Retour de Corée et Japon – smart objects

Publié le 25 février 2009 et mis à jour le 9 mars 2009 - 10 commentaires -
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Nous trai­te­rons dans cette par­tie de la visite de NKM au Japon de deux thèmes où ce pays est par­ti­cu­liè­re­ment en avance : les solu­tions de paie­ment sans contact et les appli­ca­tions de la RFID.

Paie­ment sans contact

Nous avons eu droit à deux réunions et visites liées au paie­ment sans contact : dans la dis­tri­bu­tion avec 7&i Hol­dings (dont la filiale IY Card Ser­vice gère la carte Nanaco) et dans le trans­port avec JR East, une com­pa­gnie de trans­port fer­ro­viaire. Nous avons com­plété ces visites par une petite expé­rience pra­tique sur le ter­rain le jour de la visite à Akihabara.

Le paie­ment sans contact est stan­dar­disé au niveau maté­riel autour du com­po­sant Felica de Sony. Mais il est mis en oeuvre dans huit solu­tions incom­pa­tibles entre elles : cinq solu­tions de pré­paie­ment (on paye un pro­duit au moment de l’achat) et trois de post­paie­ment (on paye sa note de télé­phone à la fin du mois). La carte Suica de JR-East et la carte Nanaco de 7&i  sont res­pec­ti­ve­ment les seconde et qua­trième au Japon, der­rière la carte Edy avec 24,3 mil­lions, 7 mil­lions et 45,2 mil­lions d’utilisateurs. La troi­sième carte est la Pasmo avec 11 mil­lions d’utilisateurs.

Lan­cée en 2007, la carte Nanaco de 7&i est sup­por­tée dans plus de 12000 points de vente des “conve­nient stores” 7-Eleven. Au total, 22572 points de vente étaient com­pa­tibles en jan­vier 2009 dont 9770 points de vente hors du groupe 7-&i.

Avec la carte Nanaco, on paye ses courses à la caisse (ci-dessous).

Visite 7-Eleven (4)

On gère ses points de fidé­lité, on paye ses pho­to­co­pies, ses tirages pho­tos ainsi que la réser­va­tion de ses places de cinéma (ci-dessous). Cela va jusqu’au paie­ment de ses fac­tures d’électricité.

Visite 7-Eleven (5)

Sur les pho­to­co­pieurs de 7-Eleven, le ser­vice pro­posé par Nanaco est encore plus large avec la recharge de mon­naie élec­tro­nique, le paie­ment de billets d’avion JAL, l’inscription à divers exa­mens, l’inscription et le paie­ment d’assurances moto, le ser­vice de récep­tion de pro­duits ache­tés aux enchères sur Yahoo, très pré­sent au Japon, le paie­ment des ser­vices locaux de la muni­ci­pa­lité (expé­ri­menté dans un quar­tier de Tokyo) et le paie­ment de centres de loi­sirs municipaux.

La carte Nanaco existe sous deux formes : une carte RFID clas­sique, et une puce inté­grée dans des mobiles asso­ciée à du logi­ciel. Un mil­lion des sept mil­lions d’utilisateurs exploitent la carte au for­mat “mobile”.

Chez JR East, la carte Suica (Super Urban Intel­li­gent Card) suit le même prin­cipe. Dans le prin­cipe, c’est une com­bi­nai­son du pass Navigo de la RATP, de la carte Monéo et de la carte bleue dans une seule carte RFID sans contact. La carte peut inté­grer une photo de son pos­ses­seur pour amé­lio­rer sa sécu­rité. La carte Suica existe aussi dans un for­mat pour mobiles, étant construite à par­tir du même com­po­sant Felica de Sony.

Suica Card 1

On peut l’utiliser avant tout pour payer le train et le métro dans les bornes d’accès ci-dessous qui pré­sentent l’intérêt d’intégrer moins de pièces méca­niques par rap­port à une borne ava­lant un ticket. La carte est recon­nue par la borne en 200ms.

Visite Gare (5)

On peut effec­tuer ses achats dans les kiosques à jour­naux et de confi­se­ries (ci-dessous) qui font par­tie des 40000 points de vente sup­por­tés qui intègrent aussi les casiers de consigne à bagage des gares, des par­kings et cer­tains taxis. Il existe par ailleurs des lec­teurs de cartes Suica sans fil qui se connectent en USB aux micro-ordinateurs pour effec­tuer ses achats en ligne.

