{"id":524,"date":"2007-12-03T23:40:27","date_gmt":"2007-12-03T21:40:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/2007\/back-from-the-silicon-valley-1\/"},"modified":"2008-11-08T10:07:47","modified_gmt":"2008-11-08T08:07:47","slug":"back-from-the-silicon-valley-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/2007\/back-from-the-silicon-valley-1\/","title":{"rendered":"Back from the Silicon Valley 1"},"content":{"rendered":"<p>Je suis de retour de cet extraordinaire voyage d&#8217;\u00e9tude organis\u00e9 par J\u00e9r\u00e9my Fain. Il avait pour objectif de comprendre le fonctionnement de l&#8217;innovation dans la Silicon Valley et de nouer des rencontres. Pour les entrepreneurs du voyage, c&#8217;\u00e9tait aussi l&#8217;occasion de comprendre comment on s&#8217;implante aux USA. Nous \u00e9tions une grosse vingtaine (la liste <a href=\"http:\/\/techiteasy.org\/study-trip-to-silicon-valley\/\">est ici<\/a>) avec un m\u00e9lange de jeunes entrepreneurs, des consultants IT, un investisseur (Said Sebti de Ventech), un journaliste (Guy Hervier de <a href=\"http:\/\/www.itrmanager.com\">ITR Manager<\/a>, qui publie un compte rendu d\u00e9taill\u00e9 de plusieurs de nos meetings, compl\u00e9t\u00e9s par une semaine suppl\u00e9mentaire dans la Silicon Valley) et un jeune retrait\u00e9 bien dynamique (Alain Le Corvec, ancien PDG de Philips France).<\/p>\n<p><strong>Les rencontres<\/strong><\/p>\n<p>Nous avons eu droit \u00e0 <a href=\"http:\/\/techiteasy.org\/2007\/11\/29\/in-silicon-valley-enjoying\/\">31 rendez-vous<\/a> pendant cette semaine! Un record, tr\u00e8s speed, pas de temps morts! Avec un panachage complet rassemblant startups, grandes entreprises high-tech, investisseurs et soci\u00e9t\u00e9s de services aux startups et le plus grand bloggeur au monde, Robert Scobble. Le tout compl\u00e9t\u00e9 avec la DSI de la ville de San Francisco, l&#8217;universit\u00e9 de Stanford et le SRI, un laboratoire de recherche appliqu\u00e9e priv\u00e9 et sans but lucratif, l&#8217;Atelier US, la Mission Economique fran\u00e7aise \u00e0 San Francisco qui a bien aid\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9paration du s\u00e9jour et pour finir, la chambre de commerce franco-am\u00e9ricaine. L&#8217;ensemble des personnes rencontr\u00e9es comprenait un mix de fran\u00e7ais qui sont tr\u00e8s nombreux dans la Silicon Valley (environ 35000), d&#8217;am\u00e9ricains et d&#8217;\u00e9trangers travaillant dans les diff\u00e9rentes structures visit\u00e9es.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/silicon-valley.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"299\" alt=\"silicon valley\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/silicon-valley-thumb.png\" width=\"421\" border=\"0\"><\/a> <\/p>\n<p>(<em>sch\u00e9ma <\/em><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/Files\/Publications\/EcosystemSVVisits.pdf\"><em>t\u00e9l\u00e9chargeable en PDF<\/em><\/a>)<\/p>\n<p>Nos rencontres eurent lieu dans les quatre coins de la Silicon Valley: du nord \u00e0 San Francisco, au sud-est, \u00e0 San Jos\u00e9. En passant par San Mateo, Palo Alto, Mountain View et San Jose. Pour aller d&#8217;un bout \u00e0 l&#8217;autre de la Silicon Valley, il faut compter entre une heure et demi et plus de deux heures de voiture selon le moment de la journ\u00e9e. La 101 qui irrigue en 4&#215;4 la Silicon Valley est l&#8217;\u00e9quivalent de notre nationale 118&#8230;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/image35.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"359\" alt=\"image\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/image-thumb33.png\" width=\"415\" border=\"0\"><\/a> <\/p>\n<p><strong>Innovations du voyage<\/strong><\/p>\n<p>Le voyage lui-m\u00eame \u00e9tait une innovation! Il \u00e9tait pr\u00e9par\u00e9 par un jeune de 24 ans (J\u00e9r\u00e9my vient de finir un stage chez Microsoft France apr\u00e8s des \u00e9tudes \u00e0 HEC et Centrale). C&#8217;\u00e9tait l&#8217;un de mes \u00e9l\u00e8ves \u00e0 Centrale Paris l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re. J\u00e9r\u00e9my a fait appel \u00e0 son r\u00e9seau personnel, d\u00e9j\u00e0 bien dense, et aux r\u00e9seaux sociaux. LinkedIn, Facebook et Twitter (pour le rendez-vous avec Robert Scobble) ont tous \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 contribution pour solliciter les entreprises visit\u00e9es: le CEO de Twitter, le VP Research de SAP, le CIO de la ville de San Francisco.