Les français de la TV connectée : Joshfire

Publié le 15 mai 2012 et mis à jour le 19 mai 2012 - 7 commentaires -
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Je com­mence donc cette longue série d’articles sur les fran­çais de la TV connec­tée avec Josh­fire. Ne cher­chez pas un juge­ment de valeur sur ce choix, il faut bien com­men­cer par une société et l’ordre d’apparition ne sui­vra pas for­cé­ment une logique par­ti­cu­lière autre que pra­tique : en fonc­tion des infor­ma­tions dont je dis­pose, de l’actualité et des ren­contres. Je vais tou­te­fois m’attarder en pre­mier sur les socié­tés qui vendent de la tech­no­lo­gie et pas seule­ment de la prestation.

Joshfire Logo

Josh­fire a été créée en 2010 et ras­semble déjà 17 per­sonnes. L’ambition de la société est d’apporter une solu­tion ouverte et stan­dard de déve­lop­pe­ment logi­ciel d’applications dédiées aux ter­mi­naux d’aujourd’hui et de demain : les TV connec­tés, les “seconds écrans” (tablettes, smart­phones, etc) et toutes sortes d’objets connec­tés à venir, avec ou sans écrans.

Les deux créa­teurs de Josh­fire sont Michel Levy-Provencal et Syl­vain Zim­mer (ci-dessous).

Michel Levy Provencal JoshFireSylvain Zimmer (2)

Le pre­mier est issu du ser­vice (Cap Gemini, Antium Finance), a été l’un des cofon­da­teurs de Rue89 et en charge des acti­vi­tés Inter­net de France 24 jusqu’à début 2011. Le second est le cofon­da­teur de Jamendo, une star­tup de publi­ca­tion de musique libre de droits. Ils sont aussi tous les deux les pilotes d’éditions de TEDx à Paris, la der­nière édition étant TEDx Concorde en jan­vier 2012 (mes pho­tos ici), la pro­chaine ayant lieu à l’Olympia le 6 octobre 2012.

Josh­fire a entre autres dans son capi­tal le fonds d’amorçage Kima Ven­tures de Xavier Niel, faber­No­vel, Jacques-Antoine Gran­jon (vente-privée), Arnaud Das­sier (entre­pre­neur Inter­net entré en poli­tique) et Rafi Halad­jian (l’un des papes des objets connec­tés, créa­teur de Vio­let / Nabaztag).

Josh­fire s’inscrit dans la vision de l’Ubi­me­dia de l’américain Adam Green­field selon laquelle toutes les sur­faces vont se trans­for­mer en écran, les objets en agents intel­li­gents et les conte­nus et ser­vices dis­po­nibles sur cha­cun d’entre eux.

La société compte se déve­lop­per sur trois modèles d’activités com­plé­men­taires les uns des autres :

  • Edi­teur de la Josh­fire Fac­tory, un outillage logi­ciel en ligne met­tant en œuvre le fra­me­work open source Josh­fire Fra­me­work pour la créa­tion d’applications faci­le­ment déployables sur toutes sortes de ter­mi­naux : TV connec­tées, tablettes, smart­phones, outils dis­po­sant d’un navi­ga­teur web et objets com­mu­ni­cants. En fran­çais, la tra­duc­tion de fra­me­work  serait “cadri­ciel”. Vous ne m’en vou­drez pas de ne pas l’utiliser !
  • Concep­teur de pro­duits connec­tés inno­vants com­mer­cia­li­sés sous licence. Ils en conçoivent le design et l’interface utilisateur.
  • Pres­ta­tion de ser­vice d‘inté­gra­tion et de réa­li­sa­tion de solu­tions sur mesure s’appuyant sur ses propres outils logi­ciels et maté­riels. Avec comme pre­miers clients : France Télé­vi­sion, Canal+, Radio France, France24, l’AFP, le Cré­dit Agri­cole et SFR.

