Réflexions sur le réflex II

Publié le 4 septembre 2007 - 7 commentaires -
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Il y a un an exac­te­ment, je vous avais fait un petit retour d’expérience sur l’usage d’un appa­reil numé­rique reflex (le Canon EOS 5D). Et aussi quelque peu diva­gué sur le por­trait robot d’un l’appa­reil com­pact idéal. Tout en m’étonnant du rela­tif manque d’innovations chez les construc­teurs d’appareils.

Ce milieu d’année 2007 semble être un meilleur cru que 2006 avec un grand nombre d’annonces inté­res­santes que nous allons balayer. Bien entendu, l’appareil idéal n’existe pas vrai­ment car il ras­sem­ble­rait des nou­veau­tés dis­tri­buées de manière éparse dans ces nou­veaux modèles qui de Canon, Nikon, Casio et autres Olym­pus. Mais il y a tout de même une mutua­li­sa­tion, imi­ta­tion, copie ou par­tage des nou­veau­tés entre les marques et modèles.

Avant de par­ler pro­duits, par­lons un peu usages. L’été a été pour moi l’occasion de prendre quelques (4000) pho­tos, d’expérimenter diverses tech­niques apprises au fil de l’eau, de creu­ser la retouche numé­rique de pho­tos et enfin de décou­vrir quelques logi­ciels divers. Je suis encore loin des pros et ait beau­coup à apprendre. Mais j’ai la satis­fac­tion d’avoir fait des pro­grès que mes “clients” (de la famille) remarquent sans pou­voir pour autant les expliquer.

Au pas­sage, si la pho­to­gra­phie numé­rique ne vous inté­resse pas, pas­sez évidem­ment votre che­min… pareil si vous en êtes un super-pro. L’objectif ici est de vulgariser.

Expé­riences de l’été

Ces der­niers mois, j’avais passé pas mal de temps à potas­ser “L’essentiel de l’éclairage” de Chris Wes­ton (un anglais tra­duit en fran­çais). En effet, plus que la tech­nique de l’appareil, la ges­tion de la lumière compte pour beau­coup dans la réus­site de bonnes photos.

image 
 

Cela m’a amené notam­ment à me pro­cu­rer un réflec­teur (grand cercle tendu pliable en tis­sus blanc) per­met­tant de “débou­cher les ombres”. J’ai ainsi réussi quelques pho­tos inté­res­santes. Mais celles-ci néces­si­taient soit un pied pour fixer le réflec­teur, soit un assis­tant en chair et en os. Lorsque l’on doit être très mobile, c’est plu­tôt dif­fi­cile à avoir sous la main. Il y a deux semaines, je pho­to­gra­phiais un mariage de famille. Le plus dur fut la sor­tie de la mai­rie à 11h du matin avec une lumière du soleil qui tombe qua­si­ment ver­ti­ca­le­ment (il fai­sait beau excep­tion­nel­le­ment…). Cela créé des ombres très mar­quées, au détri­ment de l’équilibre des visages. Le flash peut aider, mais il n’est pas évident à régler et il faut faire très vite. Sans avoir for­cé­ment la pos­si­bi­lité à chaque fois d’orienter les per­sonnes dans le bon sens. Résul­tat, je pre­nais plein de pho­tos en alter­nant flash et éclai­rage natu­rel. Et fai­sais ensuite le tri.

L’autre aspect qui néces­site un peu d’entrainement est de gérer les arrières plans très contras­tés par rap­port au sujet prin­ci­pal. Qu’ils soient où beau­coup plus fon­cés ou beau­coup plus clairs. L’automatisme de l’appareil en prend un coup et il faut sou­vent chan­ger le mode de mesure “évalua­tif” vers une mesure spot ou sélec­tive. Mais comme cette mesure n’est pas tou­jours idéale, il faut alter­ner les modes d’une situa­tion à l’autre. Les appa­reils com­pacts dis­posent main­te­nant d’automatismes plus pous­sés de ce point de vue là que mon reflex. La mesure spot est par­ti­cu­liè­re­me­ment utile pour pho­to­gra­phier des artistes dans des concerts sur fond noir. Le “mode évalua­tif” y perd les pédales et sur­ex­pose l’artiste car il cal­cule une moyenne entre le sujet et le fond (noir). L’emploi de la mesure “spot” est illus­tré dans l’exemple ci-dessous qui date de jan­vier der­nier (un des frères Bog­da­nov aux Tech­Days de Micro­soft à Paris) sachant que l’on doit être à 1000 ISO:

IMG_3994

Dans le bou­quin pré­cé­dem­ment cité, j’ai décou­vert tout l’attirail dont il fal­lait s’équiper pour faire de bonnes pho­tos de por­traits en inté­rieur. Il faut des boites à lumière (cf ci-dessous) avec des flashs de stu­dio (qui intègrent un flash et une lampe incan­des­cente pour les réglages), soit un équi­pe­ment d’environ 1500€ pour bien faire les choses. C’est un peu lourd, mais c’est cela qui fait la dif­fé­rence entre l’amateur et le pro. Mais la ten­ta­tion est grande…

J’aime bien réa­li­ser des por­traits, soit de près soit cadrés large, et en par­ti­cu­lier avec un télé­ob­jec­tif, ou au contraire, en close-up et dans le noir. La lumière et les regards sont deux éléments cri­tiques de réussite.

Voici deux exemples pris en basse lumière et à fort contraste, à 3200 ISO, au 1/60 et sans flash, au Musée Océa­no­gra­phique de Monaco que j’ai revi­sité cette année. Le truc consiste à pro­fi­ter de l’éclairage du visage par la scène elle-même.

Portrait 3

C’est là que l’on appré­cie l’usage d’un cap­teur CMOS “full frame” qui engrange beau­coup plus de lumière par pixels qu’un cap­teur clas­sique, même de réflex APS comme le Canon EOS 350D et même 400D. Voici un autre exemple, tou­jours à 3200 ISO et avec un équi­li­brage de lumière acro­ba­tique entre avant et arrière plan.

.Portrait 1

J’ai aussi passé pas mal de temps à appri­voi­ser mon flash externe, notam­ment en mode manuel avec des temps de pause longs per­met­tant de bien éclai­rer natu­rel­le­ment l’arrière plan en com­plé­ment de l’avant-plan éclairé par le flash. Mais là, il faut un pieds sinon le flou est assuré, sauf si on le recherche d’un point de vue créatif.

Rien d’extraordinaire que tout cela… mais cela sort tout de même un peu de l’ordinaire.

Nou­veau­tés de la rentrée

La fin de l’été est lé théâtre habi­tuel pour les prin­ci­pales nou­veau­tés de l’année par les fabricants. Nous avons eu droit aux annonces Canon (le Mark 1D III pour les pros, le 40D, chez Nikon (le D3 et le D300) et chez les autres construc­teurs pour une palan­quée de com­pacts et de bridges.

Au pas­sage, quand on se pro­mène dans des lieux tou­ris­tiques (en France pour moi cet été), il est mar­quant de consta­ter la domi­nance du Canon EOS 350D dans l’équipement réflex. Au point que les ori­gi­naux sont ceux qui ont soit un 350 argent au lieu du noir clas­sique, ou bien un Nikon 70 quelque chose. Je savais que Canon domi­nait le mar­ché des réflex, mais le consta­ter à ce point est mar­quant. Chez les pros, c’est pareil. Ils ont presque tous une paire de Mark 1D et/ou 1Ds. Et par­fois un 5D. C’est une domi­nance inté­res­sante que l’on retrouve dans une autre caté­go­rie: la vidéo pro­fes­sion­nelle où il est dif­fi­cile de trou­ver autre chose que des camé­ras Sony. Et pour­tant, on ne peut assi­mi­ler ni Canon ni Sony à Micro­soft qui est la réfé­rence de la domi­nance d’un mar­ché avec Win­dows. Les effets d’écosystème et de stan­dard de facto ne sont pas les mêmes. Ils n’en béné­fi­cient pas vrai­ment même s’il y a des stan­dards mai­son pour les objec­tifs. Mais ils ont un point com­mun, sur­tout Canon, c’est de dis­po­ser d’une R&D interne consé­quente. Canon est d’ailleurs l’un des rares fabri­cants à conce­voir et fabri­quer ses propres cap­teurs (CMOS). Alors que de nom­breux fabri­cants d’appareils pho­tos uti­lisent des cap­teurs Sony ou autres.