<a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0545.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 10px 0px 10px 20px; border-right-width: 0px\" height=\"244\" alt=\"DSCF0545\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0545-thumb.jpg\" width=\"184\" align=\"right\" border=\"0\"><\/a><\/p>\n<p>Autre innovation, le c\u00f4t\u00e9 tr\u00e8s informel de la plupart des rendez-vous. Avec un dialogue tr\u00e8s libre. Nous avons pu v\u00e9ritablement respirer l&#8217;air des startups comme des grands groupes.<\/p>\n<p>Enfin, pendant les trajets de bus entre les rendez-vous, J\u00e9r\u00e9my jouait le r\u00f4le de journaliste en posant questions apr\u00e8s questions \u00e0 tous les participants du voyage (<em>\u00e0 droite, Olivier Marx interrog\u00e9 par J\u00e9r\u00e9my<\/em>). Une excellente formule permettant d&#8217;animer tous les temps morts et de cr\u00e9er un v\u00e9ritable esprit d&#8217;\u00e9quipe. <\/p>\n<p>Vous allez dire: je veux la m\u00eame chose, tout de suite. Too bad, J\u00e9r\u00e9my n&#8217;a pas pr\u00e9vu de devenir organisateur de voyages. Mais vous pouvez contacter la Mission Economique \u00e0 San Francisco (<a href=\"mailto:aymeril.hoang@missioneco.org\">aymeril.hoang (at) missioneco.org<\/a>) qui saura vous orienter.<\/p>\n<p><strong>Facteurs de succ\u00e8s de la Silicon Valley<\/strong><\/p>\n<p>On est \u00e9videmment impressionn\u00e9 par le dynamisme de la Silicon Valley. Elle est enti\u00e8rement tourn\u00e9e vers l&#8217;innovation, ce moteur incontournable de la croissance. Et la r\u00e9gion ne vit quasiment que de cela. Avec trois secteurs d&#8217;activit\u00e9s: la high-tech, les bio-techs, et le nouvel eldorado des clean-techs. L&#8217;environnement est \u00e0 la fois concentr\u00e9 (tout au m\u00eame endroit) et tr\u00e8s dense (masse critique qui facilite les rencontres et le business). C&#8217;est en gros un p\u00f4le de comp\u00e9titivit\u00e9, un vrai, et \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle d&#8217;un d\u00e9partement: la Silicon Valley fait 100 km de long sur 10 de large. Le tout dans un \u00e9tat dont le PNB est \u00e0 peu pr\u00e8s celui de la France.<\/p>\n<p>Mais il ne s&#8217;agit pas de rester b\u00e9at. Il faut comprendre le syst\u00e8me. La concurrence mondiale est rude. Tous les pays visitent et observent la Silicon Valley. De nombreux pays comme Isra\u00ebl, Singapour et plus r\u00e9cemment les pays Baltes en ont imit\u00e9 les principaux facteurs de succ\u00e8s. Sans compter l&#8217;Inde et la Chine qui avancent \u00e0 grand pas. La France a fort a faire pour enclencher la m\u00eame d\u00e9marche, on le verra plus loin. Mais il faut poursuivre cet effort.<\/p>\n<p>Vue de haut, la Silicon Valley est construite sur une culture tourn\u00e9e vers l&#8217;innovation et sur deux cercles vertueux cl\u00e9s, l&#8217;un sur la circulation des talents et l&#8217;autre sur celle de l&#8217;argent:<\/p>\n<ul>\n<li>Une <strong>culture et un environnement <\/strong>favorables \u00e0 l&#8217;innovation <\/li>\n<\/ul>\n<p>Beaucoup de facteurs de succ\u00e8s de la Silicon Valley sont li\u00e9s \u00e0 la culture am\u00e9ricaine, et plus particulier \u00e0 celle de l&#8217;ouest. <\/p>\n<p>Une culture pour qui <u>l&#8217;argent<\/u> n&#8217;est pas tabou, mais une commodit\u00e9. Tout s&#8217;ach\u00e8te et se vend. Tout se sous-traite ou s&#8217;externalise pour permettre \u00e0 l&#8217;entrepreneur de se concentrer sur son business. Et il n&#8217;y a pas d&#8217;\u00e9motionnel dans les affaires. Un prix est un prix, on ne n\u00e9gocie pas comme dans les pays du sud, France comprise! (<em>Freddy Mini, NetVibes<\/em>).