LeWeb 2008 offline

Publié le 11 décembre 2008 et mis à jour le 13 décembre 2008 - 6 commentaires -
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J’étais 100% offline pen­dant LeWeb 2008. Mon lap­top à la mai­son, mon smart­phone au ves­tiaire, pas de Twit­ter (que je n’utilise pas…). Mais je cou­vrais l’événement comme pho­to­graphe ama­teur, invité par l’équipe orga­ni­sa­trice et par le tru­che­ment de Jean-Marie Hulot de Fotonauts.

Pen­dant ce temps, la moi­tié de l’audience de la confé­rence LeWeb 2008 twi­te­ri­sait en direct sur ses lap­tops et mobiles.  J’avais l’impression d’être dans un monde paral­lèle, sorte de confé­rence des uti­li­sa­teurs de Twit­ter. Cet outil est un véri­table phé­no­mène et sur­tout une addic­tion qui pousse à tout faire en temps réel. Le royaume de l’instantané où le futile se mêle à l’utile. Twit­ter per­met­tait de suivre en temps réel les avis sur la confé­rence, ses déboires que nous ver­rons et l’envoi de poin­teurs divers. Sur les tables et dans les rangs, il y avait aussi beau­coup de Macs, quelques net­books, quelques PC sous Linux, et aussi pas mal de par­ti­ci­pants en train d’écouter et sur­pris en train de coder une page web en PHP ou du code Java.

LeWeb 2008 - Men Day 2 (10)

Mais l’Internet ne fonc­tion­nait pas vrai­ment bien le pre­mier jour de cette confé­rence. Le web était donc par­tiel­le­ment offline. Offline l’étaient égale­ment cer­taines conver­sa­tions, au sens où j’ai pu gla­ner beau­coup plus d’informations sur l’état des lieux de la star­tu­pos­phere dans des mee­tings infor­mels que dans les ses­sions de la confé­rence elle-même.

Le thème cette année était “Love”. Vaste pro­gramme, assez incon­gru au vu des pré­oc­cu­pa­tions des entre­pre­neurs, mais mal­gré tout visible en fili­grane dans cer­taines des interventions.

Que dire de cette confé­rence ? Bien, c’est tou­jours un must, avec ses hauts et ses bas. Ces der­niers consti­tue­ront l’un des sou­ve­nirs clés, au même titre que les inter­ven­tions des poli­tiques en 2006, qui avaient valu quelques points de vie à Loic Lemeur. Mais tel un phé­nix, il renait chaque année et repart de plus belle. Et il a rai­son de ne pas se lais­ser démon­ter par l’adversité.

Les plus de l’édition 2008

Alors, voici en vrac ce que j’ai trouvé de bien cette année :

  • Même si ils ne nous ont pas trans­por­tés, il y avait quelques bons spea­kers dans la confé­rence: le pro­fes­seur David Wein­ber­ger de Har­vard, qui nous a déli­vré sa vision de l’évolution du lea­der­ship à l’ère du web, néces­sai­re­ment dis­tri­bué et de l’information dis­sé­mi­née. Il y avait aussi Helen Fisher, pro­fes­seur dans l’université Rut­gers (NJ, USA), sur la chi­mie de l’amour où l’on apprend, bon sang de bon­soir, que l’amour n’est qu’une simple suc­ces­sion bien déco­dée de réac­tions chi­miques à base d’hormones diverses, avec des varia­tions d’un indi­vidu à l’autre. Il était frap­pant de voir le sérieux de l’audience écou­tant cette pré­sen­ta­tion. On pou­vait égale­ment être mar­qué par cette inter­ven­tion de Mor­ten Lund (ci-dessous), un inves­tis­seur danois connu pour avoir financé Skype, et qui racon­tait ses déboires récents, un inves­tis­se­ment à fond dans un pro­jet de média qui a mal tourné et l’a ruiné. Au point de devoir vendre sa mai­son. Le gars qui se pré­sente comme “Chief ideo­lo­gist” de son fond d’amorçage LundXY parait quelque peu allumé; mais il faut des ori­gi­naux dans ce métier ! Il y avait aussi Joi­chi Ito, le patron des Crea­tive Commons.