Côté nou­veau­tés, com­men­çons donc par les réflex de Canon et Nikon, puis pas­sons en vrac aux nou­veau­tés appa­rues dans le train d’annonces de la rentrée.

  • Le Canon EOS Mark 1D III est la rolls des ama­teurs et devien­dra l’appareil de réfé­rence des pros que l’on croi­sera à Cannes et dans tous les grands événe­ments. Sa prin­ci­pale nou­veauté est un cap­teur full frame de 20 mpix tra­vaillant en mode “14 bits”. Son pré­dé­ces­seur et le 5D opèrent en 12 bits. Cela veut dire que l’échantillonnage mul­ti­plie par quatre le nombre de cou­leurs dif­fé­rentes. Il tourne à 6 images secondes. Il fait suite au Mark 1Ds III annoncé au prin­temps der­nier qui fait 10 images/secondes sur 10 mpix mais dans un cap­teur plus petit. Un pho­to­graphe pro­fes­sion­nel ris­quera d’avoir atta­ché à l’épaule ces deux appa­reils. L’un pour des por­traits de qua­lité, l’autre pour prendre des cli­chés dans la foule en pleine action. Le 1D III est lancé à 7000€ et devrait ensuite se sta­bi­li­ser entre 5000€ et 6000€. A noter qu’il intègre un sup­port du GPS à savoir qu’il récu­père les don­nées d’un GPS externe pour les inté­grer direc­te­ment dans les tags EXIF des pho­tos prises. La der­nière étape avant l’intégration native d’un GPS dans l’appareil ?
  • L’EOS 40D est un 10 mpix au for­mat APS (plus petit que le full frame). Il apporte un net­toyeur de pous­sière pour le cap­teur et comme le 1D III, le mode “Live­View” (emprunté à Olym­pus) qui per­met de visua­li­ser les pho­tos avant de les prendre. Par ailleurs, le boi­tier est pro­tégé contre les intem­pé­ries. En soi, il n’y a pas d’innovations dans tout cela. Mais c’est un boi­tier de bonne fac­ture, pour envi­ron 1200€.
  • Le Nikon D3 est le pre­mier reflex “full frame” de la marque concur­rente de Canon. A 5000€, 12 mpix en CMOS, avec un écran de 900Kpixels, un auto­fo­cus 51 points, un rythme de 9 images secondes, une sen­si­bi­lité ISO 100-25600 et un port HDMI, n’en jetez plus, il aligne un pédi­grée vrai­ment com­pé­ti­tif dans la caté­go­rie des appa­reils pro­fes­sion­nels. Il est cepen­dant dom­mage que comme Canon avec l’EOS 5D, ils n’aient pas un “full frame” semi pro, plus abordable.
  • Le Nikon D300 est aussi à 12 mpix, mais en APS. Avec 6 images par secondes, un net­toyeur de cap­teur, une sen­si­bi­lité qui monte à 6400 ISO, un mode 14 bits, il est com­pé­ti­tif par rap­port au Canon 40D, mais un peu cher, à 1800€. A noter la pos­si­bi­lité de faire du “net­work brow­sing” des pho­tos de la caméra à distance.

Pas­sons sur ces poids lourds. C’est dans les appa­reils com­pacts et bridges que l’on trouve para­doxa­le­ment véri­ta­ble­ment des inno­va­tions faci­li­tant la vie des utilisateurs:

