{"id":7209,"date":"2012-08-10T11:15:59","date_gmt":"2012-08-10T09:15:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/?p=7209"},"modified":"2013-02-07T15:51:30","modified_gmt":"2013-02-07T13:51:30","slug":"technologies-sequencage-gnome-humain-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/2012\/technologies-sequencage-gnome-humain-3\/","title":{"rendered":"Les technologies de s\u00e9quen\u00e7age du g\u00e9nome humain &#8211; 3"},"content":{"rendered":"<p>Dans <a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/2012\/technologies-sequencage-genome-humain-2\/\">l\u2019\u00e9pisode pr\u00e9c\u00e9dent<\/a> de notre s\u00e9rie estivale, nous avons d\u00e9cortiqu\u00e9 le processus qui pr\u00e9c\u00e8de le s\u00e9quen\u00e7age de l\u2019ADN et toutes les \u00e9tapes de pr\u00e9paration. Avec la s\u00e9lection des cellules, leur pr\u00e9paration pour en extraire les longues mol\u00e9cules d\u2019ADN, leur pr\u00e9-d\u00e9coupage pour simplifier le processus du s\u00e9quen\u00e7age et leur multiplication avec la PCR pour augmenter la taille de l\u2019\u00e9chantillon disponible pour le s\u00e9quen\u00e7age. La plupart de ces \u00e9tapes pr\u00e9c\u00e8dent le s\u00e9quen\u00e7age mais nous verrons que certaines m\u00e9thodes permettent de simplifier le processus en \u00e9vitant notamment la PCR.<\/p>\n<p>Nous passons maintenant au c\u0153ur du sujet, le s\u00e9quen\u00e7age, sachant que nous allons \u00e0 la fois expliquer les basiques du s\u00e9quen\u00e7age avec les principales m\u00e9thodes utilis\u00e9es et aussi nous attarder sur les derni\u00e8res g\u00e9n\u00e9rations de s\u00e9quenceurs massivement parall\u00e8les.<\/p>\n<p>Les technologies de s\u00e9quen\u00e7age ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es au milieu des ann\u00e9es 1970 et ont \u00e9t\u00e9 continuellement am\u00e9lior\u00e9es depuis. Au d\u00e9part, le processus de s\u00e9quen\u00e7age, popularis\u00e9 par la m\u00e9thode de Sanger que nous allons d\u00e9crire \u00e9tait lent et g\u00e9n\u00e9rateur d\u2019erreurs. Les techniques et machines qui sont apparues depuis ont \u00e0 la fois automatis\u00e9 le processus, apport\u00e9 des variantes, parall\u00e9lis\u00e9 le s\u00e9quen\u00e7age et r\u00e9duit les erreurs. R\u00e9sultat, alors qu\u2019il a fallu plusieurs ann\u00e9es et des centaines de millions de dollars pour proc\u00e9der au premier s\u00e9quen\u00e7age g\u00e9n\u00e9rique du g\u00e9nome humain en 2000, on peut obtenir le m\u00eame r\u00e9sultat en moins d\u2019une journ\u00e9e et pour quelques milliers de dollars, l\u2019objectif \u00e9tant de descendre rapidement en dessous de $100 par g\u00e9nome.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Cout-sequencage-ADN.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; margin: 10px 0px 10px 10px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"Cout sequencage ADN\" alt=\"Cout sequencage ADN\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Cout-sequencage-ADN_thumb.jpg\" width=\"535\" height=\"308\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p>Un concours a ainsi \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 qui rappelle les belles heures de l\u2019aviation, le <strong>Archon <\/strong><a href=\"http:\/\/genomics.xprize.org\/\">Genomics Xprize<\/a>. $10m r\u00e9compenseront l\u2019\u00e9quipe qui cr\u00e9era un appareil permettant de s\u00e9quencer 100 g\u00e9nomes humains de centenaires en moins de dix jours et pour moins de $1000 par personne. L\u2019id\u00e9e est de d\u00e9couvrir les g\u00e8nes qui prot\u00e8geraient de certaines maladies et assureraient la long\u00e9vit\u00e9 humaine. Ce prix est lanc\u00e9 par la <strong>XPrize Foundation<\/strong>, une association non lucrative am\u00e9ricaine qui a dans son board des personnalit\u00e9s aussi diverses que Larry Page (Google), Ray Kurzweil (entre autres, confondateur de la <a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/2011\/retour-en-silicon-valley-2-recherche\/\">Singularity University<\/a>), Ariana Huffington, le r\u00e9alisateur James Cameron, le biologiste <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Craig_Venter\">Craig Venter<\/a>, l\u2019astronaute d\u2019origine iranienne Anousheh Ansari, Ratan Tata (du groupe indien Tata) et Will Wright, le chief designer officer d\u2019Electronics Arts. Le prix est sponsoris\u00e9 par Express Scripts, une soci\u00e9t\u00e9 de services dans la sant\u00e9 aux USA. L\u2019une des soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 participer \u00e0 ce concours est <strong>Ion Torrent <\/strong>dont nous d\u00e9crirons plus loin la machine, celle-l\u00e0 m\u00eame qui avait attir\u00e9 mon attention lors du CES 2012 !<\/p>\n<p>Mais avant d\u2019en venir l\u00e0, il faut remonter aux sources et notamment \u00e0 l\u2019une des premi\u00e8res m\u00e9thodes de s\u00e9quen\u00e7age\u2026<\/p>\n<p><strong>M\u00e9thode de Sanger<\/strong><\/p>\n<p>La m\u00e9thode de s\u00e9quen\u00e7age de l\u2019ADN d\u00e9velopp\u00e9e par Frederick Sanger au milieu des ann\u00e9es 1970 a \u00e9t\u00e9 la plus r\u00e9pandue pendant pr\u00e8s d\u2019une vingtaine d\u2019ann\u00e9e. Elle concurren\u00e7ait au d\u00e9part celle de Maxam et Gibert cr\u00e9\u00e9e en 1976-1977. Cette derni\u00e8re s\u2019est rapidement \u00e9clips\u00e9e car elle s\u2019appuyait sur des produits toxiques et sur la meure de radioactivit\u00e9. Mais les principes \u00e9taient voisins d\u2019un point de vue conceptuel et on les retrouve jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui dans certaines technologies de s\u00e9quen\u00e7age massivement parall\u00e8les.