Amazon accélère le déclin des ebooks

Publié le 30 septembre 2011 et mis à jour le 1 octobre 2011 - 18 commentaires -
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Beaucoup de choses ont été écrites sur le vif au sujet de l’annonce récente des nouveaux Kindle d’Amazon, un des principaux événements technologique de cette rentrée. Mais tout n’a pas été dit !

Je vais revenir ici sur un sujet déjà abordé dans d’autres articles de ce blog, à savoir l’articulation des usages et du marché entre ebooks et tablettes, et exposer pourquoi les premiers vont inexorablement décliner au profil des seconds. L’annonce d’Amazon est une étape clé de ce processus amorcé avec la sortie de l’iPad en 2010. Nous examinerons aussi quelques enjeux industriels autour des annonces d’Amazon, aussi bien au niveau matériel que des contenus. Enfin, j’aborderai la question de la concurrence d’Amazon.

Les annonces d’Amazon

Quatre produits ont été annoncés par Amazon, trois dans la continuité de l’existant et un de véritablement nouveau chez Amazon :

  • La nouveauté, c’est la Kindle Fire, cette tablette 7 pouces couleur tactile à $199 (hors taxes) qui tourne sous Android et permet de consommer toutes sortes de contenus proposés par Amazon (livres, musique, films, presse), des applications et de naviguer sur le web.
  • La continuité de l’existant se trouve avec le Kindle Classic, sans clavier et à $79, et les deux Kindle Touch, Wifi et 3G tactiles à respectivement $99 et $149. Sachant que ces nouveautés sont dans la prolongation d’une offre déjà très abordable à respectivement $100 et $139 selon le modèle (avec clavier).

amazon-fire-touch-kindle-family

C’est évidemment l’annonce du Kindle Fire qui a retenu l’attention. Essentiellement parce que c’est l’une des rares offres qui semble crédible face à l’iPad d’Apple, malgré les nombreuses différences qui subsistent entre les deux.

Le déclin de l’ebook

Cette annonce est surtout le signal que l’ebook mono-application, appelé aussi “liseuse” est voué à progressivement s’effacer au profit des tablettes. Cela a déjà commencé en 2011 avec des ventes de tablettes qui ont largement dépassé en volume, et donc aussi en revenus, celles d’ebooks, Amazon représentant la moitié du marché des ebooks.

Mon raisonnement est le suivant : à format, poids et prix voisins, les produits généralistes l’emportent généralement sur les produits spécialisés. L’histoire du numérique l’a démontré à plusieurs reprises : les PC ont remplacé les machines à écrire “informatiques” à la fin des années 1970 et surtout avec l’arrivée des IBM PC en 1981, les mobiles ont progressivement pris le pas sur les baladeurs numériques et sur les GPS dédiés, les chaines hifi intégrées ont supplanté les chaines en éléments séparés maintenant cantonnées au haut de gamme, et les suites bureautiques ou graphiques ont remplacé les logiciels isolés qui les composaient.

Les spécificités des ebooks qui peuvent les rendre plus intéressants que les tablettes sont : le prix généralement assez bas, la légèreté, des écrans qui fatiguent peu les yeux et l’autonomie qui peut être de plusieurs jours voire semaines. Leur déclin va être déclenché par une réduction progressive de ces spécificités et à l’évolution du besoin des consommateurs.

Reprenons les une par une :

  • Le prix généralement assez bas  des ebooks. C’est ici que l’annonce d’Amazon prend tout son sens. Le Kindle Fire est une tablette généraliste plus de deux fois moins chère que l’iPad et que la plupart des autres tablettes du marché. A titre de comparaison, les ebooks de Sony sont entre $179 et $250. Donc, nous avons une tablette au prix des ebooks du numéro deux du marché.
  • La légèreté : l’iPad 2 est encore un peu lourd avec 600g (vs 680g pour l’iPad 1) alors que les Kindle noir et blanc faisaient 241g. Le Kindle Fire pèse 414g. Mais l’iPad est un 10 pouces tandis que le Fire est un 7 pouces. Par comparaison, une tablette Archos de 10 pouces pèse aussi 400g, c’est la plus légère du marché dans ce format-là. Cela devient un poids tout à fait acceptable pour lire.
  • Des écrans qui fatiguent peu les yeux : c’est l’avantage des écrans à LCD bistables non rétro-éclairés, la plupart provenant de la société e-ink. Mais en réglant bien le rétro-éclairage, les écrans LCD IPS couleur de l’iPad et du Kindle Fire sont tout à fait acceptables. Et la couleur couplée à une haute résolution constituent un avantage clé pour lire autre chose que des livres avec juste du texte au kilomètre. D’ici quelques années, on peut compter sur l’arrivée de technologies innovantes qui cumuleront d’un côté la souplesse d’usage des LCD IPS (couleur, grande résolution, support des vidéos) et les bénéfices de l’encre électronique (confort de lecture, faible consommation et légèreté des écrans). Il y a au moins trois candidats : la technologie Mirasol de Qualcomm, la technologie LiquaVista qui a été acquise par Samsung, et enfin – éventuellement – les écrans OLED et AMOLED. Question de patience !
  • L’autonomie qui peut être de plusieurs jours voire semaines pour les ebooks et d’un environ une journée pour les tablettes. Mais 8 à 10 heures d’autonomie est “good enough” pour un usage courant, sauf pour les rares utilisateurs qui lisent toute la journée ! L’autonomie des tablettes s’améliorera certainement grâce au point précédent, mais sera toujours un peu contrainte par des processeurs généralistes, maintenant multicœurs, plus consommateurs d’énergie que les processeurs maigrichons des ebooks.