  • Les amé­lio­ra­tions de la fonc­tion de détec­tion de visage qui sert sur­tout à l’autofocus. Elle peut aider égale­ment à opti­mi­ser l’ouverture qui impacte la pro­fon­deur de champs et s’assurer que tous les visages dans la photo sont bien nets. C’est dis­po­nible chez Olym­pus avec son bridge SP-560 UZ.
  • Chez Sony, le Cyber-shot DSC-T70/DSC-T200 va plus loin et pro­pose un détec­teur de sou­rires! Il déclenche la photo d’une per­sonne lorsqu’elle se met à sou­rire! J’imagine que cela ne doit pas être parfait, et que la fonc­tion méri­tera cer­tai­ne­ment d’être sou­vent débrayée, mais c’est marrant… 
  • Olym­pus pro­pose une fonc­tion d’ajustement des zones ombra­gées dans sa nou­velle gamme de com­pacts. C’est l’équivalent de l’intégration d’un masque de contraste dans l’électronique du boi­tier. Et c’est très utile!
  • Les sen­si­bi­li­tés conti­nuent à mon­ter: 3200 ISO voire 6400 ISO (pour le Casio Exi­lim EX-Z1080). Mais atten­tion au résul­tat qui ne fait jamais de miracles sur les petits cap­teurs de ces appa­reils. L’image devient très bruyante, comme j’ai pu l’expérimenter avec mon Canon G7 qui m’a beau­coup déçu (un 10 mpix qui monte à 3200 ISO).
  • On voit appa­raitre la réso­lu­tion 1080p dans les appa­reils (Sony, Casio), per­met­tant une prise de vue à la réso­lu­tion native des écrans plats “Full HD”, très en vogue en ce moment.
  • Les réflex à écran de contrôle mobile que l’on ne trou­vait que sur les bridges, comme dans le Pana­so­nic Lumix DMC-L10.

  • Des zooms “x18” dans les bridges. Comme dans l’Olympus SP-560 UZ dont le zoom est un équi­va­lent 27mm-486mm.
  • Le lien avec You­Tube avec un outil pour y cap­tu­rer les pho­tos dans la bonne défi­ni­tion et les télé­char­ger sur le site (dans le Casio EX-V8).
  • Les cap­teurs sautent main­te­nant le 10 mpix et atteignent le 12 mpix dans les com­pacts. C’est du “n’importe quoi” car ces cap­teurs sont trop petits. Ils com­pensent cela avec un trai­te­ment numé­rique et du lis­sage à gogo. Mais cela ne rem­place pas un bon cap­teur et un réflex.
  • La cor­rec­tion des défauts de l’optique avec le Fuji Fine­pix S700, notam­ment aux angles et en mode grand angle (le vignet­tage). Comme si l’appareil inté­grait l’excellent logi­ciel de la société fran­çaise DXO ?

  • La photo ultra-rapide avec Casio qui annonce un proto d’appareil bridge pre­nant 60 pho­tos par secondes à 6 mpixels et 300 images par secondes en VGA. Il était démon­tré à l’IFA de Ber­lin cette semaine (ci-dessous).

J’ai pro­ba­ble­ment loupé d’autres inno­va­tions, mais c’est déjà une belle liste. J’apprécierai d’ailleurs que la “presse photo” couvre les nou­veau­tés sous cette forme, voire pro­duise un tableau de com­pa­rai­son inté­grant uni­que­ment ces nou­veau­tés, pour les modèles récem­ment annoncés.

Logi­ciels de trai­te­ment de photo

J’ai déjà eu l’occasion de m’épancher sur GIMP que j’utilise pas mal pour trai­ter mes pho­tos, tout en ayant déve­loppé quelques macros pour auto­ma­ti­ser cer­tains trai­te­ments (masques de contrastes, flou pho­to­gra­phique, etc).

Cet été, j’ai décou­vert Inks­cape un logi­ciel libre moins connu que GIMP, et des­tiné au des­sin vec­to­riel, et en mode multi-calques. C’est un équi­va­lent libre d’Adobe Illus­tra­tor. Je ne connais pas ce der­nier qui est peut-être plus riche qu’Inkscape, mais Inks­cape semble très pro­met­teur. Il est très uti­lisé pour créer des icônes et autres éléments d’interface gra­phique pour des sites Web. Il s’appuie notam­ment sur le for­mat SVG basé sur XML promu par le W3C, mais quelque peu laissé de côté par Micro­soft. Inks­cape sert égale­ment à mettre en valeur des pho­tos pour les inté­grer dans des publi­ca­tions. C’est un logi­ciel com­plé­men­taire indis­pen­sable de tout logi­ciel de PAO. Il est déve­loppé par une ving­taine de per­sonnes dans le monde. Son ergo­no­mie est meilleure que celle de GIMP même s’il y a encore des pro­grès à faire (per­sis­tance des palettes, pas de sup­port du copier/coller avec d’autres appli­ca­tions par exemple). Il tourne sous Linux, Win­dows ainsi que MacOS. Et on trouve une bonne quan­tité de tuto­riels sur Inter­net pour le prendre en main.

