La guéguerre des OS légers

Publié le 26 juillet 2009 et mis à jour le 29 juillet 2009 - 10 commentaires -
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Au début du mois de juillet 2009, Google faisait l’événement en annonçant son “Chrome OS” en catimini, une initiative de plus dans le périmètre des systèmes d’exploitation après Android pour les mobiles. Cette fois-ci, ce sont les netbooks et les tablettes qui sont visés.

Les commentaires sur cette annonce sont allés bon train : c’est une offre qui s’alignerait sur l’effacement progressif des systèmes d’exploitation au profit des navigateurs, du fait de la proportion grandissante des applications grand public qui proviennent du web. La complexité des systèmes d’exploitation serait vouée à être déportée vers les serveurs web et le “cloud computing”, sans compter les appareils numériques qui eux-aussi vont directement se connecter au web (appareils photos, imprimantes, etc). Et enfin, ce serait une déclaration de guerre ouverte contre Microsoft tandis que Google indique ne pas vouloir imiter Windows.

Je voudrais ici apporter quelques nuances sur ces différents points et relativiser l’enthousiasme des uns et des autres.

Les différents usages des OS légers

Tout d’abord, de quoi parle-t-on ? Je vois trois marchés potentiels pour les systèmes d’exploitation légers dont Chrome OS fait (fera) partie :

  • Les netbook pour un usage secondaire en complément d’autres ordinateurs (desktop ou laptop de grand format).
  • Les netbooks pour un usage principal, notamment auprès des segments du grand public très sensibles au prix d’acquisition des machines.
  • Les tablettes tactiles pour de nouveaux usages domestiques : accès à des recettes dans la cuisine, regarder la télévision n’importe où chez soi (en IPTV), surfer sur le web de manière très intuitive.

Le discours ambiant sur les systèmes légers accédant principalement aux applications web me semble convenir uniquement au premier de ces marchés. En effet, le second requiert un usage classique de système d’exploitation ou subsistent encore des applications et des données locales (gestion de compta, photos, tableurs, bureautique, …). Et le troisième marché n’est pas encore adapté au web car la majeure partie des applications du web – comme les autres – ne sont pas encore conçues pour un usage en mode tactile. A terme, il le sera, mais reste à savoir comment.

Pourquoi les OS des netbooks sont-ils légers ?

Les systèmes d’exploitation sont contraints par les caractéristiques matérielles des netbooks. La nature ayant horreur du vide, les systèmes d’exploitation évoluent toujours au gré des possibilités matérielles autant en termes de puissance qu’en termes de périphériques et moyens de communication disponibles.

Les contraintes matérielles des netbooks ont sensiblement évolué en un an et demi ! Le premier netbook d’Asus, le EEE 701 sorti fin 2007 était équipé d’un Intel Celeron de 900mhz avec 4 Go de stockage et 512 Mo de RAM et un écran de 7 pouces tandis que les derniers netbooks toutes marques confondues disposent d’un Intel Atom à 1,6 Mhz (environ deux fois plus rapide), de 1 Go de RAM voire plus, d’un disque dur de 160 Go et d’un écran de 10 à 11 pouces. Les processeurs graphiques ont aussi évolué au point de supporter les jeux, voire même l’affichage de vidéos en haute définition. Certains modèles (chez MSI) ont un stockage hybride associant SSD (disque dur à mémoire flash) pour le système d’exploitation et disque dur classique pour les données utilisateurs. Ceci permet d’accélérer le temps de démarrage de la machine.

Je pense que cette tendance va se poursuivre et que les netbooks seront de plus en plus puissants, tout en conservant leur prix bas actuel. Sachant que dans le même temps les constructeurs vont poursuivre l’extension de leurs offres de netbooks vers le haut de gamme pour faire la jonction avec leurs laptops classiques, et aussi augmenter leurs marges.

Netbooks ou pas, cela fait maintenant près de 15 ans que l’on parle d’OS légers, de la fin des OS lourds, de la fin même de la notion d’OS au profit du navigateur. Le problème, c’est que pour assurer les fonctions d’un OS, un navigateur doit en emprunter pas mal de ses caractéristiques : bureau, icones, gestion de dossiers, gestion de périphériques, moteur de recherche local, affichage d’images, support des jeux, etc. Au bout du compte, tous les OS s’alourdissent, même si à génération et fonctionnalités équivalents, un Linux sera quelque peu plus léger qu’un Windows.

