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	<title>Opinions Libres</title>
	<link>http://www.oezratty.net/wordpress</link>
	<description>Le blog d'Olivier Ezratty</description>
	<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 09:25:32 +0000</pubDate>
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		<title>Banc d&#8217;essai &#224; jour de lecteurs RSS</title>
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		<comments>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/banc-dessai-jour-de-lecteurs-rss/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 08:28:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
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Il y a presque deux ans, j’avais publié un comparatif de lecteurs (ou aggrégateurs) de flux RSS, dans ce post en octobre 2006 et puis dans celui-ci en juin 2007. En effet, le choix d’un bon lecteur RSS est loin d’être évident car ce n’est pas un véritable “marché” et qu’il est très fragmenté. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[</p>
<p>Il y a presque deux ans, j’avais publié un comparatif de lecteurs (ou aggrégateurs) de flux RSS, dans <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2006/choisir-son-lecteur-rss/">ce post</a> en octobre 2006 et puis dans <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2007/rss-blog-tools-update/">celui-ci</a> en juin 2007. En effet, le choix d’un bon lecteur RSS est loin d’être évident car ce n’est pas un véritable “marché” et qu’il est très fragmenté. Il était temps de mettre à jour ce comparatif et de le compléter.</p>
<p>Ce qui est fait, avec :</p>
<ul>
<li>Une mise à jour du <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Publications/Olivier%20Ezratty%20Test%20de%20lecteurs%20RSS.pdf">tableau de comparaison</a> d’une quarantaine de lecteurs RSS, séparant maintenant les clients riches des clients web : </li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Publications/Olivier%20Ezratty%20Test%20de%20lecteurs%20RSS.pdf"><img title="ComparatifRSS" style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="270" alt="ComparatifRSS" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/comparatifrss.jpg" width="382" border="0" /></a> </p>
<ul>
<li>L’ajout d’une version de cette <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Publications/Olivier%20Ezratty%20Comparaison%20RSS%20readers.pdf">comparaison sous forme de slides</a> avec des copies d’écrans de ces logiciels (au format PDF, 5 Mo) : </li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Publications/Olivier%20Ezratty%20Comparaison%20RSS%20readers.pdf"><img title="ComparaisonLecteurRSS2" style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="290" alt="ComparaisonLecteurRSS2" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/comparaisonlecteurrss2.jpg" width="383" border="0" /></a> </p>
<p>Mais que s’est-il passé en deux ans dans le domaine du RSS ? A première vue, pas grand chose. Mais même si les nouveautés ne fleurissent pas, les lignes de front bougent. </p>
<p>Voici donc quelques constats…</p>
<p><strong>Modèles économiques pas évidents</strong></p>
<p>Les modèles économiques des lecteurs RSS sont difficiles à faire éclore, surtout pour les clients riches ce qui explique peut-être la fragmentation du marché. </p>
<p>La plupart des lecteurs sont des freeware, avec parfois une version plus complète qui est payante, de quelques dizaines de $. Quelques lecteurs sont directement payants comme NewsCrawler. Enfin, nous avons quelques lecteurs open source. Et d’autres qui sont liés à des services en ligne financés par un forfait payant ou par de la publicité.</p>
<p>Le propre de ces lecteurs est d’être des logiciels utilitaires pour lesquels toute forme de publicité serait très polluante. Ceci couplé à une concurrence diversifiée de lecteurs freeware rend difficile la création de bons modèles économiques.</p>
<p><strong>Clients riches ou clients légers ?</strong>&#160;</p>
<p>J’ai toujours un a priori pour les clients riches, plus rapides et plus souples. Les clients légers comme Google Reader évoluent tout de même dans la bonne direction et l’usage intensif de technologies comme Ajax, et aussi de Firefox 3.0, très bon dans l’exécution de JavaScript, donne de bonnes performances. Mais les clients riches comme FeedDemo reliés à des services en ligne chez Newzgator ont aussi de l’avenir, si la partie services est à forte valeur ajoutée.</p>
<p>Il semble de plus que la majorité des utilisateurs de flux RSS les consultent à partir de lecteurs web. Le lecteur “client riche” serait-il donc l’apanage des dévoreurs d’informations exigeants ? Et les “clients web” inéluctables, poussés par le vent d’un modèle économique plus soutenable que le business du freeware/shareware ?</p>
<p><strong>Nouveautés éparses</strong></p>
<p>En deux ans, l’adoption des flux RSS par les supports médias en ligne, et évidemment par les blogs, est large. Sauf pour les médias “très papier” dont la version web est loin d’en incorporer les attributs du jour. L’offre de contenus diffusés via RSS est maintenant pléthorique et l’on peut être facilement noyé sous l’information. C’est pour éviter la noyade que les évolutions fonctionnelles sont plus que souhaitables : détection de doublons, lecture rapide, tri par thème automatique, un peu de “sémantique”, etc.</p>
<p>Mais en deux ans, les nouvelles fonctionnalités des lecteurs apparues sont plutôt rares et lentes à éclore : le social bookmarking, le lien avec la gestion de son blog, la gestion de commentaires sur les blogs tiers, des statistiques d’usage ou bien le support natif des mobiles. </p>
<p>Quelques lecteurs “client riche” proposent une gestion en cache des articles HTML (comme Awasu dans sa version payante, donc pas testée…). Elle devrait faire des petits car elle peut générer un gain de temps significatif lorsque l’on brasse de nombreux flux d’informations.</p>
<p>Certains lecteurs tentent de leur côté de faire de la recommandation de feeds aux utilisateurs, éventuellement en mutualisant les feeds des utilisateurs par le biais d’un service web.</p>
<p>On a aussi vu apparaitre l’usage du RSS dans la communication de logiciels à logiciels, mais ce n’est pas directement pour des applications grand public.</p>
<p>Ce manque de nouveautés provient peut-être de ce que nous n’avons que quelques années de recul dans l’usage de ces outils, et que leur adoption est loin d’être généralisée. Il y a donc encore du potentiel d’innovations dans ce secteur, au gré de la généralisation de l’usage du RSS.</p>
<p>On attend aussi l’émergence d’un lecteur RSS client riche “leader” autour duquel se constituerait un écosystème de plug-ins, car ce genre d’outils est clairement fait pour être extensible.</p>
<p><strong>L’absence de Microsoft</strong></p>
<p>Microsoft est toujours bien peu présent dans les lecteurs RSS. Faute de modèle économique? Encore une révolution du web qu’ils auraient loupée ?</p>
<p>Après le rachat d’<a href="http://www.onfolio.com/">Onfolio</a> en mars 2007, on pouvait avoir quelques espoirs. Mais cette acquisition a amené à la disparition de cet assez bon lecteur RSS. L’équipe d’Onfolio travaillerait maintenant uniquement sur <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2006/windows-live-writer/">Windows Live Writer</a>, au demeurant un très bon logiciel. Résultat : on dispose chez Microsoft d’une médiocre fonctionnalité RSS dans Outlook 2007 et dans Internet Explorer. </p>
<p>Des équipes travailleraient sur un véritable lecteur depuis au moins un an. Une chose est sûre: ils ne font pas du “rapid application development”. Et il y a fort à parier qu’un tel logiciel serait intégré dans un autre logiciel “à revenu” de Microsoft, tel que la suite Office.</p>
<p><strong>L’open source n’est pas très engagé</strong></p>
<p>Les lecteurs en open source étaient plutôt décevants et ne semblaient pas innover dans cette catégorie de logiciels. Cela s’améliore progressivement. Comme sous Windows, le bon (<a href="http://boreal.rssowl.org/">RSSOwl</a> et <a href="http://www.rssbandit.org/">RSS Bandit</a> qui sont multiplateformes et extensibles) côtoie le moyen (<a href="http://liferea.sourceforge.net/">Liferea</a> - pour Linux, ajouté dans la comparaison tout comme <a href="http://akregator.kde.org/">Akgregator</a>).</p>
<p>L’open source ne génère pas beaucoup d’innovations dans cette catégorie de logiciels, contrairement à Firefox et des plateformes de développement pour le Web. Peut-être parce que la concurrence n’est faite que de freeware, pas de logiciels commerciaux traditionnels, ni de mastodontes du logiciel client comme Microsoft qui motivent à “faire mieux”, comme ce fut le cas pour Firefox.</p>
<p><strong>Compléter le comparatif</strong></p>
<p>Voilà pour le petit tour 2008 des lecteurs RSS !</p>
<p>N’hésitez pas à faire signe si vous connaissez un lecteur RSS qui ne figure pas dans ce comparatif et qui vaille le détour. Surtout si son périmètre fonctionnel est intéressant et va au delà des basiques de ceux du fond de panier déjà étudiés dans le comparatif !</p>
<p><em>Modifié le 21 juillet 2008 (au sujet des lecteurs open source)</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ouvrir les donn&#233;es publiques aux startups</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/ouvrir-les-donnes-publiques-aux-startups/</link>
		<comments>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/ouvrir-les-donnes-publiques-aux-startups/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 21:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<category><![CDATA[Entreprenariat]]></category>

		<category><![CDATA[Internet]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques semaines avait lieu un ateliers des Assises du Numérique portant sur le thème “Peut-on créer un Google en France”. Cet atelier présentait la singularité d’être organisé chez Google France ! Une approche osée, mais qui permettait à Google de faire passer ses messages, d’autant plus qu’Eric Besson était présent, en plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques semaines avait lieu un ateliers des Assises du Numérique portant sur le thème “<strong>Peut-on créer un Google en France</strong>”. Cet atelier présentait la singularité d’être organisé chez Google France ! Une approche osée, mais qui permettait à Google de faire passer ses messages, d’autant plus qu’Eric Besson était présent, en plus notamment de Pierre Kosciusko-Morizet (Price Minister) et de Catherine Barba (CashStore) <em>[NB: je n’y étais pas, la vidéo de l’Atelier est sur </em><a href="http://www.techtoctv.com/2008/06/google.php">http://www.techtoctv.com/2008/06/google.php</a><em>]</em>.</p>
</p>
<p><b></b></p>
<p>Dans les interventions, Michel Dahan - ci-devant patron de Banexi Ventures, un fonds d’investissement bien connu de la place de Paris, notamment pour son pari réussi dans Kelkoo il y a quelques années – s’est fait remarquer par une proposition intéressante: ouvrir les données publiques aux startups pour générer de nouvelles opportunités de business. Proposition qu’il serait bon de creuser un peu.</p>
<p>La proposition dans le texte :</p>
