Un mariage risqué, suite

Publié le 13 février 2008 et mis à jour le 14 février 2008 - 10 commentaires -
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Je me suis exprimé sur l’annonce par Micro­soft de son sou­hait d’acquérir Yahoo le jour même où elle a eu lieu. C’était à chaud, mais je m’étais déjà posé la ques­tion aupa­ra­vant. Cette annonce a depuis généré un nombre abso­lu­ment incroyable de com­men­taires tant aux USA que chez nous en France. L’histoire est loin d’avoir démarré puisque Yahoo esquive la fusion, ou tout du moins en négo­cie le prix.

Parmi les réac­tions, il y en avait quelques unes d’intéressantes comme celle de Louis van Proos­dij, mon­trant com­ment Micro­soft pour­rait orga­ni­ser son “bran­ding” en sépa­rant clai­re­ment la par­tie entre­prise (“Micro­soft”) et en affi­chant sous la ban­nière “Yahoo” tout ce qui relève du grand public chez l’éditeur.

Et je dois recon­naitre que ma réac­tion à chaud n’était pas très construc­tive, lis­tant à l’envie les rai­sons pour les­quelles une telle fusion ne pou­vait pas fonc­tion­ner. Depuis, je n’ai pas vrai­ment changé d’avis, mais j’ai cher­ché à l’étayer par une petite pers­pec­tive his­to­rique sur les suc­cès et les échecs de Micro­soft. Et ils sont nom­breux, dans toutes les caté­go­ries, bien au delà des clas­siques Win­dows et Office. Dans une approche clas­sique que l’on retrouve dans les études de cas des busi­ness schools, j’ai d’abord fait l’inventaire de l’existant. Sous forme d’un tableau, bien évidem­ment! J’en ai tiré quelques conclu­sions sur le pour­quoi Micro­soft a réussi et pour­quoi il s’est gauf­fré ailleurs. Il s’agit presque tou­jours d’une course à l’innovation, au sens lit­té­ral du terme: à savoir, qui est le pre­mier à dif­fu­ser lar­ge­ment une nou­velle tech­no­lo­gie et si pos­sible, dura­ble­ment, jusqu’à ce qu’elle pénètre le mar­ché au delà des “early adop­ters”. A ne pas confondre avec la capa­cité à les inven­ter, ce qui est une autre affaire, sur­tout dans la mesure où Micro­soft a plu­tôt créé des inno­va­tions incré­men­tales plu­tôt que des inno­va­tions de rupture.

Puis, nous rebou­cle­rons à la fin sur le cas de l’intégration de Yahoo et sur ce que Micro­soft pour­rait éven­tuel­le­ment faire pour éviter la déroute.

Les grands succès

Il s’agit des pro­duits ou ser­vices pour les­quels Micro­soft a réussi a cap­ter plus de 50% du mar­ché consi­déré. J’en ai listé une dou­zaine comme les OS clients, les logi­ciels bureau­tiques, mais aussi les ser­veurs de réseau et les ency­clo­pé­dies sur CD-ROM. Ces grands suc­cès concernent à la fois les postes de tra­vail, les logi­ciels ser­veurs, mais aussi les logi­ciels Inter­net. Les voici dans le tableau ci-dessous (cli­quez des­sus pour le rendre lisible, ou récu­pé­rez le PDF com­plet).

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Je ne vais pas refaire l’histoire de tous ces suc­cès, mais plu­tôt lis­ter leurs carac­té­ris­tiques au regard de l’affaire Yahoo :

