Une petite révo­lu­tion silen­cieuse se déroule sous nos yeux dans le finan­ce­ment de l’innovation et des star­tups en France, sous le coup de plu­sieurs modi­fi­ca­tions de com­por­te­ment des acteurs tout comme de l’environnement fis­cal et régulatoire.

Elle a déjà un impact sur la manière dont les star­tups doivent s’y prendre pour lever des fonds dans leurs dif­fé­rents tours de finan­ce­ment. Mais ce n’est peut-être que le début d’un chan­ge­ment encore plus pro­fond comme nous le ver­rons à la fin de cet article.

Voici les cinq points que je vais trai­ter ici :

  • Les menaces qui pèsent sur le capi­tal risque, ali­men­tées par les évolu­tions de la fis­ca­lité et de la règle­men­ta­tion des assu­rances, mais aussi par une per­for­mance finan­cière médiocre.
  • La baisse rela­tive des inves­tis­se­ments du capi­tal risque dans le numé­rique, qui se fait au pro­fit des cleantechs.
  • L’impact du grand emprunt sur le numé­rique, qui va com­pen­ser pour une part signi­fi­ca­tive les effets précédents.
  • L’émergence de nou­velles struc­tures de busi­ness angels qui couvre le ventre mou de l’amorçage entre 100K€ et 1m€, mais avec un impact encore limité en masse.
  • L’impact d’une éven­tuelle sup­pres­sion de l’ISF, qui n’est pas sans consé­quence sur le capi­tal d’amorçage des startups.

Les menaces qui pèsent sur les socié­tés de capi­tal risque

L’indicateur Chaus­son Finance H2 2009 montre une baisse séquen­tielle de –19% des inves­tis­se­ments dans le capi­tal risque fran­çais sur le second semestre 2009 en France. En 2009, ces inves­tis­se­ments ont baissé de 11% par rap­port à 2008. C’est une décrue qui n’est pas catas­tro­phique puisqu’elle nous ramène aux niveaux de 2006.

Indicateur Chausson Finance H2 2009

De son côté, la plus offi­cielle AFIC a publié fin mars 2010 une étude sur la situa­tion du sec­teur en 2009. Elle intègre l’ensemble des com­po­santes du capital-risque : de l’amorçage jusqu’aux LBO et retour­ne­ments. Les inves­tis­se­ments seraient en baisse de 59% sur 2009 vs 2008 avec une décrue concen­trée dans l’aval du cycle de vie des entre­prises, le capital-transmission (-78,3%) et dans l’amont, le capital-risque (-22,6%). Entre les deux, le capi­tal déve­lop­pe­ment a cru de 8,8% à 1,8Md€. Cette étape du finan­ce­ment cor­res­pond aux troi­sièmes tours de finan­ce­ment des star­tups et concerne donc peu de star­tups, celles qui ont déjà fait leurs preuves et sont dans une phase de crois­sance forte.

Ce phé­no­mène tout aussi mar­qué aux USA avec –36,5% d’investissements en 2009 vs 2008 dans l’ensemble du ven­ture capi­tal (ci-dessous, don­nées NVCA, l’équivalent amé­ri­cain de l’AFIC en France).

Total VC Investment

C’est dans les levées de fonds des socié­tés d’investissement que la crise couve. L’AFIC annonce une baisse de 71% des capi­taux levés en 2009 par ses membres (à 3,7Md€). Là encore, la baisse est concen­trée dans le capital-transmission tan­dis que le capital-risque et le capital-développement auraient été pré­ser­vés. Ces der­niers auraient été for­te­ment sou­te­nus par les dis­po­si­tions fis­cales de la loi TEPA ayant per­mis aux FIP et FCPI de lever 1,1Md€ auprès de per­sonnes phy­siques, sou­vent les rede­vables de l’ISF.

Alors, tout va bien ? Non, car deux menaces pèsent sur ces levées de fonds dans les années à venir :

  • Les évolu­tions de la fis­ca­lité : les FCPI sont affec­tés par un phé­no­mène de déport vers les fonds/holdings ISF des inves­tis­se­ments dits “TEPA” (des rede­vables de l’ISF). C’est un des effets de la mutua­li­sa­tion des inves­tis­se­ments dans les star­tups appor­tées par les fonds et hol­dings ISF, et leur exo­né­ra­tion de 75% vs 50% pour les FCPI/FCPR. La mutua­li­sa­tion des inves­tis­se­ments dans les star­tups cou­plée à un détour­ne­ment de la loi (inves­tis­se­ments dans des PME sans grand risque) a réduit le risque pour les inves­tis­seurs. La dif­fé­rence de taux d’exonération a fait le reste, même si le légis­la­teur a durci les règles d’exonération pour ce qui est des hol­dings ISF (qui peuvent fonc­tion­ner de manière mutua­li­sée comme via la hol­ding ani­ma­trice Fina­réa) ! L’AFIC dem­lande d’ailleurs une évolu­tion géné­rale de la fis­ca­lité des FCPI pour assu­rer la péren­nité de ce dis­po­si­tif cri­tique du finan­ce­ment des PME innovantes.
  • La mise en place de Sol­vency II, une évolu­tion de la règle­men­ta­tion pru­den­tielle des assu­rances au niveau euro­péen. La Direc­tive votée par le par­le­ment euro­péen et par le Conseil Euro­péen en 2009 est appli­cable en 2011/2012. Elle va for­cer les Assu­rances à cou­vrir par plus de fonds propres leurs inves­tis­se­ments à risques, limi­tant ainsi leur capa­cité à inves­tir dans le capi­tal risque. En France, l’Assurance Vie joue un peu le rôle des fonds de pen­sion amé­ri­cains et place des nom­breux capi­taux sur les mar­chés, dont 12% en action (source). Les assu­reurs étaient ainsi d’importants inves­tis­seurs ins­ti­tu­tion­nels dans le ven­ture capi­tal. Sur le sujet de l’impact de Sol­vency II, voir cet article du Figaro, l’alerte de Jean-Hervé Lorenzi dans Les Echos et les remarques de Chris­tian Noyer, le gou­ver­neur de la banque de France. Sol­vency II va aug­men­ter le besoin de réas­su­rance pour les assu­rances, un rôle qui est notam­ment joué par Oséo Garan­tie dont les besoins vont par là-même augmenter.

