MS pré­fe­rait faire plai­sir aux dis­quaires qu’à leurs clients.
J’ai mené mon enquête à ce pro­pos. J’ai écrit à la FNAC, à la SABAM, à Micro­soft, à la Fédé­ra­tion inter­na­tio­nale de l’industrie du disque, à Apple et à je ne sais plus quels autres orga­nismes… *AUCUN* ---pas un--- ne m’a répondu quand j’ai demandé à quoi servent les DRM sachant qu’une gra­vure dépro­tège. Ah si ! C’est vrai : Micro­soft m’a répondu que les DRM ne servent effec­ti­ve­ment à rien et qu’ils ne com­prennent pas pour­quoi les mai­sons de disques uti­lisent wma.
Quant à la SABAM c’est gen­til pour la Bel­gique de les trai­ter “d’un orga­nisme belge” comme si c’était pas grand chose. C’est quand même *LA* société qui défend les artistes en Belgique.

Enfin bref, on ne va pas s’engueuler ici sur les DRM. Si tu n’es pas d’accord que les DRM sont un pro­blème et que le mono­pole de MS en est une par­tie motrice, c’est pas grave. Tant qu’on est d’accord que pour une rai­son ou pour une autre, la société a besoin de créer de la concur­rence à MS, je suis content.
Mon pro­pos ini­tial était juste une série d’exemples qui mon­traient que le monde serait meilleur si Micro­soft des­cen­dait en-dessous d’un seuil cri­tique de parts de mar­ché qui les contrain­drait à l’interopérabilité. Disons que les DRM n’étaient pas le meilleur exemple alors.

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 4 dans A la décou­verte d’Ubuntu, le 18 mars 2007

«
Pour la culture infor­ma­tique, oui, ce serait bien si celle des uti­li­sa­teurs était plus déve­lop­pée. Mais ce n’est pas incom­pa­tible avec un usage en mode gra­phique. Je me consi­dère comme quelqu’un d’assez “cultivé” en infor­ma­tique, et pour­tant, le mode com­mande me gonfle, sauf s’il faut auto­ma­ti­ser quelque chose (je fais par exemple mes backups en mode com­mande avec l’utilitaire robo­copy, un uti­li­taire MS main­te­nant inté­gré dans Vista).
»
Eh bien, comme la ligne de com­mande n’est pas indis­pen­sable sous Ubuntu, tu dois être content ;) Mais il faut accep­ter que c’est beau­coup plus facile pour le gars (béné­vole) qui aide sur un forum de dire “tapes telle ligne, et dis-moi ce qu’il répond” que “clique sur tel bou­ton, va dans le second onglet, coche la troi­sième case et puis clique sur “appli­quer” et dis-moi ce qu’il se passe”.

«
Toi tu parles d’Ubuntu, mais un autre m’a parlé de Mepis, d’autres ne jurent que par une pûre Debian. C’est ça le pro­blème qui doit être réglé.
»
Des dis­trib grand public, il n’y en a pas mille (mois que de sortes d’essence pour voi­ture que toutes les pompes four­nissent ou que de for­mules d’abonnement GSM) : Man­driva, Suse, Ubuntu, à la limite, Red Hat. Ce n’est abso­lu­ment pas pro­hi­bi­tif, sur­tout que ce que l’utilisateur final voit, c’est fina­le­ment la même chose tout le temps : soit Gnome soit KDE. Que les com­mer­ciaux s’occupent d’avoir quelque chose qui fonc­tionne sur ces 3 ou 4 distributions-là, et la com­mu­nauté s’occupera du reste; un gen­tooiste ne se plain­dra jamais de devoir recom­pi­ler son noyau avec des modules hackés à la main. Mais la diver­sité des dis­tri­bu­tion est une force de Linux. En effet, d’après le type d’utilisation qu’on veut faire de son PC, les mecs moti­vés choi­si­ront la dis­tri­bu­tion qui leur convient le mieux. Si on est un para­noïaque de la sta­bi­lité, on pren­dra une Debian stable, si on est simple d’esprit (comme moi), on prend Ubuntu, si on veut com­pi­ler, on prends Gen­too, etc.
Chaque uti­li­sa­tion spé­ci­fique a sa dis­tri­bu­tion. En tout état de cause, pour les uti­li­sa­teurs simples, le choix n’est pas énorme.
Que ce soit pour ache­ter du papier de brouillon, une cal­cu­la­trice, des bis­cuits au cho­co­lat, un GSM, une voi­ture, un pot de pein­ture ou n’importe quoi, les gens ont des dizaines de choix à faire (dont cer­tains cri­tiques : prendre un mau­vais abon­ne­ment GSM peut coû­ter cher, prendre de la mau­vaise pein­ture peut faire des dégâts, …). Toutes les indus­tries du monde ont pu s’adapter au choix. Pour­quoi pour les OS, ce serait un “han­di­cap” ?
Cela dit, j’essaie quand même de pro­pa­ger Ubuntu, parce que je crois qu’il est bon qu’au niveau des Linux *grand public* on n’en ait pas 10.000, pour la rai­son exacte que tu invoques. Je trouve que main­te­nant en termes de dis­tri­bu­tions grand public, on est déjà lar­ge­ment en-dessous du seuil cri­tique où la diver­sité est gérable. En tout cas, on est lar­ge­ment en-dessous ce que toutes les autres indus­tries du monde acceptent.

«
Pour ce qui est des docs Word publiés par des orga­nismes publics en Bel­gique, je vais être d’accord avec toi sur un point: ils ont tord d’utiliser ce for­mat et devraient adop­ter le PDF comme le font la plu­part des autres orga­nismes. Il ne faut pas confondre for­mat d’édition et for­mat de dif­fu­sion, c’est tout.
»
Et pour­quoi les gens confondent ? À cause des adages bien connus “tout le monde a Word”; “ça marche, que deman­der de plus ?”, … bref, de la posi­tion domi­nante. Dans mon entou­rage, je suis consi­déré comme le gars un peu spé­cial qui a un ordi­na­teur bizarre qui ne sais même pas lire des doc, et qui emmerde son monde en deman­dant des pdf … “c’est quand même plus simple d’envoyer le doc hein !”

«
Les pro­blèmes de lec­ture avec Ope­nOf­fice devraient être trai­tés par la publi­ca­tion du for­mat Open­XML pour ce qui concerne Office 2007. Tu te méfies de MS, mais MS répond à la pres­sion du mar­ché, notam­ment du sec­teur public. Ils savent s’adapter et dans le bon sens. L’économie de réseau en leur faveur est tel­le­ment forte qu’ils peuvent encore lâcher du lest!
»
Je n’ai pas com­pris tout ton pas­sage sur l’«économie de réseau». Tu fais réfé­rence au déve­lop­pe­ment des appli­ca­tions “web2” ?

À part ça, il ne faut pas oublier que si ne fut-ce que la fonte uti­li­sée n’est pas libre, on peut avoir des pro­blèmes cri­tiques de mise en page. Ça c’est une chose qui fait que de nom­breux acteurs vont quand même avoir des pro­blèmes de com­pa­ti­bi­lité, for­mat ouvert ou non.
La deuxième est qu’il ne fait que peu de doutes dans mon esprit que MS va sor­tir un OpenXML2 qui sera très légè­re­ment incom­pa­tible avec le OpenXML(strict iso), mais qui sera tel­le­ment mieux que c’est celui-là qui sera uti­lisé “par défaut”.
Que va-t-il se pas­ser alors ? Tu reçois un fichier OpenXML2 (autant incom­pa­tible ave OOo que l’est main­te­nant doc, c’est à dire très peu, mais assez pour dis­sua­der de nom­breuses entre­prises); bon. Tu demandes à l’envoyeur de t’envoyer la même chose, en sélec­tion­nant le for­mat OpenXML(strict iso). Fina­le­ment rien n’a changé par rap­port à aujourd’hui : l’utilisateur de OOo est encore l’emmerdeur qui ne sait même pas lire Open­XML “que tout le monde a”. Et mieux : au moment de faire “enre­gis­trer sous” et de sélec­tion­ner “OpenXML(strict iso)”, un pop-up appa­raît “Atten­tion, ce for­mat ne sup­porte pas cer­taines fonc­tions; des pertes de for­ma­tage sont pos­sibles, voulez-vous vrai­ment bla­bla­bla”.
Science fic­tion ? Para­noïa ? Micro­soft a déjà fait le coup pour détruire RTF. Et, quitte à me répéter,tant que l’article sur Adecco sera sur le site de MS, c’est qu’ils n’ont pas oublié que la pure force du mono­pole cou­plée à une incom­pa­ti­bi­lité cal­cu­lée est leur meilleur atout.
http://www.microsoft.com/belux/fr/executivecircle/cases/?case=adecco
Bref, je ne crois pas en la bonne foi de MS quand ils font de l’ouverture de for­mat. Steve Bal­mer avait déclaré qu’il pré­fé­rait mou­rir que sup­por­ter ODF dans MS-Office moins de 3 mois avant qu’il le fasse. Il a donc sciem­ment menti (ils n’ont pas tout codé en 3 mois); dans quel but, sinon décou­ra­ger l’adoption de ODF ?

