Back from LeWeb3 - Les startups

Publié le 15 décembre 2007 et mis à jour le 17 février 2008 - 13 commentaires -
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Une grande part des par­ti­ci­pants à la confé­rence LeWeb3 sont des entre­pre­neurs ou émérites ou en herbe. Le concours de beauté de star­tups en met­tait en valeur une tren­taine. Les pré­sen­ta­tions étaient réa­li­sées dans de bien meilleures condi­tions que l’année der­nière, avec une salle de 200 places et une scène confor­table. Les pitches duraient 7 minutes chrono! Presque trop long dans cer­tains cas!

Le jury était un peu embar­rassé lors du débrief (cf ci-dessous avec Robert Scobble au milieu). Une grande par­tie des socié­tés n’avait pas réussi à res­pec­ter le plan qui était sug­géré consis­tant à pré­sen­ter le pro­duit, le mar­ché, la concur­rence, une démons­tra­tion et le modèle écono­mique. Sans comp­ter l’absence d’ambition claire: quelle est la taille du busi­ness que ces boites pour­raient générer?

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Il faut dire que ce “Star­tup cro­chet” était un fes­ti­val des choses à ne pas faire. Je n’ai assisté qu’à une demi-douzaine de pré­sen­ta­tions. Pour les autres star­tups, je suis allé me ren­sei­gner sur leur site web. Et là, quel folk­lore: on trouve des site qui ne sont pas en anglais, un réfé­ren­ce­ment sur Google pas tou­jours évident, des logos mal fou­tus, ou des socié­tés qui ne se pré­sentent même pas avec leurs diri­geants. Heu­reu­se­ment, toutes ne sont pas comme ça! Mais le pro­ces­sus de sélec­tion de l’organisation me semble avoir légè­re­ment désiré!

Les remarques diverses sur les pro­jets pré­sen­tés étaient : trop de social net­work ceci ou cela, pas assez d’addiction et de vira­lité, oppor­tu­nité de réin­ven­ter le com­merce élec­tro­nique, éviter les cycles de déci­sion long (de la vente en entre­prise), dans les Web ana­ly­tics, le ciblage publi­ci­taire, la mobi­lité. Il y avait beau­coup d’innovations incré­men­tales, pas mal de “copy­cats”, plus des pro­duits que des socié­tés (je dirais même plus des fea­tures que de pro­duits). Pas assez de réso­lu­tion de “big busi­ness pro­blem”. Autre note des VCs: les socié­tés pré­sentent des bud­gets sans mar­ke­ting. J’avais noté cela dans un post sur les mirages de la vira­lité.

Autre point: les star­tups étaient sou­vent à l’état “bêta” et donc appro­priées pour un finan­ce­ment par des busi­ness angels. Pas par des VCs. Mais LeWeb3 est émaillé d’histoires de star­tups qui ont réussi à se faire finan­cer par des VCs après leur pitch. Comme pour tout pro­ces­sus de scree­ning par les VCs, celui du Web3 est très sélec­tif, c’est nor­mal. Mais en fait, nombre de ces star­tups étaient déjà finan­cées par des VCs. Leur pitch ne ser­vant alors qu’à géné­rer du buzz, mais pas réel­le­ment à trou­ver des finan­ce­ments comme annoncé par l’organisation.

Cela dit, il y avait tout de mêmes quelques idées inté­res­santes dans ces star­tups. Quelques unes adoptent une approche de plate-forme comme G.ho.st ou CTX­Games. Il y avait beau­coup de social net­wor­king mis à toutes les sauces, pas mal de ser­vices pour mobiles et quelques appli­ca­tions de jeu.

Les star­tups du concours

Les voici triées approxi­ma­ti­ve­ment par domaine d’activité :

Mobi­lité

Elles tournent sou­vent autour des outils de col­la­bo­ra­tion et de pages web perso pour mobiles:

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Zyb pro­pose un car­net d’adresses en ligne pour vos mobiles, mâtiné de réseau social (en beta). Une boite créée par des danois, dont un ancien de Micro­soft et Navi­sion, Pre­ben Damgaard.

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Wichro : réseau social pour mobile cou­plé à de la géo­lo­ca­li­sa­tion. Il pré­vient les amis proches géo­gra­phi­que­ment de la publi­ca­tion de conte­nus par l’utilisateur. Boite fon­dée par des sué­dois et dans la Sili­con Valley.

