Les startups de TechCrunch 50 et DemoFall – 2/3

Publié le 7 octobre 2009 et mis à jour le 8 octobre 2009 - 5 commentaires -
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Pas­sons main­te­nant en revue une par­tie des star­tups pré­sen­tées par caté­go­rie, main­te­nant que nous avons d’emblée exclu les “copy­cats” dans la pre­mière par­tie de ce tour d’horizon.

Nous cou­vri­rons ici le web orienté “busi­ness” (publi­cité, places de mar­ché), les réseaux sociaux, et le monde de l’entreprise (solu­tions d’entreprises, tra­vail col­la­bo­ra­tif, déve­lop­pe­ment logiciel).

Inter­mé­dia­tion publicitaire

Comme la publi­cité reste le moteur des modèles écono­miques de la majo­rité des sites web, l’intermédiation dans ce domaine est encore une source de créa­ti­vité. Avec en tête l’idée d’optimiser le revenu publi­ci­taire pour les sites par un meilleur ciblage.

Nous avions donc :

  • Un outil de ges­tion des inven­taires publi­ci­taires pour le compte de sites web et leur per­met­tant de sélec­tion­ner les publi­ci­tés à fort CPM qu’ils affichent (5to1.com). Un modèle inté­res­sant du point de vue des sites web, per­met­tant notam­ment de contrô­ler la com­pa­ti­bi­lité entre les annonces et leur contenu. Mais la perte de contrôle du point de vue de l’annonceur est un point faible du sys­tème. C’est ensuite une ques­tion de rap­port de force. Est-ce celui qui paye ou celui qui est payé qui contrôle la chaine de valeur lorsque l’offre excède la demande ?
  • Une pla­te­forme de dis­tri­bu­tion de publi­ci­tés en ligne avec ciblage de l’audience, mesure de la per­for­mance du contenu asso­cié à la publi­cité (Dataxu). Elle s’appuie sur les réseaux exis­tants de publi­cité en ligne (Google, les régies de fonds de panier, etc). Un inter­mé­dia­teur de plus.
  • Ce ser­vice de créa­tion de “sa marque per­son­nelle” où l’internaute indique les marques qu’il aime le les intègre ensuite dans un wid­get exploi­table dans ses réseaux sociaux (Seal­tale). Très socio-centric pour asia­tique ou jeunes. Pas très éloi­gné du pré­cé­dent, un ser­vice de mar­ke­ting en ligne qui s’appuie sur un wid­get en SaaS dans lequel les consom­ma­teurs sont encou­ra­gés finan­ciè­re­ment à pro­mou­voir les marques dans leurs réseaux sociaux (Rum­ba­Fish). En gros, on paye les Inter­nautes pour qu’ils véhi­culent eux-mêmes la publi­cité à leur réseau. Une nou­velle forme d’UGC que l’on pour­rait bap­ti­ser pour l’occasion l’UDA : “User Dis­se­mi­na­ted Adver­ti­zing” (je dépose la marque…). Au pas­sage, le sys­tème est asso­cié à des outils d’analyse poin­tus. Trans­for­mer les Inter­nautes en hommes-(ou femmes) sand­witches vir­tuels est le rêve de tout annon­ceur. Mais est-ce vrai­ment le rêve des Internautes ?
  • Des ser­vices d’intégration de publi­cité en ligne dans les vidéos  : l’un qui sélec­tionne les annonces les plus pro­fi­tables (Brai­nient, pré­sent sur Seed­Camp UK). L’autre qui intègre des publi­ci­tés adap­tées au contenu de la vidéo (du coréen Uni­qube, pré­senté au Démo­Pit de Tech­Crunch). Assez clas­siques, limite copy­cat. On manque encore un peu de recul pour savoir si cette forme de publi­cité assez intru­sive dans la visua­li­sa­tion de vidéos est effi­cace. Lorsque cela fonc­tion­nera, cela devien­dra une commodité.
  • Et enfin, ce sys­tème de ges­tion de vos cartes de fidé­lité en ligne et sur mobile (Car­da­gin), un inter­mé­diaire de plus entre vous et vos mar­chands. Evite de se trim­ba­ler des dizaines de cartes de fidé­lité en fai­sant ses courses. En théo­rie… car évide­ment, rares seront les bou­tiques à l’utiliser. C’est le genre de ser­vice qui ne créé une véri­table valeur d’usage consom­ma­teur que s’il devient rapi­de­ment domi­nant sur son mar­ché. Avant, c’est du “nice to have” qui peut même com­pli­quer la vie. D’où l’importance des partenariats.