«
Micro­soft en Chine et en Pales­tine (là, je ne savais pas?) a par­ti­cipé à la lutte contre la liberté d’expression sur inter­net? Ils ont du faire comme Google et autres Yahoo et se plier à cer­taines règles locales pour appli­quer des filtres sur leurs moteurs de recherche. Cela a bien fait débat, je te l’accorde. Mais quels choix avaient-ils? Quit­ter la Chine? Pas évident.
»

Ce n’est pas ce que tu crois. En Pales­tine, MS a nomi­na­ti­ve­ment dénoncé un jour­na­liste à l’armée Israé­lienne (c’est plus fort que Google qui cen­sure en Chine). Et en Chine, ils ont volon­tai­re­ment fourni aux auto­ri­tés de logi­ciels conçus pour tra­quer des cyber­dis­si­dents. MS ne s’est pas contenté de cen­su­rer mais a acti­ve­ment aidé à la recherche d’opposants. (en sa cachant der­rière l’argument “nous ne sommes pas res­pon­sable de ce que les autres font du maté­riel qu’on four­nit”)
http://web.amnesty.org/pages/ec-110506-action-fra
http://www.amnestyinternational.be/doc/article3314.html?var_recherche=microsoft

Ah et pour tes deux ques­tions, les réponses sont «oui» et «ça dépends». Oui, ils avaient le choix de tra­vailler pour qu’Internet trans­forme la Chine plu­tôt que le contraire, et non, ils n’étaient pas d’office obli­gés de quit­ter la Chine. Il fal­lait voir si les auto­ri­tés chi­noises allaient pré­fé­rer “tout inter­net” ou “pas d’internet”. Selon, ils res­tent ou ils s’en vont.
Cela pour dire que Micro­soft a déjà prouvé qu’entre le pou­voir et les liber­tés, le choix est clair. Micro­soft a prit une part active dans la lutte contre la liberté d’expression sur inter­net; rien que pour ça, il y a un pro­blème éthique à ache­ter Win­dows.
La ques­tion est de savoir si les liber­tés fon­da­men­tales de un mil­liard de per­sonnes valent les 3 incon­vé­nients d’Ubuntu que j’ai extrait comme étant les incon­vé­nients *réels*. Ques­tion pure­ment éthique, et non prag­ma­tique parce que sans l’aide de Micro­soft, la Chine se serait bien débrouillée, ne fut-ce qu’en déve­lop­pant une dis­tri­bu­tion Linux offi­cielle et obli­ga­toire. Mais il ne faut pas croire que sans Micro­soft “d’autre l’auraient fait”. Quel autre acteur il y a sur le mar­ché de l’OS ?

«
Pour les DRM, il faut rai­son­ner un peu stra­té­gi­que­ment. La rai­son d’être des DRM sur les PC est de faire accep­ter à l’industrie des conte­nus - notam­ment cinéma et TV - une ouver­ture vers le monde du PC. Ces indus­tries sont para­noiaques, dans une cer­taine mesure à juste titre, de la numé­ri­sa­tion à tout crin des conte­nus.
»
Là tu te trompes : les DRM n’ont pas un but de pro­té­ger quoi que ce soit. La Sabam (l’équivalent belge que la SACEM) a été très claire sur ce point : ça ne sert pas à lut­ter contre le pira­tage. À pro­pos d’Apple, ils disent que c’est Apple qui impose les DRM pour ren­for­cer leur domi­nance avec ipod
http://blogs.gnome.org/view/xclaesse/2006/12/26/1
La Fnac et un ven­deur de Apple m’ont confir­més que les DRM n’avaient rien à voir avec le pira­tage.
Ici, Micro­soft va même jusqu’à expli­quer com­ment cra­quer la pro­tec­tion wmv :
http://www.microsoft.com/windows/windowsmedia/knowledgecenter/howto/mp11/burn.aspx
En cher­chant deux secondes sur le site d’ipod, tu trouves la même chose. Et quand tu demande à MS ou à Apple pour­quoi il y a des DRM alors qu’on peut les cra­quer par simple gra­vure, inva­ria­ble­ment, ils répondent qu’il n’y a pas moyen de cra­quer. Alors tu répètes, et tu dis que oui, la pro­tec­tion est cas­sée quand tu graves. Ensuite, plus de réponses. Juste un accusé de récep­tion de la ques­tion.
En insis­tant lour­de­ment, j’ai même eut un mail de Micro­soft qui m’a dit ne pas com­prendre pour­quoi les indus­tries du disque uti­li­saient wma parce qu’en effet, ça ne pro­tège pas les droits d’auteurs.

Fran­che­ment, entre MS et les mai­sons de disque, je ne parie­rais pas sur qui impose les DRM à l’autre. En tout cas, en l’état MS est *le seul* à gagner quelque chose. Les majors y perdent, les ven­deurs y perdent, les clients y perdent. Et même les ache­teurs de Vista y perdent : moins de liberté sur sa propre machine, sys­tème alourdi, prix plus élevé (MS a dépensé de l’argent pour déve­lop­per tout ça!). Et Micro­soft gagne quoi ? L’éviction de Linux du mar­ché de la musique numé­rique, et la levée d’une taxe sur les bala­deurs pour le sup­port wma. Tout comme ils ont déjà levé une taxe sur les clefs USB par pure incom­pa­ti­bi­lité de Win­dows avec autre chose que vfat.
Bref, les DRM c’est néfaste, ça pue (au sens que ça ne sert mani­fes­te­ment pas au but offi­ciel) et Micro­soft ne se contente pas du tout de “jouer le jeu” : ils inventent, déve­loppent et encouragent.

«
Pour ce qui est de VLC, il peut lire “léga­le­ment” du WMV (stan­dard VC1). Mais pas celui qui est crypté. Ne géné­ra­lise pas au for­mat WMV.
»

Je vais faire un point pré­cis de la situa­tion. Jusqu’il y a deux mois, il n’y avait pas de moyens légal de lire un wmv sous Linux : il fal­lait le paquet m32codecs, qui est illé­gal parce qu’il embarque un dll de Win­dows. Donc oui, VLC sous Win­dows lit léga­le­ment les wmv, mais pas sous Linux. Sans w32codes, pas de wmv, ni cryp­tés, ni non-cryptés. Le conseil Euro­péen qui publie ses ses­sions publiques en wmv non crypté a d’ailleurs écrit en toute lettres dans sa FAQ qu’un sup­port Linux ne pou­vait être apporté léga­le­ment.
Très récem­ment (dis­po­nible en natif sous Feisty Fawn), wmv a été reverse-ingénieuré.
Mais il faut être très clair : un for­mat lisible par ingé­nie­rie inverse n’en devient pas un for­mat accep­table. C’est du court terme. Ça reste inac­cep­table et contre-démocratique que la RTBF publie ses jour­naux en wmv, autant que le CDH publie ses docu­ments en doc. Ils n’ont pas à comp­ter sur le fait que des gens vont béné­vo­le­ment perdre des cen­taines d’heures à déco­der un for­mat. Et d’ailleurs, ils n’attendent jamais que le for­mat soit inversé pour l’utiliser.
L’utilisation de for­mats fer­més et une faute contre la démo­cra­tie, et le mono­pole de Micro­soft encou­rage cela. N’est-il pas plus simple de lire sous Win­dows un wma qu’on ogg ? Une par­ti­tion vfat que ext3 ?