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Goo­Jet per­met de se créer une home page avec des gad­gets divers liés à la com­mu­ni­ca­tion (télé­phone, télé­con­fé­rence, …), à la ges­tion des tâches quo­ti­diennes et aux réseaux sociaux et de publi­ca­tion de conte­nus (Fli­ckr, etc). Le tout avec une inter­face très intui­tive. J’ai aussi croisé Florent Pitoun de Web­wag lors de la soi­rée Open­Cof­fee­Club du lundi pré­cé­dant LeWeb3. Il pro­pose un concept voi­sin de page per­son­na­li­sable pour web et mobile, assez proche de Netvibes.

Gaming

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Ere­pu­blik : c’est un envi­ron­ne­ment multi-joueurs en ligne qui recons­ti­tue la vie écono­mique et poli­tique de pays et où l’on peut créer son entre­prise vir­tuelle. Le mode d’emploi est bien com­plexe pour les impa­tients comme moi.

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CTX­Games : pro­pose une plate-forme web de déve­lop­pe­ment de jeux en ligne multi-joueurs basée sur Flash avec com­mu­ni­ca­tion inté­grée entre uti­li­sa­teurs et inté­gra­tion de publi­cité dans les jeux.

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Split­Games : une plate-forme (fran­çaise) en ligne d’échanges de jeux vidéo. L’accès au site est payant : à la tran­sac­tion d’échange ou avec un abonnement.

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Rivals4Ever, un site de “com­bats de coqs” entre par­ti­sans de marques ou sujets oppo­sés. Le futile le plus par­fait. Le site a été créé par des gars de Digi­corp Infor­ma­tion Sys­tems, une boite de ser­vices. On dirait que leur site a été généré sur les 20% de temps libre à la Google… Du n’importe quoi, mais on ne sait jamais, cela peut fonctionner!

Tra­vail col­la­bo­ra­tif / Enter­prise 2.0

Très la mode cette ten­dance à impor­ter dans l’entreprise à la fois les tech­no­lo­gies du web 2.0 (client léger, Ajax, etc) et les appli­ca­tions “sociales”:

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Yoo­plus : star­tup ita­lienne qui pro­pose un ensemble de ser­vices en ligne pour le tra­vail col­la­bo­ra­tif en entre­prise sauce web 2.0 (ges­tion de pro­jets, blogs, wiki, ges­tion de docu­ments). Pour 10€ par mois.

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Stu­dio Meli­pone est une star­tup pari­sienne pro­po­sant un site web des­tiné aux clients et agences de com­mu­ni­ca­tion leur per­met­tant de col­la­bo­rer sur la fina­li­sa­tion de créa­tions gra­phiques. Le ser­vice est en bêta. Très orienté niche, ce ser­vice aura à peauf­fi­ner son modèle écono­mique pour tenir la route. Sur­tout s’il se contente (comme trop sou­vent chez nous) du mar­ché français.

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Babel­gom pro­pose un midd­le­ware de trans­port de mes­sages entre appli­ca­tions logi­cielles. L’originalité de l’offre est un site com­mu­nau­taire qui per­met le par­tage de confi­gu­ra­tions de “busi­ness ser­vices” uti­li­sables par le middleware.

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Wuala (Caleido) pro­pose le sto­ckage de don­nées en ligne, en tout gra­tuit et illi­mité, et avec une inter­face uti­li­sa­teur gra­phique très intui­tive proche des ges­tion­naires de fichiers et réper­toires de Win­dows ou MacOS. C’est un des nom­breux équi­va­lents de Box.net mais dont le busi­ness model est pro­ba­ble­ment quelque peu bran­lant. box.net pro­pose une for­mule d’entrée gra­tuite mais des for­mules payantes avec un ser­vice plus évolué.

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eXo Plat­form est une de ces nom­breuses socié­tés qui pro­posent un sys­tème d’exploitation pour client léger web. Mais elle est com­plé­tée d’applications de tra­vail col­la­bo­ra­tif: calen­drier, mail, forum. La boite est fran­çaise et elle déve­loppe ses logi­ciels en Ukraine et au Viet­nam, deux des­ti­na­tions en vogue pour l’offshore.

