A la découverte d’Ubuntu

Publié le 14 mars 2007 et mis à jour le 4 avril 2009 - 66 commentaires -
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Après le débat sur les bundles OEM de Win­dows et ma récente visite du Salon Linux, je m’étais dit qu’il fal­lait mettre à jour ma connais­sance de Linux en tant que sys­tème d’exploitation pour le poste de tra­vail. Lorsque j’étais chez Micro­soft, je tes­tais une dis­tri­bu­tion Linux à peu près tous les ans depuis 1998, sur un disque amo­vible d’un desk­top. Mais je n’allais géné­ra­le­ment pas jusqu’au bout faute de temps et de patience. Depuis, Linux a bien évolué et j’ai donc pris le parti de tes­ter la dis­tri­bu­tion Ubuntu, l’une des plus popu­laires du moment, en allant jusqu’au bout, à savoir recons­ti­tuer un envi­ron­ne­ment de tra­vail com­plet. Et sur un laptop!

J’ai uti­lisé un CD-ROM Live CD Ubuntu 6.06 Dap­per qui était inclu dans “Linux Pra­tique” daté d’août-septembre 2006 sachant que la ver­sion la plus récente d’Ubuntu est la 6.10 datant d’octobre, que j’ai ins­tal­lée par mise à jour de la pre­mière. Je l’ai ins­tallé sur un lap­top Asus récent mais sans rien tou­cher à la confi­gu­ra­tion Win­dows (Vista) et à son disque dur, en uti­li­sant un disque dur externe connecté en USB2. On pourra évide­ment pré­fé­rer le télé­char­ge­ment d’une image ISO du CD-ROM le plus récent d’Ubuntu (Edgy 6.10) et sa gra­vure chez soi.

Le résul­tat de cette expé­rience était au départ plu­tôt mitigé. Le temps que m’a pris cet appren­tis­sage a été bien long. Il aurait été sûre­ment plus court si j’avais reçu un Linux pré­ins­tallé et tout bien confi­guré sur une machine. Car dès qu’un pépin se pré­sente, c’est une véri­table galère et si Ubuntu/Linux fonc­tionne bien, est rapide et fiable, on n’y retrouve pas tous ses petits. Mal­gré tout, avec Ubuntu, Linux a fait d’énormes pro­grès et rien ne s’oppose à ce qu’ils conti­nuent sur cette lan­cée et conti­nuent à s’améliorer en mena­çant de plus en plus sérieu­se­ment la posi­tion de Microsoft.

Je suis allé presque jusqu’au bout de cette décou­verte et une fois que l’on mai­trise les astuces et le mode opé­ra­toire d’Ubuntu et des forums com­mu­nau­taires, notam­ment en mode com­mande, on se prend au jeu et on est bien content de mai­tri­ser un peu la situa­tion. Je ne ferais pas pour autant d’Ubuntu mon sys­tème d’usage prin­ci­pal, comme on le verra à la fin de ce post.

Voyons-voir ce vécu un peu plus en détail:

Les choses qui fonc­tionnent et que j’apprécie

  • La rapi­dité et fia­bi­lité de l’ensemble de l’interface uti­li­sa­teur semble meilleure que sous Win­dows (XP comme Vista). Il y a très peu de temps de latence dans l’interface, et je n’ai pas ren­con­tré ces dif­fé­rents bugs de l’Explorer de Win­dows, qui sub­sistent d’ailleurs sous Vista et ralen­tissent par­fois le dépla­ce­ment de dos­siers sur le bureau. Mais une fois la machine char­gée avec tous ses dri­vers et appli­ca­tifs char­gés, et à condi­tion d’utilisation équi­va­lente, la dif­fé­rence est moins évidente.
  • La rapi­dité du réseau, qui semble aussi meilleure que sous Win­dows, en par­ti­cu­lier en Wifi.
  • La pos­si­bi­lité d’installer Ubuntu sur un disque USB externe, juste condi­tion­née par la capa­cité du PC à boo­ter en USB, par confi­gu­ra­tion du BIOS. C’est le mode d’installation que j’ai choisi pour ne pas du tout tou­cher à la confi­gu­ra­tion Win­dows Vista de mon lap­top. Quand je veux uti­li­ser Linux, je connecte ce disque externe au lap­top, c’est tout.
  • La grande richesse appli­ca­tive dis­po­ni­bile en open source sous Linux. Elle est notam­ment exploi­table par l’utilitaire Synap­tic qui pro­pose une biblio­thèque de logi­ciels que l’on peut sélec­tion­ner et ensuite ins­tal­ler. L’outil se charge d’identifier toutes les dépen­dances des logi­ciels entre eux et de télé­char­ger les biblio­thèques (sys­tème) néces­saires à cha­cun de ces appli­ca­tifs. On peut alors lan­cer l’installation de plu­sieurs logi­ciels en une seule passe, et sans avoir à reboo­ter le PC à la fin de l’installation. Une ver­sion plus orien­tée “uti­li­sa­teur” que Synap­tic est pro­po­sée avec la fonc­tion Add-Remove Pro­grams (illus­tra­tion ci-dessous) qui décrit chaque appli­ca­tion pro­po­sée et indique une note de popu­la­rité (c’est presque du Web 2.0…). Ce genre de brique est propre au monde de l’open source et pour­rait dif­fi­ci­le­ment voir le jour chez Micro­soft. En effet, soit ils pro­po­se­raient des logi­ciels com­mer­ciaux et cela serait un peu plus com­plexe, ne serait-ce que pour taper dans le porte-monnaie, ou bien, ils le feraient à l’instar d’un Soft­Pe­dia ou d’un Telecharger.com, pour les free­ware et sha­re­ware, mais seraient peu moti­vés écono­mi­que­ment à le faire.

  • Mon scan­ner est reconnu, c’est un vieil Epson 1640 datant de 2001 et en mode “plug and play” dyna­mique qui fonc­tionne bien. C’est un gros pro­grès par rap­port à il y a quelques années. Par contre, l’information uti­li­sa­teur pour­rait être amé­lio­rée car si les péri­phé­riques sont recon­nus, l’interface ne l’indique pas for­cé­ment à l’utilisateur.
  • Le sup­port de la molette de la sou­ris, bête mais bien pratique.
  • Ma petite télé­com­mande KeyS­pan est sup­por­tée en mode plug & play. Elle me sert à pas­ser les slides d’une pré­sen­ta­tion sans fil.
  • On tra­vaille en “mode user” et pas en mode admi­nis­tra­teur et on risque donc moins d’altérer la confi­gu­ra­tion de la machine par une fausse mani­pu­la­tion. Comme dans Vista, cela a un prix car il faut sou­vent pas­ser au mode admi­nis­tra­teur pour l’installation de péri­phé­riques, d’applications et cer­taines modi­fi­ca­tions de para­mètres systèmes.
  • Les com­mu­nau­tés actives qui dépannent les uti­li­sa­teurs, notam­ment sur le site Ubuntu.fr, avec de nom­breuses FAQ et de nom­breux tuto­riels rédi­gés de manière très péda­go­giques et très bien mis en page. La plu­part des pro­blèmes que j’ai ren­con­trés sont docu­men­tés et donnent lieu à la pro­po­si­tion de solu­tions. Avec un bémol com­por­te­men­tal que l’on verra plus loin et le fait que par­fois, il y a trop de solu­tions contra­dic­toires proposées.
  • Le sup­port de Win­dows Live Mes­sen­ger (ou MSN Mes­sen­ger) est pos­sible via l’outil aMSN. Ca fonc­tionne nickel mais on pourra pré­fé­rer GAIM qui est multi-protocole et sup­porte notam­ment Yahoo.
  • La lec­ture de mails Hot­mail en mode POP3/SMTP sous Evo­lu­tion via une bidouille un peu com­plexe docu­men­tée ici, qui n’a pas à ma connais­sance d’équivalent sous Win­dows et qui est au demeu­rant un peu lente à l’exécution. Mais ça marche!
  • La lec­ture pos­sible de par­ti­tions NTFS de Win­dows Vista. Mais pas l’écriture des­sus. Cer­taines exten­sions le per­mettent mais sont assor­ties d’avertissements sur les risques de perte de don­nées. Cela pro­vient de ce que les spé­ci­fi­ca­tions com­plètes NTFS ne seraient pas dis­po­nibles pour les déve­lop­peurs de logi­ciels libres. La dis­tri­bu­tion “live” Knop­pix pro­pose l’écriture sur NTFS.
  • La migra­tion des contacts et calen­drier d’Outlook dans Evo­lu­tion en plus du mail, via l’utilitaire Out­port qui s’installe sous Win­dows et fonc­tionne même avec Office 2007 sous Vista. Mais les accents ne passent pas bien!
  • L’utilitaire VLC, déjà dis­po­nible sous Win­dows, et qui per­met notam­ment de regar­der la TV ADSL pro­ve­nant de ma Free­box (en direct, sachant qu’il existe des solu­tions pour gérer et pro­gram­mer ses enregistrements).

Les choses qui fonc­tionnent mais après quelques difficultés

  • Il faut mai­tri­ser le mode com­mande dès que l’on veut un peu modi­fier la confi­gu­ra­tion de la machine. C’est inac­cep­table pour le com­mun des mor­tels. Les contri­bu­teurs aux forums de dis­cus­sion Ubuntu consi­dèrent que c’est le prix à payer pour savoir se ser­vir cor­rec­te­ment de Linux. A ce tarif là, ils ne sont pas près de démo­cra­ti­ser Linux ! Même si Ubuntu est l’un des Linux les plus conviviaux.
  • L’installation de pilotes de péri­phé­riques est déli­cate dès lors que le maté­riel n’est pas auto­ma­ti­que­ment reconnu. Les forums donnent des infor­ma­tions dif­fé­rentes et par­fois contra­dic­toires sur la manière d’installer les pilotes. J’ai tra­versé une expé­rience longue et dif­fi­cile pour ins­tal­ler un dri­ver nVi­dia GeForce Go 7300. Sur­tout pour pou­voir uti­li­ser la réso­lu­tion native du por­table (1280x800) et un second écran en moni­teur d’appoint. Il m’a fal­lut plu­sieurs heures de galère pour y arri­ver! Et j’en suis venu à bout avec cette méthode, qui n’a d’ailleurs pas mar­ché du pre­mier coup. Cer­taines limi­ta­tions sont d’ailleurs liées au BIOS nVi­dia, que l’on retrouve égale­ment dans les dri­vers sous Vista. nVi­dia ne per­met pas de faire en sorte que l’écran du lap­top soit le moni­teur prin­ci­pal - qui contient le bureau, ses menus et icones - en cas de double écran.
  • J’ai eu toutes les peines du monde pour confi­gu­rer la carte son sur mon lap­top. En consul­tant les forums Ubuntu sur le sujet, je suis tombé sur un tas d’explications contra­dic­toires, la plus cou­rante consis­tant à recom­pi­ler le dri­ver de la carte son (Intel ICH7). Je me suis lancé là dedans avec le télé­char­ge­ment des codes sources, des biblio­thèques et des outils de com­pi­la­tion. Mais sans suc­cès: au bout de course, j’avais des erreurs de com­pi­la­tion! Erreurs géné­rées semble-t-il à un pro­blème de confi­gu­ra­tion qui n’incluait pas les bonnes défi­ni­tions dans les fichiers sources. Mais je suis per­sis­tant, et j’ai fina­le­ment trouvé une solu­tion qui consis­tait à ajou­ter une simple ligne dans un fichier de confi­gu­ra­tion. Mais évide­ment, tou­jours en pas­sant par le mode commande!
  • La confi­gu­ra­tion réseau était dif­fi­cile et défaillante au début. DHCP ne fonc­tion­nait pas, m’ayant obligé à confi­gu­rer une adresse TCP/IP sta­tique. De nom­breux uti­li­sa­teurs semblent avoir ren­con­tré ce pro­blème. Ensuite, j’ai confi­guré à la fois Wifi et Ether­net, et cela a fonc­tionné après une vali­da­tion de la confi­gu­ra­tion, mais pas à chaque fois. Après un reboot, le réseau n’est pas là. Alors que la carte est recon­nue, qu’un ifcon­fig (équi­va­lent d’IPCONFIG de Win­dows) donne bien une stack réseau bien ins­tal­lée. Est-ce un pro­blème de maté­riel ou de logi­ciel, allez savoir! Sur­tout que main­te­nant, cela fonc­tionne bien, sans que je sache pourquoi!
  • Pas facile de confi­gu­rer le port SMTP pour le client de mes­sa­ge­rie Evo­lu­tion. Il faut cher­cher dans un forum pour décou­vrir qu’il faut ajou­ter ce port après l’adresse du ser­veur SMTP.
  • La confi­gu­ra­tion Samba pour accé­der en réseau au lap­top sous Ubuntu à par­tir de Win­dows et réci­pro­que­ment. C’est fai­sable, bien entendu, mais c’est un peu lour­dingue par rap­port à Win­dows qui l’est déjà pas mal!
  • La gra­vure de CD/DVD, un autre casse-tête que j’ai résolu à la longue, et sans savoir vrai­ment comment.
  • Wine, la couche de com­pa­ti­bi­lité Win­dows, que j’ai pas eu le cou­rage de tes­ter car, une fois encore, ce n’est pas bien facile à configurer.

Je dois cepen­dant recon­naître qu’une par­tie de mes galères sont liées à une mani­pu­la­tion un peu hors norme que j’ai réa­li­sée: j’ai en fait d’abord ins­tallé Ubuntu sur le disque USB externe connecté à un lap­top (à pro­ces­seur AMD), puis fait tour­ner cette ins­tal­la­tion à par­tir d’un autre lap­top (sous Intel) et avec une confi­gu­ra­tion dif­fé­rente (notam­ment au niveau son et réseau). Ce qui est inté­res­sant, c’est qu’il était pos­sible de boo­ter dans ces condi­tions. Ce qui l’est moins, c’est que le sys­tème était un peu paumé et que la remise à plat n’était pas évidente. Il serait inté­res­sant de voir com­ment confi­gu­rer un tel sys­tème (sur disque USB) pour lui faire sup­por­ter dyna­mi­que­ment des confi­gu­ra­tions maté­rielles différentes.

Les choses qui ne vont pas ou manquent

Ce sont des remarques assez géné­rales qui ne sont pas trop han­di­ca­pantes pour Linux et Ubuntu.

  • Cela com­mence avec une légère com­plexité de la ges­tion de l’ins­tal­la­tion des logi­ciels Linux dès lors que l’on sort de la liste des logi­ciels pro­po­sés par Synap­tic. Mais on peut ins­tal­ler des paquets Debian sans trop de dif­fi­cul­tés, je l’ai fait pour ins­tal­ler Skype. Il est bien dom­mage que les pro­ces­sus d’installation de logi­ciels soient l’un des fac­teurs de diver­gence entre les dis­tri­bu­tions Linux car c’est une fonc­tion cri­tique pour le grand public.
  • La trop grande frag­men­ta­tion de Linux avec ses ver­sions qui ont tou­jours quelques chose d’incompatible entre elles, que ce soit les dri­vers (qu’il faut donc par­fois recom­pi­ler) ou les “paquets” d’installation de logi­ciels appli­ca­tifs. Cette frag­men­ta­tion génère une grande déper­di­tion d’énergie et sur­tout, limite la concen­tra­tion de force de la com­mu­nauté open source pour faire réel­le­ment concur­rence à Micro­soft là où des logiques de stan­dar­di­sa­tion et de “masse” sont incon­tour­nables. Comme je l’ai lu quelque part: “A dis­tro a day keeps adop­tion at bay” (vague­ment: une dis­tri­bu­tion Linux par jour éloigne le jour de l’adoption de Linux).
  • De la même manière, il y a aussi trop d’appli­ca­tions redon­dantes dans l’univers de l’open source. Avec fina­le­ment, plein de logi­ciels “moyens” (comme dans les freeware/shareware Win­dows d’ailleurs), alors que s’il y en avait moins et plus d’efforts com­mu­nau­taires sur les prin­ci­pales, elles seraient de meilleure qua­lité. Cela montre les limites du modèle com­mu­nau­taire: cer­tains déve­lop­peurs pré­fèrent trop sou­vent refaire la nième ver­sion d’un logi­ciel cou­rant que d’améliorer l’un d’entre eux, il n’y a qu’à voir les mil­liers de logi­ciels “à parents uniques” dans les 143562 pro­jets gérés sur Sour­ce­Forge. Cette décep­tion concerne aussi bien l’aspect fonc­tion­nel que l’esthétique, qui est en géné­ral bien tris­tou­nette. Un exemple: la ges­tion des pho­tos où je n’ai pas trouvé mon bon­heur avec la palan­quée de logi­ciels sous Linux. Pour l’instant, c’est Photo Gal­lery, inté­gré dans Win­dows Vista, qui a ma pré­fé­rence. Pour une rai­son simple : il per­met de visua­li­ser en vignettes les pho­tos d’un réper­toire et de ses sous-répertoires. C’est bien pra­tique pour l’organisation. Quand est-ce qu’un logi­ciel libre fera cela? Ce n’est pas bien sorcier!
  • Côté maté­riel, je n’ai pas pu connec­ter un appa­reil photo Canon en mode USB. J’obtiens un sybillin mes­sage d’erreur : “couldn’t claim the USB device”. Et le mode hiber­na­tion ne fonc­tionne pas. C’est semble-t-il lié à la dif­fi­culté pour Linux de mettre la “carte” nVi­dia en veille parce que ses spé­ci­fi­ca­tions ne sont pas ouvertes. Là encore, il y a une bidouille pour y arri­ver, mais je n’en suis pas venu à bout.
  • L’inter­face uti­li­sa­teur (Gnome) rap­pelle un peu celle de Win­dows 95/98. Elle n’est pas bien évoluée même si on peut la per­son­na­li­ser. C’est un choix de Gnome que de faire simple. Un exemple: les icones uti­li­sées dans la barre de tâche ne sont pas bien lisibles, ce qui rend dif­fi­cile l’identification des appli­ca­tions en mémoire pour les sélec­tion­ner. On ne peut pas faci­le­ment faire un glis­ser / dépla­cer d’un pro­gramme du menu Appli­ca­tions vers le bureau, la créa­tion de racour­cis est un peu labo­rieuse. L’interface de KDE - que l’on peut uti­li­ser sous Ubuntu - est plus sophis­ti­quée de son côté.  J’ai aussi testé la bêta de Beryl, une inter­face qui a quelques points com­muns avec celle de Win­dows Vista, mais qui se contente d’améliorer la cos­mé­tique avec force para­mé­trage (incroyable!) sans tou­cher pour autant aux fon­da­men­taux, notam­ment de la mani­pu­la­tion de fichiers.
  • La suite Ope­nOf­fice 2.x, qui me ramène en gros en 1997 et ne sait pas encore lire les fichiers d’Office 2007 (ce qui ne sau­rait tar­der puisque ceux-ci uti­lisent un for­mat XML qui est docu­menté, et en voie de deve­nir un stan­dard aussi bien que l’est main­te­nant celui d’OpenOffice).
  • L’absence du sup­port de cer­tains autres for­mats pro­prié­taires comme le DVR-MS de Win­dows Media Cen­ter. Mais ce n’est pas la faute des déve­lop­peurs du monde du libre, et plu­tôt celle de Micro­soft qui n’a pas ouvert ce for­mat (à ma connais­sance, même pour la ver­sion sans DRM).
  • Enfin, l’atti­tude de cer­tains contri­bu­teurs des com­mu­nau­tés qui consi­dèrent qu’il faut être en gros sysad­min pour “méri­ter” d’utiliser un PC (sous Linux) et que les habi­tudes (de sim­pli­cité) prises sous Win­dows sont mau­vaises. Cette atti­tude ren­force le sen­ti­ment de dépen­dance des uti­li­sa­teurs vis à vis des infor­ma­ti­ciens et nuit au déploie­ment de Linux dans le grand public.

Voir égale­ment cet inven­taire à la Pré­vert (en anglais) qui est en phase avec ma propre expérience.

Autres dis­tri­bu­tions testées

Ubuntu a ceci de par­ti­cu­lier que le pro­jet est financé par un richis­sime citoyen d’Afrique du Sud, Mark Shut­tle­worth. C’est un cas unique pour les dis­tri­bu­tions Linux qui émanent soit de com­mu­nau­tés soit d’entreprises com­mer­ciales (Red­Hat, Man­driva, etc) à orien­ta­tion ser­vice. Cas unique car il y a dona­tion non pas sim­ple­ment de temps, mais d’argent pour finan­cer un tra­vail pro­fes­sion­nel à des­ti­na­tion communautaire.

Ne me conte­nant pas d’Ubuntu pour cette prise en main, j’ai testé quelques autres dis­tri­bu­tions Linux au passage:

  • Knop­pix 5.1.1: très com­plète avec un CD-Live, mais sans ins­truc­tion pour l’installation sur un disque dur dans les menus et le bureau et des indi­ca­tions contra­dic­toires récu­pé­rées sur Inter­net, aucune ne fonc­tion­nant. En fait, il semble que cette dis­tri­bu­tion ait la par­ti­cu­la­rité d’être faite pour des Live CD et pas pour être ins­tal­lée sur disque dur. C’est donc plu­tôt un “Linux d’évaluation” qu’autre chose. La docu­men­ta­tion et les forums sont plu­tôt sybi­lins, ou orien­tés experts. J’ai trouvé un tuto­riel sur Inter­net me per­met­tant de trans­fé­rer cette dis­tri­bu­tion “Live” sur une clé USB de 1 Go. J’en suis venu à bout et, ainsi, je peux boo­ter sous Linux avec une simple clé et sur n’importe quel PC. C’est assez pratique.
  • Man­driva One: le boot sur le CD génère plein d’erreurs et te laisse en plan en mode com­mande. Laissé tomber…
  • Open­SuSE 10.2: j’ai ins­tallé cette dis­tri­bu­tion sur un autre disque dur externe. Cela s’est plu­tôt bien passé même si c’est un peu long… en fait, autant qu’une ins­tal­la­tion de Vista. Le réseau et le son étaient bien confi­gu­rés d’emblée, le setup est de qua­lité “pro”. La liste des logi­ciels ins­tal­lés n’est pas énorme. L’interface est sous KDE, et para­mé­trée bizar­re­ment, notam­ment pour la navi­ga­tion dans les logi­ciels ins­tal­lés que je trouve bien lourde.

Si MacOS était un OS libre tour­nant sur un lap­top Intel de base, je le tes­te­rai bien aussi… :) .

Conclu­sion

Après ces ins­tal­la­tions, j’en ai conclu que Ubuntu était effec­ti­ve­ment un bon choix de dis­tri­bu­tion Linux pour l’utilisateur “bureau­tique” (cf mon “bureau” Ubuntu ci-dessous).

Sur­tout de part ses tuto­riaux, bien mieux rédi­gés que ceux des com­mu­nau­tés “plus geeks” asso­ciées aux autres dis­tri­bu­tions. Mon expé­rience per­son­nelle avec Ubuntu n’a rien d’original. D’autres l’ont égale­ment ten­tée, et lar­ge­ment docu­men­tée, comme cet excellent “30 days with Linux” lui-aussi lié à une évalua­tion d’Ubuntu.

D’un point de vue pra­tique, réa­li­ser ce genre de migra­tion néces­site d’avoir tou­jours un second PC sous la main pour pou­voir accé­der aux forums et autres sites Web indis­pen­sables au dépan­nage de l’installation, et, encore mieux, avoir un “geek” sous la main ou être auto­suf­fi­sant de se point de vue là.

Ceci étant, je n’ai pas “migré” sous Linux, loin s’en faut. J’ai sous la main un lap­top bien confi­guré avec Linux sur un disque externe, et aussi sur une clé USB, que je peux uti­li­ser en paral­lèle avec Win­dows selon les besoins, comme des tests de logi­ciels, ou de com­pa­ti­bi­lité diverse. Cela peut dépan­ner, comme ce fut le cas pour faci­le­ment récu­pé­rer une par­ti­tion d’un lap­top que Win­dows ne vou­lait pas “me rendre” (par­ti­tion de backup ins­tal­lée par les construc­teurs). C’est aussi un élément de “culture infor­ma­tique” main­te­nant incontournable.

Ceci n’a pas empê­ché de voir Ubuntu adopté par l’Assem­blée Natio­nale pour le rem­pla­ce­ment des PC des dépu­tés et de leurs assis­tants par­le­men­taires en juin 2007. Rem­pla­ce­ment dicté par des consi­dé­ra­tions écono­miques et poli­tiques plus que tech­niques. Mais aussi liées, indi­rec­te­ment, au fait qu’il ne sera jamais dif­fi­cile pour un député de trou­ver un “geek” pour le dépan­ner dans sa cir­cons­crip­tion. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

Quelques consi­dé­ra­tions me font conti­nuer pour l’instant à employer Win­dows (Vista) comme prin­ci­pal sys­tème d’exploitation:

  • L’ergo­no­mie d’ensemble, notam­ment pour la ges­tion et la mani­pu­la­tion de fichiers tout comme la ges­tion des rac­cour­cis sur le bureau.
  • La faci­lité d’ins­tal­la­tion des appli­ca­tions et des pilotes de péri­phé­riques, même si ces der­niers ne fonc­tionnent pas tou­jours très bien comme ces mau­dits pilotes nVi­dia qui posent pro­blème égale­ment sous Vista, pour le mode “dual screen”.
  • La ges­tion des pho­tos, notam­ment avec l’outil Photo Gal­lery inté­gré dans Vista et le sup­port de mes appa­reils photo Canon.
  • Le sup­port de Micro­soft Office (2007 dans mon cas), qui reste tou­jours plus agréable et com­plet qu’OpenOffice, ainsi que d’une palan­quée d’autres logi­ciels - sou­vent d’origine Micro­soft - qui n’ont pas d’équivalent véri­table sous Linux. Je n’ai pas encore été au bout du test de Wine et de Mono pour voir com­ment les appli­ca­tions Win­dows étaient sup­por­tées sous Ubuntu.
  • Le reste de mon exis­tant appli­ca­tif Win­dows qui ne passe pas inté­gra­le­ment sous Wine.

Je dois recon­naitre que mal­gré l’arrivée de Vista, la dif­fé­rence entre Linux et Win­dows est de plus en plus ténue. Comme j’ai pu l’écrire pré­cé­dem­ment, c’est la frag­men­ta­tion du monde Linux, notam­ment pour l’installation des appli­ca­tions, et le besoin de pas­ser au mode com­mande dans un trop grand nombre de cir­cons­tances, qui per­mettent à Micro­soft de dor­mir en paix pour quelque temps. Ce sont des consi­dé­ra­tions qui limitent sérieu­se­ment la capa­cité de Linux à deve­nir un sys­tème d’exploitation pour “les masses” et dif­fusé via la grande distribution.

Mais pour com­bien de temps quand on voit Dell se réin­té­res­ser à Linux? Là est la question!