<\/p>\n<p>C&#8217;est aussi une culture qui valorise le <u>risque<\/u> et m\u00eame l&#8217;<u>\u00e9chec<\/u>. C&#8217;est le culte du verre \u00e0 moiti\u00e9 plein: l&#8217;\u00e9chec permet d&#8217;apprendre et de mieux faire. On est dans un environnement o\u00f9 l&#8217;on peut se refaire facilement. L&#8217;enseignement sup\u00e9rieur pousse les \u00e9tudiants \u00e0 plus de multidisciplinarit\u00e9. A c\u00f4t\u00e9 d&#8217;un domaine cl\u00e9, ils devront \u00e9tudier un ou deux champs compl\u00e9mentaires dans les sciences humaines, le droit ou les langues. A Stanford, ils doivent mener des projets avec des \u00e9l\u00e8ves aux parcours diff\u00e9rents. Cela favorise les rencontres et le lancement de projets. Le r\u00eave des \u00e9tudiants est de monter une startup, pas d&#8217;aller dans les grands groupes. M\u00eame si une majorit\u00e9 s&#8217;y retrouve tout de m\u00eame. Un cr\u00e9ateur de startup peut se relancer s&#8217;il \u00e9choue car il pourra valoriser ses le\u00e7ons. Mais il faut assumer les \u00e9checs, pas les reporter sur d&#8217;autres ou les circonstances. &#8220;<em>You are not in the excuse business<\/em>&#8221; comme me disait Eric Tran-Le, mon premier manager chez Microsoft, qui venait de chez HP. Exemples: les cr\u00e9ateurs de Box.net ou de Twitter avaient \u00e9chou\u00e9 dans leur pr\u00e9c\u00e9dent projet. Aussi curieux que cela puisse para\u00eetre, la culture locale est emprunte d&#8217;une grande honn\u00eatet\u00e9 dans la conduite des affaires, m\u00eame si elle est matin\u00e9e de m\u00e9thode cou\u00e9 et de faux semblants (assimilable \u00e0 du &#8220;bullshit&#8221;, tels ces VCs qui disent &#8220;c&#8217;est int\u00e9ressant&#8221; apr\u00e8s avoir entendu votre pr\u00e9sentation de projet, pour signifier&#8230; que ce n&#8217;est pas int\u00e9ressant pour eux, ou le bullshit que l&#8217;on entend plus souvent dans les grandes entreprises visit\u00e9es). La loi en g\u00e9n\u00e9ral et la loi des affaires en particulier sont faites pour \u00eatre observ\u00e9es et pas pour \u00eatre contourn\u00e9es comme en France (o\u00f9 le mauvais exemple venait m\u00eame de tr\u00e8s haut&#8230;). Le respect, ce sont aussi des conditions de paiement favorables aux PME: deux semaines maximum. Pratique pour ne pas avoir de probl\u00e8mes de cash-flow! Et on ne transige pas l\u00e0-dessus. On n&#8217;a pas besoin de tricher pour avancer. Le tricheur est vite rep\u00e9r\u00e9 et sa r\u00e9putation d\u00e9truite (<em>selon Jean-Louis Gass\u00e9e<\/em>).<\/p>\n<p>La culture am\u00e9ricaine g\u00e9n\u00e8re une <u>confiance en soi<\/u> d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge, qui fait que les am\u00e9ricains ont un talent apparemment inn\u00e9 pour communiquer, pr\u00e9senter et se valoriser. Cette culture est aussi emprunte de pragmatisme. On le retrouve dans la capacit\u00e9 \u00e0 faire du marketing et \u00e0 comprendre les besoins des clients. En France, on commence son histoire avec une abstraction et puis on donne des exemples. Aux USA, c&#8217;est le contraire: on donne un exemple concret et puis on g\u00e9n\u00e9ralise. Cette forme de discours est plus efficace pour vendre (<em>selon Maryl\u00e8ne Delbourg-Delphis<\/em>). Curieusement, on nous a dit qu&#8217;il fallait \u00eatre \u00e0 la fois une forte t\u00eate, mais savoir rester humble et mettre son \u00e9go au placard (surtout pour les fran\u00e7ais qui ont tendance \u00e0 la ramener). Chez certains, cela peut devenir un \u00e9quilibre d\u00e9licat.<\/p>\n<p>Un autre aspect culturel int\u00e9ressant est la <u>relation au temps<\/u>. L\u00e0-bas, tout va tr\u00e8s vite. On doit apprendre \u00e0 pr\u00e9senter rapidement son projet: trois slides maximum pour Jean-Louis Gass\u00e9e. Apr\u00e8s on discute si le projet int\u00e9resse son interlocuteur. Et on ne perd pas du temps \u00e0 n\u00e9gocier tant avec ses financiers qu&#8217;avec ses clients ou fournisseurs, les cycles de vente sont plus rapides. Et on privil\u00e9gie simultan\u00e9ment la vitesse et la qualit\u00e9 d&#8217;ex\u00e9cution. En un mot, l&#8217;efficacit\u00e9. Les journ\u00e9es dans la Silicon Valley peuvent ainsi \u00eatre deux fois plus efficaces qu&#8217;\u00e0 Paris (<em>pour J\u00e9r\u00f4me Lecat de Bizanga<\/em>).