Les français de l’IBC Amsterdam 2010

Publié le 17 septembre 2010 et mis à jour le 24 septembre 2010 - 13 commentaires -
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Passons maintenant en revue quelques-uns des français présents à l’IBC par secteur d’activité.

L’écosystème français dans la TV numérique est assez dense et diversifié. Nous avons de grands acteurs dans les composants et les set-top-boxes, et tout un tas de spécialistes qui couvrent toute la chaîne de valeur couvrant la prise de vue, le montage vidéo, le “media assets management” (gestion des contenus, et aussi l’archivage), la diffusion hertzienne ou via IP, la mesure de qualité, le middleware de set-top-boxes ou le contrôle d’accès. Les PME du secteur sont nombreuses et souvent assez anciennes avec 10 voire 20 ans et plus d’ancienneté. On trouve cependant quelques startups relativement récentes (moins de 5 ans d’existence), certaines ayant réalisé de très belles levées de fonds pour assurer leur croissance sur les marché internationaux.

Composants électroniques

Commençons par le franco-italien STMicroelectronics. Pas très connu du grand public, c’est pourtant un concepteur de semi-conducteurs et un “fondeur” qui alimente très largement le marché de l’électronique grand public. Ils sont même numéro deux mondial juste derrière Broadcom dans l’équipement de set-top-boxes TV. En France, les labos et les usines de cette société franco-italienne sont principalement situés à Grenoble. Ils présentaient sur leur stand une large panoplie des réalisations de leurs partenaires constructeurs s’appuyant sur leur dernière génération de SoC (system on chip) comme le STi7108, lancée début 2010. Tout y passe : le support de la 3D relief,  celui de Adobe Flash, des jeux 3D ainsi que les premières implémentations du standard Franco-Allemand HbbTV avec le français Hyperpanel Lab. L’atout de ces processeurs ? Ils ont un support logiciel très large, tout comme celui des systèmes de contrôle d’accès (CAS) et leur consommation d’énergie est modérée. Ce dernier point fait une grosse différence par rapport au challenger Sodaville à base Atom d’Intel. Un concepteur et fabricant de chipsets dépendant de partenaires technologiques pour diffuser son offre, on n’est pas étonné de voir la longue liste de logos affichée sur le stand (ci-dessous).

STM (8) STM (2)

Le spécialiste des composants pour ma réception de TV numérique sur mobiles en mode broadcast, Dibcom, était aussi présent. Ils sont aussi régulièrement au CES de Las Vegas. A vrai dire, leur vrai marché se trouve en Asie, près des constructeurs japonais, coréens et chinois, qui intègrent leurs puces dans leurs mobiles. Leur business est par contre plus difficile dans les pays bien couverts par la 3G. La TV mobile broadcastée n’y perce pas bien rapidement. Le marché semble inexorablement évoluer vers de la TV diffusée par voie IP, donc via les canaux data des opérateurs télécoms, malgré les inconvénients que cela représente en termes de charge de réseau.

_MG_3810

Set-top-boxes et/ou middleware

Voilà un domaine à l’image du marché et de sa fragmentation et où les acteurs français sont nombreux, des plus gros aux plus petits. Les constructeurs ont souvent leur propre middleware mais commercialisent souvent leur boitiers avec des middleware tiers.

Technicolor : le français, ex-Thomson, avait un stand en plusieurs parties. La plus importante était dédiée à l’activité Grass Valley, qui est en cours de cession à un fond américain. Grass Valley couvre toute la chaine de la production de vidéo broadcast, de la prise de vue à la diffusion hertzienne (ou pas) en passant par le montage, les effets spéciaux, l’équipement de régies (ci-dessous) et le media assets management. L’activité transmission TV de Grass Valley va rester dans le groupe Technicolor, et sous les marques Thomson Broadcast et Thomson Video Networks. Allez comprendre ! L’activité set-top-boxes reste quant à elle jusqu’à nouvel ordre chez Technicolor. Le français est présent dans le monde entier (comme chez DirecTV aux USA) et en France (Orange, Bouygues Télécom). Ils annonçaient cette semaine, après l’IBC, leur adoption du successeur de l’Atom Sodaville d’Intel (CE4100), le Groveland (CE4200). Peut-être un moyen de devenir une seconde source pour Orange qui aussi choisi l’Atom, mais sur boitier Samsung, pour sa prochaine génération de STB ?