<blockquote><p>Il y a une vraie frilosité de l’Etat sur ce sujet : l’Etat ne veut pas mettre à disposition les bases de données publiques, alors que les entreprises internet seraient prêtes à payer pour un tel accès. Si l’ouverture de l’INA est un remarquable progrès, il reste des gisements incroyables de données qui pourraient donner lieu à de nombreuses entreprises spécialisées. L’Etat connait toutes les transactions immobilières, les cadastres etc. L’Etat via l ANPE connait tout de l’emploi. Et les informations de la RATP, de la SNCF, des autoroutes devraient être accessibles non seulement au public via les institutions qui les gardent précieusement pour leur propre site web, mais tout entrepreneur devrait avoir le droit de se connecter au serveur et de réutiliser ces données en payant éventuellement le cout marginal correspondant et en acceptant de respecter l’intégrité de ces données et dans certains cas la confidentialité. On comprend qu’on ne puisse pas divulguer les transactions individuelles immobilières mais les statistiques par quartier seraient très utiles. Ce qui bloque aujourd’hui est à chaque fois le fait que les patrons des agences publiques concernées ne veulent surtout pas qu’un site privé et performant ridiculise leur site public. Une telle ouverture qui ne coute rien permettrait la création de dizaines d’entreprises. L’Agence du Patrimoine Immatériel de l’État dont c’est une des fonctions ne semble pas suffisamment puissante pour imposer vraiment cette mesure.</p>
</blockquote>
<p>Cette proposition avait vu le jour dans le <a href="http://www.minefe.gouv.fr/directions_services/sircom/technologies_info/immateriel/immateriel.pdf">rapport Levy-Jouyet</a> qui recommandait à l’Etat de faire un inventaire de ses actifs immatériels et de les valoriser économiquement. Pas vraiment suivi d’effet, à part la création d’une <a href="http://www.minefi.gouv.fr/directions_services/apie/index.htm">Agence du patrimoine immatériel de l’Etat</a>, qui dépend de Bercy. Donc, il faut persévérer. </p>
<p>Il me semblait cependant que certains organismes nationaux n’hésitaient pas à commercialiser leurs données. C’est le cas de l’IGN, qui commercialise ses cartes géographiques, notamment pour Virtual Search, le “Google Earth” de Microsoft. </p>
<p>Le gouvernement du Royaume Uni a de son côté une approche plus volontariste : sa task force “Power of Information” a récemment lancé un concours doté d’un prix d’environ 30K€ de création de solutions innovantes d’utilisation des données publiques. Ils proposent diverses données publiques et souhaitent que des sociétés privées les exploitent (voir <a href="http://www.showusabetterway.co.uk">http://www.showusabetterway.co.uk</a>).</p>
<p>En Allemagne, on peut exploiter les données de la criminalité et les intégrer dans des cartes géographiques par des “mashups” ! Un début anecdotique, mais amené à se généraliser à d’autres applications.</p>
<p>Si elle était adoptée, la proposition de Michel Dahan devrait idéalement être d’abord mise en oeuvre en liaison avec une force industrielle française qui peut rayonner internationalement. Comme le tourisme où la France est numéro un mondial en terme d’attraction de touristes en nombre, mais où de nombreux progrès pourraient être réalisés dans la qualité de service et en conséquence, dans l’ARPU (revenu moyen par touriste).</p>
<p>Nous devons en effet faire attention à ne pas être trop franco-français dans la démarche ! Michel Dahan pense qu’il ne faut pas être obsédé par l’international et qu’il y a des opportunités pour les TICs en France et en Europe. En fait, ces opportunités sont plutôt situées sur les couches hautes, verticales, proches des utilisateurs. Alors que les couches basses, plus orientées outils et infrastructure, sont de nature mondiale et demandent à passer par la case USA pour réussir.</p>
<p>Je me rappelle avoir travaillé sur le concept des Services Web dès 2000, et avoir imaginé ainsi que de nombreuses données seraient exploitables par des applications logicielles et récupérées sur des sites tiers sur Internet. Cette potentialité technologique n’a pas vraiment vu le jour à grande échelle, chacun protégeant naturellement ses données. Et pas seulement les services publics ! L’ouverture est donc nécessaire, mais se heurte à plein d’obstacles qui ne sont pas essentiellement techniques.</p>
<p>Pour rendre opérante la proposition, il faudrait peut-être la découper par organisation et par données à publier. Chaque organisation ayant ses propres contraintes, en particulier au niveau de la modernité et de l’ouverture de son système d’information… et de ses dirigeants ! Peut-on faire cela en approche “bottom-up” ou avec une grande déclaration de principe ? Je crains fort que chaque organisation publique milite pour un traitement spécifique de ces données et qu’il sera difficile d’échapper à l’approche bottom-up, assez lente.</p>
<p>Dans le débat qui faisait intervenir Eric Besson, celui-ci a pris note de cette proposition qu’il entendait pour la première fois. On verra bien si cela sera suivi d’effets. </p>
<p>Cela nécessiterait peut-être une consolidation des besoins. Et vous, entrepreneurs, avez-vous des idées concrètes d’usage de données publiques non diffusées pour améliorer vos services ?</p>
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		<title>Cyber-Elles, l&#8217;Echangeur PME/CCIP et l&#8217;IE Club soutiennent les 29 propositions pour les Assises du Num&#233;rique</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/soutien-des-29-propositions-pour-les-assise-du-numrique/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Jul 2008 15:44:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

		<category><![CDATA[Entreprenariat]]></category>

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		<description><![CDATA[Après plusieurs réunions de travail pour faire maturer ce plan, Cyber-Elles, l’Echangeur PME, l&#8217;IE Club et la CCIP (Chambre de Commerce et de l’Industrie de Paris), soutiennent officiellement les 29 propositions pour les Assises du Numérique pour &#34;Développer l&#8217;entrepreneriat et faire réussir les startups dans les TICs&#34; (fichier Word 2003 et PDF).
Ces 29 propositions sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après plusieurs réunions de travail pour faire maturer ce plan, Cyber-Elles, l’Echangeur PME, l&#8217;IE Club et la CCIP (Chambre de Commerce et de l’Industrie de Paris), soutiennent officiellement les 29 propositions pour les Assises du Numérique pour &quot;<strong>Développer l&#8217;entrepreneriat et faire réussir les startups dans les TICs</strong>&quot; (<a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Assises/Pistes%20pour%20les%20startups%20TIC.doc">fichier Word 2003</a> et <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Assises/Pistes%20pour%20les%20startups%20TIC.pdf">PDF)</a>.</p>
<p>Ces 29 propositions sont regroupées en six parties:</p>
<ul>
<li>Développer l’entrepreneuriat chez les jeunes </li>
<li>Encourager et valoriser la prise de risque </li>
<li>Augmenter les sources de financement de l’innovation, surtout privées </li>
<li>Développer le secteur des TICs à l’international&#160;&#160; </li>
<li>Améliorer la chaine alimentaire des startups </li>
<li>Créer un climat médiatique favorable à l’entrepreneuriat </li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Assises/Pistes%20pour%20les%20startups%20TIC.pdf"><img style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="395" alt="29Propositions" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/29propositions.jpg" width="292" border="0" /></a>&#160;</p>
<p>L&#8217;association <strong><a href="http://www.cyber-elles.com/">Cyber-Elles</a> </strong>est le réseau professionnel féminin des TICs. Il fédère les professionnelles ayant un rôle influent dans ce secteur, et notamment des créatrices d&#8217;entreprises du web.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/logo-cyberelles.gif"><img style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="83" alt="Logo CyberElles" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/logo-cyberelles-thumb.gif" width="247" border="0" /></a>&#160;</p>
<p>L&#8217;<strong><a href="http://www.ie-club.com/">IE-Club</a> </strong>est le club des acteurs de la ITech-Economie. Il se veut un carrefour de rencontres entre PME innovantes des TICs et les grands acteurs de l&#8217;innovation : investisseurs, grandes entreprises, laboratoires de recherche et organismes publics.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/logo-ieclub.gif"><img style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="111" alt="Logo IECLub" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/logo-ieclub-thumb.gif" width="252" border="0" /></a> </p>
<p>L’<a href="http://www.echangeur-pme.ccip.fr/node/59">Echangeur PME</a> Ile de France est un lieu de débats, de démonstration et d&#8217;échanges pour tous les entrepreneurs, et un service des Chambres de Commerce et de l’Industrie de Paris. Il souhaite leur offrir, à partir d&#8217;illustrations concrètes de leurs usages, une meilleur vision et compréhension des TIC. </p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/logoechangeurpme.jpg"><img title="logo-echangeurPME" style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="36" alt="logo-echangeurPME" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/logoechangeurpme-thumb.jpg" width="183" border="0" /></a>&#160; <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/ccip.jpg"><img title="ccip" style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="36" alt="ccip" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/ccip-thumb.jpg" width="177" border="0" /></a> </p>
<p>Le <a href="http://www.resechangeur.com/">Réseau Echangeur</a> est destiné à accélérer l&#8217;intégration par les entreprises d&#8217;innovations fondées sur l&#8217;utilisation d&#8217;Internet et des Technologies de l&#8217;Information. Regroupant les structures&#160; d&#8217;accompagnement des entreprises sur toute la France, le Réseau Echangeur contribue à faire avancer la France vers le numérique.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/clip-image0021.jpg"><img title="clip_image002" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="95" alt="clip_image002" hspace="12" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/clip-image002-thumb1.jpg" width="133" border="0" /></a></p>
<p>Un grand merci à <b>Séverine Smadja</b> (fondatrice et présidente de l’association CyberElles), à <strong>Danielle Anclin</strong> (Déléguée Générale de l’IE-Club), à <strong>Olivier Martineau </strong>de l’Echangeur de Rouen et à <strong>Frédéric Desclos </strong>de l’Echangeur PME qui ont permis cela. Et bien entendu à tous les autres contributeurs cités ou non qui ont enrichi ces propositions par leurs commentaires et suggestions. </p>
<p>Le document ne sera pas modifié à court terme, d&#8217;où sa &quot;version 1.0&quot;. D&#8217;autant plus que le cabinet d&#8217;Eric Besson considère que la date limite de remise des propositions est dans les prochains jours. </p>
<p>Cependant, cette plate-forme sera amenée à évoluer car tout ne fera pas en un jour et ses propositions ne seront pas mises en oeuvre instantanément. On découvrira peut-être aussi des mesures qui existent plus ou moins déjà qui sont méconnues. </p>
<p>En tout cas, la volonté de faire avancer ce sujet reste vivace chez tous les acteurs de l&#8217;innovation. Continons à perséver !</p>
<p><em>Edité le 15 juillet 2008</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La vogue des netbooks</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/la-vogue-des-netbooks/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 21:07:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[J’ai été invité par Alban Peltier, le fondateur du site de “social shopping” Looneo à une soirée de découverte de cette nouvelle catégorie de PC : les netbooks. Etaient présents trois fournisseurs : Asus, Acer et MSI.