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G.ho.st pro­pose un autre sys­tème d’exploitation pour client léger, qui a l’air d’être bien com­plet avec un bureau res­sem­blant aux bureaux de Linux et Win­dows. Reste à savoir com­ment sont déve­lop­pées les appli­ca­tions car c’est bien beau d’avoir un concept, encore faut-il que les déve­lop­peurs de solu­tion l’adoptent!

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Blue­Kiwi est une sta­tup fran­çaise qui pro­pose en mode ASP une suite com­plète de logi­ciels web 2.0 pour l’entreprise: blogs, wiki, RSS, réseau social. Le tout est basé sur des briques open source du mar­ché, et est déjà déployé chez pas mal de clients (Das­sault Sys­tèmes, Optro­nics). La boite a déjà levé 4m€ chez Sofin­nova donc ils venaient cher­cher du buzz plus que des fonds.

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Sale­Mi­ner est un CRM pour PME en mode ASP. Un de plus.

Social net­wor­king

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RTGI : une star­tup fran­çaise qui pro­pose des outils de car­to­gra­phie du web social per­met­tant d’identifier les influen­ceurs autour de thèmes, marques et pro­duits. Le tout est basé sur 6 années de recherche en uni­ver­sité. Reste à trou­ver un manière de moné­ti­ser tout cela car le monde des blogs est dif­fi­cile de ce point de vue là.

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Alenty : un outil de “Web ana­ly­tics” qui mesure l’audience de sites web 2.0 en exploi­tant des don­nées telles que les com­men­taires, le temps passé par les lec­teurs à lire et com­men­ter les posts. Il mesure l’efficacité com­mu­nau­taire des blogs. Très inté­res­sant sur le fond, mais le monde des blogs n’est pas facile à moné­ti­ser ainsi à grande échelle!

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Crea­ti­veions | Digi­tal Natives : réseau social hol­lan­dais et en fla­mand. Ca c’est du seg­menté! Je me demande ce que cela pou­vait bien faire au Web3!

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Floobs : un site de chaines TV com­mu­nau­taires dont les pra­tiques mar­ke­ting laissent sérieu­se­ment à dési­rer! A com­men­cer par cette page “team” (ci-dessous) qui évoque deux créa­teurs de l’entreprise, leur âge, mais pas de nom et pas de pays. Nul!

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PLY­Me­dia : une plate-forme de publi­ca­tion de vidéos en ligne per­met­tant d’y inté­grer l’habillage avec des conte­nus divers (sous-titres, gra­phiques, bulles de com­men­taires, inver­sion de publi­ci­tés contex­tuelles). Utile, pra­tique, mais je ne connais pas la concurrence.

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WooMe est un site de ren­contres sans prise de tête, per­met­tant en un clin d’oeil de ren­con­trer cinq per­sonnes, avec notam­ment le sup­port de la voix et de la vidéo. La boite est sup­por­tée par Nik­las Zenns­trom, l’un des fon­da­teurs de Skype.

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Lou­der­Voice : une plate-forme inté­res­sante per­met­tant de publier des évalua­tions de pro­duits sur ses sites et blogs et qui en per­met l’agrégation et la recherche. Pour ceux qui n’ont pas de blogs, le site leur pro­pose d’un créer un. Cela per­met de mieux valo­ri­ser les auteurs des reviews. Une piste à explo­rer pour nos amis de Loo­neo?

Scopas.TV : bien, pas pos­sible de voir ce qu’ils font sur leur site. Visi­ble­ment, un truc alle­mand avec du sport, de l’animation 3D. Les sélec­tion­neurs du Web3 ont encore trop bu!

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Reeplay.it (Screen­vi­sion) : degré zéro du buzz et du mar­ke­ting de la star­tup pour cette boite ita­lienne: le site ne contient rien d’autre qu’un mes­sage indi­quant qu’ils sont en bêta. Un autre mau­vais point.

Web navi­ga­tion

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Yoo­walk : qui four­nira un outil de navi­ga­tion en 3D du web. Je me demande bien à quoi cela peut ser­vir. Ce n’est pas la pre­mière fois que l’on voit appa­raitre des outils de navi­ga­tion et de search. Au départ, il y en avait plein en 2D. Mais ils sont pas­sés aux oubliettes. Alors, la 3D?