_MG_3213 

Sagem présentait quelques démonstrations de set-top-boxes dans le goût du jour avec une démonstration de recommandation exploitant la solution d’Orca Interactive, un guide de programme en relief et enfin, la diffusion de contenus en 3D relief exploitant la technique de compression du canadien Sensio, que j’avais eu l’occasion de décrire dans le rapport CES 2010 (pages 63 et 70).

Sagem (4)

Netgem poursuit son développement international, en s’appuyant notamment sur la belle référence que constitue maintenant l’australien Telstra. Ils démontraient une application iPad de pilotage de sa set-top-box ainsi qu’une petite set-top-box sans disque dur et hybride (tuner + vidéo Internet + IPTV selon les besoins de l’opérateur) de la série N5000. Netgem faisait aussi partie de l’annonce de Toshiba Places du 15 septembre, le constructeur/éditeur français fournissant le boitier reposant sur l’architecture matérielle de la série N5000 (ci-dessous). Des trois concepteurs de set-top-boxes cités (Technicolor, Sagem, Netgem), Netgem est celui qui commercialise le plus souvent son offre avec son propre middleware, sachant que celui-ci est évidemment personnalisé en fonction des demandes des opérateurs. Dans le cas Toshiba, la solution logicielle repose sur Wiztivi dont nous parlerons plus loin, avec toutefois des briques logicielles graphiques du middleware de Netgem.

 _MG_3264 Set-top-box Toshiba créée par Netgem

Terminons avec le dernier des acteurs présents impliqués dans le matériel, la société AWOX, elle aussi régulièrement présente au CES, qui présentait son offre de cartes pour set-top-boxes et media centers. C’est un aussi un gros contributeur aux travaux du DLNA, le grand patchwork de standards d’interopérabilité de l’audio-vidéo grand public. Et ils sont aussi et surtout développeurs de middleware pour set-top-box.

Passons maintenant aux acteurs 100% logiciel, encore plus nombreux que dans le matériel :

France Télécom était présent avec plusieurs de ses filiales technologiques ou de services disséminées sur deux halls : Viaccess (contrôle d’accès et DRM), Orca Interactive (guide de programme et recommandation), Soft@Home (middleware de set-top-boxes, utilisé maintenant dans le jeu) ainsi que Globecast (diffusion de la TV) et sa filiale Netia (gestion et diffusion de contenus). Il semblerait que l’un des défis de FT soit d’intégrer les briques de tous ces protagonistes. En visitant le stand d’Orca Interactive, j’ai eu l’impression que cette filiale avait conservé une certaine autonomie lui permettant d’aborder les marchés assez librement. De son côté, Soft@Home annonçait sur le salon le choix de son middleware par l’opérateur de TNT scandinave Boxer pour une solution hybride “over the top” (associant TNT et contenus à la demande via Internet).

Nous avons déjà cité Logiways dans le premier article de cette série sur l’IBC. La société a été fondée par Alain Catrevaux, l’un des pères du contrôle d’accès de Canal+, une technologie qui s’est retrouvée chez Nagravision après le démantèlement de Canal+ Technologie en 2003. Leur technologie de contrôle d’accès SafeAccess est la première du genre a avoir obtenu fin 2009 la certification EAL4+. Un point clé pour leur offre de push VOD (VodAccess) qui s’appuie dessus et qui est 100% logicielle. Logiways la commercialise d’ailleurs à la fois à destination d’opérateurs de télévision et dans le marché de l’e-learning dans les pays en voie de développement. En effet, les catalogues vidéos d’e-learning n’évoluent pas très vite et sont donc compatibles avec le modèle de diffusion de la push VOD. La société emploie 90 personnes et dispose d’un laboratoire en France ainsi qu’un autre à Shenzhen. 90 personnes, ce n’est pas énorme, mais c’est plus qu’une société américaine comme Verimatrix, l’un des acteurs du contrôle d’accès, et fournisseur entre autres de Bouygues Télécom. A noter que l’actionnaire principal – si ce n’est unique – de Logiways, Hugues d’Annoux, est aussi actionnaire de TV Num, qui va déployer VodAccess pour son offre de TNT payante et de VOD en France qui va être lancée fin 2010.

