Guide Startups – Le XIII

Publié le 1 septembre 2010 et mis à jour le 16 septembre 2010 - 25 commentaires -
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Oyez, entre­pre­neurs ! Voici l’édition de ren­trée du Guide de l’Accompagnement des Star­tups High­tech en France, trei­zième du nom.

Le guide a plus de quatre ans d’existence main­te­nant. Il est tou­jours édité en PDF et dif­fusé gra­tui­te­ment sur ce blog depuis sa créa­tion. La phi­lo­so­phie reste la même : faire par­ta­ger le maxi­mum d’informations et d’expériences aux entre­pre­neurs en herbe tout comme à ceux qui ont déjà lancé leur entre­prise. L’approche reste com­mu­nau­taire dans l’esprit et dans la pra­tique : les évolu­tions du Guide intègrent à la fois ce que je découvre au fil de l’eau pen­dant l’année, quelle que soit la source de l’information, tout comme la prise en compte de retours de lec­teurs et enfin, elles com­prennent égale­ment des contri­bu­tions externes. Pour l’instant, il s’agit plu­tôt de pres­ta­taires de ser­vices qui pro­fitent du guide pour pro­mou­voir leur savoir faire. Mais les pages du guide sont aussi ouvertes à des témoi­gnages d’entrepreneurs.

On me demande sou­vent : pour­quoi ne pas l’éditer en ver­sion papier ? Réponses : c’est la galère, cela ne rap­porte pas grand chose, et c’est un docu­ment très vivant qui se périme très vite, d’où ses mises à jour régu­lières. Enfin, les lec­teurs sont très sou­vent de la géné­ra­tion Y, donc habi­tués à lire à l’écran, voire main­te­nant sur un ebook ou sur un iPad. Les autres s’impriment une ver­sion papier du guide à par­tir du PDF !

La struc­ture du Guide com­prend tou­jours trois grandes par­ties : la pre­mière qui décrit les grandes com­po­santes d’un busi­ness plan et les grandes ques­tions “busi­ness” à se poser lorsque l’on créé ou fait gran­dir son entre­prise, la seconde qui énumère l’ensemble des acteurs de l’écosystème des star­tups et sur­tout couvre les dif­fé­rentes facettes du finan­ce­ment de la crois­sance, et la der­nière qui traite spé­ci­fi­que­ment du métier de conseil aux star­tups et contient un petit annuaire de socié­tés pri­vées dans de nom­breux domaines (stra­té­gie, mar­ke­ting, rela­tions publiques, inter­na­tio­nal, etc). Le tout est accom­pa­gné d’encadrés divers, agré­men­tant la lec­ture, ainsi que de divers sché­mas et tableaux explicatifs.

Alors, la XIII est télé­char­geable ici ou en cli­quant sur la cou­ver­ture ci-dessous :

Guide Accompagnement Startups High-tech en France Olivier Ezratty Septembre 2010

Le Guide conti­nue de gros­sir avec l’ajout d’une ving­taine de pages dans cette édition. Ceux d’entre vous qui ont déjà lu l’une des anciennes ver­sions de ce guide pour­ront tirer parti de l’historique des ver­sions à la fin du docu­ment PDF. Celui-ci contient les poin­teurs sur les chan­ge­ments du Guide, ce qui en faci­lite gran­de­ment la consul­ta­tion (ci-dessous).

RevisionsGuide

Voici donc les évolu­tions de cette ver­sion en plus de cor­rec­tions mineures répar­ties dans l’ensemble du texte :

