A la découverte de U-Lik

Publié le 23 avril 2007 et mis à jour le 7 mai 2007 - 6 commentaires -
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J’ai déjà eu l’occasion de pré­sen­ter cette star­tup que j’accompagne depuis main­te­nant un peu plus d’un an. Comme son acti­vité a bien évolué ces der­niers mois et que son ser­vice a atteint une matu­rité cer­taine, il est temps d’en par­ler à nou­veau pour vous le faire décou­vrir. C’est pro­ba­ble­ment l’un des sites Web les plus riches fonc­tion­nel­le­ment que vous pour­riez décou­vrir ces temps-ci.

Son URL à rete­nir et à visi­ter : http://www.u-lik.com.

Le ser­vice U.[lik]

U.[lik] est un site de recom­man­da­tions cultu­relles cou­vrant le cinéma, la musique, la lit­té­ra­ture, les musées et l’art ainsi que le voyage. Il per­met  de décou­vrir une œuvre ou un auteur par plu­sieurs biais : sa des­crip­tion, une vidéo, les avis et goûts des Inter­nautes. On peut y expri­mer son opi­nion et la par­ta­ger faci­le­ment avec d’autres. Et sur­tout, on peut y créer sa biblio­thèque vir­tuelle ras­sem­blant non pas ce que l’on “pos­sède”, mais ce que l’on a vu, lu, entendu et com­ment on l’évalue per­son­nel­le­ment.

Cette biblio­thèque se for­ma­lise de deux manières: par des étagères quand vous êtes dans la par­tie contri­bu­tion et dans une page per­son­na­li­sée, sorte de “lounge”, ou vous pou­vez regar­der des vidéos sur tout ce que vous aimez (clips, inter­view, bande annonce). A par­tir de cette biblio­thèque de goût et grâce à un algo­rithme unique de per­son­na­li­sa­tion, U.[lik] réor­ga­nise le champs des pos­sibles. Le site per­son­na­lise ainsi la tota­lité du contenu en affi­nité avec l’utilisateur : l’ordre des acteurs d’un film, les com­men­taires des autres uti­li­sa­teurs et leurs fiches résu­mées.

Le coeur du site U.[lik] s’appuie sur un moteur de contri­bu­tion qui a appris des géant qui l’on pré­cédé. Il est en effet très simple de construire sa biblio­thèque en notant des œuvres dans tout le champ cultu­rel et de rajou­ter les artistes man­quants ou leurs œuvres.

La cou­ver­ture de l’ensemble du champ cultu­rel peut intri­guer au départ. Mais elle par­fai­te­ment cen­sée et ren­due pos­sible par la contri­bu­tion des uti­li­sa­teurs. Nos goûts et affi­ni­tés cultu­relles ne sont jamais liés à un seul média (cinéma, livres, musique) mais plus à des auteurs, des oeuvres, des ten­dances qui tra­versent les médias. Nos goûts sont un agré­gat com­plexe et maillé de ce à quoi nous avons été expo­sés et com­ment nous l’évaluons. Le moteur de sug­ges­tion de U.[lik] exploite cette diver­sité et sa per­ti­nence va lar­ge­ment au delà de ce qu’un Ama­zon peut vous pro­po­ser, sachant qu’en plus ils basent l’essentiel de leurs recom­man­da­tions non pas sur ce que vous aimez, mais sur ce que vous ache­tez, et qui peut donc concer­ner d’autres personnes.

U.[lik] s’adresse aux inter­nautes sou­hai­tant faire des décou­vertes cultu­relles et par­ta­ger ce qu’ils aiment avec pour cœur de cible les ado­les­cents et jeunes adultes très consom­ma­teurs de conte­nus et gros uti­li­sa­teurs d’Internet. Et ce à l’échelle mon­diale car le site est déjà dis­po­nible en fran­çais et en anglais et va bien­tôt l’être en espagnol.