Publié le 14 mars 2007 et mis à jour le 4 avril 2009 Post de | Logiciels, Logiciels libres, Microsoft, Photo numérique | 48818 lectures

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Les 66 commentaires et tweets sur “A la découverte d’Ubuntu” :

  • [1] - rthomas a écrit le 14 mars 2007 :

    Bravo pour votre blog et de ce test Linux que je vou­lais faire depuis longtemps.

    Dell est confronté au pro­blème du choix d’une éven­tuelle dis­tri­bu­tion. Construire une image grand public c’est un gros tra­vail. Si der­rière les ventes ne suivent pas c’est à fond perdu. Je n’ose ima­gi­ner le sup­port tech­nique Dell sur le sujet.

    Comme la com­mu­nauté Linux veut tel­le­ment du Dell, pour­quoi la com­mu­nauté ne crée­rait pas l’image d’installation pour Dell? Elle pour­rait ainsi aussi s’occuper du sup­port tech­nique.
    Si elle réus­sit à tom­ber d’accord!

    Rémi

  • [2] - Tristan a écrit le 14 mars 2007 :

    Très très bon papier, Oli­vier, bravo ! J’ai uti­lisé Ubuntu pour ma part lors de sa pre­mière ver­sion (4.10), alors que j’avais décidé de ne pas accep­ter le CLUF de XP SP2 (non merci, pas de DRM chez moi).

    Depuis, la dis­tri­bu­tion a fait de gros pro­grès, il faut dire qu’une nou­velle ver­sion sort tous les 6 mois ! Les chan­ge­ments d’une ver­sion à l’autre ne sont pas tou­jours très impor­tants, mais ils vont dans le bon sens.

    J’ai sen­si­ble­ment la même per­cep­tion que toi des limites de Linux, en par­ti­cu­lier sur la mul­ti­pli­ca­tion des dis­tros. Tou­te­fois, Ubuntu fait preuve d’un “momen­tum” impres­sion­nant et semble ral­lier bien des suf­frages en se trans­for­mant de facto en dis­tro incon­tour­nable (en plus d’être gra­tuite). Ca en fait un excellent can­di­dat pour Dell, par exemple. J’ajouterai que les dif­fi­cul­tés que tu as pu ren­con­trer sont liées au fait que tu n’a pas eu un construc­teur qui fai­sait l’intégration à ta place des dif­fé­rents dri­vers, ce qui reporte sur chaque uti­li­sa­teur ce fardeau.

    C’est bien pour ça que l’action “Détaxe” est impor­tante, mais je sais là que nos avis divergent… :-)

    --Tris­tan (uti­li­sa­teur prin­ci­pa­le­ment de Mac et acces­soi­re­ment de Xubuntu sur Linutop)

  • [3] - kris66 a écrit le 14 mars 2007 :

    Ceci n’a pas empê­ché de voir Ubuntu adopté par l’Assemblée Natio­nale … …il ne sera jamais dif­fi­cile pour un député de trou­ver un “geek” pour le dépan­ner dans sa circonscription..

    Et de consul­ter les infor­ma­tions confi­den­tielles y résidant.

  • [4] - Olivier Ezratty a écrit le 15 mars 2007 :

    Kris, les infor­ma­ti­ciens sont tous les jours confron­tés à des infor­ma­tions confi­den­tielles: dans la défense, dans le ren­sei­gne­ment, dans la RH des entre­prises, etc. Et à vrai dire, les dépu­tés mani­pulent moins d’informations confi­den­tielles qu’il n’y parait puisque leur action est très publique. Bien sur, leurs rela­tions avec des groupes de pres­sion doivent res­ter un tant soi peu confidentielles.

    Tris­tan, oui, j’avais remar­qué cette mon­tée en puis­sance d’Ubuntu depuis quelques mois. Une bête com­pa­rai­son des dis­tros Linux avec Google Trends montre cette évolu­tion de manière écla­tante. Ubuntu est une rup­ture inté­res­sante pour au moins trois rai­sons: c’est un pro­jet réso­lu­ment tourné vers le confort des uti­li­sa­teurs, et ce n’est pas une ini­tia­tive com­mer­ciale comme peut l’être un Red­Hat, un Novell Suse ou un Man­driva, et en même temps, elle est bien finan­cée grâce à un riche dona­teur. Cou­plé à sa mon­tée en puis­sance, cela peut créer un nou­veau rap­port de force et géné­rer un stan­dard de facto. Chose qu’une dis­tro com­mer­ciale clas­sique ne serait pas en mesure de réus­sir. Mais il y a encore du pain sur la planche. Il faut une rup­ture “phi­lo­so­phique” pour se mettre réso­lu­ment du côté de l’utilisateur. Aucune action cou­rante, y com­pris l’installation d’un maté­riel (en par­ti­cu­lier, qui n’est pas “dans la machine” et ne pour­rait donc pas être pris en charge par la pré­ins­tal­la­tion d’Ubuntu par un construc­teur) ne devrait requé­rir l’usage du mode com­mande à la “sudo gedit /etc/X11/xorg.conf ou sudo apt-get machin­bi­dule etc”.

    Rémi, la “com­mu­nauté” n’a pas d’existence juri­dique ou contrac­tuelle pour un construc­teur. Ce n’est pas une entité “solide”. La boite de Mark Shut­tel­worth peut éven­tuel­le­ment jouer ce rôle, appuyée par la “communauté”.

  • [5] - Yannick Lejeune a écrit le 15 mars 2007 :

    Oli­vier, je vote pour toi pro­chain ministre des nou­velles tech­no­lo­gies. Ce papier dans ta posi­tion, il fal­lait le faire (j’applaudis l’honnêteté intellectuelle).

    Juste un point :
    “Wine, la couche de com­pa­ti­bi­lité Win­dows, que j’ai pas eu le cou­rage de tes­ter car, une fois encore, ce n’est pas “
    C’est quoi la suite ?

  • [6] - Olivier Ezratty a écrit le 15 mars 2007 :

    Oui, il y a effec­ti­ve­ment un trou.

    Je vou­lais écrire: ce n’est pas bien facile à confi­gu­rer. Et la por­tée est limi­tée: rela­ti­ve­ment peu d’applications ont été tes­tées avec Wine et la liste dis­po­nible ne conte­nait pas les appli­ca­tions qui m’intéressaient.

  • [7] - jlancon a écrit le 15 mars 2007 :

    Superbe compte-rendu, bien détaillé et bien expli­ca­tif. Sans doute le genre de rap­port que je n’ai jamais eu le temps/courage d’écrire après avoir ins­tallé Kubuntu à côté de mon XP pro. Bravo et merci.

  • [8] - OAO a écrit le 15 mars 2007 :

    Essaye de conti­nuer encore un peu, on découvre les avan­tages ergo­no­miques de Linux après les incon­vé­nients, car ceux-ci sautent aux yeux. Par exemple les bureaux vir­tuels, ou le surligner/coller (ça choque que ça ne marche plus lorsque tu retourne sur un win­dows). Ou essaye plus de logi­ciels, on ne tombe pas du pre­mier coup sur celui avec lequel on tom­bera amou­reux ;)

    Sinon très bon billet.

    Mais Ubuntu ne peut pas tout résoudre, car la plu­part du temps c’est les logi­ciels sous-jacents qui ne sont pas par­faits. Par exemple les pro­blèmes de confi­gu­ra­tion de xorg.conf devrait être résolu par la sup­pres­sion de ce fichier et un réglage auto dans xorg7.3: cf http://blog-libre.fr/?2007/02/13/56-bientot-debarasse-du-si-deteste-xorgconf

  • [9] - virtuo a écrit le 15 mars 2007 :

    Les seuls points noirs sou­le­vés par l’auteur sont du à la non-ouverture des stan­darts maté­riels et logi­ciels… pro­vo­qué par Micro­soft prin­ci­pa­le­ment, et à l’attente d’un envi­ron­ne­ment qui serait le plus proche de Win­dows. Il faut arrê­ter de prendre win­dows comme une sacro-sainte réfé­rence, et revoir un peu les impli­qua­tions sous jacentes au modèle que l’on uti­lise (licence, idéologie…).

    Quand à la remarque sur OpenOffice.org, je me demande s’il ne s’agit pas là d’un gros Troll des cavernes bien poilu:

    “La suite Ope­nOf­fice 2.x, qui me ramène en gros en 1997 et ne sait pas encore lire les fichiers d’Office 2007 (ce qui ne sau­rait tar­der puisque ceux-ci uti­lisent un for­mat XML qui est docu­menté, et en voie de deve­nir un stan­dard aussi bien que l’est main­te­nant celui d’OpenOffice).”

    Pensez-vous réel­le­ment que les deux logi­ciels sont com­pa­rables en terme de fonctionalités/ergonomie/formats ?

    Quand à Open­XML, il n’est pas encore nor­ma­lisé, et j’espère bien qu’il ne le sera pas… C’et vrai que plus de 7000 pages de docu­men­ta­tion, ils ont pas chômé chez Micro­soft… (pour fer­mer leur pré­tendu for­mat ouvert).

    Enfin une autre remarque, tout le long de cet article j’ai l’impression en vous lisant, que c’est au déve­lop­peurs du monde libre de s’adapter, et de gérer les for­mats du monde pro­prié­taire (avec toutes les com­pli­ca­tions que ça sup­pose: ces for­mats sont fait pour être com­plè­te­ment opaques, même avec une docu­men­ta­tion). D’un avis per­son­nel, les déve­lo­peurs du monde libre ont déjà perdu trop de temps à ce petit jeu. Puis quel inté­rêt d’aller se prendre la tête sur du wmv ou autre ? Aucun…

    Donc si Micro­soft fait un for­mat drmisé à mort, il assume, et ses uti­li­sa­teurs aussi, mais n’en fai­sont pas reproche au monde libre.

    Excu­sez moi si ce com­men­taire par­rait un tant soit peu agres­sif, mais cer­taines lignes de cet article mais vrai­ment fait rire (noir).

    Bon­soir,
    Virtuo

  • [10] - Gilgam a écrit le 15 mars 2007 :

    bon­jour

    bravo pour cet article, je suis par­ti­cu­liè­re­ment inté­ressé, étant ro mac et depuis peu pro Linux. Win­dows j’avoue l’avoir au tra­vail dans le cadre d’une appli­ca­tion dédiée pro­fes­sion­nelle. Quand vous par­lez de :

    L’ergonomie d’ensemble, notam­ment pour la ges­tion et la mani­pu­la­tion de fichiers tout comme la ges­tion des rac­cour­cis sur le bureau.

    je crois que vous auriez du uti­li­ser du MAcOSX, je n’ai encore vu aucun OS lui arri­vant à la che­ville en terme de pro­duc­ti­vité…
    je vous prête même une machine si vous vou­lez ;-)

    Cor­dia­le­ment

    G

  • [11] - imbolcus a écrit le 15 mars 2007 :

    Il ne faut pas oublier qu’un “sudo vi /etc/modules.conf” est faci­le­ment rem­pla­cable par un “applications”->“accessoires”->“editeur de texte” puis “fichier”->“ouvrir->selectionner /etc/modules.conf, faire la modif et enregistrer.

    Mais dans un tuto­rial, je trouve qu’il est plus pra­tique pour un debu­tant de copier col­ler une com­mande que de (mal) suivre un (long) che­min dans des menus et des ecrans de confi­gu­ra­tion.
    De toute facon, il ne com­pren­dra pas plus ce qu’il fait gra­phi­que­ment qu’en lan­cant une commande.

    C’est effec­ti­ve­ment plus pra­tique pour un debu­tant mais aussi pour celui qui aide car l’erreur even­tuelle de mani­pu­la­tion est detec­table imme­dia­te­ment. Le resul­tat est detec­table imme­dia­te­ment aussi.
    Un pro­bleme quel­conque pen­dant les mani­pu­la­tions ? un copier-coller de toute la ses­sion per­met de voir tout ce qu’il s’est passe.
    Bref, il ne faut pas deni­grer une ligne de com­mande sur­tout lorsqu’elle est aussi pra­tique et bien faite que celle de linux.

    Je pense fran­che­ment que les GUI sont neces­saires et utiles mais une ligne de com­mande ne doit pas etre mal consi­de­ree. Et je ne vois que les uti­li­sa­teurs convain­cus de win­dows deni­grer cet outil… peut etre que celle de win­dows les a degoute ?

    Concer­nant votre article, il est assez juste. A part les petites remarques trol­lesques sur la cos­me­tique de cer­taines applis (OOo entre autres) sans meme par­ler des fonc­tion­na­lites (car c’est ce qui importe plus au final que des bou­tons bleus au lieu des gris - et com­bien de clients de MS uti­lisent tou­jours O97 ?).
    Sinon je remarque que la plu­part des “pro­blemes” que vous sou­le­vez concernent soit des dri­vers pro­prios, soit des formats/protocoles pro­prio soit un pro­bleme “d’acclimatation” au modele de deve­lop­pe­ment et de fonc­tion­ne­ment du Libre.
    Pour les 2 pre­miers points, il est dif­fi­cile pour le LIbre de faire quoique ce soit a part pas­ser outre les lois de cer­tains pays contre le reverse engee­ring et/ou pous­ser encore et tou­jours les constructeurs/editeurs a prendre en compte linux. Pour le der­nier, un peu d’habitude et de temps reglera l’affaire ;)

    Merci pour votre temoignage.

    Imbol­cus

  • [12] - Laurent a écrit le 16 mars 2007 :

    Je suis d’accord avec Vir­tuo : dans une large mesure, les incon­vé­nients que tu pré­sentes d’Ubuntu ne sont pas intrin­sèques, mais des consé­quences de la posi­tion domi­nante de Micro­soft.
    Dans un monde avec 95% d’Ubuntu et 0.7% de Win­dows, on dirait aussi que c’est la galère pour ins­tal­ler des dri­ver sous Win­dows, qu’il faut recom­pi­ler son noyau etc.
    Allon-y point par point.
    «
    Il faut mai­tri­ser le mode com­mande dès que l’on veut un peu modi­fier la confi­gu­ra­tion de la machine.
    »
    C’est faux. C’est juste un air que se donnent les geeks sur les forums. C’est aussi dû au fait qu’il est plus simple de dire «tapes telle com­mande» que «cliques sur tels bou­tons». Dans mon expé­rience (4 ans), je sais tout faire sans ligne de com­mandes.
    Ce tuto­riel d’installation qui devrait suf­fire pour toute «per­sonne lambda» contient zéro lignes de com­mandes :
    http://wiki.cerkinfo.be/howto:ubuntu_edgy

    «
    L’installation de pilotes de péri­phé­riques est déli­cate dès lors que le maté­riel n’est pas auto­ma­ti­que­ment reconnu.
    »
    Lar­ge­ment dû à la posi­tion domi­nante de Win­dows : les construc­teurs ne font aucun effort pour four­nir des dri­vers. Cela dit, la com­mu­nauté à une dyna­mique qui se prête mal à accep­ter les efforts si ils exis­taient.
    Il y a un modèle d’interaction à inven­ter entre la com­mu­nauté et les construc­teurs. Pour moi, il ne fait aucun doute que les consruc­teurs trou­ve­raient un bon modèle en deux semaines si Ubuntu avait 20% des parts de marché.

    «
    J’ai eu toutes les peines du monde pour confi­gu­rer la carte son sur mon lap­top.
    »
    Moi pas. J’avais ça il y a 3 ans. Fais peut-être une ins­tal­la­tion propre direc­te­ment sur le PC des­tiné à rece­voir l’OS. C’est ce que 98% des uti­li­sa­teurs de Win­dows fait.
    Et encore une fois, le pro­blème ne se pose pas sur un PC pré-installé ou certifié.

    «
    La confi­gu­ra­tion réseau était dif­fi­cile et défaillante au début.
    »
    Ici, tu poses une très bonne ques­tion :
    «Est-ce un pro­blème de maté­riel ou de logi­ciel, allez savoir!»
    Si c’est pure­ment logi­ciel, alors ok. Mais dans la majo­rité des cas, ce genre de pro­blèmes vient encore du manque de consi­dé­ra­tion des construc­teurs. Pro­ba­ble­ment encore un effet de la posi­tion domi­nante de Windows.

    «
    Pas facile de confi­gu­rer le port SMTP pour le client de mes­sa­ge­rie Evo­lu­tion. Il faut cher­cher dans un forum pour décou­vrir qu’il faut ajou­ter ce port après l’adresse du ser­veur SMTP.
    »
    Je ne dément ni confirme : je n’utilise pas Évolu­tion. En tout cas, il s’agirait d’un pro­blème réel, non lié à la posi­tion domi­nante de MS.

    «
    La confi­gu­ra­tion Samba pour accé­der en réseau au lap­top sous Ubuntu à par­tir de Win­dows et réci­pro­que­ment.
    »
    Ici on est à fond dans le pro­blème de la posi­tion domi­nante de Win­dows. C’est bien Win­dows qui a un pro­blème pour se faire voir de Linux, et non le contraire. C’est donc à clas­ser dans les incon­vé­nients de Win­dows, et dans les avan­tages de Linux. Win­dows se cache der­rière des pro­to­coles fer­més, et ensuite on engeule Linux parce qu’il ne voit pas Windows ?!?

    «
    La gra­vure de CD/DVD, un autre casse-tête que j’ai résolu à la longue, et sans savoir vrai­ment com­ment.
    »
    J’utilise k3b (KDE); en trois clics je grave. Sous Gnome, il y a aussi un truc sim­plis­sime pour gra­ver. Là je ne vois pas de quels pro­blèmes tu peux par­ler.
    Atten­tion que Ubuntu est _différent_ de Win­dows. Donc en uti­li­sant des réflèxes Win­dow­zien sous Ubuntu, on peut tour­ner en rond pen­dant long­temps. Tout comme quelqu’un d’habitué à Ubuntu aurait dû mal à faire des trucs tri­viaux sous Win­dows (comme uti­li­ser le multi-bureau ;) )

    À pro­pos de Wine :
    «
    Et la por­tée est limi­tée: rela­ti­ve­ment peu d’applications ont été tes­tées avec Wine et la liste dis­po­nible ne conte­nait pas les appli­ca­tions qui m’intéressaient.
    »
    C’est le pro­blème de la fer­me­ture de Win­dows. La mau­vaise qua­lité de Wine est bien un incon­vé­nient de Win­dows, et non de Linux. C’est Win­dows qui a une struc­ture qui rends dif­fi­cile le por­tage des appli­ca­tions vers Linux.

    «
    Je dois cepen­dant recon­naître qu’une par­tie de mes galères sont liées à une mani­pu­la­tion un peu hors norme que j’ai réa­li­sée:
    »
    C’est le moindre que l’on puisse dire. Fran­che­ment je crois qu’à cause de ça ton étude ne vaut rien ou pas grand chose. En tout cas, la par­tie “confi­gu­ra­tion” et “com­pa­ti­bi­lité maté­rielle” de ton étude est entiè­re­ment à jeter à la pou­belle. Et le peu qui peut sub­sis­ter est en géné­ral de la faute de la posi­tion domi­nante de Micro­soft.
    La par­tie “uti­li­sa­bi­lité” est par contre intéressante.

    «
    Cela com­mence avec une légère com­plexité de la ges­tion de l’installation des logi­ciels Linux dès lors que l’on sort de la liste des logi­ciels pro­po­sés par Synap­tic.
    »
    Ques­tion presque tout à fait sérieuse : est-ce que ça existe, quelque chose qui n’est pas dans la liste ? Oui ? Quelque chose dont le grand public a besoin ? Et dont le besoin n’est pas pure­ment induit par la posi­tion domi­nante de Micro­soft ?
    Ah bon. Moi je n’en ai aucun.

    «
    Il est bien dom­mage que les pro­ces­sus d’installation de logi­ciels soient l’un des fac­teurs de diver­gence entre les dis­tri­bu­tions Linux car c’est une fonc­tion cri­tique pour le grand public.
    »
    Je ne crois pas parce que si le grand public est aussi mau­vais en infor­ma­tique qu’on le dit, ils ne verra pas la dif­fé­rence entre une dis­tri­bu­tion et une autre. Il pren­dra l’ordinateur avec sa Linux pré-installée et verra dans le livre fourni avec où trou­ver la liste des appli­ca­tions à ins­ta­ler (synap­tic pour les débian ou conf­drake pour les man­driva ou autre) et s’en conten­tera. Le grand public n’est pas censé être conscient que son voi­sin a un menu d’une cou­leur dif­fé­rente. Puis ce grand public s’est bien habi­tué à dif­fé­ren­tier du lait entier, écrémé ou demi-écrémé. La légende selon laquelle c’est cri­tique pour le grand public de devoir s’habituer à des dif­fé­rences d’un sys­tème à l’autre, cette légende est com­plè­te­ment dûe à la posi­tion mono­po­lis­tique de Micro­soft dans l’informatique. Dans tous les autres domaines com­mer­ciaux, les gens connaissent des dizaines de marques dif­fé­rentes pour le même pro­duit. La posi­tion de l’informatique com­plè­te­ment uni­for­mi­sée par MS est tout à fait exceptionelle.

    «
    La trop grande frag­men­ta­tion de Linux avec ses ver­sions qui ont tou­jours quelques chose d’incompatible entre elles, que ce soit les dri­vers […]
    »
    Ça, je crois que c’est un pro­blème pour les construc­teurs qui auront plus de mal à faire des dri­vers pour Linux que pour Win­dows. Je ne crois pas que ça péna­lise l’adoption de Linux dans le grand public. La per­sonne qui ne veut pas se poser de ques­tions, s’installe aujourd’hui une Ubuntu-Edgy Eft et puis ne change plus de sys­tème jusqu’au moment d’acheter un nou­vel ordi­na­teur. Qu’entre les deux il ait sauté une ou dix ver­sions, ça n’est pas un pro­blème.
    Quand tu donnes des argu­ments pareil, je me demande si tu ne com­pares pas impli­ci­te­ment l’incomparable, c’est à dire une Win­dows pré-installée à laquelle on ne touche jamai jusqu’à en réache­ter une autre avec le pro­chain ordi­na­teur avec une Ubuntu à ins­tal­ler soi-même avec la volonté de res­ter tou­jours à la pointe du pro­grès. On n’a qu’à s’en foutre de suivre l’évolution au jour le jour, et tout va bien.

    «
    De la même manière, il y a aussi trop d’applications redon­dantes
    »
    Ça, c’est un bien parce qu’on peut avoir plu­sieurs approches du même pro­blème. C’est enri­chis­sant.
    Par contre, pour la suite tu as rai­son, mais encore détourné par la posi­tion domi­nante de MS. Tu com­pares un logi­ciel payant avec des logi­ciels gra­tuits. Quand Ubuntu aura 20% des parts de mar­ché, tu ver­ras que ton appli­ca­tion pré­fé­rée exis­tera sous Linux moyen­nant finances.
    Plus géné­ra­le­ment, toute plainte de Linux Vs Win­dows sur le nombre d’applications *com­mer­ciales* dis­po­nibles est une consé­quence de la posi­tion domi­nante, et non une com­pa­rai­son intrinsèque.

    «
    Côté maté­riel, je n’ai pas pu connec­ter un appa­reil photo Canon en mode USB. J’obtiens un sybillin mes­sage d’erreur : “couldn’t claim the USB device”.
    »
    Pos­sible. De ce côté là, Linux n’est pas tou­jours au point. C’est dif­fi­cile de sépa­rer quels sont le pro­blèmes linuxiens purs et ceux qui sont géné­rés par la fer­me­ture des pro­to­coles et le je m’en fou­tisme des construc­teurs.
    Quoi qu’il en soit, dans un monde non dominé par MS, les appa­reils pho­tos qui fonc­tionnent sous Linux seraient clai­re­ment indi­qués, et le pro­blème n’apparaîtrait pas.

    «
    Et le mode hiber­na­tion ne fonc­tionne pas.
    C’est semble-t-il lié à la dif­fi­culté pour Linux de mettre la “carte” nVi­dia en veille parce que ses spé­ci­fi­ca­tions ne sont pas ouvertes. Là encore, il y a une bidouille pour y arri­ver, mais je n’en suis pas venu à bout.
    »
    Tu le dis toi-même : posi­tion domi­nante de Micro­soft. Que Nvi­dia fasse des dri­vers cor­rects, et on en repar­lera. (parce qu’il y aura à repar­ler : le mode veille foire même avec du maté­riel bien supporté)

    «
    L’interface uti­li­sa­teur (Gnome) rap­pelle un peu celle de Win­dows 95/98. Elle n’est pas bien évoluée même si on peut la per­son­na­li­ser.
    »
    Là, je ne suis pas du tout d’accord. L’ergonomie de Gnome est net­te­ment mieux pen­sée que celle de Win­dows (toutes ver­sions confon­dues). Par contre au niveau des cou­leurs fla­shi, Gnome est effec­ti­ve­ment “morne”, là où Win­dows XP est car­ré­ment kitch. KDE per­met d’avoir un envi­ron­ne­ment aussi coloré que Win­dows XP; a titre per­son­nel, je pré­fère la kitch de DKE/Windows au “sérieux” de Gnome. Mais c’est tout à fait une ques­tion de goûts et de cou­leurs. Au niveau de l’interface au sens ergo­no­mique du terme, Gnome est lar­ge­ment supé­rieur à KDE et Win­dows. (je dis ça en tant qu’utilisateur de KDE)

    «
    J’ai aussi testé la bêta de Beryl, une inter­face qui a quelques points com­muns avec celle de Win­dows Vista, mais qui se contente d’améliorer la cos­mé­tique avec force para­mé­trage (incroyable!)
    »
    Béryl étant sorti avant Win­dows Vista, je dirais plu­tôt que Win­dows Vista a quelque points com­muns avec Béryl, mais se contente d’en amé­lio­rer l’utilisabilité du sys­tème en ne don­nant pas autant de pos­si­bi­li­tés pour perdre son temps à faire des effets alu­ci­nants.
    Ici, tu as vrai­ment prit Win­dows comme réfé­rence; c’est une déviance que tu as sou­vent. D’ailleurs Win­dows comme Linux, c’est Mac qui nous a tous humi­lié sur le coup !

    «
    La suite Ope­nOf­fice 2.x, qui me ramène en gros en 1997 et ne sait pas encore lire les fichiers d’Office 2007
    »
    Si je n’avais pas lu le reste de ton texte (qui est mesuré et pré­cis), j’aurais sim­ple­ment cru à un troll débile et velu. Je retourne le com­pli­ment : avec MS-Office 2007, je me croi­rait retourné à OOo d’il y a 1000 ans parce que MS-Office 2007 ne lit pas les sxw !
    Au niveau de la com­pa­ti­bi­lité des for­mats, c’est bien MS-Office qui est incom­pa­tible avec ses concur­rents, et non le contraire.

