Les leçons collectives de l’échec entrepreneurial

Publié le 4 février 2011 et mis à jour le 12 novembre 2014 - 14 commentaires -
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J’ai bien apprécié cette “version 0” de la Fail Conference organisée par Kahn&Associés, TechCrunch France et Silicon Sentier, et animée conjointement par Blaise Vignon (Microsoft France), Julien Codorniou (Microsoft… et bientôt Facebook) et Roxanne Varza (TechCrunch France). C’était une première du genre, suggérée par Loic Lemeur lors de Panorama Salle de Conférence 1

Positiver et relativiser l’échec

Cette première édition était une sorte de mise en bouche : faire comprendre l’intérêt de positiver l’échec, de savoir le valoriser par l’apprentissage, et de sortir des tabous français qui le concernent. C’était une sorte d’étape initiatique à forte charge émotionnelle. Le propos des intervenants était relativement simple à appréhender : l’échec et la réussite sont les deux facettes incontournables de l’entreprenariat. Ce n’est d’ailleurs pas une notion binaire. Il y a toute une gradation entre les deux. Quel que soit le dosage, l’échec est inéluctable lors de toute prise de risque. On ne fait pas de recherche ni d’innovation sans échec. La “très grande” réussite est d’ailleurs plutôt une exception.Hero_1000_faces_book_2008 Et ce n’est pas parce que les entrepreneurs français sont peu en mesure de créer des succès à la Google ou Twitter que leurs aventures relèvent de l’échec !

On peut aussi s’identifier à l’entrepreneur-héros qui doit suivre un chemin initiatique fait d’embuches et autres near-death-experiences, reprenant les mythes ancestraux de l’aventurier ou du quidam qui se retrouve dans des situations extraordinaires. L’apprentissage de l’entrepreneur ressemble quelque peu à celui du héros tel que dépeint par Joseph Campbell dans son fameux opus “Gilles Babinet Feb2011 (12)

  • Daniel Kahn est un avocat bien connu de l’écosystème de l’innovation et des startups. Il listait un grand nombre des erreurs classiques d’entrepreneurs et les manières de les éviter. L’approche était “prudentielle”, au sens de celle de l’agent d’assurance qui vous explique comment résister aux aléas (bien s’entourer), comment éviter que l’échec deviennent trop handicapant, comment gérer sa (bonne) réputation d’entrepreneur même quand ça va mal,  comment on ferme une startup proprement, notamment vis à vis de ses créanciers. C’était la plus “pratique” des interventions.

Daniel Kahn Feb2011 (1)

  • Michel Dahan, de Banexi Venture (à qui l’on doit Kelkoo et Kewego), un Très Grand Monsieur du capital risque en France, rappelait que les VC aussi faisaient régulièrement face à l’échec et continuaient à faire des paris parfois un peu fous. Enfin… certains VCs ! Il a raconté un peu comment s’est passé l’aventure récente de Kewego (gérée par son associé Philippe Herbert), vendu à la société américaine Michel Dahan Feb2011 (11)

    • Laurent Kott (INRIA IT Translation, une nouvelle structure qui accompagne et finance les créations d’entreprises issues de chercheurs de l’INRIA ou travaillant autour de l’INRIA) faisait un intéressant parallèle entre l’entrepreneur et le chercheur, ce dernier étant souvent dépeint comme un simple fonctionnaire rouspéteur. Alors que le chercheur s’expose souvent, dans un milieu très compétitif et sélectif, notamment dans la compétition pour faire publier ses travaux dans les revues scientifiques. Avec un égo qui peut aussi être atteint lorsque la publication n’a pas lieu. L’échec est finalement mal vécu au travers du regard des autres ou de la perception que l’on a du regard des autres. Pour Laurent, il n’y a pas d’échec ni de réussite absolue. Tout dépend du point de vue, du recul et du moment où l’on évalue les choses. Après avoir échoué à influer le cours des événements de telle ou telle entreprise, Laurent faisait remarquer que la force de conviction face aux entrepreneurs dépendait de la capacité à apporter de l’argent ! Pour lui, l’écosystème de l’innovation gagne en maturité : l’expérience s’accumule et se transmet pour éviter les pièges, mais toutes les histoires sont uniques. Au passage, il citait l’excellent Hervé Lebret (auteur de “Laurent Kott Feb2011 (10)

