Grandeur et décadence des foires aux startups - 5

Publié le 9 octobre 2008 et mis à jour le 8 novembre 2008 - Commenter -
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Nous allons cou­vrir ici les solu­tions de réseaux sociaux, les jeux qui en sont fina­le­ment deve­nus une forme par­ti­cu­lière, et la mobi­lité dans laquelle les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus grand.

Je rap­pelle qu’il s’agit ici de faire le point sur l’ensemble des star­tups pré­sentes à Tech­Crunch 50 et Demo­Fall en sep­tembre 2008. Cet article est le cin­quième d’une série de sept articles sur les “foires aux startups”.

Réseaux sociaux

La vague de créa­tion des star­tups de réseaux sociaux n’est pas encore ter­mi­née. Mais elle devrait logi­que­ment  se cal­mer. Il n’en reste pas moins que pas mal de réseaux spé­cia­li­sés se créent encore. Avec une com­bi­nai­son de seg­ments uti­li­sa­teurs (tranches d’âge, métier), de moyens de com­mu­ni­ca­tion (fixes, mobiles) et de thé­ma­tiques. On touille tout ça, et cela fait une star­tup. Nombre de ces sites ont un tra­fic nul alors qu’ils existent par­fois depuis plu­sieurs mois.

Ils ont un double défi : créer une masse cri­tique d’audience et de tra­fic dans un mar­ché ultra-encombré, et moné­ti­ser ce tra­fic. Sauf à tou­cher une cible très poin­tue et pour laquelle le coût par contact est élevé, il faut atteindre plu­sieurs mil­lions d’utilisateurs pour com­men­cer à envi­sa­ger d’être pro­fi­table. Bien peu de réseaux sociaux sont pro­fi­tables. Je n’en connais que deux : MyS­pace et Skyblog.

Pour­quoi la moné­ti­sa­tion est-elle si dif­fi­cile dans les réseaux sociaux ? Parce que dans les modèles publi­ci­taires et d’affiliation, le revenu par uti­li­sa­teur baisse dans l’ordre sui­vant : les moteurs de recherche (per­met­tant la publi­cité la plus contex­tuelle qui soit), les sites de conte­nus (on peut faire un lien entre le contenu et la publi­cité, et le contenu attire l’oeil de manière stable) et en bas de l’échelle, les sites repo­sant sur des inter­ac­tions entre per­sonnes (mail, mes­sa­ge­rie ins­tan­ta­née, réseaux sociaux). Ces der­niers ne génèrent pas beau­coup d’espace-temps de cer­veau dis­po­nible. Sans comp­ter que nombre d’interactions relèvent du spam, comme ces invi­ta­tions Lin­ke­dIn, Face­book, Plaxo, Naymz et autres qui rem­plissent vos boites aux lettres. Résul­tat : les réseaux sociaux ne repré­sentent que 5% du revenu publi­ci­taire sur Inter­net selon eMar­ke­ter (aux USA). Le bon modèle publi­ci­taire reste donc à inventer !

D’où la volonté expli­cite ou non d’associer les modèles de réseaux sociaux aux modèles de conte­nus, avec le “social media”, ou encore à la mobi­lité et aux jeux. Cela explique aussi la dif­fi­cile situa­tion de Micro­soft face à Google : avec qua­si­ment le même nombre d’utilisateurs de leurs ser­vices en ligne res­pec­tifs, Micro­soft génère huit fois moins de chiffre d’affaire que Google ! Le pre­mier est lea­der dans la com­mu­ni­ca­tion (Hot­mail, Mes­sen­ger) là où le second est pre­mier dans le search, qui rap­porte bien plus par uti­li­sa­teur. D’où l’obsession de Micro­soft à vou­loir concur­ren­cer Google sur le search, qui repré­sente 44% du mar­ché de la publi­cité sur Inter­net (don­nées IAB pour les USA, H1 2008).

Sur ce, venons-en aux star­tups de Tech­Crunch 50 et DemoFall :

  • Il y avait tout d’abord un bon nombre de réseaux sociaux ver­ti­caux : pour l’ornithologie (Bird­post), pour les fans de concerts (Blue­Haze), pour les causes huma­ni­taires (Cau­se­cast), pour les sty­listes et maga­sins de mode (Clo­set Cou­ture), pour les geeks (Geek­vo­lu­tion, ci-dessous, une appli­ca­tion desk­top visi­ble­ment déve­lop­pée en Adobe AIR, mais dont le ciblage semble plus large que les geeks), pour faire de la poli­tique (Politics4All), pour le métier d’artiste et d’acteur (Shas­tic), pour les ados (Twee­gee), pour par­ti­ci­per à des concerts et autres événe­ments (Kan­ga­lope, sorte de Ticket­Mas­ter, mais avec des mor­ceaux de social dedans). Qui dit mieux ?