C’est le seul acteur euro­péen de ce mar­ché nais­sant aux USA du « social cata­lo­ging ». Là-bas, les pion­niers du seg­ment ont réussi à inté­res­ser finan­ciè­re­ment les lea­ders de l’e-commerce (Libra­ry­thing, Shel­fari et Ama­zon). L’offre y reste très seg­men­tée par média (livre, cinéma pour Flix­ter…) et ne pro­pose pas tou­jours de sys­tème de per­son­na­li­sa­tion. Ou alors, l’interface uti­li­sa­teurs est très lourde comme chez Lis­tal.  U-lik est ainsi la seule société à asso­cier le “social cata­lo­ging” glo­bal au béné­fice d’une per­son­na­li­sa­tion qui vous sert de guide. C’est cette com­bi­nai­son qui leur per­met de se pro­je­ter sur les mar­chés de demain que sont la mobi­lité cou­plé au m-commerce et les média cen­ter et autres set-top-box.

L’équipe de U.[lik]

La société Tech­no­logues Cultu­rels qui a déve­loppé le site U-Lik a été fon­dée par deux anciens d’HEC, Raphaël Labbé (photo ci-dessous, par­ti­ci­pant à l’automne 2006 à l’émission “Esprit Libre” sur France 2) et Mathieu Léronde. Ils dis­posent d’expériences com­plé­men­taires dans la créa­tion, la culture et les médias.

Leur tra­vail sur l’algorithme de sug­ges­tion du site U-Lik a débuté en décembre 2004 et le site est opé­ra­tion­nel depuis mi 2006 avec main­te­nant 10000 ins­crits, dont une moi­tié hors de France, 200000 opi­nions expri­mées. La contri­bu­tion des uti­li­sa­teurs leur per­met de suivre à la trace la courbe d’évolution de Wiki­pe­dia à ses débuts. Ce qui est plu­tôt prometteur!

A ce stade, la star­tup est accom­pa­gnée par huit busi­ness angels dont trois impli­qués de manière active au sein du board de la société: Pas­cal Feu­cher (gérand de fonds et busi­ness angel de Pho­to­Ways), Jean-Louis Mis­sika, actuel­le­ment Vice Pré­sident chez Iliad, la mai­son mère de Free, admi­nis­tra­teur chez Sky­Rock, grand spé­cia­liste des médias et auteur de “La fin de la télé­vi­sion”, un essai paru l’automne der­nier. Et moi-même, ce qui fait que ce post n’est pas du tout objec­tif. Je vous laisse juge! Enfin, leur pro­gramme de recherche est égale­ment sou­tenu par Oséo.

Petite visite du site U.[lik]

La pre­mière mou­ture du site est arri­vée début 2006 avec dès le départ une inter­face dis­po­nible en fran­çais et en anglais. Il en est main­te­nant à sa troi­sième géné­ra­tion. La mou­ture actuelle a béné­fi­cié de nom­breuses amé­lio­ra­tions trai­tant des basiques: une ergo­no­mie revue, plus enga­geante et dyna­mique, une grande faci­lité de navi­ga­tion dans les objets et pour les noter, et un tuto­rial inté­gré qui s’adapte au niveau d’usage du site pour chaque utilisateur.

Pas­sons en revue quelques uns des aspects saillants du site et en par­ti­cu­lier de ses récentes évolutions:

  • Créer son compte U-Lik

Bien que l’on puisse navi­guer sur le site de U-Lik sans devoir créer de compte uti­li­sa­teur, la per­son­na­li­sa­tion de son usage passe par là. C’est très simple, il suf­fit d’indiquer un use­rid, un mot de passe et un email. L’inscription est donc par­fai­te­ment ano­nyme. On peut pré­ser­ver cet ano­ny­mat tout au long de l’utilisation de U-lik car le site ne stocke aucune infor­ma­tion per­son­nelle (nom, adresse, âge, sexe). Vie pri­vée que vous ne pour­riez pas pré­ser­ver si les infor­ma­tions et avis sur vos pré­fé­rences cultu­relles étaient asso­ciées à un site de com­merce élec­tro­nique. Ce qui en termes de confiance jus­ti­fie la posi­tion d’un inter­mé­diaire dans la recom­man­da­tion entre l’utilisateur et les sites de commerce.