  • Ces suc­cès ont été ini­tia­li­sés tôt dans le cycle de déve­lop­pe­ment du mar­ché pour ces tech­no­lo­gies. La bataille de l’operating sys­tem a été gagnée par Micro­soft avec MS-DOS puis Win­dows dès 1981 pour le pre­mier et 1990 pour le second, alors que le mar­ché a été mul­ti­plié par 10 depuis 1990.
  • Micro­soft a été le pre­mier ou presque à pro­fi­ter voire géné­rer un chan­ge­ment de para­digme sur le mar­ché consi­déré. Le cas le plus mar­quant concerne les logi­ciels de bureau­tique sous Win­dows. Micro­soft a sorti le pre­mier tableur sur Macin­tosh, puis sous Win­dows. Et a été le pre­mier à lan­cer une suite com­plète sous Win­dows. Alors que les concur­rents en place - Lotus et Word­per­fect - ont véri­ta­ble­ment trainé des pieds pour sup­por­ter les inter­faces gra­phiques, Win­dows comme Macin­tosh. Avec Encarta, Micro­soft a aussi été le pre­mier à sor­tir une ency­clo­pé­die véri­ta­ble­ment mul­ti­mé­dia sur CD-ROM. L’autre para­digme clé a été le ser­veur “poly­va­lent” Win­dows Ser­ver asso­ciant les carac­té­ris­tiques que l’on trou­vait chez Novell Net­ware et chez Unix.
  • Micro­soft a indus­tria­lisé la notion de vente de plate-forme logi­cielle avec un cou­plage pro­duits / kits et outils de déve­lop­pe­ment et évan­gé­li­sa­tion du mar­ché: en pre­mier lieu, les construc­teurs et les éditeurs de logi­ciels. Il a archi­tec­turé ses logi­ciels pour les rendre exten­sibles. Il s’agissait tou­jours de plates-formes “ouvertes” de ce point de vue là, même si elles n’étaient ni open source, ni basées sur des stan­dards “de jure”. Cette stra­té­gie de plate-forme asso­ciée à une bar­rière tech­no­lo­gique à l’entrée a ver­rouillé dura­ble­ment le mar­ché. Et la bar­rière s’est élevée par la com­plexité crois­sante des logi­ciels et avec les besoins en for­ma­tion et en cer­ti­fi­ca­tion. Sur­tout à par­tir du milieu des années 1990.
  • Une tari­fi­ca­tion agres­sive. Elle était ou bien indo­lore dans le cas des ventes OEM, sur­tout à l’époque où les PC coû­taient entre 2 et 5 fois plus chers qu’aujourd’hui (et contrai­re­ment à une rumeur répan­due, les MS-DOS n’étaient pas “don­nés” aux construc­teurs, juste ven­dus à un prix bas pour l’époque). Elle était sinon très concur­ren­tielle, comme avec Access sorti à $99 face à ses concur­rents qui étaient com­mer­cia­li­sés à plu­sieurs cen­taines de $. Et bien sûr, avec Office, mais aussi avec l’offre ser­veur en général.
  • Micro­soft s’est sou­vent appuyé sur des méca­nismes de dis­tri­bu­tion à fort effet de levier, comme les ventes OEM. C’est le cas des sys­tèmes d’exploitation.
  • Une grande par­tie de ces suc­cès se sont mani­fes­tés d’abord dans les entre­prises, puis ensuite dans le grand public, à l’époque - révo­lue - où les inno­va­tions infor­ma­tiques pas­saient par ce che­min. Ce n’est plus vrai­ment le cas maintenant.
  • Micro­soft a créé et tiré par­tie de syner­gies dans son offre, sur­tout dans l’entreprise. Notam­ment entre le poste de tra­vail et les ser­veurs. Syner­gies qui se sont mani­fes­tées par une inté­gra­tion tech­nique pous­sée, comme celle d’Internet Explo­rer dans Win­dows, à par­tir de Win­dows 98, et de Mes­sen­ger dans Win­dows à par­tir d’XP. Inté­gra­tion lar­ge­ment contes­tée et qui a valu quelques ennuis antitrust…
  • Un déve­lop­pe­ment inter­na­tio­nal rapide. Ce fut le cas sur les OS, tra­duits dans les prin­ci­pales langues. Mais aussi des logi­ciels bureau­tiques. La capa­cité à sor­tir une ver­sion de Mul­ti­plan et Word (sous MS-DOS) en fran­çais bien avant les ver­sions fran­çaises de Lotus 123 et Word­per­fect expliquent en grande par­tie le suc­cès rem­porté très tôt par Micro­soft France face à ses concurrents.
  • Il n’y a pas eu de chan­ge­ments de para­digme mar­quants pou­vant désta­bi­li­ser Micro­soft. Ni l’open source ni le “Soft­ware as a ser­vice” ou le mode ASP n’ont bou­le­versé la donne pour ces pro­duits qui sont qua­si­ment tous du logi­ciel tra­di­tion­nel, à l’exception notable de Hot­mail. Tout au plus l’open source a-t-il ralenti la pro­gres­sion de Win­dows Ser­ver, mais pas son lea­der­ship sur le mar­ché des ser­veurs. Idem pour Exchange. Et encore plus pour Office, pas encore véri­ta­ble­ment gêné par Ope­nOf­fice, sauf dans cer­tains seg­ments du sec­teur public.
  • Et évidem­ment, nombre de ces suc­cès sont liés aux erre­ments des concur­rents, lea­ders du moment: on a déjà cité ceux de Lotus et Word­per­fect. Il y a aussi Ash­ton Tate, le roi de la base de don­née (dans les années 1980) avec dBase III, qui s’est d’abord fait concur­ren­cer par Bor­land avec Para­dox, et a lamen­ta­ble­ment raté le pas­sage à l’interface gra­phique, pour dis­pa­raitre avec l’avènement d’Access. Rap­pe­lons aussi les erre­ments de Novell qui a raté son pas­sage à Unix dans les années 1990, avant d’y reve­nir avec Linux et le rachat de SuSE. Mais qui s’est aussi égaré en tâtant de la bureau­tique, dans le seul but appa­rent de gêner Micro­soft. Et, on ne le rap­pel­lera jamais assez, en igno­rant ou relé­guant au second rôle pen­dant des années le pro­to­cole TCP/IP, incon­tour­nable pour exis­ter à l’ère de l’Internet.