    «
    L’absence du sup­port de cer­tains autres for­mats pro­prié­taires comme le DVR-MS de Win­dows Media Cen­ter. Mais ce n’est pas la faute des déve­lop­peurs du monde du libre, et plu­tôt celle de Micro­soft qui n’a pas ouvert ce for­mat (à ma connais­sance, même pour la ver­sion sans DRM).
    »
    J’irais même plus loin : la pos­si­bi­lité qu’à Win­dows de gérer ces for­mats est un incon­vé­nient de Win­dows parce qu’il tends à l’utilisateur le piège de l’enfermement. L’existence même de ces for­mats est une consé­quence (et une cause) de la posi­tion domi­nante de Microsoft.

    «
    Enfin, l’attitude de cer­tains contri­bu­teurs des com­mu­nau­tés qui consi­dèrent qu’il faut être en gros sysad­min pour “méri­ter” d’utiliser un PC (sous Linux) et que les habi­tudes (de sim­pli­cité) prises sous Win­dows sont mau­vaises.
    »
    Tu as rai­son : cer­tains sont très hau­tins. Mais par­fois, c’est vrai que cer­taines habi­tudes prises sous Win­dows sont mau­vaises. Comme le fait de télé­char­ger un install.exe sur inter­net pour ins­tal­ler un pro­gramme par exemple, ou encore de ne pas navi­ger avec des onglets ou de ne pas uti­li­ser de multi-bureau.
    D’autre part, Linux n’a pas l’ambition de faire comme Win­dows; il a l’ambition de faire mieux (hum), et donc dif­fé­rent. Il est tout à fait nor­mal de devoir chan­ger cer­taines habi­tudes.
    Donc quand quelqu’un vient sur un forum avec «Sous Win­dows, je clique sur ces trois bou­tons et ça fait ce que je veux; je ne trouve pas ces bou­tons, c’est que Linux n’est pas très ergo­no­mique», il y a sou­vent des réac­tions épider­miques. Sur­tout que sou­vent la solu­tion linuxienne est sim­ple­ment de cli­quer sur trois bou­tons dif­fé­rents…
    Donc effec­ti­ve­ment pour maî­tri­ser son Ubuntu en venant de Win­dows, il faut le méri­ter; il y a un réap­pren­tis­sage à faire. Tout comme le jour où ma mère vou­dra retour­ner à Win­dows, elle aura du mal. Elle est com­plè­te­ment for­ma­tée Ubuntu.
    Mais typi­que­ment, la manie qu’ont les linuxiens à faire croire que si tu ne sais pas taper de lignes de com­mandes t’as qu’à uti­li­ser Win­dows est éner­vante. D’une part parce qu’elle est mépri­sante pour la per­sonne qui veut faire l’effort de décou­vrir quelque chose de nou­veau, ensuite parce qu’elle dis­cré­dite Linux en per­du­rant la répu­ta­tion de “c’est pour ceux qui s’y connaissent” et enfin parce que cette pseudo-indispensabilité de la ligne de com­mande est un manque de res­pect pour le tra­vail de toutes les per­sonnes qui ont rendu pos­sible toutes les mani­pu­la­tions ubun­tiennes en mode graphique.

    pfff c’était long !

    Bonne soi­rée
    Laurent

  • [13] - Samuel MARTIN a écrit le 16 mars 2007 :

    Pour ma part jamais eu de pro­blème avec le dhcp. Mais chose étrange depuis la ver­sion edgy eft je ne passe plus par l’interface gra­phique de confi­gu­ra­tion réseau,en effet cette der­nière ne scanne plus les réseaux wifi envi­ro­nants. Un simple sudo iwlist scan + sudo dhclient eth1 per­met de récu­pé­rer le réseau puis une ip.

    Je suis un ancien uti­li­sa­teur de win­dows et per­son­nel­le­ment je trouve plus simple l’utilisation d’ubuntu mais à une condi­tion que tous soit ins­tallé évidem­ment avant, comme c’est le cas pour win­dows. C’est uni­que­ment dans ce cas là que l’on peut vrai­ment com­pa­rer ces deux OS.

    Final­le­ment, pour conce­voir, déve­lop­per des pro­jets Web, Linux semble être un meilleur choix dans la mesure où la plu­part des ser­veurs tournent égale­ment sous cet OS. Les ajus­te­ments lors des uploads sont plus rares a affectuer.

  • [14] - Olivier Ezratty a écrit le 16 mars 2007 :

    Quelques réac­tions à cer­tains des com­men­taires ci-dessus:

    - Ne met­tez pas tout sur le dos de Micro­soft et des for­mats pro­prié­taires! A part quelques excep­tions, les for­mats et pro­to­coles de MS sont main­te­nant docu­men­tés et exploi­tables dans le monde du libre. C’est le cas des for­mats d’Office 2007 par exemple. Se plaindre de la com­plexité des for­mats d’Office 2007 donne un peu trop dans la théo­rie du com­plot. N’est-ce pas un peu plus sim­ple­ment parce que MS Office a un péri­mètre fonc­tion­nel plus large que celui d’Open Office? Et peut-être aussi parce que MS fait des choses com­pli­quées. C’est plus un tra­vers d’ingéniering (il y en a chez MS comme ailleurs) qu’un com­plot contre les logi­ciels libres. Bran­dir le spectre de la “trol­li­sa­tion” d’un écrit n’élève pas le débat. En tout cas, ce n’est pas comme cela que je conçois.

    - La frag­men­ta­tion de Linux, notam­ment pour l’installation d’applications, n’est pas le fait de Micro­soft! C’est un pro­blème d’organisation des com­mu­nau­tés de déve­lop­pe­ment libres. Elles ont leurs tra­vers, et des tra­vers humains simi­laires à ceux que l’on trouve dans les entre­prises: conflits d’égos, besoin de dif­fé­ren­tia­tion des dis­tro com­mer­ciales, trop grand nombre de pro­jets qui réin­ventent la roue au lieu d’améliorer ce qui existe, etc. Cela concerne la gou­ver­nance des déve­lop­pe­ments dis­tri­bués du libre.

    - La com­mu­nauté Linux doit savoir faire son auto­cri­tique si elle sou­haite pro­gres­ser. La dis­ci­pline néces­saire pour tou­cher un mar­ché de volume est très contrai­gnante, j’en ai évoqué les contours à plu­sieurs reprises. Ne pas les accep­ter , ne pas les trai­ter suf­fi­sam­ment proac­ti­ve­ment fera per­du­rer un han­di­cap cer­tain à Linux. Le lob­bying poli­tique ou juri­dique (“détaxe Win­dows” & co) ne chan­gera pas la donne et la réa­lité du mar­ché. N’oubliez pas que Micro­soft sait aussi faire ses méa-culpas et s’améliorer. S’il y a eu des ratés dans le dev et le lan­ce­ment de Vista, ils les corrigeront!

    - Dans ce pay­sage, Ubuntu est un véri­table “game chan­ger” car ils ont réso­lu­ment pris le parti de l’utilisateur à contre cou­rant de l’approche orien­tée “geeks” qui pré­do­mine encore trop dans le monde du libre ET dans un modèle non com­mer­cial au pre­mier abord. Les évolu­tions de la ver­sion d’Ubuntu qui sor­tira en avril vont d’ailleurs dans le bon sens et confirment cette démarche.

    - Cette réac­tion sur le mode com­mande ou sur le fait que mai­tri­ser Ubuntu “cela se mérite” est une atti­tude ris­quée. Un uti­li­sa­teur, cela se mérite! Ce n’est pas l’utilisateur qui doit méri­ter le pro­duit. Même s’il s’agit d’un logi­ciel gra­tuit. Il ne faut pas inver­ser la pro­po­si­tion quand on ambi­tionne de tou­cher des mil­lions d’utilisateurs!

    - Beryl et Vista: ce der­nier est en bêta depuis des lustres (2003)! Donc c’est exa­géré de sous-entendre que MS a pompé dans Beryl. Et fran­che­ment, le para­mé­trage de Beryl est tel­le­ment “ouvert” qu’il res­semble à un cock­pit de 747! C’est vrai­ment “too much”! MS ne copie d’ailleurs pas assez quant il le devrait: par exemple, il n’y a tou­jours pas d’accélérateur cla­vier sous Vista pour créer un réper­toire. Alors que cela existe sur MacOS depuis long­temps (Pomme-N) et sous Gnome (Shift-Ctrl-N).

    - Cer­taines galères dans mon expé­rience sont effec­ti­ve­ment liées à l’installation à la mano sur mon lap­top, je l’ai bien reconnu. Mais d’autres sont indé­pen­dantes (notam­ment sur les appa­reils photo).

  • [15] - Olivier a écrit le 16 mars 2007 :

    Bon article, merci beau­coup de votre curiosité.

    Mais je trouve qu’il manque dans les points posi­tifs de linux la mise à jour de tous les com­po­sant d’ubuntu par un sys­tème simple et quasi-automatique (les mises à jour de sécu­rité peuvent même être faite de manière tota­le­ment invi­sible) dont on peut régler la fré­quence.
    Non seule­ment ce qui est « ins­tal­lable » se trouve dans synap­tic mais des mises à jour régu­lières s’appliqueront à l’ensemble de ce qui est ins­tallé.
    De même une mise à jour vers la ver­sion supé­rieur fera pas­ser tout le sys­tème ainsi que tous les pro­grammes ins­tal­lés vers leur ver­sion la plus récente.
    C’est sans équi­va­lent sous win­dows. Et pour avoir ins­tallé des ubuntu à des néo­phites com­plet en infor­ma­tique je peux assu­rer que c’est un énorme atout.

    Dans la pro­chaine ver­sion d’ubuntu (sor­tie en avril) l’écriture sur les par­ti­tions ntfs sera ins­tal­lée d’office (la mani­pu­la­tion sous edgy est sim­plis­sime : tout est dans synap­tic).
    Quoi qu’il en soit, là encore ce n’est pas un pro­blème de linux mais de win­dows qui refuse de don­ner ses spé­ci­fi­ca­tions et qui,en plus, bien que pos­sé­dant celles des sys­tèmes de fichier de linux ne sait pas les lire par défaut (alors ils sont recon­nus comme étant bien plus stables).
    Avez-vous avez essayé de lire votre disque dur externe en ext3 depuis win­dows ? C’est pire qu’archaïque. Diriez-vous là aussi que c’est la faute de linux ? Un peu de cohé­rence, svp.

    Cet article montre bien une chose : la mécon­nais­sance des pro­blèmes lié à la non divul­ga­tion des source et l’utilisation de mono­poles, et les graves fautes de rai­son­ne­ment que cela entraîne.

    Linux a encore bien des pro­grès à faire mais il est triste de voir que sa prin­ci­pale dif­fi­culté réside dans la fer­me­ture opposé par la concur­rence à l’ouverture prô­née par la communauté.

    Pour finir, à l’assemblée natio­nale, il y a une société qui va être « embau­chée » pour la main­te­nance, comme win­dows l’est pour les postes qu’ils ins­tallent. Société qui sera donc sou­mise à des règles de confi­den­tia­lité : ce ne sont pas les membre forum unbunt-fr qui vont le faire… Ne confon­dons pas une uti­li­sa­tion dans un cadre privé et dans un cadre pro­fes­sion­nel (je ne compte pas le nombre de forum win­dows avec des infor­ma­tions contra­dic­toires qui per­mettent de faire sau­ter la base de registre en un cli­gne­ment de paupières… )

    Bien à vous,
    Oli­vier (non infor­ma­ti­cien, non ingé­nieur, n’a jamais écris une seule ligne de code de sa vie… simple utilisateur)

  • [16] - Agrou a écrit le 16 mars 2007 :

    Bon­jour,
    pour gérer vos pho­tos sous ubuntu je vous conseille d’essayer digi­kam, qui est un logi­ciel assez com­plet pour gérer votre col­lec­tion et qui per­met en plus de faire quelques retouches.

    Concer­nant la mul­ti­pli­cité de logi­ciels libres qui font la même chose, il est vrai que dans cer­tains cas ils sont vrai­ment trop nom­breux. Mais l’un des avan­tages d’un code source ouvert c’est éven­tuel­le­ment de pou­voir s’en res­ser­vir (ou s’en ins­pi­rer) pour faire un autre logi­ciel. De plus cela crée une saine émula­tion entre les pro­jets (KDE-Gnome par exemple).

  • [17] - Laurent a écrit le 16 mars 2007 :

    «
    - Ne met­tez pas tout sur le dos de Micro­soft et des for­mats pro­prié­taires! A part quelques excep­tions, les for­mats et pro­to­coles de MS sont main­te­nant docu­men­tés et exploi­tables dans le monde du libre.
    »

    Facile ! Ils “docu­mentent” depuis 6 mois, et la com­mu­nauté devait réagir immé­dia­te­ment !?! Il n’en reste pas moins que la majo­rité des docu­ments MS-Office que je reçois (heu non pas la majo­rité, la tota­lité) sont des bons vieux doc et ppt; tota­le­ment fer­més.
    Les for­mats libres linuxiens sont docu­men­tés depuis tou­jours, et MS n’a jamais bougé le petit doigt pour les implé­men­ter. Il est à l’heure actuelle plus simple d’utiliser un for­mat MS (docu­menté ou non) sous Linux qu’un for­mat libre sous Win­dows. Au niveau des for­mats, l’incompatibilité est bien un pro­blème qui se situe dans la très grosse majo­rité du côté de MS.
    Et puis là encore, c’est com­pa­rer l’incomparable et oublier de tenir compte de la posi­tion domi­nante. En effet, quand Ubuntu aura 50% des parts de mar­ché, il y aura des trai­te­ments de texte à 600 euros (c’est la dif­fé­rence de prix entre MS- et Open-Office) qui tour­ne­ront sur Ubuntu et qui sau­ront lire les deux formats.

    «
    C’est le cas des for­mats d’Office 2007 par exemple. Se plaindre de la com­plexité des for­mats d’Office 2007 donne un peu trop dans la théo­rie du com­plot. N’est-ce pas un peu plus sim­ple­ment parce que MS Office a un péri­mètre fonc­tion­nel plus large que celui d’Open Office? Et peut-être aussi parce que MS fait des choses com­pli­quées. C’est plus un tra­vers d’ingéniering (il y en a chez MS comme ailleurs) qu’un com­plot contre les logi­ciels libres. Bran­dir le spectre de la “trol­li­sa­tion” d’un écrit n’élève pas le débat. En tout cas, ce n’est pas comme cela que je conçois.
    »

    Ça, on verra à l’usage … en atten­dant, c’est un fait objec­tif que dans leur for­mat Open­XML, Micro­soft réin­vente sou­vent la roue, il y a beau­coup de choses qu’ils redé­fi­nissent sans rien ajou­ter. Dans d’autres, ils redé­fi­nissent pour amé­lio­rer, c’est vrai. En tout état de causes, Novell tra­vaille déjà à une implé­men­ta­tion dans OOo de ce for­mat. Je crois que dans peu de temps il sera plus facile de lire un Open­XML dans OOo qu’un ODF dans MS-Office (parce que dans ce deuxième cas, il faut ins­tal­ler un gref­fon sup­plé­men­taire).
    De plus je rap­pelle que MS a déjà fait le coup de l’ouverture avec RTF. For­mat docu­menté et inter­opé­rable. D’une ver­sion de Word à l’autre, ils ont uni­la­té­ra­le­ment modi­fié le for­mat (de façon non docu­men­tée) de façon à for­cer l’incompatibilité.
    Excuses donc si on crie au troll, mais Micro­soft s’est dans le passé (et dans le pré­sent encore) trop sou­vent com­porté comme un ennemi (plu­tôt que comme un concur­rent); alors main­te­nant on a du mal à faire confiance. Et la ques­tion des for­mats est une des plus épineuses.

    «
    - La frag­men­ta­tion de Linux, notam­ment pour l’installation d’applications, n’est pas le fait de Micro­soft!
    »

    Ok. Un point. Mais ce n’est pas un incon­vé­nient non plus. Ça a des tonnes d’avantages. D’autre part, est-ce que tu connais des logi­ciels libres sous Win­dows qui font mieux ? Je crains qu’à ce niveau tu com­pares ce que tu peux avoir en payant sous Win­dows avec ce que tu peux avoir gra­tos sous Ubuntu. Quand Ubuntu aura 50% des parts de mar­ché, tu auras tes logi­ciels pro­prié­taires payants qui feront tout aussi bien que ce dont tu as l’habitude.

    «
    - La com­mu­nauté Linux doit savoir faire son auto­cri­tique si elle sou­haite pro­gres­ser. La dis­ci­pline néces­saire pour tou­cher un mar­ché de volume est très contrai­gnante, j’en ai évoqué les contours à plu­sieurs reprises. Ne pas les accep­ter , ne pas les trai­ter suf­fi­sam­ment proac­ti­ve­ment fera per­du­rer un han­di­cap cer­tain à Linux. Le lob­bying poli­tique ou juri­dique (”détaxe Win­dows” & co) ne chan­gera pas la donne et la réa­lité du mar­ché. N’oubliez pas que Micro­soft sait aussi faire ses méa-culpas et s’améliorer. S’il y a eu des ratés dans le dev et le lan­ce­ment de Vista, ils les cor­ri­ge­ront!
    »

    Cela est vrai, mais et alors ? La com­mu­nauté a main­te­nant pro­duit un envi­ron­ne­ment qui est intrin­sè­que­ment plus simple à ins­tal­ler et uti­li­ser que Win­dows. Les pro­blèmes que tu pointes au niveau des appli­ca­tions ne sont pas tel­le­ment du res­sort des contri­bu­teurs libres : eux ils déve­loppent pour s’amuser et mettent leurs tra­vaux à dis­po­si­tion des autres; ils n’ont pas à faire des choses qui ne leur plaît pas dans l’unique but de faire plai­sir au win­do­zien qui, sous Win­dows, payant 50 euros un logi­ciel et s’imagine qu’il serait nor­mal d’avoir exac­te­ment le même à zéro euros juste parce que son envi­ro­ne­ment s’appelle Ubuntu plu­tôt que Win­dows.
    C’est aux com­mer­ciaux de faire la dif­fé­rence, et de pro­po­ser des solu­tions linux payantes aussi bien que ce qu’ils font déjà pour Win­dows.
    Ce qui est de la faute de la dyna­mique libre (et c’est dom­mage que tu n’en parles pas parce que c’est là que ton argu­ment devient vrai) c’est que la varia­bi­lité des spé­ci­fi­ca­tions du ker­nel rend le tra­vail des com­mer­ciaux plus dif­fi­cile; en par­ti­cu­lier la créa­tion de dri­ver. Mais là encore, je suis sûr que le jour où 30% de la clien­tèle d’un construc­teur de maté­riel dépen­dra de sa com­pa­ti­bi­lité Linux, ils trou­ve­ront une solu­tion; ne fut-ce que ne sup­por­ter que deux ou trois dis­tri­bu­tions. Par exemple, ils se foca­li­se­raient main­te­nant sur Feisty Fawn et ne publie­raient des dri­vers que pour lui durant les 3 pro­chaines années.

    «
    - Cette réac­tion sur le mode com­mande ou sur le fait que mai­tri­ser Ubuntu “cela se mérite” est une atti­tude ris­quée. Un uti­li­sa­teur, cela se mérite! Ce n’est pas l’utilisateur qui doit méri­ter le pro­duit. Même s’il s’agit d’un logi­ciel gra­tuit. Il ne faut pas inver­ser la pro­po­si­tion quand on ambi­tionne de tou­cher des mil­lions d’utilisateurs!
    »

    Mou­wais … le pro­blème est qu’on a lobo­to­misé l’utilisateur. Or pour bien uti­li­ser un ordi­na­teur (c’est vrai sous Win­dows aussi) il faut un peu s’y conaître. Les gens qui ont des virus sous Win­dows dans mes connais­sances sont tou­jours des gens qui n’y connaissent rien. Faire croire aux gens qu’on peut uti­li­ser un ordi­na­teur sans rien apprendre, c’est cri­mi­nel; c’est ce qui sous Win­dows pro­voque les virus, les pannes, les dépan­nages à 50 euros de l’heure, …
    Disons que sous Win­dows, on veut faire simple tan­dis que sous Linux on veut faire bien. Là où le simple et le bien se rejoignent, c’est le pied c’est Ubuntu; ailleurs, ben y’a un choix à faire entre avoir des virus sous Win­dows par manque de connais­sances ou bien se ren­sei­gner un peu et deve­nir quelqu’un «qui s’y connaît». Je ne crois pas une seule seconde que les gens sont majo­ri­tai­re­ment intrin­sè­que­ment trop bête pour se mettre dans la seconde caté­go­rie.
    Sur le point par­ti­cu­lier de la ligne de com­mande, je rejoins ce qui a été dit plus haut : pour quelqu’un qui aide sur un forum, c’est net­te­ment plus simple et plus effi­cace. Si tout le monde uti­li­sait Ubuntu, on dirait que les win­do­ziens sont hau­tains parce qu’ils veulent tout faire en mode gra­phique et qu’ils rechinent à la ligne de com­mande. Quoi qu’il en soit, sous Ubuntu le seul truc que je ne sais pas faire sans ligne de com­mande, c’est un mon­tage ssh.
    En fait, le point pré­cis sur lequel tu as rai­son est celui-ci : à force de se dire que les lignes de com­mandes sont plus pra­tiques que leur équi­va­lents gra­phiques pour décrire des opé­ra­tions à faire, on fait per­du­rer le mythe que la ligne de com­mande est obli­ga­toire. Et ce mythe est très dom­ma­geable à Ubuntu.
    C’est pour­quoi j’ai tapé le tuto­riel http://wiki.cerkinfo.be/howto:ubuntu_edgy qui décrit tout ce qu’on a besoin de savoir sans une seule ligne de com­mande (et sans rien faire de tech­nique). C’est dom­mage que la com­mu­nauté libre n’en pro­duit pas plus, des tutos comme ça.

    «
    - Beryl et Vista: ce der­nier est en bêta depuis des lustres (2003)!
    »
    Presque en même temps que les pre­mières beta de 3D linuxiennes en fait (peut-être 2004)… enfin sur ce point pré­cis, la ques­tion n’est pas de savoir qui de béryl ou Vista a copié l’autre, mais au mieux de savoir qui a été le moins humi­lié par Mac !

    «
    - Cer­taines galères dans mon expé­rience sont effec­ti­ve­ment liées à l’installation à la mano sur mon lap­top, je l’ai bien reconnu.
    »

    Tu as oublié de pré­ci­ser quelle était la porté de cette recon­nais­sance : c’est juste que la moi­tié de tes cri­tiques sont à sim­ple­ment à mettre à la pou­belle sans autre formes de pro­cès … en en par­ti­cu­lier TOUTES les cri­tiques sur la recon­nais­sance de maté­riel. Je me devais de le signa­ler ;)
    Note qu’après avoir fait une ins­tal­la­tion propre, il y aurait sûre­ment encore des trucs à dire…

    «
    Mais d’autres sont indé­pen­dantes (notam­ment sur les appa­reils photo).
    »
    exact. Mais il en reste peu. Pour l’appareil photo, il faut voir si c’est la faute à un pro­to­cole fermé du type par­ti­cu­lier d’appareil ou à une réelle défi­cience d’Ubuntu (les deux sont pos­sibles). Mais là encore, sur un réel mar­ché de concur­rence, il y aurait un logo Ubuntu sur l’emballage de l’appareil qui ferait en sorte que l’on serait faci­le­ment capable d’éviter les appa­reils non supportés.

    En résumé, je crois que sans aucune mau­vaise foi, on trouve de la posi­tion domi­nante de MS (volon­taire ou non de la part de Micro­soft) der­rière la grande majo­rité des pro­blèmes que l’on ren­contre sous Ubuntu; en par­ti­cu­lier qua­si­ment tous les pro­blèmes de maté­riel et dis­po­ni­bi­lité de logi­ciels sont dûs à la posi­tion domi­nante de MS (ça fait qua­si­ment toutes tes cri­tiques, sauf celles sur la men­ta­lité des libristes et peut-être l’appareil photo).
    Ensuite, il faut un tout petit peu de mau­vaise foi pour mettre les autres pro­blèmes sur le dos de MS; mais quand on veut, on y arrive ! (par exemple quand je dis que la ligne de com­mande, c’est bon pour tout le monde et que c’est Miro­soft qui a lobo­to­misé les gens dans le but de les rendre inca­pable d’utiliser cet outil fabu­leux qu’est la ligne de commande)

    J’ai encore une remarque très géné­rale : et la liberté ?
    http://ploum.frimouvy.org/?62-de-la-liberte-la-face-meconnue-de-l-informatique
    Tu limites ton étude à un aspect pure­ment tech­nique et ergo­no­mique. Mais est-ce que ça vaut les pri­va­tions de liberté qu’on doit accep­ter dans le cluf ?
    Est-ce que ça vaut le fait que mon gou­ver­ne­ment stoque mon casier judi­ciaire sur un ordi­na­teur sous Win­dows et est inca­pable de me garan­tir que Micro­soft n’y a pas accès (réel : j’ai posé la ques­tion) ? Est-ce que ça vaut que le CDH (un parti poli­tique belge) réponde à mes ques­tions en for­mat doc, ce qui rend le débat démo­cra­tique belge réservé aux clients de Micro­soft ? Même ques­tion pour la télé­vi­sion publique belge qui dif­fuse en wmv ? Et ma sec­tion locale de Croix-Rouge qui exige que j’écrive mes articles pour leur jour­nal en Word ? Et quand on achète un ordi­na­teur, on nous impose Win­dows; tu ne te sens pas humi­lié que par défaut le ven­deur te prenne pour un cré­tin inca­pable d’utiliser autre chose que Win­dows ? Et les DRM qui te prennent pour un voleur par défaut ? (sur les DRM, Micro­soft n’est pas *tout* le pro­blème, mais MS est quand même une des grosses pièces du pro­blème)
    Même si du point de vue pure­ment “uti­li­sa­teur final”, Win­dows était plus simple, est-ce qu’il ne fait pas aussi tenir compte du fait que la posi­tion domi­nante de Micro­soft est un pro­blème de société, et un pro­blème de démocratie ?

    Bonne jour­née
    Laurent

  • [18] - marc a écrit le 16 mars 2007 :

    Il faut avouer que depuis le der­nier unix-like signé Micro­soft (Xenix 2.2.1)(en floppy 5,25″)(et ses étiquettes bleues)(qui a osé dire “j’étaits pas né !”), l’on peut consta­ter quelques amé­lio­ra­tions. Ah… si l’aventure de la “couche Posix” de NT avait pu conti­nuer sérieu­se­ment :-) ))))))

    Ceci dit, je pense (sans le moindre esprit trol­leur) que cer­tains pro­blèmes d’installation que vous avez ren­con­tré auraient pu être évités avec un code un peu plus “debian” qu’Ubuntu. Et plus pré­ci­sé­ment avec Mepis, un presque-jumeau du Linux Sud-Africain, net­te­ment moins bien sup­porté mais un poil plus orthodoxe.