<\/p>\n<p>Sanger est l\u2019un des quatre scientifiques a avoir gagn\u00e9 deux prix Nobel dans l\u2019histoire. Ici, il s\u2019agissait du prix Nobel de chimie : l\u2019un en 1958 pour la d\u00e9couverte en 1951 de la s\u00e9quence d\u2019acides amin\u00e9s qui constitue la mol\u00e9cule d\u2019insuline (bovine) et l\u2019autre en 1980 pour le proc\u00e9d\u00e9 de s\u00e9quen\u00e7age qui porte son nom, invent\u00e9 en 1977.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Amor\u00e7age<\/span><\/p>\n<p>Le s\u00e9quen\u00e7age s\u2019applique \u00e0 un brin d\u2019ADN de taille moyenne, de quelques centaines de bases, qui a \u00e9t\u00e9 obtenu par diff\u00e9rentes m\u00e9thodes. On utilise couramment la PCR que nous avons d\u00e9crite dans <a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/2012\/technologies-sequencage-genome-humain-2\/\">l\u2019article pr\u00e9c\u00e9dent<\/a> de cette s\u00e9rie, qui est la m\u00e9thode la plus r\u00e9cente et qui permet de d\u00e9multiplier plusieurs dizaines de millions de fois un petit \u00e9chantillon de brin d\u2019ADN, lui-m\u00eame g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par une extraction d\u2019un ADN complet avec une enzyme de restriction. Mais on peut aussi utiliser d\u2019autres m\u00e9thodes comme le clonage de brins d\u2019ADN avec des vecteurs de clonage divers comme l\u2019ADN du bact\u00e9riophage M13.<\/p>\n<p>Comme pour la PCR, on commence par d\u00e9naturer par la chaleur (s\u00e9parer les deux brins) d\u2019un \u00e9chantillon d\u2019ADN en solution. L\u2019autre brin d\u2019ADN r\u00e9sultant de la d\u00e9naturation n\u2019est pas utilis\u00e9. Le brin d\u2019ADN doit \u00eatre en quantit\u00e9 suffisante, \u00e0 savoir que l\u2019on en dispose de plusieurs dizaines de millions. La quantit\u00e9 est rendue n\u00e9cessaire par le moyen de d\u00e9tection des s\u00e9quences de base utilis\u00e9 dans la m\u00e9thode. On ajoute au brin une amorce de 18 bases et quelques qui ne fonctionne que dans un sens (dit \u201cmontant\u201d) en s\u2019accrochant au bout des brins d\u2019ADN \u00e0 r\u00e9pliquer et qui servira de point de d\u00e9part pour la copie du reste du brin. L\u2019amorce est le \u201cn\u00e9gatif\u201d au niveau des bases du d\u00e9but du brin d\u2019ADN \u00e0 r\u00e9pliquer. Dans la PCR, on utilise des amorces \u201cmontantes\u201d et \u201cdescendantes\u201d pour r\u00e9pliquer les deux brins d\u2019ADN d\u00e9natur\u00e9.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Methode-Sanger-Amorcage.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; margin: 10px 0px 10px 10px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"Methode Sanger Amorcage\" alt=\"Methode Sanger Amorcage\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Methode-Sanger-Amorcage_thumb.jpg\" width=\"362\" height=\"68\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Polym\u00e9risation<\/span><\/p>\n<p>C\u2019est la r\u00e9action chimique la plus importante du processus : elle permet le clonage partiel du brin d\u2019ADN \u00e0 qui on a ajout\u00e9 son amorce.<\/p>\n<p>La polym\u00e9risation s\u2019appuie sur l\u2019emploi d\u2019une ADN polym\u00e9rase qui assemble des nucl\u00e9otides au brin \u00e0 compl\u00e9ter. Ces nucl\u00e9otides sont des mol\u00e9cules dNTP ou d\u00e9soxyribonucl\u00e9otides qui associent une des quatre bases de l\u2019ADN (d\u2019o\u00f9 les appellations dATP, dTTP, dCTP et dGTP), un sucre (pentose) et un triphosphate. Ces dNTP s\u2019associent aux nucl\u00e9otides compl\u00e9mentaires du brin d\u2019ADN \u00e0 s\u00e9quencer sous l\u2019effet de l\u2019ADN polym\u00e9rase. On appelle cette phase du processus la SBS, \u201cSequencing by Synthesis\u201d. Elle utilis\u00e9e dans tout un tas de m\u00e9thodes diff\u00e9rentes de s\u00e9quen\u00e7age.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Methode-Sanger-Polymerisation.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; margin: 10px 0px 10px 10px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"Methode Sanger Polymerisation\" alt=\"Methode Sanger Polymerisation\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Methode-Sanger-Polymerisation_thumb.jpg\" width=\"634\" height=\"201\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Fin de polym\u00e9risation<\/span><\/p>\n<p>La m\u00e9thode consiste \u00e0 arr\u00eater cette r\u00e9action de polym\u00e9risation \u00e0 chaque position de nucl\u00e9otide dans le brin. On utilise pour cela des mol\u00e9cules ddNTP ou did\u00e9soxyribonucl\u00e9otides (ddATP, ddTTP, ddCTP, ddGTP). Ces nucl\u00e9otides bloquent la polym\u00e9risation de l\u2019ADN du fait d\u2019une liaison OH qui est remplac\u00e9e par une liaison H par rapport aux nucl\u00e9otides \u00e9quivalentes. La liaison OH s\u2019associe au premier P (phosphore) du dNTP suivant lors de la polym\u00e9risation. Dans le O, pas de polym\u00e9risation. On met beaucoup moins de ddNTP que de dNTP pour que la polym\u00e9risation se poursuivre tant que faire ce peut. On contr\u00f4le aussi sa vitesse avec la temp\u00e9rature.