Le discours et la méthode

Publié le 7 mai 2007 et mis à jour le 8 mai 2007 - 13 commentaires -
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Ca y est, nous avons un nou­veau Pré­sident. Une grosse moi­tié de la France qui s’est expri­mée lors de l’élection est satis­faite, avec un sen­ti­ment qui va de l’enthousiasme à la pru­dence, et l’autre moi­tié a peur et cherche à se recons­ti­tuer. Il a fait des pro­messes. Mais pour les tenir, il fau­dra plus que la volonté d’une seule per­sonne ou d’un parti politique.

Nico­las Sar­kozy doit main­te­nant lan­cer son équipe et la mettre au tra­vail. Il doit déclen­cher des réformes dif­fi­ciles (retraites, éduca­tion, loge­ment, dépense de l’état, …) en résis­tant aux iner­ties de la société fran­çaise et de ses corps consti­tués. Ces réformes s’appuient sur un ensemble de valeurs et d’idées. Mais il est un aspect qui n’a pas été bien pré­cisé par le can­di­dat Nico­las Sar­kozy, c’est la méthode de ges­tion du chan­ge­ment et au pas­sage, la qua­lité de l’exécution. Voca­bu­laires emprun­tés à celui des entre­prises et qui a tout son sens aujourd’hui pour le poli­tique. Sur­tout avec ces nom­breuses pro­messes du can­di­dat devenu pré­sident (“je ne vous tra­hi­rai pas”).

Du point de vue de la méthode, les appa­rences étaient pour­tant favo­rables à Ségo­lène Royal. Sa démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive et sa capa­cité à s’appuyer sur la base du Parti Socia­liste en contour­nant les éléphants rele­vaient d’une stra­té­gie d’alliés sommes toutes bien construite. Appa­rence car, si elle bien rénové la pos­ture des socia­listes, ses méthodes per­son­nelles sem­blaient trop sou­vent inco­hé­rentes avec ses propres prin­cipes: un côté brouillon, des pro­po­si­tions pas for­cé­ment inté­grées dans une vision d’ensemble claire, des déci­sions prises pen­dant la cam­pagne au fil de l’eau et sans véri­table concer­ta­tion, et un flou lar­ge­ment com­menté qui s’explique par un posi­tion­ne­ment ban­cal entre les extrêmes de la gauche (des trots­kystes et alter­mon­dia­listes aux cen­tristes). Donc, beau­coup de tac­tique mais pas for­cé­ment de ligne direc­trice bien claire. On verra si la méthode Royal conti­nuera d’opérer, à la fois pour les légis­la­tives qui seront dif­fi­ciles, et pour l’après-législatives et la ges­tion du chan­ge­ment au sein du Parti Socia­liste, cet un enjeu paral­lèle à ceux du pro­chain gouvernement.

Le nou­veau Pré­sident a de son côté fort à faire. Il devra gérer la concer­ta­tion tout en impri­mant sa direc­tion. Equi­libre déli­cat car on sait bien que le rap­port de force favo­rise sou­vent la rue, les syn­di­cats et les mani­fes­ta­tions. Nombre de réformes ont été ainsi avor­tées faute d’un sou­tien des dif­fé­rentes par­ties concer­nées. Cer­taines de ces réformes étaient peut-être mal fago­tées mais d’autres étaient pour­tant bien néces­saires, telle cette évolu­tion de l’université avec auto­no­mie et sélec­tion pro­po­sée par la Loi Deva­quet, et aban­don­née après des mani­fes­ta­tions monstres. Et sur­tout aban­don­née du fait de l’impact sym­bo­lique de la mort de Malik Ous­se­kine en décembre 1986. Comme quoi un acci­dent peut tout faire bas­cu­ler dans la réforme.