Voyons cela dans le détail…

Josh­fire Fra­me­work et Josh­fire Factory

Le pro­blème ? Le déve­lop­pe­ment d’applications pour les dif­fé­rents écrans numé­riques est devenu un cau­che­mar pour les éditeurs d’applications. Il faut réa­li­ser des déve­lop­pe­ments cou­teux pour chaque pla­te­forme, ce qui fait certes les choux gras des socié­tés de ser­vice, mais créé une pres­sion sur les bud­gets, ce d’autant plus que la frag­men­ta­tion extrême du mar­ché ne s’accompagne pas for­cé­ment d’usages en volume. Les construc­teurs de TV courent après les éditeurs et vont jusqu’à finan­cer les déve­lop­pe­ments d’applications dans cer­tains cas pour ali­men­ter leur por­tail d’applications pro­prié­taires de leurs TV connec­tées. Il existe certes des solu­tions logi­cielles per­met­tant de créer des appli­ca­tions de conte­nus por­tables. Mais elles sont sou­vent ini­tia­le­ment construites pour les petits écrans des mobiles, très “tem­pla­ti­sées” avec un choix limité d’interfaces et de fonc­tion­na­li­tés. Nous en sommes un peu comme aux débuts du web dans les années 1990 avec les variantes entre navi­ga­teurs, Acti­veX et Java, qui existent tou­jours, mais qui ont été éclip­sées par les variantes de for­mats d’applications natives (iOS, Android, etc).

La réponse ? Le Josh­fire Fra­me­work, un ensemble de briques logi­cielles per­met­tant le déve­lop­pe­ment d’applications multi-écrans. Il s’appuie sur les prin­ci­paux stan­dards du web : HTML 5, JavaS­cript et CSS3. Le fra­me­work per­met de décrire l’application et de lis­ter ses conte­nus vidéo et audio. Cette des­crip­tion géné­rique d’application est ensuite reliée à une brique d’affichage spé­ci­fique à chaque écran et qui gère la ciné­ma­tique applicative.

L’ensemble est lar­ge­ment construit autour de pro­jets open source : Pho­ne­Gap (pour la des­crip­tion d’applications, devenu Apache Cor­dova), Sen­cha (fra­me­work JavaS­cript multi-écrans) et App­ce­le­ra­tor (fra­me­work per­met­tant de déve­lop­per des appli­ca­tions mobiles natives).

Les écrans sup­por­tés sont ou seront les smart TV de Toshiba, Sam­sung, LG Elec­tro­nics, Phi­lips mais aussi Google TV, Boxee, Roku et pro­ba­ble­ment à terme les box des FAI fran­çais (ils ambi­tionnent d’y inté­grer leur fra­me­work d‘objets connec­tés), les OS Mobiles (Android, iOS) en natif ou via le web mobile selon les cas et toutes les autres pla­te­formes dis­po­sant d’un navi­ga­teur web. Josh­Fire tra­vaille aussi avec Sen.se, la société de Rafi Halad­jan, ainsi qu’avec XBee (orienté objets, basse dis­tance, radio) et les sys­tèmes embar­qués de Rasp­berry PI et Digi.

JoshFire Process

La Josh­fire Fac­tory est une solu­tion logi­cielle en SaaS qui met en musique les briques logi­cielles du Josh­Fire Fra­me­work. Lan­cée le 9 mai 2012 à Paris (par Michel Levy-Provençal) et à New York (par Syl­vain Zim­mer), elle fonc­tionne sur un pro­ces­sus de créa­tion d’applications en cinq étapes :

