Quelques dessous du e-G8

Publié le 27 mai 2011 et mis à jour le 12 novembre 2014 - 15 commentaires -
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Le e-G8 s’est terminé mercredi 25 mai 2011 après deux journées de conférences introduites par Nicolas Sarkozy et conclues par Mark Zuckerberg de Facebook.

J’ai participé au premier jour de la conférence et y ai notamment fait un grand nombre de photos (toujours en Creative Commons) pour capter l’atmosphère et aussi enrichir mon portfolio de “people de l’Internet”. De ce point de vue là, j’étais bien servi, mais mon rôle de photographe n’est qu’une couverture !

Les réactions face à cet événement ont été très contrastées. Les entrepreneurs étaient satisfaits de la promotion ainsi faite à l’Internet et par la densité d’intervenants de haut vol. Ils ont pu un faire un networking exceptionnel. Pour les défenseurs de l’Internet libre, l’eG8 était une surtout une démonstration de la volonté des Etats et de la France de contrôler l’Internet et d’y limiter l’expression des libertés.

La conférence était surtout un exercice de communication, mené par un pro de la communication (Maurice Levy) pour le compte d’un chef d’Etat (Sarkozy). La forme était potable tout comme le fond, mais les débats n’ont pas été assez ouverts. On peut aussi regretter l’absence de vision prospective car l’Internet évolue à une vitesse qui nous dépasse tous. On avait l’impression parfois d’assister à un débat pour les années 2000 et pas pour les deux décennies à venir.

A l’insistance parait-il de Barack Obama, ce e-G8 a été organisé à la condition expresse qu’il ne serve à rien, donc il ne faut pas s’étonner que cela fut le cas ! Il ne devait surtout pas servir à prendre des décisions et notamment à proposer de faire évoluer la gouvernance de l’Internet dont une bonne partie est sous le contrôle des USA (leurs leaders privés, certains organismes internationaux qui ont leur siège aux USA comme l’ICANN, la NSA qui filtre tous les noeuds internationaux de l’Internet chez les opérateurs télécoms aux USA, etc) ! Certains se sont effarouchés que le communiqué de presse du eG8 qui a fuité était déjà prêt avant la tenue de la conférence. Mais c’est un grand classique pour tous les sommets. Les communiqués sont peaufinés des mois durant avant leur tenue par les sherpas qui les préparent.

Cet événement contrastait en tout cas avec le lapin posé à Eric Besson et à tout l’écosystème du numérique par Nicolas Sarkozy en octobre 2008 lors de la présentation du plan France 2012 à l’Elysée ! On en était même à l’opposé avec une manifestation bien organisée et un panel d’intervenants prestigieux de nombreux bords et notamment de grands patrons (Google, Facebook, eBay, Groupon, Qualcomm, News Corp, Reuters, New York Times, Vivendi, France Telecom, 20th Century Fox, etc).

Le web regorge de comptes-rendus de cette conférence. J’ai particulièrement apprécié celui de Vincent Huwer ainsi que celui de Guillaume Champeau. Et les vidéos de ces deux jours sont ici pour ceux qui ont du temps !

Le discours du Président

Nicolas Sarkozy a fait un discours qui ne mangeait pas trop de pain, mais suffisamment pour en titiller certains. On pouvait le constater au vu du flux Twitter de l’événement. Le terme “bullshit” revenait souvent.

Le propos relevait en tout cas de l’équilibrisme : l’Internet est un outil extraordinaire qui a bouleversé la relation au temps, à l’espace, à l’économie, et c’est une révolution unique car sans violence. Il rappelait utilement que Google et Facebook sont nés dans des universités exemplaires (Stanford et Harvard). Il faut cependant protéger les enfants, faire en sorte que la propriété intellectuelle soit valorisée à sa juste valeur et limiter la cybercriminalité. De l’autre, il faut préserver les libertés fondamentales. Pour Sarkozy, “personne ne peut contrôler ou arrêter Internet” sauf peut-être dans la moyenâgeuse Corée du Nord et l’Internet a joué un rôle très positif en Iran même si les opposants n’ont pas (encore) gagné. Sarkozy parle d’Internet civilisé, un terme noble en soi mais qui cache une menace sur les libertés. L’attitude (Jeffersonnienne) considérant que le gouvernement est le mal par défaut mérite quelques nuances selon Sarkozy, notamment lorsqu’il s’agit de réduire le poids des monopoles (à supposer que les pouvoirs publics puissent y faire quelque chose). On retrouvait cet équilibrisme dans la déclaration finale du G8.