  • Com­plé­ments sur les sta­tuts juri­diques des startups.
  • Com­plé­ments divers au sujet du compte d’exploitation.
  • Nou­veau cha­pitre sur la manière de gérer son board. Un Advi­sory Board est-il redon­dant avec un board ?
  • Nou­veau cha­pitre sur la sous-traitance, et notam­ment pour ce qui est des déve­lop­pe­ments logi­ciels, de la vente et du marketing.
  • Evo­ca­tion dans les modèles écono­miques du cas du « ser­vice outillé » et du « copycat ».
  • Des­crip­tion du modèle de « Lean Star­tup » et de la stra­té­gie de l’océan bleu.
  • La ges­tion du feed­back pour l’entrepreneur.
  • Com­plé­ments au sujet du SEO.
  • Ajout de l’incubateur de l’ESCP Europe dans la liste des incu­ba­teurs de grandes écoles d’ingénieur et de commerce.
  • Com­plé­ments sur les SIBA, au sujet de la valo­ri­sa­tion, des­crip­tion des fonds d’investissement Kima, Jaina et ISAI (repre­nant un article de ce blog).
  • Réin­tro­duc­tion du cha­pitre sur « Les pla­te­formes Inter­net pour le finan­ce­ment des pro-jets »  qui s’était perdu dans une ver­sion pré­cé­dente, avec mises à jour et ajouts de Friend-sClear et WiSeed.
  • Ajout du pro­gramme Oséo Excel­lence, com­plé­ments sur les aides diverses à l’exportation.
  • Ajout de dif­fé­rents pres­ta­taires de ser­vice aux star­tups : Ace­blue, Aread, Bal­louPR, Corinne Scho­ner, RougeFrog.
  • Ajout d’un enca­dré sur le mar­ke­ting en ligne inter­na­tio­nal, par Lingo24 et d’un autre enca­dré sur la réa­li­sa­tion d’un Pitch, par Pierre Morsa.
  • Infor­ma­tions sur le pro­gramme IBM Glo­bal Entre­pre­neur, mise à jour au sujet des rela­tions entre Intel et Micro­soft et les startups.
  • Mise à jour et com­plé­ment des sources de bases de don­nées de star­tups, ajout d’ARCE et de Frais de ges­tion dans le glos­saire, de Guy Kawa­saki, Price Minis­ter et du Guide de l’Influence dans la bibliographie.

Comme d’habitude, à vous aussi d’indiquer ce que vous sou­hai­te­riez voir ajouté aux pro­chaines éditions du Guide, voire de pro­po­ser vos propres contri­bu­tions ! Il peut y avoir des fautes, des erreurs, des liens morts, etc. Toute contri­bu­tion à l’amélioration du guide sera appré­ciée par ses futurs lec­teurs, entre­pre­neurs en herbe comme expérimentés !

Bonne lec­ture à toutes et à tous !

Publié le 1 septembre 2010 et mis à jour le 16 septembre 2010 Post de | Entrepreneuriat, France, Innovation, Internet, Management, Marketing, Silicon Valley, Startups | 21257 lectures

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Les 25 commentaires et tweets sur “Guide Startups – Le XIII” :

  • [1] - herve a écrit le 1 septembre 2010 :

    Bravo pour cette nou­velle ver­sion. A regret­ter que tu ne puisses faire un guide des start-up high-tech euro­péennes, tant tes conseils seraient adap­tés pour une grande part hors de l’hexagone. Mais j’imagine le défi! Je te signale pour tes ver­sions futures un excellent site web de pod­casts et vidéos d’entrepreneurs que je trouve poas­sio­nant: http://ecorner.stanford.edu/

  • [2] - Joannes Vermorel - Lokad a écrit le 1 septembre 2010 :

    Merci beau­coup pour cet excellent guide. Pour infor­ma­tion, le pro­gramme fran­çais IDEES de Micro­soft n’existe plus et à lais­ser place au pro­gramme “BizS­park One” au niveau mon­dial. Julien Codor­niou est tou­jours le bon contact cependant.

  • [3] - Fabrice Richard a écrit le 3 septembre 2010 :

    Merci Oli­vier pour ce nou­veau cru, excellent comme d’habitude!

  • [4] - BadiB a écrit le 3 septembre 2010 :

    Il y a aussi l’incubateur EDHEC qui ouvre ses portes :)

  • [5] - Youssef Rahoui a écrit le 4 septembre 2010 :

    Super res­source, comme toujours !

  • [6] - zanskar a écrit le 4 septembre 2010 :

    Docu­ment pré­cieux pour tous ceux qui démarrent ! Un must du genre…

  • [7] - Genaro a écrit le 5 septembre 2010 :

    Excellent. Merci beau­coup de le par­ta­ger gratuitement.