<\/p>\n<p>Un dernier \u00e9l\u00e9ment \u00e0 signaler o\u00f9 la Silicon Valley ne se distingue cette fois-ci pas de la France : le monde des startups est tr\u00e8s masculin. Il faut aller chercher du c\u00f4t\u00e9 des agences de communication et de relations presse pour croiser la gente f\u00e9minine. Certains ont un truc pour organiser des soir\u00e9es: faire appel \u00e0 ces agences! Mais ce n&#8217;est pas en priorit\u00e9 pour recruter des d\u00e9veloppeurs&#8230; :(.<\/p>\n<p>Enfin, il ne faut pas confondre la Silicon Valley avec le reste des USA. La concentration de richesse, d&#8217;investissements, de talents et d&#8217;innovations n&#8217;a pas d&#8217;\u00e9quivalent aux USA, m\u00eame dans la r\u00e9gion de Boston. Au point qu&#8217;il existe une forte migration int\u00e9rieure aux USA vers la Silicon Valley. MySpace a migr\u00e9 de Los Angeles dans la Vall\u00e9e. Idem pour FeedBurner en provenance de Chicago. Cela concerne m\u00eame les sans logis, tr\u00e8s nombreux dans les rues de San Francisco, attir\u00e9s il y a quelques ann\u00e9es par la meilleure protection sociale d\u00e9cid\u00e9e par le pr\u00e9d\u00e9cesseur d\u00e9mocrate d&#8217;Arnold Schwarzeneger(et supprim\u00e9e depuis). Les gens de l&#8217;Est des USA sont (tout du moins&#8230; seraient) moins ouverts, moins aptes \u00e0 prendre des risques, et plus rigides sur l&#8217;origine (formation, etc). Mais ils pipoteraint moins. En un mot, ils sont plus europ\u00e9ens.<\/p>\n<ul>\n<li>La <strong>circulation des talents et des id\u00e9es<\/strong> <\/li>\n<\/ul>\n<p>Celle-ci est optimis\u00e9e de l&#8217;universit\u00e9 aux startups et aux grands groupes. Elle commence par un recrutement \u00e9litiste mais plus \u00e9galitaire qu&#8217;il n&#8217;y parait. Stanford a pr\u00e8s de la moiti\u00e9 d&#8217;\u00e9tudiants \u00e9trangers, les meilleurs du monde. Les \u00e9tudiants am\u00e9ricains peuvent acc\u00e9der aux \u00e9tudes qui sont tr\u00e8s ch\u00e8res. En effet, les frais de scolarit\u00e9 de $38K minimum \u00e0 Stanford sont tout ou partie couverts par des bourses et r\u00e9ductions en fonction du revenu des parents. Gratuits pour les familles qui gagnent moins de $35K par an, et en augmentation progressive ensuite. Les \u00e9tudiants travaillent \u00e9ventuellement et compl\u00e8tent leur financement par des pr\u00eats. En France, on parlerait de risque. Ici, on parle d&#8217;investissement pour le futur.<\/p>\n<p>Les talents circulent facilement ensuite dans les entreprises. Tout d&#8217;abord, parce que le march\u00e9 du travail est extr\u00e8mement flexible. Pas ou peu de contrat de travail. Un donnant donnant b\u00e9n\u00e9fique pour tous, et pas seulement pour les employeurs. La protection sociale est meilleure dans les grands groupes que dans les startups. Il s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9 une grande \u00e9conomie de services divers et d&#8217;int\u00e9rim autour de la Silicon Valley. Avec un taux de ch\u00f4mage tr\u00e8s bas, sauf en p\u00e9riode tr\u00e8s difficile comme apr\u00e8s l&#8217;\u00e9clatement de la bulle high-tech en 2000. Comme le risque est accept\u00e9, cela ne pose pas de probl\u00e8mes. En fait, le probl\u00e8me dans la Silicon Valley est inverse: la difficult\u00e9 \u00e0 trouver des talents. Les entreprises se les arrachent et il est tr\u00e8s dur de recruter. M\u00eame des \u00e9trangers car les visas et cartes de s\u00e9jour sont tr\u00e8s limit\u00e9s, malgr\u00e9 le lobbying \u00e0 Washington des Gates, Ellison et autres McNeally. R\u00e9sultat, les entreprises outsourcent beaucoup \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. Il ne s&#8217;agit pas de d\u00e9localisations car ils ne transf\u00e8rent pas \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger des activit\u00e9s r\u00e9alis\u00e9es localement. S&#8217;ils pouvaient d\u00e9velopper avec des ressources locales, ils le feraient car c&#8217;est plus pratique et efficace. Le versant du d\u00e9cor est que les entreprises \u00e9liminent rapidement leurs \u00e9l\u00e9ments les moins bons. O\u00f9 vont-ils donc? Myst\u00e8re. En fait, plut\u00f4t dans les grandes entreprises ou dans des industries moins exigeantes que la high-tech.