L’impact exact de ces deux fac­teurs reste cepen­dant dif­fi­cile à évaluer.

Tout ceci est com­plété par une remise en cause du mode de fonc­tion­ne­ment du capi­tal risque en France. Ses ren­de­ments sont très déce­vants et ne sont tolé­rés par les inves­tis­seurs pri­vés que grâce à la carotte fis­cale asso­ciée. L’AFIC annonce ainsi un ren­de­ment de 1,3% pour le capi­tal risque en 2008 (per­for­mance nette à long terme), le taux le plus faible des com­po­santes du capi­tal inves­tis­se­ment. Et sur­tout, un taux infé­rieur à celui du Livret A sur la même période ! Dans le même temps, le capi­tal risque amé­ri­cain sur­per­forme les indices bour­siers sur les 10 der­nières années. C’est étroi­te­ment lié au faible déve­lop­pe­ment inter­na­tio­nal des star­tups fran­çaises du numé­rique. Elles n’atteignent pas la taille cri­tique assez vite et, quand il y a une sor­tie posi­tive, elle est de moindre valeur que chez nos homo­logues amé­ri­cains. C’est un phé­no­mène qui touche d’ailleurs la plu­part des pays européens.

Performance capital investissement par métier AFIC 2008

Consé­quences de tout cela ? L’appel au capi­tal risque sera plus dif­fi­cile pour les star­tups dans les années qui viennent. Les tickets moyens seront moins impor­tants au début, et plus concen­trés ensuite, dans le capi­tal développement.

La baisse rela­tive des inves­tis­se­ments dans les sec­teurs du numérique

L’autre trans­for­ma­tion en cours concerne les sec­teurs pri­vi­lé­giés par le capi­tal risque. Les sec­teurs du logi­ciel, de l’Internet, de l’ecommerce et des télé­coms semblent affec­tés d’une baisse, amor­cée depuis quelques années en ten­dance longue (le graphe ci-dessous exploite les don­nées de l’indicateur semes­triel de Chaus­son Finance).

Investissements VC France par categorie

Cela semble pro­ve­nir en grande par­tie d’une réal­lo­ca­tion des inves­tis­se­ments vers les clean­techs. Et les clean­techs ne repré­sentent que 10,5% du total  des inves­tis­se­ments des VC en France pour une moyenne mon­diale de 24% (les deux tiers étant aux USA).

Le poids des inves­tis­se­ments dans les clean­techs devrait en toute logique conti­nuer de croitre, et pro­ba­ble­ment encore au détri­ment du numé­rique et notam­ment des logi­ciels, même si le total Internet+ecommerce+logiciel semble res­ter stable.

Il faut dire que l’innovation dans le numé­rique peut avoir ten­dance à user les nerfs des inves­tis­seurs. Encore trop de pro­jets Inter­net hasar­deux finan­cés par le mirage publi­ci­taire, énor­mé­ment de pro­jets “me-too”, des pro­jets situés dans des niches trop étroites et – c’est dur à dire – un manque de savoir faire et de pro­fes­sion­na­lisme des entre­pre­neurs qui se lancent. Evi­tez donc ces dif­fé­rents écueils si vous sou­hai­tez avoir une chance de faire finan­cer votre pro­jet par le capi­tal risque.

Le rôle du Grand Emprunt dans le numérique

Ces apports seront foca­li­sés sur la R&D col­la­bo­ra­tive comme le sont géné­ra­le­ment les apports de l’Etat dans l’innovation.

Nous avions vu dans un autre post que ces inves­tis­se­ments seraient signi­fi­ca­tifs dans le numé­rique. Les 1500m€ d’investissements dans les “usages”, ceux qui vont aller en par­tie aux star­tups, repré­sentent une manne d’environ 300m€ par an si on l’étale sur 5 ans. C’est à com­pa­rer aux 375m€ de capi­tal risque qui sont allés au numé­rique en 2009.

Bien entendu, la part de ces aides/prêts/avances qui ira aux grandes entre­prises du sec­teur sera signi­fi­ca­tive. Et elles seront sélec­tives comme l’a annoncé NKM fin mars 2010, visi­ble­ment plus que pour l’appel à pro­jet Serious gaming / Web 2.0 de 2009 qui res­sem­blait fort à un bon galop d’essai.

