Une petite révolution silencieuse se déroule sous nos yeux dans le financement de l’innovation et des startups en France, sous le coup de plusieurs modifications de comportement des acteurs tout comme de l’environnement fiscal et régulatoire.

Elle a déjà un impact sur la manière dont les startups doivent s’y prendre pour lever des fonds dans leurs différents tours de financement. Mais ce n’est peut-être que le début d’un changement encore plus profond comme nous le verrons à la fin de cet article.

Voici les cinq points que je vais traiter ici :

  • Les menaces qui pèsent sur le capital risque, alimentées par les évolutions de la fiscalité et de la règlementation des assurances, mais aussi par une performance financière médiocre.
  • La baisse relative des investissements du capital risque dans le numérique, qui se fait au profit des cleantechs.
  • L’impact du grand emprunt sur le numérique, qui va compenser pour une part significative les effets précédents.
  • L’émergence de nouvelles structures de business angels qui couvre le ventre mou de l’amorçage entre 100K€ et 1m€, mais avec un impact encore limité en masse.
  • L’impact d’une éventuelle suppression de l’ISF, qui n’est pas sans conséquence sur le capital d’amorçage des startups.

Les menaces qui pèsent sur les sociétés de capital risque

L’indicateur Chausson Finance Indicateur Chausson Finance H2 2009

De son côté, la plus officielle AFIC a publié fin mars 2010 Total VC Investment

C’est dans les levées de fonds des sociétés d’investissement que la crise couve. L’AFIC annonce une baisse de 71% des capitaux levés en 2009 par ses membres (à 3,7Md€). Là encore, la baisse est concentrée dans le capital-transmission tandis que le capital-risque et le capital-développement auraient été préservés. Ces derniers auraient été fortement soutenus par les dispositions fiscales de la loi TEPA ayant permis aux FIP et FCPI de lever 1,1Md€ auprès de personnes physiques, souvent les redevables de l’ISF.

Alors, tout va bien ? Non, car deux menaces pèsent sur ces levées de fonds dans les années à venir :

  • Les évolutions de la fiscalité : les FCPI sont affectés par un phénomène de déport vers les fonds/holdings ISF des investissements dits “TEPA” (des redevables de l’ISF). C’est un des effets de la mutualisation des investissements dans les startups apportées par les fonds et holdings ISF, et leur exonération de 75% vs 50% pour les FCPI/FCPR. La mutualisation des investissements dans les startups couplée à un détournement de la loi (investissements dans des PME sans grand risque) a réduit le risque pour les investisseurs. La différence de taux d’exonération a fait le reste, même si le législateur a Performance capital investissement par métier AFIC 2008

    Conséquences de tout cela ? L’appel au capital risque sera plus difficile pour les startups dans les années qui viennent. Les tickets moyens seront moins importants au début, et plus concentrés ensuite, dans le capital développement.

    La baisse relative des investissements dans les secteurs du numérique

    L’autre transformation en cours concerne les secteurs privilégiés par le capital risque. Les secteurs du logiciel, de l’Internet, de l’ecommerce et des télécoms semblent affectés d’une baisse, amorcée depuis quelques années en tendance longue (le graphe ci-dessous exploite les données de l’indicateur semestriel de Chausson Finance).

    Investissements VC France par categorie

    Cela semble provenir en grande partie d’une réallocation des investissements vers les cleantechs. Et les cleantechs ne représentent que 10,5% du total  des investissements des VC en France pour une moyenne mondiale de 24% (les deux tiers étant aux USA).

    Le poids des investissements dans les cleantechs devrait en toute logique continuer de croitre, et probablement encore au détriment du numérique et notamment des logiciels, même si le total Internet+ecommerce+logiciel semble rester stable.

    Il faut dire que l’innovation dans le numérique peut avoir tendance à user les nerfs des investisseurs. Encore trop de projets Internet hasardeux financés par le mirage publicitaire, énormément de projets “me-too”, des projets situés dans des niches trop étroites et – c’est dur à dire – un manque de savoir faire et de professionnalisme des entrepreneurs qui se lancent. Evitez donc ces différents écueils si vous souhaitez avoir une chance de faire financer votre projet par le capital risque.

    Le rôle du Grand Emprunt dans le numérique

    Ces apports seront focalisés sur la R&D collaborative comme le sont généralement les apports de l’Etat dans l’innovation.