<\/p>\n<p>Les talents savent aussi s&#8217;adapter. Petite anecdote qui date d&#8217;octobre 2003. Je pars de San Francisco pour Seattle. A l&#8217;a\u00e9roport, je passe le contr\u00f4le de s\u00e9curit\u00e9 et l&#8217;agent identifie la petite \u00e9tiquette de Microsoft derri\u00e8re mon laptop qui vient de passer aux rayons (j&#8217;\u00e9tais \u00e0 l&#8217;\u00e9poque Directeur de la Division en charge des relations d\u00e9veloppeurs chez Microsoft France, que j&#8217;ai quitt\u00e9 en 2005). Il me demande d&#8217;embl\u00e9e: &#8220;Faut-il choisir .NET ou Java? Que pensez-vous de Visual Studio?&#8221;. J&#8217;en suis bouche b\u00e9e. S&#8217;en suit une petite discussion int\u00e9ressante et lui demande d&#8217;o\u00f9 il vient. C&#8217;\u00e9tait un d\u00e9veloppeur qui avait perdu son emploi dans une SSII locale apr\u00e8s l&#8217;explosion de la bulle. Il voulait se former aux nouvelles technologies pour se pr\u00e9parer \u00e0 reprendre du service dans la hightech une fois la bulle pass\u00e9e. Un bel exemple d&#8217;adaptation! M\u00eame si on tombe, on sait que l&#8217;on peut rebondir. <\/p>\n<p>La flexibilit\u00e9 au travail se retrouve m\u00eame dans les tables des bureaux et des salles de r\u00e9union! Elles sont presque partout \u00e0 roulettes (ci-dessous au SRI, \u00e0 Stanford, chez OQO et NetVibes), histoire de favoriser l&#8217;adaptation des locaux aux embauches, \u00e0 la croissance et aux r\u00e9organisations:<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0352.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"161\" alt=\"DSCF0352\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0352-thumb.jpg\" width=\"213\" border=\"0\"><\/a> <a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0420.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"162\" alt=\"DSCF0420\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0420-thumb.jpg\" width=\"214\" border=\"0\"><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0211.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"143\" alt=\"DSCF0211\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0211-thumb.jpg\" width=\"244\" border=\"0\"><\/a> <a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0318.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"144\" alt=\"DSCF0318\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0318-thumb.jpg\" width=\"191\" border=\"0\"><\/a><\/p>\n<p>Les id\u00e9es circulent \u00e9galement tr\u00e8s bien. La recherche fondamentale des universit\u00e9s est reli\u00e9e aux entreprises par de la recherche appliqu\u00e9e, comme ce qui se fait dans le SRI, un \u00e9tonnant r\u00e9servoir de chercheurs pay\u00e9s qui r\u00e9cup\u00e8rent 25% des royalties de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle g\u00e9n\u00e9r\u00e9e, tout comme dans de nombreux laboratoires financ\u00e9s par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral (Lawrence Livermore, Ames de la NASA \u00e0 Mountain View, le LBNL de Berkeley). La concentration des talents fait que dans n&#8217;importe quel caf\u00e9 ou restaurant on peut faire des rencontres utiles, \u00e9changer des id\u00e9es. La culture locale est tr\u00e8s transparente de ce point de vue l\u00e0, m\u00eame si les uns et les autres prennent des pr\u00e9cautions d&#8217;usage pour prot\u00e9ger leurs \u00e9ventuels secrets industriels.<\/p>\n<ul>\n<li>La <strong>circulation de l&#8217;argent <\/strong>et son recyclage qui va toujours dans le sens de l&#8217;investissement autour de l&#8217;innovation.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&#8217;argent est une commodit\u00e9 qui circule bien et surtout qui se recycle d&#8217;une excellente mani\u00e8re dans la Silicon Valley. Cela ne veut pas dire qu&#8217;il suffit de se baisser pour ramasser de l&#8217;argent pour cr\u00e9er sa startup. Mais c&#8217;est plus facile qu&#8217;en France.