    Je vais ten­ter de mon­ter une config sem­blable sur une gamelle “exter­nal Sata”… j’avoue jusqu’à pré­sent avoir évité de ten­ter le diable, en ins­tal­lant mes linux soit sur un disque indé­pen­dant, soit au sein d’une VM. Pru­dence est mère de la porcelaine

    Marc

  • [19] - virtuo a écrit le 16 mars 2007 :

    Laurent a fait un très bon com­men­taire, et je rejoins sa pen­sée. Merci Laurent :)

    Par rap­port à la réponse de l’auteur:
    ”- Ne met­tez pas tout sur le dos de Micro­soft et des for­mats pro­prié­taires! A part quelques excep­tions, les for­mats et pro­to­coles de MS sont main­te­nant docu­men­tés et exploi­tables dans le monde du libre. C’est le cas des for­mats d’Office 2007 par exemple. Se plaindre de la com­plexité des for­mats d’Office 2007 donne un peu trop dans la théo­rie du com­plot. N’est-ce pas un peu plus sim­ple­ment parce que MS Office a un péri­mètre fonc­tion­nel plus large que celui d’Open Office? Et peut-être aussi parce que MS fait des choses com­pli­quées. C’est plus un tra­vers d’ingéniering (il y en a chez MS comme ailleurs) qu’un com­plot contre les logi­ciels libres. Bran­dir le spectre de la “trol­li­sa­tion” d’un écrit n’élève pas le débat. En tout cas, ce n’est pas comme cela que je conçois.”

    ‘Bran­dir le spectre de la “trol­li­sa­tion”‘ n’élèvera peut-être pas le débat, mais pour l’amorcer encore fau­drait il faire des com­pa­rai­sons moins hasar­deuses (et mieux argu­men­tées) que “La suite Ope­nOf­fice 2.x, qui me ramène en gros en 1997 et ne sait pas encore lire les fichiers d’Office 2007″.

    Cor­dia­le­ment,
    Virtuo

  • [20] - Yota a écrit le 16 mars 2007 :

    Pour avoir testé plu­sieurs apn (dont plu­sieurs canon reflex ou com­pact) sans aucun sou­cis sous Ubuntu 6.6 et 6.10, je ne com­prends pas trop le pb. La norme sous jacente est usb-storage, par­fai­te­ment mai­tri­sée sous Linux : lec­teur de carte, disque usb… se lisent sans pb !

  • [21] - Olivier Ezratty a écrit le 16 mars 2007 :

    Merci à tous pour vos com­men­taires. Petites réponses rapides:

    - Oli­vier: bon point sur Synap­tic. C’est effec­ti­ve­ment une force d’Ubuntu qui n’a pas d’équivalent sous Win­dows. Win­dows Update ou “Micro­soft Update” n’ont pas encore la même por­tée. Bon point égale­ment pour la dif­fi­culté de lire ext3 à par­tir de Win­dows! D’ailleurs, je m’apprêtai à faire la recherche du moyen de réa­li­ser cette connexion…

    - Agrou: j’ai testé Digi­kam dans lequel j’ai confi­guré mon canon G7 et re-erreur: “Fai­led to connect to camera…”. L’avantage de l’open source que vous évoquez est jus­te­ment son talon d’Achille (le syn­drome du “for­king”). Il pour­rait être cor­rigé dans pas mal de cas, et sans renier les prin­cipes du libre. Par exemple, une concen­tra­tion des efforts sur un Digi­kam ou équi­va­lent per­met­trait d’avoir un logi­ciel de ges­tion de photo plus étendu, un peu comme The­GIMP qui est devenu aussi bon (et exten­sible) que Photoshop.

    - Vir­tuo: pour la com­pa­rai­son Ope­nOf­fice et Office 2007, je pour­rais m’y lan­cer et cela ferait une autre grosse “tar­tine” (quelques pages de post). Il sub­siste des dif­fé­rences qui me gênent en tout cas, au delà des his­toires de fichiers. Mais là aussi, il y a conver­gence fonc­tion­nelle, c’est vrai. Les plus gros “plus” d’Office 200X concernent d’une part son inter­face uti­li­sa­teur “plus léchée” si je puis me per­mettre, et des liens étroits avec l’offre ser­veur MS (Exchange, Sha­re­point), donc pas ouverts-blablabla… et je ne les uti­lise pas du tout.

    - Yota: je ne suis pas le seul à avoir ces pbs avec les Canon. J’ai trouvé des uti­li­sa­teurs ayant le même pb que moi sur les forums Ubuntu (US et Fr). La plu­part les avaient résolu en ajou­tant l’ID de leur appa­reil dans le fichier de config. Mais pour moi, cela n’a pas mar­ché. Peut-être un pb de hard­ware en effet. Ou une incom­pa­ti­bi­lité entre biblio­thèques installées.

  • [22] - eclipse a écrit le 16 mars 2007 :

    Je ne com­prends pas com­ment une per­sonne décou­vrant Linux et l’Open Source peut elle blog­ger un article pro­ba­ble­ment excellent, accom­pa­gnée à droite par une de tonne de publi­cité. Appa­rem­ment Ubuntu a ten­dance a monté à la tête de cer­taines per­sonnes. Donc je ne peux pas rete­nir ce site comme étant une bonne chose pour la Cau­mu­nauté Linux.

    Bonne jour­née !

  • [23] - Olivier Ezratty a écrit le 16 mars 2007 :

    Mon­sieur “Eclipse”, quel beau juge­ment de valeur que celui-ci! Que Ubuntu me monte à la tête! Pour­quoi un site devrait-il être une bonne ou une mau­vaise chose pour la com­mu­nauté Linux? Le monde se divise-t-il comme cela en deux?

    Je ne suis ni un “trans­fuge” de Micro­soft qui serait passé au libre, ni au contraire un aya­tol­lah défen­seur de Micro­soft. Je m’exprime libre­ment pour faire par­ta­ger mes expé­riences, don­ner quelques avis et sans arrière pen­sée. Avis qui pour­raient d’ailleurs aider les uns et les autres si pris comme tels.

    La pub? Oui, ce site est ma vitrine car je suis indé­pen­dant. C’est clair, j’ai annoncé la cou­leur en créant ce blog. Mais au moins, il n’y a pas de Google Adsense à droite et à gauche tout de même!

  • [24] - Olivier Ezratty a écrit le 16 mars 2007 :

    Pour Laurent :

    - Les uti­li­sa­teurs de Win­dows ont été lobo­to­mi­sés ? Avec cela, il ne reste plus beau­coup de cer­veaux com­plets dans le monde parmi ceux qui uti­lisent un ordi­na­teur! Tu montres par ton argu­men­ta­tion une ambigüité : d’un côté, tu milites pour un Linux simple et encense à juste titre Ubuntu, de l’autre, tu enfonces le clou sur la défor­ma­tion subie par les uti­li­sa­teurs de Win­dows. Désolé, il faut res­pec­ter ces gens si tu sou­haites qu’ils passent le cap de Linux ! Le fait que j’ai ren­con­tré quelques dif­fi­cul­tés alors que je suis plu­tôt assez « tech­nique » par rap­port à la moyenne est un signe qui ne trompe pas. Certes, des non-informaticiens ont adopté Ubuntu. Mais quelle en est véri­ta­ble­ment la pro­por­tion ? Mais la com­plexité d’un PC sous Win­dows est réelle égale­ment. C’est d’ailleurs presque un miracle qu’il y ait je crois envi­ron 13 mil­lions de PC dans le grand public en France, l’essentiel sous Windows.

    - Concer­nant la liberté, il ne fau­drait pas confondre cette notion avec celle de confort. En effet, un fichier .doc peut être ouvert avec un vie­wer gra­tui­te­ment télé­char­geable sur le site de Micro­soft au même titre qu’un Adobe Acro­bat Rea­der (voir http://www.microsoft.com/downloads/details.aspx?familyid=95E24C87-8732-48D5-8689-AB826E7B8FDF&displaylang=en). Et ceci, depuis de nom­breuses années. Sans comp­ter le fait que ces fichiers sont lisibles par Ope­nOf­fice depuis égale­ment long­temps. Enfin, Micro­soft a lancé – certes sous la pres­sion de cer­tains gou­ver­ne­ments et de leurs Cadres Com­muns d’Interopérabilité – le déve­lop­pe­ment de conver­tis­seurs ODF pour Office. La société fran­çaise Cle­ve­rAge a été impli­quée là dedans. Et du côté de Micro­soft Corp, la per­sonne en charge est Jean Paoli, chez eux depuis 1996 et auteur, il faut le rap­pe­ler, de la pre­mière spé­ci­fi­ca­tion de XML du W3C. XML qu’il a contri­bué à faire adop­ter par une grande par­tie des logi­ciels chez Micro­soft. Il est aussi der­rière l’initiative des conver­tis­seurs ODF/OpenXML. Même topo avec le WMV qui est lisible avec VLC sous Ubuntu. Et stan­dar­disé sous la forme VC1 je crois. Pour ce qui est de ton casier judi­ciaire sous Win­dows, trois petits points : 1) Micro­soft s’en tape, 2) Micro­soft n’a aucun moyen et ni inté­rêt à le récu­pé­rer, 3) Il y a plein de socié­tés qui en savent énor­mé­ment sur toi (notam­ment ta banque) et c’est plu­tôt de ce côté-là qu’il vau­drait mieux dépla­cer ta paranoïa.

    - Par contre, ce qui est moins connu, c’est que tout logi­ciel uti­lisé dans un pays doit être validé par le gou­ver­ne­ment (pré­ci­sé­ment pour ce qui est de la France: le DCSSI qui dépend du SGDN et qui sous-traite une grande par­tie de ses évalua­tions tech­niques à la DGSE – vas sur Wiki­pe­dia pour voir ce que font ces orga­nismes - et aux USA, cela concerne le FBI et la NSA, et ainsi de suite dans les autres pays). Cette vali­da­tion a pour objet d’assurer que la Jus­tice pourra obte­nir le déchif­fre­ment de tout docu­ment sur un ordi­na­teur. Pas à dis­tance, mais lorsqu’un disque dur a été saisi lors d’une per­qui­si­tion. Cela concerne d’ailleurs aussi bien les for­mats pro­prié­taires à la Micro­soft que les autres. Pour ce qui est de la garan­tie du non accès à dis­tance, elle est dif­fi­cile à four­nir. Cela néces­si­te­rait un audit sécu­rité appro­fondi qui ne concerne pas que Win­dows, mais égale­ment le réseau, les ser­veurs, les bases de don­nées, les sites Web, les fire­walls, etc. Et ton Minis­tère de la Jus­tice belge n’a peut-être pas envie de ren­trer dans ces consi­dé­ra­tions. Cela pour­rait d’ailleurs être embar­ras­sant. Pas à cause de Win­dows, mais des pro­cé­dures de sécu­rité du Minis­tère en ques­tion. Les orga­ni­sa­tions bien sécu­ri­sées sont plu­tôt rares, c’est bien connu !

    - Pour ter­mi­ner, les DRM m’agacent aussi en tant que consom­ma­teur. Mais je les évite : je n’ai pas de DRM sur mes PC. Ma musique ? Ce sont mes CD audio que j’ai rip­pés moi-même ! Les films ? Des DVD, du Canal+ et de la TNT enre­gis­trée sur Media Cen­ter sans DRM. Avec Canal+, tu n’as d’ailleurs pas à te poser la ques­tion du DRM car les conte­nus ne peuvent pas sor­tir en numé­rique de leur boi­boite on ne peut plus fer­mée (Media­Sat comme Pilo­time). Fina­le­ment, avec un PC, tu as tout de même beau­coup plus de liber­tés que sur d’autres maté­riels ! Mais cela risque de chan­ger si le PC devient le récep­tacle géné­ra­liste de conte­nus payants four­nis par des tuyaux.

  • [25] - animimotus a écrit le 16 mars 2007 :

    @Olivier Ezratty : vous deviez vrai­ment chan­ger de cla­vier :p

    Juste qq remarques :
    Il aurait été sûre­ment plus court si j’avais reçu un Linux pré­ins­tallé et tout bien confi­guré sur une machine.

  • [26] - animimotus a écrit le 16 mars 2007 :

    @Olivier Ezratty : vous deviez vrai­ment chan­ger de cla­vier :p

    Juste qq remarques :

    Il aurait été sûre­ment plus court si j’avais reçu un Linux pré­ins­tallé et tout bien confi­guré sur une machine.

    Effec­ti­ve­ment, vous vou­lez par­ler de la hon­teuse vente liée de Win­daube, il faut cas­ser ce genre de mono­pole en effet. J’espère qu’on va finir par faire des pro­cès aux assem­bleurs, reven­deurs, admi­nis­tra­tions fran­çaises : reste les mai­ries, les conseils géné­raux, les régions, etc, dila­pi­dant l’argent du contri­buable dans des licences non jus­ti­fiées. Sans doute un pro­chain enjeu ? Il fau­drait por­ter ce pro­blème au niveau Euro­péen, voir un cran au des­sus :)

    Il faut maî­tri­ser le mode com­mande dès que l’on veut un peu modi­fier la confi­gu­ra­tion de la machine. […]. A ce tarif là, ils ne sont pas près de démo­cra­ti­ser Linux!

    Le tarif est celui de 0 euro HT, envi­ron 0 euro euro TTC et des faci­li­tés d’administration à dis­tance pour tous les parcs infor­ma­tiques y com­pris des mini-parcs par­ti­cu­liers comme il existe de plus en plus dans les familles ;)
    0 euro, le prix de la liberté. La liberté se gagne je crois sur­tout quand on a été tenu long­temps en semi-esclavage.

    Pour l’instant, c’est Photo Gal­lery, inté­gré dans Win­dows Vista, qui a ma pré­fé­rence. Pour une rai­son simple : il per­met de visua­li­ser en vignettes les pho­tos d’un réper­toire et de ses sous-répertoires

    digi­kam ? gwen­view ? picassa ?

    La suite Ope­nOf­fice 2.x, qui me ramène en gros en 1997 et ne sait pas encore lire les fichiers d’Office 2007 (ce qui ne sau­rait tar­der puisque ceux-ci uti­lisent un for­mat XML qui est docu­menté, et en voie de deve­nir un stan­dard aussi bien que l’est main­te­nant celui d’OpenOffice)

    Les dépu­tés fran­çais passent à OOo, ils ont sans doute des besoins au des­sus de la moyenne des fran­çais pour le pré­fé­rer à un Office oné­reux car cor­ri­geant les bugs de la ver­sion pré­cé­dente qu’à coup de cos­mé­tique : est-ce bien néces­saire ? Je connais des DGRH qui ne savent même pas faire une macro dans leur tableur, c’est pour dire :p

    Mais aussi liées, indi­rec­te­ment, au fait qu’il ne sera jamais dif­fi­cile pour un député de trou­ver un “geek” pour le dépan­ner dans sa cir­cons­crip­tion. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

    Mdr. Et ils ont un bras aussi long que ça pour se ser­vir de la com­mu­nauté en ligne ou celle des lugs ou de leur ser­vice infor­ma­tique ? ^^
    + irc + bou­quins en fr + revues + forum + ser­vices pros + …

    Sinon il est pas mal votre billet, pas tou­jours faux par­fois un peu de mau­vaise foi… Aussi je le prends bien au second degré mais je suis pas sûr que tout le monde l’a senti :p

    Mdr ^^

    (votre par­seur est un peu dif­fi­cile donc je reposte, désolé :p)

  • [27] - Olivier Ezratty a écrit le 16 mars 2007 :

    Cher Ani­mi­mo­tus,

    - Des pro­cès? Cela ne mêne à rien si l’alternative n’est pas encore au point. Mon billet mon­trait qu’on n’en était pas loin, mais qu’il y avait encore du taf

    - Digi­kam ? Gwen­view ? Picassa ?
    Je les ai tes­tés tous les trois.
    Les deux pre­miers ne per­mettent pas de visua­li­ser les images de sous-répertoires d’un coup.
    Le der­nier le fait, mais n’affiche pas les images par réper­toire, mais par date. Il manque de flexi­bi­lité de ce côté là mais est par contre très sympa gra­phi­que­ment.
    Donc, les seuls que je connaissent qui fassent cela bien sont Photo Gal­lery (dans Vista) et Digi­tal Image Pro (aussi de MS, mais payant). Pour une fois qu’ils ont un point d’avance en ergo­no­mie, je ne vais pas me plaindre!

    - Les dépu­tés? Ils n’ont pas choisi Ubuntu pour la plu­part. Comme dans pas mal de boites, le choix est venu comme cela et quidé par quelques uns. L’équipement concer­nait à l’origine les assis­tants par­le­men­taires. Ce sont eux qui font le bou­lot des dépu­tés et il y en a pas mal chez ces der­niers qui n’utilisent tou­jours pas de PC, Win­dows comme Linux! J’en vois au moins 2 sur les 3 en tête des son­dages de l’élection présidentielle!

    - La gra­tuité n’enlève rien au besoin de faire simple. Comme le disait Jamie Zawinski, un ancien déve­lop­peur de Mozilla en 2000, “Linux is only free if your time has no value” (cita­tion par­tielle, la totale sur http://www.jwz.org/doc/linux.html). Ses cri­tiques de Linux (vs Unix) ne sont plus for­cé­ment valables en 2007, mais cette notion de temps reste impor­tante. Je ne dis pas que l’on ne perd pas de temps sous Win­dows. Mais par­fois, sur­tout au démar­rage, Linux donne l’impression d’en perdre pas mal pour obte­nir cer­tains résultats.

    Pour tous, il y a un point mar­rant: per­sonne n’a vrai­ment noté que je n’avais pas évoqué la ques­tion de la sécu­rité et des virus. Du point de vue du libre, c’est un point fort de Linux. Mais tant que l’on n’a pas été atta­qué et que l’on uti­lise les bonnes règles d’hygiène sous Win­dows - et Vista est assez bien foutu de ce côté là - on ne voit pas trop la dif­fé­rence avec Linux.

  • [28] - Ziplace a écrit le 16 mars 2007 :

    Bon billet, je vais moi aussi sen­si­ble­ment en ce sens. Les dis­ti­bu­tions et les ver­sions de dis­tri­bu­tions mul­ti­plient les problèmes.

    J’en suis à ma 4ieme ins­tal­la­tion de Ubuntu (je ne compte pas les expe­riences sous Suze, Man­drake…) et mal­heu­reu­se­ment àmon 4ieme aban­don par manque de patience.

  • [29] - Francois a écrit le 16 mars 2007 :

    Merci et bravo pour votre excellent post.

    - J’ai côtoyé récem­ment l’administration publique dans le cadre de mon tra­vail. La ten­dance Open Office semble être une ten­dance de fond, et pas seule­ment à l’Assemblée Natio­nale ! Un argu­ment juri­dique existe sur le sujet : le Code de Mar­chés Publics impose à l’Administration de remettre en concur­rence ses four­nis­seurs à inter­valles régu­liers. Dif­fi­cile à appli­quer pour les licenses Microsoft !

    - Il me semble d’autre part que l’utilisation que vous faites de Linux (OS boo­table sur disque ou clé USB) est plus dif­fi­cile à obte­nir avec Win­dows. Ce n’est évidem­ment qu’un simple avis pour avoir réa­lisé les deux solu­tions. Les boots Win­dows que j’ai réa­li­sés sont par ailleurs beau­coup plus lents que leurs équi­va­lents Linux. (je suis pre­neur de toutes vos suggestions !)

    - A titre per­son­nel, j’aimerais pou­voir uti­li­ser un poste de tra­vail sous Linux mais j’ai fini par aban­don­ner : il y a trop de pro­blèmes d’interopérabilité entre les solu­tions bureautiques

    - Et pour ter­mi­ner, je suis tota­le­ment en phase avec ce que j’ai pu lire ici sur les for­mats pro­prié­taires et le “syn­drome du fork” qui touche les dis­tri­bu­tions Linux. Je me mets à la place des construc­teurs qui n’ont peut être pas les moyens de tes­ter et de cor­ri­ger leurs dri­vers pour toutes les dis­tri­bu­tions. J’aimerais quand même qu’ils fassent plus d’effort. Le cas de nVi­dia est un bon exemple : il a fallu attendre beau­coup trop long­temps avant d’avoir un dri­ver stable et une pro­cé­dure (rela­ti­ve­ment) simple pour l’installer. Et pour­tant leurs pro­duits sont pré­sents sur des mil­lions de PC ! On ne peut que consta­ter que ce serait plus simple avec un nombre limité de distributions.

  • [30] - Colar a écrit le 16 mars 2007 :

    “C’est un choix de Gnome que de faire simple. Un exemple: les icones uti­li­sées dans la barre de tâche ne sont pas bien lisibles, ce qui rend dif­fi­cile l’identification des appli­ca­tions en mémoire pour les sélec­tion­ner. On ne peut pas faci­le­ment faire un glis­ser / dépla­cer d’un pro­gramme du menu Appli­ca­tions vers le bureau, la créa­tion de racour­cis est un peu laborieuse.”

    Laurent a exprimé plus haut beau­coup des remarques que j’aurais pu faire, je me rabats sur la cita­tion ci-dessus qui m’échappe totalement.

    J’ai sous les yeux les icônes de ma barre de tâche et je ne penses pas réus­sir à me trom­per entre celle de Fire­fox et celle de ma console ou d’un fichier txt ou d’un dos­sier, etc. En outre, la barre des tâches est redi­men­sion­nable au cas où la vue baisserait.

    Pour le glis­ser dépo­ser, je ne com­prends pas. Clic-gauche et clic-roulette font un drag & drop clas­sique et le clic-droit pro­pose des options qui me semblent suf­fi­santes (ajou­ter au tableau de bord - ajou­ter au bureau - ajou­ter comme tiroir).

    Sinon, bon billet et bel effort d’ouverture quand même.

  • [31] - virtuo a écrit le 16 mars 2007 :

    “- Concer­nant la liberté, il ne fau­drait pas confondre cette notion avec celle de confort. En effet, un fichier .doc peut être ouvert avec un vie­wer gra­tui­te­ment télé­char­geable sur le site de Micro­soft au même titre qu’un Adobe Acro­bat Rea­der (voir http://www.microsoft.com/downloads/details…)”

    A mince ça ne marche pas sous Linux :(

    “Sans comp­ter le fait que ces fichiers sont lisibles par Ope­nOf­fice depuis égale­ment longtemps.”

    Uti­li­sant OOo depuis un petit moment, je dois dire que j’ai sou­vent été confronté à des fichiers (.doc ou .xls) illi­sibles ou la lisi­bi­lité très limi­tée du fait de la mise en page…

    Bon j’arrête de trol­ler votre article :)

    Juste une remarque par rap­port aux dri­vers: Il y a dans l’ensemble beau­coup de dis­tri­bu­tions Linux, mais beau­coup sont basées sur le même noyau… Bon après il est cer­tain que si on prend dans la famille de Unix, ça fait plus de dif­fé­rences. Mais dans tous les cas, il suf­fi­rait que les construc­teurs publient les spé­ci­fi­ca­tions de leur maté­riels pour que la com­mu­nauté leur apporte un sou­tien de le déve­lop­pe­ment de dri­vers per­for­mants (et ouverts, c’est ce qui gène pas mal de monde).

    Bon­soir,
    Virtuo

  • [32] - TOnin a écrit le 16 mars 2007 :

    visua­li­ser en vignettes les pho­tos d’un réper­toire et de ses sous-répertoires. C’est bien pra­tique pour l’organisation. Quand est-ce qu’un logi­ciel libre fera cela? Ce n’est pas bien sorcier!

    Et bien jBrout per­met une telle chose, de plus il est orienté mots clés IPTC ce qui en fait un logi­ciel libre très prometteur.

    Il marche même sur man­driva que tu ne devrais pas lais­ser tom­ber si faci­le­ment ;) (je trouve juste dom­mage que tu te sois tant vexé pour un pro­blème de recon­nais­sance de -ton- maté­riel - comme tu le sou­ligne, le logi­ciel libre n’a pas toutes les cartes en main de ce coté là)

  • [33] - Gilles a écrit le 17 mars 2007 :

    Bon billet et bonne pré­sen­ta­tion mal­gré le bô troll géné­ral :)
    Le for­ma­tage de cervô par Micro­soft fait-il office de pare-feu ? :-D

  • [34] - Meodudlye a écrit le 17 mars 2007 :

    Oli­vier Ezratty qui essaie Linux!
    On aura tout vu, parce que je me sou­viens d’un temps pas si loin­taint que ça ( c’était sans doute écrit sur son contrat de tra­vail chez MS) ou les seuls qua­li­fi­ca­tifs qui allaient avec Linux étaient : inutile, dépassé, nul. Bon, cela n’empêche pas la mau­vaise foi (comme par exemple ici: “C’est semble-t-il lié à la dif­fi­culté pour Linux de mettre la “carte” nVi­dia en veille parce que ses spé­ci­fi­ca­tions ne sont pas ouvertes.”) Comme si qqn qui a tra­vaillé si lgtps chez MS pou­vait igno­rer que c’est pré­ci­sé­ment la fer­me­ture des specs du maté­riel qui empêche leur fonc­tion­ne­ment opti­mal sous Linux. Mais il y a du progrès.

    Avec un peu de patience, on finira peut-être par lire Mr Ezratty dire du bien de Linux?

  • [35] - Olivier Ezratty a écrit le 17 mars 2007 :

    Cher Meo­du­lye,

    Vous trou­ve­rez dif­fi­ci­le­ment la trace d’un tel mépris de ma part pour Linux ou n’importe lequel des concur­rents de Micro­soft! Et d’ailleurs, de même pour d’autres comme moi chez Micro­soft qui pou­vaient s’exprimer sur le sujet: Laurent Eller­bach, Sté­phane Kim­mer­lin, ou le font main­te­nant, comme Marc Gar­dette ou Ber­nard Our­ghan­lian. On pou­vait cri­ti­quer mais pas mépri­ser, ni d’ailleurs per­son­na­li­ser le débat. Tan­dis que cer­tains dans les forums du libre s’attaquent sou­vent à l’intégrité des gens qui ne leur plaisent pas.

    J’ai tou­jours fait en sorte de res­pec­ter les concur­rents et cela éton­nait d’ailleurs pas mal de gens qui m’ont vu inter­ve­nir au nom de MS dans des confé­rences. Et pour ce qui était de Linux, je pre­nais la peine de l’utiliser un tant soi-peu pour m’en faire une opi­nion per­son­nelle, et pas juste ins­pi­rée par les docu­men­ta­tions concur­ren­tielles évidem­ment par­tiales pon­dues par Micro­soft Corp. J’ai pour­suivi ici cette démarche per­son­nelle en y consa­crant beau­coup plus de temps et d’autant plus que je pou­vais m’exprimer libre­ment. D’ailleurs, le résul­tat ne doit pas plaire énor­mé­ment à Micro­soft car ils ne se rendent pas for­cé­ment compte des pro­grès de Linux que je présente.