C’était une bonne occasion de voir de près comment ces produits évoluaient. Et ça bouge très vite ! La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai été invité par Alban Peltier, le fondateur du site de “social shopping” Looneo à une soirée de découverte de cette nouvelle catégorie de PC : les netbooks. Etaient présents trois fournisseurs : Asus, Acer et MSI.</p>
<p>C’était une bonne occasion de voir de près comment ces produits évoluaient. Et ça bouge très vite ! La vague des netbooks a été lancée par Asus fin 2007 avec le EEE 700 complété par le modèle 900 en juin 2008 (avec un écran plus grand, de 8,9 pouces au lieu de 7 pouces). Ce sont des ultra-portables pas chers (aux alentours de 300€ à 500€ selon les modèles), très mobiles (aux alentours de 1 Kg), et configurés plus légèrement que les laptops, mais suffisants pour un tas d’usages.</p>
<p>Lesquels ? Ce sont des machines de complément pour la maison et les déplacements, pour faire ses présentations et prendre des notes en réunion. Autres usages : consulter facilement Internet, machine pour les enfants, engin mobile pour regarder la télévision n’importe où chez soi (dans mon cas : en wifi et liaison Free TV avec VLC). </p>
<p>Les prévisions de vente de netbooks seraient de 10 millions d’unités en 2008 dans le monde, ce qui représente environ 4% des ventes de PC dans le monde. A peu près le nombre de Macintosh qui seront vendus en 2008. Ce sont des machines pas comparables évidemment. Mais il est intéressant de voir surgir un nouveau marché d’ordinateurs de la taille de celui du Macintosh en unités en moins d’un an !</p>
<p>Autre perspective : si on table sur le fait qu’environ un tiers de ces netbooks pourraient tourner sous Linux, cela ferait une augmentation d’environ 1,4% de part de marché de Linux (ou d’usage, pour être plus correct) dans le monde des PCs. Or la part de marché de Linux sur les PC est estimée entre 1% et 3% selon les méthodes (<a href="http://www.w3counter.com/globalstats.php?date=2008-02-29">2% pour les PC connectés à Internet</a>). Donc, les netbooks pourraient bien quasiment permettre à Linux de doubler sa part de marché sur les PCs. Reste à savoir si l’hypothèse du “tiers” tient la route et si ce cheval de Troie aura un sérieux impact ou non sur la dominance de Windows sur le marché des PCs.</p>
<p><strong>Les modèles de netbooks présentés</strong></p>
<p>Trois nouveaux modèles étaient présentés dans cette soirée Looneo, tous avec un processeur <a href="http://www.intel.com/cd/products/services/emea/fra/centrino/atom/387495.htm">Intel Centrino Atom</a> cadencé aux alentours de 1,6 Ghz et en technologie 45 nm :</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/cptatom-62.gif"><img title="cptatom_62" height="76" alt="cptatom_62" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/cptatom-62-thumb.gif" width="62" border="0" /></a> </p>
<ul>
<li>L’<strong>Asus</strong> <strong>EEE 901</strong>. Avec processeur Intel Atom, un écran de 8,9 pouces, toujours 12 Go de disque dur SSD (à mémoire flash). Et une version sous Linux qui arrivera en France bientôt en théorie. Les futurs modèles 903/904 et 1000 ne sont pas évoqués par la filiale française d’Asus. Ils sont même présentés comme des “rumeurs non officielles” alors qu’ils sont bel et bien lancés à Taiwan ! Les claviers des EEE sont un point faible. Ils sont peu pratiques à l’usage pour prendre des notes.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7572.jpg"><img title="IMG_7572" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="301" alt="IMG_7572" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7572-thumb.jpg" width="202" border="0" /></a> </p>
<ul>
<li><strong>MSI </strong>présentait le Wind U100, un modèle avec écran 10 pouces, un clavier plus grand que celui des EEE et qui a l’air bien pratique, et un disque dur de 80 Go. Pour un prix voisin de celui de l’EEE 900 : 450€ avec Windows et 400€ avec Linux, et exactement la même configuration matérielle. Cette machine semble être un excellent compromis pour un usage autant loisirs que business. Elle ne sera cependant pas vendue dans la grande distribution. On la trouvera plutôt sur les sites de vente en ligne et dans des revendeurs de quartier ou pour entreprises.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7640.jpg"><img title="IMG_7640" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="254" alt="IMG_7640" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7640-thumb.jpg" width="379" border="0" /></a>&#160;</p>
<p>Le MSI à gauche à côté de l’Asus EEE 900.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7567.jpg"><img title="IMG_7567" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="253" alt="IMG_7567" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7567-thumb.jpg" width="378" border="0" /></a> </p>
<ul>
<li>L’<strong>Acer </strong>Aspire One A110 est moins impressionnant en configuration avec ses 8 Go de SSD et un écran 8,9 pouces. Mais son disque est extensible via un slot SD HC dédié qui augmente automatiquement la capacité du disque, en tout cas sous Linux. Et la place est prévue dans le boitier pour une carte SIM et une extension 3G intégrée (<em>seconde photo</em>). Il sera aussi disponible sous Linux ou sous Windows XP. A noter qu’Acer a travailler avec les principaux sites web du marché pour les pousser à formater leurs pages pour la résolution des écrans de ses netbooks (1024&#215;600, en fait, la résolution standard dans cette catégorie de PCs).</li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-75791.jpg"><img title="IMG_7579" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="258" alt="IMG_7579" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7579-thumb1.jpg" width="385" border="0" /></a> </p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7597.jpg"><img title="IMG_7597" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="247" alt="IMG_7597" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7597-thumb.jpg" width="388" border="0" /></a> </p>
<p>Manquaient à l’appel d’autres constructeurs car leurs machines n’étaient pas disponibles : HP, Dell, Packard Bell. D’autres modèles de netbooks sont disponibles comme ceux que l’on peut voir sur <a href="http://www.businessmobile.fr/actualites/analyses/0,3800003718,39381265,00.htm?xtor=RSS-1">ZDNet.fr</a>. On peut constater que les netbooks sont déjà des produits de commodité car on en trouve en marque blanche chez des distributeurs comme Surcouf. Les constructeurs asiatiques se sont donc déjà engouffrés dans cette brèche et il y a fort à parier qu’au prochain CES de Las Vegas, on pourra voir des centaines de netbooks, après avoir vu une profusion de MID (Mobile Internet Devices) en 2008, plus petits.</p>
<p>Voici sinon quelques informations glanées sur place concernant ces netbooks :</p>
<ul>
<li><strong>Intel</strong> limite contractuellement les caractéristiques des netbooks. Pour ne pas cannibaliser les ventes de laptop classiques avec des processeurs plus gonflés et plus chers (les Core 2 Duo), les netbooks ne peuvent pas avoir de gros disques durs. Les 80 Go semblent la limite actuelle. Cela rend difficile la montée en gamme des netbooks pour faire le pont avec les ultranotebooks classiques.</li>
<li>Ces notebooks ont des <strong>disques</strong> 2,5 pouces standards que l’on peut changer soi-même (en perdant évidemment la garantie au passage). On peut donc se configurer soi-même un netbook (notamment MSI) avec un disque dur allant jusqu’à 320 Go ! </li>
<li>Concernant <strong>Windows vs Linux</strong>, les commandes sur Internet seraient à 50/50 entre les deux systèmes. Mais dans la grande distribution, les revendeurs préfèrent ne proposer que des versions Windows. C’est une segmentation qui fait râler mais le très grand public qui achète dans la grande distribution n’est pas expert et doit donc se contenter de Windows XP. Les utilisateurs plus experts ont plus tendance à acheter en ligne ou dans des boutiques spécialisées, et bénéficient donc de l’option Linux. Les constructeurs ont tous cherché à rendre Linux acceptable pour le grand public, avec des versions “carrossées” avec des logiciels faciles d’emploi pour naviguer (Firefox) et surtout pour consommer des médias (musique, vidéo, photos). Mais je connais plein d’adeptes de Linux qui préfèrent évidemment installer “leur” distribution de Linux, Ubuntu étant plutôt favori par les temps qui courrent.</li>
<li>Il serait intéressant de comparer la <strong>BOM</strong> (Bill of Materials) d’un de ces netbooks avec un ultranotebook ! Quand on voit que le prix est divisé par 3 à 6 ! Chacun des composants coute moins cher. Et le constructeur fait une marge plus faible. Je n’ai pas encore trouvé cette comparaison sur Internet.</li>
<li>Il y a peu de spéculations sur l’entrée d’<strong>Apple</strong> dans ce marché. Ce n’est pas leur habitude de vendre des machines à bas coût. On assiste donc à une concurrence salutaire dans le monde du PC : à la fois sur les machines et sur les systèmes d’exploitation. Asus a été innovateur sur ce marché et est en train de se faire dépasser par ses concurrents qui intègrent plus vite de nouvelles fonctionnalités ou de variantes des formats de ces notebooks. C’est tout bénéfice pour les consommateurs.</li>
<li>Comme les netbooks sont des PC de compléments, la question de la <strong>synchronisation des données</strong> avec ses ordinateurs principaux reste entière. Elle milite pour une homogénéisation des systèmes d’exploitation employés. Et à chacun de trouver sa méthode et ses outils logiciels pour synchroniser ses ordinateurs. Pour ma part, j’utilise simplement une clé USB avec mes données importantes. D’autres proposeront des solutions qui passent par Internet.</li>
<li>Les nouveaux modèles supportent le <strong>BlueTooth</strong>. Avec de nouveaux scénarios où le netbook pourrait devenir le central Internet/téléphonie mobile, connecté à une oreillette BlueTooth.</li>
<li>Les <strong>bénéfices des SSD</strong>, les disques durs à mémoire, ne sont pas si évidents que cela. Leur consommation d’énergie serait finalement supérieure à celle des disques durs classiques selon un <a href="http://www.tomshardware.com/reviews/ssd-hdd-battery,1955.html">benchmark de Tom’s Hardware</a>. Parce qu’ils consomment du courant en permanence alors que les disques durs n’en consommeraient que lorsqu’il y a un accès disque.</li>
<li>L’<strong>autonomie de la batterie </strong>est censée s’améliorer avec le processeur Atom. La batterie de l’Asus EEE 901 est donnée pour 4-5 heures alors que celle du 900 ne tient qu’à peine 1h30 à 2h. Celle du MSI est donnée pour un peu plus de 2 heures (mais avec juste 3 cellules). Seuls des tests sérieux permettront de savoir ce qu’il en est réellement.</li>
</ul>
<p>En tout cas, on peut s’attendre à des évolutions permanentes de ces netbooks avec la frustration des premiers acheteurs voyant les capacités de ces machines évoluer très rapidement après leur achat. Mais au moins l’achat n’est pas douloureux et ces machines sont facilement recyclables (au sens… vers d’autres utilisateurs dans la famille ou l’entourage). Cela nous replonge un peu dans le début et le milieu des années 1990 où les PC évoluaient bien plus rapidement qu’aujourd’hui.</p>
<p><strong>Un mot sur Looneo</strong></p>
<p>Loonéo est un site de recommandation de produits communautaire que l’on intègre dans la notion de “social shopping”. Il permet d’identifier les produits (surtout “bruns”) qui ont la faveur des consommateurs. La question étant d’obtenir ces avis. Looneo a testé pas mal d’approches pour attirer des consommateurs commentateurs de produits (plus ou moins “prosumers”).</p>
<p>La dernière en date était cette opération de “Speed Testing” pour laquelle Looneo avait réunis certains de ses experts actifs autour d’une même thématique. C’est une bonne forme de reconnaissance et une bonne idée pour faire vivre le “social shopping”. Ils étaient une grosse vingtaine dont environ 20% de la gente féminine.</p>
<p>&#160;<a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7628.jpg"><img title="IMG_7628" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="241" alt="IMG_7628" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7628-thumb.jpg" width="360" border="0" /></a> </p>
<p>Le site de Looneo est développé selon les canons du marché : très dynamique. c’est l’un des rares qui soit écrits en .NET. Avec beaucoup d’Ajax exploité via la bibliothèque Atlas. Le site propose un classement de produits par catégories en compilant les notes et avis des Internautes. L’équipe fait une quinzaine de personnes à ce stade et est bien logée à Malakoff dans la banlieue parisienne sud.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/looneo.jpg"><img title="Looneo" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="311" alt="Looneo" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/looneo-thumb.jpg" width="367" border="0" /></a> </p>
<p>Le site de Looneo a vu passer 450000 visiteurs en juin 2008 (pour 300000 en septembre 2007). Une croissance qui reste à confirmer pour atteindre la taille critique, qui nécessite certainement une audience d’au moins 1 à 3 millions de visiteurs par mois. Leur plan de développement international est là pour y parvenir et on ne peut que leur souhaiter de réussir dans un marché qui est très concurrentiel. Ils ont de quoi tenir, après avoir <a href="http://www.neteco.com/83776-social-shopping-looneo-leve-2m-imposer-internation.html">levé 2 millions d’Euro</a> !</p>
<p><i>Edité le 6 juillet 2008</i></p>
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		<title>Forum sur Microsoft chez Challenges.fr</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 10:51:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Google]]></category>

		<category><![CDATA[Internet]]></category>

		<category><![CDATA[Logiciels]]></category>

		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici une reprise de mon intervention d’hier dans un forum de la revue Challenges. Histoire de remettre cela dans un français un peu plus correct, d’ajouter quelques compléments et quelques illustrations !
