LeWeb 2014 : vue d’ensemble

Publié le 14 décembre 2014 et mis à jour le 19 décembre 2014 - 39 commentaires -
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LeWeb est l’événement de l’année où je m’imprègne généralement des grandes tendances de l’année dans l’Internet et ce qui tourne autour. C’est une bonne source d’inspiration et de veille technologique juste avant le ramdam du CES de Las Vegas, très porté sur le hardware.

Cette édition de LeWeb allant du 9 au 11 décembre 2014 aux Docks de Paris Eurosites à Aubervilliers était la neuvième du nom, ou la douzième si l’on intègre les trois éditions de “Les blogs” qui précédèrent en 2004 et 2005.

Numérique et multi-thème

Cette édition était à l’image de l’impact du numérique dans l’industrie : au lieu d’être construite autour d’un thème fédérateur prétexte, elle couvrait une douzaine de sujets avec en particulier la santé, les objets connectés, l’économie collaborative, les arts, les médias, les drones, le commerce, l’éducation et la transformation numérique. Ces sujets étaient généralement construits autour de keynotes et d’une table ronde associant des analystes faisant l’apologie de l’innovation dans le secteur considéré et des entrepreneurs présentant leur approche. Parfois, comme dans l’éducation, il ne s’agissait que d’une seule intervention, ce qui était un peu léger. Les keynotes duraient au maximum 20 mn, reprenant le format des conférences TED et TEDx, limitées à 12 ou 18 minutes. Certains panélistes présentaient leur société pendant juste 6 minutes avant de passer à la table ronde.

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Cette année, la scène principale, dans le Dock Pullmann, était très dépouillée. Mais peu importe puisque ce qui est important est ce que l'on y entend et voit à l'écran !

LeWeb mettait bien en scène un numérique omniprésent dans l’ensemble des secteurs de l’économie. Le message envoyé à toutes les entreprises est “marche au numérique ou crève”, forme crue du plus soutenu “si tu ne fais rien, tu vas te faire désintermédier par le Uber de ton secteur” (et même si tu fais quelque chose d’ailleurs…). L’investisseur Fred Wilson annonçait ainsi l’arrivée prochaine de Uber de la santé. Les médecins n’ont qu’à bien se tenir !

Cette édition de LeWeb me semble avoir été marquée par la seconde journée de la conférence avec ses nombreuses interventions autour de la santé et du bien être et notamment celle de Daniel Kraft qui a fait un excellent résumé des tendances dans le domaine.

L’autre point d’orgue, la même journée, était le talk de Tim Berners-Lee, le créateur du web (HTML, W3C) avec Loïc Le Meur. Je ne l’avais jamais vu et j’ai découvert sa personnalité complexe : il parle très vite, fait de nombreux gestes brusques, semble avoir du mal à gérer ses émotions dans une forme contrôlée d’autisme. Le syndrome classique du sur-doué dont le CPU fonctionne plus 100 fois plus rapidement que les entrées-sorties (la parole) !

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Son talk valait le détour avec un grand nombre d’idées clés : il faut apprendre à coder pour comprendre le numérique, la neutralité du net est critique, il faut faire attention à l’intelligence artificielle qui est déjà là sous la forme de robots que sont devenus les grandes entreprises (Google, real-time trading, etc). Et de conclure qu’il faut surtout favoriser la différence et pas la similitude, trouver des amis différents qui vous aident à aller au-delà de votre zone de confort (stretching friends). Une réflexion qui fait réfléchir au sujet de tous ces outils de recommandation qui poussent à consommer ce que l’on aime déjà et pas forcément à générer de la sérendipité culturelle et relationnelle !

Regardez donc la vidéo de son intervention ainsi que celle de son talk à TED de 2009 où il raconte l’émergence du web et des hyperliens et y milite pour l’open data avant l’heure !

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Citation approximative d'Arnaud Montebourg à Le Web 2013 alors qu'il était Ministre de l'Economie et de l'Industrie.

Se jouait aussi sur plusieurs sessions la bataille des écosystèmes européens de startups avec l’intervention remarquée d’Emmanuel Macron, l’actuel colocataire de Bercy, empreinte d’une tonalité voisine de celle de Manuel Valls aux Universités d’Eté du MEDEF d’août 2014. Performance renouvelée avec Axelle Lemaire, présente dans le jury et très active pour poser des questions pertinentes aux candidats, en plus de quelques mots sur l’écosystème français, le tout dans un anglais impeccable (normal, elle est née au Canada…). Une tonalité permettant d’oublier la performance d’Arnaud Monte-bourdes en décembre 2013, même si Loïc Le Meur s’est fait un malin plaisir de la rappeler avec un T-shirt adapté !