    Me trai­ter de mau­vaise foi alors que jus­te­ment, je mets le point sur la fer­me­ture des specs maté­rielles de nVi­dia! Les bras m’en tombent. Cela me rap­pelle cer­taines ten­dances poli­tiques ou reli­gieuses qui consi­dèrent comme des enne­mis tous ceux qui n’adoptent pas leur pro­gramme ou mode de pen­sée à 100%! Comme les gar­diens du temple d’une ortho­doxie et d’une vérité absolue.

    Dans son blog, Tris­tant Nitot trouve que mon post était équi­li­bré. Merci à lui de res­pec­ter ainsi le point de vue des autres!

  • [36] - Laurent a écrit le 17 mars 2007 :

    «
    Les uti­li­sa­teurs de Win­dows ont été lobo­to­mi­sés ? Avec cela, il ne reste plus beau­coup de cer­veaux com­plets dans le monde parmi ceux qui uti­lisent un ordi­na­teur! Tu montres par ton argu­men­ta­tion une ambigüité : d’un côté, tu milites pour un Linux simple et encense à juste titre Ubuntu, de l’autre, tu enfonces le clou sur la défor­ma­tion subie par les uti­li­sa­teurs de Win­dows.
    »

    Ok, je pré­cise. Je pré­co­nise une Ubuntu facile au sens de «Il faut que ça marche sans lignes de com­mandes, et sans recom­pi­ler quoi que ce soit». Mais je crois qu’il est impor­tant que les gens aient de la culture géné­rale sur l’informatique.
    Ce n’est pas bien de faire croire aux gens qu’on peut uti­li­ser un ordi­na­teur sans rien y connaître ni sans s’y inté­res­ser un peu. C’est un mini­mum que d’être capable de pas­ser Win­dows -> Mac -> KDE -> Gnome en pou­vant s’y retrou­ver au moins pour les tâches usuelles; avoir un peu de “sens de l’informatique”. De la même manière que quand on conduit une voi­ture, c’est bon de savoir quelque trucs de bonne conduite, sinon tout le monde en pâtit.
    Ne pas oublier par exemple que si *TU* as un virus, *JE* risque du spam (si le virus vole mon adresse dans ton car­net); or les virus n’arivent qu’aux gens à qui on a fait croire que “l’informatique c’est facile il suf­fit de cli­quer sur tels bou­tons et ça fait tout ce qu’il te faut”… ok c’est vrai, en cli­quant sur les bou­tons ça va quo­ti­dien­ne­ment… mais ce n’est pas assez pour “entre­te­nir” son ordi­na­teur. Les gens qui croient que cli­quer sur trois bou­tons est une uti­li­sa­tion rai­son­nable de l’informatique (“ça marche, c’est tout ce que je demande”) sont en réa­lité des bou­lets pour l’ensemble de la société, de la com­mu­nauté infor­ma­tique.
    Disons qu’il faut pou­voir se ser­vis quo­ti­dien­ne­ment d’un ordi­na­teur sans réflé­chir, mais il faut pou­voir se poser des questions.

    «
    Désolé, il faut res­pec­ter ces gens si tu sou­haites qu’ils passent le cap de Linux ! Le fait que j’ai ren­con­tré quelques dif­fi­cul­tés alors que je suis plu­tôt assez « tech­nique » par rap­port à la moyenne est un signe qui ne trompe pas. Certes, des non-informaticiens ont adopté Ubuntu. Mais quelle en est véri­ta­ble­ment la pro­por­tion ? Mais la com­plexité d’un PC sous Win­dows est réelle égale­ment. C’est d’ailleurs presque un miracle qu’il y ait je crois envi­ron 13 mil­lions de PC dans le grand public en France, l’essentiel sous Win­dows.
    »
    En fait, je crois qu’on ne parle pas tou­jours de la même chose. Toi tu prends un point de vue pure­ment prag­ma­tique, tu com­pares l’état du *mar­ché* de Win­dows avec l’état du *mar­ché* de Linux. Moi je com­pare Win­dows et Ubuntu *intrin­sè­que­ment*. La dif­fé­rence est que, de mon point de vue, les pro­blèmes liés à la posi­tion domi­nante de Micro­soft (je crois qu’on est d’accord qu’ils sont majo­ri­taires, même si on peut fran­che­ment en dis­cu­ter cer­tains) ne sont pas des argu­ments contre Ubuntu, mais des rai­sons de plus de pas­ser à Ubuntu, parce qu’à par­tir du moment où le mono­pole d’une société com­mence à s’auto-entretenir, on a dépassé un cap qui est néfaste pour la société. Ce n’est plus le choix du client qui fait l’utilisation d’un sys­tème, mais la contrainte du marché.

    «
    Concer­nant la liberté, il ne fau­drait pas confondre cette notion avec celle de confort. En effet, un fichier .doc peut être ouvert avec un vie­wer gra­tui­te­ment télé­char­geable sur le site de Micro­soft au même titre qu’un Adobe Acro­bat Rea­der (voir http://www.microsoft.com/downloads/details.aspx?familyid=95E24C87-8732-48D5-8689-AB826E7B8FDF&displaylang=en).
    »
    C’est pour Win­dows. Com­bien ça coûte Win­dows ? Non, ce n’est pas gra­tuit. Même si la vente liée et la faci­lité de pira­tage a for­te­ment ten­dance à cacher le prix. Il ne faut pas confondre un pro­duit gra­tuit avec un pro­duit qu’on a payé, mais qu’on doit aller cher­cher soi-même. Le pro­gramme que tu cite, tu le payes quand tu achètes Win­dows, sauf que ce pro­duit que tu as payé, il ne t’est même pas livré.
    Tou­jours est-il que non, il n’y a pas moyen de lire un doc sans être client de MS. Et là-dessus, OOo ne change rien. Lis bien cet article :
    http://www.microsoft.com/belux/fr/executivecircle/cases/?case=adecco
    Micro­soft est par­fai­te­ment conscient que l’incompatibilité entre MS-Office et ses concur­rents pose des pro­blèmes insur­mon­tables à énor­mé­ment de gens et de socié­tés, et que ces pro­blèmes jouent en leur faveur (pure force de la posi­tion domi­nante : parce qu’objectivement, dans cet article ce sont les Wor­diens qui ont des pro­blèmes avec les Sta­rOf­fice, et non le contraire). L’incompatibilité entre MS-Office et ses concur­rents est uti­lisé par Micro­soft comme argu­ment de vente ! «Ache­tez nous parce qu’avec notre pro­duit, vous ne pour­rez pas com­mu­ni­quer avec ceux qui uti­lisent des solu­tions concur­rentes».
    Tant que cet article res­tera sur le site de Micro­soft, je sera psy­cho­ri­gide : l’incompatibilité est volon­taire, elle est cal­cu­lée et est un atout com­mer­cial, Micro­soft en est conscient et exploite ça au maxi­mum. Tout ce que leurs his­toires d’ouvertures me fait, c’est peur. Je me demande où est l’arnaque. Ou alors qu’ils com­mencent par reti­rer cet article.

    «
    Sans comp­ter le fait que ces fichiers sont lisibles par Ope­nOf­fice depuis égale­ment long­temps.
    »
    C’est faux. J’ai encore eut un gros pro­blème il y a moins de deux mois : d’une signa­ture dans un docu­ment doc qui n’est pas pas­sée à OOo et qui aurait pu me coû­ter une bourse d’étude. L’incompatibilité était donc cri­tique. J’ai dû hur­ler pour avoir un pdf en urgence. Mais quelqu’un de moins au fait que moi des pro­blèmes n’aurait pas pensé au pdf; la poli­tique de MS sur son incom­pa­ti­bi­lité volon­taire lui aurait été fatale.
    L’article que je t’ai donné de Micro­soft sur Adecco fait bien le point. La com­pa­ti­bi­lité OOo-MS n’est en tout cas pas suf­fi­sante pour une uti­li­sa­tion inten­sive. La com­pa­ti­bi­lité est suf­fi­sante pour une uti­li­sa­tion usuelle; mais quand on a une info­ra­tion capi­tale à faire pas­ser, on ne peut pas comp­ter sur OOo; c’est Word qu’il faut.
    Ce qui est lisible avec OOo, c’est les par­ties du for­mat Word qui ont été reverse-ingénieurées. Pas les macros par exemple, ni les fontes pré­cises, d’où d’insurmontables pro­blèmes de mise en page.
    Bref, doc est impropre à être un stan­dard d’échange de données.

    «
    Enfin, Micro­soft a lancé – certes sous la pres­sion de cer­tains gou­ver­ne­ments et de leurs Cadres Com­muns d’Interopérabilité – le déve­lop­pe­ment de conver­tis­seurs ODF pour Office.
    »
    Je crains les grecs et les cadeaux qu’ils font. Tou­jours est-il que ça reste du plug-in à ins­tal­ler. Ça ne change pas fon­da­men­ta­le­ment la donne : quand tu es sous OOo et qu’on t’envoye un .doc, tu devras deman­der à ton cor­res­pon­dant d’installer un plu­gin et de t’envoyer un odf ? Ça revient plus ou moins au même que la situa­tion actuelle où tu lui deman­de­rais d’installer OOo. Sauf que main­te­nant il faut un télé­char­ge­ment de 30Mo plu­tôt que 200.
    Leurs ouver­tures de for­mats est un bien incon­tes­table, ok. Mais d’une part j’ai peur; tant que l’article Adecco sera sur leur site, et tant qu’ils se com­por­te­ront en ennemi, je me deman­de­rai où est l’arnaque. D’autre part, le fait que ce soit fait sous le pres­sion montre qu’effectivement Micro­soft a besoin de concur­rence. C’est la preuve ultime de ce que je dis : quand ils font quelque chose d’ouvert et de bon pour tout le monde, c’est sous la pres­sion de la concur­rence. Pour le bien du monde, Micro­soft a besoin de concurrence.

    «
    Pour ce qui est de ton casier judi­ciaire sous Win­dows, trois petits points :
    1) Micro­soft s’en tape,
    »
    Ques­tion de prin­cipe. Il n’y a pas que moi dans la vie : MS a *peut-être* un accès à tous les casiers judi­ciaires *du monde*.
    «
    2) Micro­soft n’a aucun moyen et ni inté­rêt à le récu­pé­rer,
    »
    Pour ce qui est des moyens, je demande à voir. Via une mise à jour, ils peuvent ouvrir un back door n’importe où n’importe quand, non ? Quant à l’intérêt. Ok, *le mien* ils s’en foutent. Mais quand même : pour les camé­ras de sur­veillance dans la rue, on crie à big bro­ther pour beau­coup moins que ça.
    Je rap­pelle tout de même qu’ils n’ont jamais expli­qué pré­ci­sé­ment ce que la NSA avait codé dans Win­dows Vista.
    Micro­soft, en Chine et en Pales­tine, a déjà acti­ve­ment par­ti­cipé à la lutte contre la liberté d’expression sur inter­net. Alors les voir avoir un contrôle sur 95% des ordi­na­teurs mon­diaux, c’est trop. Et avec les DRM, le contrôle s’accentue.

    «
    Fina­le­ment, avec un PC, tu as tout de même beau­coup plus de liber­tés que sur d’autres maté­riels ! Mais cela risque de chan­ger si le PC devient le récep­tacle géné­ra­liste de conte­nus payants four­nis par des tuyaux.
    »
    Et tu sais qui veut en même temps favo­ri­ser ce deve­nir des ordi­na­teur et for­cer les DRM sur leur der­nier OS ?

    En ce qui concerne la liberté, je crois que via mes argu­ments sur la Croix-rouge, le CDH et des jour­naux parlé de la RTBF (VLC ne lit pas les wmv sous Linux: le conseil euro­péen a été très clair là-dessus : il n’est léga­le­ment pas pos­sible d’avoir un sup­port Linux pour wmv), il est un fait que le mono­pole de Micro­soft pose des pro­blèmes de société et de démo­cra­tie. Moi je suis un idéa­liste, un idéo­logue; je suis un mec qui croit qu’il faut accep­ter des incon­vé­nients pour construire un monde meilleur. Du coup je dis que les pro­blèmes de liberté sont plus impor­tants que les pro­blèmes d’ergonomie. Je pré­fère donc avoir un por­table avec une web­cam non recon­nue qu’apporter mon sou­tien finan­cier à une société dont la puis­sance est un pro­blème. Du coup, chaque fois qu’un incon­vé­nient d’Ubuntu est lié à la posi­tion domi­nante de MS, je le consi­dère comme une rai­son de plus de choi­sir Ubuntu, et non comme un frein.

    Il fau­drait voir ce que déjà don­ne­rait ton expé­rience avec une ins­tal­la­tion propre. Parce que à la limite, voici mon expé­rience de Win­dows Vista (c’est du vécu):
    Inca­pable de s’installer sur une deuxième par­ti­tion éten­due (là où une Ubuntu était opé­ra­tion­nelle avant que Vista ne me la détruise), or c’est là que j’avais la place pour la mettre. Fini. Win­dows Vista n’a donc ni son ni réseau, pas d’interface gra­phique, pas de lec­teur vidéo, … seuls les trois pre­miers écrans de l’installation fonc­tionnent, mais ces trois pre­miers écrans ne sont pas suf­fi­sants pour mon uti­li­sa­tion usuelle.
    Bref, en fai­sant des ins­tal­la­tions bizarres, tout est pos­sible, et Vista ne s’en sorte vrai­ment pas très honorablement.

    Est-ce que tu pour­rais écrire ce que tu crois avoir eut comme pro­blèmes que quelqu’un aurait égale­ment comme pro­blèmes si il ache­tait un ordi­na­teur avec Ubuntu pré­ins­tallé, cer­ti­fié par le construc­teur. Comme ça, on y voit plus clair.

    Moi je retien­drais ceux-ci :

    (1) Pas facile de confi­gu­rer le port SMTP pour le client de mes­sa­ge­rie Evolution[…]

    (2) L’interface uti­li­sa­teur (Gnome) rap­pelle un peu celle de Win­dows 95/98. Elle n’est pas bien évoluée même si on peut la personnaliser […]

    (3) Enfin, l’attitude de cer­tains contri­bu­teurs des com­mu­nau­tés qui consi­dèrent qu’il faut être en gros sysad­min pour “mériter”[…]

    Ce sont les trois points néga­tifs que tu as eut de ton expé­rience Ubuntu qui à mon avis peuvent arri­ver à n’importe qui, même en ache­tant une Ubuntu pré-installée sur un véri­table mar­ché de concur­rence.
    (1) Tu as rai­son; j’espère que tu as reporté le bogue, ça aide­rais le sui­vant ;)
    (2) Je ne suis pas d’accord, mais ok. Si tu trouves ça moche et embrouillé, y’a pas de rai­sons que quelqu’un d’autre puisse trou­ver ça moche et embrouillé. Moi je trouve que Gnome est moche mais super intui­tif.
    (3) D’ac.

    Bon WE
    Laurent

  • [37] - Olivier Ezratty a écrit le 17 mars 2007 :

    Laurent,

    Merci pour ta contribution.

    Pour la culture infor­ma­tique, oui, ce serait bien si celle des uti­li­sa­teurs était plus déve­lop­pée. Mais ce n’est pas incom­pa­tible avec un usage en mode gra­phique. Je me consi­dère comme quelqu’un d’assez “cultivé” en infor­ma­tique, et pour­tant, le mode com­mande me gonfle, sauf s’il faut auto­ma­ti­ser quelque chose (je fais par exemple mes backups en mode com­mande avec l’utilitaire robo­copy, un uti­li­taire MS main­te­nant inté­gré dans Vista).

    Toi tu parles d’Ubuntu, mais un autre m’a parlé de Mepis, d’autres ne jurent que par une pûre Debian. C’est ça le pro­blème qui doit être réglé. Pour le grand public, les construc­teurs et les éditeurs de logi­ciels, la diver­sité des dis­tros Linux est un han­di­cap. Quand je suis arrivé chez MS (début 1990) et en par­ti­cu­lier au moment du lan­ce­ment de Win­dows NT, MS uti­li­sait l’argument de la frag­men­ta­tion d’Unix pour gagner des parts de mar­ché sur les ser­veurs. Par­tant de pas grand-chose, MS est arrivé à plus de 60% de parts de mar­ché en 5 ans sur les ser­veurs, aux dépends à la fois de Novell et d’Unix. Cette frag­men­ta­tion d’Unix les a aidés, notam­ment pour séduire les éditeurs de logi­ciels. Sur le poste de tra­vail, l’histoire se repro­duit dans l’autre sens: MS est domi­nant, et la concur­rence (Linux) est frag­men­tée. Pour régler le pro­blème, il fau­drait créer une autre forme de domi­nance, pour­quoi pas celle d’Ubuntu. Cette domi­nance pour­rait à la rigueur être accep­tée si l’initiative de Shut­tle­worth res­tait sous la forme d’une sorte d’ONG non com­mer­ciale. Mais si elle était récu­pé­rée par une boite com­mer­ciale, n’aurait-elle pas des tra­vers simi­laires à ceux de Micro­soft et ne serait-elle pas com­bat­tue par les autres ten­dances du mou­ve­ment Linux?

    Pour ce qui est des docs Word publiés par des orga­nismes publics en Bel­gique, je vais être d’accord avec toi sur un point: ils ont tord d’utiliser ce for­mat et devraient adop­ter le PDF comme le font la plu­part des autres orga­nismes. Il ne faut pas confondre for­mat d’édition et for­mat de dif­fu­sion, c’est tout. Comme pour la CAO, il vaut mieux trans­fé­rer un objet en DXF ou équi­va­lent que dans le for­mat natif d’Autocad, CATIA ou autre PTC. En France, le PDF est géné­ra­lisé pour le trans­fert de docu­ment. Et Office le sup­porte en export soit nati­ve­ment (via plug-in dans Office 2007) soit via un free­ware externe pour les autres Office (via l’excellent PDF Crea­tor par exemple) ou encore avec les outils com­mer­ciaux (bien chers…) d’Adobe.

    L’étude de cas de Micro­soft Bel­gique est pour moi une erreur de mar­ke­ting fla­grante. Les gars du mar­ke­ting de Micro­soft n’auraient pas du ainsi mettre en évidence ce qui relève de la notion “d’économie de réseau” mais de béné­fices uti­li­sa­teurs plus tan­gibles. C’est disons une méthode “bour­rine” de gens qui croient bien faire mais font mal. Au pas­sage, dans les boites, cette écono­mie de réseau joue aussi en faveur d’Excel. Les finan­ciers ont déve­loppé des tonnes de macros ou add-ins pour XL. Et là encore, cela rend dif­fi­cile des migra­tions ailleurs. Mais l’économie de réseau est contour­nable si la pro­po­si­tion de valeur du concur­rent est dis­rup­tive. La domi­nance de MS n’empêche pas par exemple Google de se lan­cer dans un autre para­digme: la suite bureau­tique en ligne. On va voir ce que cela va don­ner avec les moyens qu’ils mettent dessus.

    Les pro­blèmes de lec­ture avec Ope­nOf­fice devraient être trai­tés par la publi­ca­tion du for­mat Open­XML pour ce qui concerne Office 2007. Tu te méfies de MS, mais MS répond à la pres­sion du mar­ché, notam­ment du sec­teur public. Ils savent s’adapter et dans le bon sens. L’économie de réseau en leur faveur est tel­le­ment forte qu’ils peuvent encore lâcher du lest!

    Pour ce qui est de la NSA, deux points: l’intégralité du code source de Win­dows est main­te­nant audi­table par les gou­ver­ne­ments étran­gers. Et je crois, des mil­lions de déve­lop­peurs ont main­te­nant accès au code via Sha­red Source. De plus, pour en avoir parlé avec les gens res­pon­sables du déve­lop­pe­ment de Win­dows aux US, cette his­toire n’a aucun sens, sur­tout pour une boite qui 1) fait plus de 65% de son CA hors des USA, 2) a une indé­pen­dance par rap­port au gou­ver­ne­ment amé­ri­cain (même de Bush) qui par­fois peut éton­ner et 3) reste une boite de déve­lop­peurs purs et durs dans sa R&D. Les rela­tions de MS avec la NSA sont les mêmes que celles que MS a avec les ser­vices de sécu­rité et de ren­sei­gne­ment des grands pays occi­den­taux. La NSA se “contente” d’intercepter les com­mu­ni­ca­tions dans les têtes de réseau d’opérateurs amé­ri­cains et au niveau des pays d’Echelon (Aus­tra­lie, Nou­velle Zélande, Royaume Uni, Canada). Elle tra­vaille en mode inter­cep­tion de télé­com­mu­ni­ca­tions: elle décrypte, elle filtre, elle ana­lyse. Mais elle a plus de faci­li­tés à le faire sur les liai­sons vocales télé­pho­niques que sur les liai­sons Inter­net. L’histoire de 9/11 nous le rap­pelle bien. Je te conseille la lec­ture de “Body of secrets”, un gros pavé qui raconte le fonc­tion­ne­ment de la NSA si tu veux en savoir plus.

    Main­te­nant, tu vas dire que même si le code source est là, on peut tou­jours plan­quer quelque chose dedans que per­sonne ne verra. Alors, c’est aussi pos­sible pour quelqu’un de mal inten­tionné dans le libre, vu le nombre de contri­bu­teurs! Et de toutes manières, prou­ver que quelque chose n’existe pas sera tou­jours impos­sible. C’est plus facile de prou­ver que quelque chose existe. Pour espion­ner les PC du monde entier, il y a un truc qui est pour­tant bien connu et qui est acces­sible sans avoir besoin de la NSA: tu prends tous les trous de sécu­rité iden­ti­fiés et pat­chés régu­liè­re­ment autant sous Win­dows que sous Linux. Il y a tou­jours un % des ordi­na­teurs qui ne sont pas mis à jour avec les der­niers cor­rec­tifs. Et cela donne des fenêtres de vul­né­ra­bi­lité que les pirates comme les Etats peuvent exploi­ter. D’où les efforts et les débats asso­ciés pour réduire ces fameuses fenêtres de vul­né­ra­bi­lité. Chez MS, la réac­ti­vité est variable et s’améliore. Dans Linux, elle est assez bonne égale­ment, mais pas tou­jours réper­cu­tée rapi­de­ment par les “packa­geurs de distros”.

    Micro­soft en Chine et en Pales­tine (là, je ne savais pas?) a par­ti­cipé à la lutte contre la liberté d’expression sur inter­net? Ils ont du faire comme Google et autres Yahoo et se plier à cer­taines règles locales pour appli­quer des filtres sur leurs moteurs de recherche. Cela a bien fait débat, je te l’accorde. Mais quels choix avaient-ils? Quit­ter la Chine? Pas évident.

    Pour les DRM, il faut rai­son­ner un peu stra­té­gi­que­ment. La rai­son d’être des DRM sur les PC est de faire accep­ter à l’industrie des conte­nus - notam­ment cinéma et TV - une ouver­ture vers le monde du PC. Ces indus­tries sont para­noiaques, dans une cer­taine mesure à juste titre, de la numé­ri­sa­tion à tout crin des conte­nus. MS comme Apple ont créé des DRM qui sont un che­val de Troie pour faire entrer ces conte­nus dans leurs softs/hard. Sinon, ils ne sor­ti­raient jamais en numé­rique de boi­tiers pro­prié­taires de la tête au pieds (comme c’est encore le cas pour la télé satel­lite cryp­tée). Je vois bien le topo à moyen terme: les DRM sont des usines à gaz, ils limitent trop les droits des uti­li­sa­teurs “légaux” et seront peut-être à terme reje­tés. Ce jour là, le PC aura gagné contre l’industrie du “consu­mer elec­tro­nics”. Mais il y aura de la résistance!

    Pour ce qui est de VLC, il peut lire “léga­le­ment” du WMV (stan­dard VC1). Mais pas celui qui est crypté. Ne géné­ra­lise pas au for­mat WMV.

    Je suis d’accord sur le fait que mon expé­rience avec Ubuntu était alam­bi­quée. Mais mon PC n’était pas pré­ins­tallé avec Vista non plus! Je l’y ai ins­tallé moi-même avec une image ISO du DVD télé­char­gée sur MSDN auquel je suis abonné. Je suis donc passé par toutes les étapes d’une ins­tal­la­tion à la mano. Ins­tal­la­tion que j’ai d’ailleurs racon­tée avec j’espère la même objec­ti­vité que pour Ubuntu (cf http://www.oezratty.net/wordpress/2006/buena-vista/) et qui ne fait pas for­cé­ment plai­sir à MS (comme mon CR sur Office 2007 sur http://www.oezratty.net/wordpress/2007/vista-fiesta/). Mon matos a été mieux détecté effec­ti­ve­ment, mais j’ai eu des pro­blèmes avec les dri­vers nVi­dia en mode double-écran. Ces dri­vers sont mal écrits, même pour Vista, et cela a d’ailleurs déclen­ché une forte réac­tion des clients, notam­ment aux USA, pous­sant nVi­dia à “se bouger”.

    Pour ce qui est de Gnome, sais-tu com­ment on créé faci­le­ment un “short­cut” sur le bureau poin­tant sur un dos­sier sans avoir à créer d’abord un short­cut qui appa­rait dans le dos­sier en ques­tion et que l’on doit alors dépla­cer sur le bureau?

  • [38] - djib a écrit le 17 mars 2007 :

    Bon­jour,
    Bravo pour ce billet qui sait gar­der une objec­ti­vité cer­taine. Le point sur lequel je suis le plus d’accord est cer­tai­ne­ment le fait d’avoir un “geek” sous la main pour pou­voir accom­pa­gner une migra­tion sous Linux.
    Merci pour ce billet !

  • [39] - Laurent a écrit le 18 mars 2007 :

    «
    Pour la culture infor­ma­tique, oui, ce serait bien si celle des uti­li­sa­teurs était plus déve­lop­pée. Mais ce n’est pas incom­pa­tible avec un usage en mode gra­phique. Je me consi­dère comme quelqu’un d’assez “cultivé” en infor­ma­tique, et pour­tant, le mode com­mande me gonfle, sauf s’il faut auto­ma­ti­ser quelque chose (je fais par exemple mes backups en mode com­mande avec l’utilitaire robo­copy, un uti­li­taire MS main­te­nant inté­gré dans Vista).
    »
    Eh bien, comme la ligne de com­mande n’est pas indis­pen­sable sous Ubuntu, tu dois être content ;) Mais il faut accep­ter que c’est beau­coup plus facile pour le gars (béné­vole) qui aide sur un forum de dire “tapes telle ligne, et dis-moi ce qu’il répond” que “clique sur tel bou­ton, va dans le second onglet, coche la troi­sième case et puis clique sur “appli­quer” et dis-moi ce qu’il se passe”.