Si nous pre­nons main­te­nant la bataille de la publi­cité en ligne et du search face à Google, aucune de ces dif­fé­rentes condi­tions n’est réunie ! Le mar­ché est mature, même s’il pré­sente encore de belles marges de crois­sance. Il n’y a pas de chan­ge­ment de para­digme en vue per­met­tant à Micro­soft de chan­ger la donne face à Google. On est dans le grand public et pas dans l’entreprise. Et Google n’a pas com­mis d’erreurs jusqu’à pré­sent ! Quand aux syner­gies, Micro­soft les a ten­tées dans tous les sens, mais le monde ouvert de l’Internet les rend sou­vent caduques.

Les suc­cès

Der­rière ces grand suc­cès, il y a des “suc­cès”. De bons busi­ness pour Micro­soft, sou­vent plu­sieurs mil­liards de dol­lars, mais une concur­rence encore ouverte et une posi­tion pas garan­tie dans la durée (cli­quez des­sus pour le tableau, ou récu­pé­rez le PDF com­plet).

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Comme pour les grands suc­cès, MSN Mes­sen­ger (main­te­nant Live Mes­sen­ger) tout comme Hot­mail ont béné­fi­cié d’un inves­tis­se­ment bien avant que l’équipement des ménages en accès Inter­net n’explose, au début des années 2000.

Avec les ser­veurs de base de don­nées, les outils de déve­lop­pe­ment, et le midd­le­ware en géné­ral,  Micro­soft a acquis len­te­ment une posi­tion cor­recte sur le mar­ché à force de persistance.

Per­sis­tance et stra­té­gie de plate-forme que l’on retrouve dans la mobi­lité. Quand Micro­soft s’est lancé il y a plus de dix ans dans cette bataille, per­sonne n’aurait parié un kopeck sur Micro­soft. Et aujourd’hui, ils ont à peu près 40% du mar­ché des mobiles. Avec une recette qui ne fonc­tion­ne­rait plus aujourd’hui: ils sont pas­sés d’abord par l’entreprise, par la séduc­tion de déve­lop­peurs, de mar­chés ver­ti­caux, d’applications spé­cia­li­sées, puis de fil en aiguille du mar­ché en géné­ral. Mar­ché qu’ils ont uni­fié face à Sym­bian - pas assez orienté “plate-forme” et à des acteurs dis­per­sés. Mais la posi­tion reste instable. Linux/Android et iPhone veillent au grain…

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Autre fac­teurs com­muns aux “grands suc­cès” et aux “suc­cès” dans l’entreprise, c’est la force de l’approche écosys­tème de Micro­soft. Leur poli­tique d’évangélisation per­ma­nente des déve­lop­peurs, infor­ma­ti­ciens, SSII, éditeurs de logi­ciels, construc­teurs et autres pres­ta­taires leur assure un effet de levier for­mi­dable. C’est la par­tie rela­ti­ve­ment invi­sible du grand public des inves­tis­se­ments mar­ke­ting de Micro­soft. Mais oh com­bien stra­té­gique. Les der­niers Tech­Days qui se sont ter­mi­nés aujourd’hui à Paris en étaient une démons­tra­tion de force (ci-dessous, dans le grand audi­to­rium du Palais des Congrès): une offre ser­veur et déve­lop­pe­ment richis­sime et un écosys­tème de par­te­naires tou­jours aussi dense. Et avec plus de 12000 visi­teurs, cet événe­ment est pro­ba­ble­ment devenu le pre­mier salon-conférence de France en informatique!

Les résul­tats mitigés

Les résul­tats miti­gés concernent des situa­tions à chaque fois par­ti­cu­lières, mais en creu par rap­port aux fac­teurs de suc­cès que nous venons de lister :