 

  • La navi­ga­tion dans les conte­nus pour créer sa bibliothèque

Une fois que l’on a créé son compte, on va ali­men­ter sa biblio­thèque vir­tuelle. Il s’agit de trou­ver des objets et ensuite de les noter. La nota­tion se fait sur une échelle qua­li­ta­tive à cinq bar­reaux: “hall of fame”, “like”, “inter­est, “dis­like” et “hall of shame”, rela­tive à son appré­cia­tion personnelle:

De nom­breux outils de navi­ga­tion com­plé­men­taires les uns des autres per­mettent de consti­tuer cette biblio­thèque assez rapi­de­ment. En moins d’une demi-heure, cha­cun peut se contruire une belle biblio­thèque de quelques cen­taines d’objets ce qui per­met­tra de rece­voir de très bonnes suggestions.

On peut com­men­cer par réa­li­ser une recherche sur un “objet”, par exemple sur les “Rol­ling Stones” ce qui va don­ner leur pro­fil, et “Uni­verse” leur dis­co­gra­phie com­plète, mais aussi leurs concerts et films. Nous avons aussi un des­crip­tif de l’objet de quelques lignes qui a été récu­péré auto­ma­ti­que­ment dans Wiki­pe­dia lors de la créa­tion de l’objet et qui est ensuite com­plété par les uti­li­sa­teurs du site pour être le plus syn­thé­tique et le plus “chaud” possible.

On peut alors noter à la fois le groupe et les objets qui lui sont reliés très rapi­de­ment en choi­sis­sant la lettre cor­res­pon­dante (H/L/I/D/H), l’interface uti­li­sa­teur étant par­fai­te­ment dyna­mique, of course:

On peut aussi noter des objets en consul­tant la biblio­thèque d’autres uti­li­sa­teurs de U-Lik.

On peut par exemple consul­ter le pro­fil du pro­lixe uti­li­sa­teur “Flyin­tin­ger” (plus de 3000 objets notés). Là où c’est très fort, c’est que les objets mis en avant sont per­son­na­li­sés en fonc­tion du pro­fil de celui qui consulte:

Mais dans l’exemple qui suit, nous allons prendre un uti­li­sa­teur qui dis­pose d’une biblio­thèque vir­tuelle moins dense. Elle est pré­sen­tée en colonnes cor­res­pon­dant aux objets notés dans les dif­fé­rentes caté­go­ries du “Hall of fame” au “Hall of shame”:

La cou­leur cor­res­pond à la note de l’objet de cet uti­li­sa­teur dans ma propre biblio­thèque. Cela per­met de faire une com­pa­rai­son visuelle des goûts. Les objets en noir ne sont pas dans ma biblio­thèque. Je peux donc les noter (si je les connais…). Et le pro­ces­sus est très rapide, comme ici où j’ai noté l’acteur Phi­lippe Noiret:

Par­fois, on but­tera sur l’impossibilité de noter un objet comme on l’entend. C’est le prix à payer pour pous­ser l’utilisateur à équi­li­brer ses évalua­tions du meilleur au pire, afin de rendre les sug­ges­tions les plus per­ti­nentes. Le site guide main­te­nant  l’utilisateur lorsque ce blo­cage intervient:

Il se trouve que depuis quelques temps, les objets peuvent être tag­gés, ce qui per­met d’affiner les recherches de sug­ges­tions en s’intéressant à un genre (drame, comé­die, rock, bio­gra­phie …etc). On peut aussi lis­ter les objets avec “j’ai” et “j’aimerai avoir”. His­toire de se consti­tuer une liste de sug­ges­tion de cadeaux.

Et puis on peut ajou­ter dans sa biblio­thèque des objets de la sphère non com­mer­ciale! On n’est pas contraint par le cata­logue pro­duit d’un ou de plu­sieurs sites de vente en ligne.