    «
    Toi tu parles d’Ubuntu, mais un autre m’a parlé de Mepis, d’autres ne jurent que par une pûre Debian. C’est ça le pro­blème qui doit être réglé.
    »
    Des dis­trib grand public, il n’y en a pas mille (mois que de sortes d’essence pour voi­ture que toutes les pompes four­nissent ou que de for­mules d’abonnement GSM) : Man­driva, Suse, Ubuntu, à la limite, Red Hat. Ce n’est abso­lu­ment pas pro­hi­bi­tif, sur­tout que ce que l’utilisateur final voit, c’est fina­le­ment la même chose tout le temps : soit Gnome soit KDE. Que les com­mer­ciaux s’occupent d’avoir quelque chose qui fonc­tionne sur ces 3 ou 4 distributions-là, et la com­mu­nauté s’occupera du reste; un gen­tooiste ne se plain­dra jamais de devoir recom­pi­ler son noyau avec des modules hackés à la main. Mais la diver­sité des dis­tri­bu­tion est une force de Linux. En effet, d’après le type d’utilisation qu’on veut faire de son PC, les mecs moti­vés choi­si­ront la dis­tri­bu­tion qui leur convient le mieux. Si on est un para­noïaque de la sta­bi­lité, on pren­dra une Debian stable, si on est simple d’esprit (comme moi), on prend Ubuntu, si on veut com­pi­ler, on prends Gen­too, etc.
    Chaque uti­li­sa­tion spé­ci­fique a sa dis­tri­bu­tion. En tout état de cause, pour les uti­li­sa­teurs simples, le choix n’est pas énorme.
    Que ce soit pour ache­ter du papier de brouillon, une cal­cu­la­trice, des bis­cuits au cho­co­lat, un GSM, une voi­ture, un pot de pein­ture ou n’importe quoi, les gens ont des dizaines de choix à faire (dont cer­tains cri­tiques : prendre un mau­vais abon­ne­ment GSM peut coû­ter cher, prendre de la mau­vaise pein­ture peut faire des dégâts, …). Toutes les indus­tries du monde ont pu s’adapter au choix. Pour­quoi pour les OS, ce serait un “han­di­cap” ?
    Cela dit, j’essaie quand même de pro­pa­ger Ubuntu, parce que je crois qu’il est bon qu’au niveau des Linux *grand public* on n’en ait pas 10.000, pour la rai­son exacte que tu invoques. Je trouve que main­te­nant en termes de dis­tri­bu­tions grand public, on est déjà lar­ge­ment en-dessous du seuil cri­tique où la diver­sité est gérable. En tout cas, on est lar­ge­ment en-dessous ce que toutes les autres indus­tries du monde acceptent.

    «
    Pour ce qui est des docs Word publiés par des orga­nismes publics en Bel­gique, je vais être d’accord avec toi sur un point: ils ont tord d’utiliser ce for­mat et devraient adop­ter le PDF comme le font la plu­part des autres orga­nismes. Il ne faut pas confondre for­mat d’édition et for­mat de dif­fu­sion, c’est tout.
    »
    Et pour­quoi les gens confondent ? À cause des adages bien connus “tout le monde a Word”; “ça marche, que deman­der de plus ?”, … bref, de la posi­tion domi­nante. Dans mon entou­rage, je suis consi­déré comme le gars un peu spé­cial qui a un ordi­na­teur bizarre qui ne sais même pas lire des doc, et qui emmerde son monde en deman­dant des pdf … “c’est quand même plus simple d’envoyer le doc hein !”

    «
    Les pro­blèmes de lec­ture avec Ope­nOf­fice devraient être trai­tés par la publi­ca­tion du for­mat Open­XML pour ce qui concerne Office 2007. Tu te méfies de MS, mais MS répond à la pres­sion du mar­ché, notam­ment du sec­teur public. Ils savent s’adapter et dans le bon sens. L’économie de réseau en leur faveur est tel­le­ment forte qu’ils peuvent encore lâcher du lest!
    »
    Je n’ai pas com­pris tout ton pas­sage sur l’«économie de réseau». Tu fais réfé­rence au déve­lop­pe­ment des appli­ca­tions “web2” ?

    À part ça, il ne faut pas oublier que si ne fut-ce que la fonte uti­li­sée n’est pas libre, on peut avoir des pro­blèmes cri­tiques de mise en page. Ça c’est une chose qui fait que de nom­breux acteurs vont quand même avoir des pro­blèmes de com­pa­ti­bi­lité, for­mat ouvert ou non.
    La deuxième est qu’il ne fait que peu de doutes dans mon esprit que MS va sor­tir un OpenXML2 qui sera très légè­re­ment incom­pa­tible avec le OpenXML(strict iso), mais qui sera tel­le­ment mieux que c’est celui-là qui sera uti­lisé “par défaut”.
    Que va-t-il se pas­ser alors ? Tu reçois un fichier OpenXML2 (autant incom­pa­tible ave OOo que l’est main­te­nant doc, c’est à dire très peu, mais assez pour dis­sua­der de nom­breuses entre­prises); bon. Tu demandes à l’envoyeur de t’envoyer la même chose, en sélec­tion­nant le for­mat OpenXML(strict iso). Fina­le­ment rien n’a changé par rap­port à aujourd’hui : l’utilisateur de OOo est encore l’emmerdeur qui ne sait même pas lire Open­XML “que tout le monde a”. Et mieux : au moment de faire “enre­gis­trer sous” et de sélec­tion­ner “OpenXML(strict iso)”, un pop-up appa­raît “Atten­tion, ce for­mat ne sup­porte pas cer­taines fonc­tions; des pertes de for­ma­tage sont pos­sibles, voulez-vous vrai­ment bla­bla­bla”.
    Science fic­tion ? Para­noïa ? Micro­soft a déjà fait le coup pour détruire RTF. Et, quitte à me répéter,tant que l’article sur Adecco sera sur le site de MS, c’est qu’ils n’ont pas oublié que la pure force du mono­pole cou­plée à une incom­pa­ti­bi­lité cal­cu­lée est leur meilleur atout.
    http://www.microsoft.com/belux/fr/executivecircle/cases/?case=adecco
    Bref, je ne crois pas en la bonne foi de MS quand ils font de l’ouverture de for­mat. Steve Bal­mer avait déclaré qu’il pré­fé­rait mou­rir que sup­por­ter ODF dans MS-Office moins de 3 mois avant qu’il le fasse. Il a donc sciem­ment menti (ils n’ont pas tout codé en 3 mois); dans quel but, sinon décou­ra­ger l’adoption de ODF ?

    «
    Micro­soft en Chine et en Pales­tine (là, je ne savais pas?) a par­ti­cipé à la lutte contre la liberté d’expression sur inter­net? Ils ont du faire comme Google et autres Yahoo et se plier à cer­taines règles locales pour appli­quer des filtres sur leurs moteurs de recherche. Cela a bien fait débat, je te l’accorde. Mais quels choix avaient-ils? Quit­ter la Chine? Pas évident.
    »

    Ce n’est pas ce que tu crois. En Pales­tine, MS a nomi­na­ti­ve­ment dénoncé un jour­na­liste à l’armée Israé­lienne (c’est plus fort que Google qui cen­sure en Chine). Et en Chine, ils ont volon­tai­re­ment fourni aux auto­ri­tés de logi­ciels conçus pour tra­quer des cyber­dis­si­dents. MS ne s’est pas contenté de cen­su­rer mais a acti­ve­ment aidé à la recherche d’opposants. (en sa cachant der­rière l’argument “nous ne sommes pas res­pon­sable de ce que les autres font du maté­riel qu’on four­nit”)
    http://web.amnesty.org/pages/ec-110506-action-fra
    http://www.amnestyinternational.be/doc/article3314.html?var_recherche=microsoft

    Ah et pour tes deux ques­tions, les réponses sont «oui» et «ça dépends». Oui, ils avaient le choix de tra­vailler pour qu’Internet trans­forme la Chine plu­tôt que le contraire, et non, ils n’étaient pas d’office obli­gés de quit­ter la Chine. Il fal­lait voir si les auto­ri­tés chi­noises allaient pré­fé­rer “tout inter­net” ou “pas d’internet”. Selon, ils res­tent ou ils s’en vont.
    Cela pour dire que Micro­soft a déjà prouvé qu’entre le pou­voir et les liber­tés, le choix est clair. Micro­soft a prit une part active dans la lutte contre la liberté d’expression sur inter­net; rien que pour ça, il y a un pro­blème éthique à ache­ter Win­dows.
    La ques­tion est de savoir si les liber­tés fon­da­men­tales de un mil­liard de per­sonnes valent les 3 incon­vé­nients d’Ubuntu que j’ai extrait comme étant les incon­vé­nients *réels*. Ques­tion pure­ment éthique, et non prag­ma­tique parce que sans l’aide de Micro­soft, la Chine se serait bien débrouillée, ne fut-ce qu’en déve­lop­pant une dis­tri­bu­tion Linux offi­cielle et obli­ga­toire. Mais il ne faut pas croire que sans Micro­soft “d’autre l’auraient fait”. Quel autre acteur il y a sur le mar­ché de l’OS ?

    «
    Pour les DRM, il faut rai­son­ner un peu stra­té­gi­que­ment. La rai­son d’être des DRM sur les PC est de faire accep­ter à l’industrie des conte­nus - notam­ment cinéma et TV - une ouver­ture vers le monde du PC. Ces indus­tries sont para­noiaques, dans une cer­taine mesure à juste titre, de la numé­ri­sa­tion à tout crin des conte­nus.
    »
    Là tu te trompes : les DRM n’ont pas un but de pro­té­ger quoi que ce soit. La Sabam (l’équivalent belge que la SACEM) a été très claire sur ce point : ça ne sert pas à lut­ter contre le pira­tage. À pro­pos d’Apple, ils disent que c’est Apple qui impose les DRM pour ren­for­cer leur domi­nance avec ipod
    http://blogs.gnome.org/view/xclaesse/2006/12/26/1
    La Fnac et un ven­deur de Apple m’ont confir­més que les DRM n’avaient rien à voir avec le pira­tage.
    Ici, Micro­soft va même jusqu’à expli­quer com­ment cra­quer la pro­tec­tion wmv :
    http://www.microsoft.com/windows/windowsmedia/knowledgecenter/howto/mp11/burn.aspx
    En cher­chant deux secondes sur le site d’ipod, tu trouves la même chose. Et quand tu demande à MS ou à Apple pour­quoi il y a des DRM alors qu’on peut les cra­quer par simple gra­vure, inva­ria­ble­ment, ils répondent qu’il n’y a pas moyen de cra­quer. Alors tu répètes, et tu dis que oui, la pro­tec­tion est cas­sée quand tu graves. Ensuite, plus de réponses. Juste un accusé de récep­tion de la ques­tion.
    En insis­tant lour­de­ment, j’ai même eut un mail de Micro­soft qui m’a dit ne pas com­prendre pour­quoi les indus­tries du disque uti­li­saient wma parce qu’en effet, ça ne pro­tège pas les droits d’auteurs.

    Fran­che­ment, entre MS et les mai­sons de disque, je ne parie­rais pas sur qui impose les DRM à l’autre. En tout cas, en l’état MS est *le seul* à gagner quelque chose. Les majors y perdent, les ven­deurs y perdent, les clients y perdent. Et même les ache­teurs de Vista y perdent : moins de liberté sur sa propre machine, sys­tème alourdi, prix plus élevé (MS a dépensé de l’argent pour déve­lop­per tout ça!). Et Micro­soft gagne quoi ? L’éviction de Linux du mar­ché de la musique numé­rique, et la levée d’une taxe sur les bala­deurs pour le sup­port wma. Tout comme ils ont déjà levé une taxe sur les clefs USB par pure incom­pa­ti­bi­lité de Win­dows avec autre chose que vfat.
    Bref, les DRM c’est néfaste, ça pue (au sens que ça ne sert mani­fes­te­ment pas au but offi­ciel) et Micro­soft ne se contente pas du tout de “jouer le jeu” : ils inventent, déve­loppent et encouragent.

    «
    Pour ce qui est de VLC, il peut lire “léga­le­ment” du WMV (stan­dard VC1). Mais pas celui qui est crypté. Ne géné­ra­lise pas au for­mat WMV.
    »

    Je vais faire un point pré­cis de la situa­tion. Jusqu’il y a deux mois, il n’y avait pas de moyens légal de lire un wmv sous Linux : il fal­lait le paquet m32codecs, qui est illé­gal parce qu’il embarque un dll de Win­dows. Donc oui, VLC sous Win­dows lit léga­le­ment les wmv, mais pas sous Linux. Sans w32codes, pas de wmv, ni cryp­tés, ni non-cryptés. Le conseil Euro­péen qui publie ses ses­sions publiques en wmv non crypté a d’ailleurs écrit en toute lettres dans sa FAQ qu’un sup­port Linux ne pou­vait être apporté léga­le­ment.
    Très récem­ment (dis­po­nible en natif sous Feisty Fawn), wmv a été reverse-ingénieuré.
    Mais il faut être très clair : un for­mat lisible par ingé­nie­rie inverse n’en devient pas un for­mat accep­table. C’est du court terme. Ça reste inac­cep­table et contre-démocratique que la RTBF publie ses jour­naux en wmv, autant que le CDH publie ses docu­ments en doc. Ils n’ont pas à comp­ter sur le fait que des gens vont béné­vo­le­ment perdre des cen­taines d’heures à déco­der un for­mat. Et d’ailleurs, ils n’attendent jamais que le for­mat soit inversé pour l’utiliser.
    L’utilisation de for­mats fer­més et une faute contre la démo­cra­tie, et le mono­pole de Micro­soft encou­rage cela. N’est-il pas plus simple de lire sous Win­dows un wma qu’on ogg ? Une par­ti­tion vfat que ext3 ?

    «
    Je suis d’accord sur le fait que mon expé­rience avec Ubuntu était alam­bi­quée. Mais mon PC n’était pas pré­ins­tallé avec Vista non plus! Je l’y ai ins­tallé moi-même avec une image ISO du DVD télé­char­gée sur MSDN auquel je suis abonné. Je suis donc passé par toutes les étapes d’une ins­tal­la­tion à la mano. Ins­tal­la­tion que j’ai d’ailleurs racon­tée avec j’espère la même objec­ti­vité que pour Ubuntu (cf http://www.oezratty.net/wordpress/2006/buena-vista/) et qui ne fait pas for­cé­ment plai­sir à MS (comme mon CR sur Office 2007 sur http://www.oezratty.net/wordpress/2007/vista-fiesta/). Mon matos a été mieux détecté effec­ti­ve­ment, mais j’ai eu des pro­blèmes avec les dri­vers nVi­dia en mode double-écran. Ces dri­vers sont mal écrits, même pour Vista, et cela a d’ailleurs déclen­ché une forte réac­tion des clients, notam­ment aux USA, pous­sant nVi­dia à “se bou­ger”.
    »

    Il faut res­ter objec­tif : même si un ordi n’est pas “cer­ti­fié Vista”, les construc­teurs font quand même des efforts pour qu’ils le soit. Et comme tu le dis, la pres­sion des uti­li­sa­teurs mécon­tents de Vista fait “se bou­ger” les construc­teurs. Pas celle des uti­li­sa­teurs de Linux.
    Toute la dif­fé­rence est que si tu as un maté­riel mal-fonctionnant sous Vista, tu attends et ça va aller mieux dans deux semaines ;) Win­dows, qu’il soit Vista ou XP n’a pas de gloire a faire fonc­tion­ner le maté­riel mieux qu’Ubuntu : les construc­teurs tra­vaillent depuis des années avec MS pour faire fonc­tion­ner leurs matériels.

    «
    Pour ce qui est de Gnome, sais-tu com­ment on créé faci­le­ment un “short­cut” sur le bureau poin­tant sur un dos­sier sans avoir à créer d’abord un short­cut qui appa­rait dans le dos­sier en ques­tion et que l’on doit alors dépla­cer sur le bureau?
    »
    Je n’utilise pas Gnome, mais pour ce que je devine de la phi­lo­so­phie du truc, il faut sim­ple­ment prendre le dos­sier à la sou­ris, et le dépla­cer vers le bureaux en enfon­çant la touche “ctrl”. Alors il va pro­po­ser de copier, lier ou déplacer.

  • [40] - Olivier Ezratty a écrit le 18 mars 2007 :

    Réponse à Laurent:

    “Je n’ai pas com­pris tout ton pas­sage sur l’«économie de réseau». Tu fais réfé­rence au déve­lop­pe­ment des appli­ca­tions “web2” ?”

    Non, je fais allu­sion à un prin­cipe écono­mique qui est très cou­rant dans la high-tech: c’est le béné­fice qu’obtient un acteur lorsque le nombre crois­sant de ses uti­li­sa­teurs ou des acteurs de son écosys­tème favo­rise sa posi­tion sur le mar­ché. Cette notion peut-être com­plé­tée d’une autre: “l’adhérence de plate-forme” (plat­form sti­cki­ness). Plus une plate-forme est com­plexe à sup­por­ter, plus son écosys­tème (pro­duits et ser­vices com­plé­men­taires) y adhère for­te­ment et est dif­fi­cile à migrer ailleurs. C’est ce qui favo­rise Win­dows car l’adhérence à la plate-forme est forte et elle n’est pas faci­le­ment sub­sti­tuable. L’adhérence au Mac est égale­ment forte. Mais l’adhérence à ta chaine hifi est faible car tu peux rem­pla­cer faci­le­ment les éléments. Parce que les inter­faces de ta chaîne sont non seule­ment stan­dard (audio ana­lo­gique ou numé­rique, etc) mais égale­ment rela­ti­ve­ment simples techniquement.

    “Bref, je ne crois pas en la bonne foi de MS quand ils font de l’ouverture de for­mat. Steve Bal­mer avait déclaré qu’il pré­fé­rait mou­rir que sup­por­ter ODF dans MS-Office moins de 3 mois avant qu’il le fasse. Il a donc sciem­ment menti (ils n’ont pas tout codé en 3 mois); dans quel but, sinon décou­ra­ger l’adoption de ODF ?”

    Je ne sais pas ce que Steve a dit sur le sujet, mais il n’a pas menti pour autant. Il a sim­ple­ment accepté de chan­ger d’avis ce qui est très dif­fé­rent. C’est même pro­ba­ble­ment Jean Paoli qui a du obte­nir cela. Si un mec dit une conne­rie et accepte de se dédire et d’accepter de la cor­ri­ger, et bien, c’est mieux que de per­du­rer dans l’erreur.

    Pour ce qui est de MS en Chine et en Pales­tine, l’information que tu donnes ne four­nit pas le point de vue de MS. Point de vue que je ne connais d’ailleurs pas. Lais­sons les
    s’exprimer sur le sujet. Il y en une cen­taine de gars de MS qui lisent régu­liè­re­ment ce blog. Il y en a bien un qui pour­rait nous expli­quer cela non?

    Sur les DRM, je me trompe? Parce qu’un orga­nisme belge pense ceci, ou un clam­pin chez Apple ou la Fnac cela? Tu as déjà vu sur un sujet com­plexe tout le monde d’accord? Le monde n’est pas binaire comme cela. Ce que je te dis, je l’ai vécu chez MS, c’est tout. Le DRM est un truc pour faire accep­ter le rôle du PC dans les médias. L’impact sur la domi­nance de MS est un “side effect” indi­rect qui les arrange mais qui n’est pas la moti­va­tion pre­mière. Micro­soft n’est pas une per­sonne, ce sont près de 80000 employés, et sur des sujets com­plexes, il est rare qu’ils aient tous le même avis. Cela dépend d’ailleurs de leur pro­pen­sion à lire des docu­ments de “tal­king points” de la Cor­po­ra­tion, docu­ments sou­vent assez longs, nom­breux et pas faciles à assi­mi­ler. Dans une boite, pas mal de gens s’expriment en confon­dant leur avis, leur inter­pré­ta­tion et l’avis offi­ciel… quand il existe. Donc, ne t’étonnes pas si tu trouves des inco­hé­rences dans les avis de ces boites.

    Pour Gnome, j’ai en fait trouvé la solu­tion. Il faut faire CTRL-SHIFT-drag-and-drop avec un dos­sier, ou bien faire ALT-drag-and-drop pour avoir le choix de ce que l’on fait à l’arrivée (dépla­cer, copier, créer un lien). C’est un peu moins intui­tif que sous Win­dows, où l’on fait juste “bouton-droit-drag-and-drop”. Et sur Mac, cela doit si cela se trouve être encore plus facile.

  • [41] - Laurent a écrit le 18 mars 2007 :

    Pour l’effet réseau, tu as exprimé une bonne par­tie de ce que je pen­sais de MS : leur mono­pole s’auto entre­tient. Moi j’ajoute que c’est néfaste, et que c’est sufi­sa­ment néfaste pour tout le monde pour que cela vaille la peine de faire un effort.

    En ce qui concerne le revi­re­ment de Steve, j’ai pas assez insisté sur un point : il a refusé caté­go­ri­que­ment tout sup­port ODF à un moment où _a posteriori_ on sait que MS était déjà en train de déve­lop­per le fameux plu­gin. Il n’ont quand même pas tout fait un trois mois non ?
    Ou alors, comme tu le dis plus bas, MS c’est 8000 per­sonnes et cer­tains codaient déjà un sup­port ODF alors que Steve ne le savait pas. Possible.

    «
    Pour ce qui est de MS en Chine et en Pales­tine, l’information que tu donnes ne four­nit pas le point de vue de MS. Point de vue que je ne connais d’ailleurs pas. Lais­sons les
    s’exprimer sur le sujet.
    »
    Ne verse pas dans la mau­vaise foi hein. Amnesty inter­na­tio­nal est impar­tial; c’est pas comme si je citais Richard Stal­mann. Amnesty inter­na­tio­nal écrit des lettres à Micro­soft (cf les liens que je t’ai donné). Si MS vou­lait se défendre, ils n’avaient qu’à répondre. Or, pas de traces d’une réponse à Amnesty sur le site de MS.
    Non non; il ne faut pas nier l’évidence : Micro­soft a acti­ve­ment par­ti­cipé à la lutte contre la liberté d’expresion sur inter­net. C’est un fait. Micro­soft ne vaut éthi­que­ment pas mieux que nike, total fina ou toute autre marque régu­liè­re­ment dénon­cées par les asso­cia­tions de défense des droits de l’homme.

    «
    Il y en une cen­taine de gars de MS qui lisent régu­liè­re­ment ce blog. Il y en a bien un qui pour­rait nous expli­quer cela non?
    »
    Y’a bien des gens de MS qui ont lu les lettres d’Amnesty et qui aurait pu faire un com­mu­ni­qué à pro­pos de cela non ? ;)
    Tou­jours est-il que sur un sujet aussi grave, une expli­ca­tion dans un com­men­taire de blog ne sera pas suf­fi­sant. Si Micro­soft a quelque chose à dire, il faut une page sur http://www.microsoft.com.
    Mais je veux bien un com­men­taire sur un blog qui donne un lien vers une réac­tion officielle.

    «
    Sur les DRM, je me trompe? Parce qu’un orga­nisme belge pense ceci, ou un clam­pin chez Apple ou la Fnac cela? Tu as déjà vu sur un sujet com­plexe tout le monde d’accord? Le monde n’est pas binaire comme cela. Ce que je te dis, je l’ai vécu chez MS, c’est tout. Le DRM est un truc pour faire accep­ter le rôle du PC dans les médias. L’impact sur la domi­nance de MS est un “side effect” indi­rect qui les arrange mais qui n’est pas la moti­va­tion pre­mière.
    »
    Heu c’est pas juste deux clam­pins. C’est Steve Jobs aussi qui déclare les DRM inutiles (tout en conti­nuant à en pro­duire hein), c’est Aplle.com et microsoft.com qui contiennent des pages qui expliquent com­ment cra­quer leurs propres DRM. La FNAC dis­tri­buait des CD vierges lors du lan­ce­ment de FNAC­mu­sic pour mon­trer l’inutilité des DRM. Et Vir­gin média les a déclaré néfastes égale­ment. Et les CD pro­té­gés ont été com­plè­te­ment reti­rés du mar­ché.
    Un fait objec­tif est que seul Micro­soft et quelque mai­sons de disques disent encore que les DRM ont un ave­nir et sont un bien pour la musique numé­rique… ah non c’est vrai, Bill Gates a déclaré qu’*en l’état* c’était inutile.

    Un fait objec­tif est que tels qu’ils existent aujourd’hui, ils ne com­battent abso­lu­ment pas le pira­tage, et que Micro­soft n’a rien à gagner ni à perdre à ce qu’on pirate de la musique. Je ne vois donc abso­lu­ment pas de rai­sons com­mer­ciales évidente pour laquelle MS déploye­rait tant d’énergie à créer des DRM. Pour faire plai­sir aux mai­sons de disque ? Pour­quoi MS pré­fe­rait faire plai­sir aux dis­quaires qu’à leurs clients.
    J’ai mené mon enquête à ce pro­pos. J’ai écrit à la FNAC, à la SABAM, à Micro­soft, à la Fédé­ra­tion inter­na­tio­nale de l’industrie du disque, à Apple et à je ne sais plus quels autres orga­nismes… *AUCUN* ---pas un--- ne m’a répondu quand j’ai demandé à quoi servent les DRM sachant qu’une gra­vure dépro­tège. Ah si ! C’est vrai : Micro­soft m’a répondu que les DRM ne servent effec­ti­ve­ment à rien et qu’ils ne com­prennent pas pour­quoi les mai­sons de disques uti­lisent wma.
    Quant à la SABAM c’est gen­til pour la Bel­gique de les trai­ter “d’un orga­nisme belge” comme si c’était pas grand chose. C’est quand même *LA* société qui défend les artistes en Belgique.

    Enfin bref, on ne va pas s’engueuler ici sur les DRM. Si tu n’es pas d’accord que les DRM sont un pro­blème et que le mono­pole de MS en est une par­tie motrice, c’est pas grave. Tant qu’on est d’accord que pour une rai­son ou pour une autre, la société a besoin de créer de la concur­rence à MS, je suis content.
    Mon pro­pos ini­tial était juste une série d’exemples qui mon­traient que le monde serait meilleur si Micro­soft des­cen­dait en-dessous d’un seuil cri­tique de parts de mar­ché qui les contrain­drait à l’interopérabilité. Disons que les DRM n’étaient pas le meilleur exemple alors.

  • [42] - Olivier Ezratty a écrit le 19 mars 2007 :

    Laurent,

    L’histoire en Israël pour­rait très bien arri­ver en France si quelqu’un mena­çait d’une manière ou d’une autre la “sécu­rité natio­nale” du point de vue du gou­ver­ne­ment. Ils pour­raient deman­der une sai­sie d’informations au niveau des FAI par exemple (Free, Wana­doo ou autre). Les FAI se confor­me­raient alors à la loi en vigueur en France. Je crains fort que c’est ce que MS a fait en Israël où la ques­tion du nucléaire est très sen­sible pour la sécu­rité du pays. Les Etats consi­dèrent, qu’on l’aime ou non, que leur sécu­rité natio­nale est au des­sus de la liberté indi­vi­duelle de quelqu’un qui la mena­ce­rait. Et les entre­prises n’ont pas beau­coup d’autres choix que de se confor­mer à cela. Sinon, elles mêmes peuvent être alors consi­dé­rées par ces Etats comme des menaces à cette sécu­rité nationale.