Speakers Day 1 (108)

  • Il y avait aussi Pierre Chap­paz de Wikio qui nous a fait un exer­cice de trans­pa­rence assez rare dans ce busi­ness: pré­sen­ter l’intégralité de “ses chiffres” : audience, chiffre d’affaire, pro­fi­ta­bi­lité. On y apprend que son rythme actuel de CA est d’environ 2m€ par an, pour 10 mil­lions de visi­teurs uniques men­suels (dont 30% en France). Ce qui lui per­met d’être à l’équilibre. En creux, cela nous rap­pelle qu’il est pour l’instant à un ARPU annuel de 0,2€ par visi­teur men­suel, ce qui est très faible. Et que donc, il n’y a pas beau­coup de places pour les dés­in­ter­mé­dia­teurs de conte­nus de son genre ! Au pas­sage, on notait quelques piques liées à Net­Vibes et aux dif­fé­rences de point de vue sur la moné­ti­sa­tion de ce site entre Tariq Krim (fon­da­teur, ancien CEO) et Pierre (ancien DG).
  • Les pré­sen­ta­tions des star­tups se sont faites dans de meilleures condi­tions au niveau de la salle et de l’audience qui était plus nom­breuse que les années pas­sées. Il y avait néan­moins cet éter­nel pro­blème de la connexion Inter­net qui ne fonc­tion­nait pas.  Ce qui rap­pelle qu’il faut tou­jours avoir une bonne démo enre­gis­trée ou sous forme de slides dans le cas fort pro­bable où cette situa­tion se pro­duit ! Une tren­taine de star­tups pré­sen­taient leur pitch devant un jury com­posé de spon­sors (Micro­soft, Google), VCs (Par­tech) ou blog­geurs (l’inévitable Robert Scobble). L’intégration de ces pré­sen­ta­tions avec la ses­sion plé­nière pas­sait par des compte ren­dus du jury inté­res­sants. Au bout du compte, les gagnants ont été Viewdle, Web­node et Zoo­ver. L’ukrainien Viewdle est un pro­jet main­te­nant “clas­sique” de recon­nais­sance des visages dans les vidéos. Clas­sique au sens où pas mal de tech­niques de recon­nais­sance de visages ou d’images simi­laires donnent lieu à la créa­tion d’innombrables star­tups qui, faute de pou­voir sérieu­se­ment concur­ren­cer Google, attaquent une niche de mar­ché, ou le mar­ché des entre­prises. Viewdle n’est pas inconnu car on l’a déjà vu à TechCrunch40 en sep­tembre 2007, et il a aussi gagné le prix de la meilleure star­tup de Plugg Web 2.0. Cerise sur le gâteau, les star­tups gagnantes se sont vues décer­ner leur prix par Chris­tine Lagarde. Les star­tups étaient égale­ment à l’honneur dans les cour­sives de la confé­rence, et en par­ti­cu­lier sur les stands de l’incubateur Pari­tech qui pré­sen­tait neuf de ses pou­lains et sur la zone Micro­soft qui en fai­sait autant. Une bonne ini­tia­tive de ces deux acteurs qui au pas­sage avaient financé la par­ti­ci­pa­tion à la confé­rence pour leurs star­tups. Une ini­tia­tive qui méri­te­rait d’être répli­quée ailleurs, chez d’autres incu­ba­teurs et orga­ni­sa­tions qui accom­pagnent les star­tups. Pour ter­mi­ner, il est bien dom­mage que les pitches des star­tups ne soient pas enre­gis­trés et que le site de la confé­rence ne com­prenne pas de des­crip­tif des socié­tés et de ce qu’elles recherchent comme financement.
  • Evi­dem­ment, on par­ti­cipe à LeWeb pour ren­con­trer du monde plus que pour écou­ter des ora­teurs. Et là, c’est un “best of” en Europe dans le genre. Côté France, nom­breux entre­pre­neurs vedette étaient là et/ou inter­ve­naient (Simon­cini de Mee­tic, Kociusko-Morizet de Price Minis­ter pour n’en nom­mer que quelques uns). Nos habi­tués VCs et Busi­ness Angels étaient égale­ment de la par­tie. J’ai pu ren­con­trer de nom­breux jeunes entre­pre­neurs se lan­çant et cher­chant des fonds, un grand clas­sique. Et aussi ren­con­tré des entre­pre­neurs expé­ri­men­tés, telle que Cathe­rine Barba de CashS­tore. Il y a deux ans, la moi­tié de son chiffre d’afaire pro­ve­nait de la com­mer­cia­li­sa­tion de ses don­nées (pro­fils d’achat de ses uti­li­sa­teurs). Main­te­nant, 75% de son CA pro­vien­drait de la vente de ser­vices aux grands sites de ecom­merce pour les aider à les rendre plus effi­cace. CashS­tore et le Cyber­mon­day sont donc des outils de pro­mo­tion pour se cré­di­bi­li­ser. Une belle illus­tra­tion du glis­se­ment des modèles écono­miques vers l’entreprise et vers la géné­ra­tion de CA. L’exigence de faire du chiffre d’affaire, sur toutes les lèvres des startupers !
  • Loic nous a repris son habi­tude de modi­fier l’agenda au der­nier moment et d’y injec­ter des poli­tiques fran­çais. Nous avons eu droit à Eric Bes­son (voir plus loin) et à Chris­tine Lagarde, s’exprimant par­fai­te­ment et inté­gra­le­ment en anglais. Elle a de la classe et elle mai­trise son sujet ! Nous avons eu quelques rap­pels sur les béné­fices de la loi TEPA sur l’investissement dans les star­tups. Mais nos bizar­re­ries fis­cales fran­çaises où l’on fouette et l’on caresse à la fois sont tou­jours incom­pré­hen­sibles pour pas mal d’étrangers.