«
Je suis d’accord sur le fait que mon expé­rience avec Ubuntu était alam­bi­quée. Mais mon PC n’était pas pré­ins­tallé avec Vista non plus! Je l’y ai ins­tallé moi-même avec une image ISO du DVD télé­char­gée sur MSDN auquel je suis abonné. Je suis donc passé par toutes les étapes d’une ins­tal­la­tion à la mano. Ins­tal­la­tion que j’ai d’ailleurs racon­tée avec j’espère la même objec­ti­vité que pour Ubuntu (cf http://www.oezratty.net/wordpress/2006/buena-vista/) et qui ne fait pas for­cé­ment plai­sir à MS (comme mon CR sur Office 2007 sur http://www.oezratty.net/wordpress/2007/vista-fiesta/). Mon matos a été mieux détecté effec­ti­ve­ment, mais j’ai eu des pro­blèmes avec les dri­vers nVi­dia en mode double-écran. Ces dri­vers sont mal écrits, même pour Vista, et cela a d’ailleurs déclen­ché une forte réac­tion des clients, notam­ment aux USA, pous­sant nVi­dia à “se bou­ger”.
»

Il faut res­ter objec­tif : même si un ordi n’est pas “cer­ti­fié Vista”, les construc­teurs font quand même des efforts pour qu’ils le soit. Et comme tu le dis, la pres­sion des uti­li­sa­teurs mécon­tents de Vista fait “se bou­ger” les construc­teurs. Pas celle des uti­li­sa­teurs de Linux.
Toute la dif­fé­rence est que si tu as un maté­riel mal-fonctionnant sous Vista, tu attends et ça va aller mieux dans deux semaines ;) Win­dows, qu’il soit Vista ou XP n’a pas de gloire a faire fonc­tion­ner le maté­riel mieux qu’Ubuntu : les construc­teurs tra­vaillent depuis des années avec MS pour faire fonc­tion­ner leurs matériels.

«
Pour ce qui est de Gnome, sais-tu com­ment on créé faci­le­ment un “short­cut” sur le bureau poin­tant sur un dos­sier sans avoir à créer d’abord un short­cut qui appa­rait dans le dos­sier en ques­tion et que l’on doit alors dépla­cer sur le bureau?
»
Je n’utilise pas Gnome, mais pour ce que je devine de la phi­lo­so­phie du truc, il faut sim­ple­ment prendre le dos­sier à la sou­ris, et le dépla­cer vers le bureaux en enfon­çant la touche “ctrl”. Alors il va pro­po­ser de copier, lier ou déplacer.

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 3 dans A la décou­verte d’Ubuntu, le 17 mars 2007

«
Les uti­li­sa­teurs de Win­dows ont été lobo­to­mi­sés ? Avec cela, il ne reste plus beau­coup de cer­veaux com­plets dans le monde parmi ceux qui uti­lisent un ordi­na­teur! Tu montres par ton argu­men­ta­tion une ambigüité : d’un côté, tu milites pour un Linux simple et encense à juste titre Ubuntu, de l’autre, tu enfonces le clou sur la défor­ma­tion subie par les uti­li­sa­teurs de Win­dows.
»

Ok, je pré­cise. Je pré­co­nise une Ubuntu facile au sens de «Il faut que ça marche sans lignes de com­mandes, et sans recom­pi­ler quoi que ce soit». Mais je crois qu’il est impor­tant que les gens aient de la culture géné­rale sur l’informatique.
Ce n’est pas bien de faire croire aux gens qu’on peut uti­li­ser un ordi­na­teur sans rien y connaître ni sans s’y inté­res­ser un peu. C’est un mini­mum que d’être capable de pas­ser Win­dows -> Mac -> KDE -> Gnome en pou­vant s’y retrou­ver au moins pour les tâches usuelles; avoir un peu de “sens de l’informatique”. De la même manière que quand on conduit une voi­ture, c’est bon de savoir quelque trucs de bonne conduite, sinon tout le monde en pâtit.
Ne pas oublier par exemple que si *TU* as un virus, *JE* risque du spam (si le virus vole mon adresse dans ton car­net); or les virus n’arivent qu’aux gens à qui on a fait croire que “l’informatique c’est facile il suf­fit de cli­quer sur tels bou­tons et ça fait tout ce qu’il te faut”… ok c’est vrai, en cli­quant sur les bou­tons ça va quo­ti­dien­ne­ment… mais ce n’est pas assez pour “entre­te­nir” son ordi­na­teur. Les gens qui croient que cli­quer sur trois bou­tons est une uti­li­sa­tion rai­son­nable de l’informatique (“ça marche, c’est tout ce que je demande”) sont en réa­lité des bou­lets pour l’ensemble de la société, de la com­mu­nauté infor­ma­tique.
Disons qu’il faut pou­voir se ser­vis quo­ti­dien­ne­ment d’un ordi­na­teur sans réflé­chir, mais il faut pou­voir se poser des questions.

«
Désolé, il faut res­pec­ter ces gens si tu sou­haites qu’ils passent le cap de Linux ! Le fait que j’ai ren­con­tré quelques dif­fi­cul­tés alors que je suis plu­tôt assez « tech­nique » par rap­port à la moyenne est un signe qui ne trompe pas. Certes, des non-informaticiens ont adopté Ubuntu. Mais quelle en est véri­ta­ble­ment la pro­por­tion ? Mais la com­plexité d’un PC sous Win­dows est réelle égale­ment. C’est d’ailleurs presque un miracle qu’il y ait je crois envi­ron 13 mil­lions de PC dans le grand public en France, l’essentiel sous Win­dows.
»
En fait, je crois qu’on ne parle pas tou­jours de la même chose. Toi tu prends un point de vue pure­ment prag­ma­tique, tu com­pares l’état du *mar­ché* de Win­dows avec l’état du *mar­ché* de Linux. Moi je com­pare Win­dows et Ubuntu *intrin­sè­que­ment*. La dif­fé­rence est que, de mon point de vue, les pro­blèmes liés à la posi­tion domi­nante de Micro­soft (je crois qu’on est d’accord qu’ils sont majo­ri­taires, même si on peut fran­che­ment en dis­cu­ter cer­tains) ne sont pas des argu­ments contre Ubuntu, mais des rai­sons de plus de pas­ser à Ubuntu, parce qu’à par­tir du moment où le mono­pole d’une société com­mence à s’auto-entretenir, on a dépassé un cap qui est néfaste pour la société. Ce n’est plus le choix du client qui fait l’utilisation d’un sys­tème, mais la contrainte du marché.

«
Concer­nant la liberté, il ne fau­drait pas confondre cette notion avec celle de confort. En effet, un fichier .doc peut être ouvert avec un vie­wer gra­tui­te­ment télé­char­geable sur le site de Micro­soft au même titre qu’un Adobe Acro­bat Rea­der (voir http://www.microsoft.com/downloads/details.aspx?familyid=95E24C87-8732-48D5-8689-AB826E7B8FDF&displaylang=en).
»
C’est pour Win­dows. Com­bien ça coûte Win­dows ? Non, ce n’est pas gra­tuit. Même si la vente liée et la faci­lité de pira­tage a for­te­ment ten­dance à cacher le prix. Il ne faut pas confondre un pro­duit gra­tuit avec un pro­duit qu’on a payé, mais qu’on doit aller cher­cher soi-même. Le pro­gramme que tu cite, tu le payes quand tu achètes Win­dows, sauf que ce pro­duit que tu as payé, il ne t’est même pas livré.
Tou­jours est-il que non, il n’y a pas moyen de lire un doc sans être client de MS. Et là-dessus, OOo ne change rien. Lis bien cet article :
http://www.microsoft.com/belux/fr/executivecircle/cases/?case=adecco
Micro­soft est par­fai­te­ment conscient que l’incompatibilité entre MS-Office et ses concur­rents pose des pro­blèmes insur­mon­tables à énor­mé­ment de gens et de socié­tés, et que ces pro­blèmes jouent en leur faveur (pure force de la posi­tion domi­nante : parce qu’objectivement, dans cet article ce sont les Wor­diens qui ont des pro­blèmes avec les Sta­rOf­fice, et non le contraire). L’incompatibilité entre MS-Office et ses concur­rents est uti­lisé par Micro­soft comme argu­ment de vente ! «Ache­tez nous parce qu’avec notre pro­duit, vous ne pour­rez pas com­mu­ni­quer avec ceux qui uti­lisent des solu­tions concur­rentes».
Tant que cet article res­tera sur le site de Micro­soft, je sera psy­cho­ri­gide : l’incompatibilité est volon­taire, elle est cal­cu­lée et est un atout com­mer­cial, Micro­soft en est conscient et exploite ça au maxi­mum. Tout ce que leurs his­toires d’ouvertures me fait, c’est peur. Je me demande où est l’arnaque. Ou alors qu’ils com­mencent par reti­rer cet article.