  • Rece­voir des sug­ges­tions, faire des décou­vertes, échanger

En fait, dès que l’on a com­mencé à consti­tuer sa biblio­thèque vir­tuelle, toute la navi­ga­tion dans le site est per­son­na­li­sée et relève de la suggestion.

La méthode la plus simple consiste à cli­quer sur “My sug­ges­tions” dans le menu en haut de l’écran et d’affiner en choi­sis­sant une caté­go­rie (ici : “livres”) voire des tags (ici: “science fiction”):

On peut aussi consul­ter les “charts” (j’utilise la ver­sion anglaise de l’interface), c’est-à-dire le “Top 50″ d’une caté­go­rie de pro­duit, mais aussi le “Flop 50″. Ces sug­ges­tions sont indé­pen­dantes de son pro­fil et peuvent être obte­nues sans même avoir créé de compte dans U-Lik:

On peut aussi consul­ter les sug­ges­tions faites par U-Lik pour un autre uti­li­sa­teur, par exemple, pour avoir une idée de cadeau à lui faire.

Et en cli­quant sur “Cross with my own sug­ges­tions”, on obtient des sug­ges­tions qui devraient cor­res­pondre à nos “deux” goûts. Ainsi plus besoin de ter­gi­ver­ser deux heures devant un vidéoclub:

On peut ensuite obte­nir la liste des uti­li­sa­teurs d’U-Lik dont le pro­fil est simi­laire du sien et consul­ter leur biblio­thèque, c’est une autre manière d’obtenir des suggestions:

 

A noter que la ses­sion U-Lik est per­sis­tante. Quand on quitte son navi­ga­teur et qu’on le relance sur le site, on retrouve sa ses­sion pré­cé­dente avec le der­nier objet ouvert.

  • Par­ta­ger ses goûts avec ses amis

Une fois que l’on a consti­tué sa biblio­thèque vir­tuelle, on peut la par­ta­ger avec ses amis. Lorsque l’on dis­pose de leur iden­ti­fiant, on peut comme nous l’avons déjà vu com­pa­rer leur goût avec les siens. Et leur offrir quelque chose que l’on aimera soi-même déjà!

On peut consul­ter le pro­fil de ses amis qui nous auront trans­mis leur iden­ti­fiant U-Lik, notam­ment dans le “lounge” où se trouvent une grande richesse d’information liées à chaque U-ser:

A savoir: ses amis, ses oeuvres pré­fé­rées, sa chaîne TV per­son­na­li­sée uti­li­sant des vidéos publiées sur You­Tube, ses com­men­taires, ses der­niers objets et com­men­taires d’objets ajou­tés dans la base U-Lik, ses mes­sages échan­gés avec d’autres U-ser, et des sug­ges­tions de spec­tacles et autres oeuvres culturelles.

La notion d’amis sera à pré­ci­ser dans les évolu­tions du site: ce sont pour l’instant les uti­li­sa­teurs que l’on a notés (posi­ti­ve­ment) dans le site et ceux dont les goûts sont simi­laires aux siens.

  • Se consti­tuer une chaine vidéo per­son­na­li­sée et l’intégrer sur son blog ou sur sa page NetVibes.

On est ici en plein dans l’application du concept de “mash-up” avec l’intégration de ser­vices d’origines diverses pour créer de nou­veaux services.

You­Tube four­nis­sant un réser­voir énorme de conte­nus, pour­quoi ne pas le relier à sa biblio­thèque où à ses sug­ges­tions? C’est ce que U-Lik per­met en pré­sen­tant en haut à gauche une zone vidéo affi­chant des clips You­Tube. C’est une sorte de mini-MTV personnalisé!

A par­tir de votre col­lec­tion, vous dis­po­sez de plu­sieurs “wid­gets” pour par­ta­ger vos goûts avec vos amis sur votre propre blog comme ici même (à droite dans la pre­mière colonne). Un tel wid­get est même dis­po­nible depuis mars 2007 pour Net­Vibes, dont voici un exemple ci-dessous:

On peut même inté­grer ceci dans un wid­get pour Net­Vibes depuis quelques semaines!