    Nous avions vu dans un Evolutions financement startups en France 2010

    Et j’ai sûrement oublié d’autres évolutions du financement des startups, notament dans la sphère publique (Oséo, etc)…

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    Publié le 8 avril 2010 Post de | Entrepreneuriat, France, Innovation, Politique, Startups | 22053 lectures

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Les 26 commentaires et tweets sur “Les chamboulements en cours du financement de l’innovation” :

  • [1] - sam a écrit le 8 avril 2010 :

    Merci pour cet article riche et bien écrit.

  • [2] - Jean-Philippe a écrit le 8 avril 2010 :

    Effectivement Olivier la crise du capital risque continue, et encore plus au niveau de l’amorçage qui présente des TRI (rentabilités) négatifs.

    Alors il est vrai que les business angels constituent une réponse, mais leur nombre reste limité malgré les exonérations ISF liées à la loi TEPA …

    En moyenne un contribuable paye 6 700 euros d’isf..sauf à considérer que les 565 000 contribuables vont tous financer des start up et que dans le même temps des dizaines de business angels vont financer un seul projet…il est probable que les solutions sont ailleurs….

  • [3] - Mickael a écrit le 8 avril 2010 :

    Merci pour cet article si pertinent!

  • [4] - Benoît Granger a écrit le 8 avril 2010 :

    j’ai lu qq part que les investisssements dans les Cleantechs avaient baissé en 2009 ? cela dit, ça ne dit pas s’il ya augmentation en 2010, mais y a-t-il des infos sur ce point ?

    • [4.1] - Olivier Ezratty a répondu le 8 avril 2010 :

      Ils ont baissé en volume en 2009, mais pas en proportion du total des investissements. La tendance sur 2010 devrait être stable… en proportion !

  • [5] - Sunny a écrit le 8 avril 2010 :

    L’article est excellent mais l’argument sur le TEPA n’est pas bon. La carotte fiscale de 75% sur l’ISF n’incite absolument pas à prendre des risques. Pourquoi miser sur une startup sur laquelle on risque de tout perdre alors que le retour de 75% est assuré par l’état.
    L’essentiel des investissements TEPA vont vers des maisons de retraites ou des rénovations de boulangeries mais pas vers les startups. Trop d’incitation fiscale tue l’incitation. La réalité est que la loi TEPA dans son volet sur l’ISF est plutôt une surpression de l’ISF sans le courage politique qui irait avec.
    Pour stimuler la prise de risque il vaut mieux diminuer l’imposition sur les plus values lors de l’investissement dans des jeunes sociétés.
    A part ça l’article est très vrai et il n’est effectivement pas facile de se faire financer en France une société qui serait concurrente d’une solution américaine. Par ailleurs les montants investis aux US sont sans commune mesure avec ceux investis en France.

    • [5.1] - Olivier Ezratty a répondu le 8 avril 2010 :

      Dans les faits, la loi TEPA a tout de même orienté plus de 1 milliard d’Euros dans les FIP et FCPI, et ces fonds ne financent pas les boulangeries, mais des sociétés qui se doivent d’être innovantes et labélisées comme telles par Oséo. Après, dans les investissements directs ou via des holdings/fonds ISF, il y a effectivement à boire et à manger, mais on manque vraiment de données pour pencher d’un côté ou de l’autre.

      Le taux de 75% est effectivement très élevé. Mais l’argument sur la prise de risque peut se prendre à l’envers : le risque financier étant divisé par 4 du fait des 75% d’exonération, il est plus facile à prendre. Cela conduit même certains redevables de l’ISF à non pas investir dans les boulangeries, mais dans des PME dites innovantes, mais sans être très regardants sur la qualité des projets. C’était particulièrement vrai la première année (2008) et cela s’est calmé en 2009.

      Et puis, cette exonération permet aux redevables de l’ISF de se satisfaire sur un autre point clé : décider de là où va aller leur argent. Même si c’est pour le “bien public”, donner son argent à l’Etat n’est jamais fait de gaité de cœur !

      On est sinon d’accord sur deux points : les exos d’ISF TEPA sont un moyen détourné d’atténuer les effets de l’ISF pour le gouvernement et le législateur qui n’ose pas supprimer l’ISF, et puis, sur le besoin de diminuer l’imposition sur les plus-values en lieu et place de tout ce bazar compliqué avec l’ISF et ses exonérations.

  • [6] - Jean-Philippe a écrit le 9 avril 2010 :

    Il y a 1 milliard d’euros investis dans les FCPI et les FIP mais pour les FCPI une start up qui cherche 200 000 euros voir 500 000 euros ne sera pas éligible. Le cœur de cible (sauf rare cas) reste des levée de fonds proche du millions d’euros.