Logiways (2)

Le parisien Quadrille est un autre acteur de la push VOD, qui vient de lever 1,5m€ pour financer son développement international. La solution de Push VOD de Quadrille, Quadricast, est associée au contrôle d’accès de Viaccess, la filiale de France Télécom, dans un test réalisé en France depuis le début de 2010. L’offre est aussi déjà déployée par la Française des Jeux.

Aussi présent à l’IBC, Wiztivi est un acteur du middleware qui navigue comme toute l’industrie entre service et fourniture de technologie. La société basée à Nantes (Carquefou) vient d’aligner deux très belles références avec Samsung et Toshiba. Ils annonçaient à l’IFA avec le premier le développement de Yahoo Widgets de services pour le marché français tandis qu’ils participaient le 15 septembre 2010 au lancement à Paris de Toshiba Places, une solution de télévision multi-écrans dont ils ont réalisé l’infrastructure logicielle, avec une interface utilisateur élégante et cohérente sur les différents écrans couverts. Elle devrait être disponible courant octobre 2010. Celle-ci tourne sur une petite set-top-box de marque Toshiba et conçue par Netgem, une tablette Toshiba sous Android (et avec chipset nVidia Tegra 2) et sur un service en ligne web pour PC/Mac. Le boitier Netgem est une sorte d’Apple TV (accès aux services en ligne, 99€, pas de disque dur) avec ce qui lui manque cruellement : un tuner TV TNT/Cable. Il sera distribué en “over the top” dans la grande distribution. Le logiciel sait gérer plusieurs profils d’utilisateurs, la tablette sait à quoi elle est connectée, et il supportera le standard HbbTV qui va être adopté par les chaînes de TV pour relier leurs programmes aux services Internet de leur cru. La fonction d’enregistrement (PVR) n’est par contre pas encore disponible et les services de catch-up TV nécessiteront un développement spécifique par chaine. Toshiba envisage de déployer cette offre à l’échelle européenne mais aura besoin de partenariats contenus et services dans chaque pays. Le constructeur mettait en avait ses premiers partenaires français : Videofutur et l’Ina (pour la VOD), L’Equipe, PagesJaunes, DailyMotion, Comfm, Tivimma, Chronoresto et Maxicours. En marge du marché retail, la solution a été choisie par le Conseil Général 76 pour l’accompagnement des personnes âgées.

Market Place

L’interface utilisateur est cohérente entre les trois types d’écrans couverts, mais le développement s’appuie sur des méthodes différentes : le frontal TV est en JavaScript, JSON-HTTP et HTML5 avec l’élément Canvas (une balise qui permet d’intégrer des graphiques 2D animés) ainsi que des API graphiques de Netgem, sur PC, il s’agit d’une application HTML+CSS avec JavaScript et sur tablette Android, le développement est réalisé sous Java avec le SDK Android. Si le frontal dépend donc de l’écran, l’infrastructure dorsale du service est commune (ouf). Elle gère les comptes utilisateurs, l’accréditation des sites qui sont pour l’instant gratuit, les services, le tout circulant sur le web avec des méta-données XML. Les vidéos sont diffusées en progressive download qui se contente de débits moyens, et sont protégées avec le DRM de DRM Windows Media 9/10 (mais pas encore PlayReady). Le buffer pour la VOD est dans une mémoire flash de 4 Go dans les boitiers Netgem. Reste à développer un système de facturation pour les applications futures qui pourrons être payantes.