GeekVolution

  • Le méta-réseau social ou méta-annuaire Peo­ple­Browsr (ci-dessous) intègre dans un dash­board (sur­tout Twit­ter) vos dif­fé­rentes iden­ti­tés dans les réseaux sociaux aux­quels vous par­ti­ci­pez (Face­book, Fli­ckr, Friend­feed, You­Tube, Lin­ke­dIn). Ca vous aide aussi à trou­ver des amis et à inter­agir avec eux. Ca vous affiche vos amis en mode liste, en mode gale­rie d’images, sous la forme d’un beau social graph inté­grant vos dif­fé­rents réseaux sociaux ou encore avec une carte géo­gra­phique. Et ça veut visi­ble­ment faire trop de choses à la fois. Un cas clas­sique dans les réseaux sociaux : la défo­ca­li­sa­tion. Dans le méta, le “méta-email” Nut­shell­Mail conso­lide les emails de tous vos réseaux sociaux avec. Un vrai ser­vice bien foca­lisé mais dif­fi­cile à moné­ti­ser. Il fau­dra qu’un jour les ser­vices comme Gmail soient capables de deve­nir des clients de mes­sa­ge­rie uni­ver­sels pour les autres mes­sa­ge­ries POP/IMAP.

PeopleBrowsr

  • La vague du micro-blogging lan­cée par Twit­ter qui fait des émules : tout d’abord avec Yam­mer – le gagnant de Tech­Crunch 50, un Twit­ter pour l’entreprise, qui a déjà un concur­rent: present.ly. Il y avait aussi un autre émule de Twit­ter : Edmodo, qui pro­pose le micro-blogging pour les classes d’étudiants. Et puis splaht! qui est une sorte de Twit­ter com­plété d’un sys­tème d’agrégation d’avis au posi­tion­ne­ment que l’on pour­rait qua­li­fier de très “Sarah Palin”. Avec sa tag line “Ins­tantly tell friends “this sucks… that doesn’t”” qui est des plus dis­tin­guées ! En tout cas, le micro-blogging est très “hype” mais pas encore “mains­tream” et on attend sa capa­cité à se moné­ti­ser qui pas­sera sans doutes par la case “opé­ra­teur télécom”.

Splaht

  • Quelques mondes vir­tuels : CityIn­fi­nity (un clone de Second Life et de Sim City ou l’on peut ache­ter et vendre des ter­rains), Han­gout Indus­tries (qui intègre un réseau social dans un monde vir­tuel 3D pour les 16-24 ans et le par­tage de médias et le chat), et Vir­sona, basé sur un chat temps réel avec un ava­tar vir­tuel. C’est si com­pli­qué d’utiliser une webcam !
  • Le site de ren­contre entre groupes d’amis, MIXTT. Il per­met de se cacher der­rière la masse pour faire des ren­contres, de toutes sortes. Un Mee­tic pour les timides, créé par des femmes qui ont peut être intuité quelque chose !

MIXTT

  • Un site de généa­lo­gie et réseau social fami­lial, Fami­ly­buil­der, qua­trième aux USA avec quatre mil­lion d’utilisateurs. Pro­posé comme site web ou exten­sion des réseaux sociaux exis­tants, et donc foca­lisé sur les membres vivants des familles plus que sur les ancêtres. A contra­rio, Foot­note est une sorte de Face­book pour les per­sonnes décé­dées, où l’on peut célé­brer leur mémoire en y créant une base his­to­rique avec pho­tos et docu­ments liés. Une fonc­tion­na­lité qui existe plus ou moins et se déve­loppe dans les sites de généa­lo­gie et les réseaux sociaux familiaux.
  • Tools To Life, un réseau social de conte­nus ou por­tail col­la­bo­ra­tif de recettes pour réus­sir dans la vie et être en bonne santé, etc. Les lec­teurs publient leurs exploits du genre “je me suis levé tôt ce matin” ou “je suis allé à l’église aujourd’hui”… Hum hum. Très amé­ri­cain ! C’est plu­tôt du “social media” en fait car le site est cen­tré sur le contenu plus que sur les pro­fils utilisateurs.