Nicolas Sarkozy @ eG8 (8)

Ce discours du Président était le résultat de la contribution de divers membres de son cabinet, présents dans la salle, dont Henri Gaino (pour le début sur la contribution historique de l’Internet), Camille Pascal (conseiller audiovisuel, probablement pour la partie concernant la propriété intellectuelle), Jean-David Levitte (cellule diplomatique et Sherpa pour le G8 et le G20), Franck Louvrier (communication) et Nicolas Princen (ce dernier étant en charge de l’Internet et probablement à l’origine de la partie sur les libertés). Une part importante de cette intervention était consacrée aux questions réponses ce qui est un bon point devant un tel public. Même si certaines semblaient préparées ou tout du moins sollicitées à l’avance.

Sur la forme, il est dommage que Sarkozy n’ai quasiment pas levé le nez de la lecture de son discours, sauf à la fin pour raconter que l’organisation de cet événement n’avait pas été favorablement accueillie par ses homologues au début. Un signe de manque de maitrise du sujet, mais malheureusement classique chez nos gouvernants.

Le fait qu’aucun des chefs d’Etat du G8 ni quasiment aucun membre de leurs gouvernements n’ait été présent est révélateur d’une certaine distanciation par rapport à l’initiative française. Si je n’en oublie pas, il y avait juste Alec J Ross, conseiller e-democracy de Hilary Clinton (ci-dessous, que j’avais entendu lors du Hub Forum en septembre 2010) et Nelly Kroes de la Commission Européenne !

Alec J Ross (US State Department)

Un track record qui n’inspire pas confiance

Le discours du Président portait sur les principes généraux. Mais les principes se valident par les actes. Pour nous rassurer sur le respect des libertés fondamentales, nos gouvernements doivent donner des gages de bonne conduite dans leur attitude. Malheureusement, le “track record” français est plutôt déplorable.

Nous avons besoin de symboles plus forts d’une volonté de respect des libertés fondamentales – si tant est qu’elle existe. Elle pourrait prendre la forme de l’inscription de l’accès à Internet comme un droit fondamental. Ce serait une avancée et elle a été suggérée par certains participants américains du eG8. Mais le gouvernement français fait la sourde oreille. Il faudrait pour cela évidemment revenir en arrière sur la fameuse coupure de la liaison Internet de l’HADOPI.

De surcroit, quelques maladresses ont été commises pour ce eG8 qui ont une charge symbolique plutôt forte :

  • Le refus de traiter du sujet fondamental des libertés et de la démocratie dans les tables rondes, comme proposé initialement par Bernard Kouchner lorsqu’il était encore aux Affaires Etrangères. Résultat, aucun cyberdissident d’invité aussi bien comme intervenant que comme participant. Nos gouvernements les aiment dans les autres pays (Tunisie, Egypte, Libye, Iran), et pas trop chez eux. Jérémie Zimmerman de la Quadrature du Net assistait bien au e-G8 (ci-dessous, interviewé par une chaine TV allemande) mais en était presque gêné d’être présent à la conférence. On leur a préféré une majorité d’intervenants de l’Internet marchand tels que le fondateur de Groupon qui ne représente pas ce qu’il y a de plus glorieux sur Internet. Tout ceci rappelle l’absence d’intégration de la “société civile de l’Internet” dans la composition autant de l’HADOPI que du CNN. La Quadrature du Net a organisé avec d’autres intervenants comme Larry Lessig une conférence de presse improvisée pour faire une déclaration pour promouvoir l’Internet libre, et des « droits numériques » et de communications ouvertes et surtout se plaindre de n’avoir pas été intégrés dans les débats. A la décharge du eG8, cette conférence avait pu être tenue au sein même du eG8 (on voit les logos des sponsors…) et il y avait tout de même dans les intervenants du eG8 Larry Lessig (Harvard), Jimmy Whales (Wikipedia) et Jean-Jacques Juliard (Reporters Sans Frontières). Et certains activistes avaient bien été invités mais ont décliné ce qui pourrait sous-tendre un double langage (mais ce ne sont pas les mêmes activistes qui sont concernés…). Sans compter la prise de parole remarquée de Jérémie Zimmermann pendant la table ronde sur la propriété intellectuelle. Même si je trouve que les propos qui réfutent la notion même de propriété intellectuelle sont en général très dogmatiques et manquent de nuance.