Le rôle de l’interface utilisateur

Cette évolution du marché côté matériel va avoir un impact sur celui des systèmes d’exploitation, au point où la notion de système d’exploitation léger sera peut-être moins critique, au profil d’aspect concernant plutôt le temps de démarrage et l’interface utilisateur.

Bien au delà des caractéristiques du ou des navigateurs web utilisés, l’interface utilisateur d’un système reste une donnée critique d’appréciation du consommateur. Pourquoi, par exemple, les utilisateurs de Macintosh apprécient le système ? Ce n’est pas juste grâce à Safari ! C’est aussi du fait des outils pour lancer les applications, pour gérer ses dossiers, ses photos, ses vidéos, sa musique ou retrouver ses documents. Apple fait sans cesse évoluer son interface et ses outils pour les rendre plus conviviaux. Le tout avec une cohérence d’ensemble appréciée des utilisateurs.

Les OS pour netbooks traitent de l’interface utilisateur de diverses manières. La principale consiste à ajouter à un système courant – en général une version de Linux – un lanceur d’applications et de sites web et/ou un gestionnaire de réseaux sociaux qui s’appuie sur les API ouvertes de sites comme Facebook. C’est le parti pris de Jolicloud. En fait, ces OS cherchent à restructurer un monde qui ne l’est pas : celui du web. Mais c’est un peu le tonneau des Danaides, sorte de puys sans fond.

Le défi qui n’a pas été encore relevé consiste à inventer une interface utilisateur intermédiaire entre celle des laptops et celle des mobiles.

L’autre défi est de supporter les interfaces tactiles. Personne n’est prêt pour l’instant, à commencer par l’univers des sites web, conçus pour la souris et avec de petites icones. Les interfaces de programmation standard pour les applications tactiles font leur apparition, dans Windows 7, dans Linux comme dans MacOS. Mais encore peu d’applications. C’est un véritable enjeu. Peu d’applications web faites pour les écrans tactiles. Tout comme les applications desktop. Et pourtant, il y a fort à faire ! Une tablette pourrait ainsi devenir une télévision réellement interactive (via l’IPTV ou l’accès à des contenus Internet), servir de télécommande universelle pour la maison, pour ses set-top-boxes, etc (cf les pistes dans “Les opportunités de la télévision numérique”).

Les innovations dans les interfaces utilisateurs sont pour l’instant bien légères : elles relèvent surtout du menu de lancement des applications. Mais il n’y a pas grand chose au niveau de la cinématique des applications et des interfaces utilisateurs. Les applications web tournent le plus souvent dans leur silo, avec peu d’interactions entre elles. Il y a encore du pain sur la planche pour transformer l’expérience utilisateur du web !

Les OS pour netbooks

Windows XP était jusqu’à présent proposé par défaut sur la majorité des netbooks. En lieu et place de Vista qui était trop gourmand en ressources pour s’adapter aux configurations des netbooks. Mais aussi parce que Microsoft ne le proposait pas à un prix acceptable pour les constructeurs, qui représentait plus de 20% du prix public des netbooks. XP était un choix par défaut, faute de mieux, et aligné sur ce que les consommateurs connaissaient. Le Windows XP diffusé sur les netbooks est commercialisé aux OEMs à un prix bien inférieur au Vista qui équipe les laptops (soit environ $25, moins de 7% du prix public du matériel).

Windows 7 va bientôt faire son apparition sur les netbooks, d’ici l’automne. Contrairement à Vista dont il est le successeur, il fonctionne fort bien sur les netbooks de la génération actuelle (cf ci-dessous sur mon Asus EEE 1000 HE). Son interface est un peu améliorée pour un usage sur les netbooks. Elle reste cependant traditionnelle. Et Microsoft n’a pas choisi de proposer une sorte d’intégrateur d’applications comme on le trouve dans Jolicloud ou dans Ubuntu Netbook Remix. Par contre, sur les netbooks, Microsoft positionne Windows 7 environ 50% plus cher que Windows XP, ce qui pourrait lui être préjudiciable. Microsoft a adapté Windows 7 aux netbooks sur ce que l’on pourrait appeler les couches basses (drivers, gestion de la batterie, etc) mais n’a pas créé d’interface utilisateur spécifique aux netbooks. Il pourrait le faire sous la pression de la concurrence. L’interface de 7 est par contre plus adaptée aux écrans tactiles (et multitouch) que ne l’est celle de Vista, ce qui pourrait aider à l’horizon 2010.

Windows 7 Netbook Screenshot

Le marché est certes dominé par Windows XP, mais les candidats à la succession ne manquent pas !