  • [8] - ForYouWithLove.fr a écrit le 8 septembre 2010 :

    Merci beau­coup pour ce docu­ment.
    Cela nous aide à cer­ner le contexte par­ti­cu­lier
    de la start-up et par la même à éviter cer­tains pièges.

    Merci à vous pour cette mise à dis­po­si­tion de
    votre Expérience.

  • [9] - Fabien a écrit le 10 septembre 2010 :

    Le sta­tut “Jeune entre­prise inno­vante” n’est pas attri­bué par Oséo mais par les ser­vices fis­caux et le minis­tère de la Recherche uni­que­ment. Ce sta­tut per­met de ne pas payer de charges sociales notam­ment.
    http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid5738/le-statut-jeune-entreprise-innovante-jei.html

    Oséo n’attribue que le label “Entre­prise Inno­vante” pour les FCPI (pour le lever des fonds) qui béné­fi­cient à cette occa­sion d’une forme de défis­ca­li­sa­tion sur des inves­tis­se­ments qui doivent être ris­qués (inno­va­tion).
    On a ten­dance tous à confondre entre l’un et l’autre.

    Quand vous dites que la fusion des struc­tures d’Oséo n’aura pas de consé­quences sur les aides, ce n’est pas si évident. La Fusion des struc­tures d’Oséo pour­rait per­mettre à l’Etat de se désen­ga­ger un peu sur l’aide directe (L’Etat ne sera plus action­naire à 100% d’Oséo Inno­va­tion), puisque l’outil prin­ci­pal désor­mais de sou­tien à l’innovation de l’Etat est aujourd’hui le cré­dit d’impôt recherche qui coûte très cher et qu’il va bien fal­loir justifier.…

    Oséo risque donc sur­tout à l’avenir de dis­tri­buer des prêts à taux sym­pas auprès d’entreprises qui pour­ront le sup­por­ter, puisque tout prêt doit être obli­ga­toi­re­ment rem­boursé, que le pro­gramme ait échoué ou non. La garan­tie sur les prêts (jusqu’à 50% et non jusqu’à 80% comme j’ai pu le lire dans votre guide), va jouer encore à plein pen­dant un cer­tain temps.
    En ce moment, Oséo fait la pub des “prêts verts” par exemple, prin­ci­pa­le­ment pour le sec­teur indus­triel (en perte de vitesse, comme cha­cun sait). Et bien­sûr, Oséo Excel­lence fait la part belle aux entre­prises qui réus­sissent à déga­ger du béné­fice et à expor­ter en par­ti­cu­lier. Au moins, ça reste réaliste.

    Les concours (très sélec­tifs) et les apports des col­lec­ti­vi­tés locales per­mettent encore d’obtenir quelques sub­ven­tions en amor­çage. Oséo est par­te­naire de ces pro­grammes pour les gérer notam­ment. Pour le finan­ce­ment en fonds propres, ce sont bien les busi­ness angels (loi Tepa) qui peuvent encore com­bler le manque à ce niveau, avant l’intervention des VCs (égale­ment très sélectifs).

    Et pour le reste, il y a les sub­ven­tions de NKM avec ses appels à pro­jets numé­riques du grand emprunt. Mais com­ment les pro­jets sont ils sélec­tion­nés. Le suivi der­rière. On n’a pas trop d’information.

    Mais bon, tout ça me paraît être encore en ges­ta­tion. Tout peu encore changer…

  • [10] - jeffrey a écrit le 10 septembre 2010 :

    confir­ma­tion. La JEI est un truc fis­cal. C’est le ser­vice des impôts de ton dépar­te­ment qui s’en charge et du doit rem­plir un for­mu­laire et don­ner quelques jus­ti­fi­ca­tifs. On peut cumu­ler JEI et CIR (cré­dit d’impôt) donc tout en aide fis­cale pure. Avec la JEI, tu ne paies pas d’impôt pen­dant plu­sieurs années.

    La banque Oséo ne s’occupe pas de cela. Ce n’est pas son job. Cette banque qui est beau­coup trop citée dans le guide est sur­tout une struc­ture pour finan­cer des inves­tis­se­ments avec d’autres banques. Mais il faut avoir les moyens de deman­der du cré­dit, autre­ment ils te diront non, parce qu’ils garan­tissent le prêt de ta banque (HSBC, BNP ou autre) et ils n’ont pas trop le droit à l’erreur je pense.