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Methode-de-Sanger-dNTP-et-ddNTP.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; margin: 10px 0px 10px 10px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"Methode de Sanger dNTP et ddNTP\" alt=\"Methode de Sanger dNTP et ddNTP\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Methode-de-Sanger-dNTP-et-ddNTP_thumb.jpg\" width=\"558\" height=\"377\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p>Les ddNTP sont marqu\u00e9s par \u201cfluorescence\u201d pour que l\u2019on puisse les d\u00e9tecter plus loin dans le processus. Le label fluorescent est du S-35 thiophosphate, ou 35S-dATP, qui s\u2019associe aux ddNTP du c\u00f4t\u00e9 des phosphates sans emp\u00eacher la liaison OH-P d\u2019op\u00e9rer avec le dNTP pr\u00e9c\u00e9dant dans le processus de polym\u00e9risation. La proportion ddNTP sur dNTP est g\u00e9n\u00e9ralement de 1%.<\/p>\n<p>Dans ce processus, la polym\u00e9risation dure une quinzaine de minutes.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">D\u00e9naturation<\/span><\/p>\n<p>Une fois encore, on va proc\u00e9der par chauffage pour s\u00e9parer les brins d\u2019ADN r\u00e9pliqu\u00e9s et les r\u00e9plicats partiels obtenus par polym\u00e9risation que l\u2019on souhaite conserver. Il reste dans la solution une soupe avec : nos brins d\u2019ADN n\u00e9gatifs non r\u00e9pliqu\u00e9s, les brins entiers r\u00e9pliqu\u00e9s, le relicat de dNTP et de ddNTP ainsi que l\u2019ADN polym\u00e9rase sans compter les reliquats de phosphores issus de la polym\u00e9risation (les dNTP lib\u00e8rent un pyrophosphate lors de la polym\u00e9risation, cf le sch\u00e9ma pr\u00e9c\u00e9dent, ce pyrophosphate ne sert \u00e0 rien ici, mais on l\u2019utilise dans le pyros\u00e9quen\u00e7age dont nous parlerons plus loin).<\/p>\n<p>On se retrouve avec une soupe dont des brins d\u2019ADN synth\u00e9tis\u00e9s avec une extr\u00e9mit\u00e9 fluorescente qu\u2019il va falloir trier par taille pour reconstituer leur s\u00e9quence de bases (A, T, C, G). Mais auparavant, on aura \u00e9limin\u00e9 par traitement chimiques divers les r\u00e9sidus cit\u00e9s ci-dessus.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Methode-Sanger-Denaturation.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; margin: 10px 0px 10px 10px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"Methode Sanger Denaturation\" alt=\"Methode Sanger Denaturation\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Methode-Sanger-Denaturation_thumb.jpg\" width=\"453\" height=\"149\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Tri sur gel<\/span><\/p>\n<p>Dans la m\u00e9thode de Sanger, on proc\u00e8de g\u00e9n\u00e9ralement au tri avec une \u00e9lectrophor\u00e8se sur une solution contenant 1% de gel d\u2019agarose (extrait de l\u2019agar-agar, d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 dans <a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/2012\/futur-en-seine-et-sa-cour-des-miracles-d-innovations\/\">cet article<\/a>\u2026). Il se trouve que les mol\u00e9cules d\u2019ADN sont charg\u00e9es n\u00e9gativement et en fonction de leur longueur. On applique une tension \u00e9lectrique continue dans une solution contenant ce gel d\u2019agarose et \u00e0 plat sur un filtre en nylon. La tension va faire migrer les mol\u00e9cules d\u2019ADN vers le + au niveau des phosphates et en fonction de leur taille, le tout\u00a0 \u00e0 50\u00b0C. Les petites vont aller le plus loin. Le gel d\u2019agarose est une sorte d\u2019amortisseur ou de r\u00e9gulateur de ce processus de migration.<\/p>\n<p>Les mol\u00e9cules les plus courtes correspondront aux bases qui \u00e9taient proches de l\u2019amorce (primer) du processus. Le gel d\u2019agarose est associ\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rentes autres mol\u00e9cules dont de l\u2019ur\u00e9e qui \u00e9vite que les mol\u00e9cules d\u2019ADN se replient sur elles-m\u00eames. Une fois la migration termin\u00e9e, on va fixer l\u2019ensemble par ultraviolet.<\/p>\n<p>Les mol\u00e9cules fluorescentes de ddNTP ne sont pas visibles \u00e0 l\u2019\u0153il nu. On va les r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 l\u2019aide d\u2019un laser qui va les exciter et les faire \u00e9mettre de la lumi\u00e8re dans une couleur diff\u00e9rente. Une cam\u00e9ra enregistre alors l\u2019ensemble du gel.<\/p>\n<p>Un gel fait quelques dizaines de centim\u00e8tres de longueur et permet d\u2019identifier quelques centaines de bases. C\u2019est li\u00e9 \u00e0 la r\u00e9solution du papier ! D\u2019o\u00f9 le fait que la m\u00e9thode de Sanger est assez lente. Cette phase d\u2019\u00e9lectrophor\u00e8se sur gel dure plusieurs heures ! Elle a bien \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour s\u00e9quencer diff\u00e9rents bact\u00e9ries et cellules ainsi que l\u2019ADN humain dans le Human Genome Project, mais a alors n\u00e9cessit\u00e9 beaucoup de temps et de machines. Il a aussi fallu automatiser au maximum toutes les \u00e9tapes de ce processus.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Methode-de-Sanger-Lecture.