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Site­heart (Walk2Web) : un autre outil de navi­ga­tion dans le web, d’origine alle­mande, qui per­met de visua­li­ser les liens entre sites. Et de tagger/commenter les sites. Je ne suis pas sûr d’avoir com­pris à quoi cela servait!

Photo et vidéo

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Zoo­mo­rama per­met la créa­tion de murs de pho­tos zoo­mables à l’infini et en mode web, un peu à la sauce “Google Earth”. C’est une “fea­ture com­pany” inté­res­sante mais qui me semble limi­tée. L’outil fonc­tionne en XUL et avec Flash. Avec un petit défaut: une fois qu’on a zoomé sur les pho­tos, on ne peut plus se dépla­cer dans l’image. La star­tup a du s’y prendre à trois fois avant de pou­voir démar­rer sa pré­sen­ta­tion, pour des rai­sons tech­niques (Inter­net, projection).

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Coda­Sys­tem, une star­tup fran­çaise qui pro­pose des outils de cer­ti­fi­ca­tion de pho­tos numé­riques. Il per­met notam­ment de prendre des pho­tos datées et géo­lo­ca­li­sées avec des mobiles, ensuite sto­ckées un an sur un ser­veur. Pro­ba­ble­ment inté­res­sant pour les huis­siers, agents d’assurance et leurs clients. La boite a aussi déjà levé des fonds sur deux tours.

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Wixi : est un outil de par­tage en ligne de médias per­son­nels avec la pos­si­bi­lité de pré­ci­ser qui y aura accès dans ses amis. Il fonc­tionne avec un player Flash, et sup­porte main­te­nant l’iPhone. La boite est franco-américano bré­si­lienne et basée à New-York.

Com­merce électronique

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Holis­tis : un ser­vice des­tiné aux sites mar­chands per­met­tant l’amélioration du taux d’achat des visi­teurs. Notam­ment par ciblage com­por­te­men­tal et géographique.

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Buil­der­site est un site d’intermédiation pour trou­ver des ouvriers du bâti­ment des­tiné au mar­ché UK.  Ca rap­pelle un peu Quo­ta­tis.

Hard­ware !

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WaveS­torm conçoit des modules wifi minia­tu­ri­sés des­ti­nés à être inté­grés dans toutes sortes d’objets com­mu­ni­quants. Ils n’ont pas encore tou­ché un mar­ché de masse. Pour l’instant, ils ont Mec­cano comme client, et ont sorti un cadre photo wifi (Ki’i Frame). Mais c’est pro­met­teur à moyen/long terme.

Les gagnants

Les élus étaient les sui­vants : pre­mier prix pour Goo­jet (fran­çais!), second pour  PLY­Me­dia (Israël), troi­sième place pour G.ho.st (Pales­tine et Israël, déci­dé­ment), et men­tion hono­rable ex-aequo pour ere­pu­blik (Rou­ma­nie) and Split­games (France). Enfin, un prix spé­cial TF1 a été attri­bué à Holis­tis (Canada+Suisse). Deux boites fran­çaises sur six, c’est pas mal.

Autres comptes rendus

Vous trou­ve­rez la cou­ver­ture blogs de LeWeb3 sur votre moteur pré­féré (Google, Tech­no­rati, etc). J’ai sur­tout noté ceux de Claude Malai­son, de Vanina Delo­belle (sous forme de slides syn­thé­tiques), d’Eric Dupin et de Tris­tan Nitot. Mais il y en aura sûre­ment plus je l’imagine.

Pour ter­mi­ner, un grand merci à l’équipe orga­ni­sa­trice et au couple Lemeur. C’était très bien joué. Bravo pour avoir créé ce car­re­four euro­péen du web à Paris, devenu doré­na­vant incontournable !

Edité le 19 décembre 2007.