    Le CIR est super inter­es­sant en ce moment en France, même pour les PME selon la CGPME. C’est le nec plus ultra.
    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jBfFs3VMwTxBS7vOcAW2rKzodXCg
    Google en pro­fite aussi !!!
    http://eco.rue89.com/2010/09/09/quand-sarkozy-ne-voulait-faire-aucun-cadeau-a-google-165934

    • [10.1] - Olivier Ezratty a répondu le 12 septembre 2010 :

      Le guide asso­cie bien le sta­tut JEI à l’administration fis­cale dans le rédac­tion­nel à l’exception d’un endroit où il y a une erreur dans le glos­saire pour le terme FCPI, que je vais donc cor­ri­ger. Par contre, la défi­ni­tion du terme JEI y est correcte.

      • [10.1.1] - Fabien a répondu le 12 septembre 2010 :

        Page 85 dans le para­graphe ISAI il est men­tionné à la fin le sta­tut Jeune Entre­prise Inno­vante d’Oséo, or il ne s’agit que du label “Entre­prise Inno­vante” pour les FCPI.
        Ensuite page 39, il est men­tion égale­ment du sta­tut de “Jeune Entre­prise Inno­vante” (il faut dire là aussi “qua­li­fi­ca­tion d’entreprise inno­vante” pour l’accès aux FCPI). Il n’existe pas de label­li­sa­tion “Jeune Entre­prise Inno­vante”… Il est impor­tant de le dire car de nom­breuses star­tups de ser­vices numé­riques ne peuvent pas obte­nir (auprès de fisc) le vrai sta­tut fis­cal de JEI qui donnent droit à des réduc­tions d’impôts et de charges ainsi qu’au CIR, car ces star­tups ne sont pas “scien­ti­fiques” au sens où le minis­tère de la recherche aime­rait. Je suis bien placé pour le savoir pour ne pas l’avoir obtenu.
        Oséo ne qua­li­fie pas la dimen­sion scien­ti­fique mais la notion d’innovation, la qua­lité “d’innovante” (défi­ni­tion un peu plus large, mais il faut démon­trer des dépenses de recherche et/ou de déve­lop­pe­ment tech­nique réel) de toute entre­prise cher­chant à avoir cette qua­li­fi­ca­tion pour inté­res­ser les FCPI et lever des fonds. C’est un besoin pure­ment finan­cier der­rière et non fis­cal. A la rigueur, lever des fonds per­met jus­te­ment de payer hon­nê­te­ment de vraies charges sociales au lieu de cher­cher à les contour­ner… Je ne trouve pas que l’abaissement du coût fis­cal d’un cher­cheur soit si glo­rieux que cela. La France serait elle deve­nue le para­dis fis­cal de la recherche à neuneu ???

        • [10.1.1.1] - Olivier Ezratty a répondu le 12 septembre 2010 :

          OK. Points pris en compte. Et notam­ment aussi dans l’encadré de la page 114 com­pa­rant le sta­tut JEI et le label EI / FCPI d’Oséo.

          L’abaissement du coût fis­cal d’un cher­cheur est une mesure typi­que­ment caté­go­rielle. Elle fait suite au mou­ve­ment des cher­cheurs de 2004 et vise à amé­lio­rer leur employa­bi­lité dans le privé.

          Dans le domaine du numé­rique, ce n’est pas le rôle d’une star­tup de mener des tra­vaux de recherche. C’est un non sens. Une star­tup doit créer un pro­duit et un ser­vice et le vendre. Pas faire de la recherche dont l’aboutissement est par nature incer­tain, avant même d’avoir créé quelque pro­duit que ce soit. Résul­tat, docu­menté sur ce blog et dans le guide, la plu­part des star­tups maquillent du déve­lop­pe­ment pro­duit en recherche. Ques­tion de wor­ding : on ajoute de la techno, de l’expérimentation et de l’incertitude, à quelque chose qui ne devrait pas trop en avoir.