 
Le thème était “Microsoft après Bill Gates”. Et les questions portaient sur plein de sujets. Et Google, et Yahoo, et Ballmer, et Vista, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici une reprise de mon intervention d’hier dans un <a href="http://www.challenges.fr/forums/special/147-0/Olivier_Ezratty.html">forum de la revue Challenges</a>. Histoire de remettre cela dans un français un peu plus correct, d’ajouter quelques compléments et quelques illustrations !</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/challenges1.png"><img title="Challenges" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="59" alt="Challenges" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/challenges-thumb1.png" width="244" border="0" /></a> </p>
<p>Le thème était “<em>Microsoft après Bill Gates</em>”. Et les questions portaient sur plein de sujets. Et Google, et Yahoo, et Ballmer, et Vista, etc. Alors, voici que voilà. Les photos et les textes en italiques sont des ajouts.</p>
<p><strong>Comment soutenir Bill Gates dans sa mission caritative ?</strong></p>
<p>Il faut consulter le <a href="http://www.gatesfoundation.org/default.htm">site web</a> de sa fondation et leur faire des propositions. La question la plus fréquente, c&#8217;est comment obtenir des financements de leur part pour une action clé. Je n&#8217;en sais pas beaucoup plus à vrai dire.</p>
<p><em>En amont, la fondation finance des travaux de recherche sur certaines maladies comme les maladies tropicales (Malaria). En aval, elle finance des campagnes de vaccin. C’est probablement là qu’il y a des choses à faire.</em></p>
<p><strong>Où en sont les procès de Microsoft contre l&#8217;UE, sont-ils sortis d&#8217;affaires? </strong></p>
<p>En fait, la procédure initiée dans les années 1990 s&#8217;est terminée il y pas longtemps avec des amendes pour Microsoft et une nouvelle règle de fonctionnement sur l&#8217;interopérabilité des logiciels Microsoft, que ce soit au niveau Windows Server ou Windows Media Player.</p>
<p>Maintenant, il y a certains concurrents de Microsoft qui ont relancé la machine et la Commission Européenne (direction de la concurrence) qui ont l&#8217;éditeur à l&#8217;oeil sur les évolutions de Vista comme ce qui se passe autour d&#8217;Office.</p>
<p>Petit point de sémantique: contrairement aux USA, il ne s&#8217;agissait pas vraiment d&#8217;un procès <em>au sens classique du terme</em>. Mais d&#8217;une enquête de la Commission suivie d&#8217;une décision, que Microsoft a ensuite contestée à la Cour Européenne de Justice, et Microsoft a perdu cet appel. La procédure n’était pas publique contrairement à la procédure américaine où c&#8217;est le Département de la Justice Américain (en charge de la concurrence) qui attaquait Microsoft devant un tribunal (première instance, de Washington DC).</p>
<p><strong>Quel sont les chances à long terme de Microsoft face à Google ?</strong></p>
<p>A long terme, pas facile de dire. La question est aussi : rattraper sur quoi ? Sur les moteurs de recherche ? Sur le chiffre d&#8217;affaire Internet ?</p>
<p>La position actuelle est la suivante : chiffre d’affaire de Microsoft sur Internet d&#8217;environ 3 milliards de $, et Google fait plus de 20 milliards. Donc, gros rattrapage en perspective d&#8217;un point de vue strictement mathématique ! <em>Sachant que Microsoft croit actuellement à un rythme d’environ 35% (un peu au dessus du marché) et Google de 50%.</em></p>
<p>Ce qui est intéressant, c&#8217;est que Microsoft et Google ont à peu près autant d&#8217;Internautes &quot;clients&quot; (plus de 500 millions pour le premier et 700 pour le second). Mais le revenu par utilisateur généré par Microsoft est de moins du cinquième de celui que Google génère. La magie du search qui permet de faire de la publicité contextuelle opère en faveur de Google. Microsoft qui est plutôt bon des les outils de communication (Hotmail, Messenger) monétise plus difficilement ces services par de la publicité.</p>
<p>Pour rattraper Google, soit Microsoft arrive à créer une véritable rupture dans le service du search <em>(par exemple, dans la recherche sémantique) </em>et là, peut-être pourra-t-il gagner des parts de marché. Ou bien il trouve un contournement, par exemple autour de la mobilité ou des réseaux sociaux. <em>En étant très créatif et disruptif.</em></p>
<p>Pour l&#8217;instant, aucune de ces deux pistes ne fonctionne. Leurs énormes investissements en R&amp;D sur le search ne sont pas encore payants. Leurs acquisitions récentes <em>autour du search </em>non plus car elles seront longues à digérer.</p>
<p>Sur les réseaux sociaux, l&#8217;investissement dans Facebook de l&#8217;automne dernier est loin de constituer une avancée pour Microsoft. <em>Il a juste enrichi le portefeuille publicitaire de Microsoft.</em></p>
<p><strong>Steve Ballmer est il un bon patron ? </strong></p>
<p>Ca dépend de la dimension prise en considération. <em>Pour moi, globalement, oui.</em></p>
<p>Ses points forts :</p>
<ul>
<li>Très dynamique et énergisant pour ses équipes</li>
<li>Excellent contact avec les clients. Il a une forte empathie.</li>
<li>Meneur d&#8217;hommes. Proche des gens. A un niveau assez incroyable pour un patron d&#8217;une boite de cette taille.</li>
<li>Très bonne mémoire, vision globale des choses.</li>
<li>Bonne écoute, contrairement aux apparences.</li>
</ul>
<p><em>Voici un cadeau Bonux pour illustrer cela : une photo de Steve Ballmer entouré de collaborateurs de Microsoft France prise fin juillet 1998 à New Orleans. C’était un coup monté dans l’euphorie de la victoire de la France à la coupe du monde. Je tenais l’appareil photo (un Olympus de 1,3 mpixels qui mettait 3 secondes à déclencher la photo). Et comme l’appareil était très lent, je demandais à Thierry qui tient la tête de Ballmer, de la tenir plus longtemps. La majorité des gens sur la photo travaillent encore chez Microsoft aujourd’hui.</em></p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/ballmerenbarthez.jpg"><img title="Ballmerenbarthez" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="282" alt="Ballmerenbarthez" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/ballmerenbarthez-thumb.jpg" width="374" border="0" /></a> </p>
<p>Ses points faibles que j&#8217;ai en tête:</p>
<ul>
<li>Pas très technologue, en tout cas beaucoup moins que Bill Gates, mais en fait, autant si ce n&#8217;est plus que plein de patrons de grandes boites du secteur des technologies.</li>
<li>Parfois&#8230; trop gentil ! Oui, il a du mal à se débarrasser des gens qui bossent pour lui et ne sont pas bons.</li>
<li>Parfois maladroit, notamment dans ses prises de parole publiques (le &quot;cancer&quot; associé au logiciel libre, alors qu&#8217;il pensait en fait à la licence GPL&#8230;). </li>
<li>La faiblesse de sa force de leadership : elle intimide trop certaines des personnes qui travaillent pour lui.</li>
</ul>
<p>J&#8217;ai eu l&#8217;occasion à plusieurs reprises de lui présenter des plans, de discuter avec lui, comme avec Bill Gates. Et au bilan, j&#8217;ai beaucoup plus apprécié Ballmer. Gates est assez froid dans son approche, et pas facile à aborder. Alors que Ballmer donne l&#8217;impression (certes, peut-être factice) qu&#8217;on est presque &quot;pote&quot;.</p>
<p><strong>Comment vit-on la baisse de la bourse et du cours de Microsoft en interne ? </strong></p>
<p>Ca a moins d&#8217;impact qu&#8217;il y a dix ans <em>ou après la chute des valeurs technologiques de 2000/2001</em> car il n&#8217;y a plus de stock options attribuées chez Microsoft depuis 2003. Les collaborateurs bénéficient maintenant de plans d&#8217;attribution d&#8217;actions, avec un effet de levier financier et un impact beaucoup plus faible qu&#8217;avec les stock options, surtout pour ceux qui ne sont pas haut dans la hiérarchie. <em>Leur fiscalité est aussi très élevée (charges sociales et IR).</em></p>
<p>Aujourd&#8217;hui, la rémunération chez Microsoft a tendance à se rapprocher de celle de beaucoup d&#8217;entreprises classiques du secteur. Même si ils ne sont pas à plaindre (en France) avec notamment une belle participation aux bénéfices de l&#8217;entreprise. Les commerciaux font plus attention à leur bonus lié à leurs ventes qu&#8217;au cours de l&#8217;action. Les autres, ont un bonus avec une échelle faiblement variable.</p>
<p>Petite exception: ceux qui ont plus de 5 ans d&#8217;ancienneté et avaient eu des stock-options avant 2002. Mais il y en a de moins en moins, et ces stock-options sont je crois plus ou moins &quot;underwater&quot; (attribuées à un cours supérieur au cours actuel).</p>
<p>Je pense qu&#8217;en interne dans ce genre de boite, on vit plus difficilement les moments où la société est la cible de fortes critiques dans les médias et où ces critiques ne sont pas forcément justifiées. C&#8217;est ce qui arrive aussi aux employés d&#8217;entreprises comme Total, la Société Générale et autres entreprises très exposées médiatiquement. On oublie parfois que leur exposition génère un sérieux impact sur le moral de dizaines de milliers de collaborateurs en France, quand ce n&#8217;est pas du stress&#8230;</p>
<p><strong>Est-ce que Microsoft France embauche? </strong></p>
<p>Oui, certainement, bien plus de 100 personnes par an, et notamment des consultants sur leurs technologies. Allez sur <a href="http://www.microsoft.com/france/travailler/default.mspx">leur site</a> pour voir les offres d&#8217;emplois. Ils embauchent aussi aux USA.</p>
<p>Deux explications: c&#8217;est encore une entreprise en croissance (aux alentours de 12% je crois en France) et il y a un turn over (faible au demeurant au regard de la profession), donc il faut bien remplacer ceux qui partent.</p>
<p>Je crois que l&#8217;effectif de Microsoft au niveau mondial a grandi d&#8217;au moins 8000 personnes sur cette année fiscale. Ils sont environ 90000. Et près de 1500 en France.</p>
<p><strong>Je ne crois pas deux secondes que Bill Gates va prendre du recul&#8230; à mon avis c&#8217;est juste une histoire de communication. Qu&#8217;en pensez vous ?</strong></p>
<p>Il y a un peu de vrai là dedans.</p>
<p>Bill Gates ne quitte pas Microsoft pour deux raisons:</p>
<ul>
<li>Il en reste le Chairman (président du conseil d&#8217;administration). C&#8217;est donc lui qui nomme le CEO !</li>
<li>Il continuera de bosser sur la stratégie technologique de Microsoft, mais cette fois-ci à temps partiel au lieu d&#8217;être à temps presque complet.</li>
</ul>
<p>Et puis, il fera ce qu&#8217;il voudra. Le jour où il pensera que son interventionnisme sera nécessaire, il le fera.</p>
<p>C&#8217;est en tout cas un gars qui a bien préparé son départ. Cela fait 10 ans que cela dure tout de même (Ballmer nommé Président en 1998 puis CEO en 2000)! Et cela va durer encore quelques années.</p>
<p>Il y a eu en tout cas un bon travail de communication, très orchestré par Microsoft Corp pour préparer ce départ et le marquer fortement. Les interviews de Bill Gates à la presse mondiale (dont Challenges), les interviews de ses collaborateurs et de ses concurrents, tout cela est (plutôt bien) orchestré. Microsoft aussi a ses spin doctors, même s&#8217;ils ne réussissent pas toujours leur coup !</p>