ToolsForLife

  • Afin, deux plates-formes de réseau social en marque blanche : Col­lec­ti­veX et App­Cen­ter. Syn­drome d’une sorte de “méta-bulle”. Au sein de la bulle du web 2.0 se sont lan­cées des socié­tés qui pro­posent des briques per­met­tant à des tiers, sur­tout entre­prises, de créer leur propre réseau social. Au moins ce mar­ché est-il plus sol­vable puisque ce que l’on vend, c’est soit du logi­ciel, soit du ser­vice, mais pas de la publi­cité. Encore faut-il vendre.

Si vous créeez un busi­ness plan, évitez donc d’afficher “web 2.0” et “réseaux sociaux”. Met­tez plu­tôt en évidence le mar­ché cible, le domaine d’application, sa spé­ci­fi­cité et une astuce de moné­ti­sa­tion intel­li­gente. Ne cher­chez pas non plus à “faire mieux que Face­book”. Sauf à pou­voir lever rapi­de­ment au moins $50m, et encore !

Jeux

Dans ces foires à star­tups, les jeux se dis­tin­guaient sur­tout en étant la caté­go­rie la mieux finan­cée des star­tups concou­rant ! Sans comp­ter le cas de Trion World Net­work (pas pré­sent), un déve­lop­peur de jeux en ligne qui a annoncé son troi­sième tour de levée de fonds de $70m. Mal­gré tout, on est encore dans le sui­visme ou dans l’exploration de niches de marché :

  • Les jeux 3D et les mondes vir­tuels avaient ainsi la part belle avec deux plates-formes col­la­bo­ra­tives per­met­tant d’enrichir les mondes vir­tuels (chez Atmos­phir, Sha­ren­di­pity et Shat­te­red Rea­lity Inter­ac­tive); deux envi­ron­ne­ments de déve­lop­pe­ment de jeux 3D (Sim Ops Stu­dios et PlaYce, ce der­nier offrant un monde virtuel-réel à la Google Earth en 3D, dif­fusé en strea­ming vidéo); et Gro­ckit avec son “MMPOLG” (“Mas­si­vely Multi-Player Online Lear­ning Game”), jeu dédié à l’apprentissage avec ses classes vir­tuelles et des ques­tions posées aux étudiants (visi­ble­ment, plu­tôt adultes), et le sup­port du tra­vail col­la­bo­ra­tif pour y répondre.
  • Une plate-forme de dis­tri­bu­tion de jeux, Gamelet.com, sorte de You­tube pour les jeux multi-joueurs.
  • Deux plates-formes de jeux mâti­nées de réseau social avec Myto­pia (qui s’intègre dans les réseaux sociaux) et Akoha (un jeu de cartes basé sur un concept de micro-philantropie qui sou­haite “faire la dif­fé­rence dans le monde et le rendre meilleur”… pour­quoi pas !).

Mobi­lité

La mobi­lité conti­nue d’attirer un grand nombre de créa­teurs d’entreprises, allé­chés par un mar­ché d’usages en pleine crois­sance et des pré­vi­sions opti­mistes sur la publi­cité sur mobiles. Dans ce mar­ché comme dans le web 2.0, une grande audience est néces­saire pour géné­rer un revenu publi­ci­taire pro­fi­table. Et les bar­rières à l’entrée sont plus nom­breuses, à com­men­cer par les opé­ra­teurs télé­coms qui contrôlent une par­tie des appli­ca­tions pré­char­gées sur les mobiles ou faciles à télé­char­ger (en “Over the Air”).

Loca­li­sa­tion

Pre­mière ten­dance lourde, les solu­tions basées sur la loca­li­sa­tion. Elles sont encou­ra­gées par la géné­ra­li­sa­tion de la fonc­tion de géo­lo­ca­li­sa­tion (par tri­an­gu­la­tion ou GPS) dans les mobiles, en par­ti­cu­lier aux USA où elle est main­te­nant obli­ga­toire. Alors, nous avions :

  • adlib qui per­met la recherche de bou­tiques et de res­tau­rants dans le voi­si­nage, avec com­men­taires et notes des consom­ma­teurs. Ce sont des japo­nais, qui béné­fi­cient peut-être d’une avance de phase dans l’exécution dans leur pays. Car sinon, il y a beau­coup de star­tups dans ce domaine pour un usage pas encore bien dans les moeurs.
  • Mob­notes qui per­met de ren­con­trer les amis et d’identifier des choses inté­res­santes “dans les parages”. Avec là aussi, beau­coup de “social tag­ging”. Pas très ori­gi­nal. Beau­coup de star­tups se lancent dans ce créneau.
  • UbiEst pro­pose un ser­vice de géo­lo­ca­li­sa­tion orienté sécu­rité pour suivre à la trace ses enfants, ou des per­sonnes à sur­veiller pour une rai­son ou une autre (seniors, etc). Cette société ita­lienne est en fait un géné­ra­liste de la géo­lo­ca­li­sa­tion et ce ser­vice est l’une des offres de son catalogue.
  • SayW­here de Dial Direc­tions, est un sys­tème de com­mande vocale pour iPhone uti­lisé pour trou­ver son chemin.