  • Le choix d’un tem­plate dans un maga­sin qui en contient pour l’instant une quin­zaine. Cela rap­pelle le modèle des plug-ins et des tem­plates de Word­Press avec une majo­rité qui sont pour l’instant gra­tuits et quelques-uns qui de payants, à moins de 100€. Ces modèles pro­viennent pour l’instant de Josh­fire. Il y en a dans le domaine clas­sique, pour la conso­li­da­tion d’information, d’autres plus spé­cia­li­sés pour réa­li­ser des quiz ou la pré­sen­ta­tion d’informations géo­lo­ca­li­sées. La mar­ket­place indique les écrans qui sont sup­por­tés par cha­cun d’entre eux (TV, smart­phone, tablette, objets connec­tés) sachant que la mise en page est pré­sen­tée dif­fé­rem­ment selon la taille de ces écrans. Pour l’instant, seuls trois tem­plates fonc­tionnent sur les écrans mobiles, desk­top et TV. La créa­tion de tem­plates sera ouverte aux déve­lop­peurs tiers. Ils reposent sur le for­mat interne des appli­ca­tions du Josh­fire Fra­me­work qui est ouvert et à base de l’API JSON. Josh­fire ambi­tionne de faire stan­dar­di­ser les décla­ra­tifs de sources de don­nées de son Fra­me­work par le W3C. Cepen­dant, la Fac­tory est agnos­tique pour ce qui es des fra­me­works JavaS­cript uti­li­sés et cer­tains tem­plates n’utilisent pas du tout le fra­me­work de Josh­fire. Toute appli­ca­tion web HTML5 peut être faci­le­ment impor­tée en tant que tem­plate dans la Fac­tory pour ensuite uti­li­ser les briques sui­vantes (sources de don­nées, add-ins).

JoshFire Factory Templates

  • Le choix de sources de don­nées qui sont inté­grables dans l’application. Ce sont des sources de don­nées externes pour l’instant, inté­grables faci­le­ment en lec­ture dans son appli­ca­tion. Avec au menu une ving­taine de choix pos­sible : des flux RSS via Google News, Tum­blr ou Word­Press, NewsML (for­mat de dif­fu­sion d’informations mul­ti­mé­dia), suivi de hash­tags Twit­ter, Face­book, de la vidéo via You­Tube, Vimeo,  Ooyala (vidéo) et Bright­cove, des pho­tos via Flckr et Ins­ta­gram, de la musique via Sound­Cloud et Jamendo, Magento (com­merce en ligne), QTI­Lite (créa­tion de ques­tion­naires). Un choix qui s’étendra au gré du temps et des modes ! Le tout per­met­tant d’assembler une sorte d’application mash-up de réseaux sociaux liés à l’activité de l’entreprise cliente.

JoshFire Factory DataSource

  • Le choix de modules addi­tion­nels avec des fonc­tions spé­ci­fiques aux appa­reils ciblés, pour l’instant sur Google TV. Avec par exemple : JS console (pour débo­guer son appli­ca­tion mobile à dis­tance), AdMob (publi­cité sur mobiles), Smar­tAd­Ser­ver (régie publi­ci­taire), CSS (tem­plate de mise en page de l’HTML), Add­Code (biblio­thèque de wid­gets), Google Ana­ly­tics (ana­lyse de tra­fic), Sha­re­Kit (fonc­tion de par­tage de conte­nus sur les réseaux sociaux pour les appli­ca­tions iOS), JSON (for­mat struc­turé d’échange de don­nées entre clients et ser­veurs web) et son propre code HTML.

JoshFire Factory Add-ons

  • La géné­ra­tion de l’application. Les pla­te­formes cibles pour l’instant sup­por­tées sont les pro­duits d’Apple tour­nant sous iOS (en mode com­pilé ou en appli­ca­tion au for­mat de l’outil de déve­lop­pe­ment Apple XCode), Android pour tablettes et smart­phones, les navi­ga­teurs web Chrome, Safari, Inter­net Explo­rer et Fire­fox, les TV connec­tées Sam­sung et sous Google TV (vien­dront ensuite celles de LG Elec­tro­nics et Phi­lips) et les objets tour­nant sur pro­ces­seur à noyau ARM équi­pés d’un sys­tème d’exploitation Linux/Chromium (ali­men­tés avec une dis­tri­bu­tion Linux au for­mat ISO).

Ecrans JoshFire

Parmi ces objets, il y a les cartes mères de Rasp­berry Pi, qui uti­lisent un Sys­tem on Chip d’origine Broad­com sup­por­tant la vidéo Full HD H264 et sont dotée d’un lec­teur de carte mémoire SD. Le tout pour moins de 30€, ce qui laisse entre­voir des pos­si­bi­li­tés créa­tives très intéressantes !