La plupart sont des dérivés de Linux et en particulier d’Ubuntu. Comme l’habillage d’Ubuntu ne requiert pas d’efforts délirants de R&D, la création d’OS légers est facile d’accès. Ces initiatives apportent peu de valeur et fragmentent le marché ce qui au final ne fait qu’avantager l’acteur qui lui n’est pas (trop) fragmenté : Microsoft. Les deux acteurs qui pourraient peser dans la balance sont Google et Intel. Mais les systèmes d’exploitation ne sont pas leur coeur de métier.

  • Linux fonctionne très bien sur les netbooks, et notamment le plus diffusé d’entre eux, Ubuntu, que les consommateurs peuvent installer à côté du XP livré sur leur machine, ou à sa place. Il est encore rarement préinstallé par les constructeurs. Il en existe une version “Netbook Remix” qui installe un minimum de composants et une petite application plein écran qui permet de lancer les principaux logiciels dont on pourra avoir besoin sur un netbook (ci-dessous). Ce qui est censé simplifier la vie la complique un peu car cette interface (que l’on peut supprimer au prix d’une gymnastique pas évidente) a tendance à masquer les fonctions habituelles du bureau du système d’exploitation. Des variantes de Linux sont préinstallées sur certains netbooks, mais de moins en moins depuis que Windows XP s’est imposé (par la force de l’inertie du marché autant que par les avances de Microsoft vis à vis des constructeurs).

Ubuntu Netbook Remix

  • Chrome OS est un Linux (lequel ? mystère) complété du navigateur Chrome, le tout totalement en open source. Sa souche Linux n’a rien à voir avec celle d’Android. Elle supporte les architectures Intel et ARM. Les bénéfices avancés sont voisins de l’argumentaire de Linux : rapide à lancer, on est sur le web en quelques secondes, etc. Mais on n’en sait en fait pas beaucoup plus pour l’instant, notamment en matière d’interface utilisateur, ce qui fait encore la différence entre les systèmes d’exploitation ! Google Gears pourrait y jouer un rôle important, permettant un usage en mode déconnecté de nombreuses applications web gérant vos données personnelles. Chrome OS devrait s’appeller Google OS tant sa valeur proviendra certainement de l’intégration des différents services web de Google (Docs, Calendar, Search, Earth, Maps, Picasa, YouTube, etc). Mais certains comme Wired prêtent à Chrome OS des qualités fort incertaines comme cellle consistant à s’installer sans problèmes sur tout matériel. Fonctionnalité qui au mieux reprendra celle de la version de Linux utilisée. Or, sur les netbooks, Windows (toutes versions) et Linux sont à parité pour ce qui est du support du matériel. Une autre promesse de Chrome OS serait un démarrage en quelques secondes. Aujourd’hui, il faut environ une minute pour démarrer aussi bien Ubuntu que Windows 7 sur un netbook de dernière génération. Descendre en dessous uniquement par optimisation du logiciel ne doit pas être bien évident. Mais comme Google prévoit de sortir son OS d’ici un an et demi, d’ici là, le matériel aura peut-être fait des progrès… qui s’appliqueront cependant à tous les OS !
  • Jolicloud est une startup créée il y a un an par Tariq Krim, aussi connu pour sa création de Netvibes qui vole maintenant de ses propres ailes, et qui a récemment levé $4,2m de capital risque. La startup propose un OS éponyme qui se distingue par un menu de lancement d’application élégant qui joue le rôle d’intégrateur des sites et des activités dans vos divers réseaux sociaux, une vraie valeur ajoutée applicative. La société souhaite également mettre en place un modèle communautaire de découverte d’applications intéressantes. Sorte d’AppStore du web ! Votre bureau sur Jolicloud est répliqué sur les serveurs de la startup, permettant leur usage à partir de n’importe quel autre ordinateur. La vision n’est pas purement web car Jolicloud sait exécuter vos applications Linux et Windows (ces dernières dans une machine virtuelle à la VirtualBox). On en revient donc à un OS pas si léger que cela, et pour cause, Jolicloud s’appuie en fait sur Ubuntu, la distribution Linux actuellement la plus populaire. Dans la procédure d’installation, il est recommandé d’installer Jolicloud à la place de son OS ou à côté. Il est dommage qu’on ne puisse pas juste le tester à partir de la clé, comme on peut le faire avec Ubuntu sur lequel Jolicloud est construit (on peut peut-être l’installer sur une autre clé USB…). Autre écueil, l’OS étant destiné à être gratuit, le business model associé reste à inventer. Espérons pour la startup qu’il sera plus facile à trouver que celui de Netvibes !