Places de marché

Les places de mar­ché étaient à la mode avant l’éclatement de la bulle Inter­net de 2000/2001. On est ensuite passé au bon vieux com­merce élec­tro­nique. Et bien, on revient aux places de mar­ché pour mar­chés ver­ti­caux, sachant que les mar­chés satu­rés inté­ressent encore les entre­pre­neurs et visi­ble­ment aussi les investisseurs :

  • Pour la vente de voi­tures d’occasion avec une des­crip­tion plus exhaus­tive et plus fiable des véhi­cules (MOTA Motors). Rendre les mar­chés plus trans­pa­rents et les tran­sac­tions plus sûres est de bon aloi pour les consommateurs.
  • Pour la recherche d’emplois où le can­di­dat paye au lieu de l’annonceur (local­ba­con). Ce qui per­met d’avoir des listes de can­di­dats mieux qualifiées.
  • Pour la déco­ra­tion et l’amménagement d’intérieurs (MyDe­si­gnIn). Ils ne doivent pas être seuls…
  • Avec un ser­vice de Pages Jaunes ori­gi­nal pour les arti­sans et PME-TPE (Yext, à ne pas confondre avec l’annuaire Yelp) qui se rému­nère main­te­nant au “pay per call”, après avoir déjà généré $20m de chiffre d’affaire. Ces appels sont les appels télé­pho­niques entrant chez les PME-TPE clientes géné­rés par l’annuaire. Ils sont par ailleurs envoyés dans la boite aux lettres et trans­crits auto­ma­ti­que­ment. Ils peuvent alors être trai­tés par leur moteur de recherche, et sont fil­trés par impor­tance pour le busi­ness de la PME-TPE. Celle-ci doit cepen­dant répondre au télé­phone. Le busi­ness a démarré dans la région de New-York. Vision­nez la vidéo de la pré­sen­ta­tion, l’entrepreneur est vrai­ment top gun.
  • Pour la recherche de ser­vices divers (Red­Bea­con), le gagnant de cette édition de Tech­Crunch 50. L’utilisateur y défi­nit son besoin en ser­vice. Il obtient des devis et réponses et il prend rendez-vous avec le ou les pres­ta­taires. Cela fonc­tionne aussi en quasi temps réel pour trou­ver un pres­ta­taire d’urgence. Me fait un peu pen­ser au fran­çais Quo­ta­tis qui se porte assez bien parait-il, et pro­cède même à une crois­sance externe par acquisitions.
  • Une place de mar­ché d’experts (GuruS­torms) qui rap­pelle le fran­çais Wengo.
  • Un ser­vice en mode SaaS de sélec­tion de trans­por­teur de colis (Enroute Shi­pIt!) qui le sélec­tionne en fonc­tion de cri­tères mul­tiples dont l’optimisation des coûts et de la qua­lité de ser­vices et gère toute la pape­ras­se­rie et le suivi. Déjà vu je ne sais plus où.
  • Une place de mar­ché pour trou­ver son impri­meur (Keen). Déjà vue en France, mais c’est un busi­ness encore assez local ou régional.
  • Une place de mar­ché de par­rai­nage (Red­Mod), un concept inté­res­sant qui per­met aux marques de concen­trer leurs pro­grammes de par­rai­nages clients et aux consom­ma­teurs de col­lec­ter des bonus asso­ciés. Une inter­mé­dia­tion de plus !
  • Un curieux outil de pré­dic­tion du prix des places de concert et de sport sur le mar­ché paral­lèle (Seat­Geek).
  • Une place de mar­ché pour vendre et ache­ter de l’alimentaire à proxi­mité des lieux de pro­duc­tion aux USA (Local Dirt). Une ini­tia­tive inté­res­sante pour son côté écoresponsable.
  • Une pla­te­forme pour le “social com­merce” (Piryx) qui sert sur­tout à mener des cam­pagnes de col­lectes de dons en ligne pour des causes diverses. Un after effect du syn­drome Obama… ! Ce n’est pas le pre­mier site du genre.