«
Sans comp­ter le fait que ces fichiers sont lisibles par Ope­nOf­fice depuis égale­ment long­temps.
»
C’est faux. J’ai encore eut un gros pro­blème il y a moins de deux mois : d’une signa­ture dans un docu­ment doc qui n’est pas pas­sée à OOo et qui aurait pu me coû­ter une bourse d’étude. L’incompatibilité était donc cri­tique. J’ai dû hur­ler pour avoir un pdf en urgence. Mais quelqu’un de moins au fait que moi des pro­blèmes n’aurait pas pensé au pdf; la poli­tique de MS sur son incom­pa­ti­bi­lité volon­taire lui aurait été fatale.
L’article que je t’ai donné de Micro­soft sur Adecco fait bien le point. La com­pa­ti­bi­lité OOo-MS n’est en tout cas pas suf­fi­sante pour une uti­li­sa­tion inten­sive. La com­pa­ti­bi­lité est suf­fi­sante pour une uti­li­sa­tion usuelle; mais quand on a une info­ra­tion capi­tale à faire pas­ser, on ne peut pas comp­ter sur OOo; c’est Word qu’il faut.
Ce qui est lisible avec OOo, c’est les par­ties du for­mat Word qui ont été reverse-ingénieurées. Pas les macros par exemple, ni les fontes pré­cises, d’où d’insurmontables pro­blèmes de mise en page.
Bref, doc est impropre à être un stan­dard d’échange de données.

«
Enfin, Micro­soft a lancé – certes sous la pres­sion de cer­tains gou­ver­ne­ments et de leurs Cadres Com­muns d’Interopérabilité – le déve­lop­pe­ment de conver­tis­seurs ODF pour Office.
»
Je crains les grecs et les cadeaux qu’ils font. Tou­jours est-il que ça reste du plug-in à ins­tal­ler. Ça ne change pas fon­da­men­ta­le­ment la donne : quand tu es sous OOo et qu’on t’envoye un .doc, tu devras deman­der à ton cor­res­pon­dant d’installer un plu­gin et de t’envoyer un odf ? Ça revient plus ou moins au même que la situa­tion actuelle où tu lui deman­de­rais d’installer OOo. Sauf que main­te­nant il faut un télé­char­ge­ment de 30Mo plu­tôt que 200.
Leurs ouver­tures de for­mats est un bien incon­tes­table, ok. Mais d’une part j’ai peur; tant que l’article Adecco sera sur leur site, et tant qu’ils se com­por­te­ront en ennemi, je me deman­de­rai où est l’arnaque. D’autre part, le fait que ce soit fait sous le pres­sion montre qu’effectivement Micro­soft a besoin de concur­rence. C’est la preuve ultime de ce que je dis : quand ils font quelque chose d’ouvert et de bon pour tout le monde, c’est sous la pres­sion de la concur­rence. Pour le bien du monde, Micro­soft a besoin de concurrence.

«
Pour ce qui est de ton casier judi­ciaire sous Win­dows, trois petits points :
1) Micro­soft s’en tape,
»
Ques­tion de prin­cipe. Il n’y a pas que moi dans la vie : MS a *peut-être* un accès à tous les casiers judi­ciaires *du monde*.
«
2) Micro­soft n’a aucun moyen et ni inté­rêt à le récu­pé­rer,
»
Pour ce qui est des moyens, je demande à voir. Via une mise à jour, ils peuvent ouvrir un back door n’importe où n’importe quand, non ? Quant à l’intérêt. Ok, *le mien* ils s’en foutent. Mais quand même : pour les camé­ras de sur­veillance dans la rue, on crie à big bro­ther pour beau­coup moins que ça.
Je rap­pelle tout de même qu’ils n’ont jamais expli­qué pré­ci­sé­ment ce que la NSA avait codé dans Win­dows Vista.
Micro­soft, en Chine et en Pales­tine, a déjà acti­ve­ment par­ti­cipé à la lutte contre la liberté d’expression sur inter­net. Alors les voir avoir un contrôle sur 95% des ordi­na­teurs mon­diaux, c’est trop. Et avec les DRM, le contrôle s’accentue.

«
Fina­le­ment, avec un PC, tu as tout de même beau­coup plus de liber­tés que sur d’autres maté­riels ! Mais cela risque de chan­ger si le PC devient le récep­tacle géné­ra­liste de conte­nus payants four­nis par des tuyaux.
»
Et tu sais qui veut en même temps favo­ri­ser ce deve­nir des ordi­na­teur et for­cer les DRM sur leur der­nier OS ?

En ce qui concerne la liberté, je crois que via mes argu­ments sur la Croix-rouge, le CDH et des jour­naux parlé de la RTBF (VLC ne lit pas les wmv sous Linux: le conseil euro­péen a été très clair là-dessus : il n’est léga­le­ment pas pos­sible d’avoir un sup­port Linux pour wmv), il est un fait que le mono­pole de Micro­soft pose des pro­blèmes de société et de démo­cra­tie. Moi je suis un idéa­liste, un idéo­logue; je suis un mec qui croit qu’il faut accep­ter des incon­vé­nients pour construire un monde meilleur. Du coup je dis que les pro­blèmes de liberté sont plus impor­tants que les pro­blèmes d’ergonomie. Je pré­fère donc avoir un por­table avec une web­cam non recon­nue qu’apporter mon sou­tien finan­cier à une société dont la puis­sance est un pro­blème. Du coup, chaque fois qu’un incon­vé­nient d’Ubuntu est lié à la posi­tion domi­nante de MS, je le consi­dère comme une rai­son de plus de choi­sir Ubuntu, et non comme un frein.

Il fau­drait voir ce que déjà don­ne­rait ton expé­rience avec une ins­tal­la­tion propre. Parce que à la limite, voici mon expé­rience de Win­dows Vista (c’est du vécu):
Inca­pable de s’installer sur une deuxième par­ti­tion éten­due (là où une Ubuntu était opé­ra­tion­nelle avant que Vista ne me la détruise), or c’est là que j’avais la place pour la mettre. Fini. Win­dows Vista n’a donc ni son ni réseau, pas d’interface gra­phique, pas de lec­teur vidéo, … seuls les trois pre­miers écrans de l’installation fonc­tionnent, mais ces trois pre­miers écrans ne sont pas suf­fi­sants pour mon uti­li­sa­tion usuelle.
Bref, en fai­sant des ins­tal­la­tions bizarres, tout est pos­sible, et Vista ne s’en sorte vrai­ment pas très honorablement.

Est-ce que tu pour­rais écrire ce que tu crois avoir eut comme pro­blèmes que quelqu’un aurait égale­ment comme pro­blèmes si il ache­tait un ordi­na­teur avec Ubuntu pré­ins­tallé, cer­ti­fié par le construc­teur. Comme ça, on y voit plus clair.