Si on observe maintenant les usages, les ebooks d’aujourd’hui sont éminemment limités. Les consommateurs préfèrent de loin bénéficier d’une grande souplesse pour consommer toutes sortes de contenus, ce qui donne un avantage énorme aux tablettes.

Amazon Silk

Je fais donc le pari que les ebooks vont bientôt rejoindre les obscurs et marginaux marchés des calculatrices scientifiques ou des traductrices de poche.

La parenté avec la stratégie d’Archos

Petite réflexion qui va vous sembler curieuse : la stratégie hardware du Kindle Fire est très voisine de choix qui ont été opérés il y a un an par Archos, le petit français qui a vendu aux alentours de 2 millions de tablettes à ce jour, soit quelques % de la base installée mondiale. Et qui après des années difficiles a généré une Tablettes Archos Gen9

Voici les points communs en question qui éclairent en fait ceux d’Amazon :

  • Des tablettes généralistes de petit format et légères sachant qu’Archos dispose d’une technologie propriétaire de coque qui lui permet de battre Amazon au niveau légèreté comme nous l’avons vu. Il s’agit d’une technique de moulage de plastique autour d’une coque métallique, sans pièce d’assemblage qui assure à la fois légèreté et rigidité à l’ensemble.
  • Un processeur double cœur de la famille Texas OMAP à base de noyau ARM, qui équipe de Fire, que l’on trouve dans les dernières tablettes d’Archos (dites Gen 9). Il semblerait que le TI OMAP du Fire tourne à 1 GHz tandis que celui des Gen9 d’Archos tourne à 1,5 GHz.
  • L’utilisation d’une version modifiée d’Android “non certifiée” par Google. Les raisons ne sont pas forcément les mêmes. Mais elles permettent par exemple de baisser le prix de la tablette en s’affranchissant de certains composants du cahier des charges de Google comme l’intégration d’un accéléromètre, d’un GPS et d’une webcam. Amazon utiliserait Android 2.2 tandis qu’Archos s’appuie sur la 3.2 (Honeycomb).
  • Une interface utilisateur personnalisée, dans les deux cas de figure alors que les constructeurs certifiés Google comme Samsung, utilisent l’interface de Google, notamment dans Android 3.X (Honeycomb). Archos a développé pas mal de briques logicielles spécifiques pour ses tablettes au dessus d’Android. Amazon a fait de même, avec notamment le navigateur Silk, même si ce dernier est probablement d’origine externe, genre Opera.
  • Une capacité de stockage voisine : autour de 8 Go, un moyen de préserver des prix assez bas et aussi, pousser les gens à tirer parti du “cloud” et des services en ligne.
  • Un application store en propre. Archos a choisi cette forme d’indépendance pour conserver une grande liberté au niveau matériel, reprise par Amazon. Mais ce dernier a aussi choisi cette option parce qu’il souhaite “verticaliser” son offre. Les deux sociétés revendiquent d’ailleurs un nombre voisin d’applications : environ 10000.
  • Un prix très bas, Archos ayant été l’un des premiers à lancer des tablettes 9/10 pouces à moins de 300€. Amazon est sur la même ligne. Comme Amazon vend beaucoup de ses tablettes en direct et sur des volumes dix fois supérieur à ceux d’Archos, cela signifie que l’américain ne vendra pas à perte ses Kindle Fire contrairement à ce que suppute la presse américaine, qui ignore royalement notre petit Archos national ! Mais le véritable gagne-pain d’Amazon se situe évidemment dans les ventes de contenus qui peuvent générer des revenus récurrents. Cela signifie aussi qu’Amazon pourrait très certainement lancer une version 9 ou 10 pouces du Kindle Fire aux alentours de $250 à $300, qui sera très compétitive par rapport à l’iPad.