          • [10.1.1.1.1] - Fabien a répondu le 13 septembre 2010 :

            Dans ce cas, de nom­breuses PME font du détour­ne­ment. La ques­tion est cru­ciale actuel­le­ment. Si le risque est quasi nul dans les pro­jets inno­vants de ces star­tups numé­riques, le plus logique serait que les banques et uni­que­ment elles les financent par du prêt clas­sique. Qu’en pensez-vous ?

            • [10.1.1.1.1.1] - Olivier Ezratty a répondu le 13 septembre 2010 :

              Les star­tups sont prises entre deux feux :

              - D’un côté, les aides de l’Etat quelles que soit leur forme, ne peuvent pas se sub­sti­tuer au mar­ché. Elles ne peuvent que se sub­sti­tuer à une défi­cience de mar­ché. C’est l’une des rai­sons pour les­quelles elles ont ten­dance à se foca­li­ser sur les étapes amont de la R&D et sur­tout de la recherche. Il y a effec­ti­ve­ment détour­ne­ment géné­ra­lisé du CIR et autres dis­po­si­tifs de finan­ce­ment de la recherche. Un mal pour un bien…

              - De l’autre, les banques prêtent très peu aux star­tups, sur­tout à celles qui ne génèrent pas de revenu rapi­de­ment et ont besoin d’investir lour­de­ment avant d’en géné­rer. La crise a mon­tré que les banques se tour­naient sur­tout vers les entre­prises sol­vables lorsqu’il s’agissait de faire des prêts. Oséo Garan­tie s’intercale dans le dis­po­si­tif, qui per­met de faire appel aux banques en mini­mi­sant leur risque. Mais Oséo aussi mini­mise ses risques de non solvabilité.

              Le fait que les star­tups ne fassent pas de recherche ne veut pas dire qu’elles ne prennent pas de risque. Dans l’Internet, celui-ci se situe plus dans le ser­vice, son ergo­no­mie, son accep­ta­tion socié­tale, sa vira­lité, le mar­ke­ting opé­ra­tion­nel, le SEO et Google, etc. Il reste très élevé.

              • [10.1.1.1.1.1.1] - Fabien a répondu le 14 septembre 2010 :

                Alors ces star­tups ne doivent recher­cher que des capi­taux propres pour leurs besoins spé­ci­fiques puisque les banques ne leur prêtent rien. Il n’y a pas d’autres choix. Aure­ment, c’est du détour­ne­ment d’aide, fis­cale ou directe qui n’est réser­vée qu’à mener des pro­grammes de Recherche & Déve­lop­pe­ment confor­mé­ment aux direc­tives européennes.

  • [11] - WillyBraun a écrit le 17 septembre 2010 :

    Super guide, merci beau­coup pour cette nou­velle ver­sion et tout le tra­vail qu’il y a derrière.

  • [12] - David Guez a écrit le 21 septembre 2010 :

    Bon­jour,

    Excellent guide, très com­plet (notam­ment sur les aspects finan­ce­ment) et qui ne cesse de s’améliorer au fil des versions.

    Je vous pro­pose ci-dessous quelques com­men­taires sus­cep­tibles d’être intégrés.

    - page 38 : je par­le­rai plu­tôt de “méca­nismes d’incentive des diri­geants et/ou sala­riés” plu­tôt que de “stock options”, qui me semble trop res­tric­tif puisqu’il ne faut pas occul­ter les autres ins­tru­ments juri­diques tels qu’actions de pré­fé­rence, actions gra­tuites, BSA et sur­tout BSPCE pour les start-up (cet ins­tru­ment étant par­ti­cu­liè­re­ment favo­rable d’un point de vue fis­cal, pour autant que la société soit éligible à ce mécanisme) ;

    - page 39 : concer­nant les marques, il fau­drait peut être pré­ci­ser, avant tout, que le signe choisi doit, pour être rece­vable, être dis­tinc­tif (cf. L. 711-2 du Code de la pro­priété intel­lec­tuelle). Il est égale­ment recom­mandé de pro­cé­der à des recherches d’antériorité, notam­ment pour s’assurer qu’il n’existe aucun signe avec lequel il pour­rait avoir confu­sion (cf. notam­ment L. 713-3) étant pré­cisé que la simi­la­rité peut être notam­ment sonore, visuelle ou intellectuelle.