Jolicloud Screenshot Home

Jolicloud Social Status

  • gOS est un autre OS léger basé lui aussi sur Ubuntu issue d’une startup Taïwano-Californienne. L’approche est superficiellement voisine de celle de Jolicloud. A ceci près que l’éditeur ne propose pas d’interface de lancement des applications. Il remplace cela par un packaging de gadgets et de la préinstallation de nombreuses solutions web ou pas (Picasa) de Google. Ubuntu est personnalisé pour ressembler à MacOS. L’OS était diffusé dans des PC Everex à $199 commercialisés par Wallmart… et abandonnés par ce dernier. La stratégie consiste à préinstaller l’OS dans les PC de constructeurs. C’est donc finalement un concurrent isolé de Google Chrome OS.

gOS Screenshot

  • Moblin est un Linux léger open source créé par Intel, actuellement en bêta. Votre netbook devra être équipé d’un processeur graphique Intel ! J’ai testé la bête en bootant l’image sur une clé USB, qui démarre en une vingtaine de seconde (sur Asus EEE 1000HE). L’interface utilisateur est plus radicalement différente qu’avec les autres systèmes évoqués ici. Mais on s’y perd. A force de vouloir simplifier les choses, on ne retrouve plus du tout ses petits. Essayez par exemple de copier un fichier vers une clé USB…

Moblin Screenshot

  • MacOS : pour l’instant, le netbook d’Apple s’appelle Macbook Air ! Il pèse le même poids qu’un Asus EEE de la série 1000, mais c’est un laptop complet de 13 pouces. Gros inconvénient : il est à 1400€. Par contre, on peut installer MacOS sur un netbooks type EEE 1000, mais c’est une procédure très alambiquée qui n’est de surcroit ni supportée ni autorisée par Apple. Sans compter le fait que les netbooks ainsi configurés sont assez lents. Il est vrai que MacOS n’est pas considéré comme un “OS léger”. On ne peut pas tout avoir !
  • Il y a enfin des OS en mode client léger utilisables au travers d’un navigateur (chez Ulteo, GlideOS et iCloud). Cela complique un peu les choses car pour le lancer, il faut déjà un OS et son navigateur. Pourquoi faire simple lorsque l’on peut faire compliqué…

J’ai aussi pu croiser quelques startups françaises que se lancent également dans ce créneau, le plus souvent en ajoutant un lanceur d’application au dessus d’un Linux dépouillé équipé de Firefox. Seul problème : une fois que l’on a lancé son application, on se retrouve dans un environnement traditionnel qui n’est ni fait pour les petits écrans ni pour les interfaces tactiles. D’autres proposent une plateforme de revamping d’applications web pour les adapter aux tablettes, notamment tactiles. Avec le défi d’imposer leur standard au marché mondial du web, ce qui demande des moyens pas faciles d’accès.

Stocker toutes ses données dans le “cloud” ?

C’est une projection couramment associée à l’émergence des OS légers pour netbooks. D’ici quelques temps, tous les utilisateurs vont stocker l’ensemble de leurs données dans des services Internet (stockage de photos, de documents, etc). Ainsi, ils pourront facilement les retrouver où qu’ils soient et sur n’importe quelle machine.

On y vient petit à petit en pièces détachées, sachant que dans la plupart des cas, on envoie dans le “cloud” les données que l’on souhaite partager, mais pas encore les autres. Dans le meilleurs des cas, on envoie des réplications de données locales, mais rares sont les utilisateurs dont les données sont exclusivement situées dans le “cloud”, même les plus hardis.

Plein de questions se posent : en qui faire confiance pour ce stockage ? Doit-on stocker toutes ses données au même endroit, ou utiliser des sites spécialisés pour chaque type de données (musique, photos, documents, tableaux, etc) ? Est-ce que l’on peut vraiment se passer d’un stockage local ne serait-ce que pour capter les contenus multimédias que l’on génère soi-même, notamment en photo et vidéo ? Est-il sain d’utiliser la bande passante du web ou de la 3G pour envoyer des centaines de Mo de données avant même de les trier ?

Tout ça pour dire… que l’on est loin de voire se généraliser le stockage sur le cloud. Au mieux utilisera-t-on le cloud pour le stockage de certaines données. Et on aura encore longtemps besoin de systèmes d’exploitation capable de gérer ses données en local. Ce d’autant plus que la capacité de stockage locale et la bande passante des entrées-sorties de son PC seront pendant longtemps supérieures aux capacités des télécommunications.