Visite Gare (6) 

Les mobiles équi­pées de la carte Suica peuvent effec­tuer des réser­va­tions dans les trains, notam­ment dans le train rapide Shin­kan­sen, ce depuis mars 2008. Et la carte comme les mobiles Suica sont alors recon­nus dans les trains par les sièges pour vali­der que le pas­sa­ger est bien assis au bon endroit.

La pano­plie des appli­ca­tions opé­ra­tion­nelles ou pré­vues avec ces cartes ne s’arrête pas là. Il y a aussi le ver­rou élec­tro­nique pour ren­trer chez soi, l’avertissement des parents que leurs enfants sont bien ren­trés de l’école qui en est une appli­ca­tion tout comme l’utilisation comme carte d’étudiant et pour emprun­ter des livres à la bibliothèque.

La com­pa­gnie JR East avait four­nit à chaque membre de la délé­ga­tion fran­çaise une carte Suica char­gée avec 2000 Yens (envi­ron 18 euros). Je l’ai tes­tée le der­nier jour à Tokyo dans le dépla­ce­ment vers Aki­ha­bara pour prendre le métro et ache­ter des bri­coles dans un super­mar­ché. Le solde de la carte est indi­qué à la sor­tie du pas­sage dans le métro et sur les tickets de caisse dans les super­mar­chés. Mais pas sur la carte, qui est passive.

Suica Card 

Les deux cartes sont rechar­geables avec du liquide pour pré­ser­ver l’anonymat ou avec carte de cré­dit, dans des dis­tri­bu­teurs auto­ma­tiques 7-eleven ou dans les caisses des maga­sins de l’enseigne. Le char­ge­ment est limité à 30000 Yens pour la Nanaco, soit envi­ron 250 Euros, et à 20000 Yens pour la Suica. En cas de vol, on peut cepen­dant faire oppo­si­tion. Il n’y a pas de limi­ta­tion d’âge pour son usage. Cer­taines cartes sont com­pa­tibles entre elles : c’est le cas de la carte nanaco (7 mil­lions d’utilisateurs) et de la carte Pasmo (11 mil­lions) qui est uti­li­sée par les autres com­pa­gnies de che­min de fer et de métros. Elles sont com­pa­tibles depuis 2007. Il existe même des cartes régio­nales à fonc­tion­ne­ment hybride : avec les fonc­tions “com­mer­ciales” de la carte Nanaco, les fonc­tions régio­nales pour l’accès aux ser­vices publics, et les cartes à points de fidé­lité (expé­rience dans la ville de Kita­kyu­shu). Enfin, il existe aussi des cartes Visa inté­grant la puce Felica au for­mat Suica (les banques ne sont donc pas entiè­re­ment effa­cées dans ce mar­ché). Et elles peuvent aussi ser­vir à contrô­ler l’accès aux bureaux. Dans ces cas là, la carte n’est plus ano­nyme du tout.

Au final, si la solu­tion est sédui­sante par sa pra­ti­cité, elle n’est ni moins bien ni vrai­ment mieux que notre sys­tème de paie­ment en carte ban­caire qui fonc­tionne par­tout. C’est adapté aux petits mon­tants d’achats, l’histoire n’indiquant d’ailleurs pas quelle com­mis­sion doit payer le ven­deur. L’éclatement du stan­dard en pré-paiement sur cinq cartes dif­fé­rentes est-il gênant ? Dif­fi­cile de se pro­non­cer. En tout cas, ces cartes sont très lar­ge­ment adop­tées dans le pays.

Pour ce qui est de la moné­tique, j’ai aussi retiré du liquide dans un ATM avec ma carte Visa. Les dis­tri­bu­teurs ont deux petites carac­té­ris­tiques qui les dis­tinguent des DAB fran­çaise : tout d’abord, il faut plon­ger la main dans un trou pour récu­pé­rer son liquide, sorte de boite de Pan­dore peu ras­su­rante, et ensuite, en mieux, la carte est ren­due avec son reçu juste des­sus, ce qui est très pratique.

Appli­ca­tions de la RFID

Nous avons visité le YRP Ubi­qui­tous Net­wor­king Labo­ra­tory du pro­fes­seur Ken Saka­mura, visi­ble­ment, la som­mité japo­naise des appli­ca­tions de la RFID. Saka­mura est un pré­cur­seur de la domo­tique qui est à l’origine de la mai­son expé­ri­men­tale “TRON Intel­li­gent House” construite en 1984. A l’époque, chaque dis­po­si­tif élec­tro­nique néces­si­tait une sta­tion de tra­vail pour être piloté. Main­te­nant, l’ensemble tient dans un cir­cuit inté­gré. Saka­mura a déve­loppé le concept de l’Ubiquitous Com­pu­ting qui a un sens un peu dif­fé­rent de ce que nous avons vu en Corée (foca­lisé sur les usages des mobiles). En gros, la vision de Saka­mura est proche du SaaS (Soft­ware as a Ser­vice) qui est à la mode aujourd’hui : chaque objet et cap­teur de la mai­son four­nit des infor­ma­tions qui com­bi­nées per­met­tant à la mai­son d’être intel­li­gente dans son fonc­tion­ne­ment, d’être “context aware”. Ainsi, un cap­teur de pré­sence empê­chera qu’une fenêtre se ferme auto­ma­ti­que­ment parce qu’un autre cap­teur de vent a déter­miné qu’il fal­lait “fer­mer les écoutilles”.