Un peu comme dans les entreprises qui évoluent et où on regrette l’esprit pionnier des premières années, LeWeb 2014 manquait un peu de souffle par rapport aux éditions précédentes. Il n’y avait plus de Gary Vaynerchuk et ses fucks à répétition, de Ramon De Leon pour nous remuer les tripes ou la magie d’un Marco Tempest pour nous faire rêver !

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Séance de relaxation en plénière.

A la place et pour la seconde fois, nous avions droit en lancement au taciturne Droopy Fred Wilson, investisseur-oracle des tendances du moment. Et aussi des séances de relaxation et de yoga, le truc parait-il à la mode dans la Silicon Valley. La drogue y serait aussi à la mode mais l’organisation de LeWeb n’en distribuait pas à l’entrée !

On y voyait aussi de nombreux habitués de LeWeb, au point que cela en devient lassant, tel Phil Libin, le CEO de Evernote qui intervenait en plénière pour la cinquième fois d’affilée. Tout ça – en exagérant un peu – pour critiquer l’usage de Powerpoint, une technique éculée depuis des années. Le livre “Death by Powerpoint” est sorti en 2006 ! Sachant que les bons comme les mauvais intervenants, y compris à LeWeb, utilisent toujours des séries de slides créées avec cet outil ou avec Keynote d’Apple. Ceux qui pensent innover avec des outils comme Prezi donnent généralement mal au crâne à leur audience. Ce qui compte, c’est d’avoir moins de substance dans les slides que dans l’intervention orale. Les slides les plus simples sont les meilleurs et n’importe quel outil de création fait l’affaire !

Il y avait aussi ces membres du jury français qui sont presque les mêmes depuis des années : les “Expandables” de l’entrepreneuriat français (Niel, Granjon, Simoncini, PKM), tous des hommes. Heureusement, chacun à leur manière, ils aident l’écosystème français à se développer, Xavier Niel largement en tête.

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Le jury final du concours de startups avec presque les mêmes têtes depuis des années.

Mais LeWeb recèle toujours de nouvelles pépites, telles que les interventions de Hiroshi Mikitani, le CEO de Rakuten, la société japonaise qui a fait l’acquisition il y a quelques années de Price Minister (vidéo pas disponible) ainsi que celle de Yat Siu de Outblaze sur l’écosystème entrepreneurial chinois (vidéo). L’ouverture sur l’Asie complète harmonieusement le panorama des startups et tendances issues d’Outre-Atlantique et d’Europe. Dans les conférences sur la transformation numérique, il y avait aussi quelques bons intervenants, spécialisés dans la production de contenus à fort impact émotionnel.

Côté affluence, malgré les inquiétudes et les méthodes marketing de remplissage qui varient d’une année à l’autre, elle était au rendez-vous, avec plus de 3300 personnes et un peu plus de français que d’habitude (53% vs 48% en 2013). On trouvait le mix habituel d’habitués et de nouveaux : startups, investisseurs, écosystème de l’innovation, grandes entreprises et médias. Les salles de conférence étaient même plutôt mieux remplies que d’habitude, sauf le matin des second et troisième jours du fait des agapes de la veille.

Innovation ouverte dans la pratique

En ces temps d’innovation ouverte, les grandes entreprises avaient l’air d’être moins au rendez-vous côté sponsoring et stands. On n’y retrouvait pas les Renault et SalesForce des années passées. Orange avait un stand sans technologies ni startups. Microsoft était sponsor du concours de startups. Facebook était présent via deux intervenants français (Julien Codorniou, Fidji Simo) et avec la soirée organisée dans l’école 42 de Xavier Niel.

Google était fidèle au poste en y présentant notamment son dispositif d’art numérique multi-écrans (identique à celui qui est dans leur centre culturel rue de Londres et à leur siège de Mountain Views) et en distribuant des Google Cardboard en carton qui permettent de transformer un smartphone Android en Occulus Rift. Ils rappellent que les $2B dépensés par Facebook pour acquérir ce dernier ne les valaient pas forcément. Il y avait aussi plusieurs interventions en plénière, notamment sur l’Art.

France Télévisions avait le plus beau stand de LeWeb avec une quinzaine d’innovations issues de startups pour la plupart françaises et aussi de laboratoires de l’INRIA. Une véritable œuvre de salut public réalisée de main de maître par Bernard Fontaine qui renouvelle le défi depuis 2010, en le prolongeant ensuite au printemps suivant à Roland Garros et pendant Futur en Seine!

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Un robot de l'INRIA sur le stand de France Télévisions. C'est un kit construit sur un modèle open source, aussi bien pour les modèles 3D des pièces en plastique que pour l'approvisionnement des parties métalliques comme les moteurs électriques. Après, il ne "reste" plus qu'à faire le logiciel.