      • Philippe Rodriguez (Mix Commerce, ex Wantuno) nous a raconté son histoire récente d’entrepreneur avec sa startup, Wantuno, qu’il a dû fermer après moins de deux ans d’activité. Il a vite rebondi et lancé ensuite MixCommerce, il y a trois ans. C’est une société qui gère en délégation la vente en ligne pour des marques (du site web à la logistique). Elle se porte plutôt bien pour l’instant, alimentant ainsi les statistiques d’Hervé Lebret ! Sachant que Philippe a comme actionnaires un grand nombre des actionnaires de sa première entreprise. Il insiste sur une valeur qui lui semble clé : l’humilité, l’attitude permettant de bien s’entourer, d’écouter et d’apprendre.

      Philippe Rodriguez Feb2011 (3)

      • Frédéric Pie (ex Vodeo) insistait sur cette gradation entre échecs et réussites. Le véritable échec est rare et extrême selon lui. C’est par exemple devoir travailler 20 ans pour rembourser une connerie qu’on a fait ! Mais les éléments financiers ne sont pas la seule mesure de l’échec ou de la réussite. Il raconte l’histoire de Vodeo.tv qu’il a vendu pour 1€ au groupe Le Figaro fin 2008 en pleine crise financière (pour 6,4m€ d’investis…), à un moment où toutes les portes de financement s’étaient fermées alors que son service était en avance sur son temps (vidéo à la demande, TV de rattrapage). Mais l’entreprise existe toujours avec 17 personnes. Elle a su rebondir. Elle réalise notamment la catch-up de la Freebox. Je ne connaissais pas Frédéric Pie, et ce personnage tout chaud bouillant m’a vraiment impressionné.

      Frédéric Pie Feb2011 (8)

      • Jean-David Chambordedon (ISAI) complétait le propos de Michel Dahan en tant qu’investisseur. En rappelant que la plupart des projets qui n’ont rien à voir à l’arrivée avec ce qu’ils étaient au départ. Le véritable échec est le dépôt de bilan. Après, les métriques du succès ou de l’échec sont élastiques. Ils dépendent de la référence, en prenant comme exemple DailyMotion. Vu du point de départ de la société, sa sortie récente est un succès. Vue du jour de l’acquisition de YouTube par Google, c’est un échec par rapport à ce que cela aurait pu être. Jean-David est ensuite revenu sur un de ses dadas où il excelle : le décryptage de la société française, ce pays égalitariste où le succès ne peut qu’être “volé”, où la prise de risque est faible et concentrée aux deux bouts du spectre avec d’un côté ceux qui n’ont rien à perdre et de l’autre, ceux qui sont protégés, notamment ceux qui sortent par le haut de notre système éducatif ultra-élitiste. Mais il constate que plus de gens prennent des risques (moi aussi, notamment avec mes étudiants de Centrale Paris). Comment il évalue ceux qui sont passés par l’échec ? C’est tout en nuance : l’entrepreneur qui s’est planté ne doit pas concentrer ses explications sur le marché et les autres (“the excuse business”). Il faut savoir faire un diagnostic lucide et rationnel, mais en même temps pas trop distant ni trop analytique. Bref, Jean-David évite les losers qui ne savent que loser… !

      Jean-David Chamboredon Feb201 (7)

      La conférence était clôturée par Stéphane Distinguin de Silicon Sentier et Faber Novel, un pivot incontournable de l’écosystème francilien de l’innovation. Il insistait notamment sur la valeur de l’apprentissage, sur la relativité de la notion d’échec, sur le besoin de relever la tête, de se retourner pour regarder les choses différemment. Comme Julien Codorniou, il s’étonnait de l’imposante participation à cette conférence, témoignage d’un changement d’appréciation sur la notion d’échec et d’une certaine maturité (même si on ne la retrouvait pas forcément toujours dans le flux Twitter de l’événement…).