Alors, sans être un spé­cia­liste du sujet, quelques éléments de méthode me viennent à l’esprit, dont cer­tains empruntent à la manière de gérer le chan­ge­ment dans les entreprises:

  • Ecou­ter avant, pas seule­ment après! Notam­ment les corps consti­tués et les experts (et oui!) de tous bords. La ten­dance des gou­ver­ne­ments est de créer des tonnes de conseils de sages ou d’experts, mais sou­vent une fois que la situa­tion devient dif­fi­cile pour mener des réformes. Si cette méthode est rete­nue, elle doit être lan­cée très tôt et en res­pec­tant le plu­ra­lisme. Ecou­ter n’est pas suf­fi­sant, il faut mon­trer que l’on a écouté, et par exemple, savoir attri­buer les bonnes idées à leurs auteurs, même s’ils sont opposants.
  • Négo­cier avec tous les inter­lo­cu­teurs et en valo­ri­sant ceux qui sont à la fois cri­tiques et construc­tifs. Il faut bâtir des stra­té­gies d’alliés avec les par­te­naires sociaux et évidem­ment pas seule­ment avec le MEDEF et la CGPME. C’est ce que Fran­çois Fillon avait quelque peu réussi avec la CFDT pour la réforme des retraites en 2003, et explique peut-être pour­quoi l’on entend par­ler de Nicole Notat comme poten­tielle Ministre (ce qui serait tout de même vrai­ment éton­nant). L’augmentation de la repré­sen­ta­ti­vité syn­di­cale en France est clai­re­ment à l’ordre du jour. Des mesures la favo­ri­sant sont plus que nécessaires.
  • Eva­luer l’impact humain des déci­sions, notam­ment de sup­pres­sions éven­tuelles d’effectifs dans la fonc­tion publique. Il faut aussi évaluer les contour­ne­ments que les fran­çais ne manquent pas d’inventer à toutes les nou­velles mesures et qui limitent voire annulent leur effet. Une approche sys­té­mique est néces­saire qui intègre les agents écono­miques et sociaux de la société.
  • Faire preuve d’exem­pla­rité et bien gérer la sym­bo­lique qui à l’ère de la com­mu­ni­ca­tion tout azi­mut, de l’Internet et de la trans­pa­rence, sont plus que jamais indis­pen­sables. Par­fois, cela tient à de petites choses. Dimanche soir, le diner de Nico­las Sar­kozy au Fouquet’s avec la jet-set n’était pas for­cé­ment bien vu de ce point de vue là. Il y aura aussi du pain sur la planche dans les équipes. A quoi va res­sem­bler le pro­chain gou­ver­ne­ment? Va-t-il véri­ta­ble­ment incar­ner cette rup­ture tant annon­cée, ou recy­cler les Ministres des gou­ver­ne­ments Raf­fa­rin et Vil­le­pin? Com­ment pour­suivre et ampli­fier le tra­vail sommes toutes conve­nable de Jean-Louis Bor­loo sur le loge­ment et sur les “ban­lieues”? Qu’est-ce que l’UMP va faire avec cer­tains de ses élus locaux affai­ristes à la morale dou­teuse? Le choix du pré­sident du conseil géné­ral des Hauts de Seine - sûre­ment UMP - qui rem­pla­cera Nico­las Sar­kozy sera un choix très indi­ca­teur de la capa­cité à bien gérer les symboles.
  • Com­mu­ni­quer et bien expli­quer les réformes, faire preuve de péda­go­gie, ne pas mani­pu­ler les chiffres, même s’il s’agit sou­vent de mani­pu­la­tions par omis­sion comme sur les sta­tis­tiques de l’emploi ou de la sécu­rité. Il y a du bou­lot, notam­ment en matière écono­mique où à droite comme à gauche, on conti­nue de manier la méthode coué dans le domaine écono­mique. Les grands médias ont un rôle construc­tif à jouer dans ce domaine sans for­cé­ment don­ner dans le relai pas­sif du gou­ver­ne­ment. Pre­nons un exemple qui concerne notre petit monde des star­tups: la fran­chise d’ISF de 50K€ pour les inves­tis­se­ments dans les PME, pro­po­si­tion de Loic Le Meur (d’après lui) inté­grée dans le pro­gramme du can­di­dat. Au pre­mier degré, c’est un “cadeau de plus aux riches”. C’est en fait un moyen d’augmenter le bud­get de finan­ce­ment de l’innovation, et en le pri­va­ti­sant. C’est effec­ti­ve­ment un cadeau, mais un cadeau plus sioux qu’une simple sup­pres­sion de l’ISF car il oriente l’investissement dans le bon sens, celui de la prise de risque et de l’innovation. Aujourd’hui, une trop grande part de l’accompagnement des star­tups en phase d’amorçage pro­vient du sec­teur public (notam­ment d’Oséo). Un équi­li­brage avec des “busi­ness angels”, dont on connait leur nombre insuf­fi­sant en France, la capa­cité à les faire reve­nir en France, ne peut qu’augmenter le flux de capi­taux vers les entre­prises inno­vantes. Sachant que c’est une mesure qui doit être com­plé­tée (Small Busi­ness Act, etc) pour accom­pa­gner les jeunes entre­prises sur toutes les étapes de leur croissance.
  • Reva­li­der le bien fondé écono­mique des mesures figu­rant dans les pro­grammes élec­to­raux sans pour autant renier les grands prin­cipes. On dit sou­vent que les poli­tiques ne tiennent pas leurs pro­messes. Mais com­bien d’erreurs, notam­ment écono­miques, sont jus­te­ment le résul­tat de pro­messes tenues? Les plus connues étant les natio­na­li­sa­tions en 1981 et les 35h avec Lio­nel Jos­pin après 1997. Cela pour­rait être le cas de cette quasi-suppression des droits de suc­ces­sion pro­mise par Nico­las Sar­kozy, qui est par­fai­te­ment inéga­li­taire et clien­té­liste : elle vise sur­tout les plus de 60 ans, la seule classe d’âge qui vote net­te­ment à droite en France. Tout du moins, les moda­li­tés de cette réforme devraient être pré­ci­sées et ne pas s’appliquer aux plus grands patri­moines. Le diable est dans le détail!
  • Peau­fi­ner l’exé­cu­tion et le mon­trer, en mai­tri­sant bien la dimen­sion du temps. C’est sou­vent là que les mesures pêchent. Cela explique (outre l’effet de manche) la colère de Ségo­lène Royal pen­dant le débat de la semaine der­nière au sujet des han­di­ca­pés. Si les gou­ver­ne­ments Raf­fa­rin et Vil­le­pin ont bien fait évoluer la sco­la­ri­sa­tion des jeunes han­di­ca­pés à l’école, la ges­tion de la tran­si­tion entre emplois jeunes et auxi­liaires de vie sco­laire en 2002 a été quelque peu laborieuse. Dans le domaine de l’exécution, on ne peut que se féli­ci­ter de l’initiative d’Alexandre Jar­din avec son site Com­men­tOn­Fait! Mais la démarche devra être égale­ment prise en compte par les nom­breux hauts fonc­tion­naires qui ont un rôle cri­tique à jouer pour faire avan­cer le pays.
  • Equi­li­brer le court terme et le long terme dans la réforme. Le nou­veau gou­ver­ne­ment devra par exemple prendre garde à lan­cer rapi­de­ment les nou­velles poli­tiques en faveur de l’innovation, de l’enseignement supé­rieur et de la recherche qui fonc­tionnent sur des cycles très longs.