Autour des réseaux sociaux

Il sub­siste des vel­léi­tés d’entrepreneurs de créer le n+unième réseau social mais nombre de pro­jets s’orientent dans les écosys­tèmes des lea­ders du mar­ché (Face­book, Twit­ter, Google, etc) : outils d’analyse, d’optimisation (Sha­re­Grove pour gérer les conver­sa­tions avec un sous-ensemble de ses amis Face­book), d’agrégation (de news pour Twit­ter, chez Inst­tant; d’informations sur les res­tau­rants vues sur Twit­ter chez iAte) ou de conver­sion (un conver­tis­seur de conte­nus Face­book en pages web chez Diditz). La mobi­lité est omni­pré­sente, mais n’est plus à part. De nom­breux outils per­mettent de col­la­bo­rer à la fois sur le web tra­di­tion­nel et sur mobiles, de manière intégrée.

Les réseaux sociaux semblent par­fois ne concer­ner qu’une toute petite audience d’Internautes hyper­ac­tifs comme cet aggré­ga­teur de dizaines de sites sociaux pour un indi­vidu (Threadsy). Mais les évolu­tions socié­tales sont tel­le­ment impré­vi­sibles qu’il vaut mieux s’abstenir de jeter d’emblée tout à la poubelle.

Stribe Logo

Com­men­çons par évoquer le cas Stribe de la star­tup fran­çaise Nyou­link, héber­gée dans l’incubateur Télé­com Paris­tech, qui était la seule fran­çaise à pré­sen­ter sur Tech­Crunch 50. Un Stribe per­met l’ajout d’un réseau social au des­sus d’un site qui n’en a pas. Avec une simple ligne de code dans le tem­plate HTML des pages du site. Le ser­vice se pré­sente sous la forme d’une barre d’outils en bas du site pour gérer sa com­mu­nauté, c’est-à-dire pour per­mettre aux visi­teurs du site de s’inscrire et de dia­lo­guer entre eux pen­dant leur visite. Le ser­vice est vendu aux sites en mode SaaS, évitant pas là une trop forte dépen­dance à un modèle publi­ci­taire. Un assez bon accueil sur Tech­Crunch mais le côté “ça ne vient pas de la Sili­con Val­ley” gêne tou­jours un peu aux entour­nures. L’équipe a évide­me­ment un double défi dans la dif­fu­sion de ce ser­vice et dans sa moné­ti­sa­tion qui – c’est pas mal – ne repose pas que sur la publi­cité, mais sur­tout sur un for­fait d’usage pour le site exploi­tant le Stribe dans un modèle fre­mium (gra­tuit avec pub inté­grée, payant sans pub).