    De plus que ce soit pour les FCPI ou les FIP il n’y a presque (il existe toujours quelques exceptions) aucune chance de financer un projet pour:
    – finaliser le prototype ou lancer les premières pré- séries
    – lancer les premières actions commerciales

    En résumé ces véhicules ne financement pas l’amorçage technologique ni l’amorçage marketing…tout comme la plupart des sociétés de capital risque.

    • [6.1] - Olivier Ezratty a répondu le 9 avril 2010 :

      Oui, c’est bien connu : les VC interviennent peu dans l’amorçage. Cette étape du financement est couverte par les aides et avances publiques diverses (significatives quand on se débrouille bien), par les prêts d’honneur (réseaux Entreprendre et France Initiative), par les fonds d’amorçage régionaux et par les business angels, justement encouragés par la loi TEPA. Chacun son rôle ! Le split BA/VC dans le cycle du financement est d’ailleurs le même aux US. Le poids des BA est cependant trop faible en France. Il a augmenté grâce à la loi TEPA mais probablement pas assez. Et il serait menacé si l’ISF était supprimé sans équivalent dans l’IR.

      Après, il faut aussi se mettre dans la peau des BA. J’ai assisté à nombre de pitches de startups destinés aux BA ces derniers temps. Et nombre de projets ne trouvent pas de financement d’amorçage tout simplement parce qu’ils ne sont pas assez bons, selon différents critères (équipe, produit, marché, etc).

      C’est dur à dire et cela va choquer, mais le financement existant est assez homothétique avec la quantité de projets de qualité à financer !

      • [6.1.1] - macha a répondu le 26 avril 2010 :

        olivier, que se passe t-il si on ne trouve pas de capital d’amorçage ? Doit on se priver de créer sa startup ? On m’a dit que la loi TEPA n’a pas forcément favorisé la levée de fonds auprès des BA pour les entreprises technologiques mais plutôt pour les entreprises sans trop de risque. Il y a même des investisseurs individuels qui ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas gagnants à tous les coups en investissant via les FCPI… On sait qu’il y a forcément de la casse dans ce type de boîtes. Ca n’est vraiment pas fait pour préparer sa retraite…
        Vous pensez que les conseils régionaux ont suffisamment de ressources pour investir dans l’amorçage à la place de l’Etat ? Ce système ne va t-il pas favoriser exclusivement les grosses régions comme l’Ile de France ?
        Pour le grand emprunt dans le numérique, les projets qui seront sélectionnés dans les appels à projets ne devront ils pas être bien dimensionnés aussi au niveau des fonds propres? Vue la sélection qu’il va y avoir…
        Quoi faire dans quelques mois si tout est épuisé ?

        • [6.1.1.1] - Olivier Ezratty a répondu le 26 avril 2010 :

          Beaucoup de questions imbriquées :

          Tout d’abord, il ne faut pas céder aux sirènes alarmistes sur les investissements TEPA hors des clous dans les PME sans risque. Il y en a certainement. On ne sait pas quelles proportions. Mais le constat terrain est que TEPA a sérieusement augmenté le nombre d’investisseurs en amorçage dans le numérique et dans les projets à risque.

          Les fonds régionaux ne remplacent pas l’Etat. D’abord, ils interviennent différemment, en tout en cas dans le mode pré-grand emprunt. Les fonds régionaux font de l’investissement dilutif tandis que l’Etat, via Oséo, intervient majoritairement sous forme de subventions, avances remboursables, prêts et garanties. D’ailleurs, les garanties Oséo doivent bien pouvoir s’appliquer aux fonds régionaux. Ensuite, même si le budget d’Oséo Innovation a subit des hauts et des bas, il subsiste et reste raisonnable. Les grosses régions sont-elles favorisées ? Aujourd’hui, les fonds régionaux ne représentent pas des montants énormes en tout cas dans les industries du numérique. Cela dépend plus de la politique économique des régions que de leur taille. On voit bien Ségolène Royal faire des pieds et des mains pour sauver Heuliez à coups de millions d’Euros dans sa région ! La Ville de paris (en fait, le département) a créé en 2009 un fond de 1m€ Paris + 1 m€ Oséo pour ses startups, renouvelé annuellement et qui permet de contourner la règle des fonds propres d’Oséo.

          Dernière question sur : que faire quand on n’y arrive pas. Compte tenu de ce que je vois au quotidien, tout du moins en région parisienne, c’est un signe que le projet est foireux dans au moins une dimension : soit l’idée, soit le marché, soit l’équipe. Donc, il faut savoir se faire coacher, écouter et améliorer son projet dans la dimension qui cloche.