      Il y avait aussi quelques questions provenant de la salle. L’un d’entre elle, curieuse : qui n’a pas accepté d’intervenir pour parler de ses échecs ? Une tournure bien française pour une question qui ne peut avoir de réponse puisque les interventions relevaient du volontariat, et tournaient aussi des connaissances des organisateurs. J’ajouterai un autre point : autant il me semble facile d’intervenir dans ce genre de conférence après avoir connu certes des échecs, mais aussi des succès (c’est le cas de Gilles Babinet comme de Philippe Rodriguez), autant il est bien plus délicat d’intervenir après un échec et sans succès. Le (jeune) entrepreneur qui se lancera sera en tout cas un innovateur dans le domaine ! Autre question, maintenant des plus classiques : mais pourquoi donc n’il y a-t-il pas de femmes dans les intervenants (au-delà de Roxanne Varza qui modérait le panel avec Julien Codorniou) ? Comme c’était sur la base du volontariat et largement relayé sur Twitter, il n’y avait au moins aucun filtre dans l’organisation ! Et on se consolera en se rappelant que le concept de FailCon a été créé par une femme, Stéphane Distinguin Feb2011 (7)

      Et après…

      La question clé n’est finalement plus de savoir si l’on accepte ou pas l’échec puisqu’il est incontournable, même pour ceux qui ont réussi. Elle est de savoir apprendre des échecs, d’en tirer des leçons et de s’améliorer ensuite. A la fois de manière individuelle mais aussi de manière collective, pour que l’ensemble de l’écosystème de l’innovation de notre pays progresse.

      C’est l’intérêt de la poursuite de cette initiative, la prochaine Fail Conference étant prévue d’ici la fin 2011. Roxanne Varza va la coordonner en compagnie des organisateurs de la FailCon américaine qui avait lieu en octobre 2010 (cf les vidéos YouTube et les supports de présentation sur SlideShare). Il est d’ailleurs intéressant de noter que la Fail Conference de Paris a attiré plus de monde que les 450 personnes de la Fail Con US !

      Après cette catharsis collective du 1er février 2011, la seconde édition de la Fail Con française devra probablement rentrer dans le lard de leçons pratiques des échecs, en prendre dans différentes catégories, les décortiquer, proposer des retours d’expérience et indiquer comment les choses auraient pu être gérées différemment. Sachant qu’il devrait y avoir du préventif (comment éviter les échecs), du correctif (comment corriger une trajectoire mal barrée) et du palliatif (comment sortir convenablement de l’échec avéré).

      Cela pourrait par exemple couvrir les sujets suivants qui sont générateurs d’échecs ou tout du moins de grandes difficultés pour les startups :

      • Quelles sont les principales erreurs commises par les startups dans la création de leur produit (trop de fonctionnalités, pas assez de validation avec des clients potentiels, pas assez de feedback utilisateur, etc) ?
      • Pourquoi mon service web n’a pas connu un développement viral ?
      • Comment éviter les erreurs de recrutements des premiers commerciaux, de son premier directeur commercial ?
      • Pourquoi mes cycles de vente sont trop longs ? Comment les raccourcir ?
      • Les méthodes de “lean startups” qui permettent d’expérimenter rapidement son produit auprès de clients et d’éviter un mauvais alignement produits/marchés.
      • Comment éviter ces développements logiciels qui durent bien plus longtemps que prévu ?
      • La sous-traitance logicielle offshore qui a mal tourné. Pourquoi ? Comment faire différemment ?
      • Les premières tentatives de démarrer la vente aux USA qui n’a pas marché. Pourquoi ? Comment bien s’y prendre ?
      • Les relations avec un grand compte qui a pompé toute l’énergie de la société, sans grand résultat. Pourquoi ? Comment l’éviter ?
      • La mésentente entre les créateurs de l’entreprise.
      • Les aides publiques qui fonctionnent ou ne fonctionnent pas ? Là, c’est du chaud, car faire parler un représentant des pouvoirs publics sur des échecs ne sera pas évident ! Et pourtant, il y aurait fort à dire !