  • Des caté­go­ries pro­duit où Micro­soft s’est lancé trop tard, face à des concur­rents qu’il n’a pu rache­ter (Qui­cken) et qui ont résisté dura­ble­ment aux assauts.
  • L’arrivée sur des mar­chés exis­tants avec des lea­ders établis, mais sans pro­fi­ter ni géné­rer de chan­ge­ment de para­digme notable (XBOX, ser­veurs Internet).
  • Le cas des ser­veurs Inter­net et du déve­lop­pe­ment de sites Inter­net est très inté­res­sant car il dépasse le cadre de la tech­no­lo­gie. L’espace de l’Internet a été dès le début celui de la culture Unix puis Linux. Avec des concep­teurs jeunes, issus des uni­ver­si­tés, et peu ver­sés dans les tech­no­lo­gies Micro­soft. Un monde ouvert et un monde de stan­dards qui n’aimait pas Micro­soft au départ et ne l’apprécie tou­jours pas. Cette situa­tion, qui se tra­duit par le carac­tère de chal­len­ger de Win­dows Ser­ver face aux ser­veurs Unix (res­pec­ti­ve­ment aux alen­tours de 25% et plus de 70% de parts de mar­ché sur Inter­net). Et itou dans les tech­no­lo­gies de déve­lop­pe­ment où la qua­dri­lo­gie LAMP com­plé­tée des Ajax et autres Ruby on Rails dépasse de loin les tech­no­lo­gies .NET, même si ces der­nières peuvent être tech­no­lo­gi­que­ment plus séduisantes.
  • Dans l’Internet, nous avons aussi le por­tail MSN. Il s’en sort hono­ra­ble­ment d’un point de vue du tra­fic : c’est l’un des sites à plus fort tra­fic au monde, qui n’est pas loin de Google. Pre­mier défaut : la moné­ti­sa­tion du tra­fic d’un por­tail (et des outils de com­mu­ni­ca­tion comme Hot­mail et Mes­sen­ger) est moins bonne que celle d’un moteur de recherche. D’où le chan­ge­ment de prio­rité de Micro­soft d’il y a quelques années, réorien­tant ses inves­tis­se­ments sur le search. Second défaut : c’est pro­ba­ble­ment le busi­ness qui a béné­fi­cié du plus grand apport en capi­tal risque de toute l’histoire de l’Internet : plu­sieurs mil­liards de $. Appor­tés par le cash de Micro­soft bien sûr. MSN a été pro­fi­table seule­ment sur quelques quar­ters ces der­nières années. Le bilan finan­cier sur ses 12 ans d’existence est donc net­te­ment néga­tif. Donc, le ren­de­ment du capi­tal investi est fran­che­ment médiocre - car pour l’instant néga­tif - et à côté, Yahoo est un super-top-gun financier !

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Les grands échecs

Ils sont moins nom­breux que les suc­cès, et moins impac­tants en chiffre d’affaire perdu, mais ils sont bien reten­tis­sants. Et ne concernent pas que l’Internet. Quelles sont leurs caractéristiques?

  • Le démar­rage d’une nou­velle acti­vité très dif­fé­rente des habi­tudes à par­tir d’acquisitions externes impor­tantes. C’est le cas de l’activité “ERP pour PME” avec les acqui­si­tions de Great Plains Soft­ware et Navi­sion. Micro­soft pré­voyait de faire $10B à l’échéance 2010. Ils en sont loin. La vision trop tech­no­lo­gique de ce mar­ché, la dif­fi­culté à pré­ser­ver sa base ins­tal­lée, ses réseaux de par­te­naires exis­tants, puis les retards de nou­velles ver­sion ont com­pli­qué la donne. Mais comme pour MSN, Micro­soft sait être patient et pour­suit dans l’effort.
  • L’absence de chan­ge­ment de para­digme par rap­port aux lea­ders établis. C’est le cas du search où Micro­soft a déjà englouti des mil­liards de $ de R&D et de data­cen­ters. Mais comme les résul­tats des requêtes est ou moins bon, ou mar­gi­na­le­ment meilleur (dans la pré­sen­ta­tion), cela ne suf­fit pas pour chan­ger la donne qui favo­rise Google. C’est la consé­quence d’un inves­tis­se­ment trop tourné vers le revenu (publi­ci­taire) mais pas assez vers la créa­tion de valeur pour les uti­li­sa­teurs. Sur­tout que dans le cas de l’Internet, on ne peut plus se battre sur les prix.
  • Le ratage com­plet de chan­ge­ments de para­digmes, lais­sant de nou­veaux lea­ders s’établir : c’est le cas de l’Internet avec la vidéo (You­Tube), les réseaux sociaux (MyS­pace, Face­book), les blogs et évidem­ment le search (à l’époque, 1998-2000, où on croyait encore à la force des por­tails). Dans l’Internet, de nou­veaux lea­ders se créent en un an et demi. C’est bien trop rapide face à une grosse entre­prise dont la pla­ni­fi­ca­tion est deve­nue bien lourde. Ici, c’est la vitesse qui manque à la struc­ture, deve­nue trop poli­tique et trop lourde.
  • Des pro­duits qui arrivent une bataille en retard. C’est le cas de la pre­mière ver­sion de MSN, conçue pour concur­ren­cer les sys­tèmes pro­prié­taires d’AOL et Com­pu­serve, qui domi­naient le mar­ché des ser­vices en ligne avant l’avènement du web. Micro­soft a donc ini­tia­lisé vers 1992 les déve­lop­pe­ments d’un ser­vice en ligne pro­prié­taire. Lancé en sep­tembre 1995, un mois après l’IPO de Nets­cape, il était “mort à l’arrivée” et je plains encore les équipes qui ont recruté des par­te­naires à cette époque là, par­te­naires qui se sont un peu faits gru­gés! Un an plus tard, MSN se met­tait aux cou­leurs de l’HTML et du Web, et recom­men­çait tout à zéro. En atten­dant, Yahoo avait pris de l’avance! Dans les batailles en retard, il y a aussi Sil­ver­light face à Flash et Flex.
  • Des pro­duits qui arrivent trop tôt par rap­port aux cycles du mar­ché: c’est le cas de Bob, l’interface gra­phique pour les mamies, et de la télé­vi­sion sur IP. Et ne par­lons pas de Spot…
  • Un écosys­tème récal­ci­trant: c’est le cas de Micro­soft TV, devenu depuis Media­room. Le mar­ché est ver­rouillé par les opé­ra­teurs télé­coms. Et ces der­niers ont une trouille monstre de voir Micro­soft y débar­quer et “PC izer” cette indus­trie, ou l’horizontaliser. Même si c’est ce qui va se pas­ser à terme avec la com­mo­di­ti­sa­tion du tra­fic “IP” en fixe et mobile… C’est ce que fait Apple avec son Apple TV 2 qui passe par le canal IP “ouvert” pour récu­pé­rer les conte­nus sur Internet.
  • Une stra­té­gie inter­na­tio­nale non homo­gène. Comme pour le Zune qui n’a pas été lancé hors des USA. OK, Micro­soft vou­lait peut-être faire un test et limi­ter les dégâts en cas de pertes. Mais cela fait petit joueur, et des­tine irré­mé­dia­ble­ment au sta­tut de loser sur le mar­ché de l’électronique de loi­sirs qui est mondial.