  • L’achat une fois qu’on a une suggestion…

Il ne faut évidem­ment pas oublier cette étape impor­tante. On peut évidem­ment cli­quer sur “buy” à droite de la des­crip­tion détaillée d’un objet.

Mais le site est aussi ori­gi­nal par les publi­ci­tés contex­tuelles et per­son­na­li­sées qu’il pro­pose en haut et à gauche de la fenêtre. Elles pour­ront inté­grer des annonces sur des “pro­duits frais” tels que les concerts ou le théâtre. Ces sug­ges­tions s’alignent sur celles qui sont faites par le sys­tème ou pour les articles où l’on a cli­qué “buy” sans for­cé­ment ache­ter immé­dia­te­ment après. C’est de la pro­po­si­tion d’achats per­son­na­li­sée. Le rêve de l’annonceur et du commercant!

Voilà, j’ai à peu près ter­miné ce petit tour du site dans son état actuel. Mal­gré mon sta­tut de busi­ness angel de U-Lik, je dois recon­naitre que je n’avais pas passé beau­coup de temps sur le site à ses débuts. Ce sont ses amé­lio­ra­tions récentes qui m’ont fait y pas­ser beau­coup plus de temps et enri­chir ma biblio­thèque qui compte main­te­nant plus de 1600 objets.

Contrai­re­ment à de nom­breux sites Web 2.0 “mono-fonctions”, on ne balaye pas le site U-Lik en un coup à la 1-2-3. Il y a une com­bi­na­toire de sai­sie, de mani­pu­la­tion des don­nées et de sug­ges­tions qui est très riche et que l’on pren­dra plai­sir à décou­vrir au fil de l’eau.

Etapes sui­vantes

La créa­tion de valeur du site est triple: avec un sys­tème de sug­ges­tion sophis­ti­qué, avec les contri­bu­tions des uti­li­sa­teurs et enfin, grâce à l’appel à des conte­nus libre­ment dis­po­nibles sur Inter­net. On y trouve fina­le­ment tous les concepts qui font le suc­cès des sites Web 2.0 dans U-Lik: contribution uti­li­sa­teur, per­son­na­li­sa­tion, tag­ging, mash-up avec des ser­vices comme Wiki­Pe­dia ou You­Tube, créa­tion de com­mu­nau­tés, affi­lia­tion, recom­man­da­tion, social shop­ping! Et au delà même, avec des appli­ca­tions poten­tielles ciblées dans les mobiles et dans les set-top-boxes et média centers.

Jusqu’à pré­sent, l’équipe d’U-Lik était foca­li­sée sur la créa­tion de son site, sur l’amélioration des fonc­tion­na­li­tés per­met­tant de créer la base d’objets. Les pro­chaines étapes visent à faire évoluer le site pour élar­gir l’audience au delà des contri­bu­teurs et à moné­ti­ser l’usage, notam­ment par des par­te­na­riats divers.

Ques­tion rituelle: et le modèle écono­mique? D’un côté, le revenu est publi­ci­taire, et sous deux formes: publi­cité clas­sique sur le site - pou­vant être contex­tua­li­sée très fine­ment - et affi­lia­tion avec des sites de vente en ligne. De l’autre, la struc­ture de coût du site est légère car il ne mani­pule pas de don­nées médias, seule­ment des bases en mode texte. Et l’algorithme de sug­ges­tion qui tourne en per­ma­nence est opti­misé pour sup­por­ter la mon­tée en charge du site.

U-Lik est un inter­mé­diaire posi­tionné entre le consom­ma­teur et le ven­deur. Il pro­pose la tota­lité des modes d’acquisition de conte­nus et peut donc res­ter à jour des évolu­tions de consom­ma­tion. Vous vou­lez de la musique MP3 (avec ou sans DRM…), la ver­sion numé­rique ou papier d’un livre, voir un film en VOD ou en ache­ter, ce sont autant d’options pos­sibles. U-lik tra­vaille à la per­son­na­li­sa­tion de l’espace d’achat de chaque uti­li­sa­teur pour mettre en avant les ser­vices que cha­cun utilise.