Moi je retien­drais ceux-ci :

(1) Pas facile de confi­gu­rer le port SMTP pour le client de mes­sa­ge­rie Evolution[…]

(2) L’interface uti­li­sa­teur (Gnome) rap­pelle un peu celle de Win­dows 95/98. Elle n’est pas bien évoluée même si on peut la personnaliser […]

(3) Enfin, l’attitude de cer­tains contri­bu­teurs des com­mu­nau­tés qui consi­dèrent qu’il faut être en gros sysad­min pour “mériter”[…]

Ce sont les trois points néga­tifs que tu as eut de ton expé­rience Ubuntu qui à mon avis peuvent arri­ver à n’importe qui, même en ache­tant une Ubuntu pré-installée sur un véri­table mar­ché de concur­rence.
(1) Tu as rai­son; j’espère que tu as reporté le bogue, ça aide­rais le sui­vant ;)
(2) Je ne suis pas d’accord, mais ok. Si tu trouves ça moche et embrouillé, y’a pas de rai­sons que quelqu’un d’autre puisse trou­ver ça moche et embrouillé. Moi je trouve que Gnome est moche mais super intui­tif.
(3) D’ac.

Bon WE
Laurent

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 2 dans A la décou­verte d’Ubuntu, le 16 mars 2007

«
- Ne met­tez pas tout sur le dos de Micro­soft et des for­mats pro­prié­taires! A part quelques excep­tions, les for­mats et pro­to­coles de MS sont main­te­nant docu­men­tés et exploi­tables dans le monde du libre.
»

Facile ! Ils “docu­mentent” depuis 6 mois, et la com­mu­nauté devait réagir immé­dia­te­ment !?! Il n’en reste pas moins que la majo­rité des docu­ments MS-Office que je reçois (heu non pas la majo­rité, la tota­lité) sont des bons vieux doc et ppt; tota­le­ment fer­més.
Les for­mats libres linuxiens sont docu­men­tés depuis tou­jours, et MS n’a jamais bougé le petit doigt pour les implé­men­ter. Il est à l’heure actuelle plus simple d’utiliser un for­mat MS (docu­menté ou non) sous Linux qu’un for­mat libre sous Win­dows. Au niveau des for­mats, l’incompatibilité est bien un pro­blème qui se situe dans la très grosse majo­rité du côté de MS.
Et puis là encore, c’est com­pa­rer l’incomparable et oublier de tenir compte de la posi­tion domi­nante. En effet, quand Ubuntu aura 50% des parts de mar­ché, il y aura des trai­te­ments de texte à 600 euros (c’est la dif­fé­rence de prix entre MS- et Open-Office) qui tour­ne­ront sur Ubuntu et qui sau­ront lire les deux formats.

«
C’est le cas des for­mats d’Office 2007 par exemple. Se plaindre de la com­plexité des for­mats d’Office 2007 donne un peu trop dans la théo­rie du com­plot. N’est-ce pas un peu plus sim­ple­ment parce que MS Office a un péri­mètre fonc­tion­nel plus large que celui d’Open Office? Et peut-être aussi parce que MS fait des choses com­pli­quées. C’est plus un tra­vers d’ingéniering (il y en a chez MS comme ailleurs) qu’un com­plot contre les logi­ciels libres. Bran­dir le spectre de la “trol­li­sa­tion” d’un écrit n’élève pas le débat. En tout cas, ce n’est pas comme cela que je conçois.
»

Ça, on verra à l’usage … en atten­dant, c’est un fait objec­tif que dans leur for­mat Open­XML, Micro­soft réin­vente sou­vent la roue, il y a beau­coup de choses qu’ils redé­fi­nissent sans rien ajou­ter. Dans d’autres, ils redé­fi­nissent pour amé­lio­rer, c’est vrai. En tout état de causes, Novell tra­vaille déjà à une implé­men­ta­tion dans OOo de ce for­mat. Je crois que dans peu de temps il sera plus facile de lire un Open­XML dans OOo qu’un ODF dans MS-Office (parce que dans ce deuxième cas, il faut ins­tal­ler un gref­fon sup­plé­men­taire).
De plus je rap­pelle que MS a déjà fait le coup de l’ouverture avec RTF. For­mat docu­menté et inter­opé­rable. D’une ver­sion de Word à l’autre, ils ont uni­la­té­ra­le­ment modi­fié le for­mat (de façon non docu­men­tée) de façon à for­cer l’incompatibilité.
Excuses donc si on crie au troll, mais Micro­soft s’est dans le passé (et dans le pré­sent encore) trop sou­vent com­porté comme un ennemi (plu­tôt que comme un concur­rent); alors main­te­nant on a du mal à faire confiance. Et la ques­tion des for­mats est une des plus épineuses.

«
- La frag­men­ta­tion de Linux, notam­ment pour l’installation d’applications, n’est pas le fait de Micro­soft!
»

Ok. Un point. Mais ce n’est pas un incon­vé­nient non plus. Ça a des tonnes d’avantages. D’autre part, est-ce que tu connais des logi­ciels libres sous Win­dows qui font mieux ? Je crains qu’à ce niveau tu com­pares ce que tu peux avoir en payant sous Win­dows avec ce que tu peux avoir gra­tos sous Ubuntu. Quand Ubuntu aura 50% des parts de mar­ché, tu auras tes logi­ciels pro­prié­taires payants qui feront tout aussi bien que ce dont tu as l’habitude.

«
- La com­mu­nauté Linux doit savoir faire son auto­cri­tique si elle sou­haite pro­gres­ser. La dis­ci­pline néces­saire pour tou­cher un mar­ché de volume est très contrai­gnante, j’en ai évoqué les contours à plu­sieurs reprises. Ne pas les accep­ter , ne pas les trai­ter suf­fi­sam­ment proac­ti­ve­ment fera per­du­rer un han­di­cap cer­tain à Linux. Le lob­bying poli­tique ou juri­dique (”détaxe Win­dows” & co) ne chan­gera pas la donne et la réa­lité du mar­ché. N’oubliez pas que Micro­soft sait aussi faire ses méa-culpas et s’améliorer. S’il y a eu des ratés dans le dev et le lan­ce­ment de Vista, ils les cor­ri­ge­ront!
»

Cela est vrai, mais et alors ? La com­mu­nauté a main­te­nant pro­duit un envi­ron­ne­ment qui est intrin­sè­que­ment plus simple à ins­tal­ler et uti­li­ser que Win­dows. Les pro­blèmes que tu pointes au niveau des appli­ca­tions ne sont pas tel­le­ment du res­sort des contri­bu­teurs libres : eux ils déve­loppent pour s’amuser et mettent leurs tra­vaux à dis­po­si­tion des autres; ils n’ont pas à faire des choses qui ne leur plaît pas dans l’unique but de faire plai­sir au win­do­zien qui, sous Win­dows, payant 50 euros un logi­ciel et s’imagine qu’il serait nor­mal d’avoir exac­te­ment le même à zéro euros juste parce que son envi­ro­ne­ment s’appelle Ubuntu plu­tôt que Win­dows.
C’est aux com­mer­ciaux de faire la dif­fé­rence, et de pro­po­ser des solu­tions linux payantes aussi bien que ce qu’ils font déjà pour Win­dows.
Ce qui est de la faute de la dyna­mique libre (et c’est dom­mage que tu n’en parles pas parce que c’est là que ton argu­ment devient vrai) c’est que la varia­bi­lité des spé­ci­fi­ca­tions du ker­nel rend le tra­vail des com­mer­ciaux plus dif­fi­cile; en par­ti­cu­lier la créa­tion de dri­ver. Mais là encore, je suis sûr que le jour où 30% de la clien­tèle d’un construc­teur de maté­riel dépen­dra de sa com­pa­ti­bi­lité Linux, ils trou­ve­ront une solu­tion; ne fut-ce que ne sup­por­ter que deux ou trois dis­tri­bu­tions. Par exemple, ils se foca­li­se­raient main­te­nant sur Feisty Fawn et ne publie­raient des dri­vers que pour lui durant les 3 pro­chaines années.