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Remin­der: voici le Poin­teur sur le tableau PDF com­plet.

Il y a plein d’autres éléments que je n’ai évidem­ment pas abor­dés (faute de place et de temps…) au niveau de l’exécution (les pro­duits eux-mêmes, leur mar­ke­ting, leur vente) et de l’organisation des équipes.

L’impact des acquisitions

Quel a été l’impact des acqui­si­tions de Micro­soft dans la per­for­mance de ces busi­ness? Il a été très variable. Mais il res­sort un point com­mun à ces dif­fé­rentes acqui­si­tions : les petites ont plu­tôt bien fonc­tionné et ont donné géné­ra­le­ment lieu à l’enrichissement tech­no­lo­gique de pro­duits majeurs (Win­dows, Win­dows Ser­ver, Exchange, SQL Ser­ver, MSN, l’offre dans la mobi­lité). Et les plus grosses ont donné des résul­tats plu­tôt médiocres: Great­Plains ($1,1B), Navi­sion ($1,3B), WebTV ($425m), Visio ($1,5B). Les deux der­nières acqui­si­tions res­tant à “consom­mer” : aQuan­tive ($6B, la plus impor­tante, avant Yahoo si elle a lieu) et Fast Search ($1,3B).

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L’historique des acqui­si­tions est bien touffu (cf le tableau ci-dessus qui ne démarre qu’en 1994). Il méri­te­rait une ana­lyse détaillée, qui n’existe pas encore. Le rythme des acqui­si­tions était sou­tenu avant l’éclatement de la bulle Internet/technologies de 2000. Il s’est calmé ensuite pour reprendre de plus belle depuis 2005. Il s’est sta­bi­lisé à envi­ron 25 entre­prises par an. Le pro­ces­sus d’acquisition s’est conso­lidé et inter­na­tio­na­lisé. Rien qu’en deux années, Micro­soft a ainsi acquis trois star­tups fran­çaises (Motion Bridge, Screen­to­nic et Musi­wave). Alors qu’aucune star­tup fran­çaise n’avait eu les faveurs de l’éditeur aupa­ra­vant! Tout ceci est plu­tôt bon signe d’une capa­cité à “pico­rer” les idées, pro­duits et talents inté­res­sants à l’extérieur de l’entreprise et à en faire des inno­va­tions lar­ge­ment dif­fu­sées. Reste à le réus­sir sur Internet!

En tout cas, mal­gré le nombre, Micro­soft n’égale pas la capa­cité de Cisco, le bench­mark de l’industrie, dans sa capa­cité à inté­grer avec suc­cès des star­tups ou busi­ness de taille plus consé­quente pour étof­fer son catalogue.

Et Yahoo dans tout cela ?

Nous avons vu au début que nombre des fac­teurs de suc­cès his­to­rique de Micro­soft n’étaient pas au rendez-vous pour les acti­vi­tés Inter­net et pour cette acqui­si­tion. Et que les fac­teurs d’insuccès s’amoncelaient, sans comp­ter les aspects spé­ci­fiques que j’avais évoqués dans mon pre­mier post (redon­dances pro­duits, taille de l’acquisition, spin néga­tif, dif­fé­rences culturelles).