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Publié le 15 décembre 2007 Post de Olivier Ezratty | Actualités, Blogs, Entrepreneuriat, France, Innovation, Internet, Marketing, Photo numérique, Startups | 13 commentaires

Les 13 commentaires sur “Back from LeWeb3 - Les startups” :

  • Merci de par­ler de blue­Kiwi, juste une pré­ci­sion, bK n’est pas “basé sur des briques open source du mar­ché, et est déjà déployé chez quelques clients”. C’était le cas au tout début, en 2005, depuis nous avons redé­ve­loppé notre propre suite inté­gré mais nous nou­ris­sons effec­ti­ve­ment beau­coup de pro­jet de par­te­na­riat avec des acteurs du Web 2.0 autour de notre API. Enfin, déjà une 15aine de grandes socié­tés uti­lisent bK au quo­ti­dien ce qui fait de nous un lea­der euro­péen de l’Enterprise 2.0, on peut citer Nokia, BNP Pari­bas, Fina­ref, Cré­dit Agricole, …

  • [2] - Olivier Ezratty a écrit le 17 décembre 2007 :

    Bon­jour Carlos,

    Inté­res­sant. Pour­quoi donc de tels déve­lop­pe­ments? Qu’est-ce qui est devenu pro­prié­taire dans l’architecture? Quelles APIs sont liées aux ser­vices web 2.0?

    Oli­vier

  • Bon­jour Olivier,

    en tant que “petits jeunes” de la star­tup com­pe­ti­tion cette année nous pou­vons dire que nous avons pris des claques mais c’est ce qui fait avancer !

    Quelques pré­ci­sions:
    UpShot est un ser­vice de design col­la­bo­ra­tif orienté vers tous les pro­fes­sion­nels uti­li­sant des images. Il sim­pli­fie l’étape de livrai­son de ces images et sur­tout la récu­pé­ra­tion des feed­backs clients.

    Le tout réa­lisé avec le but d’être pris en main par n’importe qui en 30s.

    Concer­nant cette niche, elle com­porte tout de même plu­sieurs dizaines (on pour­rait même étendre à quelques cen­taines) de mil­lions de clients poten­tiels. Et plu­sieurs mil­liers sur Paris et la région pari­sienne.
    Com­pre­nez bien que si nous com­mu­ni­quons en uti­li­sant majo­ri­tai­re­ment le terme “web-designer” (qui est la cible la plus clas­sique et la plus par­lante pour UpShot) le ser­vice est aussi uti­li­sable par les graphistes/illustrateur/photographes mais aussi par des pro­fes­sions comme la PAO/Imprimerie/Architectes.
    Si Paris est en effet notre cible pri­vi­lé­giée aujourd’hui (puisque ren­con­trer les gens pour leur vendre le pro­duit, et rece­voir des retours directs est un atout consi­dé­rable) nous éditons le ser­vice en fran­çais et en anglais (ce qui est aussi le cas de notre blog ou tout est “dupli­qué”) dans le but de tou­cher la scène inter­na­tio­nale très rapi­de­ment.
    Certes on s’éloigne de Face­book, mais nous pré­fé­rons résoudre de “vrais” problèmes.

    Notre busi­ness model est très simple: dif­fé­rents plans d’abonnements men­suels. Et croyez moi, il est dif­fi­cile d’être plus prag­ma­tiques que nous.
    Nous ne rêvons pas en mil­lions mais nous savons exac­te­ment ce dont nous avons besoin.

    Et sur­tout, nous pre­nons énor­mé­ment de plai­sir à apprendre et à avan­cer en tant que jeunes entrepreneurs !

    Une petite note sur la com­pé­ti­tion en elle même:
    il parait assez clair que chaque juges vou­lait quelque chose de dif­fé­rent.
    Heu­reu­se­ment que Saul Klein a fait une très bonne remarque concer­nant les pré­sen­ta­tions des entre­prises de Seed­camp en expli­quant que le public n’était pas une cible pré­cise.
    Même si j’aime beau­coup Robert Scoble je suis un peu cho­qué par son “les entre­prises auraient du cher­cher sur Google com­ment faire une bonne pré­sen­ta­tion” cela me parait tel­le­ment à côté de la plaque que je pré­fère en rire…

    Pour ter­mi­ner je vou­drais poser la ques­tion que per­sonne ne s’est posé: “et si cer­taines entre­prises ne cher­chaient pas d’investissement ?”

    A bon enten­deur :)

    Je serais ravi de pour­suivre cette conver­sa­tion avec vous !