La suite en vrac :

  • Un inté­res­sant outil de chat vidéo avec ses amis dans Face­book avec par­tage de médias (Zorap). L’interface uti­li­sa­teur est bien faite. Tout ce qui peut faci­li­ter l’organisation de visio­con­fé­rences à plu­sieurs est le bienvenu !
  • Un outil web com­plé­men­taire de Twit­ter pour faire du “many to many”, à savoir per­mettre à plu­sieurs per­sonnes d’envoyer des tweets sur un même compte (Tweet­Fun­nel), ce qui pour­rait être fort utile pour les entre­prises. Même si je consi­dère qu’un blog comme un flux de Twit­ter doit émaner d’une vraie per­sonne, pas d’une source anonymisante.
  • Un ser­vice qui encou­rage les citoyens à aler­ter leur muni­ci­pa­lité chaque fois qu’ils voient quelque chose qui cloche (City­Source) : feux de cir­cu­la­tion, lam­pa­daire, graf­fiti, nid de poule… il devrait per­mettre de cana­li­ser les efforts des ser­vices publics et de réagir plus vite. Mais quid du busi­ness model ?
  • Un site de par­tage de vécu pour le voyage (Tra­vel­Trac) qui sup­porte les smart­phones – iPhone en pre­mier of course - , sorte de maga­zine en ligne créé par les tou­ristes avec télé­char­ge­ment de pho­tos, vidéos et textes géo­tag­gés. L’idée est de créer des banques de conte­nus four­nies ensuite aux sites de vente en ligne de voyages. Et puis un autre site de par­tage de médias liés à vos voyages dans la même veine (OnThe­Road) et qui existe depuis 2007.
  • Encore une star­tup qui cherche (depuis quelques années) à conso­li­der vos listes de contacts dans un car­net d’adresses uni­fié (mes­sa­ge­rie ins­tan­ta­née, email, réseaux sociaux), Dig­sby. Of course, l’outil va ensuite inté­grer ce qui se passe dans ces dif­fé­rents ser­vices pour suivre ce qui est lié à chaque per­sonne de ce car­net d’adresse. La société pro­pose main­te­nant un client Twit­ter qui per­met de mieux suivre les conver­sa­tions. Pour les Inter­nautes qui adorent bai­gner dans l’atmosphère bruyante et brouillonne des réseaux sociaux.
  • Un ser­vice d’agrégation de conver­sa­tions temps réel des médias sociaux tels que Twit­ter et Face­book (Tinker.com de Glam Media). Il est pro­posé sous forme de wid­get aux sites médias et d’annonceurs, pour per­mettre aux Inter­nautes qui les visitent de Twit­ter à leur sujet. Un peu le ser­pent qui se mort la queue ! Quand on pro­pose aux “marques” de faire du social, cela peut faci­le­ment délirer.
  • Un ser­vice de ren­contres qui s’appuie sur un moteur de recherche temps réel exploi­tant les don­nées de vos réseaux sociaux et des ser­vices de médias en ligne que vous uti­li­sez comme Fli­ckr, Net­flix, LastFM ou Pan­dora (Gelato). Cela en déduit vos goûts pour aider à trou­ver l’âme soeur. Espé­rons que cela créé des couples avec des goûts com­plé­men­taires plu­tôt qu’identiques. Reste à peau­fi­ner l’algorithme de détec­tion de la complémentarité.
  • Un ser­vice de ren­contre mobile, Date­Check d’Intelius, qui per­met de conso­li­der une sorte de pro­fi­ling com­plet d’une per­sonne à par­tir de son nom, email et son numéro de télé­phone. Le sys­tème va récu­pé­rer des don­nées diverses dans les réseaux sociaux et autres bases de don­nées (y com­pris astro­lo­giques, cadas­trales et cri­mi­nelles…), pour pis­ter la per­sonne à ren­con­trer ou ren­con­trée. L’objet est sur­tout de détec­ter les gens qui mentent sur leur pro­fil, dans l’absolu ou par omis­sion. Intel­lius est aussi à l’origine de iSearch, un ser­vice qui per­met de pro­fi­ler un indi­vidu aux USA en exploi­tant les bases publiques. Casier de jus­tice, chan­ge­ments d’adresse, mariages, divorces, etc. Un peu comme les bases du CTU dans la série 24 Heures Chrono, mais en vrai ! C’est payant et heu­reu­se­ment… (ci-dessous).