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; margin: 10px 0px 10px 10px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"Methode de Sanger Lecture\" alt=\"Methode de Sanger Lecture\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Methode-de-Sanger-Lecture_thumb.jpg\" width=\"606\" height=\"161\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1980\/90, on utilisait quatre pr\u00e9parations, une avec chaque type de ddNTP car si on savait les marquer par radioactivit\u00e9 ou par fluorescence, on ne savait pas les distinguer. Le tri des brins d\u2019ADN synth\u00e9tis\u00e9s se faisait donc en quatre parties, une par base. Depuis, on utilise des marqueurs fluorescents distincts pour chacun des quatre ddNTP et ils sont activ\u00e9s par laser. Ce qui permet de ne faire la polym\u00e9risation que dans un seul \u00ab bain \u00bb avec l\u2019ensemble des ddNTP m\u00e9lang\u00e9s. La lecture sur gel se fait sur une seule colonne \u201cen couleur\u201d et en g\u00e9n\u00e9ral avec une cam\u00e9ra motoris\u00e9e qui se d\u00e9place le long du gel.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Lecture-gel-fluorescent-sequencage-ADN.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"Lecture gel fluorescent sequencage ADN\" alt=\"Lecture gel fluorescent sequencage ADN\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Lecture-gel-fluorescent-sequencage-ADN_thumb.jpg\" width=\"564\" height=\"343\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p>Dans la pratique, on obtient en fait une courbe qui associe le continuum de luminosit\u00e9 sur les quatre couleurs analys\u00e9es dans la fluorescence. On en d\u00e9duit la succession de bases. Mais le processus est entach\u00e9 d\u2019erreurs et on les \u00e9limine en faisant plusieurs mesures redondantes et avec une analyse statistique (la base la plus fr\u00e9quente gagne en cas de doute).<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/DNA-sequence.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; margin: 10px 0px 10px 10px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"DNA sequence\" alt=\"DNA sequence\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/DNA-sequence_thumb.gif\" width=\"428\" height=\"269\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p>Dans les s\u00e9quenceurs automatiques de seconde g\u00e9n\u00e9ration, on a remplac\u00e9 l\u2019\u00e9lectrophor\u00e8se sur gel par une \u00e9lectrophor\u00e8se capillaire dans un tube extr\u00eamement fin. Le r\u00e9sultat est bien plus rapide et permet de lire jusqu\u2019\u00e0 un millier de s\u00e9quences de bases. Ce proc\u00e9d\u00e9 appel\u00e9 HPLC (high-performance liquid chromatography, ou high-pressure lc) utilise en lieu et place du filtre plat de gel d\u2019agarose un tube tr\u00e8s fin de 4 mm de diam\u00e8tre qui met sous pression le liquide \u00e0 analyser.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/HPLC-process.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; margin: 10px 0px 10px 10px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"HPLC process\" alt=\"HPLC process\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/HPLC-process_thumb.jpg\" width=\"433\" height=\"298\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p>Le liquide sort \u00e0 l\u2019autre extr\u00e9mit\u00e9 du tube et est analys\u00e9 par un chromatographe utilisant des LED. le proc\u00e9d\u00e9 est am\u00e9lior\u00e9 avec la UHPLC (Ultra-High Performance Liquid Chromatography). Voici quelques exemples de syst\u00e8mes de HPLC et UHPLC, sachant que leur usage d\u00e9passe de loin le s\u00e9quen\u00e7age d\u2019ADN. La spectrographie en phase liquide a plein d\u2019applications dans la sant\u00e9 et la chimie. On peut l\u2019utiliser pour identifier les composants chimiques d\u2019un aliment industriel, mesurer divers niveaux de toxicit\u00e9, etc.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/HPLC-systems.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; margin: 10px 0px 10px 10px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"HPLC systems\" alt=\"HPLC systems\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/HPLC-systems_thumb.jpg\" width=\"611\" height=\"171\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p>Voil\u00e0 pour la m\u00e9thode de Sanger et ses \u00e9volutions.<\/p>\n<p>Passons maintenant aux autres m\u00e9thodes et technologies de s\u00e9quen\u00e7age apparues ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es, dans un rythme d\u2019innovation qui s\u2019est sans cesse acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 au point d\u2019aller plus vite que la fameuse loi de Moore en termes de capacit\u00e9 de traitement.<\/p>\n<p>O\u00f9 sont les variantes ? De plusieurs ordres :<\/p>\n<ul>\n<li>La <strong>synth\u00e8se analys\u00e9e en temps r\u00e9el<\/strong> : au lieu de bloquer la synth\u00e8se al\u00e9atoirement \u00e0 la hauteur de n\u2019importe quelle base comme dans la m\u00e9thode de Sanger, un grand nombre de nouvelles m\u00e9thodes vont g\u00e9rer la synth\u00e8se base par base de mani\u00e8re contr\u00f4l\u00e9e et analyser le r\u00e9sultat au fur et \u00e0 mesure, d\u2019o\u00f9 l\u2019appellation \u201ctemps r\u00e9el\u201d. On retrouve notamment ce principe dans le pyros\u00e9quen\u00e7age et le s\u00e9quen\u00e7age par terminateur r\u00e9versible On identifie les bases int\u00e9gr\u00e9es par fluorescence ou des r\u00e9sidus de cette int\u00e9gration, les pyrophosphates (avec la m\u00e9thode 454, par fluorescence) ou les ions hydrog\u00e8ne (avec la m\u00e9thode de Ion Torrent).