L’Etat sou­haite visi­ble­ment se com­por­ter comme un inves­tis­seur espé­rant un retour écono­mique plu­tôt que d’un dis­tri­bu­teur d’aides et sub­ven­tions. René Ricol, le Com­mis­saire au Grand Emprunt, insiste notam­ment sur l’intégration des pro­jets dans des “écosys­tèmes”. Une bien bonne idée en soi et qui méri­te­rait d’être pré­ci­sée. Il fau­drait éviter de conce­voir ces écosys­tèmes uni­que­ment à l’échelon local (régions et autres pôles de com­pé­ti­ti­vité) mais à l’échelle indus­trielle, sec­to­rielle et mon­diale. L’autre inté­rêt du Grand Emprunt est de per­mettre le finan­ce­ment de pro­jets trans­ver­saux au numé­rique et à d’autres domaines d’activité et en par­ti­cu­lier dans les écotech­no­lo­gies, comme le “green IT” (250m€) mais aussi dans les transports.

Si ces finan­ce­ments divers sont forts sédui­sants et atti­rants, il faut en tout cas se gar­der de s’éloigner des couples produits-marchés les plus sol­vables de votre busi­ness plan lorsque vous vous inves­tis­sez pour en profiter.

L’émergence de nou­velles struc­tures de busi­ness angels

Nous l’avions déjà vu dans ce post sur Xavier Niel et Marc Simon­cini. Ces struc­tures ont ceci d’intéressant qu’ils peuvent mutua­li­ser des mon­tants qui com­mencent à être signi­fi­ca­tifs (notam­ment dans le cas de Marc Simon­cini), qu’ils couvrent le ventre mou de l’amorçage du finan­ce­ment des star­tups avec des tickets entre 100K€ et 1m€, et qu’ils sont gérés le plus sou­vent par des entre­pre­neurs expé­ri­men­tés à même de trans­mettre un véri­table savoir faire et ce que l’on appelle du “smart money” aux entre­pre­neurs. Il semble par ailleurs que les ini­tia­tives récentes pro­voquent un effet d’émulation entre les gros busi­ness angels.

Tout cela est très positf pour le pay­sage fran­çais de l’investissement dans les star­tups. Le phé­no­mène devrait être pérenne par rap­port à ce qui va suivre concer­nant l’ISF car les moti­va­tions de ces inves­tis­se­ments ne sont pas fis­cales pour l’essentiel. Reste à savoir si il pourra deve­nir signi­fi­ca­tif en masse d’investissements.

Vers une sup­pres­sion de l’ISF ?

Les grands chan­ge­ments à venir concernent les évolu­tions assez impré­vi­sibles de la fis­ca­lité. Le gou­ver­ne­ment et le légis­la­teur s’en donnent à cœur joie chaque année pour chan­ger les règles. Une spé­cia­lité bien française !

Le chan­ge­ment le plus pro­fond aussi bien qu’inattendu et impac­tant pour­rait bien être la sup­pres­sion dans quelques années de l’ISF (voir cette étude inté­res­sante sur le ration­nel écono­mique de la “wealth tax”, trou­vée via Wiki­pe­dia). Il pour­rait deve­nir une vic­time col­la­té­rale du grand rafus autour du “bou­clier fis­cal”. Ce bou­clier a été créé à l’origine (sous Rocard en 1989…) pour éviter cer­tains effets indé­si­rables de l’ISF : sur­im­po­si­tion de familles ayant un patri­moine mais pas assez de reve­nus pour le payer, consé­quences sur le démem­bre­ment de cer­tains patri­moines, menant par­fois à des acqui­si­tions par des inves­tis­seurs ou for­tunes étran­gers. Il aurait été plus simple d’exonérer la rési­dence prin­ci­pale de la base de cal­cul de l’ISF, mais l’Etat a pré­féré l’usine à gaz du bou­clier fis­cal, depuis 21 ans maintenant !

A force de l’avoir dia­bo­lisé dans l’opinion (sur­tout lorsqu’il est passé à 50% CSG+RDS com­prise en 2007), les poli­tiques de droite et même de gauche admettent que pour sup­pri­mer (entiè­re­ment) ce bou­clier fis­cal honni, il fau­drait se débar­ras­ser au pas­sage de l’ISF et le rem­pla­cer par une aug­men­ta­tion des tranches hautes de l’impôt sur le revenu et avec une réduc­tion des fameuses niches fis­cales béné­fi­ciant aux contri­buables les plus aisés. Les décla­ra­tions du PS à ce sujet sont tout bon­ne­ment éton­nantes et tout autant contra­dic­toires car Benoit Hamon parle de de “fusion de l’ISF dans un impôt plus large qui serait un impôt sur le patri­moine” (au lieu de “sur les reve­nus du patri­moine”). En effet, en fran­çais, au lieu de “sup­pri­mer le machin” cela veut dire “fusion­ner le machin dans un bidule iden­tique au machin et avec un nom dif­fé­rent mais fai­sant la même chose, voire pire” ! Un élar­gis­se­ment ? Cela signi­fie­rait d’intégrer dans l’assiette de cet “impôt sur la patri­moine” des éléments qui échappent aujourd’hui à l’ISF : les oeuvres d’art et les parts déte­nues dans sa propre entre­prise (sous cer­taines condi­tions). A moins que Hamon confonde patri­moine et reve­nus. C’en est à se deman­der si le bou­can autour du bou­clier fis­cal ne serait pas une manoeuvre habile pour sup­pri­mer l’ISF alors qu’autrement, il aurait été impos­sible, poli­ti­que­ment, de la faire ! Mais on n’y est pas encore.