Il y avait enfin Somfy, une société française leader mondial de son secteur, l’automatisation des ouvertures de la maison et du bâtiment, et positionné dans la domotique, mais pas ostensiblement sur une thématique d’innovation ouverte. C’était la seconde année de leur présence à LeWeb.

Back to the future

Il y avait aussi la belle zone du Pop-Up Lab, organisée par Makery, un média français dédié aux makers, et qui regroupait des équipes de makers dans plein de domaines, avec notamment des drones, des prothèses comme celle de Nicolas Huchet ou des œuvres numériques déjantées comme celles d’Albertine Meunier. Cela donnait l’impression de se retrouver dans l’atmosphère d’une conférence de geeks du milieu des années 1970, à l’époque ou Steve Jobs venait présenter l’Apple I ! Reste à deviner qui est le futur Apple dans le tas !!!

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Ce n'est pas Robocop mais Nicolas Huchet avec sa prothèse open source !

Il y avait aussi le dock Eiffel, rempli de startups, soit isolées, soit intégrées dans les stands faisant la promotion de pays ou régions : Espagne, Hongrie, Suède, Belgique, Russie, Berlin, Montpellier, Lille et Paris. Ces trois derniers n’étaient pas ensemble mais, promis, juré, cela sera corrigé l’année prochaine !

L’éléphant de Dublin

Pour certains, cette édition semblait marquer un début de déclin, entamé par l’édition précédente. L’édition 2014 de LeWeb à Londres avait même été annulée.

On pense évidemment à l’émergence en quelques années du plus gros événement du secteur en Europe qu’est devenu le Web Summit de Dublin. Il en impose avec ses 20 000 participants et son incroyable lot de 2000 startups à côté duquel la petite centaine de startups visible à LeWeb fait figure de marché de Noël de Bourg-en-Bresse ! Créé par un jeune de 24 ans, Paddy Cosgrave, maintenant 29 ans, le Web Summit semble marquer l’apparition d’une nouvelle génération qui prend le relai des quadras que sont les Le Meur et leurs équivalents ailleurs. En même temps, l’information que l’on peut y capter frôle l’overdose ! Ce qui pousse certains à imaginer des pitches de trois secondes pour les startups. Jusqu’où iront-ils ?

Dans la pratique, LeWeb 2014 était cependant stable par rapport à la précédente au niveau de la participation, située entre 3300 et 3400. le prix payé par ces participants est très variable : de 2390€ (prix plein pot) à 290€ (pour les étudiants) et gratuit pour les médias accrédités (j’en faisais partie). Il y avait plus de 500 de ces derniers d’inscrits à la conférence mais habituellement, leur taux de chute est environ du tiers. Comme dans tous les événements. Enfin, les vidéos sont accessibles en live et en différé sur YouTube, sans demande d’information personnelle. Le prix de la conférence est celui du spectacle vivant (c’en est un par moments) et du networking !

LeWeb 2014 Scorecard

Il ne faut pas se plaindre. On a près de chez soi un bon concentré des tendances du numérique à LeWeb, une belle diversité d’intervenants et de startups, largement suffisamment de quoi remplir son escarcelle de veilleur technologique pour quelques jours de boulot et aussi de quoi réseauter pour les amateurs ! Loïc a aussi souhaité conserver la taille actuelle à LeWeb, ni en faire un événement trop élitiste, ni trop gros comme le Web Summit.

On se demande maintenant ce qu’il va advenir de LeWeb maintenant que la franchise appartient à Reed Midem depuis début 2013. Sa valeur est étroitement liée au réseau tissé dans le monde et dans la Silicon Valley depuis plus de 10 ans par Loïc et Géraldine Le Meur. Ils envisagent en tout cas de continuer l’aventure sur plusieurs années.

Je me rappelle qu’après la première édition de LeWeb en décembre 2006, certains américains jugeaient le format mal en point. A l’époque, la raison était la trop forte présence de politiques français. On avait en effet eu droit, en plein début de campagne présidentielle, aux interventions de François Bayrou et de Nicolas Sarkozy. En 2008, LeWeb faillit sombrer au 104 tout juste inauguré à Paris, et où la chaleur, l’Internet et le buffet se faisaient rares. Mais à chaque fois, LeWeb renait de ses cendres et repart de plus belle. Donc, il ne faut probablement pas l’enterrer trop vite !

Comédie humaine

LeWeb est un bon creuset de la comédie humaine de l’écosystème entrepreneurial. On y croise ses connaissances, les jeunes entrepreneurs qui cherchent à se faire connaitre et à se financer, les vieux de la vieille qui rodent et les consultants en transformation digitale dont le carnet de commande serait plein.