La diffusion des OS légers 

La plupart des concurrents de Windows dans ce marché sont des OS gratuits. Cela pose deux questions : quel est leur modèle économique ? Et est-ce que leur fragmentation ne va pas générer le même phénomène que la bataille Windows vs Linux qui n’évolue pas bien vite malgré les grands progrès de Linux ?

Les modèles de diffusion des OS légers sont en général de trois nature et aucun n’est facile à déclencher pour une startup :

  • Bundle OEM avec des constructeurs de netbooks. Ces constructeurs sont torturés entre le besoin de se différentier et de suivre le ou les standards du marché. La fragmentation du marché des OS et le retour en force de Windows va en refroidir quelques uns. Pour que Linux perce, il faudrait qu’une distribution s’impose et sur l’ensemble de la gamme d’un grand constructeur. Alors Ubuntu (pour les netbooks “full featured”) ou Chrome OS (pour les “netbooks web OS”) ? Comment amorcer la pompe ? La puissance de Google auprès des consommateurs ne les aide pas tant que cela à diffuser leur OS car les constructeurs sont plus suiveurs qu’avant-gardistes ! Mais l’attractivité d’un OS gratuit supporté par un grand nom pourrait aider.
  • Association avec les opérateurs télécoms en liaison avec des constructeurs de netbooks en marque blanche. Les opérateurs veulent vendre des clés et abonnements 3G. SFR avait lancé le premier une offre Asus EEE 701 + clé 3G début 2008 et a été suivi depuis par les autres opérateurs. Ils ont cependant accumulé des stocks de netbooks invendus (surtout le 701 qui est dépassé) car les modèles se périment très vite. C’est aussi le Tabbee d’Orange Valley. Les opérateurs rêvent de recréer leur propre écosystème de solutions matérielles et logicielles. Ce qui conduit à la fragmentation du marché et à empêcher la création d’un véritable standard.
  • L’association de l’OS et d’un matériel sous une marque unique, comme la tablette de TechCrunch. Business difficile car il faut maitriser les canaux de la distribution de détail et consentir de gros investissements marketing pour créer l’image de marque de la solution.

Ah et puis, il y a ce petit détail du support utilisateur ! Ce dernier peut-il se contenter des nombreux sites communautaires autour de Linux ? Pas si sûr… Qui voudra en assurer la charge et le coût associé ? Les constructeurs ? Bof. Les retailers qui les distribuent ? Pourquoi pas, mais comment supporter une demi-douzaine de systèmes différents ? Les opérateurs télécoms ? Pourquoi pas.

Ces OS alternatifs étant souvent gratuits, leur modèle de revenu ne peut qu’être indirect, voire associé à du service vis à vis des intermédiaires qui viennent d’être cités. Ce revenu pourrait être essentiellement publicitaire, mais il reste à inventer un modèle publicitaire digne de ce nom associé à un système d’exploitation, et qui ne fasse pas fuir les consommateurs. Seul Google peut véritablement s’offrir ce luxe, du fait de sa position dans les moteurs de recherche et autres systèmes à base de cartographie.

En guise de conclusion

Le marché des OS légers semble en apparence prometteur. Mais pour l’instant, les offres actuelles font beaucoup de neuf avec du vieux. Elles n’apportent pas encore d’innovations marquantes pour adapter les OS aux netbooks. De plus, les usages variés demandent une segmentation un peu plus fine. Le marché actuellement très fragmenté profite à l’acteur dominant établi (Microsoft). De plus, les modèles économiques de ces nouveaux OS ne se sont pas encore trouvés, à défaut d’être véritablement cherchés.

Google pourrait rafler la mise mais s’attaquer à la vache à lait d’un acteur dominant établi est rarement payant sans innovation suffisamment radicale et lorsque l’on s’éloigne de son coeur de métier. Distribuer du logiciel en OEM est une aventure difficile pour Google, mais il peut s’en payer le risque associé vue sa rentabilité. C’est exactement le même problème que la quête de parts de marché dans le Search pour Microsoft ! Arrivé trop tard, et malgré l’engloutissement de milliards de dollars en R&D, l’éditeur n’arrive pas à changer à la donne face à Google.

Bref, à ce stade, qu’on aime ou pas, le statu quo actuel devrait durer encore quelque temps.