Non­obs­tant les nom­breux aléas poli­tiques pou­vant mener à une sup­pres­sion sous sa forme actuelle de l’ISF, son impact serait signi­fi­ca­tif sur le finan­ce­ment des star­tups en France. Ce sont les effets de la dis­pa­ri­tion des nom­breuses exo­né­ra­tions asso­ciées à l’ISF qui seraient en effet assez désas­treuses. C’est en effet la loi TEPA qui a accé­léré l’apport des busi­ness angels et autres inves­tis­seurs pri­vés dans le finan­ce­ment de l’innovation. Cela repré­sente plus d’un mil­liard d’Euros qui sont réin­jec­tés chaque année dans les entre­prises sous une forme ou une autre (FCPI, FCPR, FIP, inves­tis­se­ment direct, hol­ding ou fond ISF). Certes, pas seule­ment dans les star­tups et l’innovation car les entre­prises fami­liales ou sim­ple­ment celles des assu­jet­tis à l’ISF sont aussi béné­fi­ciaires de ces inci­ta­tions fis­cales. Mais tout de même une bonne pro­por­tion… qui reste à déterminer !

Pour éviter de créer un trop gros dés­équi­libre du finan­ce­ment des PME inno­vantes, la sup­pres­sion de l’ISF devrait s’accompagner d’un trans­fert d’une par­tie des exo­né­ra­tions d’ISF vers des exo­né­ra­tions d’impôt sur le revenu. Elles existent déjà (25% d’IR en moins pour ce qui concerne la part des FCPI non cou­verte par les exo­né­ra­tions d’ISF) mais pour­raient être accom­pa­gnées de “capi­tal gains exemp­tions” comme aux USA (exemp­tion de tout ou par­tie des plus-values sur la revente des titres d’entreprises non cotées, ou pas…). Ce sont des exo­né­ra­tions plus intel­li­gentes d’un point de vue fis­cal car elles portent sur “l’arrivée” de l’investissement plus que sur le “départ”. Le coût bud­gé­taire est nul à court terme, sans pour autant être moins inci­ta­tif. On incite à gagner plus sur le long terme plu­tôt que de perdre moins sur le court terme. Si l’économie va bien, le contri­buable y gagne et l’Etat indi­rec­te­ment aussi. De plus, le taux d’exonération d’IR actuel de l’ordre de 25% créé un meilleur effet de levier pour l‘Etat par rap­port aux exo­né­ra­tions d’ISF (x4 au lieu de x2 ou x1,3). Reste à trou­ver des méca­nismes qui incitent fis­ca­le­ment à l’investissement dans l’innovation pour tous les niveaux de reve­nus et de patri­moines, sans pour autant annu­ler l’impôt comme c’est par­fois le cas aujourd’hui. L’enjeu poli­tique reste en tout cas inchangé : faire accep­ter des mesures fis­cales qui soient effi­caces écono­mi­que­ment et justes socia­le­ment (ou tout du moins per­çues comme telles).

Conclu­sion

Un bon schéma valant mieux qu’un long dis­cours, voici en résumé le pro­pos de cet article en forme de mon­tagnes russes : cer­taines sources de finan­ce­ment vont se déve­lop­per et d’autres décli­ner plus ou moins for­te­ment, le tout dépen­dant étroi­te­ment des évolu­tions de la fiscalité.

Evolutions financement startups en France 2010

Et j’ai sûre­ment oublié d’autres évolu­tions du finan­ce­ment des star­tups, notament dans la sphère publique (Oséo, etc)…

Publié le 8 avril 2010 Post de | Entrepreneuriat, France, Innovation, Politique, Startups | 10206 lectures

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Les 26 commentaires et tweets sur “Les chamboulements en cours du financement de l’innovation” :

  • [1] - sam a écrit le 8 avril 2010 :

    Merci pour cet article riche et bien écrit.

  • [2] - Jean-Philippe a écrit le 8 avril 2010 :

    Effec­ti­ve­ment Oli­vier la crise du capi­tal risque conti­nue, et encore plus au niveau de l’amorçage qui pré­sente des TRI (ren­ta­bi­li­tés) négatifs.

    Alors il est vrai que les busi­ness angels consti­tuent une réponse, mais leur nombre reste limité mal­gré les exo­né­ra­tions ISF liées à la loi TEPA …

    En moyenne un contri­buable paye 6 700 euros d’isf..sauf à consi­dé­rer que les 565 000 contri­buables vont tous finan­cer des start up et que dans le même temps des dizaines de busi­ness angels vont finan­cer un seul projet…il est pro­bable que les solu­tions sont ailleurs.…

  • [3] - Mickael a écrit le 8 avril 2010 :

    Merci pour cet article si pertinent!