Intellius iSearch on Steve Ballmer

  • Un ser­vice pour pla­ni­fier des déjeu­ners avec ses meilleurs amis qui sont dans les parages (Lunchs­ter) qui s’intègre avec votre calen­drier (Out­look, iCal, Google Calen­dar) et qui exploite des recom­man­da­tions de res­tau­rants de Yelp, un annuai­riste qui se déve­loppe bien aux USA. Il doit bien y avoir une star­tup qui a fait la même chose pour les diners non ?
  • Un ser­vice inté­res­sant qui iden­ti­fie les influen­ceurs sur Inter­net sur n’importe quel mar­ché ou sujet des­tiné aux spé­cia­listes des rela­tions presse (Traa­ckrs Autho­rity List). C’est la mise “en logi­ciel” de l’expertise d’une agence spé­cia­li­sée dans le domaine. L’outil effec­tue des recherches dans les réseaux sociaux, les blogs, les sites médias et génère un “score d’autorité” pour les influen­ceurs iden­ti­fiés. L’outil va plus loin en per­met­tant de suivre ses propres cam­pagnes de com­mu­ni­ca­tion sur ces influen­ceurs et d’en mesu­rer le retour.

Un peu hors caté­go­rie, le ser­vice de créa­tion de cartes de voeux papier avec lien avec des conte­nus médias d’Enthu­sem per­met à la fois la per­son­na­li­sa­tion des mes­sages et la mesure de qui a ouvert et visionné la carte. En quelques sortes, c’est le “click and mor­tar” de la carte de vœux. Pour $3 la carte impri­mée et envoyée (USA, et $4 pour l’international) !

Tra­vail collaboratif

Dans le tra­vail col­la­bo­ra­tif pour les entre­prises, pas mal de pro­jets sur­tout sur Demo­Fall 2009 en plus des copy­cats déjà cités dans le pre­mier post, avec une obses­sion : com­ment mieux gérer ses emails ?

  • Un sys­tème kaf­kaïen pour le mana­ger orga­nisé qui per­met de pis­ter auto­ma­ti­que­ment les actions deman­dées à ses col­la­bo­ra­teurs par email et autres outils de com­mu­ni­ca­tion (Liaise). L’outil fonc­tionne comme un add-on de Micro­soft Out­look. Quand vous ren­con­trez vos col­lègues ou col­la­bo­ra­teurs, l’outil syn­thé­tise tout ce que vous leur avez demandé et le sta­tut cor­res­pon­dant ! Les col­la­bo­ra­teurs pro­cras­ti­na­teurs seront ainsi mieux pis­tés ! Cela trans­forme son client de mes­sa­ge­rie en ges­tion­naire de “to do list” col­lec­tif. Peut-être déjà déployé chez France Télé­com … :) .

Liaise Example Email Processing 

  • Dans la même veine, EmailS­marts de Nubli ainsi que la solu­tion du fran­çais Kwaga, vous aident à faire le tri dans votre flot d’emails pour trou­ver les plus impor­tants et les gérer. La prio­ri­sa­tion s’effectue auto­ma­ti­que­ment et peut être ajus­tée manuel­le­ment. Un plug-in d’Outlook pour le pre­mier, et une exten­sion de divers outils de mes­sa­ge­rie pour le second. Ces deux outils com­plètent l’approche de Xobni, lancé il y a main­te­nant deux ans et que Micro­soft a failli rache­ter, et qui consiste à four­nir une infor­ma­tion syn­thé­tique sur l’activité de chaque contact de sa mes­sa­ge­rie. Sur le Demo­Pit, il y avait aussi Froth­Mail, encore un autre outil pour mieux gérer ses emails. Ca mérite un petit benchmark…
  • Une solu­tion de ges­tion d’agenda uni­ver­selle pour iPhone (du qué­bé­cois Tungle) qui se syn­chro­nise avec Out­look, Google Calen­dar, Apple iCal et Entou­rage for Mac. Pour peu que vos contacts publient leur agenda sur ces outils !