Speakers Day 2 (133)

  • Le thème de la confé­rence était Love. Ce qui me donne un pré­texte pour signa­ler qu’il y avait beau­coup de jolies femmes dans cet événe­ment. Et pas que dans les métiers de la com­mu­ni­ca­tion ou des médias. On retrou­vait notam­ment l’incontournable Anina (ci-dessous), man­ne­quin blog­geuse entre­pre­neuse (Fashion 360 et Anina.net) dont les coif­fures et tenues changent radi­ca­le­ment chaque année. Autre phé­no­mène : le métier de camé­ra­man pro­fes­sion­nel est devenu fémi­nin. J’ai y compté bien plus de femmes que d’hommes (plus bas). Et en effet, l’appellation anglaise du ves­tiaire était incor­recte (Cloack Room au lieu de Cloak Room), mais les hôtesses étaient fort jolies et sym­pa­thiques. Alors, pour­quoi tou­jours râler ?

LeWeb 2008 Women Day 1 (25)

Leweb 2008 Women Day 2 (6)

  • Par­lons com­mu­ni­ca­tion jus­te­ment. Cer­taines inter­ven­tions dans la confé­rence rap­pe­laient fort à pro­pos le rôle du “body lan­guage” dans la com­mu­ni­ca­tion. Que ce soit avec Chris­tine Lagarde, déjà citée, ou avec Marc Can­ter ou bien Chris Ander­son de TED qui déam­bu­lait dans l’allée au milieu des par­ti­ci­pants pen­dant son speech. Par contre, pas facile de bien par­ler enfoncé dans un canapé. A l’envers, les pré­sen­ta­tions der­rière le pupitre et à lire un script étaient évidem­ment moins effi­caces. Notam­ment pour les star­tups gagnantes du concours.

Speakers Day 2 (40)

Speakers Day 2 (51) 

  • Le strea­ming vidéo live de la confé­rence par Ustream, per­met­tant à autant de par­ti­ci­pants (gra­tuits) de par­ti­ci­per de chez eux qu’il y avait de par­ti­ci­pants sur place.