  • [4] - Benoît Granger a écrit le 8 avril 2010 :

    j’ai lu qq part que les inves­tiss­se­ments dans les Clean­techs avaient baissé en 2009 ? cela dit, ça ne dit pas s’il ya aug­men­ta­tion en 2010, mais y a-t-il des infos sur ce point ?

    • [4.1] - Olivier Ezratty a répondu le 8 avril 2010 :

      Ils ont baissé en volume en 2009, mais pas en pro­por­tion du total des inves­tis­se­ments. La ten­dance sur 2010 devrait être stable… en proportion !

  • [5] - Sunny a écrit le 8 avril 2010 :

    L’article est excellent mais l’argument sur le TEPA n’est pas bon. La carotte fis­cale de 75% sur l’ISF n’incite abso­lu­ment pas à prendre des risques. Pour­quoi miser sur une star­tup sur laquelle on risque de tout perdre alors que le retour de 75% est assuré par l’état.
    L’essentiel des inves­tis­se­ments TEPA vont vers des mai­sons de retraites ou des réno­va­tions de bou­lan­ge­ries mais pas vers les star­tups. Trop d’incitation fis­cale tue l’incitation. La réa­lité est que la loi TEPA dans son volet sur l’ISF est plu­tôt une sur­pres­sion de l’ISF sans le cou­rage poli­tique qui irait avec.
    Pour sti­mu­ler la prise de risque il vaut mieux dimi­nuer l’imposition sur les plus values lors de l’investissement dans des jeunes socié­tés.
    A part ça l’article est très vrai et il n’est effec­ti­ve­ment pas facile de se faire finan­cer en France une société qui serait concur­rente d’une solu­tion amé­ri­caine. Par ailleurs les mon­tants inves­tis aux US sont sans com­mune mesure avec ceux inves­tis en France.

    • [5.1] - Olivier Ezratty a répondu le 8 avril 2010 :

      Dans les faits, la loi TEPA a tout de même orienté plus de 1 mil­liard d’Euros dans les FIP et FCPI, et ces fonds ne financent pas les bou­lan­ge­ries, mais des socié­tés qui se doivent d’être inno­vantes et labé­li­sées comme telles par Oséo. Après, dans les inves­tis­se­ments directs ou via des holdings/fonds ISF, il y a effec­ti­ve­ment à boire et à man­ger, mais on manque vrai­ment de don­nées pour pen­cher d’un côté ou de l’autre.

      Le taux de 75% est effec­ti­ve­ment très élevé. Mais l’argument sur la prise de risque peut se prendre à l’envers : le risque finan­cier étant divisé par 4 du fait des 75% d’exonération, il est plus facile à prendre. Cela conduit même cer­tains rede­vables de l’ISF à non pas inves­tir dans les bou­lan­ge­ries, mais dans des PME dites inno­vantes, mais sans être très regar­dants sur la qua­lité des pro­jets. C’était par­ti­cu­liè­re­ment vrai la pre­mière année (2008) et cela s’est calmé en 2009.

      Et puis, cette exo­né­ra­tion per­met aux rede­vables de l’ISF de se satis­faire sur un autre point clé : déci­der de là où va aller leur argent. Même si c’est pour le “bien public”, don­ner son argent à l’Etat n’est jamais fait de gaité de cœur !

      On est sinon d’accord sur deux points : les exos d’ISF TEPA sont un moyen détourné d’atténuer les effets de l’ISF pour le gou­ver­ne­ment et le légis­la­teur qui n’ose pas sup­pri­mer l’ISF, et puis, sur le besoin de dimi­nuer l’imposition sur les plus-values en lieu et place de tout ce bazar com­pli­qué avec l’ISF et ses exonérations.

  • [6] - Jean-Philippe a écrit le 9 avril 2010 :

    Il y a 1 mil­liard d’euros inves­tis dans les FCPI et les FIP mais pour les FCPI une start up qui cherche 200 000 euros voir 500 000 euros ne sera pas éligible. Le cœur de cible (sauf rare cas) reste des levée de fonds proche du mil­lions d’euros.

    De plus que ce soit pour les FCPI ou les FIP il n’y a presque (il existe tou­jours quelques excep­tions) aucune chance de finan­cer un pro­jet pour:
    - fina­li­ser le pro­to­type ou lan­cer les pre­mières pré- séries
    - lan­cer les pre­mières actions commerciales

    En résumé ces véhi­cules ne finan­ce­ment pas l’amorçage tech­no­lo­gique ni l’amorçage marketing…tout comme la plu­part des socié­tés de capi­tal risque.

    • [6.1] - Olivier Ezratty a répondu le 9 avril 2010 :

      Oui, c’est bien connu : les VC inter­viennent peu dans l’amorçage. Cette étape du finan­ce­ment est cou­verte par les aides et avances publiques diverses (signi­fi­ca­tives quand on se débrouille bien), par les prêts d’honneur (réseaux Entre­prendre et France Ini­tia­tive), par les fonds d’amorçage régio­naux et par les busi­ness angels, jus­te­ment encou­ra­gés par la loi TEPA. Cha­cun son rôle ! Le split BA/VC dans le cycle du finan­ce­ment est d’ailleurs le même aux US. Le poids des BA est cepen­dant trop faible en France. Il a aug­menté grâce à la loi TEPA mais pro­ba­ble­ment pas assez. Et il serait menacé si l’ISF était sup­primé sans équi­va­lent dans l’IR.