La star­tup en est encore à un stade très “early stage” pour le moment. Comme il se doit, elle est donc à la recherche de finan­ce­ments pour ali­men­ter sa crois­sance, autant R&D que ventes/marketing.

Avis aux amateurs!


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Publié le 23 avril 2007 Post de Olivier Ezratty | Internet, Médias, Startups | 6 commentaires

Les 6 commentaires sur “A la découverte de U-Lik” :

  • U. Lik est un site très sédui­sant et érgo­no­mique. Je l’utilise depuis très peu et on sent un grand poten­tiel pour deve­nir un des au lieu d’echange cultu­rel sur le web. Quelques sug­ges­tion d’utilisateur novice:

    -Sign up sim­plis­sime et ultra rapide. ça change Bravo! Par contre le “set up”, la créa­tion de la biblio­thèque de base est un peu longue et labo­rieuse. Des outils de bulk import pour pou­voir impor­ter des play­lists (ou des listes toute simples), favo­rites book­mark,..) seraient les bien­ve­nus.
    -encore pas mal de lacune dans la base de réfé­rence, je com­prends que tous l’univers culture ne peut pas y etre d’un coup mais au moins il fau­drait y pri­vi­lé­gier les nou­vea­tés (j’ai essayé quelques réfé­rences
    -plus d’intégration avec des bases cultu­rels exis­tantes pour retrou­ver faci­le­ment des clas­siques. Par exemple, fan de musique cel­tique, j’ai essaye sans suc­cès quelques clas­siques (Sti­vell, Dann Ar braz,Pogues,..) sans qu’elles ne soient reconnu. Je ne me sens pas de ren­trer à la mano des réfé­rences que j’ai déjà sur mes play­lists ou pré­sentes sur de nom­breux sites mar­chands.
    -Plus d’intégration avec les sites mar­chands phares du domaine (allo­cine, fnac, ama­zon, ala­page, ) pour les commentaires/critiques (je fais sou­vent des cri­tiques spon­ta­nées sur mes coup de coeur sur ama­zon et fnac, pour­qui ne pas les réc­pue­rer en track­back dan les com­men­taire U.lik. Ou inver­se­ment à par­tir de .Lik pou­voir les pos­ter en com­men­taires chez amazon/fnac,.. ca ferait de la visi­bi­lité pour U.lik en +. Ega­le­ment, je n’aurai aucune hési­ta­tion à par­ta­ger avec U.Lik mes cre­den­tials de sign up des 5 sites cultu­rels mar­chands que j’utilise pour cen­tra­li­ser et ratio­na­li­ser mes commandes.

    -Autres petits + sou­hai­tables: sous caté­go­ries (gros consom­ma­teurs de livres, j’aimerai dis­tin­guer BD, socio­lo­gie, romans,business,..); faire dis­pa­raitre la brique de bien­venu (avec exemple Madonna), elle réap­pa­rait même quand on la ferme dès qu’on revient sur la home page. énervant.

    En tout cas plein de poten­tiel et de fonc­tion­na­li­tés très sympa. J’adore le lounge avec player u.lik et les hall of fame récu­pés auto­ma­ti­que­ment sur Utube.

  • [2] - leafar a écrit le 19 mai 2007 :

    Dear [jequef­fe­lec]
    Merci, je vais essayer de répondre dans l’ordre.
    - le sign-up aide pour beau­coup pour les taux de conver­sion et je pense que les gens appré­cient ;-)

    - bulk import … effec­ti­ve­ment faire en sorte que la mise en route soit plus facile pour­rait avoir du sens. Cepen­dant la musique (puisque c’est cela auquel vous devez pen­ser) repré­sente une masse de don­nées consi­dé­rable (sans par­ler des pro­blèmes de déno­mi­na­tion) qui vien­drait à noyer le reste des autres caté­go­ries. Par ailleurs, pour la musique last.fm le fait très bien et nous pré­fé­rons res­ter com­plé­men­taire comme c’est le cas aujourd’hui et ne pas aller sur leur ter­rain. Par contre si vous avez des don­nées qq part sur le web pour vos livre sou vos films, vos villes …etc , je serais très heu­reux que vous m’indiquer le ser­vice que vous uti­li­sez pour que regar­dions si nos pou­vons les récu­pé­rer faci­le­ment. Mal­heu­reu­se­ment (et peut être heu­reu­se­ment) très peu de site pro­pose de faire votre biblio­thèque et nous avons en règle géné­rale des users qui font leur pre­mière biblio­thèque (hors musique) chez nous.