Jeremie Zimmerman (Quadrature du Net) (1)

  • L’implication trop visible du secteur privé et marchand avec ces sponsors généreux autofinançant l’événement et obtenant ainsi du même coup un ou deux slots dans les tables rondes avec des intervenants de pertinence pas toujours évidente. C’est un peu dans la lignée d’annonces récentes de membres du gouvernement : celle de l’étude de l’impact de l’Internet sur l’économie française commanditée par Google France (avec Eric Besson), celle de la relance du Passeport Numérique pour les PME avec notamment la mise en valeur du groupe Pages Jaunes (encore avec Eric Besson) ou un autre partenariat avec Google (cette fois-ci avec Frédéric Lefebvre et on se demande pourquoi lui…). Cela se retrouvait aussi dans le choix des six “représentants” du numérique mondial qui présentaient les enjeux de l’Internet aux chefs d’Etat du G8 le jeudi 26 mai 2011 (Stéphane Richard d’Orange, Eric Schmidt de Google, Mark Zuckerberg de Facebook, Hiroshi Mikitani du japonais Rakuten qui a acquis récemment PriceMinister, le russe Yuri Milner du fonds d’investissement DST et Maurice Levy de Publicis).

Tables rondes (12)

  • Une curieuse pratique et un symbole en apparence anodin mais mal placé : la première personne à monter sur scène pour l’intervention de Nicolas Sarkozy était son aide de camp militaire avec une mallette comportant… le texte de son discours. C’est lui qui le plaçait sur le pupitre d’intervention du président et l’en enlevait. C’est parait-il une tradition mais cela aurait très bien pu être un civil ! Voilà comment un signal faible peut tout gâcher à moins que cela ne soit volontaire. On ne sait jamais trop ! On se rappelle alors que seuls les gens ou les organisations peuvent être dangereux, dans le monde réel comme dans le virtuel. Et les gouvernements en font partie comme les citoyens ! Même si je trouve toujours quelque peu exagérées ces assimilations de la volonté de régulation à une “censure de l’Internet”.

Aide de camp de Nicolas Sarkozy (2)

Bref, tout cela ne contribue pas à rapprocher ces deux mondes qui ne se comprennent pas comme le décrit si bien Fred Montagnon de Wikio. Dans les faits, les points de vue opposés se sont tout de même manifestés et même confrontés. Et les récentes initiatives autour du Conseil National du Numérique comme diverses rencontres d’Eric Besson avec la “société civile de l’Internet” montrent une volonté d’améliorer le dialogue et l’écoute.

Je note aussi qu’il ne s’agissait pas de la première fois que l’Internet était un sujet pour les chefs d’Etat. Le sommet européen de Lisbonne de 2000 avait donné lieu à la publication du fameux “Agenda de Lisbonne”. Il décrivait l’ambition de l’Union Européenne pour en faire une zone économique dynamique autour de la connaissance et donc de l’Internet. A une époque où l’Internet était encore assez peu utilisé dans les foyers. L’objectif pour l’Union Européenne était de devenir l’économie de la connaissance la plus dynamique du monde d’ici 2010 ! Le plan qui était un peu fourre tout et intégrait des dimensions sociales et économiques allant au delà du numérique a été partiellement mis en œuvre, très critiqué, et mis à jour plusieurs fois.

Il y a eu également les Sommets de l’ONU sur la société de l’information, dernier en date à Tunis en 2005 (tout un symbole, sous Ben Ali…) après être passé par Genève en 2003. L’objectif ici était de faire en sorte que les pays en voie de développement profitent de l’accès au numérique. Les chefs d’Etat occidentaux, USA en premier, n’apprécient pas cette prise en main du numérique par l’ONU. Cela pourrait pourtant être une instance de régulation mondiale de l’Internet. Mais les USA ne sont pas prêts de lâcher le morceau comme cela.

Ce eG8 était d’ailleurs très “occidental” dans la forme, même si les participants venaient de tous les continents. Un eG20 aurait été plus approprié pour mieux représenter la population mondiale et les grands pays émergents.