<p><em>Ci-dessous Bill Gates dans une photo prise en février 1999. Il cherche à répondre à une question posée par Daniel Ichbiah, qui l’interviewait ce jour là. La question était “Qu’est-ce qui est techniquement impossible à réaliser avec les (énormes) moyens dont vous disposez”? Réponse: “Aller plus vite que la lumière, … et ce qui en découle”.</em></p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image146.png"><img title="image" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="244" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image-thumb140.png" width="186" border="0" /></a> </p>
<p><strong>Microsoft représente-t-il encore un monopole menaçant pour les autres entreprises et le consommateur ?</strong></p>
<p>Cela fait 10 ans que l&#8217;on entend cela. Et si menace il y a eu ou il y a, elle est assez bien jugulée : la concurrence reste vive, et les puissances publiques (USA, EU) se chargent de mettre la pression - notamment au niveau de l&#8217;interopérabilité.</p>
<p>Il y a 10 ans, on craignait que Microsoft contrôle l&#8217;Internet à cause de sa dominance avec Internet Explorer. C&#8217;était oublier la grande diversité de l&#8217;Internet et du marché des nouvelles technologies. Et donner au passage trop d&#8217;importance (en tout cas à l&#8217;époque) au navigateur.</p>
<p>Finalement, si menace il y a, elle est plus diffuse. Google est plus menaçant que Microsoft sur le contrôle de l&#8217;information par rapport aux craintes initiales concernant Microsoft. Regardez Firefox qui a maintenant plus de 21% de parts de marché. Et Linux sur les serveurs Web, etc. Et Adobe avec Flash. Le monde est multipolaire. Autant en géopolitique qu&#8217;en TIC.</p>
<p>Autre menace, nous faire perdre du temps lorsqu&#8217;il y a des problèmes de qualité dans les logiciels. Quand vous avez un problème dans Windows qui fait perdre disons une minute par jour (en étant gentil), il faut multiplier cela par presque un milliard (de PC dans le monde). 1 milliard de minutes par jour, cela fait combien de millions de $? Le poids qui pèse sur Microsoft est considérable de ce point de vue là. <em>Quand ils améliorent à la marge la rapidité d’usage de Windows (ou Office), ou bien produisent des régressions, l’impact est énorme.</em></p>
<p><strong>Avez vous des infos sur l&#8217;ambiance à Microsoft France, on dit que c&#8217;est détestable ?</strong></p>
<p>Ca doit dépendre des équipes et du comportement du manager. Cela a toujours été le cas. Et cela doit être aussi le cas dans votre propre boite.</p>
<p>Ce qui change, c&#8217;est que le marché de l&#8217;informatique est de plus en plus difficile. La croissance n&#8217;est plus ce qu&#8217;elle était (NB: dans le marché de l&#8217;entreprise, qui représente environ 80% du CA d&#8217;une filiale). Résultat : la pression commerciale est plus forte. C&#8217;est la même chose chez tous les acteurs de ce secteur (le logiciel d&#8217;entreprise). Côté grand public, cela va mieux car le marché où est situé Microsoft est en plus forte croissance: la XBOX ne se porte pas trop mal, et MSN a une très bonne croissance en France (plus de 50% je crois).</p>
<p>Donc pour revenir au point de départ : l’ambiance varie énormément selon la manière dont les managers gèrent &quot;la pression&quot; vis à vis de leurs collaborateurs.</p>
<p><strong>Est-ce que je peux mettre Windows Mobile 6 sur un iPhone ? Et inversement, est-ce que je peux mettre un OS ou une interface genre iPhone sur un smartphone Windows ? </strong></p>
<p>A ma connaissance, non pour le premier point. <em>Apple n’a pas ouvert l’iPhone à ce point !</em></p>
<p>Par contre, certains constructeurs de smartphones équipés de Windows Mobile 6.1 (la dernière mouture) n&#8217;hésitent pas à y ajouter des briques logicielles spécifiques. Je viens de lire je ne sais plus où qu&#8217;HTC avait installé un navigateur Opera sur son dernier smartphone. Les constructeurs comme les opérateurs essayent de différentier ainsi leurs offres. Ce qui est moins facile à faire avec un iPhone.</p>
<p>On retrouve la même différence qu&#8217;entre le marché Apple/Mac et le marché Microsoft/PC. Le premier est plus homogène, ergonomique mais moins ouvert. Le second est plus divers, plus concurrentiel mais moins ergonomique, ou tout du moins d&#8217;une ergonomie pour le moins très variable.</p>
<p><strong>Les problèmes avec Vista sont-ils résolus ? Ou vaut-il mieux attendre Windows 7 ?</strong></p>
<p>Cela dépend de quels problèmes on parle !</p>
<p>Côté performances, avec le Service Pack 1 et une machine récente (2 Go de RAM, une bonne carte graphique, un processeur dual core d&#8217;au moins 2 Ghz et un disque dur SATA), 90% des problèmes sont résolus. Tout du moins, si l&#8217;on ne stresse pas trop sa machine. Pour un usage courant dans le grand public, cela va. Mais il faut s&#8217;habituer à la nouvelle interface.</p>
<p>Pour la compatibilité avec les périphériques, la situation est maintenant à peu près normalisée. Sauf peut-être pour quelques périphériques très anciens.</p>
<p>Pour l&#8217;aspect &quot;finition&quot; (détails d&#8217;ergonomie dans l&#8217;interface utilisateur, notamment dans la gestion de photo), il y a encore du travail. Et on peut espérer des améliorations avec la prochaine version ou le prochain service pack.</p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;impression que Microsoft a compris la bourde avec Vista et va essayer de mieux écouter ses clients. Ils ont d&#8217;ailleurs lancé un site web pour cela (voir par exemple <a href="http://www.istartedsomething.com/taskforce/">http://www.istartedsomething.com/taskforce/</a>).</p>
<p><strong>Quel successeur à Bill Gates sera suffisamment charismatique pour fédérer tous les métiers de la société et toutes ses équipes ? Ballmer ? Ray Ozzie ? Kevin Turner ?</strong></p>
<p>Les leaders fondateurs sont irremplaçables à l&#8217;identique !</p>
<p>De tous ces gens, Ballmer est le mieux placé pour moi. Ray Ozzie est peut-être un visionnaire, mais il n&#8217;a pas charisme et ce n&#8217;est pas du tout un manager. Cela ne l&#8217;intéresse même pas.</p>
<p>Ceci étant, je trouve qu&#8217;on glorifie trop Bill Gates comme manager de Microsoft. Cela fait 10 ans qu&#8217;il ne gouverne plus l&#8217;entreprise. Il aussi commis un tas d&#8217;erreurs (le plus souvent, d&#8217;ordre techniques, qui ne sont pas grand public). Parfois, il est un peu en décalage avec la vitesse d&#8217;absorption du marché, comme avec le Tablet PC. Il est faillible et il l&#8217;admet. Il a raison sur le long terme mais se plante souvent sur le court terme.</p>
<p>Maintenant, manager une boite de 90000 personnes requiert des compétences que n&#8217;ont ni Gates (dans les faits) ni Ozzie. Kevin Turner c&#8217;est un manager des ventes, pas du tout capable de superviser les équipes produits.</p>
<p>Donc, Steve Ballmer, même s&#8217;il n&#8217;est pas parfait, reste le meilleur compromis. <em>Pour ce qui est de l’interne. Après, s’il fallait le remplacer par quelqu’un d’externe à la société, le choix serait à la fois plus large, mais aussi beaucoup plus risqué.</em></p>
<p><strong>Comment MSFT peut-il rattraper Google dans les moteurs de recherche ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai déjà en partie répondu à la question. </p>
<p>Je pense qu&#8217;il faut qu&#8217;ils pensent d&#8217;abord à la valeur (incrémentale) qu&#8217;ils peuvent créer pour nous, Internautes, que simplement raisonner &quot;part de gâteau du marché publicitaire&quot;. </p>
<p>L&#8217;approche segmentante de Google est judicieuse (Google Books, Maps, Patents, etc, ils couvrent plein de domaines horizontaux et verticaux avec leur moteur). Microsoft n&#8217;a pas jugé utile de diversifier son approche dans la recherche. Et leur moteur, même s&#8217;il est correct (notamment l&#8217;interface pour récupérer des images), n&#8217;est pas suffisamment différentiant pour justifier un saut à partir de Google. Par contre, MS fait des acquisitions tout azimut qui pourraient un jour payer (Powerset hier, Fast Search &amp; Transfer il y a quelques mois). Et aussi leurs travaux de recherche.</p>
<p>Déloger Google du search est peut-être moins ardu que déloger Windows pour Linux. L&#8217;adhérence des consommateurs à Google n&#8217;est pas si élevée que cela. Si quelqu&#8217;un arrive à faire mieux, le passage de l&#8217;un à l&#8217;autre n&#8217;est pas difficile. Encore faut-il faire BEAUCOUP mieux pour y arriver.</p>
<p>Il ne faut pas oublier que Google aussi a les moyens de faire mieux. Et ils ont en plus une énorme infrastructure (les fermes de serveurs et le logiciel maison qui les opère).</p>
<p><strong>J&#8217;en ai marre de Windows mais je n&#8217;ose pas franchir le pas et passer à Linux : (pbs de compatibilité, de pilotes, de drivers&#8230;) Que me conseillez vous ? Oser Linux ou rester avec Windows ?</strong></p>
<p>Si je ne veux pas me fâcher avec mes anciens collègues, je vous dit &quot;rester sous Windows&quot;.</p>
<p>Trève de plaisanterie: cela dépend de vos usages et des applications que vous utilisez. Si vous être un consommateur non informaticien et utilisez beaucoup de logiciels et matériels différents, restez sous Windows car sous Linux, vous risquez d&#8217;avoir des problèmes techniques pas faciles à résoudre sans aide technique pointue.</p>
<p>Mais Linux a fait d&#8217;énormes progrès au niveau compatibilité matérielle. Et même dans son ergonomie.</p>
<p>Le décalage avec Windows reste la complexité de la résolution de problèmes. Et aussi la qualité des applications grand public qu&#8217;on y trouve (il y a moins de jeux par exemple sous Linux).</p>
<p>J&#8217;utilise personnellement Ubuntu (l&#8217;un des Linux les plus grand public) pour les développements de mon blog. Et Vista pour le reste. Quand j&#8217;ai mis Ubuntu à jour avec la dernière version (8.04), j&#8217;ai perdu l&#8217;interface graphique et ai mis plusieurs heures à trouver comment la rétablir. Et en mode administrateur, mode caractère, recherches sur Internet et tout le toutim. Résultat : j&#8217;ai trouvé une astuce&#8230; qui n&#8217;était même pas documentée sur Internet. Un truc de &quot;geek&quot;, pas pour le consommateur lambda (<em>cf mes </em><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2007/a-la-dcouverte-dubuntu/">premiers pas</a> <em>avec Ubuntu en mars 2007</em>).</p>
<p>Par contre, si vous êtes surtout un utilisateur du web et que vous ne dépendez pas de logiciels spécifiques à Windows comme Adobe Photoshop, Linux peut convenir.</p>
<p>Si vous cherchez l&#8217;ergonomie, n&#8217;oubliez pas la troisième piste: le Macintosh&#8230; :).</p>
<p><strong>Pourquoi avez vous quitté Microsoft ?</strong></p>
<p>Je voulais changer d&#8217;orientation : vers les technologies grand public, et avec de petites structures. Je n&#8217;ai pas trouvé mon bonheur chez Microsoft (tout en restant en France par contrainte familiale). Donc je me suis mis à mon compte, tout en restant en bons termes avec à la fois MS et mes anciens collègues. Et puis, je m&#8217;étais dit (en 2005), que 15 ans dans la même boite, c&#8217;était déjà pas mal. Que c&#8217;était le moment de changer. J&#8217;avais 43 ans. Un âge où on se pose facilement ce genre de questions (<em>et où il est bon de s’en poser !</em>).</p>