DialDirections

  • Et puis une solu­tion qui a l’air vrai­ment utile : l’irlandais Map­flow, avec son Avego, un  ser­vice web pour orga­ni­ser le car poo­ling en fonc­tion de la posi­tion des véhi­cules et de leur des­ti­na­tion (adapté pour l’instant à l’iPhone). Quand on prend sa voi­ture, on indique le tra­jet que l’on va faire en le sélec­tion­nant dans ceux – rou­ti­niers – qui ont déjà été enre­gis­trés dans le sys­tème. On indique le nombre places de libres et si l’on est prêt à prendre quelqu’un sur le tra­jet. Le cer­veau du sys­tème pro­pose alors ce tra­jet aux uti­li­sa­teurs “pié­tons”. C’est une sorte de sys­tème de taxis en mode “mesh net­work” qui ne peut fonc­tion­ner que s’il devient stan­dard dans les zones urbaines concer­nées, et employé par une masse cri­tique de conduc­teurs ouverts à la conver­sa­tion avec des pas­sa­gers incon­nus, par­ta­geant pour l’essentiel l’intérêt pour l’iPhone, ce qui est de moins en moins dis­cri­mi­nant. Le pas­sa­ger paye (en ligne) le conduc­teur sur une base au kilo­mètre, le site pré­le­vant 15% de chaque tran­sac­tion. Le ser­vice sera aussi pro­posé à des pro­fes­sion­nels comme les ser­vices de navettes d’entreprises ou de zones indus­trielles. C’est en tout cas une uti­li­sa­tion très intel­li­gente de la géo­lo­ca­li­sa­tion, de la mobi­lité, qui rend un véri­table ser­vice à la société en géné­ral. Mais Avego n’est pas seul, d’autres ont eu l’idée, tout du moins aux USA, comme Rides­ter et Pickup­Pal. Mais les algo­rithmes uti­li­sés sont peut-être dif­fé­rents. En tout cas, si l’offre se frag­mente trop et sans inter­opé­ra­bi­lité entre les sys­tèmes (faut pas rêver!), le mar­ché sera lent à décol­ler faute de masse cri­tique d’utilisateurs.

Recom­man­da­tions

Deuxième ten­dance, les solu­tions de recom­man­da­tions. Par­fois comme on vient de le voir, mêlées à de la géo­lo­ca­li­sa­tion. La ten­ta­tion est grande de voir les consom­ma­teurs créer un mesh-network géo­lo­ca­li­sa­tisé, taggé, noté et com­menté de tous les points de vente et de ser­vices dans les rues que nous par­cou­rons en tra­vaillant et les lieux que nous visi­tons en vacances.

GoPla­nit (écran plus loin), une solu­tion de pla­ni­fi­ca­tion de voyage inté­grant une solu­tion de micro-blogging. Au départ, le sys­tème rem­plit auto­ma­ti­que­ment votre agenda selon le nombre de jours pré­vus. Ce mar­ché est hyper­en­com­bré, mais ce genre de ser­vice apporte beau­coup de valeur ajou­tée aux tou­ristes qui sou­haitent opti­mi­ser leur temps et voir le plus de choses inté­res­santes cor­res­pon­dant à leurs attentes. Il y a évidem­ment des contri­bu­tions d’utilisateurs pour enri­chir la base et on peut invi­ter ses amis dans les visites. L’outil gère un bel agenda et pro­duit un bel iti­né­raire avec cartes, des­crip­tion des lieux, tarifs, etc. Reste à offrir un package finan­cier pour l’ensemble mais cela ne semble pas prévu !

GoPlanit

Ca com­mence avec Goo­drec et son sys­tème de recom­man­da­tion (cinéma, res­tau­rants, livres, etc) ali­menté par ses uti­li­sa­teurs. Le mobile les affiche tout seul lorsque l’on passe devant les lieux notés par ses amis ou par… tous les utilisateurs.