Alors, quel ali­gne­ment des pla­nètes per­met­trait à Micro­soft de réus­sir l’intégration de Yahoo ? Voici quelques pistes que vous pour­riez sûre­ment compléter…

  • Une inté­gra­tion réus­sie au niveau humain. De bonnes condi­tions d’accueil pour les employés de Yahoo, tant au niveau pécu­niaire, que sym­bo­lique et pra­tique. Cela passe par un équi­libre des pou­voirs entre les “chefs” des équipes MSN / Win­dows Live et ceux de Yahoo. Et aussi par la même chose à l’échelle inter­na­tio­nale, une inté­gra­tion qui ne devra pas être prise à la légère, avec des coupes sombres de “têtes”.
  • Une meilleure veille socié­tale des ten­dances du web pour anti­ci­per les attentes du public, notam­ment des jeunes. Et une plus grande auto­no­mie lais­sée aux équipes pour créer de nou­veaux ser­vices ET les mar­ke­ter! Un peu comme Google l’a fait avec GMail. C’est la seule manière de créer de nou­velles inno­va­tions de rup­ture pou­vant chan­ger la donne. Les inno­va­tions incré­men­tales seront insuf­fi­santes pour désta­bi­li­ser Google.
  • Un tra­vail fouillé dans l’expé­rience uti­li­sa­teur des pro­duits modi­fiés, inté­grés, créés. Avec un risque de com­pro­mis entre l’intégration des offres et la liberté néces­saire pour faire émer­ger des inno­va­tions en avance de phase. Il fau­dra de la qua­lité, pas de l’à peu près.
  • Une foca­li­sa­tion sur la mobi­lité, un espace qui n’est pas encore envahi par Google, et où l’alliance MS/Yahoo pré­sente des com­plé­men­ta­ri­tés inté­res­santes (Win­dows Mobile d’un côté, Yahoo Go! Mobile de l’autre). Et pro­ba­ble­ment de même sur la télé­vi­sion numé­rique, nou­vel eldo­rado du numérique.
  • Une excel­lence dans le recru­te­ment d’un écosys­tème, aujourd’hui trop léger autour des deux acteurs. A l’ère des API Face­book, Open­So­cial et com­pa­gnie, Microsoft/Yahoo ont des efforts à faire pour atti­rer des déve­lop­peurs. Même si il y a beau­coup de déchets (quelles sont les appli­ca­tions Face­book qui ont vrai­ment de la valeur…).
  • Une adop­tion plus pous­sée des stan­dards de l’Internet, en évitant l’approche pro­prié­taire, clas­sique chez Micro­soft. Yahoo pourra pro­ba­ble­ment aider de ce point de vue là.
  • Une réflexion plus pous­sée sur les moyens de moné­ti­ser le tra­fic Inter­net et les nou­veaux médias, avec de la publi­cité contex­tuelle. En évitant pro­ba­ble­ment de trop se foca­li­ser sur les search. Et une fusion effi­cace des régies publi­ci­taires en amont et à l’échelle internationale.
  • Un tra­vail sur l’image, notam­ment sur la par­tie Micro­soft. L’exemplarité sur le res­pect de la vie pri­vée, face à un Google qui com­mence à faire peur. En ayant conscience que cet objec­tif est par­fois contra­dic­toire avec les pré­cé­dents, notam­ment de monétisation.
  • Et espé­rer au pas­sage que Google com­met­tra quelques erreurs…

La séance de Micro­sof­to­lo­gie est ter­mi­née pour aujourd’hui ! Et main­te­nant, on attend tous les pro­chains épisodes pour voir com­ment l’histoire va s’écrire réellement!

Publié le 13 février 2008 et mis à jour le 14 février 2008 Post de | Google, Internet, Logiciels, Logiciels libres, Microsoft, Startups | 7843 lectures

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Les 10 commentaires et tweets sur “Un mariage risqué, suite” :

  • [1] - Filmail a écrit le 14 février 2008 :

    Dîtes donc, vous êtes tom­bés dans Micro­soft quand vous étiez petit ?

    Très interessant.…dommage que la par­tie Yahoo ne soit pas aussi fouillée ;-)

    Fina­le­ment vous conve­nez, sans peut être aller aussi loin que la pro­po­si­tion de Louis…que les 2 mas­to­dontes ont quand même de vraies syner­gies et pro­po­si­tions de valeur à appor­ter au mar­ché ! Sous réserve bien evi­de­ment d’exécuter par­fai­te­ment l’intégration, bla bla bla…

    C’est bien vous pro­gres­sez lol

  • [2] - dePassage a écrit le 14 février 2008 :