    - page 41 : il est évident qu’il convient tou­jours de mini­mi­ser les coûts/frais divers (notam­ment lors de la phase de démar­rage du pro­jet) mais il faut éviter les contrats type qui, par défi­ni­tion, ne sont pas adap­tés au cas pré­cis et donc rare­ment suf­fi­sam­ment pro­tec­teurs des inté­rêts de l’entreprise (défi­ni­tion des obli­ga­tions des par­ties, délais, péna­li­tés etc.), sans comp­ter que bien sou­vent l’entrepreneur uti­lise un mau­vais modèle trouvé sur le net ou récu­péré auprès de son réseau et qui n’est pas adapté (exemples notam­ment ren­con­trés : contrat de réa­li­sa­tion de site web - ver­sion pres­ta­taire - alors qu’il est client, contrat de tra­vail appli­quant une conven­tion de for­fait à des sala­riés ne pou­vant y être sou­mis avec les risques fis­caux et sociaux y affé­rents qui montent très vite…) ;

    - page 114 : Sta­tut de JEI : ajou­ter un war­ning sur le fait que les durées d’exonération fis­cales et sociales n’ont pas le même point de départ et donc la même durée, ce que les expert-comptable ne savent pas tou­jours, et qui peut se tra­duire par un redres­se­ment assez dou­lou­reux (régu­la­ri­sa­tion sur les 3 der­nières années) de nature à mettre en péril l’exploitation de l’entreprise.

    • [12.1] - Olivier Ezratty a répondu le 21 septembre 2010 :

      Merci David pour ces com­men­taires, que j’empile pour la pré­pa­ra­tion de la pro­chaine version !

  • [13] - Gérard a écrit le 28 septembre 2010 :

    Guide du finan­ce­ment des star­tups : les chan­ge­ments en cours…
    La loi de régu­la­tion ban­caire en cours de dis­cus­sion au par­le­ment fait état de la fusion des trois banques d’Oséo. Oséo-Anvar était elle une banque ? http://www.senat.fr/les_actus_en_detail/article/regulation-bancaire-et-financiere.html
    http://www.senat.fr/dossier-legislatif/pjl09-555.html
    Il fau­drait selon Phi­lippe Marini pous­ser davan­tage les banques à finan­cer les PME. Je sup­pose qu’il inclut aussi les star­tups.
    Les fonds propres d’Oséo sont insuf­fi­sants et la taxe sur les bonus ban­caires dédiée à cela serait aléa­toire
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/020779358634-la-taxe-sur-les-bonus-des-traders-a-rapporte-moins-que-prevu.htm

    En l’occurence, en 2011, le guide des star­tups pour­rait subir un lif­ting assez coriace… Avec la venue de nou­veaux acteurs et la dis­pa­ri­tion de cer­taines sub­ven­tions (?). Mais les dis­cus­sions par­le­men­taires portent aussi sur l’intention de cibler le CIR plu­tôt sur les PME. Ainsi le finan­ce­ment en sub­ven­tion pour­rait se cen­trer sur cette mesure fis­cale avec le main­tien du rem­bour­se­ment immé­diat
    http://www.latribune.fr/vos-finances/impots/fiscalite/20100914trib000548597/chasse-aux-niches-fiscales-le-credit-d-impot-recherche-a-son-tour-sur-la-sellette.html

  • [14] - macha a écrit le 5 octobre 2010 :

    …connaî­triez vous Oli­vier quelqu’un à la Caisse des dépôts pour avoir des infos sur les can­di­da­tures aux appels à pro­jets du grand emprunt pour le numé­rique ? On va pou­voir contac­ter la CDC direc­te­ment main­te­nant pour faire finan­cer ses pro­jets numé­riques en par­te­na­riat je crois. Je n’ai pas l’impresison qu’il faille pro­po­ser des pro­jets à plu­sieurs entre­prises. La Caisse dit vou­loir faire en même temps (son mar­ché) des inves­tis­se­ments (entrer dans le capi­tal de cer­taines star­tups). Com­ment peut on faire par­tie de la liste ?
    http://www.prospective-numerique.gouv.fr/presse/actualites/080910-investissements-d-avenir-le-comite-strategique-et-d-evaluation-du-fonds-pou
    En plus, la caisse des dépôts va aussi gérer “France Bre­vets”.
    http://www.connexite.fr/veille-reglementaire/convention-2-septembre-2010-entre-letat-lanr-cdc-relative-au-programme-dinvesti