Solu­tions d’entreprise

J’ai noté trois solu­tions inté­res­santes dédiées comme les pré­cé­dentes au monde de l’entreprise :

  • Un outil d’assistance uti­li­sa­teur et d’automatisation de tâches sous Win­dows (le Leo - pour Learn, Evolve, Ope­rate – de l’israélien Kryon­Sys­tems) qui res­semble à un sys­tème de recherche adapté à l’usage des logi­ciels cou­rants, com­plété d’un auto­mate pilo­tant les prin­ci­pales appli­ca­tions en mode pas à pas (Office, SAP, et même Visual Stu­dio pour les déve­lop­peurs). L’histoire ne dit mal­heu­reu­se­ment pas d’où viennent les conte­nus : la star­tup ? De l’UGC ? Des four­nis­seurs tierces-parties ? Un craw­ling du web ? Cela fait des années que Micro­soft et d’autres amé­liorent leur sys­tème d’aide uti­li­sa­teur, le meilleur res­tant en date le moteur de recherche de Google qui trouve sou­vent rapi­de­ment la réponse aux ques­tions que l’on se pose dans les dif­fé­rents forums et bases de connais­sances du web. Ce genre de solu­tion est donc un peu “nice to have” et aura du mal à trou­ver son modèle écono­mique. Sur­tout quand on sait que les entre­prises forment très rare­ment leurs col­la­bo­ra­teurs à l’utilisation opti­male des logi­ciels cou­rants, consi­dé­rant que c’est un acquis.
  • Un sys­tème de backup de don­nées en mode “cloud com­pu­ting dis­tri­bué” (Sym­form). Le sto­ckage est réparti chez les clients. C’est une sorte de “peer to peer” du backup dont le prix est fixe, et pas indexé sur la quan­tité de don­nées à sau­ve­gar­der. Reste à savoir com­ment en assu­rer la fia­bi­lité et la sécurité !
  • Le cloud étant à la mode et mis à toutes les sauces, c’est la vidéo­sur­veillance qui y passe aussi avec le VIAAS de Third Iris. A ceci près que cette société four­nit des camé­ras vidéo “plug and play” avec son sys­tème de “cloud” sur Inter­net. Elles se déclenchent auto­ma­ti­que­ment lorsqu’il se passe quelque chose et ont un sto­ckage local limi­tant la bande pas­sante uti­li­sée sur Inter­net. C’est donc une solu­tion com­plète “hori­zon­ta­li­sée” qui per­met de sur­croit d’éviter de pas­ser par un ins­tal­la­teur pour un câblage et une confi­gu­ra­tion coû­teux. Le concept me semble très inté­res­sant et pour­rait s’appliquer à pas mal de solu­tions domo­tiques. Avec un effet indi­rect : ce sont des solu­tions “over the top” qui passent au des­sus des opé­ra­teurs télé­coms ou d’énergie, qui auraient bien appré­cié de jouer un rôle d’intermédiaire dans la dif­fu­sion de ce genre de services.

Autour du déve­lop­pe­ment logiciel

Une caté­go­rie en nette décrue par rap­port aux années pré­cé­dentes avec trois outils plu­tôt péri­phé­riques au déve­lop­pe­ment logiciel :

  • Deux sys­tèmes d’évaluation en ligne des com­pé­tences et per­for­mances des déve­lop­peurs : chez l’israélien Trol­lim, élue meilleure star­tup inter­na­tio­nale de Tech­Crunch 50, et chez le polo­nais Codi­lity, pré­senté au Seed­Camp UK.
  • Un ser­vice de tra­duc­tion off­sho­risé de vos sites web, qui fonc­tionne au choix avec tra­duc­tion auto­ma­tique, manuelle ou “crowd­sour­cée” (Dub­zer). Un ser­vice ouvert sur le monde et mul­ti­cul­tu­rel ? De la Sili­con Val­ley ? Faut pas rêver ! La star­tup est indienne.
  • Mais il y avait tout de même ce ser­vice mul­ti­lingue (Nati­ve­Tung), cette fois-ci ori­gi­naire des US, qui per­met de créer des sites web mul­ti­lingues, basé sur une tra­duc­tion des conte­nus auto­ma­tique et temps réel.