    Bjr,
    Une ques­tion en pas­sant, com­ment se fait-il que Micro­soft qui a équipé pra­ti­que­ment tous les PC de la Terre avec son OS ait pu lais­ser tour­ner des­sus une appli­ca­tion somme toute basique (toute pro­por­tion gar­dée) tel qu’un ‘simple’ navi­ga­teur inter­net qui a assuré la for­tune de Google.
    En par­ti­cu­lier ne croyez-vous pas que le revi­val de Micro­soft pas­sera inévi­ta­ble­ment par la (re)maîtrise du poste client en pro­po­sant dans les pro­chaines mou­tures de son OS des chan­ge­ments en pro­fon­deur qui rendent l’expérience actuelle ‘navi­ga­teur + google’ plu­tôt vieillotte…

  • [3] - Olivier Ezratty a écrit le 14 février 2008 :

    @Fimail: je ne cache pas que j’ai passé 15 ans chez Micro­soft, ce qui au mini­mum donne un peu de recul et de mémoire à leur sujet.

    Oui, il y a des syner­gies poten­tielles, mais fran­che­ment, l’alignement des pla­nètes est assez déli­cat. C’est même plu­tôt de l’alignement de pla­nètes de deux sys­tèmes solaires dis­tants de quelques années lumières qu’il s’agit…

  • [4] - Olivier Ezratty a écrit le 14 février 2008 :

    @dePassage,

    La stra­té­gie de MS est de rendre com­plé­men­taires son offre client (Win­dows, Office) et ses ser­vices Inter­net (Live).

    Il fut un temps où l’on disait que le navi­ga­teur Inter­net (IE) avait sauvé Micro­soft de la déroute face à Nets­cape (et Java) et que son inté­gra­tion avait été illé­gale! Depuis, Micro­soft doit faire atten­tion à ce qu’il intègre dans Win­dows et com­ment il le fait.

    Les navi­ga­teurs n’ont pas fait que la for­tune de Google, mais ont per­mis à tout un sec­teur d’émerger (les pure-players Inter­net) et de trans­for­mer toute l’économie et notre vie. Ren­dons donc grâce à Micro­soft, à Nets­cape, et main­te­nant à la Mozilla Foun­da­tion de per­mettre tout cela (avec certes quelques incom­pa­ti­bi­li­tés - que je vis moi-même avec mon blog - qui génèrent du tra­vail addi­tion­nel pour le sup­port des dif­fé­rentes ver­sions de ces navi­ga­teurs)! Et puis, les peurs d’un “big bro­ther” qui étaient cou­rantes sur­tout entre 1998 et 2001 sont beau­coup moins liées à Micro­soft qu’initialement et ont glissé vers Google et Facebook.

    Micro­soft fait cepen­dant un pari avec Sil­ver­light qui per­met­tra de créer des expé­riences uti­li­sa­teur plus riches au sein du navi­ga­teur et qui s’appuie sur sa tech­no­lo­gie .NET. Reste pour eux à en tirer parti dans leurs propres ser­vices Inter­net. Ils ont la plate-forme sys­tème pour cela, reste pour eux à créer une véri­table plate-forme appli­ca­tive, qu’elle s’appelle MSN, Live ou Yahoo quelque chose.

    Micro­soft a tout de même tenté le coup de l’intégration en incor­po­rant la fonc­tion de search dans tous les recoins de l’interface uti­li­sa­teur de Win­dows Vista. Mais le moteur de cette fonc­tion­na­lité va être sub­sti­tuable par Google ou un autre sys­tème de recherche (je crois, dans le SP1, suite aux déci­sions de la Com­mis­sion Euro­péenne). Donc, exit la dif­fé­ren­tia­tion vis à vis de Google!

    Enfin, mal­gré les ten­ta­tions, Micro­soft ne peut pas “pro­prié­ta­ri­ser” l’Internet. L’expérience uti­li­sa­teur des appli­ca­tions Inter­net ne dépend plus beau­coup de l’habillage du navi­ga­teur, mais plu­tôt de ce qu’il est capable d’exécuter comme code, à quelle vitesse et avec quel niveau de sécu­rité. Et même la techno Sil­ver­light propre à MS tourne sous Win­dows autant que sur MacOS et sous Linux! Comme Flash de Macromedia.

    Cela serait bien si quelqu’un de chez MS répon­dait aussi à la ques­tion. Mais chez eux comme dans la plu­part des grands groupes, les inter­ven­tions dans les blogs se font rares!

  • [5] - Daniel Cohen-Zardi a écrit le 15 février 2008 :

    Juste pour ajou­ter que c’est bien la stra­té­gie de Micro­soft de rendre l’expérience uti­li­sa­teur OS + ser­vices Web plus sympa qu’avaec un navi­ga­teur :
    - Sil­ver­light dont a parlé Oli­vier
    - Mais aussi WPF/XAML pour l’exécution d’applications réel­le­ment natives à l’OS

    Le seul petit souci, c’est que Micro­soft n’a somme toute pas très bien réussi à créer une vague équi­va­lent au pas­sage de Dos à Win­dows (c’était le but), à com­men­cer par un Vista pous­sif et décevant.