 Interface utilisateur set-top-box (4)

Il y avait aussi Wyplay, cette société marseillaise qui fait parler d’elle depuis que l’on sait dans les milieux informés qu’elle développe le logiciel de la prochaine set-top-box TV de SFR. La société qui a été financée par Sofinova, Elaia Partners, Amundi Private Equity Funds et A Plus Finance à hauteur de 23m€ étalés sur trois tours et trois ans, le troisième datant de mai 2010. Elle emploie déjà près de 100 personnes, sans être encore à l’équilibre. Elle se positionne à la fois comme éditeur de middleware et concepteur de boitiers pour un marché large : set-top-boxes, TV connectées, media centers (comme chez D-Link ou avec leur propre Wyplayer lancé en 2009) et disques durs média. Leur valeur ajoutée reste dans le logiciel et dans le SDK reposant sur Linux qu’ils ont bâti et qui est ensuite exploité pour réaliser des solutions sur mesure en fonction des besoins des opérateurs. Ils montraient à l’IBC une réalisation récente de set-top-box hybride “over the top” pour Vodafone à destination de l’Espagne et de l’Italie.

_MG_2850

Dans un domaine plus spécialisé, le grenoblois HTTV lançait HTTV Stream pour la diffusion de programmes TV incorporant des flux HbbTV, avec leur premier client, TDF. Mais HTTV est un fournisseur de solutions logicielles complètes d’IPTV fournies notamment sur les set-top-boxes de l’anglais PACE. Ils sont d’ailleurs partenaires de Quadrille pour intégrer la push VOD à leur offre.

Vianeos était aussi présent à l’IBC. Cette startup propose une solution d’IPTV destinée à la fois aux opérateurs et au marché de l’hospitalité (qui comprend notamment les hôtels, les hôpitaux, les maisons de retraite, l’éducation et aussi l’équipement interne de grandes entreprises).

Toujours dans le middleware, évoquons maintenant le cas de NDS et de Nagravision qui ont encore des centaines de collaborateurs dans la R&D en France, issus notamment des équipes de Canal+ Technologies.

Chez NDS France (profil ici), qui dépasserait les 400 personnes, on continue de développer les briques de Mediahighway, le middleware de set-top-boxes, ainsi que les nouvelles interfaces utilisateurs et divers nouveaux services du groupe. Le stand de NDS est l’un des plus imposants de l’IBC. C’est normal vu qu’il s’agit de la plus grosse entité indépendante et dédiée à la TV de tout le secteur. J’ai pu voir tout un tas de choses sur leur stand :

  • Une démonstration de la dernière version de leur interface utilisateur, Snowflake V10, déjà entrevue au CES 2010. Elle sera bientôt déployée au Portugal chez l’opérateur Zon. C’est une des expériences utilisateurs les plus avancées intégrant EPG (guide de programme), PVR (enregistreur), VOD avec recommandation, catch-up, réseaux sociaux, accès aux contenus personnels via DLNA, vidéoconférence, musique et tout le toutim.

NDS (6)

  • L’architecture Snowflake fonctionne de la même manière sur grand écran, tablette (iPad) et iPhone. Mais aussi avec une télécommande classique ou une télécommande avec touchpad.
  • La solution d’adaptive streaming déjà évoquée dans le premier article sur l’IBC qui consiste à faire de la push VOD sur la catch-up TV.
  • Le projet HooVu de social TV doté d’un guide social et permettant de consulter ce que ses amis regardent, etc. Rien d’extraordinaire si ce n’est que ce genre de fonctionnalité est encore rare dans les set-top-boxes.
  • Le “set top computer”, un projet de set-top-box d’entrée de gamme (processeur 300 Mhz) pour pays en voie de développement, convertible en micro-ordinateur sous Linux avec un clavier et une souris (qui couteraient $5). Sorte d’OLPC basé sur une set-top-box. L’environnement bureautique est très rudimentaire : lecteur PDF, une suite qui ressemble à OpenOffice, pas d’email car cela correspond à des usages où la connectivité Internet n’existe pas encore et une version locale de Wikipedia.
  • Un concept d’interface utilisateur pour les personnes âgées, configurable à distance via une console web et intégrant le vidéochat ainsi que le push de photos via Picasa, pouvant être associé à des capteurs biométriques pour la télésanté.