<\/p>\n<p>Le cercle vertueux y est incroyablement efficace et a d\u00e9marr\u00e9 il y a plus d&#8217;un si\u00e8cle: c&#8217;est d&#8217;abord l&#8217;universit\u00e9 de Stanford qui a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e et financ\u00e9e par Leland Stanford, un magnat des transports devenu gouverneur de Californie au 19eme si\u00e8cle. On passe quelques d\u00e9cennies et les startups qui sont devenues grandes ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 leur lot d&#8217;entrepreneurs et cadres sup\u00e9rieurs riches qui sont devenus \u00e0 leur tour investisseurs, souvent business angels. Leur connaissance des circuits de l&#8217;innovation les fait appr\u00e9cier ces investissements, certes risqu\u00e9s, mais \u00e0 fort retour. Les plus riches d&#8217;entre eux financent l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur et la recherche de diff\u00e9rentes mani\u00e8res: cr\u00e9ation d&#8217;un laboratoire (pour Bill Gates et quelques autres), dons aux fonds d&#8217;investissement des grandes universit\u00e9s (les endowments) qui servent \u00e0 financer le fonctionnement des universit\u00e9s et \u00e0 l&#8217;attribution de bourses. Cet esprit communautaire tr\u00e8s am\u00e9ricain entraine les plus riches \u00e0 recycler leur argent dans l&#8217;\u00e9conomie et pour le bien public. Chose qui est sommes toutes assez rare en France. Combien de milliardaires y ont investit dans les universit\u00e9s, les grandes \u00e9coles ou les laboratoires de recherche ? Les fonds de pension sont \u00e9galement impliqu\u00e9s. Depuis les ann\u00e9es 1980, ils peuvent investir dans les fonds des capitaux risqueurs. Vu de la France, c&#8217;est de la sp\u00e9culation, ici, c&#8217;est un moyen de plus de g\u00e9n\u00e9rer de l&#8217;innovation. Toute l&#8217;\u00e9conomie est ainsi tourn\u00e9e vers l&#8217;innovation.<\/p>\n<p>Le sch\u00e9ma ci-dessous r\u00e9sume tous ces \u00e9l\u00e9ments qui expliquent le succ\u00e8s de la Silicon Valley. Il est <a title=\"PDF sur l'&eacute;cosyst&egrave;me de la Silicon Valley\" href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/Files\/Publications\/EcosystemSV.pdf\">t\u00e9l\u00e9chargeable<\/a> en version PDF imprimable.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/ecosystem-sv.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"289\" alt=\"Ecosystem SV\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/ecosystem-sv-thumb.png\" width=\"407\" border=\"0\"><\/a> <\/p>\n<p>Vous trouverez \u00e9galement des articles tr\u00e8s int\u00e9ressants sur notre voyage dans ITR Manager, et notamment une <a href=\"http:\/\/www.itrmanager.com\/articles\/71688\/jean-philippe-chiarella-president-sun-microsystems-france-br-sv-doit-pas-faire-oublier-chine-inde.html\">interview<\/a> du PDG de Sun France. Il y a aussi le compte rendu en <a href=\"http:\/\/billaut.typepad.com\/jm\/2007\/11\/les-franais-p-7.html\">sept parties<\/a> d&#8217;un autre voyage simultan\u00e9 au m\u00eame endroit de Jean-Michel Billaut rencontr\u00e9 deux fois cette semaine l\u00e0!<\/p>\n<p><strong>Quelques surprises<\/strong><\/p>\n<p><u>Premi\u00e8re surprise<\/u>: la rencontre avec le CIO et le CTO de la Mairie de San Francisco. Une ville qui a une r\u00e9putation de modernit\u00e9 et d&#8217;avant-gardisme. Notamment parce qu&#8217;elle avait lanc\u00e9 en 2004 un programme d&#8217;\u00e9quipement wifi gratuit de la ville. Le projet n&#8217;a pas aboutit, l\u00e2ch\u00e9 par les op\u00e9rateurs t\u00e9l\u00e9coms (dont le CEO d&#8217;Earthlink mort d&#8217;un cancer au d\u00e9but de l&#8217;ann\u00e9e), n&#8217;ayant pas trouv\u00e9 les financements pour l&#8217;installation des infrastructures. Mais le projet a curieusement servi de mod\u00e8le pour plein d&#8217;autres villes. C&#8217;est un peu comme le choix de Linux et OpenOffice \u00e0 la Mairie de Munich. Et la Ville de Paris entretiendrait d&#8217;excellentes relations avec celle de San Francisco, au point qu&#8217;il serait pr\u00e9vu qu&#8217;un datacenter de backup soit install\u00e9 \u00e0 Paris pour San Francisco et r\u00e9ciproquement. La ville de San Francisco a n\u00e9anmoins commis une v\u00e9ritable performance en fusionnant tous ses centres d&#8217;appel en un centre unique capable de supporter 175 langues diff\u00e9rentes. Le tout dans une ville avec des jeunes et des retrait\u00e9s, en moyenne riches ($100K \/ an) et sans enfants.