Les moins

On connait la pyra­mide des sources de moti­va­tion de Mas­low : en bas, les besoins basiques (se loger, se chauf­fer, se nour­rir) et en haut, les besoins socié­taux (tra­vailler, recon­nais­sance des autres, se réa­li­ser, etc). Et bien, à LeWeb, le bas n’était pas au rendez-vous et créait une dis­trac­tion empê­chant de se concen­trer sur le haut. Il n’y avait pas assez à man­ger (déjeu­ner, pauses), ni à boire (inter­dit de boire entre les pauses…). Alors, “amour et eau fraiche” ? Pas vrai­ment car l’eau fraiche était rare. Pour­quoi donc ? Visi­ble­ment, il y a eu un mal­en­con­treux chan­ge­ment de trai­teur ne sachant pas allier qua­lité à quan­tité et la com­mande était insuf­fi­sante (800 “cou­verts” auraient été com­man­dés selon le trai­teur alors qu’il y avait 1400 pré­sents). Leweb était connu pour sa “bonne bouffe”. Bien, il a perdu cela. Il fai­sait aussi froid dans cette grande halle recon­ver­tie. Il faut dire qu’avant sa réha­bi­li­ta­tion, ce bâti­ment abri­tait le ser­vice muni­ci­pal des Pompes Funèbres pari­siennes ! Enfin, l’accès Inter­net wifi ne fonc­tion­nait pas bien le pre­mier jour. La faute à Swiss­com qui l’a ins­tallé ? A un bâti­ment avec une infra­struc­ture métal­lique pas encore tes­tée pour ce genre d’événement ? En tout cas, l’accès Inter­net par câble réseau fonc­tion­nait sur les pre­miers rangs réser­vés à la presse et aux bloggeurs.

LeWeb 2008 Women Day 1 (47)

L’intérêt de la confé­rence était sinon inégal, notam­ment du fait d’un poids trop fort des spon­sors (Micro­soft, Google, MyS­pace, Orange) dans les inter­ven­tions (bon CR sur le blog Bibrik). L’intervention le second jour de Marisa Mayer qui dirige la R&D de Google était un peu au des­sus du lot, tant par son contenu que par le charme de celle qui incarne d’un air angé­lique une société qui en même temps fait peur à pas mal de gens (ci-dessous). Il n’y avait pas d’orateur mar­quant tel que Hans Ross­ling (que Lemeur ne pou­vait pas faire venir une troi­sième fois…). Il était aussi bien déli­cat de cadrer toutes les inter­ven­tions autour du thème de l’amour. Au final, la confé­rence était assez ennuyeuse. “Boring” selon le très sar­cas­tique et bri­tish Guar­dian, qui ne com­prend pas com­ment un petit fren­chie a pu lan­cer l’événement le plus impor­tant du web en Europe. Et qui élabore une théo­rie du com­plot selon laquelle l’Internet ne fonc­tion­nait pas pour empê­cher la presse de dire du mal de l’événement. Ah, c’était de l’humour bri­tish ! Heu­reu­se­ment que Le Monde est là pour un compte-rendu plus fac­tuel de l’événement. Et le Blog de 20 Minutes qui ras­semble la cou­ver­ture de blogs sur les déboires de l’événement.

Speakers Day 2 (83)

Enfin, l’intervention d’Eric Bes­son le début du second jour, par­lant en fran­çais après une courte intro­duc­tion en anglais. Arguant du pro­to­cole qui exi­ge­rait qu’un ministre fran­çais s’exprime en fran­çais dans les événe­ments en France. Pro­to­cole visi­ble­ment trans­gressé par Chris­tine Lagarde, ce qui est tout à son hon­neur. Pour­tant, Bes­son est aussi un trans­gres­seur ! Mais pas dans ce cas là. Cela fai­sait peine de voir le Secré­taire d’Etat en charge du numé­rique per­sis­ter dans son erreur d’appréciation des fac­teurs de suc­cès des star­tups, met­tant en avant les infra­struc­tures (haut débit) alors que pour­tant, la SV n’est pas fran­che­ment très bien équi­pée de ce point de vue là. Le point essen­tiel étant d’avoir des stra­té­gies mon­diales pour les acteurs ! Mais la sym­bo­lique de sa pré­sence était tout de même utile. Tout comme l’engagement de l’Etat autour du numé­rique, même s’il n’est pas encore porté par l’Elysée de manière bien visible.