  • Bon­jour,

    Merci pour cette syn­thèse très inté­res­sante, que l’on aurait aimé trou­ver sur le site du web3 !

    Toute petite pré­ci­sion pour Alenty : si une par­tie de notre offre (le pro­duit Who’s Hot qui met en valeur les meilleurs contri­bu­teurs) s’adresse effec­ti­ve­ment aux blogs, le reste de nos pro­duits ciblent dans grands comptes (jour­naux en ligne, com­mu­nau­tés de marques, etc.).
    On part en effet du même constat que vous : les blogs par­ti­cipent au buzz, mais sont dif­fi­ciles à monétiser…

  • Bon­jour Olivier,

    Je peux repondre a la place de Car­los, en tant qu’utilisateur de blue­Kiwi chez DS. blue­Kiwi, c’est aujourd’hui à la fois une pla­te­forme de blog, un ges­tion­naire de reseaux sociaux dyna­miques, d’animation de groupes, bref une for­mi­dable machine à gérer de l’information non structrée.

    Qu’est ce qui releve du web 2.0? A peu pres tout, depuis la phi­lo­so­phie inhé­rente à l’outil jusqu’à la moindre réalisation.

    blue­Kiwi a ouvert une ver­sion des­ti­née à son eco­sys­tème, je pense que Car­los pour­rait t’y don­ner accès, afin que tu te fasses une idée du poten­tienl de cet outil.

  • [6] - Olivier Ezratty a écrit le 17 décembre 2007 :

    JB,
    Merci pour ces pré­ci­sions utiles sur UpShot!
    Oui, les objec­tifs de la com­pé­ti­tion sem­blaient contra­dic­toires : cher­cher du finan­ce­ment? La plu­part des pro­jets avaient déjà levé des mil­lions! Faire du buzz? Oui, poten­tiel­le­ment. Inté­res­ser le public? Si ce sont des VCs, c’est nor­ma­le­ment déjà fait en amont… pour les bons qui font une bonne veille.

    Laurent,
    Effec­ti­ve­ment, la moné­ti­sa­tion sera plus facile sur les sites pros, même si ce n’est pas for­cé­ment là que l’on y trouve la plus grosse acti­vité communautaire.

  • Bon­jour Oli­vier, petite pré­ci­sion : Holis­tis n’est pas une société fran­çaise mais une société helvético-canadienne. Le pro­jet est réel­le­ment double natio­nal dans le sens ou les équipes sont répar­ties depuis l’origine entre le Canada et la Suisse. His­toire de jouer l’aspect mul­ti­cul­tu­rel jusqu’au bout, le CEO d’Holistis lui est fran­çais ;-)
    Nous pen­sons offrir avec Holis­tis une solu­tion réel­le­ment inno­vante. Au pas­sages, êtes-vous inté­ressé par voir fonc­tion­ner le pro­duit et décou­vrir les pos­si­bi­li­tés de per­son­na­li­sa­tion qu’il offre ? Le feed­back de confrères est tou­jours le bien­venu pour ne pas dire indis­pen­sable donc n’hésitez pas.

  • Réponse à Oli­vier :
    Pour­quoi donc de tels déve­lop­pe­ments?
    » Aujourd’hui bK s’adressent à de grandes socié­tés et leur per­met de déve­lop­per les usages du 2.0 dans un cadre pro­fes­sion­nel, inno­vant et sécu­risé. Nous avions débuté sur la base de briques Open Source seul pro­blème maî­tri­ser sa Road­map. Si ces briques diverses peuvent inter­eo­pé­rer tech­ni­que­ment elles ne sont pour autant pas toutes archi­tec­tu­rées pour le faire. Les stan­dards respéec­tés ne sont pas tjs les mêmes… Autre point, sou­vent ces briques ne sont pas tota­le­ment adap­tées à un usage pro et demandent beau­coup de réadap­ta­tion. Enfin, dif­fi­cile de pro­po­ser une solu­tion vrai­ment pro et cré­dible repo­sant sur des com­po­sants variés et divers aux avan­cés dis­pa­rates. Cela n’a rien à voir avec l’Open Source, Suite2 d’Intel est basé sur le même prin­cipe de briques pro­prié­taires agré­gées pour en faire un tout mais les clients se posent la ques­tion de la péren­nité de l’ensemble. Que se passe-t-il si une de ces briques venait à dis­pa­raître ou à dys­fon­tion­ner ? Nous avons donc déci­der de prendre notre des­tin en main et de créer une véri­table Suite 2.0 adap­tée tech­no­lo­gi­que­ment et fonc­tion­nel­le­ment à un usage pro.