<p><strong>Microsoft, ils vont aussi s&#8217;arroger 90% de part du marché des smartphones ? Ou ils laisseront vivre la concurrence ? Et comment celle ci peut elle vivre, d&#8217;ailleurs ?</strong></p>
<p>Ce n&#8217;est pas la prévision des analystes. Cette part de marché (de Windows Mobile) devrait plafonner à environ 40%. La concurrence est rude avec l&#8217;iPhone et les moutures de Linux pour smartphone, dont Google Android. Les analystes prévoient que la part de marché de Linux va augmenter au point de baisser celle de Windows Mobile. Vers 2009/2010. Mais ce ne sont que des prévisions.</p>
<p>Par contre, Symbian bat un peu de l&#8217;aile (et a été racheté par Nokia, ce qui ne va pas améliorer sa situation).</p>
<p>Le marché des smartphones va donc rester très concurrentiel. Et je ne vois pas Microsoft le dominer comme il domine celui des PC avec Windows.</p>
</p>
<p><strong>Pourquoi les pouvoirs publics - Mairie de Paris &amp; co - font-ils tout pour éviter Windows ?</strong></p>
<p>Ils ont plusieurs motivations:</p>
<ul>
<li>Réduire les coûts de licence.</li>
<li>Réduire la dépendance vis à vis de sociétés étrangères.</li>
<li>Volonté d&#8217;adopter des standards dits &quot;ouverts&quot;.</li>
</ul>
<p>Mais tout cela se discute évidemment. Réduire les coûts de licence a du sens si cela n&#8217;augmente pas d&#8217;autres structures de coûts, notamment les services. Et là, cela dépend de la situation. Les grands logiciels libres du marché proviennent souvent aussi des USA. Pour les standards, cela dépend de quoi l&#8217;on parle.</p>
<p>En tout cas, les logiciels libres sont utilisés depuis longtemps dans le secteur public, notamment dans les infrastructures serveur.</p>
<p><em>Par contre, les grands effets d’annonce de migration massive aux logiciels libres de ces dernières années n’ont pas toujours été suivis d’effets. Soit que Microsoft a fait des efforts pour “revenir”, soit que les déploiements de ces logiciels libres ont été très lents et couteux, et sont au mieux très en retard par rapport aux prévisions. On n’en entend évidemment pas beaucoup parler ! </em></p>
<p><strong>N&#8217;est-il pas temps que Microsoft soit séparé en plusieurs morceaux, comme ATT en son temps, pour définitivement briser le monopole ?</strong></p>
<p>Si vous découpez la boite avec d&#8217;un côté Windows et de l&#8217;autre le reste (pour faire simple), vous avez toujours cette dominance de Windows. </p>
<p>Le meilleur service à rendre aux concurrents de Microsoft <em>du point de vue de sa structure</em>, c&#8217;est de laisser Microsoft en l&#8217;état. Plus c&#8217;est gros, plus c&#8217;est dur à gérer !</p>
<p><em>Et ça veut dire quoi “briser le monopole” ? Il vaut mieux construire à côté que casser ce qui existe. Et pousser à l’interopérabilité des logiciels et à l’ouverture des formats. Les acteurs publics l’ont bien compris et c’est la direction qu’ils ont généralement choisie.</em>&#160;</p>
<p><strong>Yahoo ressemble de plus en plus à une coquille vide. Quel intérêt pour Microsoft de débourser 45 milliards pour cette fusion ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai exprimé à plusieurs reprises sur mon blog le point de vue que cette acquisition, si elle un sens stratégique, était très difficile à réussir pour Microsoft, d&#8217;un point de vue opérationnel. </p>
<p>Par contre, ce n&#8217;est pas vraiment une coquille vide, mais cela pourrait le devenir si les cerveaux et les utilisateurs quittaient le navire.</p>
<p><strong>Quelle stratégie Microsoft peut adopter dans les prochaines années pour faire face à la montée en puissance de l&#8217;Open Source ?</strong></p>
<p>Plus d&#8217;interopérabilité, plus de partenariats croisés avec les acteurs de ce monde là.   <br />Et aussi, tout simplement : améliorer ses logiciels. Faire plus et mieux. </p>
<p><em>Et aussi regarder du côté du SAAS (Software as a service), qui déplace le débat.</em></p>
<p><strong>Pourquoi les entreprises sont elles si réticentes à adopter Vista ?</strong></p>
<p>Quelques pistes:</p>
<ul>
<li>Le bénéfice perçu n’est pas évident.</li>
<li>Le positionnement était peut-être un peu trop grand public au lancement (alors, qu&#8217;en fait, il y a énormément de nouveautés intéressantes pour les grandes entreprises).</li>
<li>Sa mauvaise presse, y compris chez les analystes.</li>
<li>La prudence.</li>
<li>L’inertie naturelle des grandes organisations (qui même dans le meilleur des cas mettent 5 ans à mettre à jour une base installée de PC).</li>
</ul>
<p><strong>L&#8217;échec du rachat de Yahoo! et son revirement vers Google met il Microsoft en danger sur sa course à la place de n°1 des moteurs de recherche malgré une Puissance financière, somme toute, plus importante?</strong></p>
<p>Faute de temps, réponse courte. Je pense que cela ne change rien. Dans les deux cas, c&#8217;est très difficile de rattraper Google.</p>
<p><strong>A quoi ressemblera Microsoft en 2025 ? </strong></p>
<p>Au train où cela va, à une très très grosse boite relativement ingérable. Mais par contre, très diversifiée, donc relativement stable. Pas forcément numéro 1 partout où ils sont.   <br />============================</p>
<p>Et voilà. </p>
<p>Notez que je ne suis <em>Microsoftologue </em>qu’à temps très partiel ! Mon activité est toujours centrée sur la réussite des startups françaises ! </p>
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		<item>
		<title>Finalisation des propositions pour les Assises du Num&#233;rique</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 13:33:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Cela fait maintenant une dizaine de jours que j&#8217;ai publié un ensemble de propositions pour les Assises du Numériques destinées à favoriser l&#8217;entrepreneuriat en France dans les TICs et à aider les startups à réussir. Faisons un point d&#8217;étape avant la finalisation qui devrait normalement intervenir dans la semaine qui vient.
L&#8217;état des propositions
Le document est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cela fait maintenant une dizaine de jours que j&#8217;ai publié un ensemble de propositions pour les Assises du Numériques destinées à favoriser l&#8217;entrepreneuriat en France dans les TICs et à aider les startups à réussir. Faisons un point d&#8217;étape avant la finalisation qui devrait normalement intervenir dans la semaine qui vient.</p>
<p><strong>L&#8217;état des propositions</strong></p>
<p>Le document est toujours en accès libre (<a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Assises/Pistes%20pour%20les%20startups%20TIC.doc">fichier Word 2003</a> et <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Assises/Pistes%20pour%20les%20startups%20TIC.pdf">PDF</a>). </p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Assises/Pistes%20pour%20les%20startups%20TIC.pdf"><img title="CouverturePropositions" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="350" alt="CouverturePropositions" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/couverturepropositions.png" width="245" border="0" /></a> </p>
<p>Il a pas mal évolué depuis cette première publication avec une bonne douzaine de contributions sérieuses et en profondeur. Les contributeurs de ces propositions présentent l&#8217;avantage de représenter plusieurs secteurs : entrepreneurs, investisseurs, enseignemant et acteurs de l&#8217;accompagnement des startups, associations. C&#8217;est un très bon début.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/listepropositions2.jpg"><img title="ListePropositions" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="386" alt="ListePropositions" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/listepropositions-thumb1.jpg" width="243" border="0" /></a> </p>
<p>Nous avons maintenant presque &quot;30 propositions&quot; (en fait, 29, la liste est dans l&#8217;image ci-dessus, cliquable pour devenir lisible, cela donne de la marge pour la 30eme qui ne manquera pas d&#8217;arriver&#8230;). Un chiffre rond facile à communiquer et qui ne fera pas trop peur.</p>
<p><strong>L&#8217;Atelier de Rouen sur les startups</strong></p>
<p>J&#8217;ai participé mercredi dernier à l&#8217;un des Ateliers des Assises du Numérique, à Rouen. Organisé par <a href="http://www.9viesduchat.com/post/2008/06/26/Assises-du-Numerique-%3A-Atelier-Startup">Olivier Martineau</a> de l&#8217;Exchangeur de Rouen. Etaient présents une quinzaine de personnes : entrepreneurs, conseils en innovation (<a href="http://www.glaizer.com/">Glaizer Group</a>), accompagnateurs de startups, etc. Les échanges ont été fructueux.</p>
<p>Des <a href="http://www.mrboo.fr/discutons-amelioration-de-lenvironnement-startup-francais/">vidéo</a>s de l&#8217;Atelier de Rouen sont disponibles sur le blog de François de Rochemouët, le fondateur de HelloTipi avec qui j&#8217;ai fait connaissance à l&#8217;occasion de notre trajet en train vers et de Rouen.&#160; Au passage, petit détour : Pierre Chappaz a investi dans sa startup à hauteur de 100K€ après avoir lancé un <a href="http://www.kelblog.com/2007/12/ebuzzing-et-hel.html">concours de projets de startups</a>. Ce processus de sélection m&#8217;avait un peu gêné sur le coup car il générait une impression de mégalomanie de la part de son créateur. Mais finalement, c&#8217;est bien mieux que tous ces prix décernés par des gens qui sélectionnent les projets sans mettre leur argent ! Et l&#8217;initiative est louable. D&#8217;autant plus que les prix en question n&#8217;aboutissent pas directement à des financements.</p>
<p>Lors de l&#8217;Atelier, plusieurs sujets ont donné lieu à approfondissement :</p>
<ul>
<li>La notion de guichet unique pour les startups. Demandée, mais qui mérite une explication sémantique. En effet, c&#8217;est tout sauf d&#8217;un guicher dont les entrepreneurs on besoin. Il demandent surtout un point de contact unique qui les oriente dans les bonnes directions pour démarrer et se financer. Nous avons alors dévié sur une notion de point d&#8217;accompagnement certifié. Qui peut se trouver à plein d&#8217;endroits différents. Le document des propositions reflète cette discussion. </li>
<li>Financements privés vs publics. Il ne faut pas en demander plus au public, mais surtout, créer les conditions d&#8217;un meilleur financement privé. Et mettre cela dans le bon ordre dans les propositions, ce qui est maintenant fait. </li>
<li>Les pôles de compétitivité peuvent donner des résultats pour rapprocher chercheurs, grandes entreprises et PME. Ils crééent une logique de réseau qui commence à bien tourner. L&#8217;étape suivante consiste à faire de même plus en amont, dans l&#8217;enseignement supérieur, pour notamment rapprocher les filières scientifiques et technologiques des filières commerciales et marketing. </li>
<li>Et les doctorants dans tout cela ? Le risque est de se focaliser sur les grandes écoles et de les oublier. Oui, il faut poursuivre les efforts de valorisation des doctorants. Dans l&#8217;absolu, et pour la création d&#8217;entreprise. Les logiques de mise en réseau sont valables pour eux également. </li>
</ul>