Les dessous de la conférence

Pour respecter le titre de cet article et le pimenter, voici un peu de trivia sur ce eG8 :

  • Le e-G8 rassemblait 1300 participants et plus de 120 intervenants. La liste des participants était imprimée dans le gros booklet de l’agenda de la conférence. On y trouve de tout. Déjà une dizaine de participants par sponsor, ce qui fait près de 10% du total. Puis, des chefs d’entreprise du secteur du numérique et notamment de startups. Des journalistes et des bloggeurs. Le gotha des chefs d’entreprises du numérique français était là, à peu près de la même manière qu’à la conférence LeWeb. Dans les français, intervenaient l’habituel trio de trublions Xavier Niel (Free, ci-dessous), Marc Simoncini (Meetic) et Jacques-Antoine Granjon (Venteprivée) avec l’inévitable Loic Lemeur (Seesmic, LeWeb). On trouvait aussi dans l’assistance Henri Seydoux (Parrot), Pierre Bellanger (Skyrock), Jean-Michel Aulas (Cegid), Tariq Krim (Jolicloud), Bruno Maisonnier (Aldebaran Robotics) et un tas d’autres entrepreneurs et autres acteurs de l’Internet, surtout français même si quelques éminents américains ou européens étaient présents. Il y avait aussi quelques étudiants et très jeunes startupers.

Xavier Niel (Free) (2)

  • Comment pouvait-on être invité à cette manifestation ? Il y a ceux qui le sont automatiquement (pas pour ce qui me concerne) et ceux qui le sont en le demandant. Dans un grand nombre de cas, par ses connaissances à l’Elysée ou au Ministère de l’Industrie et du Numérique, via les sponsors ou via différents réseaux et organisations liés aux précédents. Au premier rang lors du discours de Nicolas Sarkozy se trouvait le prince Al Waleed (ci-dessous), 19eme fortune mondiale et possesseur de l’hôtel Georges V à Paris qui est un grand actionnaire de News Corp. Etait-ce la raison de sa venue ? Mystère…

Prince Al Waleed

  • Le e-G8 était financé par treize sponsors privés. Deux à 500K€ (Vivendi et Orange), cinq à 250K€ (Microsoft, Google, etc) et cinq à 100K€. Le total faisant 2,75m€, complétés par l’organisateur  Publicis pour faire 3m€ au total. Il n’y a pas eu de procédure d’appel d’offre de l’Elysée car le secteur privé a tout financé sans dépenses de l’Etat apparentes (il y en a toujours d’indirectes comme la mobilisation des forces de sécurité ou la “location” des Tuileries).  Vu le cours délai de l’organisation de l’événement (moins de deux mois), un appel d’offre était de toutes manières inenvisageable. Le choix de Publicis comme organisateur n’est bien entendu pas anodin car les retombées pour cette grande agence de communication peuvent être nombreuses. Dix des douze sponsors avaient un intervenant dans les tables rondes. Tout ce lobbying de grosses entreprises privées fait un peu désordre. Il devient presque trop public même s’il est bien connu des parties prenantes de ces débats. Maurice Levy a sollicité directement un grand nombre des intervenants pour les faire venir. Certains ont du bousculer sérieusement leur agenda pour ce faire. Mais ils doutent de la pérennité d’une telle manifestation qui aurait pu être reprise par les pays assurant à tour de rôle la présidence du G8.

 Logos (3)

  • Il n’y avait pas ou peu d’intervenants de moins de 40 ans à l’exception notable de Mark Zuckerberg le second jour, reçu aussi à l’Elysée dans le même temps. Un cas unique dans l’histoire d’un gars aussi jeune, avec une telle influence, reçu par le Président de la République. Et aussi accueillant Barack Obama en avril dernier au siège de Facebook à Palo Alto. Je n’y étais pas (au eG8 le second jour). Mais il parait qu’il a parlé pour ne rien dire…
  • Les femmes étaient aussi comme de coutume sous-représentées avec environ 10% des intervenants, et notamment Christine Lagarde ou Sheryl Sandberg de Facebook.

Sheryl Sandberg (Facebook) (2)

  • Dans la forme, les débats étaient ce qu’il y a de plus en plus convenu. Un modérateur et une demi douzaine d’intervenants pendant une heure. Résultat: des débats assez superficiels sauf lorsque cela a concerné la propriété intellectuelle. Petite innovation de détail cependant : les noms des intervenants écrits proprement sur le côté des fauteuils. Pratique lorsque l’on prend des photos ! Il y avait tout de même des questions de la salle. Mais cela n’allait tout de même pas jusqu’à avoir un mur “Balloon” pour suivre le flux Twitter de la conférence.
  • D’où des interventions des plus classiques comme celles de Stéphane Richard (Orange) sur le besoin de financement des infrastructures par ceux qui en profitent, de Eric Schmidt (Google) pour qui l’Internet va plus vite que les gouvernements, et de Frédéric Mitterrand qui rappelle qu’il faut valoriser la propriété intellectuelle. Il y avait aussi cette présentation un peu terne de McKinsey sur l’impact économique de l’Internet qui reprenait à l’échelle mondiale l’étude faite en France récemment. Le PDF du rapport est ici.
  • Le comble avec Ruppert Murdoch (News Corp, ci-dessous) qui parle d’éducation alors qu’une grande partie de son business consiste à vider le cerveau de téléspectateurs.