«
- Cette réac­tion sur le mode com­mande ou sur le fait que mai­tri­ser Ubuntu “cela se mérite” est une atti­tude ris­quée. Un uti­li­sa­teur, cela se mérite! Ce n’est pas l’utilisateur qui doit méri­ter le pro­duit. Même s’il s’agit d’un logi­ciel gra­tuit. Il ne faut pas inver­ser la pro­po­si­tion quand on ambi­tionne de tou­cher des mil­lions d’utilisateurs!
»

Mou­wais … le pro­blème est qu’on a lobo­to­misé l’utilisateur. Or pour bien uti­li­ser un ordi­na­teur (c’est vrai sous Win­dows aussi) il faut un peu s’y conaître. Les gens qui ont des virus sous Win­dows dans mes connais­sances sont tou­jours des gens qui n’y connaissent rien. Faire croire aux gens qu’on peut uti­li­ser un ordi­na­teur sans rien apprendre, c’est cri­mi­nel; c’est ce qui sous Win­dows pro­voque les virus, les pannes, les dépan­nages à 50 euros de l’heure, …
Disons que sous Win­dows, on veut faire simple tan­dis que sous Linux on veut faire bien. Là où le simple et le bien se rejoignent, c’est le pied c’est Ubuntu; ailleurs, ben y’a un choix à faire entre avoir des virus sous Win­dows par manque de connais­sances ou bien se ren­sei­gner un peu et deve­nir quelqu’un «qui s’y connaît». Je ne crois pas une seule seconde que les gens sont majo­ri­tai­re­ment intrin­sè­que­ment trop bête pour se mettre dans la seconde caté­go­rie.
Sur le point par­ti­cu­lier de la ligne de com­mande, je rejoins ce qui a été dit plus haut : pour quelqu’un qui aide sur un forum, c’est net­te­ment plus simple et plus effi­cace. Si tout le monde uti­li­sait Ubuntu, on dirait que les win­do­ziens sont hau­tains parce qu’ils veulent tout faire en mode gra­phique et qu’ils rechinent à la ligne de com­mande. Quoi qu’il en soit, sous Ubuntu le seul truc que je ne sais pas faire sans ligne de com­mande, c’est un mon­tage ssh.
En fait, le point pré­cis sur lequel tu as rai­son est celui-ci : à force de se dire que les lignes de com­mandes sont plus pra­tiques que leur équi­va­lents gra­phiques pour décrire des opé­ra­tions à faire, on fait per­du­rer le mythe que la ligne de com­mande est obli­ga­toire. Et ce mythe est très dom­ma­geable à Ubuntu.
C’est pour­quoi j’ai tapé le tuto­riel http://wiki.cerkinfo.be/howto:ubuntu_edgy qui décrit tout ce qu’on a besoin de savoir sans une seule ligne de com­mande (et sans rien faire de tech­nique). C’est dom­mage que la com­mu­nauté libre n’en pro­duit pas plus, des tutos comme ça.

«
- Beryl et Vista: ce der­nier est en bêta depuis des lustres (2003)!
»
Presque en même temps que les pre­mières beta de 3D linuxiennes en fait (peut-être 2004)… enfin sur ce point pré­cis, la ques­tion n’est pas de savoir qui de béryl ou Vista a copié l’autre, mais au mieux de savoir qui a été le moins humi­lié par Mac !

«
- Cer­taines galères dans mon expé­rience sont effec­ti­ve­ment liées à l’installation à la mano sur mon lap­top, je l’ai bien reconnu.
»

Tu as oublié de pré­ci­ser quelle était la porté de cette recon­nais­sance : c’est juste que la moi­tié de tes cri­tiques sont à sim­ple­ment à mettre à la pou­belle sans autre formes de pro­cès … en en par­ti­cu­lier TOUTES les cri­tiques sur la recon­nais­sance de maté­riel. Je me devais de le signa­ler ;)
Note qu’après avoir fait une ins­tal­la­tion propre, il y aurait sûre­ment encore des trucs à dire…

«
Mais d’autres sont indé­pen­dantes (notam­ment sur les appa­reils photo).
»
exact. Mais il en reste peu. Pour l’appareil photo, il faut voir si c’est la faute à un pro­to­cole fermé du type par­ti­cu­lier d’appareil ou à une réelle défi­cience d’Ubuntu (les deux sont pos­sibles). Mais là encore, sur un réel mar­ché de concur­rence, il y aurait un logo Ubuntu sur l’emballage de l’appareil qui ferait en sorte que l’on serait faci­le­ment capable d’éviter les appa­reils non supportés.

En résumé, je crois que sans aucune mau­vaise foi, on trouve de la posi­tion domi­nante de MS (volon­taire ou non de la part de Micro­soft) der­rière la grande majo­rité des pro­blèmes que l’on ren­contre sous Ubuntu; en par­ti­cu­lier qua­si­ment tous les pro­blèmes de maté­riel et dis­po­ni­bi­lité de logi­ciels sont dûs à la posi­tion domi­nante de MS (ça fait qua­si­ment toutes tes cri­tiques, sauf celles sur la men­ta­lité des libristes et peut-être l’appareil photo).
Ensuite, il faut un tout petit peu de mau­vaise foi pour mettre les autres pro­blèmes sur le dos de MS; mais quand on veut, on y arrive ! (par exemple quand je dis que la ligne de com­mande, c’est bon pour tout le monde et que c’est Miro­soft qui a lobo­to­misé les gens dans le but de les rendre inca­pable d’utiliser cet outil fabu­leux qu’est la ligne de commande)

J’ai encore une remarque très géné­rale : et la liberté ?
http://ploum.frimouvy.org/?62-de-la-liberte-la-face-meconnue-de-l-informatique
Tu limites ton étude à un aspect pure­ment tech­nique et ergo­no­mique. Mais est-ce que ça vaut les pri­va­tions de liberté qu’on doit accep­ter dans le cluf ?
Est-ce que ça vaut le fait que mon gou­ver­ne­ment stoque mon casier judi­ciaire sur un ordi­na­teur sous Win­dows et est inca­pable de me garan­tir que Micro­soft n’y a pas accès (réel : j’ai posé la ques­tion) ? Est-ce que ça vaut que le CDH (un parti poli­tique belge) réponde à mes ques­tions en for­mat doc, ce qui rend le débat démo­cra­tique belge réservé aux clients de Micro­soft ? Même ques­tion pour la télé­vi­sion publique belge qui dif­fuse en wmv ? Et ma sec­tion locale de Croix-Rouge qui exige que j’écrive mes articles pour leur jour­nal en Word ? Et quand on achète un ordi­na­teur, on nous impose Win­dows; tu ne te sens pas humi­lié que par défaut le ven­deur te prenne pour un cré­tin inca­pable d’utiliser autre chose que Win­dows ? Et les DRM qui te prennent pour un voleur par défaut ? (sur les DRM, Micro­soft n’est pas *tout* le pro­blème, mais MS est quand même une des grosses pièces du pro­blème)
Même si du point de vue pure­ment “uti­li­sa­teur final”, Win­dows était plus simple, est-ce qu’il ne fait pas aussi tenir compte du fait que la posi­tion domi­nante de Micro­soft est un pro­blème de société, et un pro­blème de démocratie ?

Bonne jour­née
Laurent

Répondre à ce commentaire

Com­men­taire 1 dans A la décou­verte d’Ubuntu, le 16 mars 2007

Je suis d’accord avec Vir­tuo : dans une large mesure, les incon­vé­nients que tu pré­sentes d’Ubuntu ne sont pas intrin­sèques, mais des consé­quences de la posi­tion domi­nante de Micro­soft.
Dans un monde avec 95% d’Ubuntu et 0.7% de Win­dows, on dirait aussi que c’est la galère pour ins­tal­ler des dri­ver sous Win­dows, qu’il faut recom­pi­ler son noyau etc.
Allon-y point par point.
«
Il faut mai­tri­ser le mode com­mande dès que l’on veut un peu modi­fier la confi­gu­ra­tion de la machine.
»
C’est faux. C’est juste un air que se donnent les geeks sur les forums. C’est aussi dû au fait qu’il est plus simple de dire «tapes telle com­mande» que «cliques sur tels bou­tons». Dans mon expé­rience (4 ans), je sais tout faire sans ligne de com­mandes.
Ce tuto­riel d’installation qui devrait suf­fire pour toute «per­sonne lambda» contient zéro lignes de com­mandes :
http://wiki.cerkinfo.be/howto:ubuntu_edgy

«
L’installation de pilotes de péri­phé­riques est déli­cate dès lors que le maté­riel n’est pas auto­ma­ti­que­ment reconnu.
»
Lar­ge­ment dû à la posi­tion domi­nante de Win­dows : les construc­teurs ne font aucun effort pour four­nir des dri­vers. Cela dit, la com­mu­nauté à une dyna­mique qui se prête mal à accep­ter les efforts si ils exis­taient.
Il y a un modèle d’interaction à inven­ter entre la com­mu­nauté et les construc­teurs. Pour moi, il ne fait aucun doute que les consruc­teurs trou­ve­raient un bon modèle en deux semaines si Ubuntu avait 20% des parts de marché.