<p>Et j&#8217;en oublie certainement !</p>
<p><strong>Le rapport de la FIEEC</strong></p>
<p>La Fédération des Industries Electriques, électroniques et de communication a publié un rapport au Secrétaire d’Etat chargé des entreprises et du commerce extérieur (Hervé Novelli) qui le lui avait été commandé : « <b><a href="http://extranet.ieec.org/Common/GetFile.asp?PortalSource=51&amp;DocID=22757&amp;mfd=off&amp;pdoc=1">Une stratégie industrielle pour les marchés du futur</a></b> ». Ce rapport fait un grand nombre de propositions (sur 113 pages, je n&#8217;ai donc pas du tout battu le record&#8230;) concernant la stratégie industrielle dans des secteurs aussi variés que l’électricité, la sécurité, les télécommunications, la santé et le développement durable. </p>
<p>Il propose de faire évoluer les pôles de compétitivité vers des « pôles de marchés », plus proches du marché et de la demande des consommateurs, une bonne approche (pages 86-87). Le rapport milite également pour une promotion des filières d’enseignement supérieur technologiques, en voie de désaffection chez les étudiants. Il prône une meilleure liaison entre recherche et commercialisation (marketing, export) – pages 72-73, et également, une plus grande synergie entre grandes entreprises et PME. </p>
<p>En gros, pas mal de propositions qui tombent sous le sens. On note cependant toujours cette demande de &quot;stratégie industrielle&quot;, souvent émise par les grandes sociétés. Cela ne m&#8217;inspire pas trop confiance car ces stratégies industrielles venant de l&#8217;Etat ne réussissent que trop rarement, et en particulier dans les TICs où c&#8217;est plutôt même le contraire. C&#8217;est d&#8217;ailleurs la raison pour laquelle cette notion de &quot;stratégie industrielle&quot; est peu présente dans les 40 propositions. Tout au plus l&#8217;Etat doit-il faire attention à l&#8217;impact de sa régulation dans l&#8217;activité des startups et entreprises du secteur des TICs, et faire en sorte que cela ne limite pas leur intérêt ou leur potentiel à l&#8217;export. </p>
<p><strong>Comment créer des propositions de manière participative ?</strong></p>
<p>Je constate que c&#8217;est loin d&#8217;être évident, surtout autour du thème de l&#8217;entrepreneuriat, pourtant critique pour réaliser les ambitions du plan numérique du gouvernement.</p>
<p>Quelques exemples:</p>
<ul>
<li>Le <a href="http://wiki.assisesdunumerique.fr">Wiki des Assises du Numérique</a> présente les pistes du gouvernement et fait appel à des propositions d&#8217;Internautes. Il y en a une douzaine pour l&#8217;instant, dont <a href="http://wiki.assisesdunumerique.fr/xwiki/bin/view/Assises/DevelopperlentrepreneuriatetfairereussirlesstartupsdanslesTICs">le plan</a> que j&#8217;ai coordonné. Mais très peu de commentaires. Visiblement, les Internautes ne sont pas prêts à investir du temps pour faire des propositions directement au gouvernement. </li>
<li>Les <a href="http://www.afdel.fr/assises-du-logiciel_juin08_prog.php">Assises du Logiciel de l&#8217;AFDEL</a> sont une tentative sectorielle de fédération des idées. L&#8217;AFDEL a organisé plusieurs tables rondes pendant le mois de juin, la dernière étant clôturée lundi 30 juin par Eric Besson. Des propositions en sortent-elles de manière formelle ? Peut-être mais elles ne sont pas publiques pendant leur mise au point. C&#8217;est bien dommage ! </li>
<li>Il y a <a href="http://www.itrnews.com/articles/79130/dix-huit-propositions-ameliorer-informatisation-tpe.html">18 propositions</a> du <a href="http://www.club-econumerique.org">Club de l&#8217;Economie Numérique</a> pour améliorer l&#8217;informatisation des PME. Cela concerne donc le marché intérieur, pas les startups. Ce Club rassemble des fournisseurs de TICs. 64 membres dont 16 entreprises étrangères&#8230; et point de startups. </li>
<li>Le think tank <a href="http://renaissancenumerique.typepad.fr/">Renaissance Numérique</a> a lancé l&#8217;initiative <a href="http://www.renaissancenumerique.org/files/InitiativeFranceNumeriquePointCom.pdf">FranceNumerique.com</a>, elle aussi très focalisée sur l&#8217;équipement en TICs sur le marché français. Et pas d&#8217;approche participative en ligne. </li>
<li>Jean-Michel Planche - ci-devant PDG de WitBe et vidéobloggeur devant l&#8217;Eternel - a pas mal&#8230; planché, et créé un <a href="http://www.jmp.net/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=101:assises-du-numerique-deuxieme-proposition&amp;catid=36:chroniques">corpus dense de propositions</a> autour du haut débit. C&#8217;est du participatif comme ici, mais avec peu de commentaires. </li>
<li>Dans les initiatives spécifiques, on a vu émerger le <a href="http://www.lemondenumerique.com/?p=3091">statut d&#8217;auto-entrepreneur</a>, maintenant encouragé par le gouvernement. Cela fera notamment les choux gras de eBay. </li>
</ul>
<p>Quand à la bloggosphère, il ne semble pas qu&#8217;elle s&#8217;excite particulièrement sur le plan Besson. Sauf à se mobiliser contre la loi HADOPI et sa fameuse &quot;riposte graduée&quot; contre le piratage des contenus sur Internet.</p>
<p>Pour l&#8217;instant, l&#8217;état de l&#8217;art technologique et social ne permet pas encore de créer un plan gouvernemental de manière participative et à grande échelle. C&#8217;est ainsi, et c&#8217;est pourquoi la démarche que j&#8217;ai proposé n&#8217;est pas plus parfaite que les autres. Au moins a-t-elle le mérite d&#8217;être entièrement ouverte puisque vous pouvez en voir les évolutions.</p>
<p><strong>Et maintenant ?</strong></p>
<p>Il est donc encore temps pour vous de vous impliquer.</p>
<p>Faites un signe, approuvez, désapprouvez, contribuez !</p>
<p>C&#8217;est pour la France avec un grand F&#8230; <img src='http://www.oezratty.net/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><i>Modification du 30 juin 2008 : les 49 propositions initiales sont maintenant consolidées en 29 propositions, ce qui les rend plus digestibles</i></p>
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		<item>
		<title>Point sur les propositions pour les Assises</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/point-sur-les-propositions-pour-les-assises/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Jun 2008 07:07:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis la publication d&#8217;un ensemble de propositions pour encourager l&#8217;entrepreneuriat et faire réussir les startups en France, j&#8217;ai obtenu des feedbacks divers qui ont été intégrés pour l&#8217;essentiel dans le plan. 
D&#8217;autres vont arriver ! Et le temps presse car l&#8217;équipe d&#8217;Eric Besson va relever les compteurs des propositions début juillet ! 
Pour à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2008/propositions-pour-les-assises-du-numrique/">publication d&#8217;un ensemble de propositions</a> pour encourager l&#8217;entrepreneuriat et faire réussir les startups en France, j&#8217;ai obtenu des feedbacks divers qui ont été intégrés pour l&#8217;essentiel dans le plan. </p>
<p>D&#8217;autres vont arriver ! Et le temps presse car l&#8217;équipe d&#8217;Eric Besson va relever les compteurs des propositions début juillet ! </p>
<p>Pour à la fois reconnaître les contributions directes et les faire resortir, je me suis dit qu&#8217;il était utile de les mettre en évidence. Alors voici certains des éléments que j&#8217;ai reçus par mail ou en mode révision du document et qui méritent d&#8217;être relayés :</p>
<p><strong>Pierre Kociusco-Morizet </strong>(Vice-Président de <a href="http://www.ie-club.com/">l’IE-Club</a> et PDG de Price Minister)</p>
<blockquote>
<p>Simplifier les aides à la création d&#8217;entreprise : la création est simple, mais les aides s&#8217;empilent et créent un maquis bien dense pour l&#8217;entrepreneur.</p>
<p>Travailler à une harmonisation européenne, à la fois en terme de droit du travail, de fiscalité, etc. Et surtout, ne plus réfléchir en franco-français, mais au moins en européen !</p>
<p>Considérer l&#8217;accès à Internet et globalement aux technologies de l&#8217;information comme une priorité nationale, et mettre les moyens qui vont avec. </p>
</blockquote>
<p><strong>Séverine Smajda </strong>(association <a href="http://www.cyber-elles.com/">Cyber-Elles</a>)</p>
<blockquote>
<p>il me semblerait utile d&#8217;avoir quelques explications sur ce que c&#8217;est qu&#8217;entreprendre et comment s&#8217;y prendre lorsque l&#8217;on est au collège ou au lycée. L&#8217;initiative de 100 000 entrepreneurs est très intéressante et il faudrait la généraliser à mon sens. Certaines initiatives individuelles sont prises au niveau des collèges et j&#8217;ai pu y participer. C&#8217;est étonnant comme des jeunes de 14 /15 ans peuvent avoir envie d&#8217;entreprendre ! Avant que les enseignants ou le système éducatif ne les en découragent, il est important de leur donner des exemples et surtout de leur expliquer comment s&#8217;y préparer au mieux.</p>
</blockquote>
<p><strong>Hervé Lebret </strong>(auteur de &quot;Start-ups&quot;, <a href="http://personnes.epfl.ch/herve.lebret">professeur</a> à l’Ecole Polytechnique de Lausanne)</p>
<blockquote>
<p>Un point me semble-t-il oublié : les américains ont une éducation <a>pratique, itérative</a>, le « trail and error ». Cet aspect là donne confiance, apprend à vivre avec l’incertitude. On parle d’éducation dès le plus jeune âge.</p>
<p>Encourager les échanges avec les régions et individus qui ont l’expérience. AnnaLee Saxenian a bien montré dans « The New Argonauts » qu’une culture de pionnier est essentielle à l’innovation. Taiwan, Israël, puis l’Inde et la Chine ont sur envoyer leurs éléments prometteurs dans des régions entrepreneuriales (au risque de les perdre…) pour mieux les récupérer plus tard. Grâce à cette génération, (il ne s’agit pas que d’invidus isolés), une culture entrepreneuriale en high-tech a pu s’établir localement. J’aime beaucoup l’analogie au sport de haute compétition : la migration des stars a sans doute conduit à l’augmentation du niveau national de haut niveau, et une entrepreneur de start-up, c’est un sportif de haut niveau… </p>
<p><a name="_msocom_1"></a></p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>(à propos de la réforme des grands Corps de l&#8217;Etat) Salutaire sans doute mais peut-être trop irréaliste et donc pas crédible. Il faut donner envie, pas nécessairement faire peur.</p>
<p>La grande question est de savoir si un état peut aider à l’innovation. J’aurai tendance à penser que parier sur une qualité en amont (éducation, recherche) aurai plus d’impact à la condition que le monde économique prenne le relais de l’innovation. Je ne suis pas sûr d’avoir jamais vu une agence étatique d’innovation bien efficace. </p>
</blockquote>
<p><strong>Jérémie Fain </strong>(Emerald Vision)</p>
<blockquote>
<p>Un entrepreneur entaché d’une liquidation de société aura beaucoup de mal à trouver une nouvelle banque pour monter une autre société, ou même à être administrateur d’une société tierce : bien au-delà des valeurs, il y a une perception négative quasi-institutionnelle de l’échec. </p>