NDS était par ailleurs l’organisateur d’une des soirées les plus courues du salon. Le thème de cette année : Avatar. Hôtesses et boissons comprises…

Soirée NDS (14) Soirée NDS (3)

Contrôle d’accès

De son côté, Nagravision mettait un peu plus l’accent sur son offre de contrôle d’accès et de protection des contenus (CAS/DRM) qui s’adapte à tous les modes de diffusion et de consommation de la vidéo (tous écrans, direct, différé, push VOD, etc). Comme NDS, le groupe Kudelski dont Nagravision fait partie est présent à la fois dans la protection des contenus et dans le middleware.

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En plus de Viaccess, Logiways, Nagravision et NDS, nous avons d’autres acteurs français investis dans la protection des contenus comme Enigma Systems (CAS pour broadcast) et Ipercast (DRM). J’ai aussi visité le stand de Neotion, une société de 70 personnes sise à Aubagne et côté sur Alternext qui propose des solutions de contrôle d’accès à base de lecteurs de cartes au standard CI+, dont il est l’un des co-concepteurs avec Samsung, Sony, Philips et Panasonic. Ces cartes s’installent dans les TV qui disposent d’un emplacement pour, très largement disponible dans les TV LCD/Plasma en France depuis quelques temps. Ils ont même une version de carte dotée d’un emplacement pour carte SD. La carte devient alors un PVR, probablement le plus petit qui soit dans ce marché.

_MG_2875

Et puis et puis et puis…

Mais ce n’est pas tout. Il y avait aussi divers spécialistes sur lesquels je ne peux pas m’étendre dans ces lignes, mais aussi parce que je n’ai pas encore eu l’occasion de les visiter et de creuser leur activité, qui se situe plus en amont de la chaine de valeur de la TV Numérique :

  • Dans l’encodage et la distribution de vidéo avec Ateme, Allegro, ECRIN, Vidyo, Vitec, Anevia, Broadpeak, Binocle, Ajimi, Mobiclip (pour mobiles), VDL et bien entendu chez le généraliste Alcatel. On peut intégrer dans la liste Streamezzo, récemment racheté par l’israélien Amdocs, avec ses solutions rich media dédiées notamment aux mobiles.
  • Dans le “Media Assets Management” avec Dalet, SGT, Ninsight (ci-dessous, beau stand), OpenCube et Opsomai.

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  • Dans les solutions d’archivage vidéo avec Active Circle, Atempo, Chyro, Front Porch Digital, Quotium et WinMedia.
  • Dans la diffusion par radiofréquences (radio, TV, satellite) avec Enensys, Itas Tim, Actia Sodielec et Eversat
  • Dans la mesure de qualité de service avec AccepTV et Witbe, ce dernier proposant une solution de mesure de la qualité de service de tous les services d’opérateurs télécom (IP, voix, TV) dotée d’outils de présentation très didactiques. Et ils permettent aux opérateurs et aux chaînes de TV de se benchmarker entre eux. Belle démo du grand maître Jean-Michel Planche !

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  • Dans la radio et l’audio avec Aeta Audio Systems, Digidia et Sound4.
  • Dans la 3D relief, 3DTV Solutions et sa chaine de production de vidéos 3D sans lunettes
  • Et puis enfin, Focal (enceintes), L’Aigle (stabilisateurs pour caméras) et Thalès Angénieux (optiques professionnelles pour caméras vidéo et cinéma).