Ruppert et Wendy Murdoc

  • La “worst practice” de Pascal Nègre (Universal Music) qui lit un texte pour répondre à côté à une question dans la table ronde sur la propriété intellectuelle. Cela ne l’a pas grandi, c’est le moins que l’on puisse dire.
  • Le booklet distribué aux participants comprenait l’agenda de l’événement et une photo pleine page de chaque intervenant, Nicolas Sarkozy en premier. Il y avait aussi un CD audio de Jessie J, offert par Universal Music (groupe Vivendi, un des sponsors). Un bien curieux message de modernité. On aurait préféré un abonnement gratuit à un service de musique ou de vidéo en ligne ou … une tablette ! Google I/O est mieux de ce point de vue là, mais cela rien à avoir, bien sûr.
  • France Télévision avait installé un petit studio sur place et menait un grand nombre d’interviews comme celle de John Perry Barlow de l’Electronic Frontier Foundation ou celle de Larry Lessig, réalisées par Eric Scherer. Il y avait aussi les habituels Cédric Ingrand (LCI), Jérôme Colombain (France Info) tout comme la très active équipe de Frenchweb.fr qui a réalisé un bon paquet d’interviews vidéo sur place.
  • La rue de Rivoli, le Jardin des Tuileries (où avait lieu la conférence) et au moins une station de métro ont été fermés à la circulation et au public pendant la présence de Nicolas Sarkozy dans les lieux.

Divers (28)

  • Le très bon coup de Mike Butcher de Techcrunch Europe qui a créé un petit happening en haranguant les gens dans la tente des sponsors pour faire pitcher des entrepreneurs dans le plus pur style “Hyde Park” (ci-dessous). Normal : il est anglais ! Bien vu en tout cas au vu de l’absence d’entrepreneurs de startups dans les tables rondes.

Mike Butcher (Techcrunch Europe) (5)

  • Les différences avec LeWeb ? Gratuit (eG8) vs payant (LeWeb), sur invitation (eG8) vs sur inscription ouverte(LeWeb), plus de politiques (eG8) et plus d’entrepreneurs (LeWeb), plus de discussions sur les nouveaux usages de l’Internet et sur les modèles économiques (LeWeb), plus d’interactivité (LeWeb), concours de startups (LeWeb) et une audience semble-t-il un peu plus internationale (LeWeb). Voilà, bref, ce n’est pas pareil !
  • Nicolas Sarkozy a annoncé à l’issue du G8 que ce e-G8 serait reconduit dans les autres pays assurant la présidence du G8. Il est facile de tenir une promesse que d’autres devront assurer. On verra bien…

J’en ai terminé pour l’instant. On peut passer à autre chose maintenant !

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Publié le 27 mai 2011 et mis à jour le 12 novembre 2014 Post de | Communication, France, Google, Internet, LeWeb, Politique, USA | 29487 lectures

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Les 15 commentaires et tweets sur “Quelques dessous du e-G8” :

  • [1] - EPorteneuve a écrit le 27 mai 2011 :

    Bonjour,

    Les titres de ces très belles photos dévoilent un faussé de méconnaissances – certaines photos ne sont pas anonymes – cela fait 13 ans que l’ICANN est là.

    Il y a 13 ans on prêchait dans le désert en France, personne ne voulait entendre. Plus tard LeWeb. Mais entre temps le monde va de l’avant – le eG8 à Paris c’est en quelque sorte une séance de rattrapage pour les français!

    « Nicolas Sarkozy a annoncé à l’issue du G8 que ce e-G8 serait recon­duit dans les autres pays assurant la présidence du G8. Il est facile de tenir une pro­messe que d’autres devront assu­rer. On verra bien… »

    Le monde ne le verra pas bien – les 192 pays du monde sont des invités permanents du GAC de l’ICANN, et cela depuis l’origine. Sur cela il faudrait mieux conseiller notre président Sarkozy – il vient de faire un exploit extraordinaire, il a remis les français à niveau, c’est très bien. Mais l’Internet est sans frontières, et nous, les internautes, avons déjà une glèbe de connaissances fantastique en Europe.

    A noter que les réunions ICANN – 3 par an – sont organisés à tour de rôle sur différents continents, différents pays. Ces réunions ne sont pas payantes, et libres à tous (mais il faut se déplacer). Au sein de l’ICANN il y a un GAC – Governmental Advisory Committee, et là visiblement, il serait temps que ces gens communiquent avec leurs présidents, de G8, G20 ou G192.