Au-delà de forces de frappe difficilement comparables, la différence clé entre Archos et Amazon réside surtout dans le catalogue de contenus. Amazon est surtout un e-marchand qui se créé ainsi un canal de vente privilégié, dans la lignée des précédents Kindle qui étaient focalisés sur les livres. C’est une évolution voisine de la stratégie de vente d’Amazon qui initialement vendait des livres et s’est mis à vendre de tout ensuite. Il y a aussi toute la stratégie Cloud d’Amazon, intégrée dans son offre de contenus qui deviennent dès facto “multi-écrans”.

Une autre parenté : avec Canal+

Les analogies sont toujours éclairantes. En voici une autre, cette fois-ci avec Canal+, qui faisait l’objet de mon précédent article, ou plus généralement avec les opérateurs de TV payante. Amazon et Canal+/CanalSat ont des stratégies voisines d’approche des consommateurs :

  • Une approche très verticale qui va de l’agrégation de contenus jusqu’à la fourniture d’un matériel dédié pour le consommer. Chez Canal+, ce sont des set-top-boxes TV. Elles présentent la caractéristique d’avoir une interface utilisateur propriétaire, même si le logiciel sous-jacent tourne sous Linux. On peut y consommer toutes sortes de contenus vidéo : TV en direct, en rattrapage, VOD et S-VOD. Chez Amazon, la set-top-box est le Kindle Fire ! Mais chez Canal, le système est moins ouvert : pas d’application store ni de navigateur Internet. C’est moins utile dans le contexte de la TV. Chez Canal, le matériel est en location tandis que chez Amazon, il est vendu. Mais dans les deux cas, ce n’est pas à perte.
  • Une approche plus horizontale pour toucher le reste du marché avec des solutions logicielles tournant sur les autres plateformes matérielles. Dans le cas de Canal, il s’agit du support des set-top-boxes des FAI, du web classique, des smartphones et des tablettes sans compter les TV dotées d’un lecteur de carte CAM pour le contrôle d’accès (en TNT uniquement). Amazon fait de même puisqu’il propose son application Kindle qui tourne sur les principales plateformes applicatives du marché : sur PC/Mac, sur smartphones et sur tablettes Apple et Android.

So what? Ces stratégies maximisent d’un côté le contrôle de la relation client (avec le matériel) et de l’autre le “reach”, la capacité à toucher un maximum de consommateurs, même si c’est avec un revenu et une marge par consommateur qui doivent être inférieurs.

Trois sociétés affectées : Samsung, Sony et Qualcomm

Alors, qui va être affecté par cette annonce d’Amazon ? Apple qui se prend un concurrent crédible à son iPad, Google qui voit sa plateforme Android se balkaniser ou Microsoft qui est pour l’instant absent de ce marché ? Un peu tout le monde à la fois ! Il y a aussi le Nook Color commercialisé aux US par Barnes & Noble à $249 pour un format de 7 pouces. Comme quoi le prix de $199 du Kindle Fire n’est pas si révolutionnaire que cela !

Dans les sociétés affectées, on peut aussi citer :

  • Samsung, car ses tablettes Galaxy sous Android sont maintenant un peu chères, surtout au format 10 pouces, et ne sont pas associées à des canaux de distribution de contenus comme Amazon. Je ne serais pas étonné de voir le coréen baisser rapidement les prix de ses tablettes et de développer des partenariats contenus tout azimut. Sachant que l’application Kindle d’Amazon tourne sur iPad comme sous Android. Dans la lignée, tous les fabricants “no name” ou “poor name” de tablettes Android auront du mal à se faire une place au soleil, sauf peut-être dans les pays en voie de développement, là où le droit d’auteur est généralement moins respecté.
  • Sony qui vient de sortir ses Tablet S sous Android, format 9,4 pouces, mais à plus de $500, encore un prix bien élevé, en complément de ses ebooks que nous avons déjà cités et sont bien chers. La différence avec Samsung est une plus grande capacité à y intégrer des contenus, certains provenant du groupe Sony (musique, films, jeux). Là encore, une baisse des prix est à anticiper.
  • Qualcomm qui a pris un énorme retard dans la mise en production de sa technologie d’encre électronique couleur Mirasol que j’avais pu voir au CES 2011 à Las Vegas. Plusieurs milliards de dollars ont été investis dans des usines. Amazon aurait pu en être un gros client et là, rien du tout. Il semble que Qualcomm ne soit pas encore prêt. Dommage car la technologie semblait très prometteuse. On peut espérer qu’elle n’ira pas rejoindre le SED, cette technologie Toshiba d’écrans TV plats à très fort contraste vue au CES en 2006 et passée à la trappe depuis.