      Après, il faut aussi se mettre dans la peau des BA. J’ai assisté à nombre de pitches de star­tups des­ti­nés aux BA ces der­niers temps. Et nombre de pro­jets ne trouvent pas de finan­ce­ment d’amorçage tout sim­ple­ment parce qu’ils ne sont pas assez bons, selon dif­fé­rents cri­tères (équipe, pro­duit, mar­ché, etc).

      C’est dur à dire et cela va cho­quer, mais le finan­ce­ment exis­tant est assez homo­thé­tique avec la quan­tité de pro­jets de qua­lité à financer !

      • [6.1.1] - macha a répondu le 26 avril 2010 :

        oli­vier, que se passe t-il si on ne trouve pas de capi­tal d’amorçage ? Doit on se pri­ver de créer sa star­tup ? On m’a dit que la loi TEPA n’a pas for­cé­ment favo­risé la levée de fonds auprès des BA pour les entre­prises tech­no­lo­giques mais plu­tôt pour les entre­prises sans trop de risque. Il y a même des inves­tis­seurs indi­vi­duels qui ne com­prennent pas pour­quoi ils ne sont pas gagnants à tous les coups en inves­tis­sant via les FCPI… On sait qu’il y a for­cé­ment de la casse dans ce type de boîtes. Ca n’est vrai­ment pas fait pour pré­pa­rer sa retraite…
        Vous pen­sez que les conseils régio­naux ont suf­fi­sam­ment de res­sources pour inves­tir dans l’amorçage à la place de l’Etat ? Ce sys­tème ne va t-il pas favo­ri­ser exclu­si­ve­ment les grosses régions comme l’Ile de France ?
        Pour le grand emprunt dans le numé­rique, les pro­jets qui seront sélec­tion­nés dans les appels à pro­jets ne devront ils pas être bien dimen­sion­nés aussi au niveau des fonds propres? Vue la sélec­tion qu’il va y avoir…
        Quoi faire dans quelques mois si tout est épuisé ?

        • [6.1.1.1] - Olivier Ezratty a répondu le 26 avril 2010 :

          Beau­coup de ques­tions imbriquées :

          Tout d’abord, il ne faut pas céder aux sirènes alar­mistes sur les inves­tis­se­ments TEPA hors des clous dans les PME sans risque. Il y en a cer­tai­ne­ment. On ne sait pas quelles pro­por­tions. Mais le constat ter­rain est que TEPA a sérieu­se­ment aug­menté le nombre d’investisseurs en amor­çage dans le numé­rique et dans les pro­jets à risque.

          Les fonds régio­naux ne rem­placent pas l’Etat. D’abord, ils inter­viennent dif­fé­rem­ment, en tout en cas dans le mode pré-grand emprunt. Les fonds régio­naux font de l’investissement dilu­tif tan­dis que l’Etat, via Oséo, inter­vient majo­ri­tai­re­ment sous forme de sub­ven­tions, avances rem­bour­sables, prêts et garan­ties. D’ailleurs, les garan­ties Oséo doivent bien pou­voir s’appliquer aux fonds régio­naux. Ensuite, même si le bud­get d’Oséo Inno­va­tion a subit des hauts et des bas, il sub­siste et reste rai­son­nable. Les grosses régions sont-elles favo­ri­sées ? Aujourd’hui, les fonds régio­naux ne repré­sentent pas des mon­tants énormes en tout cas dans les indus­tries du numé­rique. Cela dépend plus de la poli­tique écono­mique des régions que de leur taille. On voit bien Ségo­lène Royal faire des pieds et des mains pour sau­ver Heu­liez à coups de mil­lions d’Euros dans sa région ! La Ville de paris (en fait, le dépar­te­ment) a créé en 2009 un fond de 1m€ Paris + 1 m€ Oséo pour ses star­tups, renou­velé annuel­le­ment et qui per­met de contour­ner la règle des fonds propres d’Oséo.

          Der­nière ques­tion sur : que faire quand on n’y arrive pas. Compte tenu de ce que je vois au quo­ti­dien, tout du moins en région pari­sienne, c’est un signe que le pro­jet est foi­reux dans au moins une dimen­sion : soit l’idée, soit le mar­ché, soit l’équipe. Donc, il faut savoir se faire coa­cher, écou­ter et amé­lio­rer son pro­jet dans la dimen­sion qui cloche.

          Les règles de finan­ce­ment via le grand emprunt n’étant pas publiées (je n’ai rien vu d’écrit - juste des inter­ven­tions orales ou inter­views de NKM), il est un peu tôt pour se prononcer.