<\/li>\n<li>La <strong>synth\u00e8se r\u00e9alis\u00e9e en temps r\u00e9el <\/strong>: variante des m\u00e9thodes pr\u00e9c\u00e9dentes, il s\u2019agit de synth\u00e8se r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 la m\u00eame vitesse que dans le vivant et observ\u00e9e au fur et \u00e0 mesure par diff\u00e9rents moyens (fluorescence ou captation \u00e9lectrique). On trouve des m\u00e9thodes de ce genre chez Pacific Biosciences et BioNano Genomics.<\/li>\n<li>Le <strong>besoin d\u2019amplification <\/strong>ou pas : certaines m\u00e9thodes impliquent l\u2019amplification des brins d\u2019ADN avant le s\u00e9quen\u00e7age, d\u2019autres non, comme le SMRT de Pacific Bioscience. D\u2019o\u00f9 un gain de temps.<\/li>\n<li>Le <strong>s\u00e9quen\u00e7age parall\u00e8le : <\/strong>au lieu de s\u00e9quencer un brin unique d\u2019ADN, on va en cr\u00e9er un grand nombre sous la forme d\u2019une \u201cbiblioth\u00e8que\u201d (DNA library)\u00a0 g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par \u201cshotgun\u201d (fragmentation al\u00e9atoire d\u2019ADN en petits brins de quelques centaines de bases) et les analyser en parall\u00e8le. Le tout s\u2019appuie sur des matrices avec des nano-cuves ou des plaques de verre dans ou sur lesquelles on isole chacune des r\u00e9actions de transcription contr\u00f4l\u00e9e.<\/li>\n<li>Les <strong>domaines d\u2019applications<\/strong> : tous les syst\u00e8mes de s\u00e9quen\u00e7age ne sont pas d\u00e9di\u00e9s au s\u00e9quen\u00e7age complet du g\u00e9nome humain. Ce domaine d\u2019application est d\u2019ailleurs relativement marginal. Certaines applications visent \u00e0 d\u00e9tecter le polymorphisme dans l\u2019ADN, \u00e0 savoir les variations par rapport \u00e0 une cartographie de r\u00e9f\u00e9rence. On cherche \u00e0 mesurer les variations dans les g\u00e8nes li\u00e9es aux diff\u00e9rents all\u00e8les (zones codantes des g\u00e8nes qui varient d\u2019un individu \u00e0 l\u2019autre) tout comme le processus d\u2019expression des g\u00e8nes qui contr\u00f4le la mani\u00e8re dont les g\u00e8nes g\u00e9n\u00e8rent les prot\u00e9ines via tout le processus de transformation qui comprend notamment l\u2019ARN messager, l\u2019ARN de transfert ainsi que les ribosomes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>C\u00f4t\u00e9 <strong>performances<\/strong>, les donn\u00e9es cl\u00e9s sont le nombre de bases s\u00e9quenc\u00e9es par heure, la taille moyenne des brins d\u2019ADN s\u00e9quenc\u00e9s d\u2019une seule traite et le pourcentage d\u2019erreurs de s\u00e9quen\u00e7age. Mais on peut y int\u00e9grer \u00e9galement le nombre d\u2019agents et de solvants n\u00e9cessaires dans le processus. Et in-fine, le cout d\u2019ensemble des op\u00e9rations, de la machine aux consommables. Sachant que tout cela progresse plus vite que la loi de Moore, il est assez difficile de comparer clairement les technologies en pr\u00e9sence.<\/p>\n<p><strong>S\u00e9quen\u00e7age par terminateur r\u00e9versible <\/strong>(Illumina, Helicos)<\/p>\n<p>Le s\u00e9quen\u00e7age par terminateur r\u00e9versible (ou CRT pour Cyclic Reversible Termination) est commercialis\u00e9 par <strong>Illumina<\/strong> sous l\u2019appellation TruSeq dans ses machines HiSeq et aussi dans une autre variante chez Helicos.<\/p>\n<p>Dans cette <a href=\"http:\/\/www.pnas.org\/content\/103\/52\/19635.full\">m\u00e9thode<\/a>, on s\u00e9quence l\u2019ADN par polym\u00e9risation avec des dNTPs marqu\u00e9s par fluorescence en mode quatre couleurs (une par type de base) et un terminateur qui arr\u00eate la polym\u00e9risation. Apr\u00e8s chaque ajout d\u2019une base, on d\u00e9tecte laquelle a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9e par un capteur d\u2019image couleur de plusieurs millions de pixels (Illumina, o\u00f9 on ajoute toutes les bases d\u2019un coup) ou noir et blanc (<strong>Helicos<\/strong> BioSciences, o\u00f9 l\u2019on ajoute les bases une par une).<\/p>\n<p>On enl\u00e8ve ensuite aux ultra-violets le terminateur de la derni\u00e8re base ajout\u00e9e, du nitroph\u00e9nyl, qui bloque la liaison OH qui permet l\u2019enchainement des bases (cf le sch\u00e9ma plus haut dans cet article qui explique comment fonctionne cette liaison OH). On peut alors proc\u00e9der \u00e0 l\u2019ajout de la base suivante. C\u2019est donc un s\u00e9quen\u00e7age dit temps-r\u00e9el comme ceux que nous verrons plus loin. Le temps de s\u00e9quen\u00e7age pour une base est environ de 2 minutes.<\/p>\n<p>Ces \u00e9tapes sont r\u00e9alis\u00e9es sur une plaque de verre et de mani\u00e8re parall\u00e8le avec des millions de brins d\u2019ADN \u00e9tal\u00e9s dessus (pour faire simple) dont la pr\u00e9paration \u00e0 partir d\u2019un \u00e9chantillon d\u2019ADN dure environ trois heures. La technologie permet de s\u00e9quencer 10 millions de brins d\u2019ADN par centim\u00e8tre carr\u00e9. La machine la plus r\u00e9cente, la HiSeq 2500 (<em>ci-dessous<\/em>) peut analyser 120 gigabases en 27 heures, auxquelles il faut ajouter 20h de traitement informatique. Le taux d\u2019erreurs de lecture semble relativement \u00e9lev\u00e9, de plusieurs %, mais il est compens\u00e9 par la redondance de celles-ci. Ainsi, un run de 120 Gbases correspond-il \u00e0 40 fois le nombre de base d\u2019un ADN humain.