<\/p>\n<p><u>Seconde surprise<\/u>, la participation \u00e0 une soir\u00e9e du Churchill Club, une association typique de la Silicon Valley qui r\u00e9unissait quelques centaines d&#8217;investisseurs et entreprises locales. Avec une table ronde second degr\u00e9 anim\u00e9e par Walt Mossberg, c\u00e9l\u00e8bre journaliste faisant la pluie et le beau temps dans la high-tech au Wall Street Journal. Et avec la participation de Marissa Meyer, VP Google de la R&amp;D, pr\u00e9sentant dans une flop\u00e9e de gadgets le dernier player TV wifi d&#8217;Archos et le lapin de Nabaztag (<em>photos ci-dessous<\/em>). Deux boites fran\u00e7aises valoris\u00e9es&#8230; mais le fait qu&#8217;elles soient fran\u00e7aises n&#8217;est pas mentionn\u00e9.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0503.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"184\" alt=\"DSCF0503\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0503-thumb.jpg\" width=\"244\" border=\"0\"><\/a> <a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0493.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"184\" alt=\"DSCF0493\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0493-thumb.jpg\" width=\"244\" border=\"0\"><\/a> <\/p>\n<p><u>Troisi\u00e8me surprise<\/u>, la d\u00e9couverte de l&#8217;entr\u00e9e de la startup Twitter qui rappelle le garage (Twitter). La soci\u00e9t\u00e9 ne fait que 10 personne, mais quel boucan sur le march\u00e9 pour ce petit effectif!<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0434.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"291\" alt=\"DSCF0434\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0434-thumb.jpg\" width=\"387\" border=\"0\"><\/a> <\/p>\n<p><u>Quatri\u00e8me surprise<\/u>, toujours chez Twitter, un white board qui n&#8217;a pas chang\u00e9 depuis la cr\u00e9ation de la boite et qui illustre le brainstorming ayant g\u00e9n\u00e9r\u00e9 la cr\u00e9ation du nom de la soci\u00e9t\u00e9 (<em>ci-dessous, pr\u00e9sent\u00e9 par Jack Dorsey, leur CEO<\/em>). On s&#8217;efface pas les mythes fondateurs dans la Silicon Valley!<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0452.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"292\" alt=\"DSCF0452\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0452-thumb.jpg\" width=\"388\" border=\"0\"><\/a>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Cinqui\u00e8me surprise<\/u>: notre chauffeur de bus avait aussi cr\u00e9\u00e9 sa startup! Une sorte de mall virtuel accueillant gratuitement des boutiques virtuelles, et r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 sur le chiffre d&#8217;affaire g\u00e9n\u00e9r\u00e9. Une bonne illustration de l&#8217;esprit d&#8217;entreprenariat de la r\u00e9gion!<\/p>\n<p><strong>Esprit pratique<\/strong><\/p>\n<p>Poursuivons les visites avec quelques originalit\u00e9s rencontr\u00e9es de ci de l\u00e0. Tout d&#8217;abord ce bien large tableau blanc r\u00e9tro-\u00e9clair\u00e9 par la lumi\u00e8re ext\u00e9rieure (<em>dans les locaux de NetVibes, ci-dessous<\/em>). Tr\u00e8s original pour favoriser le brainstorming et valoriser les id\u00e9es g\u00e9n\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0237.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"219\" alt=\"DSCF0237\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0237-thumb.jpg\" width=\"392\" border=\"0\"><\/a> <\/p>\n<p>Chez Box.Net, les locaux ont servi quelques temps \u00e0 loger les collaborateurs de l&#8217;entreprise. Dans la salle de r\u00e9union o\u00f9 nous \u00e9tions, une machine \u00e0 laver le linge \u00e9tait m\u00eame en train de tourner. Depuis quelques temps, les gars logent chez eux. L&#8217;esprit startup consiste \u00e0 se d\u00e9brouiller comme on peut au d\u00e9but! Mais avec une vie de famille plut\u00f4t limit\u00e9e! C&#8217;est l&#8217;un des rares revers de la m\u00e9daille dans les startups, avec l&#8217;alimentation bien trop grasse, glucidique et abondante.