Saka­mura nous a pré­senté deux tech­no­lo­gies sur les­quelles il tra­vaille : le sys­tème d’exploitation temps réel open source TRON et les appli­ca­tions du RFID avec le ucode. Ses tra­vaux sont fédé­rés de manière com­mu­nau­taire dans le forum t-engine.

Le sys­tème TRON (The Real Time Ope­ra­ting Sys­tem Nucleus) est uti­lisé dans de nom­breux pro­duits d’électronique de loi­sir : les camé­ras, appa­reils pho­tos, auto­mo­biles, mobiles, impri­mantes, pho­to­co­pieurs et autres outils audio et vidéo. Mais il n’a pas l’air de per­cer hors du Japon, les marques l’utilisant étant toutes japo­naises. Il doit entrer en concur­rence avec des solu­tions comme QNX, Linux et Win­dows CE.

Le sys­tème ucode est une implé­men­ta­tion de RFID dans tous les objets per­met­tant de les iden­ti­fier. C’est une sorte d’équivalent RFID du sys­tème des codes barres, encodé en 128 bits, four­nis­sant ainsi une capa­cité d’adressage “suf­fi­sante”. Saka­mura nous a pré­senté une large pano­plie d’applications de cette technologie.

Les démons­tra­tions com­men­çaient par un lec­teur intel­li­gent qui recon­nait une bou­teille de vin et lit un texte décri­vant le ter­roir d’origine. La bou­teille uti­li­sée pour la démons­tra­tion était un Vosnes-Romanée 1992, excu­sez du peu !

Le ucode peut ser­vir à gérer la tra­ça­bi­lité ali­men­taire en géné­ral, encore à l’état expé­ri­men­tal à ce jour.

IMG_8443

Une appli­ca­tion logi­cielle asso­ciée per­met d’identifier les incom­pa­ti­bi­li­tés entre plu­sieurs médi­ca­ments. Une autre indique la com­pa­ti­bi­lité entre une cra­vatte et une che­mise, toutes les deux équi­pées du ucode.

Il y avait aussi le gui­dage au sol pour les aveugles : la canne (ou le mobile) lit des codes pla­cés dans la chaus­sée et indique la direc­tion de manière vocale à l’aveugle (tour­ner à droite, à gauche, reve­nir sur ses pas, etc). La solu­tion est en pilote dans le quar­tier Guinza de Tokyo. Une variante per­met la loca­li­sa­tion des enfants le long de tout le par­cours qui mène de la mai­son à l’école.

Dans la nou­velle ver­sion de la “smart house TRON”, une télé­com­mande uni­ver­selle recon­nait les objets alen­tours et les pilote intel­li­gem­ment, avec une inter­face uti­li­sa­teur qui évolue en fonc­tion de l’endroit où l’on se trouve dans la mai­son. Plus d’une cen­taine de types d’objets dif­fé­rents sont iden­ti­fiés grâce au ucode dans cette mai­son pilote.

Du point de vue maté­riel, l’ucode s’appuie sur des nano­tech­no­lo­gies, les puces RFID que l’on appelle aussi “smart dust”. Leur taille est minus­cule comme vous pou­vez le voir dans le fla­con ci-dessous. C’est impres­sion­nant et en même temps inquié­tant : le risque est énorme sur la vie pri­vée et il avait l’air d’inquiéter les som­mi­tés scien­ti­fiques que nous avons ren­con­trées le soir du pre­mier jour à Tokyo.

RFID (9)

A la fin de la pré­sen­ta­tion, Saka­mura fai­sait un petit appel du pied pour la ville de Paris, mais NKM n’était pas for­cé­ment le bon interlocuteur !