    Qu’est-ce qui est devenu pro­prié­taire dans l’architecture?
    TOUT ! Mais cela ne veut pas dire que nous n’ouvrirons pas un jour nos sources à des com­mu­nau­tés de déve­lop­peurs. Si nous le fai­sons, nous le ferons en temps et en heure et nous offri­rons à cette com­mu­nauté un envi­ron­ne­ment com­plet et pro­fond pour leur per­mettre de tra­vailler dans les meilleures conditions.

    Quelles APIs sont liées aux ser­vices web 2.0?
    Vous le ver­rez bien­tôt… mais nous ne vou­lons pas TOUT redé­ve­lop­per, encore moins des choses déjà réa­li­sées sur le Web qui fonc­tionnent très bien. Un exemple, vous uti­li­sez un Google Spread­sheet ? récu­pé­rez le et uti­li­sez le avec vos col­lègues direc­te­ment dans bK. Vous avez un pro­fil lin­ke­dIn ? Récu­pé­rez le dans bK…

  • [9] - Olivier Ezratty a écrit le 19 décembre 2007 :

    David, merci pour la pré­ci­sion, j’ai cor­rigé la coquille dans l’article. Et je suis pre­neur du test.

    Car­los, je com­prend mieux main­te­nant. C’est inté­res­sant com­ment posi­tion­ne­ment par rap­port à tout ce qui se dit/écrit sur l’open source dans l’édition de logiciels…

  • Il est a noté que cette année encore les start-ups nomi­nées sont des start-ups qui sont déjà financées.

    Cette pru­dence peut paraître logique car elle pro­tège les VCs. Per­sonne ne pourra dans 2 ans venir leur dire vous avez choi­sit une start-up qui s’est plan­tée ou pire encore vous avez sélec­tionné une société mais vous ne l’avez pas financé.

    C’est aussi une manière maligne d’amortir les invest en se fai­sant de la publi­cité / PR gratuit.

    Mais cette pra­tique est loin de dyna­mi­ser l’écosystème et donne selon moi peut d’intérêt au concours de ce genre.

    Mal­gré tt un événe­ment inté­res­sant de de beaux gagnants.… mais il semble mal­gré tout pro­fi­table de réduire l’aversion au risque et cela com­mence sou­vent par des choix symboliques.

  • [11] - Olivier Ezratty a écrit le 22 décembre 2007 :

    En effet… intriguant!

    Les VCs diront-ils qu’ils manquent de pro­jets de qua­lité en early stage?

  • [12] - JiB a écrit le 24 décembre 2007 :

    Nous étions là, avec quelques autres très jeunes start-up (a priori) a n’avoir pas été financée.

    En même temps nous ne cher­chons pas d’investissement (phrase à prendre avec des pin­cettes bien sur, nous ciblons des pro­fes­sion­nels le busi­ness model est donc plus “simple” mais ne créé pas de levier pour les VCs).

    Cela dit concer­nant le early stage (oui nous sommes aussi en early stage… :D ) peut être qu’il fau­drait une “young star­tup com­pe­ti­tion” en plus de la “star­tup com­pe­ti­tion” des “grands”.

    Un peu comme les fes­ti­vals musi­caux avec la grande scène inter­na­tio­nale, la medium scene qui regroupe des artistes recon­nus en passe de deve­nir des vedettes et la local scene qui regroupe en règle géné­rale les meilleurs jeunes groupes du coin.

    Ou alors le early stage c’est quand on a levé “que” 2M€ ? On m’aurait menti !?

  • [13] - Olivier Ezratty a écrit le 26 décembre 2007 :

    Bonne idée pour les orga­ni­sa­teurs de la pro­chaine édition du Web3! En effet, il serait bon de don­ner plus de chances aux pro­jets véri­ta­ble­ment early stage, même si cela n’affranchit pas d’un pro­ces­sus de sélec­tion préa­lable. Une sorte de startup-crochet…




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