JoshFire (3)

On para­mètre l’application (nom, numéro de ver­sion, des­crip­tion) et ensuite, on la génère soit sous forme de site web (web fixe et mobile, y com­pris pour TV) soit sous forme d’application native (sachant que Win­dows et MacOS seront à terme aussi sup­por­tés). Dans pas mal de cas, la géné­ra­tion de l’application n’est pas direc­te­ment pos­sible sur la Fac­tory et il faut pas­ser par les équipes pour y par­ve­nir (cas des TV connec­tées par exemple, cf la liste dans une image à droite ci-dessous). La Fac­tory n’intègre pour l’instant pas de sys­tème à la Test­flight qui per­met de déployer son appli­ca­tion en bêta test à l’échelle de quelques cen­taines de per­sonnes. Mais ils peuvent être mis en œuvre séparément.

  • Le déploie­ment est la der­nière étape. Pour les appli­ca­tions web, il est pro­posé chez Gandi et Ama­zon S3. Pour les appli­ca­tions à dif­fu­ser via les maga­sins d’applications, il faut le faire soi-même car ces maga­sins ne sont pas encore ouverts avec des APIs pour les solu­tions tierces-parties.

JoshFire Factory ConfigurationJoshFire Factory Generation

Quelles sont les réfé­rences de Josh­Fire avec sa Fac­tory ? Elle n’est à vrai dire pour l’instant qu’utilisée en interne, les clients en tirant parti jusqu’à pré­sent sans le savoir. Ils ont ainsi pro­duit des appli­ca­tions pour l’équipe Adre­na­line (vente de pro­duits pour sports extrêmes), pour l’AFP World News (avec géo­lo­ca­li­sa­tion des news sur une carte du monde, visi­ble­ment pas encore dis­po­nible dans l’AppStore), pour le Cré­dit Agri­cole (pour l’agence du futur sur tables inter­ac­tives et tablettes), pour France 24 (appli­ca­tion pour Google TV… pour l’étranger), pour France Télé­vi­sion (appli­ca­tion pour leur Jour­nal Télé­visé), une appli­ca­tion pour la cam­pagne de Fran­çois Hol­lande (tablette et desk­top, qui tour­nait sur Word­Press) et enfin un quiz pour Libé­ra­tion. Mais 2600 appli­ca­tions ont été réa­li­sées par des uti­li­sa­teurs “grand public” à ce jour avec la Fac­tory dont un mil­lier pen­dant sa bêta privée.

Application AFP Google TV JoshFire

Quid du modèle écono­mique ? Les fonc­tions de base sont gra­tuites et les appli­ca­tions peuvent être déployées pour 4€ par mois chez eux. C’est le prix d’un héber­ge­ment mutua­lisé clas­sique comme OVH ou 1&1. Après, le modèle devient payant avec les com­po­santes payantes de la mar­ket place de la Fac­tory, avec une “Fac­tory Pro” pour les agences et entre­prises. Le tout avec une com­po­sante ser­vice qui, au moins au départ, sera non négligeable.

A noter que la société fait déjà envi­ron 500 K€ de chiffre d’affaire et est pro­fi­table, mais dans son acti­vité de ser­vice que l’on pour­rait qua­li­fier de traditionnelle.

Le géné­ra­teur d’application multi-plateformes est-il une éter­nelle uto­pie informatique ?

C’est bien la ques­tion qui se pose après avoir fait ce tour de la Josh­fire Fac­tory et de son Fra­me­work asso­cié. Est-il rai­son­nable de pen­ser que l’on va pou­voir trai­ter l’extrême frag­men­ta­tion des pla­te­formes de nos écrans connec­tés avec un géné­ra­teur d’applications ? Le web était déjà frag­menté mais les appli­ca­tions natives mobiles et TV ont aug­menté cette frag­men­ta­tion et le cau­che­mar des déve­lop­peurs (cf les enjeux de l’appstorisation de l’internet). Je me sou­viens des déboires de cer­tains grands comptes avec le NSDK de Nat Sys­tèmes il y a vingt ans. Mais ce NSDK existe tou­jours mal­gré tout et s’est adapté aux évolu­tions tech­no­lo­giques, pas­sant du client ser­veur au web.