Quid de Microsoft ? Nous avons déjà traité le cas de Windows 8 dans ce concert de tablettes. C’est le plus original, puisque créant un pont direct entre le monde du PC et celui des tablettes. Mais c’est aussi un pari technologiquement assez risqué car à force de vouloir faire beaucoup de choses, Microsoft pourrait les faire mal. Wait and see.

Quid d’Apple ? Ils réagiront sans doute avec un “même pas mal”. Ils évoqueront la fragmentation que l’offre d’Amazon risque de générer pour les développeurs d’applications Android. Puis le nombre d’applications développées pour l’iPad bien supérieur à celui du store d’Amazon. Mais par certains côtés, Amazon a dépassé le maitre Apple dans la verticalisation du marché. Ils diffusent un catalogue de contenus voisins, Amazon se préparant à la dématérialisation des ventes de tous les contenus. Ils ont tous les deux une offre de Cloud, avec une approche voisine pour la consommation de contenus propriétaires en mode multi-écrans. Les deux sociétés partagent en tout cas la même ambition : être le principal tuyau qui alimente le grand public en contenus de toutes sortes. L’un est en Californie, l’autre à Seattle. Silicon Valley contre Puget Sound, la zone géographique du Nord-Ouest des USA où se trouvent Amazon… et Microsoft.

Apple va certainement attaquer fort en 2012 avec l’iPad 3 et un écran Retina qui fera monter les enchères en termes de lisibilité. Ces écrans étaient attendus pour la sortie de l’iPad 2 en février 2011. Mais ils n’existaient pas encore ! Depuis, Samsung et LG Electronics ont annoncé lors du salon SID en mai 2011 le démarrage prochain de la production de ces écrans à la résolution de 2560×1600 au format 4/3 de l’iPad. 300 DPI, comme sur une imprimante laser ! Sharp serait aussi de la partie. Cela va énormément améliorer la lisibilité du texte sur les iPad 3 et donc réduire la fatigue visuelle d’un usage prolongé. Apple va probablement truster la capacité de production des constructeurs de ces écrans pendant un certain temps comme il sait si bien le faire sur les composants clés de ses iPhone et iPad. Sa maitrise rigoureuse voire draconienne de sa “supply chain” lui donnera une longueur d’avance sur les autres constructeurs.

Une chose est sure : nous sommes avec les tablettes comme avec les PC dans les années 1980/1990 ! Ce sont des produits dont l’obsolescence est très rapide car la technologie évolue très vite. D’où des positions d’acteurs qui peuvent évoluer très rapidement, avec ou sans stratégies de “contenus”.

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Publié le 30 septembre 2011 et mis à jour le 1 octobre 2011 Post de | Apple, Digital media, Google, Innovation, Loisirs numériques, Silicon Valley, Technologie, TV et vidéo, USA | 42410 lectures

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Les 18 commentaires et tweets sur “Amazon accélère le déclin des ebooks” :

  • [1] - e-jbb.net a écrit le 30 septembre 2011 :

    C’est absolument fascinant les bêtises que vous pouvez raconter sur le Liseuse vs Tablette, et les conclusions que vous tirer des annonces d’Amazon (si il y avait déclin de la liseuse, Amazon n’en aurait pas introduit trois nouveaux modèles, en plus des anciens). Une tablette, même avec un rétroéclairage bien réglé, n’est absolument pas acceptable pour lire… à part de la presse.

    Ce n’est pas — seulement — ce que j’ai envie qu’il se passe. J’observe autour de moi. Dans mon entourage immédiat, largement possesseur d’iPad ou de tablettes, netbook, etc., la tendance est très largement à l’achat d’une liseuse à encre numérique dans les semaines ou mois à venir, en plus de leur tablette existante ou d’une tablette prévue.

    Je pense que la liseuse N&B, qui représente visiblement un marché non négligeable pour que même Sony continue à présenter un nouveau modèle (alors que ce n’est vraiment pas leur domaine d’activité principale), continuera à exister au moins aussi longtemps qu’il n’y aura pas d’écran à encre électronique couleur.

    Et je ne parle pas des chiffres, qui montre que le marché des liseuses progresse en pourcentage plus vite que celui des tablettes.

    Il faut arrêter avec les Tablettes vs Liseuses… On les oppose simplement parce que c’est plat et qu’il y a un écran, mais ce sont deux appareils différents, pour deux publics différents. Alors, peut-être que “à for­mat, poids et prix voi­sins, les pro­duits géné­ra­listes l’emportent géné­ra­le­ment sur les pro­duits spé­via­li­sés” mais dans mon porte-feuille, un Kindle Touch et un Kindle Fire ne pèse pas la même chose. Si vous ne sentez aucune différence, vous avez beaucoup de chance et on ne vit sans doute pas dans le même monde. Et il n’y aucune raison pour que le prix des tablettes baisse davantage que celui des liseuses.