Ouf ! J’ai presque cité tous les français concepteurs de technologies (j’ai écarté ici les prestataires de services ainsi que les revendeurs qui exposaient à l’IBC). Ceux qui ont été oubliés peuvent m’étriper dès maintenant ! Et si un acronyme ou un terme obscur vous est passé au dessus de la tête, direction Wikipedia…

Prochaine et dernière étape, l’impressionnant attirail disponible pour le tournage de vidéos avec des appareils photo réflex. Pour le fun !

Publié le 17 septembre 2010 et mis à jour le 24 septembre 2010 Post de | Entrepreneuriat, France, Logiciels, Technologie, TV et vidéo | 20578 lectures

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Les 13 commentaires et tweets sur “Les français de l’IBC Amsterdam 2010” :

  • [1] - Michel Nizon a écrit le 18 septembre 2010 :

    Cette longue liste d’entreprises françaises donne un peu le vertige. Vous parlez de diversité, n’est ce pas de la dispersion de moyens ? où est la cohérence d’ensemble ? Peut être suis je influencé par la lecture également d’un excellent article dans le dernier numéro de Business Week sur le déclin de Nokia et plus largement sur la capacité de l’Europe à conserver ou non des acteurs globaux.

    • [1.1] - Olivier Ezratty a répondu le 18 septembre 2010 :

      On aurait probablement le même vertige en élaborant une liste du même genre avec les exposants américains, anglais, alemands ou autres. Cette industrie est particulièrement fragmentée mais pour des raisons qui dépassent un peu le cadre de la France. J’explique le rôle des opérateurs dans cet état de fait dans le premier article sur l’IBC 2010. Si le marché des opérateurs était plus fragmenté et si les contenus locaux (l’exception française) n’avaient pas l’importance qu’ils ont, cela donnerait plus d’opportunités à l’industrie française de se structurer autour de véritables produits. C’est une question de gravité.

      Un parallèle intéressant peut être fait avec le Japon. Là bas, la régulation de l’IPTV privilégie plutôt les constructeurs que les opérateurs. Le consommateur doit ainsi avoir le choix de son opérateur IPTV indépendamment du matériel qu’il achète.

      L’industrie française, et européenne, pourrait évoluer vers une orientation plus produit (vs service) si la régulation y imposait un véritable découplage entre l’abonnement à des services (abonnement à un bouquet de chaines cryptées par exemple…) et l’achat des solutions matérielles pour en profiter (notamment set-top-boxes). C’est une régulation de ce type qui a permis à TiVO d’émerger dans le câble aux USA.

      Mais les forces en présence en France et leur capacité de lobbying sont clairement favorables aux opérateurs. Il n’y a qu’à voir la vitesse à laquelle Free a pu se lancer dans le mobile.

      Les acteurs cités dans cet article ont presque tous une approche internationale des marchés, ce qui n’est pas toujours vrai dans la high tech (logiciel, Internet). Un bon point pour leur développement. Quelques fusions-acquisitions seraient toutefois les bienvenues dans certains domaines comme dans le middleware.

  • [2] - Nicolas Guillaume a écrit le 18 septembre 2010 :

    Un acteur français oublié qui était à l’IBC : Expway qui fait de la télévision sur mobile et qui en a été un des pionniers (notre société FriendsClear partage ses locaux avec eux – mais nous ne sommes pas dans la télévision numérique)

    • [2.1] - Olivier Ezratty a répondu le 18 septembre 2010 :

      Tient, c’est curieux. Je ne les ai pas vus sur place et ils ne figurent pas dans le catalogue officiel de l’expo. Ils ont du décider tard d’exposer. En effet, ils sont présents dans le business des ESG (Electronic Service Guides) sur mobiles.

  • [3] - Philippe a écrit le 23 septembre 2010 :

    Merci Olivier. Un autre acteur français et européen bien présent à l’IBC: TDF représentée par Smartjog – streaming & cinéma numérique – et sa branche allemande Media Broadcast.

  • [4] - Chris a écrit le 24 septembre 2010 :

    merci Olivier pour ce compte rendu de salon toujours aussi précis que passionnant !
    … et merci de votre visite sur notre stand !