    - les clas­siques. La base est construite par les uti­li­sa­teurs car nous devons bâtir une base « propre » et mul­ti­lingue. Pas de dou­blon pur un artiste avec deux noms, ni une ver­sion col­lec­tor ou clas­sique pour un DVD, hors les bases des mar­chands sont assez « sales », ne sont jamais multi-lingue. Il n’existe pas de base ouverte de la culture. Nous avons fait un choix à la wiki­pe­dia car c’est le seul moyen d’atteindre ces objec­tifs et de pou­voir suivre le flux des créa­tions qui est impres­sion­nant. Nous avons encore beau­coup de bou­lot mais le rythme est bon et la contri­bu­tion en hausse ce qui nous per­met d’être très confiant.
    Pour le cel­tique par exemple si vous faite la recherche « Dann Ar braz » en people nous allons vous pro­po­ser de le créer car ce n’est effec­ti­ve­ment pas dans la base et nous serions heu­reux de vous comp­ter parmi les gens qui vont défri­cher le seg­ment ;-)

    - Pour l’intégration avec les sites mar­chands et les com­men­taires, je serais très heu­reux, mais en pra­tique aucun site ne laisse accès à leur base de com­men­taires. Cela risque de chan­ger et nous tra­vaillons déjà des­sus. Si vous pen­sez en par­ti­cu­lier à un site que vous pen­ser pou­voir signer un deal cela sera avec plai­sir et l’idée de faire vali­der le rapa­trie­ment des don­nées par l’utilisateurs lui-même est excellente !

    - les tags ont voca­tion à faire la dif­fé­rence entre les genres et même les thé­ma­tiques spé­ci­fiques. Vous pou­vez les tes­ter à droite dans la boite de clas­se­ments. La contri­bu­tion n’est pas encore assez forte sur ce point et nous essayons de l’améliorer.

    Pour la brique Madonna, elle va dis­pa­raître des que vous pas­se­rez les 20 notes. Nos tests ont mon­tré qu’elle était utile jusqu’à ce point pour les uti­li­sa­teurs avec peu de notes qui reve­naient suite à une news­let­ter. Vous aurez ensuite des tips (beau­coup plus petit comme boite) jusqu’à 200 notes (à nou­veau cela faci­lite for­te­ment l’appréhension d’un pro­duit encore un poil trop com­plexe). Désolé pour ce petit déran­ge­ment qui mal­gré tout paye beaucoup.

    Encore merci … je vous invite à essayer le jude­box net­vibes (vous trou­ve­rez le bou­ton en bas du site). Jude­box que nous pré­voyons d’envoyer très rapi­de­ment sur Vista puis sur mobile.
    En espé­rant que ces expli­ca­tions vous seront utiles.

    [lea­far]

  • [3] - leafar a écrit le 19 mai 2007 :

    le lien last.fm n’est pas passé, désole :
    http://www.last.fm/group/U.%5Blikers%5D

  • Raphaël,

    Tech­ni­que­ment, il est pos­sible de récu­pé­rer les com­men­taires sur d’autres sites au prix d’un simple requête sur le port 80 (donc invi­sible pour le site en question).

    Le pro­blème, c’est qu’agréger publi­que­ment des conte­nus pro­duits ailleurs peut-être assi­milé à “du détour­ne­ment de valeur ajou­tée” (je ne connais pas le terme juri­dique exact). Par contre, vous pour­riez l’utiliser à pro­fit en interne, à des fins d’analyse.

    On en reparle un de ces 4.