IMG_8446

Pour conclure cette par­tie, les appli­ca­tions de la RFID sont innom­brables et les japo­nais sont assez pro­lixes dans l’imagination de scé­na­rios appli­cables. Reste à iden­ti­fier ceux qui sont écono­mi­que­ment viables et com­ment régu­ler l’ensemble pour ne pas créer un sys­tème trop kaf­kaïen. C’est le lot com­mun pour toute inno­va­tion tech­no­lo­gique ! En matière d’écosystème, Saka­mura est déjà parti sur une approche saine qui peut ras­su­rer quelque peu avec le le t-engine forum : un forum indus­triel inter­na­tio­nal, des stan­dards et for­mats ouverts en voie de nor­ma­li­sa­tion et des solu­tions logi­cielles open source pour les mettre en oeuvre.

 

DrapeauxCoreeJapon_thumb[2]

A lire égale­ment au sujet du voyage de Natha­lie Kosciusko-Morizet en Corée et au Japon :

Jusqu’où peut aller la Poli­tique 2.0 ?
Avec NKM en Corée et au Japon
La délé­ga­tion
Le voyage et le séjour
Culture et inno­va­tions
Télé­vi­sion mobile et autres conte­nus

Publié le 25 février 2009 et mis à jour le 9 mars 2009 Post de | Innovation, Logiciels, Logiciels libres, Loisirs numériques, Politique, Technologie | 7715 lectures

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Les 10 commentaires et tweets sur “Retour de Corée et Japon – smart objects” :

  • [1] - Marc-Antoine a écrit le 25 février 2009 :

    Par pitié, Stop!
    On a aussi du tra­vail et votre pro­duc­tion est trop rapide et trop dense pour être lue.
    Preuve en est le peu de commentaires.

  • [2] - Olivier Ezratty a écrit le 25 février 2009 :

    Je vous com­prend, mais en même temps ne vous force pas à lire. Sur­tout si cela ne vous inté­resse pas ! Les articles longs et en pro­fon­deur res­tent une spé­ci­fi­cité de ce blog.

    Quand aux com­men­taires, ils dépendent du sujet et de l’audience des articles. http://www.oezratty.net/wordpress/2009/alerte-oso-asphyxie-les-startups/ a beau­coup de com­men­taires car les entre­pre­neurs s’expriment plus faci­le­ment que les lec­teurs de grandes entre­prises. C’est aussi le cas pour les articles un peu polémiques.

  • [3] - Jeremy a écrit le 25 février 2009 :

    Quel tou­pet ce Marc-Antoine! S’il y a peu de com­men­taires, c’est tout sim­ple­ment que les lec­teurs sont esto­ma­qués par une telle qua­lité vs. le reste de la blo­go­sphère. Il n’y a pas grand chose à redire si ce n’est qu’on lit, qu’on apprend plein de trucs, et qu’on en rede­mande, des compte-rendus comme celui-là. Oli­vier démys­ti­fie les voyages offi­ciels à l’étranger, et décor­tique les approches cultu­relles de l’innovation. Si c’est trop rapide pour être lu pour vous Marc-Antoine, allez donc voir là-bas: http://www.skyrock.com/blog/

  • [4] - Jean a écrit le 25 février 2009 :

    Bon­jour Olivier,

    Merci beau­coup pour ces articles très détaillés.

    Pourrais-tu mettre en ligne une ver­sion PDF de tes posts.

    Je te remercie.

  • [5] - Marc-Antoine a écrit le 25 février 2009 :

    Oooh là, on se calme…

    @Jeremy,
    “S’il y a peu de com­men­taires, c’est tout sim­ple­ment que les lec­teurs sont esto­ma­qués par une telle qua­lité vs. le reste de la blo­go­sphère“
    C’est une fla­gor­ne­rie digne d’Achille Talon.

    “Si c’est trop rapide pour être lu pour vous Marc-Antoine, allez donc voir là-bas“
    C’est mal élevé.

    @Olivier,
    Je ne cri­ti­quais pas la lon­gueur de vos articles, ni ne signi­fiais mon peu d’intérêt pour celui ci mais je deman­dais une pause pour jus­te­ment avoir le temps de lire et de commenter.

    Je pense qu’un nombre consé­quent de vos lec­teurs est com­posé d’entrepreneurs qui trouvent dans ce blog un moyen d’être informé sur le monde numé­rique et les star­tups, une tri­bune pour par­ta­ger des idées et un passe-temps. Bref, il joint l’utile à l’agréable.

    Mais vous venez de pos­ter 6 articles en 5 jours d’une lon­gueur moyenne de 8 mn. Comme vous reve­nez d’un voyage, vous avez une masse impor­tante d’informations à nous com­mu­ni­quer. Je vous deman­dais sim­ple­ment d’espacer ces articles dans le temps afin que ce soit plus confor­table pour nous, que nous puis­sions les lire et les com­men­ter tranquillement.