    Je ne vais sinon pas ren­trer dans cette his­toire de DRM qui est un véri­table sac de noeuds. Je met­tais sur­tout en évidence les inco­hé­rences natu­relles qui peuvent avoir cours dans l’expression de la stra­té­gie des entre­prises que tu cites. Quand c’est le boss qui s’exprime, c’est plus clair comme pour Steve Jobs. En atten­dant, je demande à voir quand il sup­pri­mera le DRM de iTunes et des iPod. On verra si les actes sont ali­gnées sur les paroles. Et on décou­vrira que ce n’est pas for­cé­ment le cas, du fait des pres­sions des ayants droits de conte­nus qui sont plus impor­tantes que tu ne l’imagines dans cette histoire.

    Sinon, pour­quoi diable ne peut-on tou­jours pas enre­gis­trer sur un Media Cen­ter PC (Win­dows ou Linux) des émis­sions de télé­vi­sion satel­lite en numé­rique qui pro­viennent de bou­quets payants (en France en tout cas)? Tu ne vas tout de même me faire croire que c’est à cause de Micro­soft qui cher­che­rait ainsi à pro­té­ger son mono­pole! Alors qu’en fait, c’est plu­tôt Canal+/Sat qui pro­tège sa position!

    L’économie de réseau te semble néfaste, mais c’est une réa­lité qui pro­fite au lea­der dans de nom­breuses cir­cons­tances, comme celle d’une “forte adhé­rence de plate-forme”. Et le cas du sys­tème d’exploitation est assez unique de ce point de vue là. Mais pour lut­ter contre cette domi­nance, il ne faut pas juste comp­ter sur la notion de liberté, mais sur des notions macro-économiques et de struc­ture de l’industrie, que j’évoquais dans mes dif­fé­rentes réponses et mon post, et qui sont incon­tour­nables pour faire réus­sir un ini­tia­tive comme Ubuntu. A ce que j’en vois, Ubuntu est en tout cas déjà une menace sérieuse pour MS et ils ne vont pas res­ter inactifs.

  • [43] - Laurent a écrit le 19 mars 2007 :

    Met­tons pour Israël si tu veux. Si ça te fais du bien, tu peux croire que Micro­soft a été contraint de par­ti­ci­per à ce qu’Amnesty appe­lait déjà une “vio­la­tion des droits humains” avant qu’is agissent, crois le.
    En tout cas quand il s’agit de res­pec­ter la loi, ils sont plus rapide pour vio­ler des droits fon­da­men­taux que pour four­nir de la docu­men­ta­tion à la com­mis­sion euro­péenne. Comme quoi, quand c’est dans leur inté­ret de ne pas res­pec­ter des déci­sions de jus­tice, appa­rem­ment ils trouvent les moyens de ne pas céder tout de suite aux pressions.

    N’empèche que pour la Chine, Micro­soft a sacri­fié la liberté d’expresion d’un mil­liard de per­sonnes pour éviter que la Chine ne déve­loppe des alter­na­tives à Win­dows. C’est pas tout de nier pour Israël; si tu veux nier la nature contre-éthique d’utiliser Win­dows, tu dois encore nier ça. Ou trou­ver une excuse comme quoi ils n’avaient pas le choix.

    «
    Je met­tais sur­tout en évidence les inco­hé­rences natu­relles qui peuvent avoir cours dans l’expression de la stra­té­gie des entre­prises que tu cites.
    »
    Je trouve que “inco­hé­rence natu­relle” est un mot un peu faible pour la faille grosse comme une mai­son que repré­sente la gra­vure. Il y a quand même des res­pon­sables de pro­jets qui ont une vue d’ensemble. Il y a des gens qui ont pla­ni­fié et pensé le sys­tème. Il y a des gens qui ont fait des choix, prit des déci­sions et qui ont dû en rendre compte à la direc­tion. Ces per­sonnes savent par­fai­te­ment bien que leur sys­tème ne pro­tège pas du tout les droits d’auteurs.
    Il est abso­lu­ment impos­sible que les mai­sons de disques soient contentes du sys­tème actuel.
    Alors soit le but est autre (ce qui est, je crois, le cas au moins dans le chef de MS et Apple), soit il y a un sale coup qui nous attend pour les pro­chaines années; il y aura des pleurs, des cris et des grin­ce­ments de dents (ce qui est je crois le cas dans le chef des mai­sons de disque).
    Tu dois te rendre compte que tant que ce que tu fais est pos­sible (càd riper des CD), le sys­tème de DRM est *tota­le­ment* inutile, et ça, les direc­teurs de MS, Apple et des mai­sons de disques en sont tout à fait conscient.
    La seule manière d’éviter le pira­tage est d’obtenir un contrôle *com­plet* de l’ordinateur du pirate poten­tiel (c’est à dire de tout le monde). La moindre faille dans le sys­tème met tout par terre : si une seule per­sonne par­vient à dépro­té­ger, les réseaux p2p pro­pagent le fichier.
    Et devine quel est l’OS qui vient de sor­tir et qui per­met ce contrôle absolu, ou tout au moins fait un grand pas sup­plé­men­taire dans ce sens ?

    «
    Tu ne vas tout de même me faire croire que c’est à cause de Micro­soft qui cher­che­rait ainsi à pro­té­ger son mono­pole! Alors qu’en fait, c’est plu­tôt Canal+/Sat qui pro­tège sa posi­tion!
    »
    Plu­sieurs points.
    1. Il ne s’agit pas que d’enregister. Il s’agit ne fut-ce que _regarder_.
    2. Il ne s’agit pas de “pro­té­ger sa posi­tion” : les jour­naux par­lés de la RTBF sont un ser­vice public financé par mes impôts.
    3. Il ne s’agit pas de canal*/Sat, mais de TF1, France2, France3, CNN, BBC, RTBF, RTL, les ces­sions du conseil Euro­péen, de télé-Québec et j’en passe d’autres … bref : *tout* le monde audio­vi­suel.
    4. Ce n’est pas Micro­soft que j’acuse, c’est sa posi­tion domi­nante. Pour­quoi la RTBF est capable de dif­fu­ser en wmv (ce qui est un acte contre-démocratique) ? Parce que “tout le monde a Win­dows”. Sinon, ils seraient contraint d’utiliser un for­mat libre.

    5. Au départ, tu avais dit que VLC pou­vait lire wmv non crypté sous Linux. Est-ce que main­te­nant tu es d’accord que ce n’est pas le cas ? (au fait près que ça vient d’être ingé­nieuré inver­sé­ment, ce qui n’est pas une excuse)

    Je ne dit pas que tout est de la faute nomi­na­ti­ve­ment de Micro­soft. Ce n’est pas Micro­soft qui fait pres­sion sur la Croix-rouge pour que son jour­nal com­mu­nal soit écrit en Word. Et pour­tant, c’est le cas : un linuxien n’a pas le droit d’écrire dans ce journal.

    Ce que je dit, c’est que sa posi­tion mono­po­lis­tique fait en sorte que beau­coup de gens ne se posent pas de ques­tions, et que cela est néfaste pour tout le monde.

    L’économie de réseau n’est pas spé­cia­le­ment néfaste à tout les coups. Mais le cas de Micro­soft est par­ti­cu­lier. Existe-t-il une autre société qui a 95% des part de mar­ché *pla­né­taire* sur un domaine aussi cen­tral que les sys­tème d’exploitation ?
    Je ne crois pas que les termes écono­miques usuels sont appli­cables à MS. Ils sont dans une situa­tion écono­mique unique dans l’histoire.

    Mais fina­le­ment, si sur tout ce que j’ai dit il n’y a que sur ces points que tu n’es pas d’accord, je suis déjà content.

    Bonne semaine
    Laurent

  • [44] - Olivier Ezratty a écrit le 19 mars 2007 :

    Laurent, arrê­tons la dis­cus­sion qui com­mence à se faire longue. Passe à autre chose!

  • [45] - traaf a écrit le 19 mars 2007 :

    Concer­nant l’installation sur disque externe, il est pos­sible, en fai­sant du copier/coller de fichiers, et en éditant manuel­le­ment un fichier de confi­gu­ra­tion, de dis­po­ser d’un sys­tème sur disque USB béné­fi­ciant de la recon­nais­sance maté­rielle du live CD à chaque démar­rage. Bien sur, le démar­rage est un peu plus long, mais le sys­tème boote sur n’importe quelle machine en conser­vant la confi­gu­ra­tion de l’utilisateur. La manip est détaillé ici, il faut encore mettre les mains dans le cam­bouis, mais le jeu en vaut la chandelle.

  • [46] - François a écrit le 19 mars 2007 :

    Bon­jour,

    Inté­res­sant de voir Ubuntu au tra­vers d’un regard Windowsien…

    Ceci-dit, je vou­drait signa­ler que pour admi­nis­trer des machines, que se soit Win­dows ou Linux, le recours à la ligne de com­mande est encore le plus effi­cace. J’ai quelques ser­veurs qui tournent sous win­dows, et sans la ligne de com­mande on en ferait pas grand chose.

    De plus, décrire une action sur une inter­face gra­phique est long, fas­ti­dieux et impré­cis. Com­pa­ra­ti­ve­ment, 4 lignes de scripts shell en copié collé, c’est bien plus efficace.

    Je suis par contre tout à fait d’accord avec vous sur la com­plexité du monde open-source. Il y a beau­coup de docu­men­ta­tion, mais tous tou­jours d’une très bonne qua­lité, ou pour de vieilles ver­sions sans rap­port avec votre ver­sion, ce n’est pas tou­jours facile à ce niveau.

    D’un autre côté, si vous pou­viez me dire où trou­ver un réfé­ren­tiel sur les dif­fé­rentes variantes de Win­dows Scrip­ting Host , je suis pre­neur. Entre-nous, même sur Tech­net ce n’est ni pré­cis ni clair et encore moins complet.

  • [47] - Laurent a écrit le 20 mars 2007 :

    Ok; lais­sons. Si tou­te­fois par hasard il y a une per­sonne parmi la «cen­taine de gars de MS qui lisent régu­liè­re­ment ce blog» qui trouve une expli­ca­tion aux accu­sa­tions d’Amnesty, je suis pre­neur. Qu’il n’hésitent pas à me mettre un lien et du texte dans un com­men­taire sur mon blog (même si la note cou­rante n’a rien a voir --- ce qui est râre ;) )

    Parmi toutes les ques­tions que nous avons traité ici, celle-là me semble cri­tique, et comme elle est non-technique, elle mérite un sui­vit plus par­ti­cu­lier : elle ne va pas d’arranger avec le temps juste à coup de code C.

    Bonne conti­nua­tion
    Laurent

  • [48] - Ploc a écrit le 29 mars 2007 :

    Bon­jour,

    J’ai lu votre billet avec inté­rêt et atten­tion. C’est un article de qua­lité, qui apporte des cri­tiques justes. Mais c’est aussi un billet qui pré­sente quelques tra­vers que je vais ten­ter de pré­sen­ter ici.

    Ce billet est un billet écrit par quelqu’un qui connaît bien win­dows, qui a une bonne connais­sance tech­nique du pro­duit phare de Micro­soft et qui tente de com­pa­rer une alter­na­tive en le com­pa­rant à ce der­nier. Or je pense qu’il ne faut pas uni­que­ment évaluer Ubuntu à lueur de ce que sait faire win­dows, car c’est déjà biai­ser la comparaison.

    Déjà, cela com­mence par l’installation peu ortho­doxe que vous faite d’Ubuntu, sur un disque usb externe qui est par la suite bran­ché sur une autre machine. Dif­fi­cile dans les condi­tions d’évaluer la capa­cité du sys­tème d’exploitation à détéc­ter des péri­phé­riques chan­geants. Si l’on avait voulu com­pa­rer win­dows et ubuntu, il aurait fal­lut les ins­tal­ler et les uti­li­ser dans les mêmes conditions.

    Mais le fond du débat est ailleurs. Linux, Gnu/Linux pour être pré­cis, est un logi­ciel libre. Cette notion de “libre” tient en un seul mot mais a une signi­fi­ca­tion pro­fonde et impor­tante. C’est une notion de par­tage, de liberte, de coopé­ra­tion qui ne doit pas être pas­sée sous silence tant elle est impor­tante à l’heure de la loi DADVSI, des bre­vets logi­ciels et des DRM.

    Gnu/Linux n’est pas seule­ment une alter­na­tive tech­nique à win­dows, c’est sur­tout une alter­na­tive idéo­lo­gique, presque phi­lo­so­phie ou sociétale.

    Au délà de toutes ces consi­dé­ra­tions, Gnu/Linux a le dont de remettre en ques­tion la place de la micro-informatique dans la vie des gens. L’objectif de cet article n’aurait donc pas dû être de voir dans quelle mesure Ubuntu peut (ou non) rem­pla­cer win­dows, mais plu­tôt de remettre l’utilisateur au centre du débat afin de déter­mi­ner quels sont ses besoins et dans quelle mesure tel ou tel sys­tème d’exploitation peut y répondre.

    On ne part donc plus de win­dows afin de véri­fier point par point si Ubuntu sait faire la même chose, on part de l’utilisateur afin de connaître ses besoins !

    Mais remettre l’utilisateur au centre du débat n’est pas chose facile. Il ne faut plus dire “j’ai besoin de word et d’internet explo­rer” mais il faut dire “j’ai besoin d’écrire des docu­ments et de navi­guer sur le web”. Dans cette optique là, le sys­tème d’exploitation en par­ti­cu­lier et la micro-informatique en géné­rale ne sont plus une fin en soi mais un moyen d’arriver à quelque chose.

    En bref, Oli­vier, si l’installation de votre Ubuntu avait été fait dans des condi­tions “nor­males”, votre article aurait été un bon article tech­nique sur les défauts et qua­li­tés d’Ubuntu (vous n’en êtes pas loin, rien de vous empêche de refaire un essai dans des condi­tions cor­rectes). Mais la décou­verte d’Ubuntu et de Gnu/Linux aurait mérité un article d’une enver­gure beau­coup plus large, pre­nant en compte les aspects idéo­lo­giques du logi­ciel libre et en remet­tant l’utilisateur au centre du système.

    Au plai­sir de vous relire dans vos futurs articles.

    Ploc

  • [49] - Olivier Ezratty a écrit le 29 mars 2007 :

    Jus­te­ment, j’ai ten­dance à me méfier des idéo­lo­gies! Sur­tout tein­tées du label de la liberté bran­die à tout bout de champs. Et quand vous par­lez ensuite d’orthodoxie… :) .

    Mon approche était prag­ma­tique, pas idéo­lo­gique. J’ai mon­tré que l’on pou­vait tes­ter Ubuntu sans même tou­cher à un octet de son disque dur sous Win­dows. Donc, une manière de faire à la fois un test com­plet (au delà du boot d’un Live CD) et sans risque (bou­siller le boot sec­tor de son disque dur et se deman­der ensuite com­ment le restaurer).

    Vous n’y cou­pe­rez pas: si vous vou­lez séduire les uti­li­sa­teurs de Win­dows qui rap­pe­lons le repré­sentent plus de 92% du total, il fau­dra bien en pas­ser par là: pen­ser à eux. Si vous pen­sez convaincre les uti­li­sa­teurs de Win­dows avec de l’idéologie mais sans vous mettre à leur place, vous n’irez pas bien loin. Et ces uti­li­sa­teurs ne sont pas des gens si bizarres que cela.

    D’ailleurs, les quelques poin­teurs sur des essais plus com­plets d’Ubuntu réa­li­sés par des amé­ri­cains étaient rédi­gés sur le même registre: le prag­ma­tisme de l’utilisation.

    Et je main­tiens ma conclu­sion sur Ubuntu tant pour le logi­ciel que pour ce qui l’entoure, notam­ment les sites com­mu­nau­taires avec leurs tuto­riaux: ils sont ce qui se fait de mieux pour l’utilisateur lambda dans la sphère Linux. Que voulez-vous de plus? Que je brûle une tonne de boites Win­dows devant le siège de la FSF pour vous contenter?

    Et je me sens libre. Ma liberté n’est pas limi­tée à cause de Win­dows ou par­ti­cu­liè­re­ment amé­lio­rée vec Ubuntu. J’ai autant de choix de part et d’autre mais avec un équi­libre dif­fé­rent entre prix, faci­lité d’installation et fonctionnalités.

    Mettre l’utilisateur au centre des débats, OK. Mais alors, pas en l’obligeant à pas­ser en mode com­mande à tout bout de champ ou en vou­lant lui apprendre la vie! Win­dows n’a pas à rou­gir de la manière dont il traite l’utilisateur, même si par­fois, il com­porte des lacunes. Mon pro­pos dans cette évalua­tion d’Ubuntu était de mon­trer que Linux avait fait de gros pro­grès de ce point de vue là. Au point d’être proche de Win­dows, voire de le dépas­ser, dans pas mal d’aspect, y com­pris au niveau de la notion d’écosystème applicatif.

    Bon et puis mon ins­tal­la­tion d’Ubuntu n’était pas si bizarre que cela. La faire sur un disque externe USB était à la fois un bon point pour ce sys­tème, et pas l’origine des divers pro­blèmes que j’ai ren­con­trés. Le boot en USB est géré par le BIOS de la machine. Après, l’OS n’y voit que du feu! Et ce n’est pas ce disque externe qui génère les pro­blèmes avec la carte réseau ou la pénible ins­tal­la­tion du dri­ver nVi­dia. Carte réseau qui était bien détec­tée. La preuve, en relan­çant en mode com­mande à la mano les ser­vices réseaux, celui-ci se met­tait à fonc­tion­ner. Il y avait donc chez moi un pro­blème d’initialisation quelque part au niveau de l’OS.

    J’ai tenté l’installation en LiveCD de Man­driva One sur deux lap­tops dif­fé­rents, et là, je n’ai pas été bien loin. Avec une palan­quée de mes­sages d’erreurs visi­ble­ment liés à la ges­tion du disque (/hdc pas trouvé…). Et pour­tant, là, je n’avais pas connecté de disque externe pour boo­ter! Ca n’arrive pas qu’aux autres…

  • [50] - Ploc a écrit le 29 mars 2007 :

    Vous pou­vez vous méfier des idéo­lo­gies, c’est votre droit. Mais vous ne pou­vez pas nier qu’il y a une dif­fé­rence de fond entre Gnu/Linux et win­dows. Dans un cas vous êtes dépen­dant d’un éditeur, Micro­soft. Dans l’autre, vous n’êtes dépen­dant de per­sonne, ou alors, si vous n’avez pas les com­pé­tences tech­niques néces­saires, vous pou­vez faire appel à une société de ser­vice de votre choix.

    Vous vous sen­tez libre avec win­dows et vous esti­mez que Micro­soft traite cor­rec­te­ment ses clients ? Micro­soft leur a pour­tant imposé à leur insu les DRM via le Ser­vice Pack 2, et est en train de déployer HDCP bien caché dans les replis de code non libre de Vista, sous cou­vert des effets 3D d’Aero ?

    Et quand je lis que cer­tains ont perdu leur musique ache­tée léga­le­ment à cause d’une his­toire de license DRM foi­reuse sur un win­dows réins­tallé ou dont la confi­gu­ra­tion maté­rielle a été modi­fiée, je ne vois pas trop où est la liberté… Comme si on ne pou­vait pas démé­na­ger en emme­nant ses meubles parce que la license du nou­vel appar­te­ment ne per­met pas d’utiliser les meubles de votre ancien appar­te­ment… Je suis prêt à parier qu’on ren­con­trera les mêmes pro­blèmes avec HDCP et les écrans/lecteurs/amplis/windows non com­pa­tibles alors que le client sou­haite sim­ple­ment vision­ner un film…

    Que les uti­li­sa­teurs win­dows se sentent libres, c’est une chose. Qu’ils le soient, c’en est une autre.

    Sous pré­texte d’un niveau tech­nique insuf­fi­sant, Micro­soft ne leur explique pas que le Ser­vice Pack 2, pour­tant censé appor­ter uni­que­ment des cor­rec­tifs, ajoute égale­ment de nou­velles fonc­tion­na­li­tés. Il ne leur explique pas non plus que HDCP impo­sera de sérieuses limi­ta­tions pour le vision­nage de vidéos haute définition.

    Sous cou­vert de sim­pli­cité, Micro­soft se per­met de bafouer régu­liè­re­ment la confiance que leur accorde la majo­rité de ses uti­li­sa­teurs. Et ca n’est pas du tout la défi­ni­tion que je me fais de la liberté…

    Le prag­ma­tisme dont vous vous récla­mez vous per­met de ne pas abor­der ces sujets sen­sibles et impor­tants. Per­son­nel­le­ment, connais­sant ces dif­fé­rences fon­da­men­tales, je suis prêt à accep­ter un Gnu/Linux avec quelques pro­blèmes et la liberté plu­tôt qu’un win­dows sans pro­blème et sans liberté. Et non, je ne suis pas fan de la cage dorée pro­mise par vista…

    Il aurait donc fal­lut com­men­cer par se deman­der “que souhaite-je faire avec Ubuntu” plu­tôt que se deman­der “que peut-on faire avec Ubuntu qu’on ne peut pas faire avec win­dows, et inversement”.

    Vous avez fait le choix de vous limi­ter à un test prag­ma­tique et tech­nique, c’est votre choix, et je dois dire que je le déplore, mais je le respecte.

    Enfin, point de détail et petite touche tech­nique, on peut tes­ter Ubuntu et des tas d’autres dis­tri­bu­tions avec les Live CD, qui per­mette de démar­rer sur le cd sans modi­fier un octet de son sys­tème d’exploitation favoris.

    Ploc

  • [51] - Olivier Ezratty a écrit le 29 mars 2007 :

    Deve­nir dépen­dant d’une SSII pour uti­li­ser un PC comme par­ti­cu­lier? Non, pas pour moi! Ni pour un tas de gens!

    Tou­jours cette his­toire de DRM. C’est vrai que c’est foi­reux. C’est vrai que cela pose des pro­blèmes tech­niques. Mais comme je l’ai déjà écrit, per­son­nel­le­ment, je n’y fais pas appel. Je suis libre de rip­per mes CD audio ache­tés léga­le­ment, sans faire appel à du DRM. Cela coute un peu plus cher que d’acheter de la musique en ligne avec du DRM, c’est cer­tain. Un incon­vé­nient contre un autre incon­vé­nient. Mais ce sont les ayant droits qui pro­tègent les conte­nus. Micro­soft ne fait que four­nir un moyen tech­nique de pro­tec­tion. Un moyen parmi d’autres.

    Le HDCP? Ce n’est pas Micro­soft qui l’a imposé. C’est une tech­no­lo­gie spé­ci­fiée par Intel et com­mer­cia­li­sée sous licence par une filiale d’Intel: Digi­tal Content Pro­tec­tion (http://www.digital-cp.com/home). Comme le CSS des DVD du DVD Consor­tium, et que Micr­soft implé­mente pour sup­por­ter les nou­veaux DVD haute défi­ni­tion qui requièrent le HDCP (nb: pour pou­voir affi­cher les vidéos en haute réso­lu­tion). Si res­tric­tion de liberté il y a avec HDCP, ce n’est pas MS qui en est à l’origine.

    Pour ce qui est du SP2 de Win­dows XP, je ne savais pas qu’il y avait eu des modifs rela­tives au DRM dedans. Il me sem­blait que c’était plu­tôt dans les évolu­tions de Win­dows Media Player que se situait le DRM. Est-ce que le SP2 contient une ver­sion à jour de Win­dows Media Player, pos­sible. Je ne me sou­viens pas. Mais le jour où les dif­fu­seurs de conte­nus sou­hai­te­ront com­mer­cia­li­ser leurs conte­nus sans DRM, on sera libre de les uti­li­ser sous Win­dows comme sous Linux, indé­pen­dam­ment de Micro­soft. Dans Vista, il y par contre l’intégration des fameux modules TPM liés à du hard­ware (co-spécifié avec Intel) pour l’encryptage de conte­nus. Mais on n’est pas uti­lisé de le mettre en oeuvre. On ne risque pas beau­coup de le faire car ce n’est pas évident.

    Micro­soft four­nit les infor­ma­tions sur les évolu­tions de ses Ser­vice Packs et autres mises à jour. Par­fois, c’est plan­qué. D’autre fois, c’est très tech­nique car ils seg­mentent leur infor­ma­tion en fonc­tion de l’audience. Pour le SP2, l’info uti­li­sa­teur est ici: http://www.microsoft.com/windowsxp/sp2/preinstall.mspx. Et l’info pour les techos est là: http://www.microsoft.com/technet/prodtechnol/winxppro/maintain/winxpsp2.mspx . Voulez-vous inon­der les uti­li­sa­teurs avec l’information pour ces der­niers? En mar­ke­ting, on appelle cela une com­mu­ni­ca­tion seg­men­tée et ciblée.

    Enfin, tes­ter Ubuntu sur un disque externe plu­tôt qu’un Live CD change énor­mé­ment de choses: 1) on peut ins­tal­ler ce que l’on veut, modi­fier la confi­gu­ra­tion, ins­tal­ler des dri­vers à demeure et 2) on a un niveau de per­for­mances bien meilleur qu’avec un CD. Donc, on peut juger sur pièces de la rapi­dité de l’OS.

  • [52] - Ploc a écrit le 30 mars 2007 :

    Vous vous sen­tez libre avec win­dows, peut-être l’êtes vous. Mais il y a une dif­fé­rence majeure entre vous et un uti­li­sa­teur lambda : vous avez le bagage tech­nique qui vous per­met de juger les outils que vous uti­li­sez, pas l’utilisateur lambda.

    Vous savez que vous pou­vez vous pas­ser des DRM, vous savez com­ment écou­ter votre musique autre­ment, pas l’utilisateur lambda.

    Ce que vous appe­lez “une com­mu­ni­ca­tion seg­men­tée et ciblée” per­met aussi à micro­soft de pas­ser sous silence des infor­ma­tions impor­tantes sous pré­texte qu’elles sont trop tech­nique. Per­son­nel­le­ment, je trouve qu’il est impor­tant que les uti­li­sa­teurs de win­dows sachent qu’en ins­tal­lant le “cor­rec­tif” XP SP 2, ils ins­tallent les DRM sur leur poste, et qu’en ins­tal­lant Vista, ils deviennent astreints à res­pec­ter les contraintes HDCP.

    Peu importe qui impose tel ou tel méca­nisme tech­nique, c’est micro­soft qui vends win­dows, c’est micro­sosft qui se doit d’informer ses clients.