    Vous avez le droit de penser ce que vous pensez, et même de le souhaiter, mais vous n’avez aucun argument qui tient.

  • [2] - palerme a écrit le 30 septembre 2011 :

    Je suis d’accord avec e-jbb.net : ces deux types de produit ne sont pas opposables en l’état actuel des technologies.

    Olivier, avez-vous déjà lu un livre entier, de plus de 300 pages, sur un Kindle ? Seriez-vous capable de lire le même livre sur une tablette ? Il me semble que **l’expérience**, au-delà des matrices d’analyse fonctionnalités/prix, parle d’elle-même : pour le kindle, la machine parvient à s’effacer et le lecteur ne fait plus la différence avec l’impression papier. Pour la tablette… he bien, c’est la même omnubilation que devant un écran de PC ou d’iPhone, avec la tentation permanente de zapper pour aller voir ses mails, tester la dernière appli à la mode, vérifier son Facebook, etc. etc.

    Je passe déjà (au moins) 50% de ma journée devant des écrans, et le Kindle est l’échappatoire que ne pourrait pas être mon iPad (à toutes fins utiles pour consulter rapidement mes mails de retour chez moi, ou lire une page du Monde au petit-déjeuner).

    Ces 2 besoins coexistent en moi, mais je ne les comble pas avec les mêmes appareils – et je ne désire pas une ‘convergence’ : au contraire cela me repose, d’éloigner pour un temps les interfaces ‘versatiles’ dont je dispose toute la journée, et de me reposer avec une liseuse. Je pense qu’une pensée bien construite a besoin de ce genre repos ; et cette réflexion me semble bien ancrée dans le réel, elle ne participe pas d’une utopie ‘nostalgique’, que par ailleurs je récuse fermement : j’aime le progrès & le kindle en est un!

  • [3] - Olivier Ezratty a écrit le 30 septembre 2011 :

    @e-jbb et @palerme

    J’entends vos arguments, ils se tiennent. Les liseuses ont des avantages que je ne nie pas, je les évoque même dans mon article. Mais je pense que les évolutions technologiques vont les réduire à terme. L’encre électronique couleur sera probablement le facteur déterminant qui consacrera la fusion des tablettes et des liseuses.

    Côté données de marché et croissance des ventes, prenons une source cohérente entre tablettes et liseuses, le Gartner (ici et ).

    Cela donne en unités et dans le monde :
    – 2010 : 19,5m de tablettes pour 6,6m de liseuses
    – 2011 : 54,7m de tablettes pour 11m de liseuses

    En calculant bien, cela donne un taux de croissance supérieur pour les tablettes par rapport aux liseuses. Oui, bien sûr, ils ne servent pas à la même chose. Mais comme l’indique fort bien cet article de CNET de mai 2011, les utilisateurs lisent sur ce qu’ils ont sous la main et les liseuses ne sont pas en bonne position.

    On peut aussi y voir une évolution sociétale que l’on peut regretter. Les médias numériques ont dans l’ensemble réduit la pratique de la lecture de livres ! Ils ont réduit l’attention moyenne, aussi bien des lecteurs que des élèves en classe ou des collaborateurs dans les réunions en entreprise ! Comme l’indique palerme, la tablette est une source de distractions multiples, alors que la liseuse permet d’être concentré sur son livre.

    Concernant le point sur le lancement par Amazon de trois nouvelles liseuses, je le relativiserai. Elles apportent peu de nouveautés, à part la suppression du clavier et le tactile, au demeurant, une convergence discrète vers le “form factor” des tablettes. Et Apple lance aussi de nouveaux iPod de temps en temps, même si la croissance vient de l’iPhone et de l’iPad !

    On verra dans un an. Je ne serais pas étonné que les ventes du Fire soient rapidement très significatives par rapport à celle des liseuses N&B d’Amazon ! En 2012, Amazon lancera probablement un Fire 9 ou 10 pouces. D’ici 2013, ils adopteront l’une des technologies d’encre électronique couleur qui sera en production. Ils ne l’on pas fait pour le Kindle Fire car aucune n’était en production au moment du lancement.

  • [4] - Pierre a écrit le 1 octobre 2011 :

    Votre analyse semble logique. Pour vraiment acter la convergence il faudra que les tablettes proposent une technologie d’écran aussi confortable que les ebooks et une autonomie qui tende vers celle des ebooks. Une fois cela fait, nul doute qu’une partie des utilisateurs d’ebooks se tournera vers des appareils plus polyvalents, de même que les utilisateur de tablettes se mettront à lire des textes de taille plus conséquentes sur leur machine.