Et puis une équipe de japo­nais un peu far­fe­lus pré­sen­tait Ton­chi­dot (sur Tech­Crunch 50), avec son logi­ciel “Sekai Camera” pour iPhone qui ajoute des tags contex­tuels sur l’image fil­mée en temps réel : avec des infor­ma­tions sur les pro­mo­tions d’une bou­tique, sur un res­tau­rant, l’information étant géo­lo­ca­li­sée. C’est un peu équi­va­lent à Goo­drec sur le prin­cipe, mais basé sur de l’imagerie mixte réel+virtuel, un peu comme ce que fait Total Immer­sion. Cela peut être utile pour visi­ter des centres com­mer­ciaux, un scé­na­rio vu au CES 2008 dans le key­note de Bill Gates. Le hic : l’écosystème doit être assez lourd à mon­ter pour géné­rer les infor­ma­tions contex­tuelles affi­chées à l’écran en super­po­si­tion des images fil­mées en temps réel. Et là aucune infor­ma­tion sur les tech­no­lo­gies uti­li­sées et sur le modèle écono­mique de la star­tup. Une part de l’information pro­po­sée est du tag­ging d’utilisateurs (UGC), on appelle cela le “social tag­ging” (un buzz­word de plus). La ques­tion clé posée par le panel : com­ment construire ce sys­tème ? Quels stan­dards ? Les japo­nais qui pré­sen­taient étaient assez excen­triques avec des réponses à l’emporte pièce liées à leur faible mai­trise de l’anglais (“yes”, “we have patents”, …). La vidéo vaut le détour. Mais si cela se trouve, c’est très sérieux et cela pour­rait bien décol­ler au Japon, un pays friand de ce genre de ser­vice innovant.

Autres appli­ca­tions mobiles

En vrac :

  • Les solu­tions de com­mu­ni­ca­tion avec Smart­Touch Mobile qui pro­pose une sorte de “web over SMS” qui encap­sule des ser­vices SMS exis­tants (com­mandes de Piz­za­Hut) dans une inter­face gra­phique à base de listes et de menus. Les ser­vices sont pré­sen­tés dans des wid­gets pour Win­dows Mobile 6.0. On est en plein dans la fea­ture com­pany mais si la moné­ti­sa­tion passe par du par­tage de reve­nus SMS cela peut être inté­res­sant. Quant à lui, Mes­sage Sling pro­pose un logi­ciel de boite vocale conver­tis­sant les mes­sages en texte. Et là, le modèle écono­mique est moins trivial !
  • Les inté­gra­teurs de réseaux sociaux avec Xumii dont la mes­sa­ge­rie mobile est connec­tée à tous vos réseaux sociaux avec un car­net d’adresse uni­fié. Sky­Data Sys­tems pro­pose aussi un logi­ciel mobile d’intégration à ses dif­fé­rents réseaux sociaux. Ces deux solu­tions concur­rencent le fran­çais Miyowa avec sa solu­tion InTouch qui intègre dans une inter­face mobile uni­fiée l’accès à vos dif­fé­rents réseaux sociaux et sys­tèmes de par­tage de conte­nus, le tout autour d’un car­net d’adresse uni­fié. Spoink a une approche oppo­sée en inté­grant dans sa solu­tion ses propres outils de com­mu­ni­ca­tion, de mes­sa­ge­rie, de réseau social, blog­ging et podcasting.
  • Un bric à brac d’outils sys­tèmes divers : Mave­rick Mobile Solu­tions et une solu­tion de pro­tec­tion des conte­nus sur un mobile com­plété d’un sys­tème de backup. Le sys­tème de mobiles de John McCain ? Puis Cel­lo­gic et FlyS­creen, une sorte de Net­vibes pour mobiles. Et puis G.ho.st et son WebOS pour lap­tops et mobiles avec un client open source financé par de la publi­cité en mode affi­lia­tion, un mar­ché avec plein d’acteurs, depuis des années, et dont le décol­lage n’a pas encore eu lieu. Mob­clix pro­pose une plate-forme pour les déve­lop­peurs d’applications iPhone leur appor­tant des outils d’analyse de l’usage et de monétisation.
  • Et mobi­Show du tai­wa­nais Awind, un boi­tier qui per­met de connec­ter un mobile à un écran ou vidéo­pro­jec­teur avec d’un côté le wifi pour la liai­son avec le mobile et son logi­ciel mobi­Show et de l’autre, le port VGA. Ca, c’est du concret, même si l’engin res­semble à un banal rou­teur wifi (ci-dessous).

Awind

C’est ter­miné pour ce bien long fes­ti­val d’anglicismes pour aujourd’hui !

Pro­chain épisode : les dif­fé­rentes appli­ca­tions du web mar­chand : com­merce en ligne, la finance, les moyens de paie­ment et la publicité.


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Publié le 9 octobre 2008 Post de Olivier Ezratty | France, Innovation, Internet, Logiciels, Loisirs numériques, Médias, Silicon Valley, Startups, Technologie, USA | Pas de commentaires


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