Bref, la méthode compte autant que la vision et la stratégie!

Et cha­cun attend impli­ci­te­ment Nico­las Sar­kozy et l’UMP au tour­nant de ce point de vue là. Si la méthode de ges­tion du chan­ge­ment est bien enclen­chée, les choses iront bien, sinon, l’état de grâce ne durera que quelques mois et l’on revien­dra aux blo­cages tra­di­tion­nels de la société française.


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Publié le 7 mai 2007 Post de Olivier Ezratty | Economie, France, Politique | 13 commentaires

Les 13 commentaires sur “Le discours et la méthode” :

  • [1] - Jérémie a écrit le 7 mai 2007 :

    Bon­jour Olivier,

    Merci pour tes billets, inté­res­sants, ins­truc­tifs et sou­vent bien plus appro­fon­dis que beau­coup de presse que l’on peut lire à tra­vers le web.

    Je me per­met­trai juste une remarque sur ton article :
    “Une grosse moi­tié de la France est satisfaite”.

    Compte-tenu de l’abstention (même si elle était rela­ti­ve­ment faible) et des votes blancs et nuls, moins de la moi­tié de la France est satisfaite !

    :)

    Excel­lente jour­née à toi,

    --
    Jérémie

  • [2] - Olivier Ezratty a écrit le 7 mai 2007 :

    Right!
    J’ai donc cor­rigé cette intro­duc­tion avec :
    “Une grosse moi­tié de la France qui s’est expri­mée lors de l’élection est satisfaite…”.

  • [3] - ~laurent a écrit le 7 mai 2007 :

    Merci pour ce très bon billet … et auquel j’adhère. Je remarque que tu des­sines en creux une par­tie des défauts du “can­di­dat” Sar­kozy :
    - l’affairisme dans le 92.
    - la mécon­nais­sance des choses de l’Internet.
    - la ten­ta­tion de mani­pu­ler les chiffres.
    - …

    Je doute (même si je pré­fé­re­rai) que le can­di­dat, une fois trans­formé en pré­sident, soit capable de chan­ger son logi­ciel … mais on peut croire aux miracles.