      Le tout en évitant de devenir une conférence entrepreneur comme toutes les autres ! La forme compte beaucoup : l’animation, les intervenants qui se livrent sans langue de bois, le dialogue constructif avec l’audience, etc.

       

      PS : je suis évidemment très preneur de ces retours d’expérience pour alimenter le  Guide de l’Accompagnement des Startups HighTech en France dont je suis en train de préparer la 14ième édition (parution prévue fin février 2011).

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      Publié le 4 février 2011 et mis à jour le 12 novembre 2014 Post de | Entrepreneuriat, Startups, USA | 28320 lectures

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Les 14 commentaires et tweets sur “Les leçons collectives de l’échec entrepreneurial” :

  • [1] - fx a écrit le 4 février 2011 :

    je cherchais depuis quelques jours un compte rendu analytique de la Failconf, merci !
    Je rejoins la remarque sur le fait qu’il n’y a pas eu de témoignages émanant d’entrepreneurs ayant connu un dépôt de bilan.
    Les témoignages de Gilles Babinet et Philippe Rodriguez, démontrent plus tôt leur capacité à réagir face à un modèle qui ne fonctionne pas… n’est-ce pas au final la force de tous ces entrepreneurs, accepter ses échecs, les analyser et repartir de l’avant !

  • [2] - herve a écrit le 4 février 2011 :

    Excellente idée que de parler de l’échec et excellent compte-rendu, d’autant plus excellent que tu me cites. Je vais rougir! Plus sérieusement, l’échec comme “mère du succès” est un sujet essentiel dans l’entrepreneuriat. Un étudiant chinois m’avait indiqué que c’était même un proverbe dans son pays. On peut le trouver en naviguant sur http://www.startup-book.com/tag/failure/

  • [3] - Frédéric Assémat a écrit le 4 février 2011 :

    Hello

    Il est marrant de voir comme des sujets similaires se suivent : parfois, le vent tourne dans le même sens 🙂

    Quelques temps avant la failconf, j’avais écris un article sur notre propre échec dans notre startup Dress-Me, suivi d’un podcast sur ce sujet sur NipTech.

    Comme quoi, l’acceptation de l’échec, sans exhibition ni autoflagellation, commence à poindre en France!
    Courage, on va s’améliorer 😉

    • [3.1] - Olivier Ezratty a répondu le 5 février 2011 :

      Bravo pour s’être livrés ainsi, ce qui est encore rare. Vous pourriez être l’un des témoins pour la prochaine FailCon !

  • [4] - Valentin B. a écrit le 5 février 2011 :

    Merci pour ce compte-rendu.
    Hâte de lire votre guide pour ma propre startup que je lance ce mois-ci.

  • [5] - Christophe a écrit le 5 février 2011 :

    Une nouvelle fois merci pour ce post, Olivier.

    Un témoignage personnel. J’ai connu quelques demi-réussites (pas exceptionnelles, mais correctes) et un vrai échec (en 2000… étonnant, non ?).
    Je me suis forgé une conviction personnelle : entreprendre consiste à prendre un risque majeur, et à tout faire ensuite pour le réduire. Cela signifie que les échecs doivent être tous envisagés, et même parfois expérimentés (un peu comme des vaccins). Autrement dit, qu’à moins d’avoir une chance (ou un talent) incroyable, le job consiste à s’assurer en permanence que l’entreprise est capable de résister à un échec (technique, commercial… etc).
    Cela implique à la fois une capacité à accepter la réalité, et une diversité de points de vue sur cette réalité. Donc une équipe de fondateurs aux profils très différents, mais très soudée.
    Il me semble que les succès individuels relèvent plus du hasard ou d’une simplification de l’histoire, et que les vrais succès sont collectifs.