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/hiseqs-2500-1500-banner.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"hiseqs-2500-1500-banner\" alt=\"hiseqs-2500-1500-banner\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/hiseqs-2500-1500-banner_thumb.png\" width=\"469\" height=\"262\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p>On trouve aussi cette technologie de terminateur r\u00e9versible (CRT : \u00a0Cyclic Reversible Terminator) chez<strong> LaserGen <\/strong>(Houston, $5m lev\u00e9s). La startup planche avec National Instruments sur un syst\u00e8me qui exploite un autre type de terminateur r\u00e9versible. Ils visent le s\u00e9quen\u00e7age d&#8217;une gigabase par jour ce qui n\u2019a rien d\u2019extraordinaire sauf si le processus est lui-m\u00eame hautement parall\u00e9lis\u00e9.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/LaserGen-reversible-terminator.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-7225\" title=\"LaserGen reversible terminator\" alt=\"\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/LaserGen-reversible-terminator-1024x375.jpg\" width=\"700\" height=\"250\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>Pyros\u00e9quen\u00e7age<\/strong> (Roche\/454, Qiagen, &#8230;)<\/p>\n<p>Le pyros\u00e9quen\u00e7age utilise une m\u00e9thode de s\u00e9quen\u00e7age cr\u00e9\u00e9e en 1988 par Hyman et perfectionn\u00e9e ensuite entre 1996 et 1998 par l\u2019int\u00e9gration de la PCR dans le processus. Elle est diff\u00e9rente du s\u00e9quen\u00e7age sauce Sanger. Nous l\u2019examinons ici m\u00eame si son domaine d\u2019application concerne plut\u00f4t les courtes s\u00e9quences d\u2019ADN ou d\u2019ARN et n\u2019est pas sp\u00e9cialement adapt\u00e9 au s\u00e9quen\u00e7age complet du g\u00e9nome humain. Mais certaines techniques de s\u00e9quen\u00e7age massivement parall\u00e8les s\u2019appuient sur le principe du pyros\u00e9quen\u00e7age.<\/p>\n<p>Comme dans la m\u00e9thode de Sanger ou la PCR, on part aussi d\u2019un brin d\u2019ADN pr\u00e9alablement s\u00e9lectionn\u00e9 et compl\u00e9t\u00e9 par une amorce et on lance une polym\u00e9risation avec de l&#8217;ADN polym\u00e9rase et des nucl\u00e9otides dNTP. Par contre, on ne va pas arr\u00eater cette polym\u00e9risation avec l\u2019emploi de ddNTP marqu\u00e9s par fluorescence qui la stoppent de mani\u00e8re al\u00e9atoire dans la m\u00e9thode de Sanger.<\/p>\n<p>On va au contraire en provoquer une seule en alimentant successivement le \u201cbain\u201d avec les quatre nucl\u00e9otides et on va d\u00e9tecter celle qui va s\u2019accrocher au brin d\u2019ADN en cours de polym\u00e9risation. Pour cela, on va utiliser un r\u00e9sidu de cette polym\u00e9risation : le pyrophosphate (PPi, mol\u00e9cule \u00e0 deux phosphates) qui se d\u00e9tache des dNTP lorsque le reste (1 base, 1 ribose et 1 phosphate) s\u2019int\u00e8gre au brin d\u2019ADN en cours de construction. Le pyrophosphate a donn\u00e9 son nom \u00e0 la technique\u2026 du pyros\u00e9quen\u00e7age. Pourquoi pyro ? Parce que les pyrophostates sont pr\u00e9par\u00e9s industriellement\u00a0 en chauffant des phosphates.<\/p>\n<p>Pour chaque base synth\u00e9tis\u00e9e, il y aura donc un d\u00e9gagement de PPi. On va alors\u00a0 le convertir en d\u00e9gagement de lumi\u00e8re apr\u00e8s une triple r\u00e9action chimique contr\u00f4l\u00e9e qui passe par les \u00e9tapes suivantes :<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Principe-pyrosequencage.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"Principe pyrosequencage\" alt=\"Principe pyrosequencage\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/Principe-pyrosequencage_thumb.jpg\" width=\"579\" height=\"347\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<ul>\n<li>Un ATP sulfurylase transforme la mol\u00e9cule de PPi en ATP en g\u00e9n\u00e9rant un r\u00e9sidu de SO2 (sulfure). L\u2019ATP ou ad\u00e9nosise triphosphate sert sinon au transport de l\u2019\u00e9nergie dans les cellules. C\u2019est une mol\u00e9cule qui se diff\u00e9rentie de la dATP (l\u2019une des quatre dNTP qui sert \u00e0 la synth\u00e8se de l\u2019ADN) par un atome d\u2019oxyg\u00e8ne en moins \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 du triphosphate et par un groupement OH en plus sur le ribose.<\/li>\n<\/ul>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/ATP-et-dATP.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"ATP et dATP\" alt=\"ATP et dATP\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/ATP-et-dATP_thumb.jpg\" width=\"442\" height=\"155\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<ul>\n<li>La mol\u00e9cule d\u2019ATP g\u00e9n\u00e9r\u00e9e va elle-m\u00eame convertir de la lucif\u00e9rine en oxylucif\u00e9rine \u00e0 l\u2019aide d\u2019une lucif\u00e9rase ce qui va g\u00e9n\u00e9rer de la lumi\u00e8re que l\u2019on va d\u00e9tecter avec une cam\u00e9ra CCD.<\/li>\n<li>Une apyrase va d\u00e9grader les dNTP qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s tout comme les r\u00e9sidus d\u2019ATP. Et on peut recommencer le cycle. Sachant que l\u2019on pourrait en principe passer \u00e0 la base suivante de la polym\u00e9risation sans passer par toutes les bases une fois qu\u2019on a d\u00e9tect\u00e9 la bonne et avoir en moyenne 2,5 dNTP \u00e0 tester par base \u00e0 s\u00e9quencer. Mais il ne semble pas que ce soit le cas, histoire d\u2019\u00eatre plus rigoureux d\u2019un point de vue statistique. Le pyros\u00e9quen\u00e7age pr\u00e9sente en l\u2019effet de g\u00e9n\u00e9rer beaucoup moins d\u2019erreurs pour le s\u00e9quen\u00e7age que la m\u00e9thode de Sanger.