  • [4] - Olivier Ezratty a écrit le 7 mai 2007 :

    Disons que je rêve un peu en sou­hai­tant que les dérives soient réduites. Sur­tout sur le pre­mier et le der­nier point. Ils ne sont pas la spé­cia­lité de Sar­kozy pour autant, mais il ferait bien de les cor­ri­ger dare dare. Cela serait du meilleur effet tant sur son image que sur la fameuse “morale” qu’il a mise à l’ordre du jour.

    Pour avoir vécu dans une grande orga­ni­sa­tion, je connais néan­moins le poids des rela­tions per­son­nelles qui joue trop sou­vent au détri­ment du bon sens et de cette morale. Pour être exem­plaire, il faut savoir être dur avec les siens. Et ce n’est pas facile du tout!

    Mais pour signa­ler un renou­veau de la poli­tique, il faut … envoyer des signaux! Cela passe à la fois par des lois (comme ce qui relève des pou­voirs du par­le­ment) mais aussi par la sym­bo­lique de déci­sions par­fois iso­lées, mais qui font un ensemble cohérent.

  • [5] - BScache a écrit le 7 mai 2007 :

    Tou­jours aussi bien vu, ce billet !

    Effec­ti­ve­ment, si beau­coup de citoyens se sont accor­dés sur la néces­sité de chan­ge­ments (ce qui est déjà une étape impor­tante sur le che­min), la conduite de ce chan­ge­ment est main­te­nant cruciale.

    Je me plais à dire que l’on balaye les esca­liers en com­men­çant par le haut, donc les signaux d’exemplarité que tu appelles de tes voeux sont cru­ciaux pour rendre les chan­ge­ments acceptables.

    Par exemple, réduire le train de vie de l’Elysée et réfor­mer le régime des retraites des par­le­men­taires. L’idée de confier la pré­si­dence de la Com­mis­sion des Finances à l’opposition va dans le bon sens.

    Res­tons donc vigi­lants sur les pre­miers signaux, en sou­hai­tant que F Bay­rou puisse au moins jouer ce rôle de vigie.

  • [6] - ~laurent a écrit le 7 mai 2007 :

    Le // entre le monde de l’entreprise est inté­res­sant, notam­ment dans les méthodes de mana­ge­ment (objet de ton article).

    Constat : la démo­cra­tie fran­çaise a peut bougé (dans son mode de fonc­tio­ne­ment) depuis 1789, alors que le mode de fonc­tion­ne­ment des entre­prises a connu des bou­le­ver­sem­ments. Si l’on fait le // entre la révo­lu­tion fran­çaise et main­te­nant, nous sommes dans une phase ou la révo­lu­tion tech­nique devrait être sui­vie par une révo­lu­tion poli­tique (je pense même que nous sommes en plein dedans).

    Comme pour la révo­lu­tion fran­çaise, la bour­geoi­sie éclai­rie (que l’on croise sou­vent sur les blogs) va bien­tôt com­men­cer a deman­der des comptes (ce que tu fais, comme beau­coup d’autres, avec tes séries d’articles).

    La révo­lu­tion est déjà en cours ?
    Les bar­ri­cades numé­riques se sont déjà levées (exemple du Sar­kos­pam ou plus récente de digg) et les gou­ver­ne­ments en mode 0.9 (je n’ose pas dire 1.0) auront du mal à suivre. C’est une révo­lu­tion qui pou­rait nous mener à une démo­cra­tie “User Friendly”.

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=5510

    Je pense que la suite de la séquence devrait emme­ner les acti­vistes du net à s’intéresser à l’Europe qui reste un pays émer­geant, ou un consti­tu­tion est à écrire …

    Il est amu­sant de faire le rap­pro­che­ment avec le livre de Dan Gil­l­mor, par­lant de la révo­lu­tion des blogs : “We the media”. Ce titre reprend les 1er mots de la consti­tu­tion amé­ri­caine : “We the people …”

  • [7] - Olivier Ezratty a écrit le 7 mai 2007 :

    Oui, la poli­tique ne sera plus comme avant du fait de l’Internet, cette sou­pape de sécu­rité des liber­tés qu’il est dif­fi­cile de fer­mer. C’est un com­plé­ment du qua­trième pou­voir qui per­met à chaque citoyen de s’exprimer, et de s’informer et de chan­ger le cours des événements.