    En revanche rien n’interdit qu’une fois ce mouvement fait, un autre produit vienne de manière disruptive attaquer ce marché par le bas. Soit par son prix (appareil à moins de 20€ par exemple), soit par sa spécialisation (appareil spécialisé dans la présentation simultanée des textes en version original et leur traduction en langue étrangère, en braille et en langage des signes, j’exagère mais bon c’est l’esprit), soit les deux.

    Enfin je suis assez sensible à l’argument de Palerme sur le contexte de lecture différent que donne un ebook, la possibilité de concentration que cela apporte, et je suis loin de partager votre scepticisme sur l’évolution des lecteurs.

  • [5] - Michel Nizon a écrit le 1 octobre 2011 :

    La tablette Kindle Fire ne sera pas commercialisée en Europe à court terme faute d’accords d’Amazon avec les détenteurs de certains contenus comme les films, semble t-il ?

  • [6] - chris a écrit le 2 octobre 2011 :

    Bonjour,
    Merci pour cet article. mais je crois que le e-reader (la liseuse) est un excellent outil et il a un avantage : il ne permet qu’une seule chose : lire. Quand on voit aujoud’hui la popularité des programmes qui bloquent l’accés à internet sur un ordinateur afin que l’utilisateur puisse se concentrer sur son travail et non pas se disperser sur le net (réseaux sociaux, musique, blogs…), on peut présager de l’avenir d’un outil qui ne fait qu’une seule chose.
    Je confirme ce qu’a écrit Michel : les tablettes Kindle fire et Kindle touch seront commecialisées uniquement aux US : http://www.zdnet.com/blog/igeneration/kindle-fire-touch-not-available-to-europe-blame-us-legal-concerns/12999

    • [6.1] - Olivier Ezratty a répondu le 2 octobre 2011 :

      J’ai quelque doute sur la prééminence du bénéfice du mono-usage vis à vis du “one-stop-shopping” du multi-usages. J’adhère plus aux différences actuelles sur le confort de lecture.

      Si on suivait le raisonnement du mono-usage, il n’y aurait pas de PC dans les entreprises. En effet, ceux-ci permettent aussi bien de travailler que de jouer. Bien sûr, on peut plus ou moins brider les usages dans les entreprises, mais cela touche rarement le Tétris ou jeux de ce genre !

      Quelle est la proportion des utilisateurs qui installent et utilisent couramment ces utilitaires de contrôle de l’accès à Internet ?

      Pour ce qui est de l’indisponibilité des nouveaux Kindle en Europe, cela donnera un peu d’air aux acteurs locaux des ebooks et permettra de comparer deux marchés traités différemment ! Il me semble en tout cas qu’il se vend bien plus de liseuses aux USA qu’en Europe, autant en valeur absolue qu’en pénétration dans la population.

  • [7] - Herve Kabla a écrit le 2 octobre 2011 :

    C’est sympathique cette petite guéguerre entre partisans des liseuses et partisans des tablettes. Pour le grand public, nonbstant, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Dans cinq ans, je suis prêt à parier que ces deux secteurs auront fusionné. Le grand perdant, ce sera l’industrie du livre papier. Comme le rappelle le Canard Enchaîné de cette semaine, qui cite Beigbeder (http://www.actualitte.com/actualite/28643-beigbeder-livre-numerique-pierrot-sarzan.htm):

    Quand on crée ainsi une même machine qui contient YouTube, Facebook, TF1 et Dostoïevski, eh bien ayons l’honnêteté de le dire : Dostoïevski est mal barré.

  • [8] - Nabil Thalmann a écrit le 4 octobre 2011 :

    Je pense qu’il s’agit d’une histoire de contenu recherché ou d’usage de manière générale. J’ai été un membre fondateur d’une petite association qui faisait la promotion de l’écriture et de la lecture sur support électronique il y a une dizaine d’années et avec mes camarades nous nous sommes rapidement rendus compte que le support de l’époque ne satisfait pas notre envie de pouvoir consulter des oeuvres multimédias sur support mobile. Des oeuvres qui fusionnaient le texte, la vidéo et la photo, des liens, etc. Et encore aujourd’hui la liseuse ne permet pas de lire ce genre d’oeuvre. Alors que la tablette oui. Et si on souhaite lire du Dostoïevski, et bien on peut le lire sur une liseuse eu égard à ses avantages (et pas seulement parce qu’elle est déconnectée de notre vie numérique). La lecture de livre reste encore aujourd’hui une activité particulière qui demande à ce qu’on lui consacre du temps et une attention. Et c’est vrai qu’on peut supposer que peu de personnes s’appliquent à bien distinguer leur activité de lecture et d’autres activités sur un support unique multi tâches. Mais là, il s’agit d’une question d’usage et de comportement qui n’est pas du tout liée à des effets d’annonce ou de part de marché.
    Sinon merci pour cet article bien ficelé et plein d’infos.