<\/li>\n<\/ul>\n<p>A la fin de ce processus, un autre dNTP est ajout\u00e9 pour passer \u00e0 la base suivante dans la synth\u00e8se. Sachant que la r\u00e9action n\u2019a donc lieu statistiquement qu\u2019une fois sur quatre, lorsque l\u2019on a inject\u00e9 la base qui correspond \u00e0 celle qui manquait dans la chaine d\u2019ADN en cours de polym\u00e9risation (ou copie). Si il y a plusieurs bases du m\u00eame type qui se suivent dans l\u2019ADN \u00e0 polym\u00e9riser, plusieurs dNTP du m\u00eame type seront int\u00e9gr\u00e9s par l\u2019ADN \u00e0 polym\u00e9riser et l\u2019\u00e9mission de lumi\u00e8re sera multipli\u00e9e d\u2019autant.<\/p>\n<p>Voici un exemple de pyros\u00e9quenceur : le PyroMark Q96 MD Automated de l&#8217;allemand\u00a0<strong>Quagen<\/strong> (<em>ci-dessus<\/em>) qui automatise comme son nom l\u2019indique toutes les \u00e9tapes de ce processus r\u00e9p\u00e9titif. Il peut traiter en parall\u00e8le 10 \u00e9chantillons identifi\u00e9s par un code barre.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/PyroMArk-Q96MD.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; margin: 10px 0px 10px 10px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"PyroMArk Q96MD\" alt=\"PyroMArk Q96MD\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/PyroMArk-Q96MD_thumb.jpg\" width=\"314\" height=\"302\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p>Mais c\u2019est technologie \u201c454\u201d, datant de 2005, qui est la plus avanc\u00e9e dans l\u2019usage du pyros\u00e9quen\u00e7age. Elle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine 454 Life Science qui a \u00e9t\u00e9 a<strong>c<\/strong>quise par le groupe suisse <strong>Roche<\/strong> en 2007. Elle permet de s\u00e9quencer environ un demi-milliard de base en 23 heures gr\u00e2ce \u00e0 du pyros\u00e9quen\u00e7age parall\u00e8le. Le s\u00e9quenceur associ\u00e9 le plus \u00e9labor\u00e9 est le GS FLX Titanium XL+(<em>ci-dessous<\/em>).<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/gs-flx-diagram.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"gs-flx-diagram\" alt=\"gs-flx-diagram\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/gs-flx-diagram_thumb.jpg\" width=\"427\" height=\"320\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<p>Le proc\u00e9d\u00e9 454 fonctionne en <a href=\"http:\/\/www.lifesequencing.com\/pages\/protocolo-de-secuenciacion?locale=en\">trois \u00e9tapes cl\u00e9s<\/a> :<\/p>\n<ul>\n<li>L\u2019ADN \u00e0 s\u00e9quencer est d\u2019abord d\u00e9natur\u00e9 et puis fragment\u00e9 al\u00e9atoirement en petits brins de quelques centaines de bases auxquels on adjoint des ligateurs aux deux extr\u00e9mit\u00e9s sur lesquels vont s\u2019accrocher les amorces du s\u00e9quen\u00e7age. Cette op\u00e9ration est r\u00e9alis\u00e9e par \u201cn\u00e9bulisation\u201d, un proc\u00e9d\u00e9 consistant \u00e0 souffler un courant d\u2019air sur un petit flux de liquide un peu comment on vaporise l\u2019essence dans l\u2019injecteur du piston d\u2019un moteur \u00e0 explosion. On obtient des brins d\u2019ADN dont la taille moyenne est de 500 \u00e0 700 bases. Mais avec une r\u00e9partition qui va de 100 \u00e0 1000. Comme d\u2019habitude, ceci ne s\u2019effectue pas sans pr\u00e9paration. L\u2019\u00e9chantillon d\u2019ADN \u00e0 n\u00e9buliser doit \u00eatre pr\u00e9par\u00e9 : avec un m\u00e9lange d\u2019eau, de glyc\u00e9rol, de gel d\u2019agarose (encore lui), du glycog\u00e8ne, de l\u2019\u00e9thanol et d\u2019isopropanol. Le r\u00e9sultat : des centaines de milliers de brins d\u2019ADN simples qui vont maintenant jusqu\u2019\u00e0 1000 bases, le tout \u00e0 basse temp\u00e9rature. Cette partie du processus dure plus de 4 heures.<\/li>\n<li>Les fragments sont attach\u00e9s un par un \u00e0 une microbille de polystyr\u00e8ne entour\u00e9e de streptavidin, une prot\u00e9ine complexe qui r\u00e9siste bien aux divers solvants utilis\u00e9s dans la suite des op\u00e9ration. L\u2019association est r\u00e9alis\u00e9e dans une \u00e9mulsion eau-lipide qui est ensuite fix\u00e9e dans une \u201cmicro-cuve\u201d de 44 microns de large sur un support appel\u00e9 PicoTiterPlate. Ce support contient 1000000 micro-cuves. On en d\u00e9duit que c\u2019est un carr\u00e9 de 4,4 cm de c\u00f4t\u00e9, ce qui est compatible avec l\u2019illustration ci-dessus.<\/li>\n<li>Le fragment d\u2019ADN est alors amplifi\u00e9 par emPCR (vue dans l\u2019\u00e9pisode pr\u00e9c\u00e9dent) autour de la bille. Ce processus dure 8 heures \u00e0 23 heures selon la machine utilis\u00e9e et la taille moyenne des brins d\u2019ADN s\u00e9quenc\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/MicroTiterPlate.