Quelques autres outils de géné­ra­tion d’applications multi-écrans existent ou sont en ges­ta­tion. On pense par exemple à Cashew de Kawet, issu du Cam­ping. A l’échelle inter­na­tio­nale, Josh­fire fait face à Sen­cha, un fra­me­work open source pour tablettes et mobiles basé sur HTML 5 et donc géné­rant des appli­ca­tions web mobile et non natives. La société a levé $29m, notam­ment chez Sequoia Capi­tal. Il y a aussi App­ce­le­ra­tor, un fra­me­work open source mobile et tablettes qui lui per­met de géné­rer des appli­ca­tions natives et qui est en fait uti­lisé dans le Fra­me­work Josh­fire. La star­tup créée en 2006 a levé $49m ! Ces deux pro­duits servent au déve­lop­pe­ment à bas niveau et ne sont pas habillés par une solu­tion du style de la Josh­Fire Fac­tory. Et une majo­rité de ces outils génèrent du code uni­que­ment sur mobiles et s’appuient sur des tem­plates non modi­fiables. Leur por­tée est donc limi­tée. Mais les mon­tants levés par les concur­rents amé­ri­cains sont tou­jours inti­mi­dants face à une star­tup fran­çaise ! A l’envers, la société anglaise TVAp­pA­gency uti­lise sa TVAp­pEn­gine pour déve­lop­per une seule fois les appli­ca­tions qui sont ensuite auto­ma­ti­que­ment déployées sur les Smart TV de dif­fé­rentes marques. Mais pas de mobiles ni de tablettes en appa­rence au programme !

Les géné­ra­teurs d’applications sont habi­tuel­le­ment ques­tion­nés sur leur péren­nité, leur ouver­ture, sur les stan­dards uti­li­sés, sur le for­mat de sto­ckage de l’application et sur la qua­lité du sup­port natif des pla­te­formes cibles. Quand on cible des pla­te­formes aussi dif­fé­rentes que les mobiles, les tablettes et les TV, le défi est encore plus grand. L’équipe de Josh­Fire répond à ces objec­tions en met­tant en avant les éléments open source et stan­dards web de sa solu­tion, ce qui se tient.

Sans l’avouer, la société est aussi quelque peu pro­té­gée comme ses aco­lytes par l’aspect rela­ti­ve­ment rudi­men­taire des inter­faces uti­li­sa­teurs des appli­ca­tions multi-écrans. Quant aux stan­dards du web, on les retrouve aussi bien dans le “mobile web” que dans HbbTV et cer­taines pla­te­formes appli­ca­tives de TV connec­tées, comme celles de l’alliance Sharp/LG/Phlips.

L’enjeu pour une société telle que Josh­Fire est en fait de créer rapi­de­ment un solide écosys­tème d’outils tiers, et notam­ment de tem­plates et add-in, ce à l’échelle inter­na­tio­nale. Leur base de départ est déjà inté­res­sante mais deman­dera à rapi­de­ment s’étoffer pour les pre­miers. Il leur faut géné­rer du volume et du revenu de vente de briques de la fac­tory via ses éléments payants pour pou­voir finan­cer ses amé­lio­ra­tions dont le cout va aug­men­ter avec le nombre de pla­te­forme supportées.

Pro­duits connec­tés innovants

Ce second volet de l’activité de Josh­fire est un peu hors du sujet de cette série d’articles. Josh­fire s’est sur­tout fait connaitre pour son miroir inter­ac­tif déve­loppé ini­tia­le­ment pour Radio France et qui est main­te­nant devenu un pro­duit à part entière avec son propre site web. Mais cela reste un mar­ché de niche.