          • [6.1.1.1.1] - macha a répondu le 29 avril 2010 :

            Avec les défi­cits hyper impor­tants de la France, a t-on les moyens de rêvas­ser avec des busi­ness models hasar­deux comme ceux de la plu­part des star­tups actuel­le­ment ??? Je suis assez d’accords avec cer­tains posts ici.
            Je suis allée sur le site web de NKM (prospective.gouv) qui a eu fran­che­ment pas mal de bugs pen­dant plu­sieurs jours… (pour une spé­cia­liste du numé­rique, bon­jour). Bref, un site bourré de pho­tos genre “je le vaux bien”… qui ne fait pas très strict par les temps qui courrent… En regar­dant la vidéo qu’elle a pré­senté avec son “René” (elle aussi, quoi que là c’est Ricol) qui soit disant à un gros ché­quier pour le grand emprunt et le numé­rique… cela m’a mise mal à l’aise. Vous trou­vez ça ten­dance ? Alors que les Fran­çais trouillent pour leur bou­lot, leur retraite, j’en passe est des meilleures ???
            On est plu­sieurs à attendre son ques­tion­naire et ses pre­mières appels d’offres sur les conte­nus numé­riques et autres pro­jets hyper inno­vants, pour voir concrè­te­ment si ça vient com­plé­ter ce qui existe déjà ou si c’est pour faire du pareil au même.
            Parce que déjà que les niches fis­cales com­mencent à gon­fler Baroin… parmi elles le CIR (ça douille pas mal)… Si c’est pour balan­cer du fric à tout va, ça risque de coin­cer dans l’opinion…
            Encore merci pour vos articles super bien foutus.

  • [7] - Jean-Philippe a écrit le 9 avril 2010 :

    Il est vrai que la qua­lité des pro­jets est égale­ment un éléments à considérer…un des pro­blèmes résident entre autre dans le busi­ness qui est sou­vent pensé ini­tia­le­ment dans un cadre franco fran­çais or pour inté­res­ser les VC mieux vaut dis­po­ser d’un pro­jet à voca­tion mon­diale.
    Sans comp­ter des pro­blé­ma­tiques plus spé­ci­fiques liées aux com­pé­tences des por­teurs de projets.

    En ce qui concerne les aides, bien qu’utiles elles ne couvrent pas toutes les pro­blé­ma­tiques de l’innovation que ce soit au niveau qua­li­ta­tif ou quan­ti­ta­tif.
    Pour ne par­ler que du quan­ti­ta­tif le fait que la plu­part des aides d’OSEO le sont sous la forme d’avance rem­bour­sable et de plus pla­fon­nées en fonc­tion des fonds propres limite for­te­ment l’intérêt.

    En ce qui concerne les prêts d’honneurs, sou­vent les comité pré­fèrent des pro­jets avec déjà du chiffre d’affaires, et la plu­part exige un finan­ce­ment com­plé­men­taire des banques ce qui une nou­velle fois limite le champs d’intervention.

    En résumé il y a deux optiques:

    - soit on consi­dère que l’offre de fonds est suf­fi­sante et que le pro­blème vient de la qua­lité des projets…Dans ce contexte la chaîne de l’accompagnement des pro­jets doit être repen­sée (incu­ba­teur, pépinières…)

    - soit l’offre de fonds est insuf­fi­sante et il faut cana­li­ser l’argent à des­ti­na­tion des créateurs.Et donc l’Etat et les Conseil Régio­naux (car eux seuls ont une com­pé­tence écono­mique directe) doivent ini­tier de nou­velles actions.

  • [8] - fabien a écrit le 9 avril 2010 :

    Oséo a fusionné ses struc­tures (finan­ce­ment, inno­va­tion, garan­tie) pour faire des écono­mies de struc­ture et mieux gérer les fonds. Oséo gère le FUI des pôles de com­pé­ti­ti­vité et connaît les pro­grammes col­la­bo­ra­tifs avec son pro­gramme ISI.
    Pen­dant ce temps, NKM va créer une nou­velle agence pour finan­cer des entre­prises numé­riques ? Pour faire du col­la­bo­ra­tif ? On est en défi­cit public ou pas ?
    C’est inco­hé­rent tout ça.

    • [8.1] - Guil a répondu le 25 avril 2010 :

      Le Sénat a dû adop­ter sous la pres­sion éton­nante de Hervé Novelli, le 8 avril der­nier, le texte sur la fusion des 3 socié­tés d’Oséo (finan­ce­ment, garan­tie et inno­va­tion). En fait c’est la banque Oséo Finan­ce­ment qui absorbe l’ensemble.
      Il y a eu des amen­de­ments pour faire reti­rer ce texte sur la fusion interne d’Oséo et qui n’avait rien à voir avec le loi sur l’entrepreneur indi­vi­duel.
      Mais rien à faire, la majo­rité de droite (plus nom­breuse) a voté pour (sans savoir ce pour quoi elle votait d’ailleurs, pen­sant au texte sur l’EIRL et l’entrepreneur indi­vi­duel), pen­dant que la gauche a voté contre, tar­guant du risque de voir l’Etat se désen­ga­ger tota­le­ment d’OSEO Inno­va­tion (ex-Anvar) pour le finan­ce­ment de l’innovation. Si effec­ti­ve­ment, on voit NKM obte­nir un bud­get de 2 mil­liards d’euros pour finan­cer l’innovation (dans le numé­rique, ce qui repré­sente la presque quasi tota­lité des entre­prises inno­vantes aujourd’hui) il s’agirait là d’un véri­table scan­dale (une sorte de mani­pu­la­tion), tota­le­ment injuste. IL fau­dra jus­ti­fier ce choix devant les entre­pre­neurs qui aujourd’hui sont sui­vis par Oséo… Car le texte n’a même pas été dis­cuté à l’Assemblée natio­nale.
      Voici le compte-rendu, c’est aber­rant :
      http://www.senat.fr/seances/s201004/s20100408/s20100408021.html

  • [9] - Livret A a écrit le 12 novembre 2010 :

    Un article très inté­res­sant, merci.