    Le déve­lop­pe­ment WPF reste encore assez dif­fi­cile et les outils pas encore au point en regard de tout ce qui existe dans les géné­ra­tions pré­cé­dentes. Donc même si la puis­sance de XAML est là, cela pren­dra au mini­mum du temps…

  • [6] - dePassage a écrit le 17 février 2008 :

    Merci à vous pour le com­plé­ment d’explications, c’est vrai que face à un Google qui ‘n’a pas com­mis d’erreurs jusqu’à pré­sent’ on a beau­coup de mal à voir par quel biais Micro­soft va pou­voir inver­ser la ten­dance de son lent (et inexo­rable ?) décro­chage. Vrai aussi que de toutes les expé­riences uti­li­sa­teurs sur PC c’est celle pro­po­sée par Google qui est aujourd’hui ‘la plus magique’, sen­tir le monde au bout de ses doigts…

  • [7] - Olivier Ezratty a écrit le 17 février 2008 :

    N’exagérons pas non plus. Micro­soft décroche sur le search mais n’est pas mau­vais sur la com­mu­ni­ca­tion (Hot­mail, Mes­sen­ger) ni sur le por­tail (MSN) et sur la ges­tion d’inventaire (la régie pub).

    Il leur faut trou­ver des relais de crois­sance et des ser­vices asso­ciés à de la publi­cité qui n’entrent pas direc­te­ment en concur­rence avec le search de Google.

  • [8] - FrosT74 a écrit le 19 février 2008 :

    Bravo a vous Mr Ezratty.

    Une ana­lyse par­faite qui tend à faire men­tir le fameux dic­ton: “la per­fec­tion n’existe pas”:)

    J’exagère mais je trouve ce dos­sier très com­plet.
    On sent d’ailleurs que vous êtes plus nuancé (et plus opti­miste?) par ce rachat.

    Par contre peut on vrai­ment consi­dé­rer la x360 comme un échec?
    En 2 consoles Micro­soft a quand même réussi a s’implanter dura­ble­ment sur le mar­ché des consoles et a donné quelques sueurs froides à Sony.…(et je suis loin d’être un fan de la Xbox pourtant..)

    Qui plus est c’est bien la 1ere fois depuis son lan­ce­ment que la sec­tion “games” de Micro­soft est dans le vert non?

    Cette stra­té­gie de crois­sance lente sur plu­sieurs géné­ra­tions de pro­duits ne s’apparente telle pas aux fameux “embrace extend extin­guish” d’ailleurs?

  • [9] - Olivier Ezratty a écrit le 19 février 2008 :

    Pour la XBOX, ce n’est pas un échec. Je l’ai mise dans les résul­tats mitigés.

    Les +:
    - Elle est numéro 1 pour les jeux en ligne.
    - Son gra­phisme est top.
    - Son inté­gra­tion avec Media Cen­ter est inté­res­sante + sup­port de la VOD et de l’IPTV.
    - Le cata­logue de jeux est main­te­nant OK.
    - Elle effec­ti­ve­ment un peu sonné la PS3, arrivé après et dont le lan­ce­ment n’a pas été média­ti­que­ment réussi.
    - La XBOX com­mence à faire gagner de l’argent à Micro­soft après en avoir fait perdre des mil­liards de $. Je serais cepen­dant curieux de com­pa­rer les comptes d’exploitation com­plets de la PS3 et de la XBOBX360. Mais ils ne seront jamais publics!

    Les -:
    - Le lan­ce­ment de la pre­mière XBOX a été labo­rieux. Mais c’était effec­ti­ve­ment une pre­mière.
    - La Wii a pris le des­sus sur la XBOX 360 et la PS3. Mais on peut arguer du fait qu’elle ne joue pas exac­te­ment dans la même caté­go­rie.
    - La PS3 risque de la rat­tra­per très vite cette année.
    - Le défaut détecté mi 2007 qui a généré un rap­pel des XBOX 360, et le trans­for­ma­teur gigantesque.

    J’avais c’est vrai un peu hésité sur la caté­go­rie à lui attri­buer entre “suc­cès” et “résul­tat mitigé”…

  • [10] - FrosT74 a écrit le 19 février 2008 :

    Oui mais il faut quand même avouer que l’époque de la main mise de sony sur les consoles (PS1 et 2) semble révolu. (la PS3 va s’en doute remon­ter mais com­pa­rer aux 2 pré­cé­dentes ver­sions la com­pa­rai­son fait mal).

    Ne par­lons même pas du mar­ché des consoles por­tables ou Nin­tendo a enfoncé le clou en 2007.

    Néan­moins ce genre de revi­re­ment semble faire par­tie du pay­sage com­mer­cial des consoles.




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