Speakers Day 2 (16)

Les pho­tos !

Et oui, j’étais aussi là pour prendre des pho­tos. Vous trou­ve­rez mon tableau de chasse sur Picasa Web Album ainsi que, trié par caté­go­rie, sur Foto­nauts dont voici un best of :

Toutes ces pho­tos ont été prises sans flash, avec un Canon EOS 5D. En atten­dant la dis­po­ni­bi­lité de l’EOS 5D Mark II qui repousse plus loin la sen­si­bi­lité du cap­teur, très utile pour ce genre de situation !

Mais…

Ne jetons pas la pierre à Loic et Géral­dine Lemeur. Il est tou­jours dif­fi­cile d’organiser un tel ras­sem­ble­ment, de ména­ger les sus­cep­ti­bi­li­tés, d’avoir des spon­sors, de satis­faire les attentes de per­sonnes venant de plus de 30 pays. On aurait pu ne par­ler que de la crise comme dans de nom­breux autres événe­ments (cf SF Val­ley). On a parlé de la crise, mais pas que de cela et avec une approche plus opti­miste. J’admire tou­jours le cou­rage des Lemeur qui s’engagent, qui ont la foi, qui prennent des risques (notam­ment en termes de communication).

Speakers Day 1 (10) Loic and Géraldine Lemeur

On va avoir cer­tai­ne­ment droit comme en 2006 à un long mail d’explications de Loic, s’excusant pla­te­ment des erreurs com­mises cette année et pro­met­tant qu’on ne l’y repren­dra plus. Et il revien­dra à la charge l’année prochaine.

LeWeb, c’était fina­le­ment comme l’amour (au sens émotion­nel). Ca fait souf­frir. Mais c’est vache­ment bien quand même au bout du compte car il y a der­rière une pas­sion qui fait avan­cer, qui obnu­bile. Et c’est ce dont a besoin ce petit monde de l’entreprenariat.

Edité le 12 décembre 2008. Et le post d’explications de Loic et Géral­dine est arrivé ce matin


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Publié le 11 décembre 2008 Post de Olivier Ezratty | Actualités, Blogs, Communication, Entrepreneuriat, France, Google, Innovation, Internet, Logiciels, Photo numérique, Startups, Technologie | 6 commentaires

Les 6 commentaires sur “LeWeb 2008 offline” :

  • Au sujet de wikio et de la “trans­pa­rence” connait-on le nombre de visi­teurs en pro­ve­nance de Google ?

    Le ser­vice de wikio est contesté par de nom­breux blo­gueur, wikio étant accusé de moné­ti­ser le contenu des blogs indexés en rever­ser les dividendes.

    Plu­sieurs polé­miques ont eu lieu et ne man­que­ront pas de se pro­duire de nou­veau (sur­tout que la défense de P. Chap­paz à été jusqu’à pré­sent : “oui mais nous en gagnons pas d’argent” …)

    Ques­tion donc : et si Google - s’appuyant sur la demande de blo­gueurs - déclas­sait wikio. Quelles seraient les consé­quences économiques ?

  • Au sujet de la connexion wifi, elle fonc­tion­nait plu­tôt pas mal dans les salles adja­centes de la salle de confé­rence.
    Glo­ba­le­ment, je dirais que l’évènement avait plu­tôt lieu dans la salle que sur les estrades, mais peut-être que c’est parce qu’il n’y avait rien de bien nou­veau sous le soleil, que le “réseau­tage” deve­nait si appréciable

  • [3] - Olivier Ezratty a écrit le 11 décembre 2008 :

    @Laurent : en fait, tous les sites web dépendent peu ou prou de Google et de son Page­Rank. Par contre, Wikio me semble assez res­pec­teux des blog­geurs car il n’extrait de leur prose que les pre­mières lignes et envoie ensuite le tra­fic chez eux. Et je ne me rap­pelle pas avoir vu des don­nées sur l’origine du tra­fic dans les slides de Pierre.