    @+

  • [5] - leafar a écrit le 20 mai 2007 :

    J’ai plan­ché aussi sur le sujet cet aprem (c bon lesz dimanches plu­vieux ;-) . Il semble que ce soit la jungle aux USA, mais le seg­ment attire pas mal de monde. Voir les ces deux posts de tech­crunch ( 1 & 2). il est pos­sible d’imaginer que ces sites ovnt un jour louer leur base (comme les com­men­taires fan­tomes que l’on trouve chez ama­zon et la fnac -voir un post que j’avais consa­cré au sujet). Bref la ques­tion est ouverte et je vais conti­nuer à creu­ser mais il semble que la solu­tion ne soit pas pour tout de suite.

  • @leafar, merci pour ces expli­ca­tions bien utiles. J’ai décou­vert le site last.fm qui est effec­ti­ve­ment bien com­plé­men­taire. J’ai bien aimé le wiz­zard d’import qui “scrobble” mon media player et itunes pour être opé­ra­tion­nel très vite et sans se fati­guer à ren­trer les données.

    Pour répondre à votre ques­tion sur mes méthodes de sto­ckage mes favo­ris culturels:

    -music: itunes et WMA player sur mon PC (main­te­nant que j’ai décou­vert last.fm, c’est effec­ti­ve­ment un super com­plé­ments de social net­wor­king musical).

    -pour les films, j’utilise Allo­cine (chaque fiche de film y est faci­le­ment tag­guable pour crééer une base de favoirtes personnel

    -Pour video: Utube/Dailymotion

    -Pour site Web: j’upload mes book­marks dans del.icio.us.

    -Pour les livres, j’ai ma liste excel sur mon PC, une liste sur mon espace perso pour les livres que j’ai lis récem­ment, et sur ama­zon j’utilise les “zen­vies de cadeau” pour sto­ker les livres que je sou­haite lire (je pré­fère ama­zon a fnac car beau­coup plus de réfé­rences us sur ama­zon et les réfé­rences fran­çaises sont sen­si­ble­ment équi­va­lentes à la fnac). Donc pour les livres, don­nées assez destruc­tu­rées effectivement

    En conclu­sion, je pense qu’effectivement les ver­ti­caux cultu­rels pour le cine, musique, video, sites web pro­posent tous des fonc­tion­na­li­tés social net­wor­king inté­res­santes à par­tir de leur base de données;et pour ces ver­ti­caux vous faites bien de jouer la com­plé­men­ta­rité comme vous le faites avec le lounge et le player u like puis­sant dans utube/DL. Et dans la même veine, pour­quoi ne pas faire de meme une inté­gra­tion plus forte avec last.fm, allocine,del.icio.us.

    Par contre, pour le ver­ti­cal “livre/littérature”, le social net­wor­king d’amazon et fnac est nul­lis­sime tant sur la qua­lité des par­ti­ci­pa­tions (j’ai bien aimé votre post sur les fakes pseudo,..)que des fonc­tion­na­li­tés (établir des listes simples: livres de chevets-les hall of fame comme vous les appe­lés; livres lus récem­ments, livres à lire,…
    Meme constat chez les clubs de lec­tures (france loi­sir, lire maga­zine,..). C’est aussi éffa­rant de consta­ter qu’aucun des sites mar­chands livres ne pro­pose d’espace de blog­ging s’appuyant sur leur base de don­nées livres (comme le fait super­bem­ment allo­cine qui fédèrent ainsi la com­mu­nauté des blog­ger cinéma). Pour­tant quand on voit la richesse des émis­sions de télé passé ou actuels sur les livres (bouillon de culture, vol de nuit, cam­pus,..), c’est évident qu’il devrait exis­ter un pen­dant web fort.

    Bref, je n’ai tou­jours pas trouvé d’endroit sur le web satis­fai­sant pour échan­ger autour des livres (pas for­cem­ment que lit­té­ra­ture d’ailleurs, j’aime bien assi les livres business/sociologie,biographies…) et je serai ravi d’utiliser U-lik pour cela.




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