    Bien amicalement,
    Elisabeth Porteneuve
    La première secrétaire du DNSO de l’ICANN
    https://community.icann.org/display/tap/2004-03-06+-+Thanks+to+Elisabeth+Porteneuve

    • [1.1] - Olivier Ezratty a répondu le 27 mai 2011 :

      Merci pour le commentaire.

      Mais je ne comprends pas le “certaines photos ne sont pas anonymes”. Cela veut dire quoi exactement ?

      Sinon, quel est le rôle exact du Department of Commerce US vis-à-vis de l’ICANN?

      • [1.1.1] - EPorteneuve a répondu le 27 mai 2011 :

        Re: anonymes
        Vous avez laissé certaines photos des gens bien connus sans indiquer les noms.

        Re: DoC
        “rôle exact”? Je ne suis pas en position de parler au nom du DoC.

        De pratique, je peux dire qu’il est aussi neutre que possible.

        La page des positions de principe est en 4 points bien compréhensibles
        http://www.ntia.doc.gov/ntiahome/domainname/USDNSprinciples_06302005.htm
        Ajoutons à cela que le GAC est devenu le porte parole des gouvernements, y compris celui d’US. Et que l’une des exigences de l’ICANN est de faire dialoguer les représentants des gouvernements avec les autres, industriels et société civile, sur les sujets qui fâchent.

        Les procédures de prises de décision de l’ICANN ont été élaborées collectivement de manière à rendre obligatoire et publique toute consultation concernant un sujet de politique, cela est long et fastidieux, et implique une participation large. Autant dire il y a toujours une opportunité de crier holà, personne ne se gène de le faire, en premier nos amis américains, très à l’aise dans le fonctionnement démocratique, First Amendment, et les lois auxquels est soumis aussi le gouvernement.

        A mon tour, j’ai une question: imaginez vous l’ICANN établi légalement dans un autre pays? Si oui, lequel et pourquoi?

        Bien amicalement.

        • [1.1.1.1] - Olivier Ezratty a répondu le 27 mai 2011 :

          Désolé de ne pas reconnaître tous les grands de ce monde de l’Internet. Heureusement que certains ajoutent en commentaires les noms sur les photos dans Darqroom… 🙂

          Pour le lieu de l’ICANN, les USA ne sont pas un mauvais endroit. C’est la tutelle du DoC qui créé un certain doute !

    • [1.2] - Olivier Ezratty a répondu le 27 mai 2011 :

      Au passage, je trouve que l’on y va un peu fort sur le retard de “la France” sur Internet. Ce n’est pas parce qu’une partie de sa classe de dirigeante est en retard et qu’elle fait voter des lois rétrogrades comme HADOPI ou LOPSSI 2 que le pays est en retard sur Internet. On a une bonne pénétration des usages dans le grand public tout comme de l’ADSL, le premier marché de l’IPTV, pas si mal placés dans l’administration électronique, le second marché des startups et du capital risque en Europe, etc. On est par contre en retard dans le commerce en ligne au niveau des PME. Bref, la situation est contrastée…

  • [2] - leafar a écrit le 27 mai 2011 :

    Merci pour le résumé.
    J’ai juste une question et ce que cela valait le coup ?
    D’y être ? De créer l’évènement ?

    Et as usual, bravo olivier pour les photos

    • [2.1] - Olivier Ezratty a répondu le 27 mai 2011 :

      Est-ce que cela valait le coup d’y être. Oui pour les gens à y rencontrer, moins que pour les débats. Cela manquait de “TED Moments” comme on en trouve à LeWeb.

  • [3] - Michel Nizon a écrit le 27 mai 2011 :

    “Le comble avec Rup­pert Mur­doch (News Corp, ci-dessous) qui parle d’éducation alors qu’une grande par­tie de son busi­ness consiste à vider le cer­veau de téléspectateurs. ”

    Peut être ne pas caricaturer trop rapidement le groupe Newscorp de Rubbert Murdoch, propriétaire également d’un des plus grand éditeurs au monde (1,2 milliards de dollars de CA): Harper Collins qui “remplit aussi le cerveau” de ses millions de lecteurs et qui investit de manière assez importante depuis fin 2010 (360 millions de dollars notamment dans une entreprise à NY) dans le secteur de l’Education, ce qui le rend quand même légitime pour en parler…

    • [3.1] - Olivier Ezratty a répondu le 27 mai 2011 :

      Oui, c’est peut-être une caricature.