    @Captain : indeed. Et c’est d’ailleurs assez clas­sique dans la plu­part des confé­rences. Fina­le­ment, rares sont celles où le contenu prime sur le réseautage.

  • Merci pour cet inté­res­sant compte-rendu.

    La qua­lité des pho­tos en inté­rieur sans flash me semble fort bonne, en tous cas à la réso­lu­tion où on peut les voir (jusque 1067x1600 sur Picasa). J’imagine que vous avez tra­vaillé à 1600 voire 3200 ISO. Ça donne envie de pas­ser au cap­teur plein for­mat. Quel objec­tif avez-vous uti­lisé ? Est-il sta­bi­lisé optiquement ?

    Vous avez en effet pho­to­gra­phié de fort jolies femmes, je découvre un autre inté­rêt com­mun :-) . Mais pour­quoi avez-vous pris, comme illus­tra­tion dans votre billet, une photo de la ravis­sante Marisa Meyer où elle est rela­ti­ve­ment ratée ?

  • [5] - Olivier Ezratty a écrit le 13 décembre 2008 :

    Pour Marisa, je trou­vais la ges­tuelle inté­res­sante. Comme indi­qué dans mon texte, c’est un élément déter­mi­nant d’une bonne photo. Sur Foto­nauts et Picasa, j’ai placé 14 pho­tos de Marisa dans les­quelles cha­cun trou­vera son bonheur !

    Côté tech­nique : les pho­tos sont toutes prises à 12.6 mpix et conver­ties auto­ma­ti­que­ment par Picasa en envi­ron 3 mpix. Ca ne change pas grand chose à la per­cep­tion du rendu.

    J’utilisais un un mix d’objectifs à grande ouver­ture (comme le 50 mm 1.4) et d’objectifs à faible ouver­ture (comme le télé 100-400mm 4.5-5.6 qui est sta­bi­lisé). Les sen­si­bi­li­tés allaient de 500 à 1600 ISO et j’ai évité le 3200 ISO, trop bruyant. 500 à 800 ISO pour les pho­tos des inter­ve­nants et 1600 ISO pour les pho­tos dans la salle.

    Les meilleures pho­tos sont prises au télé 100-400, qui est donc très moyen côté ouver­ture, mais apporte un bon piqué. C’est la qua­lité du cap­teur full frame du 5D, même s’il est main­te­nant dépassé par des appa­reils plus récents comme les Nikon D700 ou D3, ou par le 5D Mark II.

    Je tra­vaillais la plu­part du temps en mode manuel pour éviter des erreurs d’exposition, clas­siques lorsque l’on uti­lise le mode auto­ma­tique sur des pho­tos de scène très éclairées.

    Les pho­tos sont en par­tie des RAW retrai­tées en JPEG via Pho­to­shop CS3. Pour d’autres, le JPEG de l’appareil tel que (avant com­pres­sion pour Picasa).

    Cet équi­pe­ment est loin d’être par­fait pour ce genre de pho­tos. Il vau­drait mieux avoir un 70-200mm IS USM 2.8 et un 24-70mm égale­ment à 2.8, sans comp­ter un 5D II dont la sen­si­bi­lité ISO est qua­si­ment du double de celle du 5D avec une réso­lu­tion de 21 mpix vs 12,6 mpix pour le 5D. Peut-être pour LeWeb 2009 ! Avec cela, je gagne­rai au moins 2 à 3 ouver­tures, donc plus grande vitesse, moins de flou et un meilleur piqué de l’image. Sans comp­ter un cap­teur 14 bits au lieu de 12 bits, per­met­tant un rat­tra­page plus fin des fichiers RAW.

  • Voilà un évène­ment que j’avais repéré mais impos­sible d’y être , donc merci oli­vier. Les pho­tos sont d’excellentes facture




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