  • [9] - fcharles a écrit le 9 octobre 2011 :

    C’est ce que le pensais aussi il y a 2 ans mais en achetant un Kindle aux Etats Unis il y a un an on se rend compte que ce n’est pas pareil. Tout le monde ne passera pas à la tablette d’une part et d’autre part on a besoin d’un terminal simple et pas cher pour lire partout.
    Avec le même raisonnement on arriverait a démontrer que tous les écrans sont couleurs or il existe encore des écrans LCD.
    Donc sur le long terme peut être, mais à court terme les liseuses ont encore de l’avenir, y compris en entreprises

  • [10] - ZISERMAN a écrit le 11 octobre 2011 :

    Bonjour Olivier

    En tout cas la question mérite d’être posée 😉

    Difficile de prévoir l’avenir, et difficile de faire la part des choses entre ses envies personnelles et la réalité.

    Pour ma part, je pense que tu as raison en fait, avec comme principale raison que la “masse” des acheteurs seront plus intéressés par un “gadget couleur qui permet de lire en plus” que par un pur objet de lecture.

    J’ai plus de mal à te suivre par rapport à Archos, parce que la stratégie d’Archos a juste rien à voir avec celle d’Amazon. Il se trouve que les deux terminaux ont des caractéristiques techniques communes, that’s all ;).

    François

    • [10.1] - Olivier Ezratty a répondu le 11 octobre 2011 :

      Tu as raison sur Archos : ma comparaison n’avait d’intérêt que pour éclairer les choix matériels d’Amazon. Pour le reste (contenus), c’est une histoire en effet très différente.

  • [11] - cid2mizar a écrit le 22 novembre 2011 :

    Mouais, et en comparant la taux de croissance de tablettes et de sac de patates, on peut en déduire que les gens vont se mettre à manger des tablettes ? Le raisonnement ne tient pas la route, on ne compare que des choses comparables. Si les gens ont un ipad, ils vont acheter 2 ou 3 ebooks puis repartiront sur le papier sur le long terme. Il n’y a que la liseuse qui permet au gens de lâcher définitivement le papier

    • [11.1] - Olivier Ezratty a répondu le 22 novembre 2011 :

      Bonjour la caricature à l’emporte-pièce ! La frontière entre les tablettes et liseuses va s’estomper du fait de l’évolution des composants matériels. Ce n’est pas une histoire de choux, carottes ou patates ! Rendez-vous dans 2 à 3 ans pour voir comment le marché va évoluer ! J’attends notamment avec impatience les écrans à encre électronique couleur LiquaVista que Samsung va sortir en 2012/2013 (issus d’une acquisition en début d’année).

      • [11.1.1] - Jean michel a répondu le 12 décembre 2011 :

        Donc tu dis que les ebooks vont tuer les tablettes et non le contraire… 🙂 Tu sait des fois plutot que s’enterrer en racontant n’importe quoi pour ne pas avoir tort il est plus simple de faire un “ok je me suis peut etre planté”… Parce qeu la que ce soit le confort ou l’autonomie oui tu t’es bien planté sur ton analyse, ou alors tu es plus malin que amazon et sony (et un paquet d’autres) réunis qui il est vrai ne sont pas des pros en marketing…

        • [11.1.1.1] - Olivier Ezratty a répondu le 12 décembre 2011 :

          Une télé et un iPas n’ont rien à voir en termes de portabilité et d’usages. Mon point est le suivant :

          “A format, poids et prix voisins, les produits généralistes l’emportent généralement sur les produits spécialisés”

          Dans la durée, l’histoire valide ce point. Dernier exemple en date, les GPS qui se vendent encore, mais sont très sérieusement concurrencés par les smartphones.

          Si les caractéristiques matérielles des tablettes rejoignent celles des ebooks (autonomie, légèreté), tout en bénéficiant de leurs caractéristiques propres (couleur + vidéo, magasin d’applications, connectivité) pourquoi avoir deux engins ?

          Le point de départ de la démonstration est justement qu’Amazon a donné un signe en créant une tablette/liseuse généraliste avec le Fire. Oui, ils ne sont pas nuls en effet ! Ce n’est que le leader du marché des ebooks. Donc ce n’est pas anodin. Je ne suis pas plus malin qu’Amazon, j’observe ce qu’ils font justement !

          Bon, et puis on ne s’apostrophe pas comme cela avec des invectives !