      Mais regardons les chiffres de plus près : chez News Corp, les bouquins, la presse écrite et divers services de contenus comme Dow Jones représentaient moins de 23% de leur CA consolidé en 2010. Tout ce qui est lié aux contenus cinéma et TV et à leur diffusion (satellite) représente 69%. Le reste comprend la participation dans diverses activités dont l’éditeur de logiciel NDS.

      Cf http://www.newscorp.com/investor/annual_reports.html.

      Ma phrase n’est donc pas inexacte d’un point de vue chiffré !

  • [4] - Gonzague a écrit le 29 mai 2011 :

    Brillant résumé Olivier … je crois qu’il n’y a pas de point sur lesquels je sois en désaccord avec toi.

    Ce eG8 semble (à mes yeux) nous avoir encore plus décrédibilisé concernant les nouvelles technologies auprès des autres pays :-/

    Dans les mots ‘forums’ et ‘débats’ utilisés pour parler du eG8 il me semble qu’il y a deux intrus (forums .. et débats) , j’ai plutôt envie de dire que la manifestation était une conférence de presse sponsorisée par le privé. Petits fours, wifi instable, quelques intervenants imbuvables (Frédéric si tu nous entends, ton discours sur Hadopi auquel tu ne crois pas…)

    Espérons que si c’est renouvelé , la prochaine édition ne sera pas un bis répétita. Car jusqu’alors j’ai l’impression que c’était juste un bel ’emballage’ pour faire passer trois messages :
    – Internet n’est pas un espace de non droit, nous allons trouver une législation du Net , à plusieurs pays.
    – La bande passante est une ressource rare (merci Orange qui justifie ainsi son Internet à deux vitesses).
    – Hadopi c’est génial on va continuer

    J’attends de voir si le CNN va servir à quelque chose .. il sera “consulté” mais sera-t’il écouté ?

  • [5] - herve a écrit le 29 mai 2011 :

    J’écoutai samedi matin à la radio, Gilles Babinet, à qui on a demandé pourquoi tant de retard en France (il venait d’exprimer la même impression un peu mitigée sur le eG8) et sa réponse (me semble-t-il) était une faible politique publique. Mais l’explication n’est-elle pas un peu courte? Et la France n’a pas manqué que l’internet, elle a manqué le semi-conducteur, l’électronique, le PC. Il n’y a guère que le logiciel et peut-être le mobile (parce que le GSM est européen) où il y a eu une présence. Est-ce qu’une raison plus profonde n’est pas le pari quasi-exclusif sur les grands groupes établis qui a peut-être peu aidé à l’émergence de nouveaux acteurs…

    • [5.1] - Olivier Ezratty a répondu le 30 mai 2011 :

      S’il n’y avait que deux ou trois facteurs, cela serait trop simple. La situation d’un pays est le fruit de son histoire, de sa culture et de son système de valeur, de son système éducatif, du fonctionnement de ses élites et parfois de ses religions. Ainsi, pour certains, le problème remonte à la révocation de l’Edit de Nantes qui a fait fuir les protestants de France un peu avant les premières révolutions industrielles et le développement du commerce international. Après, tous les pays européens sont handicapés par la fragmentation des marchés de l’Union et doivent prendre le large (USA, Asie) pour atteindre la taille critique.

      La France n’est pas en retard sur tout, il ne faut pas pousser non plus ! Nous avons des industries qui exportent et innovent bien et ou se portent bien à l’international (aérospatial, agroalimentaire, retail, luxe, hôtellerie / tourisme) et d’autres plutôt mal (machine outil, numérique).

      Dans le numérique, on est tout de même présent à l’échelle internationale dans les jeux, les métiers de l’image (ne serait-ce qu’avec Technicolor) et aussi dans la CAO (avec le leader mondial, Dassault Systèmes). On a tout de même une industrie des composants (qui va du CEA LETI à SOITEC et STMicroelectronics et un paquet de startups autour, évidemment moins connues que celles du web). Et même si on jase beaucoup sur France Telecom, l’opérateur historique se porte mieux que ses homologues britanniques et allemands.

      Il est vrai cependant que la France n’a pas fait suffisamment confiance à l’innovation “par la base” et s’est trop appuyée sur ses grandes entreprises et sur la puissance publique. On subit encore l’héritage des projets gaullo-pompidoliens qui ont durablement structuré notre industrie du numérique avec ses grands projets et ses grandes SSII. Ce n’est pas par hasard si le premier pôle de compétitivité en termes de financement est le pôle des “systèmes complexes”. Deux mots qui veulent tout dire sur notre positionnement marketing dans le monde ! Heureusement, on trouve derrière Cap Digital, plus positionné dans les usages grand public et les médias, qui rejoint une force relative de nos industries du numérique.