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Publié le 26 juillet 2009 et mis à jour le 29 juillet 2009 Post de | Google, Innovation, Internet, Logiciels, Loisirs numériques, Microsoft, Photo numérique, Startups, TV et vidéo | 17832 lectures

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Les 10 commentaires et tweets sur “La guéguerre des OS légers” :

  • [1] - Filmail a écrit le 27 juillet 2009 :

    Question a Olivier.
    J’ai lu que les constructeurs avaient abandonné Linux sur les netbooks pour au moins 2 raisons :
    1/ le fait que Linux soit encore très peu optimisé pénalise lourdement l’autonomie desdit netbooks
    2/ le manque d’appli compatible. Qui serait aussi un des points majeurs de tout OS qui viendrait concurrencer Windows…a moins d’ajouter un emulateur mais ou dans ce cas réside l’avantage ? (a part un vision purement idéologique anti windows)

    confirmes tu ?

    merci

  • [2] - leafar a écrit le 27 juillet 2009 :

    cela fait toujours de l’innovation et un nouveau segment ou livrer bataille pour les startups. Peut etre y aura t -il un opera de l’os notebook.

    A voir dans 2 à 3 ans je pense. Tres bon article.

  • [3] - Olivier Ezratty a écrit le 27 juillet 2009 :

    @Filmail : on peut aussi expliquer ce relatif échec de Linux par deux autres facteurs :
    – L’inertie des consommateurs qui, habitués à Windows, préfèrent des netbooks avec un OS qu’ils connaissent.
    – La disponibilité de XP à un prix OEM compatible avec celui des netbooks (moins de 10% du prix public des machines). Ceci couplé à des incentives marketing de l’éditeur.

    Ton point sur le manque d’applications me semble par contre moins d’actualité : toutes les principales applications nécessaires sont disponibles sous Linux et de plus, on peut exécuter les principales applications Windows en émulation (sous Wine) ou dans une machines virtuelle (sous VirtualBox), même si ces manipulations ne sont pas forcément très grand public.

    Côté optimisation, idem. Linux fonctionne très bien sur les netbooks. J’ai eu l’occasion de comparer Windows 7 et Ubuntu sur netbooks, et le temps de chargement et les performances sont identiques avec un léger mieux pour Ubuntu. Un seul bémol : la gestion de la batterie semble un peu meilleure sous 7.

    @Leafar : oui, opportunité d’innover, certes. Mais ce que j’en vois pour l’instant n’est pas bien folichon ni radical. Les surcouches ont rarement généré de bons business dans les OS. La seule qui ai bien tourné (business wise) est Windows qui à l’origine s’installait sur MS-DOS. Mais des surcouches graphiques d’OS graphiques ?

  • [4] - antoine a écrit le 27 juillet 2009 :

    Le netbook d’apple ca serait pas plutôt l’iPhone? L’OS de l’iphone est bien plus léger que OS X. Il est de plus adapté au tactile et est compatible avec un nombre impressionnant d’applications disponible en deux clics sur l’AppStore.
    Sans compter le nombre de rumeur sur la sortie d’une tablette internet par Apple dans les prochains mois…
    Techcrunch a du souçis à se faire.
    Sinon que faut-il penser du choix de Google de court-circuiter l’appstore pour la release de Latitude sur iphone
    http://www.intomobile.com/2009/07/23/google-latitude-on-iphone-and-why-google-is-bypassing-appstore.html
    L’avenir est-il promis aux web application ou aux portails régulés (censurés?) et conviviaux comme l’appstore ?

  • [5] - Olivier Ezratty a écrit le 27 juillet 2009 :

    Un netbook, c’est plutôt un écran de taille respectable (>7 pouces), un clavier, un système d’exploitation généraliste, et un prix inférieur à 400€.

    La tablette d’Apple, si elle sort, pourrait effectivement créer un effet d’entrainement sérieux sur ce format de bécanne.

    Pour Google vs Apple, l’enjeu est bien de favoriser le développement d’applications tactiles en mode web. Une fois que les standards s’imposeront, les plate-formes propriétaires n’auront plus de raison d’être.

  • [6] - Patrice a écrit le 27 juillet 2009 :

    J’aime bien le “Ceci couplé à des incentives marketing de l’éditeur”…

    Derrière l’euphémisme, il faut comprendre qu’une pression énorme a été déployée sur les constructeurs et revendeurs pour mettre en avant les netbook sous XP et cacher ceux sous Linux, qui restaient pourtant quelques dizaines d’Euros moins chers.