«
J’ai eu toutes les peines du monde pour confi­gu­rer la carte son sur mon lap­top.
»
Moi pas. J’avais ça il y a 3 ans. Fais peut-être une ins­tal­la­tion propre direc­te­ment sur le PC des­tiné à rece­voir l’OS. C’est ce que 98% des uti­li­sa­teurs de Win­dows fait.
Et encore une fois, le pro­blème ne se pose pas sur un PC pré-installé ou certifié.

«
La confi­gu­ra­tion réseau était dif­fi­cile et défaillante au début.
»
Ici, tu poses une très bonne ques­tion :
«Est-ce un pro­blème de maté­riel ou de logi­ciel, allez savoir!»
Si c’est pure­ment logi­ciel, alors ok. Mais dans la majo­rité des cas, ce genre de pro­blèmes vient encore du manque de consi­dé­ra­tion des construc­teurs. Pro­ba­ble­ment encore un effet de la posi­tion domi­nante de Windows.

«
Pas facile de confi­gu­rer le port SMTP pour le client de mes­sa­ge­rie Evo­lu­tion. Il faut cher­cher dans un forum pour décou­vrir qu’il faut ajou­ter ce port après l’adresse du ser­veur SMTP.
»
Je ne dément ni confirme : je n’utilise pas Évolu­tion. En tout cas, il s’agirait d’un pro­blème réel, non lié à la posi­tion domi­nante de MS.

«
La confi­gu­ra­tion Samba pour accé­der en réseau au lap­top sous Ubuntu à par­tir de Win­dows et réci­pro­que­ment.
»
Ici on est à fond dans le pro­blème de la posi­tion domi­nante de Win­dows. C’est bien Win­dows qui a un pro­blème pour se faire voir de Linux, et non le contraire. C’est donc à clas­ser dans les incon­vé­nients de Win­dows, et dans les avan­tages de Linux. Win­dows se cache der­rière des pro­to­coles fer­més, et ensuite on engeule Linux parce qu’il ne voit pas Windows ?!?

«
La gra­vure de CD/DVD, un autre casse-tête que j’ai résolu à la longue, et sans savoir vrai­ment com­ment.
»
J’utilise k3b (KDE); en trois clics je grave. Sous Gnome, il y a aussi un truc sim­plis­sime pour gra­ver. Là je ne vois pas de quels pro­blèmes tu peux par­ler.
Atten­tion que Ubuntu est _différent_ de Win­dows. Donc en uti­li­sant des réflèxes Win­dow­zien sous Ubuntu, on peut tour­ner en rond pen­dant long­temps. Tout comme quelqu’un d’habitué à Ubuntu aurait dû mal à faire des trucs tri­viaux sous Win­dows (comme uti­li­ser le multi-bureau ;) )

À pro­pos de Wine :
«
Et la por­tée est limi­tée: rela­ti­ve­ment peu d’applications ont été tes­tées avec Wine et la liste dis­po­nible ne conte­nait pas les appli­ca­tions qui m’intéressaient.
»
C’est le pro­blème de la fer­me­ture de Win­dows. La mau­vaise qua­lité de Wine est bien un incon­vé­nient de Win­dows, et non de Linux. C’est Win­dows qui a une struc­ture qui rends dif­fi­cile le por­tage des appli­ca­tions vers Linux.

«
Je dois cepen­dant recon­naître qu’une par­tie de mes galères sont liées à une mani­pu­la­tion un peu hors norme que j’ai réa­li­sée:
»
C’est le moindre que l’on puisse dire. Fran­che­ment je crois qu’à cause de ça ton étude ne vaut rien ou pas grand chose. En tout cas, la par­tie “confi­gu­ra­tion” et “com­pa­ti­bi­lité maté­rielle” de ton étude est entiè­re­ment à jeter à la pou­belle. Et le peu qui peut sub­sis­ter est en géné­ral de la faute de la posi­tion domi­nante de Micro­soft.
La par­tie “uti­li­sa­bi­lité” est par contre intéressante.

«
Cela com­mence avec une légère com­plexité de la ges­tion de l’installation des logi­ciels Linux dès lors que l’on sort de la liste des logi­ciels pro­po­sés par Synap­tic.
»
Ques­tion presque tout à fait sérieuse : est-ce que ça existe, quelque chose qui n’est pas dans la liste ? Oui ? Quelque chose dont le grand public a besoin ? Et dont le besoin n’est pas pure­ment induit par la posi­tion domi­nante de Micro­soft ?
Ah bon. Moi je n’en ai aucun.

«
Il est bien dom­mage que les pro­ces­sus d’installation de logi­ciels soient l’un des fac­teurs de diver­gence entre les dis­tri­bu­tions Linux car c’est une fonc­tion cri­tique pour le grand public.
»
Je ne crois pas parce que si le grand public est aussi mau­vais en infor­ma­tique qu’on le dit, ils ne verra pas la dif­fé­rence entre une dis­tri­bu­tion et une autre. Il pren­dra l’ordinateur avec sa Linux pré-installée et verra dans le livre fourni avec où trou­ver la liste des appli­ca­tions à ins­ta­ler (synap­tic pour les débian ou conf­drake pour les man­driva ou autre) et s’en conten­tera. Le grand public n’est pas censé être conscient que son voi­sin a un menu d’une cou­leur dif­fé­rente. Puis ce grand public s’est bien habi­tué à dif­fé­ren­tier du lait entier, écrémé ou demi-écrémé. La légende selon laquelle c’est cri­tique pour le grand public de devoir s’habituer à des dif­fé­rences d’un sys­tème à l’autre, cette légende est com­plè­te­ment dûe à la posi­tion mono­po­lis­tique de Micro­soft dans l’informatique. Dans tous les autres domaines com­mer­ciaux, les gens connaissent des dizaines de marques dif­fé­rentes pour le même pro­duit. La posi­tion de l’informatique com­plè­te­ment uni­for­mi­sée par MS est tout à fait exceptionelle.

«
La trop grande frag­men­ta­tion de Linux avec ses ver­sions qui ont tou­jours quelques chose d’incompatible entre elles, que ce soit les dri­vers […]
»
Ça, je crois que c’est un pro­blème pour les construc­teurs qui auront plus de mal à faire des dri­vers pour Linux que pour Win­dows. Je ne crois pas que ça péna­lise l’adoption de Linux dans le grand public. La per­sonne qui ne veut pas se poser de ques­tions, s’installe aujourd’hui une Ubuntu-Edgy Eft et puis ne change plus de sys­tème jusqu’au moment d’acheter un nou­vel ordi­na­teur. Qu’entre les deux il ait sauté une ou dix ver­sions, ça n’est pas un pro­blème.
Quand tu donnes des argu­ments pareil, je me demande si tu ne com­pares pas impli­ci­te­ment l’incomparable, c’est à dire une Win­dows pré-installée à laquelle on ne touche jamai jusqu’à en réache­ter une autre avec le pro­chain ordi­na­teur avec une Ubuntu à ins­tal­ler soi-même avec la volonté de res­ter tou­jours à la pointe du pro­grès. On n’a qu’à s’en foutre de suivre l’évolution au jour le jour, et tout va bien.