  • [6] - herve a écrit le 5 février 2011 :

    Une des questions que je me pose depuis longtemps est la suivante: l’échec ne serait-il pas dû simplement à la chance et au hasard? On explique après coup les succès (Apple, Google, Facebook) et les échecs (Player Rio, Excite, myspace) mais quand on lit les entrepreneurs, on se rend compte à quel point ils insistent sur “be at the right place at the righ time”. Même ceux qui ont réussi reconnaissent que sur 10 décisions, 5 seront peut-être mauvaises. Je suis tout à fait d’accord avec Christophe dans le commentaire précédent qui insiste sur le fait qu’il faut réduire les risques au maximum. Mais le risque et l’incertitude restent présents. Je pense que Laurent Kott a fait allusion à une étude que je fais en ce moment sur les serial entrepreneurs. Résultat simpliste pour l’instant: les serial sont meilleurs que les non-serial dans leur 1ere entreprise, mais pas vraiment dans les suivantes, ils sont encore bons dans la deuxième et ça se dégrade vraiment ensuite. Il faut encore que j’analyse mais il semblerait aussi que les bons dans la première restent bons ensuite, ce qui serait moins évident pour ceux qui ont échoué ont début. Tout cela est à prendre avec des pincettes, parce que, par exemple, les serial lèvent beaucoup plus d’argent dès la seconde qu’avant et plus que les non-serial, ce qui leur donne un avantage de ressources… Tout cela pour dire que la chance reste un ingrédient incontournable.

  • [7] - Priximmo a écrit le 6 février 2011 :

    Ce concept est très intéressant. Comme disait un sportif que j’admire “on apprend plus dans la défaite que dans la victoire” et en entreprise c’est pareil. L’échec est une très bonne source d’apprentissage pour qui sait l’exploiter.

  • [8] - Philippe RODRIGUEZ a écrit le 6 février 2011 :

    Merci pour cet excellent compte rendu! Tout y est!
    Juste un mot pour dire que wantuno était déjà ma quatrième
    entreprise créée.

  • [9] - Stéphane a écrit le 2 mars 2011 :

    Bonjour,

    Y a t’il eu une capture vidéo de cette mémorable séance, avec une url pour entendre tout ce brillant monde?

    merci

    • [9.1] - Olivier Ezratty a répondu le 2 mars 2011 :

      Hum hum…

      Le lien est fourni dans le premier paragraphe de cet article !!!

      Dès fois… je me demande… non, OK, je reste calme.

  • [10] - Daniel COHEN-ZARDI a écrit le 22 avril 2011 :

    La pensée du jour : “Si c’était une conférence sur l’échec, et qu’elle a été un succès, ne peut-on pas en déduire que cette conférence fut un échec ?”

    Bon, il va être temps que je parte en week-end 😉




Répondre au commentaire suivant de Christophe publié le 5 février 2011 :

Une nouvelle fois merci pour ce post, Olivier. Un témoignage personnel. J'ai connu quelques demi-réussites (pas exceptionnelles, mais correctes) et un vrai échec (en 2000... étonnant, non ?). Je me suis forgé une conviction personnelle : entreprendre consiste à prendre un risque majeur, et à tout faire ensuite pour le réduire. Cela signifie que les échecs doivent être tous envisagés, et même parfois expérimentés (un peu comme des vaccins). Autrement dit, qu'à moins d'avoir une chance (ou un talent) incroyable, le job consiste à s'assurer en permanence que l'entreprise est capable de résister à un échec (technique, commercial... etc). Cela implique à la fois une capacité à accepter la réalité, et une diversité de points de vue sur cette réalité. Donc une équipe de fondateurs aux profils très différents, mais très soudée. Il me semble que les succès individuels relèvent plus du hasard ou d'une simplification de l'histoire, et que les vrais succès sont collectifs.


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