    J’ai acheté récemment un Aspire One à 200 €TTC sous Linux, et non seulement l’offre était planquée dans un recoin du site, mais encore, une fois parvenu sur le produit, un gros encart me disait “pour le même prix vous pouvez avoir le modèle … sous XP”. En fait c’était le même prix, mais moitié moins de mémoire SSD… On connait ce genre d’accord, Microsoft échange une participation à l’effort publicitaire contre telles et telles conditions, incluant la mise au rencart du produit sous Linux. C’est les “incentives marketing”.

    Il est assez symptomatique de voir comment sont traités les PC sous Linux sur le site de DELL. Pourtant on pourrait penser que pour DELL, vendre un PC sous Windows, ou le vendre sous Linux, c’est toujours un PC de vendu. On s’attendrait à trouver donc, dans la page de configuration une option Windows versus Linux. Mais non… un accord particulier a du obliger DELL à planquer les PC Linux dans un recoin introuvable du site, un recoin auquel on ne peut pratiquement parvenir qu’en tapant “Linux” dans la boite de recherche, et où l’on ne trouvera que quelques 2 ou 3 modèles très spécifiques.

    Quand on voit ça, on perçoit que la question des netbook sous Windows ou sous Linux ne peut pas s’analyser seulement au plan technique, ou d’ergonomie, ou de disponibilité d’applications, ou de prix. Les facteurs décisifs sont ailleurs, malheureusement.

  • [7] - Olivier Ezratty a écrit le 27 juillet 2009 :

    Oui, mais il ne faut pas en rajouter ! Si pression il y a, elle s’appuie sur l’inertie du marché qui joue en faveur de l’éditeur et sur l’écosystème qu’il a bâtit en plus de 25 ans. Sans cette inertie et cet écosystème, ses pressions ne serviraient à rien. Il n’y a qu’à voir ses difficultés dans les marchés où il est challenger : le search, le mobile, la télévision numérique (IPTV), les business solutions (ERP pour PME). Là aussi, il y a des dollars marketing, des références achetées, mais le marché ne suivant pas, et bien cela ne prend pas.

    D’autant plus que Microsoft doit être assez prudent sur le sujet, ayant eu déjà quelques déboires juridiques pour abus de position dominante. Qui lui ont coûté plus de 10 milliards de dollars, soit bien plus que des années de vente de Windows sur netbooks…

    Le coût du prix d’un bout de SSD remplacé par Windows est de bonne guerre. Cela brouille un peu les cartes mais permet au consommateur de choisir : plus de mémoire et Linux, ou moins de mémoire et Windows.

    Si les constructeurs mettent moins en valeur Linux, c’est aussi parce que l’OS leur pose quelques problèmes. Fragmentation du marché, support utilisateur moins évident quoique les fans de Linux en disent, etc. Un constructeur comme un retailer n’a pas tendance à mettre plus en avant ce qui ne se vend pas beaucoup, surtout si cela ne change pas grand chose sur ses marges et sa structure de coût. Ils font donc au plus simple.

    Il n’en reste pas moins vrai que le marché étant un peu plus éduqué, un choix plus explicite et systématique de l’OS au moment de l’achat de la bécanne ferait du bien à la concurrence. On pourrait d’ailleurs alors souhaiter qu’il s’applique aussi aux Macintosh et dans les deux sens (Mac sans MacOS et PC avec MacOS), mais cela relève encore du fantasme n’est-il pas ?

  • [8] - sandrine a écrit le 29 juillet 2009 :

    Très bel article , merci 🙂
    Moblin semble en effet très, très bien, simple, une vraie vision il me semble.Et puis Intel derrière c’est largement plus sérieux.

  • [9] - Pierre a écrit le 31 juillet 2009 :

    Selon moi le temps de démarrage est vraiment une caractéristique critique.
    Mais le progrès peut venir autant des OS que du matériel (Disque dur de type SSD ou autre techno).

  • [10] - Olivier Ezratty a écrit le 31 juillet 2009 :

    Voici les temps de lancement sur un netbook actuel sous Windows 7 (Atom 1,6 Ghz, 1 Go de RAM, disque dur) :
    – Boot jusqu’au bureau : environ 53 s
    – Sortie du mode veille prolongée (hibernation) : une quinzaine de secondes
    – Sortie du mode veille : moins de 3 secondes

    Ca devient acceptable, surtout pour ce dernier que l’on peut utiliser couramment maintenant que les batteries donnent une bonne autonomie à ces netbooks !