Pro­chain et der­nier post de cette série : les mobiles, les médias, le search et la santé.


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Publié le 7 octobre 2009 Post de Olivier Ezratty | Entrepreneuriat, Internet, Silicon Valley, Startups | 5 commentaires

Les 5 commentaires sur “Les startups de TechCrunch 50 et DemoFall – 2/3” :

  • Stribe a été sou­tenu par Scien­ti­pole, Paris­tech et OSEO
    http://www.telecom-paristech.fr/telecom-paris/Actualites/TechCrunch50-Stribe-reseau-social-site-web.php
    Vous les avez égale­ment conseillés ?

    • [1.1] - Olivier Ezratty a répondu le 7 octobre 2009 :

      Je les ai exper­ti­sés pour le compte de Scien­ti­pôle Initiative.

  • [2] - boris a écrit le 8 octobre 2009 :

    Bon­jour Olivier,

    Penses tu que ces confé­rences (TC50…) attirent les meilleures start-up du moment, ou bien les plus opportunistes?

    Twit­ter, Face­book… y ont-il été ?

    Boris

    • [2.1] - Olivier Ezratty a répondu le 8 octobre 2009 :

      Avec un regard du pré­sent, ce sont les meilleures star­tups vues par le comité de sélec­tion de l’organisation de ces événe­ments. Avec le biais des per­sonnes qui les com­posent, notam­ment des busi­ness angels et VCs. Mais cer­tains ont tout de même du flair.

      Ont été révé­lés sur Demo : Bee TV, Blinkx, Garage Band, Roku, Sees­mic, Tel­nic. Il me semble que Twit­ter avait fait parlé de lui sur Demo 2006, mais sans pré­sen­ter for­mel­le­ment son pro­jet. Il y a moins de recul avec l’événement de Tech­Crunch qui n’en est qu’à sa troi­sième édition.

      Après, tout dépend ce que l’on entend par “meilleures star­tups”. Celles qui ont abou­tit au TOP 10 des suc­cès, pas for­cé­ment, c’est clair. Mais par contre, il y a des boites qui se sont faites rache­ter par de grosses entre­prises, et n’ont donc pas eu de temps pour se faire un nom. Comme Tru­veo racheté par AOL (vu sur Demo 2006), Power­set racheté par Micro­soft (vu sur Tech­Crunch 40 en 2007), Mint (vu au même endroit) racheté par Intuit. Yam­mer vu sur Tech­crunch 50 2008 se porte plu­tôt bien.

      Autre manière de voir les choses : les star­tups qui se sont pas­sées de ces événe­ments sont celles qui ont plus rapi­de­ment convaincu des inves­tis­seurs (BA, VC). Donc, celles qui pré­sentent sont le reli­cat. Qui reste impor­tant en volume. Et dans lequel il y a quelques pro­jets “incom­pris” mais tout de même pro­met­teurs. Mais de plus en plus de pro­jets déjà bien finan­cés sont pré­sen­tés sur TC et Demo, car ils recherchent plus la visi­bi­lité que le financement.

      Il faut s’habituer au très fort taux de déchets qui existe dans l’univers des star­tups. On entend tou­jours plus par­ler des suc­cès que des échecs. Mais il faut beau­coup d’échecs pour géné­rer de temps en temps de gros succès.

  • Oh pinaise ! Le ser­vice “Liaise” à l’air ENORME… Manque plus que la ver­sion finale française !




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