    C’est un contre pou­voir face aux entre­prises et face aux gou­ver­nants. A nous de bien l’utiliser. Il élève égale­ment le niveau d’exigence de notre côté. Comme je l’avais sou­levé dans mon doc sur “Trop d’Etat, oui mais où ça”, exer­cer son droit d’information n’est pas tri­vial pour faire le tour d’un sujet complexe.

  • [8] - ~laurent a écrit le 7 mai 2007 :

    Un article inté­res­sant publié dans cour­rier inter­na­tio­nal (récem­ment) par­lait des expé­riences de démo­cra­tie participative.

    Au sujet Bré­sil l’auteur sou­li­gnait que :
    - la mise en place de ces pro­ces­sus étaient com­plexes et ne pou­vaient s’appliquer qu’a cer­tains domaines.
    - le nombre de per­sonnes impli­qués dans ces pro­cess est faible (infé­rieur à 1%).

    Si l’on fait le // avec la France :

    La démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive pour­rait per­mettre à on va dire 0.5% de la popu­la­tion de s’impliquer dans les déci­sions (ce serait-ce qu’en contre pou­voirs). 0.5% = 200 000 per­sonnes (popu­la­tion active).

    Un par­le­ment de 200 000 “blogs” (ou ne serait ce que 50 000) aurait de la gueule, en tout cas un peu plus que de 500 députés.

    C’est pour cela que j’en reviens à l’Europe. J’ai comme l’impression que l’on aura pas le choix : le “bidule” est trop com­plexe a gérer avec les outils/démocratie tra­di­tion­nels … et l’on peut expérimenter …

  • [9] - Alphonse a écrit le 8 mai 2007 :

    pas très exem­plaire comme début:
    http://www.yachtchartersdeluxe.com/paloma.htm

    .… à par­tir de 175.000 Euros/semaine.

  • [10] - Olivier Ezratty a écrit le 8 mai 2007 :

    Oui, sur­tout qu’il s’agit visi­ble­ment d’un avan­tage en nature fourni par son ami Vincent Bolloré.

    Mais c’est un bon moyen d’être vrai­ment tran­quille et pas trop dérangé par les papa­razzi. Et puis, Ken­nedy fai­sait de même pour se détendre en famille. Ca a du l’inspirer…

  • Ca devrait t’intéresser :
    http://blogs.ionis-group.com/ionis/critic-hall/2007/05/petite_contribution_a_lanalyse.html

  • [12] - Olivier Ezratty a écrit le 9 mai 2007 :

    Bon­jour Yannick,

    Effec­ti­ve­ment, inté­res­sant. C’est presque un paral­lèle entre l’innovation dite incré­men­tale (qui écoute d’abord les besoins expri­més des clients) et l’innovation de rup­ture (qui anti­cipe des besoins latents). Et comme dans le cas pré­sent, il n’y a pas d’inertie d’écosystème, ni de poids de la base ins­tal­lée (dont le vieillis­se­ment explique le glis­se­ment à droite), c’est la seconde qui a eu le dessus.

    Oli­vier

  • Etica, Filo­sofía e inte­li­gen­cia colec­tiva
    El espí­ritu car­te­siano carac­te­riza el rigor racio­nal a causa de su célebre Método ins­pi­rado en las matemá­ti­cas. No obs­tante, Des­cartes afir­maba que es nece­sa­sa­rio dedi­car una hora por año a las obras de la razón, una hora por mes a las de la ima­gi­na­ción y una hora por día a las de los sentidos.

    L’esprit car­té­sien carac­té­rise la rigueur ration­nelle à cause de sa célèbre méthode ins­pi­rée des mathé­ma­tiques. Pour­tant Des­cartes affir­mait qu’il faut consa­crer une heure par an aux œuvres de la rai­son, une heure par mois à celles de l’imagination et une heure par jour à celles des sens.
    Expe­rien­cia “meto­doló­gica“
    sobre un cierto concepto de la Inte­li­gen­cia colec­tiva
    et vois aussi
    http://www.espaces-multimedia.org/filosofia/inteligencia_colectiva.htm
    http://www.arenotech.org/CAP/plata_savoirs.htm




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