image

J’ai aussi testé un petit uti­li­taire gra­tuit : CleanS­kinFX, qui retouche les por­traits au niveau de la peau. Il lisse la peau sans pour autant rendre la photo floue. Cela vaut le détour.

Enfin, signa­lons que les logi­ciels de Canon fonc­tionnent main­te­nant bien sous Vista et que leur for­mat RAW y est sup­porté depuis quelques mois. C’est ça de réglé pour Vista dont j’ai pu évoquer les dif­fi­cul­tés dans mon post pré­cé­dent. Et pour conclure, un der­nier mot pour signa­ler l’existence du site http://www.eos-numerique.com/ qui contient des forums de dis­cus­sion très riches et très actifs sur l’usage des appa­reils numé­riques Canon, sur­tout les réflex.


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Publié le 4 septembre 2007 Post de Olivier Ezratty | Logiciels, Logiciels libres, Photo numérique | 7 commentaires

Les 7 commentaires sur “Réflexions sur le réflex II” :

  • Je trouve le niveau de bruit sur tes
    pho­tos remar­quables et si c’est du au full frame … ca va être la star de la ren­trée. Avec mon D200, je n’arrive pas à dépas­ser 800 ISO et encore!

    Ca serait bien d’avoir un petit test com­pa­ra­tif
    un jour entre les dif­fé­rents full frame du mar­ché … moi je peux aider sur un non full frame, his­toire de voir l’évolution !

  • [2] - Olivier Ezratty a écrit le 5 septembre 2007 :

    La qua­lité de ces pho­tos est en effet due au “full frame”. Et pro­ba­ble­ment à l’optique, celles de Canon étant de très bon niveau (ici un 24-105mm qui ouvre à 4).

    J’avais fait une petite com­pa­rai­son avec mon G7 sur http://www.oezratty.net/wordpress/2006/review-du-canon-powershot-g7/ et c’est édifiant. Les APS type 350/400D ou D200/D70 doivent don­ner un résul­tat inter­mé­diaire. Mais c’est vrai que je n’ai jamais vu un jour­nal spé­cia­lisé faire ce genre de com­pa­rai­son. Eux seuls peuvent se le per­mettre faci­le­ment car ils testent tous les appareils.

    Tu peux aussi faire une telle com­pa­rai­son sur le site http://www.dcresource.com qui réa­lise ses bancs d’essais en fai­sant tou­jours les mêmes pho­tos. Notam­ment les tours d’une grande ville amé­ri­caine dans la nuit (je crois Chi­cago). Ce n’est pro­ba­ble­ment pas suf­fi­sant et une pièce et/ou une per­sonne dans une pièce fai­ble­ment éclai­rée seraient plus pertinentes.

  • Je trouve le niveau de bruit sur tes pho­tos remar­quables et si c’est du au full frame … ca va être la star de la ren­trée. Avec mon D200, je n’arrive pas à dépas­ser 800 ISO et encore!

    Vous les avez impri­mees? Impri­mez des pho­tos dont vous trou­vez le bruit trop visible ou trop present -- c’est edifiant.

    Les construc­teurs ont remar­qua­ble­ment bien oriente les debats tech­niques ces der­nieres annees. Alors que pas un n’a ete fichu de faire figu­rer la valeur de l’ISO dans le viseur avant tout rece­ment ou de per­mettre de verouiller le mir­roir en posi­tion haute -- exemple d’interface uti­li­sa­teurs et pro­blemes d’utilisabilites bien long­temps negliges (ou deli­be­re­ment intro­duits pour arti­fi­ciel­le­ment dif­fe­ren­cier les modeles au sein d’une game.)