«
De la même manière, il y a aussi trop d’applications redon­dantes
»
Ça, c’est un bien parce qu’on peut avoir plu­sieurs approches du même pro­blème. C’est enri­chis­sant.
Par contre, pour la suite tu as rai­son, mais encore détourné par la posi­tion domi­nante de MS. Tu com­pares un logi­ciel payant avec des logi­ciels gra­tuits. Quand Ubuntu aura 20% des parts de mar­ché, tu ver­ras que ton appli­ca­tion pré­fé­rée exis­tera sous Linux moyen­nant finances.
Plus géné­ra­le­ment, toute plainte de Linux Vs Win­dows sur le nombre d’applications *com­mer­ciales* dis­po­nibles est une consé­quence de la posi­tion domi­nante, et non une com­pa­rai­son intrinsèque.

«
Côté maté­riel, je n’ai pas pu connec­ter un appa­reil photo Canon en mode USB. J’obtiens un sybillin mes­sage d’erreur : “couldn’t claim the USB device”.
»
Pos­sible. De ce côté là, Linux n’est pas tou­jours au point. C’est dif­fi­cile de sépa­rer quels sont le pro­blèmes linuxiens purs et ceux qui sont géné­rés par la fer­me­ture des pro­to­coles et le je m’en fou­tisme des construc­teurs.
Quoi qu’il en soit, dans un monde non dominé par MS, les appa­reils pho­tos qui fonc­tionnent sous Linux seraient clai­re­ment indi­qués, et le pro­blème n’apparaîtrait pas.

«
Et le mode hiber­na­tion ne fonc­tionne pas.
C’est semble-t-il lié à la dif­fi­culté pour Linux de mettre la “carte” nVi­dia en veille parce que ses spé­ci­fi­ca­tions ne sont pas ouvertes. Là encore, il y a une bidouille pour y arri­ver, mais je n’en suis pas venu à bout.
»
Tu le dis toi-même : posi­tion domi­nante de Micro­soft. Que Nvi­dia fasse des dri­vers cor­rects, et on en repar­lera. (parce qu’il y aura à repar­ler : le mode veille foire même avec du maté­riel bien supporté)

«
L’interface uti­li­sa­teur (Gnome) rap­pelle un peu celle de Win­dows 95/98. Elle n’est pas bien évoluée même si on peut la per­son­na­li­ser.
»
Là, je ne suis pas du tout d’accord. L’ergonomie de Gnome est net­te­ment mieux pen­sée que celle de Win­dows (toutes ver­sions confon­dues). Par contre au niveau des cou­leurs fla­shi, Gnome est effec­ti­ve­ment “morne”, là où Win­dows XP est car­ré­ment kitch. KDE per­met d’avoir un envi­ron­ne­ment aussi coloré que Win­dows XP; a titre per­son­nel, je pré­fère la kitch de DKE/Windows au “sérieux” de Gnome. Mais c’est tout à fait une ques­tion de goûts et de cou­leurs. Au niveau de l’interface au sens ergo­no­mique du terme, Gnome est lar­ge­ment supé­rieur à KDE et Win­dows. (je dis ça en tant qu’utilisateur de KDE)

«
J’ai aussi testé la bêta de Beryl, une inter­face qui a quelques points com­muns avec celle de Win­dows Vista, mais qui se contente d’améliorer la cos­mé­tique avec force para­mé­trage (incroyable!)
»
Béryl étant sorti avant Win­dows Vista, je dirais plu­tôt que Win­dows Vista a quelque points com­muns avec Béryl, mais se contente d’en amé­lio­rer l’utilisabilité du sys­tème en ne don­nant pas autant de pos­si­bi­li­tés pour perdre son temps à faire des effets alu­ci­nants.
Ici, tu as vrai­ment prit Win­dows comme réfé­rence; c’est une déviance que tu as sou­vent. D’ailleurs Win­dows comme Linux, c’est Mac qui nous a tous humi­lié sur le coup !

«
La suite Ope­nOf­fice 2.x, qui me ramène en gros en 1997 et ne sait pas encore lire les fichiers d’Office 2007
»
Si je n’avais pas lu le reste de ton texte (qui est mesuré et pré­cis), j’aurais sim­ple­ment cru à un troll débile et velu. Je retourne le com­pli­ment : avec MS-Office 2007, je me croi­rait retourné à OOo d’il y a 1000 ans parce que MS-Office 2007 ne lit pas les sxw !
Au niveau de la com­pa­ti­bi­lité des for­mats, c’est bien MS-Office qui est incom­pa­tible avec ses concur­rents, et non le contraire.

«
L’absence du sup­port de cer­tains autres for­mats pro­prié­taires comme le DVR-MS de Win­dows Media Cen­ter. Mais ce n’est pas la faute des déve­lop­peurs du monde du libre, et plu­tôt celle de Micro­soft qui n’a pas ouvert ce for­mat (à ma connais­sance, même pour la ver­sion sans DRM).
»
J’irais même plus loin : la pos­si­bi­lité qu’à Win­dows de gérer ces for­mats est un incon­vé­nient de Win­dows parce qu’il tends à l’utilisateur le piège de l’enfermement. L’existence même de ces for­mats est une consé­quence (et une cause) de la posi­tion domi­nante de Microsoft.

«
Enfin, l’attitude de cer­tains contri­bu­teurs des com­mu­nau­tés qui consi­dèrent qu’il faut être en gros sysad­min pour “méri­ter” d’utiliser un PC (sous Linux) et que les habi­tudes (de sim­pli­cité) prises sous Win­dows sont mau­vaises.
»
Tu as rai­son : cer­tains sont très hau­tins. Mais par­fois, c’est vrai que cer­taines habi­tudes prises sous Win­dows sont mau­vaises. Comme le fait de télé­char­ger un install.exe sur inter­net pour ins­tal­ler un pro­gramme par exemple, ou encore de ne pas navi­ger avec des onglets ou de ne pas uti­li­ser de multi-bureau.
D’autre part, Linux n’a pas l’ambition de faire comme Win­dows; il a l’ambition de faire mieux (hum), et donc dif­fé­rent. Il est tout à fait nor­mal de devoir chan­ger cer­taines habi­tudes.
Donc quand quelqu’un vient sur un forum avec «Sous Win­dows, je clique sur ces trois bou­tons et ça fait ce que je veux; je ne trouve pas ces bou­tons, c’est que Linux n’est pas très ergo­no­mique», il y a sou­vent des réac­tions épider­miques. Sur­tout que sou­vent la solu­tion linuxienne est sim­ple­ment de cli­quer sur trois bou­tons dif­fé­rents…
Donc effec­ti­ve­ment pour maî­tri­ser son Ubuntu en venant de Win­dows, il faut le méri­ter; il y a un réap­pren­tis­sage à faire. Tout comme le jour où ma mère vou­dra retour­ner à Win­dows, elle aura du mal. Elle est com­plè­te­ment for­ma­tée Ubuntu.
Mais typi­que­ment, la manie qu’ont les linuxiens à faire croire que si tu ne sais pas taper de lignes de com­mandes t’as qu’à uti­li­ser Win­dows est éner­vante. D’une part parce qu’elle est mépri­sante pour la per­sonne qui veut faire l’effort de décou­vrir quelque chose de nou­veau, ensuite parce qu’elle dis­cré­dite Linux en per­du­rant la répu­ta­tion de “c’est pour ceux qui s’y connaissent” et enfin parce que cette pseudo-indispensabilité de la ligne de com­mande est un manque de res­pect pour le tra­vail de toutes les per­sonnes qui ont rendu pos­sible toutes les mani­pu­la­tions ubun­tiennes en mode graphique.

pfff c’était long !

Bonne soi­rée
Laurent

Répondre à ce commentaire

Derniers posts

Derniers commentaires

“Document précieux pour tous ceux qui démarrent ! Un must du genre......”
“Super ressource, comme toujours !...”
“Il y a aussi l'incubateur EDHEC qui ouvre ses portes :)...”
“Merci Olivier pour ce nouveau cru, excellent comme d'habitude!...”
“Egalement basée à Rennes, CinéAct (www.cineact.fr), créée en 2005 permet à l’ensemble des professionnels du monde du cinéma (exploitants, distributeurs, producteurs, r...”


Téléchargements gratuits

Diffusés gratuitement (sous Creative Commons) et en PDF :

image

CouvertureRapportCES

Voir aussi la liste complète des publications de ce blog.


Catégories