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0330.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"296\" alt=\"DSCF0330\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0330-thumb.jpg\" width=\"393\" border=\"0\"><\/a> <\/p>\n<p>Toute startup digne de ce nom a une cuisine et un garde manger bien rempli comme ici chez Xobni (\u00e9diteur d&#8217;add-on pour logiciels de messagerie) :<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0507.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"300\" alt=\"DSCF0507\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0507-thumb.jpg\" width=\"398\" border=\"0\"><\/a> <\/p>\n<p>Lorsque la startup grandit, le cadre de vie s&#8217;am\u00e9liore. C&#8217;\u00e9tait ainsi le cas chez OQO, un fabricant d&#8217;UMPC (Ultra Mobile PCs) qui emploie d\u00e9j\u00e0 une centaine de personnes dans des bureaux install\u00e9s dans un \u00e9norme loft du sud de San Francisco (<em>ci-dessous<\/em>).<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0201.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"301\" alt=\"DSCF0201\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0201-thumb.jpg\" width=\"400\" border=\"0\"><\/a> <\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise N\u00e9ocase est \u00e9tablie en face de San Francisco de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 de la baie, \u00e0 Emeryville. Voici la vue des fen\u00eatres de bureau dans une tour&#8230; (le pont d&#8217;Oakland):<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0460.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px\" height=\"305\" alt=\"DSCF0460\" src=\"https:\/\/www.oezratty.net\/wordpress\/wp-content\/dscf0460-thumb.jpg\" width=\"405\" border=\"0\"><\/a> <\/p>\n<p><strong>Y aller ou pas?<\/strong><\/p>\n<p>Tour \u00e0 tour, Jean-Louis Gass\u00e9e, Vincent Worms, Jeff Clavier, Fran\u00e7ois Laugier, Maryl\u00e8ne Delbourg-Delphis ainsi que les fran\u00e7ais des startups rencontr\u00e9s nous ont expliqu\u00e9 comment s&#8217;installer et les erreurs \u00e0 ne pas commettre. Les startups fran\u00e7aises du voyage pouvaient alors \u00eatre facilement tent\u00e9es d&#8217;aller s&#8217;installer dans la vall\u00e9e. M\u00eame si ce n&#8217;est pas si facile que cela, le business y semble plus facile \u00e0 d\u00e9marrer. Les autres participants se disaient qu&#8217;ils allaient rester en France et que cela serait difficile. Mais que les choses peuvent s&#8217;am\u00e9liorer.<\/p>\n<p>Pour ma part, je fais le constat r\u00e9aliste des difficult\u00e9s de notre pays mais pense qu&#8217;il est possible de le transformer pour r\u00e9ussir dans la comp\u00e9tition mondiale. Je comprends mieux le sens parfois d\u00e9routant de la politique initialis\u00e9e par Sarkozy : d\u00e9complexion par rapport \u00e0 l&#8217;argent ou l&#8217;insistance lourde sur la valeur du travail. J&#8217;analyserai les opportunit\u00e9s de changement dans un prochain post. Nous verrons notamment que certains principes de la Silicon Valley pourraient s&#8217;appliquer \u00e0 des industries plus traditionnelles en France comme l&#8217;agro-alimentaire ou le tourisme.<\/p>\n<p>Mais avant, il nous faudra aborder les tendances march\u00e9 et technologiques discut\u00e9es pendant le voyage: web 2.0, enterprise software, convergence num\u00e9rique et clean-tech.<\/p>\n<p>Donc, affaire \u00e0 suivre&#8230;<\/p>\n<p><em>Article modifi\u00e9 le 4 d\u00e9cembre 2007.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je suis de retour de cet extraordinaire voyage d&#8217;\u00e9tude organis\u00e9 par J\u00e9r\u00e9my Fain. Il avait pour objectif de comprendre le fonctionnement de l&#8217;innovation dans la Silicon Valley et de nouer des rencontres. Pour les entrepreneurs du voyage, c&#8217;\u00e9tait aussi l&#8217;occasion de comprendre comment on s&#8217;implante aux USA. 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