          Les règles de financement via le grand emprunt n’étant pas publiées (je n’ai rien vu d’écrit – juste des interventions orales ou interviews de NKM), il est un peu tôt pour se prononcer.

          • [6.1.1.1.1] - macha a répondu le 29 avril 2010 :

            Avec les déficits hyper importants de la France, a t-on les moyens de rêvasser avec des business models hasardeux comme ceux de la plupart des startups actuellement ??? Je suis assez d’accords avec certains posts ici.
            Je suis allée sur le site web de NKM (prospective.gouv) qui a eu franchement pas mal de bugs pendant plusieurs jours… (pour une spécialiste du numérique, bonjour). Bref, un site bourré de photos genre “je le vaux bien”… qui ne fait pas très strict par les temps qui courrent… En regardant la vidéo qu’elle a présenté avec son “René” (elle aussi, quoi que là c’est Ricol) qui soit disant à un gros chéquier pour le grand emprunt et le numérique… cela m’a mise mal à l’aise. Vous trouvez ça tendance ? Alors que les Français trouillent pour leur boulot, leur retraite, j’en passe est des meilleures ???
            On est plusieurs à attendre son questionnaire et ses premières appels d’offres sur les contenus numériques et autres projets hyper innovants, pour voir concrètement si ça vient compléter ce qui existe déjà ou si c’est pour faire du pareil au même.
            Parce que déjà que les niches fiscales commencent à gonfler Baroin… parmi elles le CIR (ça douille pas mal)… Si c’est pour balancer du fric à tout va, ça risque de coincer dans l’opinion…
            Encore merci pour vos articles super bien foutus.

  • [7] - Jean-Philippe a écrit le 9 avril 2010 :

    Il est vrai que la qualité des projets est également un éléments à considérer…un des problèmes résident entre autre dans le business qui est souvent pensé initialement dans un cadre franco français or pour intéresser les VC mieux vaut disposer d’un projet à vocation mondiale.
    Sans compter des problématiques plus spécifiques liées aux compétences des porteurs de projets.

    En ce qui concerne les aides, bien qu’utiles elles ne couvrent pas toutes les problématiques de l’innovation que ce soit au niveau qualitatif ou quantitatif.
    Pour ne parler que du quantitatif le fait que la plupart des aides d’OSEO le sont sous la forme d’avance remboursable et de plus plafonnées en fonction des fonds propres limite fortement l’intérêt.

    En ce qui concerne les prêts d’honneurs, souvent les comité préfèrent des projets avec déjà du chiffre d’affaires, et la plupart exige un financement complémentaire des banques ce qui une nouvelle fois limite le champs d’intervention.

    En résumé il y a deux optiques:

    – soit on considère que l’offre de fonds est suffisante et que le problème vient de la qualité des projets…Dans ce contexte la chaîne de l’accompagnement des projets doit être repensée (incubateur, pépinières…)

    – soit l’offre de fonds est insuffisante et il faut canaliser l’argent à destination des créateurs.Et donc l’Etat et les Conseil Régionaux (car eux seuls ont une compétence économique directe) doivent initier de nouvelles actions.

  • [8] - fabien a écrit le 9 avril 2010 :

    Oséo a fusionné ses structures (financement, innovation, garantie) pour faire des économies de structure et mieux gérer les fonds. Oséo gère le FUI des pôles de compétitivité et connaît les programmes collaboratifs avec son programme ISI.
    Pendant ce temps, NKM va créer une nouvelle agence pour financer des entreprises numériques ? Pour faire du collaboratif ? On est en déficit public ou pas ?
    C’est incohérent tout ça.

    • [8.1] - Guil a répondu le 25 avril 2010 :

      Le Sénat a dû adopter sous la pression étonnante de Hervé Novelli, le 8 avril dernier, le texte sur la fusion des 3 sociétés d’Oséo (financement, garantie et innovation). En fait c’est la banque Oséo Financement qui absorbe l’ensemble.
      Il y a eu des amendements pour faire retirer ce texte sur la fusion interne d’Oséo et qui n’avait rien à voir avec le loi sur l’entrepreneur individuel.
      Mais rien à faire, la majorité de droite (plus nombreuse) a voté pour (sans savoir ce pour quoi elle votait d’ailleurs, pensant au texte sur l’EIRL et l’entrepreneur individuel), pendant que la gauche a voté contre, targuant du risque de voir l’Etat se désengager totalement d’OSEO Innovation (ex-Anvar) pour le financement de l’innovation. Si effectivement, on voit NKM obtenir un budget de 2 milliards d’euros pour financer l’innovation (dans le numérique, ce qui représente la presque quasi totalité des entreprises innovantes aujourd’hui) il s’agirait là d’un véritable scandale (une sorte de manipulation), totalement injuste. IL faudra justifier ce choix devant les entrepreneurs qui aujourd’hui sont suivis par Oséo… Car le texte n’a même pas été discuté à l’Assemblée nationale.
      Voici le compte-rendu, c’est aberrant :
      http://www.senat.fr/seances/s201004/s20100408/s20100408021.html