    Mon com­men­taire fut par­ti­cu­liè­re­ment contre­pro­duc­tif puisque j’ai dû répondre à ce bar­rage et n’ai tou­jours pas eu le temps de lire l’article.
    De plus, j’ai raté mon train parce que trop pressé, j’ai sou­mis le com­men­taire sans ren­sei­gner la capt­cha et j’ai tout perdu, snif !

  • [6] - Olivier Ezratty a écrit le 25 février 2009 :

    Bon, c’est presque ter­miné. Je n’en ai plus qu’un seul sous le coude !

  • [7] - Marc-Antoine a écrit le 25 février 2009 :

    Les cartes me font plu­tôt pen­ser à Monéo. Mais c’est vrai que nos cartes bleues embarquent par­fois le sys­tème et qu’elles per­mettent cer­tains micro paie­ment sans avoir de code à faire (genre payer le parking).

    D’ailleurs, je vois plu­tôt l’avenir dans le micro-paiement sans code que dans des solu­tions où il faut rem­plir un porte-monnaie vir­tuel. Les banques devraient peut-être ima­gi­ner une CB avec la puce clas­sique pour les grosses tran­sac­tions avec uti­li­sa­tion du code et une puce RFID qui fonc­tion­ne­rait pour les mini tran­sac­tions sans contact.

    Mais… s’il y a autant de com­mer­çants qui acceptent les cartes, c’est qu’ils ne se font pas de black là bas?

    Pour les objets context aware, ils s’éclatent pas mal au MIT aussi :
    http://link.brightcove.com/services/player/bcpid1813626064?bctid=10280440001

  • [8] - jequeffelec a écrit le 25 février 2009 :

    @Marc antoine: c’est le prin­cipe du blog d’être à la fois inter­ac­tif et asyn­chrone. le blo­gueur et les lec­teurs peuvent s’y ren­con­trer à leur propre rythme, d’autant plus que les com­men­taires res­tent ouverts très long­temps après publi­ca­tions des billets. J’ai par exemple lu puis laissé un com­men­taire sur un billet 3 semaines après qu’il soit publié et il y en a eu d’autres après le mien auquel Oli­vier a répondu.

    @Olivier: quel est le busi­ness model des cartes Nanaco et suica, entre com­mer­cant et conso­ma­teurs qui paie com­bien et a qui?
    en quoi est ce dif­fé­rent de ce que Moneo pro­po­sait. Le micro paie­ment n’a pas pris en France a mon avis pour des rai­sons cultu­relles et eco­no­miques qui ne sont pas pret d’évoluer quelque soit la tech­no­lo­gie (les petits com­merces ne peuvent pas se per­mettre des moyens de paie­ment qui les forcent à tout déclarer..)

  • [9] - Olivier Ezratty a écrit le 26 février 2009 :

    Le busi­ness model des cartes de paie­ment semble assez simple :
    - Elles sont mises en place pour leurs besoins propres par les socié­tés que nous avons visi­tées : che­mins de fers ou dis­tri­bu­tion de détail. Pour réduire les coûts d’exploitation et fidé­li­ser les clients.
    - Ensuite, l’infrastructure infor­ma­tique dis­tri­buée créée à l’occasion est mutua­li­sée et com­mer­cia­li­sée comme un ser­vice à d’autres acteurs écono­miques, avec un modèle proche de celui du grou­pe­ment Visa : la com­mis­sion. C’est une variante du SaaS d’Amazon (EC2).

  • [10] - Keil a écrit le 5 octobre 2011 :

    bon­jour,
    ayant par­couru le japon durant tout décembre 2010, il m’a bien sem­blé que l’utilisation des CB n’était pas très répandu. D’ailleurs, on m’avait conseillé d’y aller qu’avec du liquide.
    C’est là toute une dif­fé­rence entre le Japon et la France, car, si en France on paye au macdo avec une CB, au Japon c’est plus rare, on le paye en liquide ou avec le RFID de son télé­phone.
    Si le pass Suica marche si bien, c’est pour les points sui­vants:
    - rapi­dité d’acquisition de la carte (en 3 minutes j’en avais une)
    - rapi­dité de recharge
    - cré­dit de départ faible : 1000 yens je crois (envi­ron 10 euros)
    - multi usage: tabac, conve­nience stores, metro, …

    Pour le métro, c’est génial, c’est comme un navigo. Etant donné que plu­sieurs réseaux pri­vés se par­tagent le métro, le pass Suica faci­lite notam­ment les cor­res­pon­dances entre stations.




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