  • [10] - macha a écrit le 13 novembre 2010 :

    NKM à la santé ? le cabi­net de la secré­taire d’etat se vide peu à peu… A priori, on va créer un super minis­tère des entre­prises (en lieu et place de l’industrie, des PME, etc). Eric Bes­son en pren­drait la tête. NKM rem­pla­ce­rait Bache­lot à la Santé.
    Comme cela indus­trie et numé­rique vont ensemble et ce sera plus logique (regroupements).

    • [10.1] - jp a répondu le 14 novembre 2010 :

      Bor­loo pour­rait jouer les troubles fête… Qui sait s’il n’est pas inté­ressé lui même par ce grand minis­tère de l’innovation et des entre­prises ? A mon avis, il est dégoutté et il par­tira.
      Et nous n’avons plus de nou­velles de Fré­dé­ric Lefebvre… N’oublions pas non plus Gérard Longuet…(il vient de pré­pa­rer sa sor­tie du Sénat, au cas où) ; c’est la ligne droite très dure de l’économie…
      Chris­tine Lagarde s’accroche à Bercy face à Baroin qui veut prendre sa place…
      Pécresse serait le futur garde des sceaux et lais­se­rait l’enseignement supé­rieur à Wau­quiez
      On ne sait pas ce qu’il advien­dra de Luc Cha­tel (il reste à l’Education ?)
      Lagarde pour­rait très bien res­ter à Bercy (selon son sou­hait) et c’est Baroin qui héri­te­rait du super minis­tère des entre­prises ou bien Lon­guet…
      Lis sur le Pari­sien qui suit minute par minute
      http://www.leparisien.fr/politique/en-direct-fillon-reconduit-a-matignon-incertitude-pour-borloo-14-11-2010-1149169.php

  • [11] - fab a écrit le 14 novembre 2010 :

    Voici mon pro­nos­tic :
    Lagarde : au même poste (écono­mie)
    Fré­dé­ric Lefebvre : rem­place NKM au numé­rique
    Baroin : au même poste (bud­get)
    Lon­guet (ou Ricol) : à l’industrie et à la com­pé­ti­ti­vité
    Novelli : au même poste (tou­risme, com­merce)
    NKM : à la santé
    Douillet : au sport
    Bache­lot : à l’emploi
    Pécresse : à la Jus­tice
    Wau­quiez : à l’enseignement supé­rieur
    Cha­tel : au même poste (éduca­tion)
    Lemaire : au même poste (agri­cul­ture)
    Juppé : à la défense
    MAM : aux affaires étran­gères
    Xavier Ber­trand : à l’écologie, amé­na­ge­ment du ter­ri­toire, trans­ports
    Hor­te­feux : au même poste
    Bes­son : au même poste (immi­gra­tion)
    Morano : au même poste (famille)
    Woerth : au même poste (tra­vail, affaires sociales)
    Jean­nette Bou­grab : rem­place fadela amara à la ville

    Les cen­triste quit­te­raient donc le gou­ver­ne­ment. De ce fait, Nico­las Sar­kozy va don­ner une image de “droite dure” façon ” FN ” désor­mais et laisse la mol­lesse cen­triste aux socialistes.

  • [12] - macha a écrit le 14 novembre 2010 :

    Lefebvre et Bes­son… voici les nou­velles sources d’information ins­ti­tu­tion­nelles de M. Ezratty sur l’avenir des star­tups et du numé­rique en France…
    Bes­son regroupe l’industrie et sur­tout l’économie numé­rique au com­plet (des mil­liards du grand emprunt, les pôles de com­pé­ti­ti­vité, l’internet, etc). Lefebvre s’occupe des PME et des ser­vices (le tou­risme, le com­merce, l’artisanat…). De fortes … figures pour flin­guer l’opposition socia­liste sur le thème cen­tral de l’avenir des emplois au niveau des entre­prises et de la com­pé­ti­ti­vité… Le thème de demain pour les pré­si­den­tielles. Mar­tine Aubry a de quoi être éner­vée.
    Mais sur­tout, entre Lagarde et Baroin, le couple infer­nal, qui seront aux cor­dons de la bourse… ça va chauf­fer ! Conti­nuez de voya­ger aux USA ou ailleurs… effec­ti­ve­ment. La grande Natha­lie Kos­ciusko reprend l’écologie, avec Mariani comme com­pa­gnon de route (ça promet).…

    • [12.1] - Olivier Ezratty a répondu le 14 novembre 2010 :

      En effet, pas de quoi sau­ter au plafond !

      Bes­son ne se pré­oc­cu­pait pas plus des PME inno­vantes que NKM, et je dirais même moins. C’est inquié­tant. Cela va en tout cas ren­for­cer le rôle de la DGCIS dans le bouzin.




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