    • [14.1] - Olivier Ezratty a répondu le 5 octobre 2010 :

      Bon­jour Macha,

      Pour l’instant, la CDC est en train de bou­cler une consul­ta­tion de socié­tés de conseils qui vont l’aider jus­te­ment à gérer tout le deal flow de ces inves­tis­se­ments en equity dans des PME inno­vantes du numé­rique. Elle pro­cède en deux temps : d’abord une sélec­tion d’une cin­quan­taine de socié­tés qui seront réfé­ren­cées, puis ensuite, elle fera des appels d’offre au fil de l’eau en fonc­tion des besoins aux­quels ces 50 socié­tés pour­ront répondre. Si j’ai bien compris…

      La consul­ta­tion se trouve ici : https://www.achatpublic.com/sdm/ent/gen/ent_detail.do?selected=0&PCSLID=CSL_2010_vKMPnlGoFx.

      Donc, le pro­ces­sus est loin d’être en place à ce stade !

  • [15] - macha a écrit le 5 octobre 2010 :

    Merci Oli­vier. Effec­ti­ve­ment, il va fal­loir attendre encore. Je com­mence à me las­ser. Pour­quoi ne sont ils pas pas­sés par les struc­tures exis­tantes semi-publiques qui ont pignon sur rue dans ce domaine pour sélec­tion­ner, ins­truire, payer, etc. Et qui figurent déjà dans votre guide des startups…

    J’ai lu dans l’appel d’offres que la CDC cherche tout : une agence de com­mu­ni­ca­tion pour com­mu­ni­quer sur le numé­rique, une agence conseil pour ins­truire les dos­siers (vous vous ren­dez compte)… Bref tout. C’est incom­pré­hen­sible cette his­toire. C’est vrai­ment plus bor­dé­lique qu’avant avec tous ces gui­chets “vir­tuels”. Ecoeurant.

    ET puis pour sélec­tion­ner les pro­jets, faites vous confiance aux socié­tés pri­vées ? Vous ima­gi­nez les com­plai­sances et autres conflits d’intérêts ? Je croyais que le par­te­na­riat public-privé était recher­ché sur­tout au niveau du finan­ce­ment des pro­jets et non pour le tra­vail d’attribution des aides. Il y a une grande confu­sion là !

    • [15.1] - sergei a répondu le 5 octobre 2010 :

      @macha : Ce sont des appels à pro­jets très com­plexes. Je ne vois pas com­ment une seule struc­ture pour­rait tout faire, ce serait inhu­main pour les équipes en place ame­nées à ne sur­tout pas gros­sir tout en ayant des mis­sions de plus en plus nom­breuses (quoique par­fois un peu court termistes)…

      D’où l’intérêt de par­ta­ger un peu les tra­vaux entre les opé­ra­teurs, quitte à payer les ser­vices de socié­tés pri­vées et de bien les contrôler.

      La France tire dans tous les sens pour essayer de conser­ver un sem­blant de supré­ma­tie dans cer­tains domaines clés : ensei­gne­ment supé­rieur, recherche, indus­trie, numérique…

      Cet emprunt natio­nal a en tout cas bou­le­versé le pay­sage des finan­ce­ments recher­chés par les entre­prises et des types de socié­tés ame­nés à les gérer.

      Reste à savoir si cela ne va pas créer des dou­blons, des abus ou faire un appel d’air qu’il sera dif­fi­cile ensuite de résor­ber dans le pay­sage de l’innovation et de la recherche.

      L’Allemagne qui est sou­vent citée en exemple par le gou­ver­ne­ment actuel, est beau­coup plus économe et n’a pas mis en place le cré­dit d’impôt recherche que nous connais­sons en France. Les pro­grammes aidés sont plus réduits.

      Faut voir au niveau des résul­tats concrets… Mais je recon­nais aussi que pour les entre­pre­neurs il est de plus en plus dur de savoir qui fait quoi et com­ment faire pour…




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