JoshFire Le Miroir

La société a aussi réa­lisé divers pro­to­types : un canapé qui détecte la pré­sence du télé­spec­ta­teur pour lan­cer la TV grâce à une puce RFID qui est liée au smart­phone de l’utilisateur (co-développé avec MyS­kreen) ainsi qu’un sha­ker connecté à une tablette qui pro­pose des recettes de cock­tails et uti­lise une connexion à une balance pour doser les ingré­dients. Ils tra­vaillent notam­ment sur la base de com­po­sants élec­tro­niques open source d’Arduino qui sont aussi inté­grés dans Android@Home, la pla­te­forme de domo­tique de Google annon­cée lors du der­nier Google I/O.

JoshFire (2)

Voilà pour ce tour d’horizon assez dense de notre pre­mière société fran­çaise de la série de mes articles sur la TV connectée.

Ce n’est qu’un début !

Plus qu’une soixan­taine à faire… Smile.

Publié le 15 mai 2012 et mis à jour le 19 mai 2012 Post de | Startups, TV et vidéo | 9056 lectures

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Les 7 commentaires et tweets sur “Les français de la TV connectée : Joshfire” :

  • [1] - Ineva & Partners (@inevapartners) a écrit sur Twitter le 15 mai 2012 :

    Très bon article
    “Les fran­çais de la TV connec­tée : Josh­fire” http://t.co/FvNU8Mzo vient de sor­tir sur “Opi­nions Libres“
    @olivez

  • [2] - Bernard Poncet a écrit le 15 mai 2012 :

    “Josh­fire a été créée en 2010 et ras­semble déjà 17 per­sonnes (…)fait déjà envi­ron 500 K€ de chiffre d’affaire et est pro­fi­table“
    Oli­vier, peux-tu nous en dire plus sur les autres leviers écono­miques qui sou­tiennent la pro­fi­ta­bi­lité (on s’attendrait plu­tôt à 1,5 M€ de CA)?
    - CIR ?
    - Sub­ven­tions / appels à pro­jets ?
    - Asse­dic pour les diri­geants ;-) …?
    Et une idée de la répar­ti­tion du capi­tal (com­bien il reste aux diri­geants après leurs tours de tables en seed)…
    C’est tou­jours inté­res­sant de voir com­ment se lancent et se financent les start-ups tech­nos dans notre bon vieux pays.
    Bien ami­ca­le­ment,
    Bernard

    • [2.1] - Olivier Ezratty a répondu le 15 mai 2012 :

      Comme c’est le cas de beau­coup de star­tups, il doit bien y avoir une com­bi­nai­son de CIR/JEI, de sta­giaires et de fon­da­teurs qui se payent peu ou pas. Sachant que s’ils sont aujourd’hui 17, ils devaient être la moi­tié il y a un an. Donc, il ne faut éviter de faire un cal­cul de revenu “idéal” en mul­ti­pliant l’effectif actuel par un hypo­thé­tique revenu par col­la­bo­ra­teur (100K€ par exemple).

      Sachant que mal­gré touts ces éléments, plein de star­tups sont tout de même défi­ci­taires. Il est vrai aussi que lorsque l’on démarre avec une forte acti­vité de ser­vice, on peut plus faci­le­ment être ren­table rapidement.

  • [3] - Denis Berriat (@DenisBerriat) a écrit sur Twitter le 15 mai 2012 :

    Enfin j’ai com­pris ce qu’est un #fra­me­work! Merci et Big RT “Les fran­çais de la TV connec­tée : Josh­fire” de @olivez sur http://t.co/PdIk9aM9

  • [4] - (@SylvainTh) (@SylvainTh) a écrit sur Twitter le 22 mai 2012 :

    “Les fran­çais de la TV connec­tée : Josh­fire” de @olivez sur http://t.co/GSsWXzpi @joshfire @kimaventures

  • [5] - Olivier S. (@OlivierSigiscar) a écrit sur Twitter le 29 mai 2012 :

    Les fran­çais de la TV connec­tée : Josh­fire à décou­vrir d’urgence ! via @olivez http://t.co/6VJlAXoS #digi­tal #innovation

  • [6] - Laurent a écrit le 4 juillet 2012 :

    Dans le même uni­vers , je vous conseil d’aller voir des infos sur http://www.la-television-connectee.fr




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