    Pour faire un para­lèlle avec l’automobile, si j’achète une voi­ture donc l’airbag fonc­tionne d’une manière par­ti­cu­lière, est-ce à Peu­geot ou à Valeo (le sous-traitant) de m’indiquer les spé­ci­fi­ci­tés de cette voiture ?

    Alors bien sûr, il n’est pas évident de com­prendre le sens de ces infor­ma­tions tech­niques mais cette igno­rance ne doit âs être pré­texte à ne rien faire. Il faut éduquer les uti­li­sa­teurs, il faut mettre les infor­ma­tions à leur dis­po­si­tion. Et là où Ubuntu est très fort en com­mu­ni­ca­tion, par­tage d’information et vul­ga­ri­sa­tion, micro­soft masque des infor­ma­tions majeurs sur ses pro­duits. C’est une méthode détestable.

  • [53] - Olivier Ezratty a écrit le 31 mars 2007 :

    Sup­po­sons que le sup­port de HDCP ne soit pas inté­gré par Micro­soft dans Vista. Celà vou­drait dire qu’il serait impos­sible de lire en HD un DVD HD (Blu-Ray comme HD-DVD) en haute défi­ni­tion sur un PC. Ce serait une autre pri­va­tion de liberté, même si j’appelle cela plu­tôt une fonc­tion­na­lité de moins qu’une liberté de moins. A moins d’installer un logi­ciel qui ajoute le sup­port de HDCP sur Vista.

    D’ailleurs, l’entourloupe HDCP s’il y en a n’est pas dans Vista, mais plu­tôt dans les écrans. Ils doivent aussi sup­por­ter le HDCP pour lire des conte­nus pro­té­gés haute défi­ni­tion, sinon, il y a effec­ti­ve­ment une “contrainte HDCP” qui redes­cen­dra la réso­lu­tion de l’image en simple défi­ni­tion. Les pos­ses­seurs de moni­teurs haute réso­lu­tion (même pas trop) anciens et ne sup­portent pas le HDCP en sont ainsi pour leurs frais.

    Les défi­ciences d’information sur Vista, je les ai sou­le­vées en novembre der­nier, ayant constaté qu’il était dif­fi­cile de trou­ver l’inventaire des nou­veau­tés inté­grées dans cette ver­sion. Mais cette dif­fi­culté n’était pas du tout spé­ci­fique au DRM. Elle rele­vait d’un mar­ke­ting “de sim­pli­fi­ca­tion” que l’on n’apprécie effec­ti­ve­ment pas beau­coup quand on aime aller dans les détails.

    Mais sur le site de MS France, il y a bien un cha­pitre sur le DRM des­tiné aux uti­li­sa­teurs, dans http://www.microsoft.com/france/windows/products/windowsvista/faq/default.mspx.

    Le pro­duct guide de Win­dows Vista de 300 pages est quant à lui télé­char­geable sur leur site (en anglais comme en fran­çais). Mais seule­ment dans deux for­mats: le DOCX, nou­veau for­mat de Word 2007 (qui dis­pose d’une vision­neuse gra­tuite pour Win­dows), et le XPS, for­mat Micro­soft concur­rent du PDF uti­li­sable uni­que­ment sous Vista à ma connais­sance. Là, c’est clair, ils font trop la pro­mo­tion de leurs for­mats au détri­ment de la sim­pli­cité pour les clients!

  • [54] - Ploc a écrit le 2 avril 2007 :

    Une fonc­tion­na­lité de plus pour une liberté de moins, à cha­cun de déci­der en son âme et conscience. Encore faut-il que le ven­deur assure l’information sur les pro­duits qu’il vend.

    Je pense que nous somme à peu près d’accord sur le fond. Mais ce que vous pré­sen­tez comme une liberté n’est en réa­lité par­fois que la liberté de consom­mer. Et ça n’est pas du tout ma concep­tion de la liberté.

    Et pour HDCP, comme pour les DRM, comme pour tous les autres items (tech­niques ou non), peu m’importe que Micro­soft soit à l’origine de cette restriction/fonctionnalité, peu m’importe qui a fait le for­cing pour l’intégrer dans win­dows. Micro­soft a accepté, l’a inté­gré, l’a testé, le vend. Et rien que cela le rend res­pon­sable de l’information de ses clients.

    Et jus­ti­fier que l’information est pré­sente dans un docu­ment de 300 pages dans un for­mat pro­prié­taire est abu­sif. Tout d’abord, pour pou­voir lire le docu­ment docx ou xps, il fau­drait déjà avoir win­dows, et la vision­neuse (pour quelle ver­sion est-elle dis­po­nible). De plus, c’est le rôle de Micro­soft de mettre en avant les infor­ma­tions impor­tantes de leurs pro­duits (que ce soit des argu­ments de vente ou des mises en garde).

    Mais c’est vrai qu’avec Vista, leur argu­ment de vente ‘wahou’ se résu­mait au dis­cours qu’on tient à son chien lorsqu’il n’est pas sage.

    Il clair à tra­vers mes com­men­taires que je ne suis pas très pro-microsoft, mais je pense que mes cri­tiques sont justes et justifiées.

    micro­soft ne rem­plit pas son rôle d’information, il vend win­dows comme des cro­quettes pour chien, dans le seul objec­tif de rem­plir ses objec­tifs financiers.

    La culture de la connais­sance des uti­li­sa­teurs est le cadet de ses sou­cis. Je pense même qu’il pré­fère un uti­li­sa­teur igno­rant car plus dépendant.

  • [55] - Ubuntu seen through the eyes of a former senior Microsoft executive « Batteries Not Included a écrit le 4 mai 2007 :

    […] mai 4th, 2007 For those of you who can read French, I recom­mend taking a look at Oli­vier Ezratty’s blog and spe­ci­fi­cally at this post (Mise à jour de prin­temps) and at this post (A la décou­verte d’Ubuntu). […]

  • [56] - thewizz a écrit le 27 juillet 2007 :

    Voici mon opi­nion sur la nou­velle Feisty de Ubuntu
    Je’utilise nor­malment la dis­tro Sla­ck­ware et oui je suis un Geek.

    1- les geek sont a votre dis­po­si­tion et on les appels tech­ni­cien svp …
    2- je crois que vous navez pas vrai­ment essaye ubuntu et vous lavouer vous­meme en disant que vous lavez ins­tal­ler sur un disque usb (je vous met au defi dins­tal­ler votre win­dows sur celui-ci)
    en effet vous aurier du lins­ta­ler sur une machine tout seul et luti­li­ser pour tout vos usage (cest comme la cal­cul oublier la bequille windows)

    3- Vous faite ler­reur capi­tal #1 : vous dite je ne trouve pas tel ou tel pro­gramme … ne cher­cher pas votre pro­gramme a 1000$ dans linux gra­tuit voyon ! cher­cher le sub­sti­tut (comme open office est un sub­sti­tut) et mon ope­nof­fice ouvre et sauve les fichier exel plu­tot bien.

    4- dri­vers : cest tout a fait nor­mal de ne pas avoir les dri­ver avec du Hard­ware tout neuf. mais aussi sacher que ce nest pas tout les Hard­ware qui sont sup­por­ter dans votre windows …

    j’ai une carte broad­com dans mon lap­top je doit uti­li­ser Dri­ver­loa­der pour uti­li­ser le pilote win­dows pour­quoi : broad­com a deci­der de boy­co­ter linux et mon fabri­cant ( AVERATEC) aussi!!
    avec une telle ati­tude je suis sur­pris de voir autant de hard­ware supor­ter dans linux.

    5- avant gnome et KDE inl y avait Fvwm qui etait tres tres confi­gu­rable … trop meme ce qui com­pli­quait son fichier de config il n’est plus tres popu­laire je crois que “ler­go­no­mie” est une ques­tion de gout et d’habitude selon ce que vous me dites

    meme si une methode X est dif­ferent de Y ca ne la rend pas moin ergonomique …

    6- linux sup­port les reseau pas mal mieux que win­blows et est pas mal plus securitaire.

    7- la ligne de com­mande est un outil et elle existe tout aussi bien dans win­dows. En tant que uti­li­sa­teur vous ne l’utilisez pas sou­vent mais moi je l’utilise tout les jour …

    8- uti­li­sa­teur qui se merite linux ? vous connais­ser ladage le pro­bleme est a 18″ de l’ecran ? uti­li­ser un mar­teau n’est pas pour tout le monde il en va ainsi pour les ordi­na­teurs. je croit par­contre que cela se limite a un faible pour­cen­tage. un uti­li­sa­teur est un uti­li­sa­teur cest nor­mal d’etre confu lorsqu’il entre dans les fonc­tions de l’administrateur (ins­tal­ler des dri­vers etc..) il faut que les gens com­prenne quil ne faut pas avoir peur des ordi­na­teurs ce sont des outils a meme titre que le fameux marteau.je croit que le plan­tage d’un ordis et le for­ma­tage font par­tis de lap­pren­ti­sage … il ne faut pas avoir peur de ris­quer! (faites des sau­ve­gardes un point cest tout !)

    En bref : Ubuntu est une dis­tro pour tout le monde mais faite comme dans win­dows lais­ser faire votre tech ou votre geek pour le matos compliquer…

  • [57] - Olivier Ezratty a écrit le 27 juillet 2007 :

    Depuis mon pre­mier test qui remonte à mars 2007, je suis aussi passé à Feisty (7.04) et ma confi­gu­ra­tion est main­te­nant sta­bi­li­sée. Je teste beau­coup de logi­ciels libres divers. Je viens de faire un tout assez com­plet de GIMP qui est à la fois très bien mais un peu trop com­pli­qué. Je vais main­te­nant m’attaquer aux logi­ciels 3D et aux logi­ciels musi­caux (séquen­ceurs MIDI, etc).

    Par contre, je main­tiens une grande par­tie de mes pro­pos de mon post ini­tial sur Ubuntu. C’est encore trop com­pli­qué dès que l’on ren­contre un pro­blème assez banal. Et le mode com­mande, c’est bien, mais cela déroute beau­coup d’utilisateurs. Et je suis tou­jours sous Vista pour mon usage cou­rant. Mais il est vrai qu’il ne manque pas grand chose à Ubuntu (et Linux en géné­ral) pour dans mon cas perso per­mettre une sub­sti­tu­tion totale à Vista. C’est le fait des logi­ciels appli­ca­tifs et de leur phi­lo­so­phie plus que de dif­fé­rences au niveau de l’OS. Et les “file mana­ger” aussi bien KDE que Gnome sont encore un peu lourdingues.

    Je suis orienté “self ser­vice” côté tech­nique, mais j’ai conscience que tout le monde ne peut pas en faire autant et que tous les uti­li­sa­teurs n’ont pas un tech­ni­cien sous la main lorsqu’ils ren­contrent un pro­blème. Même s’il est vrai que cela peut fort bien leur arri­ver sous Windows.

  • [58] - Mahabtux a écrit le 1 août 2007 :

    Ubuntu est une dis­tri­bu­tion vrai­ment très bien dans le sens ou de nom­breux uti­li­sa­teurs MS sont pas­sés par elle pour venir à Linux. Et je crois que celà montre qu´il est pos­sible de faire le pas à condi­tion que l´outil final per­mette de faire ce que l´utilisateur demande.

    Lais­sez moi vous racon­ter une petite his­toire.
    J´étais chez une amie à ma femme qui venait d´acquérir un ordi­na­teur por­table.
    Sachant que j´allais venir elle en a pro­fité pour me deman­der de l´aider à ins­tal­ler quelques pro­grammes et lui confi­gu­rer deux trois choses.D´accord…

    C´était la pre­mière fois que je boo­tais un pc avec un MS d´usine.
    Sur­prise il faut s´enregistrer…Franchement pour quelqu´un qui n´a jamais uti­li­ser d´ordinateur ca peut etre dérou­tant, ima­gi­nez le mes­sage “Si dans un délai de 30 jours Win­dows n´est pas activé il devien­dra inac­ces­sible…”. Ce qui encore plus sur­pre­nant c´est qu´il faut deman­der à MS l´autorisation pour chan­ger de maté­riel…
    (“Si la confi­gu­ra­tion de votre ordi­na­teur a changé de manière trop impor­tante, vous serez obligé de réac­ti­ver Win­dows par télé­phone”.). Un aver­tis­se­ment comme ca donne réel­le­ment un grand sen­ti­ment de liberté. Et pour la sim­pli­cité d´utilisation je ne suis pas sûr que le client soit rassuré.

    Concer­nant l´utilisation à pro­pre­ment dit des OUTILS que nous offre Win­dows. Et oui avec mon ordi­na­teur je veux gra­ver des cd/dvd, ecou­ter de la musique regar­der des films ecrire des textes ou faire des tableaux, retou­cher des photos…

    1.Graver des don­nées sur sup­ports. Win­dows le per­met en dépo­sant les fichiers dans un empla­ce­ment spé­ciale de Win Explo­rer. A part celà aucune autre pos­si­bi­lité. Aucun logi­ciel dédié à celà…Sur Ubuntu par défaut
    sur Gnome vous avez Gno­me­ba­ker et sur KDE K3b…Premier achat un logi­ciel de gravure,par exemple Nero:70€

    2.Ecouter de la musique, Win­dows Media player…Permet aussi d´encoder vos cds…Sur Ubuntu pas de pro­blème non plus à ce niveau la. Sauf que vous uti­li­se­rez un logi­ciel pour l´une ou l´autre tâche.

    3.Regarder des films…Avec Win­dows ce n´est pas pos­sible sans ins­tal­ler des packs de codecs (avi…), sur Ubuntu avec Feisty aucun problème…dvd,avi…

    4.Ecrire un texte, c´est la que je reviens à mon recit, je double clic sur l´icone d´office et sur­prise, “vous avez une licence de 60jrs”…Et en plus la ver­sion ins­tal­lée est bri­dée. Donc il va fal­loir écono­mi­ser 300€ pour s´acheter le pack office! Sur Ubuntu OOo ou Abiword…Bien mieu que Works qui est tout de meme gra­cieu­se­ment offert avec l´ordinateur.

    5.Pour le gra­phisme sur MS Paint et Imaging…Sur Ubuntu Gimp. L´équivalent de PSP ou Pho­to­shop en libre. Donc pour l´achat d´un des deux logi­ciels: 90€

    Cette amie vou­lait écrire un mémoire et éven­tuel­le­ment vision­ner des films.Finalement je lui est ins­tallé OOo et VLC…:-)

    Je vous avoue que j´etais vrai­ment dégouté par MS.
    Pas parce-que ce n´est pas libre ou qu´il existe un mono­pole mais sim­ple­ment parce ce n´est pas nor­male de faire croire aux gens que sans eux ils n´y aurait pas d´informatique.

    Pre­miè­re­ment vous ache­tez un ordi­na­teur, inclus dans sont prix, 150€ pour un sys­tem d´exploitation qui vous est imposé et sur­tout tout est fait comme si c´etait nor­male (“Mais oui, un ordi­na­teur ca marche avec win­dows…”) qu´il vous soit vendu par défaut.
    Avec lequel vous ne ferez casi­ment rien sans y ajou­ter d´autre logi­ciels payants.

    Si ont lais­sait le choix entre Win­dows et Linux (Ubuntu) avec comme argu­ment le prix…Imaginez l´affiche “Écono­mi­sez 150€ en uti­lisent Ubuntu sur votre ordi­na­teur neuf”, croyez moi beau­coup de monde le feraient…Et je suis cer­tain que pour l´utilisateur qui veut aller sur le net lire ses mails écou­ter de la musique, vision­ner des vidéos, gra­ver, …c´est vrai­ment très bien. De sur­croit s´il est pré-installé.

    C´est la meilleur manière de com­pa­rer deux sys­tems, les ins­tal­lers et obser­ver ce qu´ils pro­posent par défaut au uti­li­sa­teurs. Et de ce point de vue il n´y a pas photo Ubuntu est bien plus com­plet que Windows.

  • [59] - Olivier Ezratty a écrit le 2 août 2007 :

    Certes certes.

    Mais la com­pa­rai­son que vous faites entre Win­dows et Ubuntu est un peu tirée par les che­veux car les solu­tions que vous évoquez existent bel et bien sous Win­dows et tout aussi gratuitement:

    - Gra­ver ses disques: Deep­Bur­ner (pour Vista) ou CDBur­nerXP­Pro (pour Win­dows XP). On peut faci­le­ment éviter Nero.
    - Le choix des bons packs de codecs pour lire des DVDs n’est pas évident pour Win­dows comme pour Ubuntu. En tout cas, pour lire des DVD avec codage CSS. Il me semble de plus que Vista Pre­mium contient un codec MPEG2 et sait lire “out of the box” les DVD.
    - Pour le texte, cer­tains OEMs pro­posent effec­ti­ve­ment ou bien un Works com­plet ou bien un MS Office en ver­sion d’évaluation. Si des OEM font prendre une ver­sion d’évaluation pour une ver­sion com­plète, il y a entour­loupe. Mais je n’ai pas encore vu cela. Et on peut très bien ins­tal­ler un Ope­nOf­fice sur Win­dows.
    - Pareil pour GIMP qui fonc­tionne aussi bien sous Win­dows que sous Linux. Et que j’ai dépiauté dans un récent post.

    Pour ce qui est de l’enregistrement de Win­dows, il ne faut pas le confondre avec l’activation. Autant le der­nière est indis­pen­sable et auto­ma­tique dès qu’on est connecté à Inter­net, autant la pre­mière est facultative.

    On peut être dérangé par cer­tains des dis­po­si­tifs anti-piratage de Micro­soft. Mais de là à être dégouté… c’est une affaire de goût. Et il ne faut pas tout mettre dans le même sac. On trouve sous Win­dows plein de free­ware et logi­ciels open source qui font l’affaire et n’obligent pas à pas­ser sous Linux.

    On verra en tout cas ce que don­ne­ront ces offres sous Ubuntu chez Dell et ailleurs.

  • [60] - Mahabtux a écrit le 2 août 2007 :

    Oui, c´est une pos­si­bi­lité d´aller télé­char­ger des logi­ciels gra­tuit. Mais je pense qu´il faut ce mettre à la place de l´utilisateurs qui vient de ce lan­cer dans l´informatique. Fran­che­ment je ne vois pas ma grand-mère aller sur télécharger.com pour trou­ver CDBur­nerXP­Pro ou tout autre freeware.En tout cas pas lors de ces pre­mières heures au contact de l´ordinateur.
    Par contre elle sera super heu­reuse d´ouvrir Gno­me­ba­ker (déjà ins­tal­ler) pour ce gra­ver les pho­tos de sont petit fils sur un cd.(Bien qu´il fau­dra tout de même lui expli­quer com­ment ca marche…).

    Mais je ne veux pas lan­cer un débat sans fin sur pour ou contre Win­dows. Il ne faut pas perdre de vue que l´informatique reste un outil et il faut avouer que à plu­sieurs reprises je me suis retrou­ver à ten­ter d´améliorer le fonc­tion­ne­ment du tournevis…

    Ce que je tente d´expliquer c´est que il fau­drait lais­ser le choix aux uti­li­sa­teurs de pou­voirs choi­sirs leur OS lors de l´achat d´un pc.

    Pou­voir dire que oui aujourd´hui l´informatique c´est pos­sible sans sor­tir un cents de ca poche pour toute la par­tie soft­ware sans pour autant être en fraude.

    Je connais des gens qui sont pas­sés à Linux parce qu´il n´avait pas les moyens d´acheter un pack Office, l´utilisais cra­cker mais ne sup­por­taient pas l´idée d´être hors la loi.

    Oui, les Dells livrés avec Ubuntu sont un pre­mier pas vers le libre dans la dis­tri­bu­tion d´ordinateur. Et cette expé­rience amè­nera j´en suis sûr à d´autre amé­lio­ra­tions d´Ubuntu dans le sens des uti­li­sa­teurs pour fina­le­ment comme vous le remar­qué ce sub­sti­tuer tou­jours plus effi­ca­ce­ment à un Vista par exemple.

    http://www.dell.com/content/topics/segtopic.aspx/linux_3x?c=us&cs=19&l=en&s=dhs

  • [61] - Misere a écrit le 21 août 2007 :

    Je trouve que vous avez trouvé de vraies rai­sons de la crainte qu’inspire Linux : plu­ra­lité de l’offre, pas d’installateurs com­muns à toutes les dis­tri­bu­tions, … Un article à revoir donc.

    Je crois, néan­moins, que cet article est tout de même un peu dur et sup­pose l’admission des stan­dards fer­més de Micro­soft comme norme. Ceci est un peu déli­cat et ne sert vrai­ment qu’en entreprise.

    Les solu­tions gra­phiques existent mais les geeks pré­fèrent la ligne de com­mande. Il est plus facile de mettre “sudo apt-get ins­tall MyPro­gram” que d’expliquer en image com­ment uti­li­ser synap­tic Mana­ger : moins d’image à mettre sur le site…

    Pour moi, essayer de dis­tin­guer OOo et MSO est réservé à l’élite du troll car les fonc­tions ne se super­posent pas et il y a des argu­ment pour les uns et les autres. Pen­sez au navi­ga­teur de docu­ment, à la palette de style, aux styles de numé­ro­ta­tions, au lan­gage python,…

  • [62] - Dadoo a écrit le 28 octobre 2007 :

    Je viens de lire le com­men­taire de Vir­tuo et c’est le type même de mec qui fai­sait, fait et fera échouer la notion de libre en l’associant tou­jours à contrai­gnant, inti­tié concours de bite.

    Comme si libre = gra­tuit c’était nor­mal. Nor­mal que le tra­vail ne soit pas rému­néré. Qui cra­che­rait encore sur Win­dows si il était vendu 25 euros --> Virtuo.

    Un exemple de cette haine sans objet, avec un dog­ma­tisme inquié­tant qui fait fuir le public vers un OS aussi pater­na­liste que Windows.

    Mais com­prendre cela demande de la maturité.

    A part cela je salue cet article remar­quable reflet inté­gral de ma propre expé­rience. Linux s’imposera s’il devient facile, fexible et intui­tif. Encore du bou­lot mais ça vient !

  • [63] - Anj a écrit le 3 novembre 2007 :

    Un point fon­da­men­tal, à mon sens, c’est que le temps passé à résoudre les pro­blèmes sous Linux est CAPITALISE, alors que sous Win­dows il était sim­ple­ment gâché. Ca fait 4-5 ans que j’ai bas­culé sous Linux et je maî­trise bien ma machine. Quand j’ai un ennui, ça ne dure pas long­temps. C’est satis­fai­sant. Je suis passé sous Linux le jour, où après 3 réins­tal­la­tions de XP, j’ai dû deman­der la per­mis­sion chez Cri­mo­soft pour pou­voir conti­nuer à uti­li­ser ce soft que j’avais payé. Ca va pas, non ? Ils m’ont donné le code tout de suite quand j’ai menacé d’aller chez les flics (…) mais ça m’a tel­le­ment énervé que le len­de­main je fran­chis­sais le pas vers Man­drake. Main­te­nant je ne tolère plus les Cri­mo­sof­te­ries car la liberté c’est quelque chose de formidable.

    Les dis­cus­sions sur Ubuntu vs Man­driva vs PCLi­nuxOS ou autre me font bien rire. “Man­driva est pour les débu­tants” etc. Sor­nettes. Gen­too n’est pas pour les débu­tants, certes, mais toutes les autres dis­tri­bu­tions binaires c’est du pareil au même puisque c’est l’assemblage des mêmes mor­ceaux. Il peut y avoir des dif­fé­rences de ver­sions de softs, mais c’est très mineur, toutes essayant d’être à jour à part peut-être Debian pour les ser­veurs. Du jour au len­de­main je peux déci­der de chan­ger de dis­tri­bu­tion et remon­ter ma par­ti­tion /home des­sus et ne voir aucun chan­ge­ment au final.

    L’autre point qui me fait tou­jours rire, c’est le grand débat Gnome vs KDE. Gnome a été lancé en réac­tion contre les librai­ries Qt de Troll­tech, non ouvertes, qui sont pas­sées sous GPL ensuite, ren­dant inutile Gnome. Je fais l’effort d’essayer Gnome régu­liè­re­ment, mais quelle nul­lité ! Alors les zélotes vous expliquent que KDE est un monstre qui pompe des res­sources énormes, etc etc. Du pipeau. Mon Intel dual core est peut-être chargé à 1% par l’interface graphique.

    GNU/Linux sur le desk­top, ça marche très bien, c’est un plai­sir à uti­li­ser. Ce qui n’est pas fait pour le péquin moyen, c’est le PC en géné­ral, et il sera rem­placé sans doute par des clients légers contrô­lés par un opé­ra­teur, style Easy9. Le péquin moyen a juste besoin de Google Apps et d’un browser.

  • [64] - Zed a écrit le 17 avril 2008 :

    bon­jour,

    j’utilise à titre per­son­nel linux en dual­boot avec win­doze, qui me reste hélas indis­pen­sable.
    En effet après 3 années de bidouillage sous fedora puis xubuntu, pas moyen de faire fonc­tion­ner le wifi, le lec­teur de cartes et l’apn Nikon et la web­cam. Et je ne pense pas être spé­cia­le­ment incom­pé­tent.
    Pour tout le reste, linux me convient mieux que win.

  • [65] - Olivier Ezratty a écrit le 17 avril 2008 :

    Pour ma part, pas de pro­blèmes pour le wifi, les cartes et mon réflex Canon sous Ubuntu. Mais pour ce der­nier, ce fut à force de recherches et de mani­pu­la­tions pas très “grand public”. Incon­vé­nient majeur de Linux/Ubuntu pour moi, l’absence de bon logi­ciel de ges­tion de pho­tos (avec vue linéaire des pho­tos des sous-folders). Picasa est pas mal, tourne sous Ubuntu, mais plante très rapi­de­ment, donc à exclure pour l’instant. Autres manques pour ce qui me concerne: pas d’outil sympa d’authoring pour blog (j’utilise Win­dows Live Wri­ter sous Vista qui est vrai­ment bien). Par contre, à l’envers, j’utilise Ubuntu (sur lap­top en disque USB externe) comme ser­veur LAMP de déve­lop­pe­ment et test.

    Je met­trais à jour mon article sur Ubuntu par un “update” après la sor­tie très pro­chaine de la 8.04.

  • [66] - pak1ange a écrit le 4 avril 2009 :

    lorsq’un nigaud comme toi aura com­pris que le confo­misme tue la créa­ti­vité alors la créa­ti­vité sera le propre de l’humanité. Pour l’instant elle reste la pro­priété de quelques elites qui la pros­ti­tuent à d’autres igno­rants. Si tu ne sais pas faire évouer quelque chose, c’est que cette chose te convient mieux dans son état ;o) pro­verbe débile d’un soir plus vieux de quelques … heu… ben vi, de quelques secondes déja ;o)




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