On y parle une novlang qui fait toujours sourire. Ainsi “J’ai plein de projets” veut dire qu’aucun n’a aboutit à ce jour. “On est en pleine levée de fonds” signifie toujours que l’on a toutes les peines du monde à trouver des investisseurs et “On a plein d’utilisateurs” traduit la difficulté à les monétiser. Il y a aussi ceux qui ne viennent qu’une demi-journée pour se montrer et qui n’assistent pas aux conférences. Certains demandent même “Mais qui est ce Tim Berners-Lee ?”. Et d’autres qui entament la conversation avec le sempiternel “Alors, tu penses quoi de cette édition de LeWeb ?” alors qu’elle n’a commencé qu’il y a deux heures ou qui trouvent qu’il y a moins de monde qu’avant mais n’ont pas les véritables chiffres d’audience.

Certains rêvent toujours de la transmutation de l’ennui des internautes en or. C’est bien là le principal business model de tout un tas de startups qui pataugent dans l’univers florissant du futile. Elles proposent des services variés qui se monétisent en rapprochant consommateurs avides (ou pas) de marques et marques avides de consommateurs de manière plus ou moins ciblée. Le rêve étant de deviner à l’avance ce que les consommateurs veulent et de le leur mettre sous les yeux instantanément. Un monde d’assistanat numérique permanent ! Heureusement, le secteur de la santé se développe à grande vitesse et apporte un peu d’utile et aussi d’émotionnel dans ce monde bassement mercantile et infantilisant.

On y trouve cette manie horripilante des selfies, mis à toutes les sauces : Loïc Le Meur avec Emmanuel Macron, les participants entre eux, et les selfies des dirigeants de ce monde mis en exergue par Matthias Lufkens (slides). L’égocasting qui n’est pourtant pas nouveau bat son plein avec cette mode. Par contre, aucun n’a réussi à réaliser de selfie avec Tim Berners-Lee. Il est agoraphobiaque !

LeWeb, c’est aussi la reproduction des hiérarchies humaines avec plusieurs cercles concentriques de participants et intervenants, le saint des saints étant le cercle des intervenants et sponsors, invités à dîner chez Guy Savoy et dans des soirées privées en boite de nuit. Une invitation traditionnelle qui répond à une logique marketing tout à fait censée : pour attirer les intervenants étrangers, il faut les bichonner ! Les investisseurs et entrepreneurs américains sont même allés visiter l’école 42, découvrant que l’on peut innover en France dans un domaine inattendu. Ils voudraient bien importer le modèle chez eux. Reste à trouver les généreux mécènes, qui ne manquent pas dans ce pays. Il est vrai qu’en dehors des grandes universités, le système éducatif américain est aussi en piteux état.

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Croissants non consommés par Fred Wilson. Difficile de parler la bouche pleine pour un keynote d'introduction ! Mais Paris est Paris...

LeWeb, c’est enfin le symbole de la tentation avec ce malheureux Fred Wilson attablé pendant son talk d’introduction, avec un beau petit déjeuner servi comprenant les meilleurs croissants de la place de Paris et qui n’y touche pas pour éviter de faire vulgaire. C’est aussi la tentation pour les grands enfants que nous sommes avec cette profusion de drones dont la plupart servent plus à s’amuser qu’à améliorer ce bas monde.

LeWeb replay

Les sessions de LeWeb sont disponibles dans la chaîne YouTube de l’événement. Après ce petit apéritif sur la forme, je vais vous guider sur le fond dans ces vidéos. Cette année, j’ai été assez assidu dans les sessions en plénières mais il était impossible d’être présent partout donc j’ai aussi profité de l’événement en différé grâce à ces vidéos pour vous en faire une synthèse. Ma méthode de reporting consiste à rechercher les autres présentations et supports des intervenants, surtout sur Slideshare, pour trouver de la matière et creuser tant que faire ce peut. C’est une fractale infinie et LeWeb est une bonne occasion de faire des découvertes d’idées, startups et phénomènes !

Je vais traiter ces sujets par niveau d’intérêt décroissant ce qui se ressentira dans la densité du compte-rendu. Dans les articles suivants, je commence par la santé, puis continue sur les objets connectés, l’économie collaborative, les médias et la transformation digitale. On évoquera aussi la picrocholine bataille des écosystèmes européens de l’innovation.

Comme d’habitude, j’ai aussi fait mon petit safari photo à LeWeb. Pour la première fois, vous le découvrirez non pas sur Facebook, Darqroom (qui n’existe plus) ou Picasa mais dans le plugin Photo-Folders qui équipe mon blog depuis le 4 juillet 2014, mon petit independence day, et est toujours en bêta dite “privée” et dont vous pouvez consulter le mode d’emploi en vidéo. Le plugin sert aussi à intégrer les photos dans les articles. Et, oui, je l’ai développé avec mes petits doigts !

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Publié le 14 décembre 2014 et mis à jour le 19 décembre 2014 Post de | Entrepreneuriat, Facebook, France, Google, LeWeb, Startups, Technologie | 57322 lectures

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