  • [9] - Livret A a écrit le 12 novembre 2010 :

    Un article très intéressant, merci.

  • [10] - macha a écrit le 13 novembre 2010 :

    NKM à la santé ? le cabinet de la secrétaire d’etat se vide peu à peu… A priori, on va créer un super ministère des entreprises (en lieu et place de l’industrie, des PME, etc). Eric Besson en prendrait la tête. NKM remplacerait Bachelot à la Santé.
    Comme cela industrie et numérique vont ensemble et ce sera plus logique (regroupements).

    • [10.1] - jp a répondu le 14 novembre 2010 :

      Borloo pourrait jouer les troubles fête… Qui sait s’il n’est pas intéressé lui même par ce grand ministère de l’innovation et des entreprises ? A mon avis, il est dégoutté et il partira.
      Et nous n’avons plus de nouvelles de Frédéric Lefebvre… N’oublions pas non plus Gérard Longuet…(il vient de préparer sa sortie du Sénat, au cas où) ; c’est la ligne droite très dure de l’économie…
      Christine Lagarde s’accroche à Bercy face à Baroin qui veut prendre sa place…
      Pécresse serait le futur garde des sceaux et laisserait l’enseignement supérieur à Wauquiez
      On ne sait pas ce qu’il adviendra de Luc Chatel (il reste à l’Education ?)
      Lagarde pourrait très bien rester à Bercy (selon son souhait) et c’est Baroin qui hériterait du super ministère des entreprises ou bien Longuet…
      Lis sur le Parisien qui suit minute par minute
      http://www.leparisien.fr/politique/en-direct-fillon-reconduit-a-matignon-incertitude-pour-borloo-14-11-2010-1149169.php

  • [11] - fab a écrit le 14 novembre 2010 :

    Voici mon pronostic :
    Lagarde : au même poste (économie)
    Frédéric Lefebvre : remplace NKM au numérique
    Baroin : au même poste (budget)
    Longuet (ou Ricol) : à l’industrie et à la compétitivité
    Novelli : au même poste (tourisme, commerce)
    NKM : à la santé
    Douillet : au sport
    Bachelot : à l’emploi
    Pécresse : à la Justice
    Wauquiez : à l’enseignement supérieur
    Chatel : au même poste (éducation)
    Lemaire : au même poste (agriculture)
    Juppé : à la défense
    MAM : aux affaires étrangères
    Xavier Bertrand : à l’écologie, aménagement du territoire, transports
    Hortefeux : au même poste
    Besson : au même poste (immigration)
    Morano : au même poste (famille)
    Woerth : au même poste (travail, affaires sociales)
    Jeannette Bougrab : remplace fadela amara à la ville

    Les centriste quitteraient donc le gouvernement. De ce fait, Nicolas Sarkozy va donner une image de “droite dure” façon ” FN ” désormais et laisse la mollesse centriste aux socialistes.

  • [12] - macha a écrit le 14 novembre 2010 :

    Lefebvre et Besson… voici les nouvelles sources d’information institutionnelles de M. Ezratty sur l’avenir des startups et du numérique en France…
    Besson regroupe l’industrie et surtout l’économie numérique au complet (des milliards du grand emprunt, les pôles de compétitivité, l’internet, etc). Lefebvre s’occupe des PME et des services (le tourisme, le commerce, l’artisanat…). De fortes … figures pour flinguer l’opposition socialiste sur le thème central de l’avenir des emplois au niveau des entreprises et de la compétitivité… Le thème de demain pour les présidentielles. Martine Aubry a de quoi être énervée.
    Mais surtout, entre Lagarde et Baroin, le couple infernal, qui seront aux cordons de la bourse… ça va chauffer ! Continuez de voyager aux USA ou ailleurs… effectivement. La grande Nathalie Kosciusko reprend l’écologie, avec Mariani comme compagnon de route (ça promet)….




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