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;\" title=\"MicroTiterPlate\" alt=\"MicroTiterPlate\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/WindowsLiveWriter\/Les-dessous-techniques-du-squenage-du-gn_82A7\/MicroTiterPlate_thumb.gif\" width=\"464\" height=\"207\" border=\"0\" \/><\/a><\/p>\n<ul>\n<li>Enfin, le pyros\u00e9quen\u00e7age base par base est lanc\u00e9 en parall\u00e8le dans chacune des microcuves du syst\u00e8me \u00e0 partir d\u2019un syst\u00e8me de microfluidique qui alimente le MicroTiterPlate avec les quatre nucl\u00e9otides (s\u00e9par\u00e9ment) et les diff\u00e9rents agents de l\u2019op\u00e9ration. La micro-cuve est coupl\u00e9e \u00e0 un grand capteur CCD qui permet la lecture des r\u00e9sultats. C\u2019est la taille du capteur qui semble limiter le nombre de bases qui peuvent \u00eatre lues en parall\u00e8le dans cette machine. En consultant le site de <strong>Dalsa<\/strong>, l\u2019un des fabricants des plus grands capteurs CCD et CMOS, on constate que <a href=\"http:\/\/www.teledynedalsa.com\/sensors\/products\/sensordetails.aspx?partnumber=IA-DJ-02084\">leur plus grand capteur<\/a> fait 50mmx50mm, donc peut couvrir la surface en apparence rectangulaire du MicroTiterPlate. Les pixels de ce CCD font 24 microns de c\u00f4t\u00e9, ce qui correspond \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la moiti\u00e9 de l\u2019espacement entre les microcuves. Ces capteurs sont monochromes car on n\u2019a besoin de d\u00e9tecter qu\u2019une \u00e9mission de lumi\u00e8re et pas sa couleur. Ces capteurs sont d\u2019ailleurs aussi utilis\u00e9s en radiographie, elle aussi noir et blanc. Cela veut donc dire que si c\u2019est le capteur ou le type de capteur que la machine utilise, quatre pixels du CCD suffisent \u00e0 d\u00e9tecter la r\u00e9action lumineuse du pyros\u00e9quen\u00e7age. A moins que le capteur ne soit plus petit et qu\u2019une simple optique ne r\u00e9duise l\u2019image des deux plaques du pyros\u00e9quen\u00e7age. Ceci \u00e9tant, on trouve de plus grands capteurs, comme chez Agilent dont le <a href=\"http:\/\/www.chem.agilent.com\/en-US\/products-services\/Instruments-Systems\/X-Ray-Crystallography\/Titan\/Pages\/default.aspx\">Titan<\/a> fait 165 mm de c\u00f4t\u00e9, mais 2Kx2K pixels !<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le processus de pyros\u00e9quen\u00e7age dure 23 heures ce qui veut dire que pour une moyenne affich\u00e9e de 700 bases par s\u00e9quen\u00e7age, la machine est capable de g\u00e9n\u00e9rer un cycle complet de d\u00e9tection d\u2019une base en environ 2 minutes, ce qui correspond aux 2 minutes habituelles du pyros\u00e9quen\u00e7age classique. Une bonne r\u00e8gle de trois permet toujours de faire quelques v\u00e9rifications !<\/p>\n<p>Alors, on lit 700 millions de bases en une passe, donc on peut s\u00e9quencer le g\u00e9nome humain en 5 passes sachant que celui-ci comprend 3 milliards de bases dans sa forme haploide, c\u2019est-\u00e0-dire non dupliqu\u00e9e ? Non, pas si simple ! Un bon s\u00e9quen\u00e7age de g\u00e9nome n\u00e9cessite d\u2019avoir beaucoup de redondance. On g\u00e9n\u00e8re habituellement 20 \u00e0 30 fois plus de s\u00e9quences que n\u2019en contient un g\u00e9nome. Apr\u00e8s, un logiciel reconstruit le g\u00e9nome par recoupement entre les s\u00e9quences obtenues. La redondance permet \u00e0 la fois le recoupement et de d\u00e9tecter et supprimer les erreurs de s\u00e9quen\u00e7age qui subsistent dans tous les proc\u00e9d\u00e9s. Dans le proc\u00e9d\u00e9 545, il y a 1% d\u2019erreurs dans le s\u00e9quen\u00e7age !<\/p>\n<p><strong>La suite\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Ce petit tour est loin d\u2019\u00eatre termin\u00e9. Dans l\u2019<a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/2012\/technologies-sequencage-gnome-humain-4\/\">article suivant<\/a> de cette s\u00e9rie, nous aborderons d\u2019autres technologies de s\u00e9quen\u00e7age dites de seconde et troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, et dont certaines sont vraiment fascinantes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans l\u2019\u00e9pisode pr\u00e9c\u00e9dent de notre s\u00e9rie estivale, nous avons d\u00e9cortiqu\u00e9 le processus qui pr\u00e9c\u00e8de le s\u00e9quen\u00e7age de l\u2019ADN et toutes les \u00e9tapes de pr\u00e9paration. Avec la s\u00e9lection des cellules, leur pr\u00e9paration pour en extraire les longues mol\u00e9cules d\u2019ADN, leur pr\u00e9-d\u00e9coupage pour simplifier le processus du s\u00e9quen\u00e7age et leur multiplication avec la PCR pour augmenter la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9,1570],"tags":[1583,1564,1571,1600,1586,1591,1602,1593,1595,1592,1587,1598,1599,1596,1590,1589,1594,1582,1585,1575,1584,1581,1588,1597,1601],"class_list":["post-7209","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-photo-numerique","category-sante","tag-1583","tag-adn","tag-adn-polymerase","tag-agilent","tag-archon","tag-craig-venter","tag-dalsa","tag-ddntp","tag-denaturation","tag-dntp","tag-genomics-xprize","tag-helicos","tag-hiseq","tag-illumina","tag-james-cameron","tag-larry-page","tag-ligase","tag-methode-de-sanger","tag-pyrosequencage","tag-qiagen","tag-roche","tag-sanger","tag-singularity","tag-solexa","tag-titan"],"views":64248,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7209","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7209"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7209\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7209"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7209"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7209"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}