    ./A

  • >Vous les avez impri­mees? Impri­mez des pho­tos dont
    >vous trou­vez le bruit trop visible ou trop present
    >— c’est edi­fiant.
    tout à fait … et je ne m’aviserais pas à le faire, sauf peut être si je tom­bais sur un scoop, mais ce n’est pas mon métier :-)

    >que pas un n’a ete fichu de faire figu­rer la valeur >de l’ISO dans le viseur avant tout rece­ment ou de
    heuu, Nikon (modèle D200) le fait

    >per­mettre de verouiller le mir­roir en posi­tion
    >haute
    heuuu, Nikon, (même modèle) le fait. J’ai par exemple un pro­fil de type “repor­tage” qui pri­vi­li­gie la rapi­dité et ne remonte pas le miroir avant la photo. Et j’ai un mode “pay­sage” qui le fait. Je parle de pro­fil où on défini ce que l’on sou­haite, pas de trucs tout confi­gu­rés, bien sûr.

  • [5] - Olivier Ezratty a écrit le 6 septembre 2007 :

    Indeed.
    Les Canon 5D (et pro­ba­ble­ment 350/400/30/40D) affichent l’ISO dans le viseur.
    Le mode miroir relevé n’existe chez Canon que dans leur nou­veau modèle 1D III haut de gamme.

  • Oui, mai­te­nant tout le monde four­nis le mir­ror lock-up (ou presque: la plu­pard du temps c’est imple­mente comme vibra­tion dam­ping) ou l’affichage de l’ISO dans le viseur (ou presque: absent sur le 30D, le 350 et le 400. Ou encore le Nikon D40 ou D80.)

    Et ce apres des annees d’attentes inex­pli­cables et apres avoir lance tout le monde sur le debat vrai­ment ques­tio­nable du bruit dont les pro­fes­sio­nels qui impriment ce fichent eper­due­ment (si c’est un scoop a 1600 avec du bruit, ca reste un scoop et vous serez publie. Si on veut la qua­lite, on prend un tre­pied. Si on prend des snap­shots de famille at 800 ou 1600 ISO, on obtien­dra le resul­tat que l’on merite si on decide que le bruit derange…)

  • >lance tout le monde sur le debat vrai­ment ques­tio­nable du bruit
    >dont les pro­fes­sio­nels qui impriment ce fichent eper­due­ment (si
    m’est d’avis quand même que le gros du mar­ché n’est pas le pro­fes­sion­nel qui imprime …

    >c’est un scoop a 1600 avec du bruit, ca reste un scoop et vous
    >serez publie.
    C’est ce que je disais plus haut … en tous les cas ce n’est pas mon usage.

    >Si on veut la qua­lite, on prend un tre­pied.
    oui et non … il y a énor­me­ment de moments où on aime­rait pou­voir gagner un peu de vitesse d’obturation et/ou de pro­fon­deur de champ … sur­tout en numé­rique.
    En fait, on a gagné d’une main (capa­cité à faire ce que l’on veut avec les “ISO”) et perdu de l’autre (pro­fon­deur de champ par exemple, plus déli­cate en numé­rique qu’en argen­tique)
    En plus main­te­nant, à cause du for­mat du cap­teur, nous uti­li­sons de plus en plus des objec­tifs “passe par­tout”, type 18 - 200 mm par exemple. Quand on sait que les meilleurs per­for­mances de ces objec­tifs ne sont pas atteintes à pleine ouver­ture et qu’en plus, l’ouverture varie en fonc­tion du niveau de zoom uti­lisé, on s’appercoit que même pour le quo­ti­dien, inté­rieur, fin de jour­née, pas­ser au dela de 1000 ISO n’est pas qu’une vue de l’esprit mais par­fois très utile (et je ne parle même pas du pro­blème du bougé … 200 mm -> 1/200 mini­mum … il faut aller les cher­cher les 1/200 .….)

    En tous les cas, je reste et demeure bluffé par les pho­tos d’Olivier. Je suis assez cer­tain que dans les mêmes condi­tions mon D200 aurait fait car­ré­ment pas bien.




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