  • [6] - Herve Kabla a écrit le 30 mai 2011 :

    Merci Olivier, résumé intègre, poli mais honnête sur les lacunes de cet événement. Impossible de plaire à tout le monde. Au moins, le sujet aura-t-il permis à Zuckerberg de se faire inviter à Deauville…

    Sur le “rien n’arrête Internet”, jette un oeil sur l’article de Dave Winner (toujours intéressant, je trouve que vous avez des trucs en commun au-delà de la barbe).
    http://scripting.com/stories/2011/05/28/iransIdeaNotFarfetchedAtAl.html

    Il en faut très peu, en fait, pour couper internet et se retrouver avec un intranet géant à l’échelle d’un pays…

  • [7] - Rachid Sefrioui a écrit le 19 juin 2011 :

    Je ne suis pas convaincu que tout ces sommets et ces salamalecs vont changer la mentalité de prise de risque des capital-risqueurs envers les entrepreneurs français. En tout cas cette lettre ouverte résume bien la situation http://bit.ly/mqjfms

    • [7.1] - Olivier Ezratty a répondu le 19 juin 2011 :

      Pas sûr que cela en était un des objectifs…

      Pour ce qui est des propositions de Frédéric Le Parc de Smartdate, elles me semblent pour une part un peu fantaisistes.

      1 – Un statut de la start-up : il existe déjà avec toutes les aides disponibles et le JEI, même raboté. Et puis, les start-ups n’ont pas de statut aux USA… La proposition me semble curieuse car elle se focalise uniquement sur les startups 100% web. Mais monsieur, il y a des startups dans d’autres domaines : dans le numérique “non web”, dans le hardware, les composants, dans la santé, dans les greentechs ! L’innovation ne se résume pas au web !

      2 – Des pactes d’actionnaires standardisés créés par des fonctionnaires. Cela me laisse bien songeur. Cela devrait plutôt relever d’associations comme France Angels et l’AFIC, complétées d’associations d’entrepreneurs de startups.

      5 – Pas de charges sociales pour les startups. Pourquoi ce privilège par rapport aux autres entreprises, notamment aux 3 millions de TPE et PME en France ? Faire payer la protection sociale des jeunes des startups – eux-mêmes financés par le capital risque lui-même bénéficiant de plein d’exonérations fiscales – par les autres est-il juste socialement ? Il faut bien la payer notre couverture sociale ! C’est un des problèmes les plus épineux pour les salariés aux USA. Le coût de la santé y est prohibitif, sans compter celui de l’éducation !

      6 – Dans les faits, la flexibilité du travail existe déjà dans les start-ups. Flexibilité en échange de stock-options ? Je ne vois pas un gouvernement de droite et à fortiori de gauche inscrivant cela dans la loi ! Ce d’autant plus qu’en France et dans les startups, les SO sont une monnaie de singe compte-tenu des sorties moyennes.

      7 – Accès aux capitaux par défiscalisation des plus-values. Mais elles le sont déjà dans pas mal de cas ! Autant pour les créateurs que pour les fonds d’investissement via FCPI et FCPR ! Par contre, étendre la loi TEPA à l’IR devrait être effectivement à l’ordre du jour, surtout si l’ISF disparaissait progressivement. Mais avec quel % de déduction ? 25% comme pour la part IR du FCPI ? Ou plus ?

      8 – Assurer l’investissement ! Mesure bien contradictoire. Enlever le risque là où il y a du risque pour que les gens prennent des risques ? Dans quel pays cela existe-t-il et génère un effet positif ? Et nous avons déjà Oséo Garantie qui protège les VCs en couvrant 70% des fonds investis dans les FCPI ! Et le risque est aussi diminué via les déductions fiscales types TEPA pour les investisseurs privés eux-mêmes !

      Je retiens surtout la proposition 3 même si je la formulerai différemment. Développer la culture startup ne se résume pas à mettre du web partout dans l’enseignement supérieur. Elle demande surtout de rapprocher géographiquement différents cursus : scientifiques, technologiques, design, marketing, vente, sciences humaines. Il est regrettable que cela ne soit pas le cas sur le campus de Saclay, l’un des plus grands chantiers de ce gouvernement en matière de “plan campus”.




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