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Avec Marie-Anne Magnac, j'ai lancé #QFDN, l'initiative de valorisation de femmes du numérique par la photo. Installée depuis début octobre 2015 au Hub de Bpirance à Paris, elle circule dans différentes manifestations. L'initiative rassemble plus de 750 femmes du numérique (en mars 2020) et elle s'enrichi en continu. Tous les métiers du numérique y sont représentés.

Les photos et les bios de ces femmes du numérique sont présentés au complet sur le site QFDN ! Vous pouvez aussi visualiser les derniers portraits publiés sur mon propre site photo. Et ci-dessous, les 16 derniers par date de prise de vue, les vignettes étant cliquables.
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Emeline Parizel
Emeline est chef de projet web et facilitatrice graphique chez Klee Group, co-fondatrice TEDxMontrouge, gribouilleuse à ses heures perdues, joue dans une troupe de comédie musicale, co-animatrice de meetups et est sensible à l’art et à la culture. #création
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Elvira Shishenina
Elvira est Quantum Computing lead chez BMW ainsi que présidente de QuantX, l'association des polytechniciens du quantique. #quantique
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Marie-Noëlle Semeria
Marie-Noëlle est Chief Technology Officer pour le Groupe Total après avoir dirigé le CEA-Leti à Grenoble. #recherche
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Gwendolyn Garan
Gwendolyn est travailleuse indépendante, Game UX Designer, Game UX Researcher (GUR) et 2D Artist pour le jeu vidéo, étudiante en Master 2 Sciences du Jeu, speaker et Formatrice sur l'autisme et la neurodiversité, l'accessibilité et les systèmes de représentation dans les jeux vidéo. #création #jeuvidéo
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Alexandra Ferreol
Alexandra est étudiante d'un bachelor Game Design à L'Institut Supérieur des Arts Appliqués (année scolaire 2019/2020) #création
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Ann-elfig Turpin
Ann-elfig est étudiante en deuxième année à Lisaa Paris Jeux Vidéos (Technical artist, 3D artiste), année scolaire 2019/2020. #création #jeuvidéo
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Deborah Papiernik
En tant que SVP New Business Development, Technology & Strategic Alliances d’Ubisoft, Deborah construit de nouveaux business, des projets qui font le pont avec d’autres industries pour inspirer et séduire au-delà des frontières. #jeuvidéo #marketing
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Sylvie Pesty
Sylvie est Professeure des Universités à l’Université Grenoble-Alpes et Chercheure dans le domaine de l’Interaction sociale Humain-Robot, au Laboratoire d’Informatique de Grenoble. #recherche
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Daniella Tchana
Daniella est serial entrepreneur et CEO de BeSMART-edu. #entrepreneuse #formation
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Sara Ducci
Saraest professeure en physique à l’université de paris. recherche au laboratoire matériaux et phénomènes quantiques. chez Université Paris Diderot #recherche
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Sophie Proust
Sophie est Chief Technology Officer (CTO) d'Atos. #recherche
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Julie Grollier
Julie est Directrice de recherche chez CNRS Thales RT #recherche #IA
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Tiphaine Cerba
Tiphaine est ingénieure en matériaux sur la plateforme épitaxie du III-V lab (Thales/Nokia/CEA). #recherche
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Hélène Perrin
Hélène est directrice de recherche au CNRS au laboratoire LPL de Université Paris 13 #quantique #recherche #enseignement
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Pascale Senellart
Pascale est Directrice de recherche au CNRS, Recherche au Centre de Nanosciences et de Nanotechnologies. Professeure chargée de cours à l’Ecole Polytechnique. Cofondatrice de la startup Quandela qui commercialise des sources de lumière quantique. Chargée de mission de l’Université Paris Saclay pour les Sciences et Technologies Quantiques. #quantique #recherche #enseignement #écosystème #entrepreneuse
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Tara Mestman
Tara est en classe de terminale (2020/2021) avec spécialités maths, physique-chimie et Langue Littérature Culture Étrangère Anglais. Suivait le cursus sur l’intelligence artificielle chez Magic Makers. Également intéressée par le développement de l’informatique #quantique. #IA

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Voyages

Voici les compte-rendu de divers voyages d'études où j'ai notamment pu découvrir les écosystèmes d'innovation dans le numérique de ces différents pays :

Evénements

J'interviens dans de nombreuses conférences, événements, et aussi dans les entreprises. Quelques exemples d'interventions sont évoqués ici. De nombreuses vidéos de mes interventions en conférence sont également disponibles sur YouTube.