  • [5] - PEAI60 a écrit le 6 octobre 2010 :

    Bonjour Olivier,

    J’aimerai savoir si pour la set top box présentée par Wyplay,le boitier et sa télécommande sont de fabrication Netgem ?

    Wyplay ayant réalisé le logiciel avec sans doute quelques briques appartenant à Netgem, comme pour toshiba Places ( association Netgem et Wiztivi ).

    Merci de votre répponse.

    • [5.1] - Olivier Ezratty a répondu le 6 octobre 2010 :

      Il ne me semble pas qu’il existe de combinaison WyPlay / Netgem pour quelque client que ce soit, ni a fortiori que Vodafone soit un client de Netgem.

      La situation est très différente entre WizTivi et WyPlay vis à vis de Netgem. Le premier développe en effet au dessus du middleware et des bibliothèques logicielles de Netgem pour Toshiba Places. Tandis le second est plutôt concurrent direct de Netgem. Si j’ai bien compris, chez SFR, la prochaine génération de STB haut de gamme proviendra de WyPlay tandis que la version actuelle, d’origine Netgem, perdurera pour le reste des clients.

      • [5.1.1] - PEAI60 a répondu le 7 octobre 2010 :

        Justement, il y a le doute pour l’offre prénium de SFR à 34,90E.
        Au départ c’était Cisco qui devait fournir les boitiers , les softs étant réalisé par Wyplay et NDS.
        Mais cette dernière set top box a été refusé par SFR en Décembre 2010.
        SFR a depuis fait une pré-annonce laissant entre voir un soft réalisé par wyplay certes, mais une box de fabrication Netgem, à confirmer.

        Ce qui me fait penser que la Set top box Vodafone Espagne et italie serait fabriquer par netgem, c’est la similitude des touches de la télécommande, identique avec celle de la 8160 que je possède.

        • [5.1.1.1] - PEAI60 a répondu le 7 octobre 2010 :

          lire décembre 2009, pas 2010.
          Toutes mes excuses.

          • [5.1.1.1.1] - Olivier Ezratty a répondu le 7 octobre 2010 :

            Pour un tas de raisons sur lesquelles je ne peux pas m’étendre ici, cela m’étonnerait vraiment que la STB SFR sous logiciel WyPlay puisse être bâtie au dessus d’un matériel d’origine Netgem.

            Pour ce qui est des télécommandes, elles viennent le plus souvent d’Asie, et les sous-traitants peuvent être communs entre plusieurs constructeurs/concepteurs…

            • [5.1.1.1.1.1] - PEAI60 a répondu le 7 octobre 2010 :

              Merci pour toutes tes réponses.

              L’avenir nous dira si tu as raison, ou pas.

              saches quand même que la télécommande de la 8160 est spéciale et ne ressemble à aucune autre.

              Encore bravo pour ton repportage sur l’IBC.

              Cordialement.

  • [6] - PEAI60 a écrit le 6 octobre 2010 :

    Je précise, la set top box Vodafone Espagne et Italie.




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Les photos et les bios de ces femmes du numérique sont présentés au complet sur le site QFDN ! Vous pouvez aussi visualiser les derniers portraits publiés sur mon propre site photo. Et ci-dessous, les 16 derniers par date de prise de vue, les vignettes étant cliquables.
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Associée au sein du cabinet Sia Partners, dans le secteur financier autour des problématiques traditionnelles et des évolutions réglementaires et dans les nouvelles technologies telles que la #Blockchain, les ICOs, et plus globalement la token economy.

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Voyages

Voici les compte-rendu de divers voyages d'études où j'ai notamment pu découvrir les écosystèmes d'innovation dans le numérique de ces différents pays :

Evénements

J'interviens dans de nombreuses conférences, événements, et aussi dans les entreprises. Quelques exemples d'interventions sont évoqués ici. De nombreuses vidéos de mes interventions en conférence sont également disponibles sur YouTube.