  • [12] - Jean michel a écrit le 12 décembre 2011 :

    Je pense que quand on est pas utilisateur d’un produit comme les ebooks on s’abstient d’écrire ce type d’article qui est tout simplement hors sujet… Surtout quand on voit les sorties de fin d’année (mais qui étaient annoncées a la sortie de ce billet)…

    J’ai une tablette et un ebook et évidemment qu’aucun des deux ne remplace l’autre.. Si je suis ce billet j’ai aussi une télé qui ne sert a rien avec mon ipad, et un mac idem… c’est a peu pres la meme comparaison…

  • [13] - Olivier Ezratty (@olivez) a écrit sur Twitter le 10 mars 2013 :

    J’vous l’avais dit… “E-Ink revenue down…” http://t.co/vjq4XsXAXe, cf in sept 2011 :http://t.co/fO2fbYjGPY




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Avec Marie-Anne Magnac, j'ai lancé #QFDN, l'initiative de valorisation de femmes du numérique par la photo. Installée depuis début octobre 2015 au Hub de Bpirance à Paris, elle circule dans différentes manifestations. L'initiative rassemble plus de 750 femmes du numérique (en mars 2020) et elle s'enrichi en continu. Tous les métiers du numérique y sont représentés.

Les photos et les bios de ces femmes du numérique sont présentés au complet sur le site QFDN ! Vous pouvez aussi visualiser les derniers portraits publiés sur mon propre site photo. Et ci-dessous, les 16 derniers par date de prise de vue, les vignettes étant cliquables.
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Emeline Parizel
Emeline est chef de projet web et facilitatrice graphique chez Klee Group, co-fondatrice TEDxMontrouge, gribouilleuse à ses heures perdues, joue dans une troupe de comédie musicale, co-animatrice de meetups et est sensible à l’art et à la culture.
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Elvira Shishenina
Elvira est ingénieure de recherche en calcul quantique chez Total.
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Marie-Noëlle Semeria
Marie-Noëlle est Chief Technology Officer pour le Groupe Total après avoir dirigé le CEA-Leti à Grenoble.
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Gwendolyn Garan
Gwendolyn est travailleuse indépendante, Game UX Designer, Game UX Researcher (GUR) et 2D Artist pour le jeu vidéo, étudiante en Master 2 Sciences du Jeu, speaker et Formatrice sur l'autisme et la neurodiversité, l'accessibilité et les systèmes de représentation dans les jeux vidéo.
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Alexandra Ferreol
Alexandra est étudiante en deuxième année d'un bachelor Game Design à L'Institut Supérieur des Arts Appliqués (année scolaire 2019/2020).
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Ann-elfig Turpin
Ann-elfig est étudiante en deuxième année à Lisaa Paris Jeux Vidéos (Technical artist, 3D artiste), année scolaire 2019/2020.
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Deborah Papiernik
En tant que SVP New Business Development, Technology & Strategic Alliances d’Ubisoft, Deborah construit de nouveaux business, des projets qui font le pont avec d’autres industries pour inspirer et séduire au-delà des frontières.
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Sylvie Pesty
Sylvie est Professeure des Universités à l’Université Grenoble-Alpes et Chercheure dans le domaine de l’Interaction sociale Humain-Robot, au Laboratoire d’Informatique de Grenoble.
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Daniella Tchana
Daniella est serial entrepreneur et CEO de BeSMART-edu.
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Sara Ducci
Sara est Professeure en Physique à l’Université de Paris Diderot. Recherche au Laboratoire Matériaux et Phénomènes Quantiques. Responsable du Master Physique et Applications. Membre du CA de la Société Française de Physique.
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Sophie Proust
Sophie est Chief Technology Officer (CTO) d'Atos.
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Julie Grollier
Julie est Directrice de recherches au CNRS dans l'Unité Mixte de Physique CNRS/Thales. Physicienne inspirée par le cerveau, passionnée par l’informatique et les neurosciences.
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Tiphaine est ingénieure en matériaux sur la plateforme épitaxie du III-V lab (Thales/Nokia/CEA).
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Hélène est Directrice de recherche au CNRS (LPL, Université Paris 13), membre du comité de pilotage du réseau de recherche francilien SIRTEQ sur les technologies quantiques, professeure d'optique quantique et de calcul quantique à l'École normale supérieure et à l'Université Paris-Diderot. #quantique
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Pascale est Directrice de recherche au CNRS, Recherche au Centre de Nanosciences et de Nanotechnologies. Professeure chargée de cours à l’Ecole Polytechnique. Cofondatrice de la startup Quandela qui commercialise des sources de lumière quantique. Chargée de mission de l’Université Paris Saclay pour les Sciences et Technologies Quantiques. #quantique
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