<p>(L&#8217;acceptation de la valeur de l&#8217;argent) relève de l’Education Nationale aussi, et plus profondément de la vieille conception balsacienne selon laquelle derrière chaque fortune se cacherait un crime. Difficile de faire bouger cela autrement qu’en starifiant l’entrepreneur, mais là, on risque de revenir aux années Tapie.&#160; </p>
<p>(au sujet de la motivation des étudiants pour entreprendre) Je pense qu’il s’agit plutôt d’un manque de conditionnement des étudiants par les corps professoraux. Pour ces derniers, un bon élève est un étudiant qui rejoindra une grosse boite ou le CNRS. Certains professeurs d’écoles d’ingénieurs n’hésitent pas à faire des remarques à leurs étudiants du genre « c’est une présentation digne d’un marketeux d’HEC » et la même chose serait valable à HEC (quand bien même, grâce aux admissions passerelles, il y a beaucoup plus d’ingénieurs dans les classes) : on n’apprend pas aux profils gestionnaires et aux profils techniques à travailler ensemble. </p>
<p>Il ne s’agit pas à mon sens d’assister les étudiants dans leur quête d’entreprendre. Tout le monde peut financer par du service la création de son entreprise. Bill Gates et Paul Allen, ou plus récemment Mark Zuckerberg, n’ont jamais eu d’OSEO ou de concours du Ministère de la Recherche pour financer les débuts de Microsoft ou Facebook! Une solution : favoriser la création d’entreprises par des étudiants <strong>pendant</strong> les études. </p>
<p>Un mot sur les grands comptes français&#160; : personne n’y prend de décision. C’est assez atterrant, mais c’est une réalité : les circuits décisionnels sont politiques, opaques et obscurs de l’extérieur. Ce qui explique en partie pourquoi le tissu de PME français est aussi fragile en comparaison de nos voisins allemands ou même italiens. </p>
<p>A noter que suite aux affaires Vinci et Airbus (stock options des dirigeants), les BCE sont taxés comme du revenu et non plus comme du capital. Ce qui est un élément bloquant dans le recrutement pour les startups. </p>
<p>La quasi-absence de capital-risqueur à même d’être capable de financer des projets « sur plans ». L’Etat n’y peut pas grand-chose, à part faire signe à la CDC, principale pourvoyeuse institutionnelle des fonds de capital-risque, de privilégier ce genre d’investissements.</p>
</blockquote>
<p><strong>Youen Chéné </strong>(de &quot;Your Software 276&quot;, une SSII de Rouen) </p>
<blockquote>
<p><em>(au sujet du besoin de Bourses plus importantes pour les étudiants) </em>Particulièrement vrai pour les écoles et universités en région parisienne où le prix du logement est prohibitif. Mais faux pour les villes de provinces où les bourses sont le plus souvent suffisantes (sauf pour la caution et le premier mois de loyer avant que les bourses n&#8217;arrivent). J’ai été boursier et en école d’ingénieur publique. En même temps, sur Paris je n’ai jamais fait autant de petit boulots (avec la Junior Entreprise) qui m’ont beaucoup servi pour le début de ma carrière professionnelle. Je pense que c’est plus un problème d’ambition, de connaissance de l’enseignement supérieur (qui est très souvent très partiellement connu par les lycéens) et de pessimisme ambiant.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>(au sujet des aides Oseo) Si on souhaite exporter un service web au plus tôt, c’est d’investissements marketing et commerciaux que l’on a besoin. </p>
<p>La simplification du système fiscal et même la suppression de L&#8217;ISF permettraient une meilleur récompense du risque.</p>
</blockquote>
<p><strong>Jean-Eudes Queffelec</strong> qui souhaite rajouter quelques propositions : </p>
<blockquote>
<p><u>Maitrise de l&#8217;anglais: c</u>&#8216;est tellement évident qu&#8217;on oublie encore de le mentionner et pourtant la situation ne s&#8217;améliore guere; comment etre bon a l&#8217;export sans maitriser l&#8217;anglais. Je vois en ce moment l&#8217;engouement pour le chinois dans les ecoles secondaires, mais on oublie que l&#8217;anglais est la langue du business même en Chine!! typiquement français ! C&#8217;est encore plus crucial pour les PME qui n&#8217;ont pas les structures des grands groupes. Des bons métriques à mettre en avant sur ce thème et a surveiller sur 5 à 10 ans : % de francais qui obtiennent un diplome type MBA ou qui passent plus de 12 mois consécutifs a l&#8217;étranger en étude sup ou en emploi, % des francais dans les grandes universités mondiales (classement de Shanghai ?), % de francais qui passent le bac international. </p>
<p><u>Priorisation des industries TIC</u>: pourquoi ne pas mettre en valeur certaines industries des TIC: logiciel, internet, jeux, graphisme, mobile qui sont plus propices aux start-ups (moins de capitaux; time to market plus courts, mieux adapté aux formations et mentalités francaises). </p>
<p><u>Objectifs:</u> pages 28, les objectifs sont plus des indicateurs qui permettent de faire un tableau de bord de la progression du plan. Il faudrait des&#160; objectifs &quot;supra économiques&quot; qui chapeauteraient ceux qui sont proposés et qui montrent la corrélation entre l&#8217;augmentation des PME et des start-up&#160; et le % de croissance de PIB obtenu (le seul métrique économique qui mets d&#8217;accord tous les politiques) ou l&#8217;augmentation de la part de marché des entreprises francaises dans le marché mondial des TICs. Par exemple, pour le logiciel : quelle est la part des entreprises françaises dans le marché mondial du logiciel (édition et services): 3 ou 4% ? Si on augmente cette part de quelques points (ce qui peut se faire que quasiment en investissant dans les PMEs , start-up), le gain correspondrait j&#8217;en suis sur à quelques points de PIB et des milliers de job en plus. </p>
<p><u>Sur la forme du document </u>: il faut absolument le limiter à 20 pages maximum car sinon tu va perdre tout tes lecteurs. Tu pourras faire une version complète pour les inconditionnels et passionnés du sujet ! Executive summary : 2 ou 3 pages maximum, à bien travailler aussi. Idem pour les pistes qui devraient plutôt être des propositions, c&#8217;est un terme plus fort et qui sonne plus concret. Il faut les limiter à 10 max et en avoir 1 ou 2 phares qui puissent être l&#8217;étendard du document dans son ensemble. Une fois finalisé, tu devrais proposer le document à signature &#8216;electronique&#8217; à la communauté de ton blog et même au dela, ce qui apporterai encore plus de poids a la démarche. Titre: quelque chose de plus accrocheur a mettre en exergue et garde ton titre actuel en sous titre. Pour le Titre, il faudrait quelque chose qui puisse être repris en slogan ou programme politique : du genre 5 propositions pour 5% de croissance du PIB.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p>S&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un document pour alimenter les politiques, je mettrai personnellement le turbo sur les incitations fiscales. Même si c&#8217;est jamais très sexy, c&#8217;est ce qui est le plus efficace car malheureusement c&#8217;est un des seuls véritables leviers actionnables des politiques.</p>
</blockquote>
<p>Il me faut maintenant intégrer ces dernières propositions dans le plan. </p>
<p>Et cet après-midi, on remet cela, dans le cadre de l&#8217;atelier sur les startups organisé à Rouen par Olivier Martineau de l&#8217;Exchangeur PME. On va y &quot;cruncher&quot; les propositions et cela devrait générer quelque chose d&#8217;intéressant. Et cela sera filmé. </p>
<p>Stay tuned et continuez de commenter le plan, sous forme de <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Assises/Pistes%20pour%20les%20startups%20TIC.doc">révision du document</a> ou bien sous forme de commentaires sur ce blog (dans ce post ou dans <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2008/propositions-pour-les-assises-du-numrique/">celui de la publication du plan</a>) !</p>
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		<item>
		<title>Le marketing de Firefox 3</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/le-marketing-de-firefox-3/</link>
		<comments>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/le-marketing-de-firefox-3/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 20:18:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Internet]]></category>

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		<category><![CDATA[Logiciels libres]]></category>

		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>

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		<description><![CDATA[En période relativement calme dans l&#8217;actualité du logiciel, la Mozilla Foundation a fait fort en lançant à grand renfort médiatique la dernière version de son navigateur open-source Firefox. Difficile d&#8217;y échapper !
Au delà du bruit ambiant, essayons d&#8217;analyser ce lancement sous l&#8217;angle marketing. 
La petite bête qui monte
Firefox est un navigateur qui revient de loin, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En période relativement calme dans l&#8217;actualité du logiciel, la Mozilla Foundation a fait fort en lançant à grand renfort médiatique la dernière version de son navigateur open-source Firefox. Difficile d&#8217;y échapper !</p>
<p>Au delà du bruit ambiant, essayons d&#8217;analyser ce lancement sous l&#8217;angle marketing. </p>
<p><strong>La petite bête qui monte</strong></p>
<p>Firefox est un navigateur qui revient de loin, héritier de la mouvance de feu Netscape. Et qui a gagné ses lettre de noblesse grâce à un développement bien structuré, une attention portée aux détails et des parts de marché qui ne cessent d&#8217;augmenter, aux alentours de 20% à l&#8217;échelle mondiale. </p>
<p>Au point que la forteresse Internet Explorer cède inexorablement du terrain (<em>ci-dessous, la part de marché d&#8217;Internet Explorer selon <a href="http://www.e-janco.com/browser.htm">e-Janco Associates</a></em>).</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/ie-market-share.jpg"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="198" alt="IE_Market_Share" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/ie-market-share-thumb.jpg" width="365" border="0"></a> </p>
<p>Les différentes études donnent Firefox à environ 17% de parts de marché. Mais cela varie beaucoup d&#8217;un pays à l&#8217;autre. En Europe, Firefox serait à près de 30%, avec 25% en France et 42% en Pologne (cf <a href="http://arstechnica.com/news.ars/post/20080129-firefox-gobbles-up-more-internet-explorer-market-share.html">carte ci-dessous</a> source: XiTi Monitor qui date de janvier 2008).</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/firefoxeurope.jpg"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="310" alt="firefoxeurope" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/firefoxeurope-thumb.jpg" width="364" border="0"></a> </p>
<p>Et Firefox 3.0 aurait déjà atteint 6% de parts de marché (on dirait plutôt de &#8220;part d&#8217;usage&#8221; vu la gratuité de la chose) ! </p>
<p>Au passage, sur ce blog et les derniers 30 jours (source: Google Analytics), Firefox a une part de 55% et sa version 3.0 est à 14%.</p>
<p><strong>Une nouvelle version incrémentale</strong></p>
<p>Comme toute nouvelle version d&#8217;un logiciel de commodité, Firefox 3.0 apporte des nouveautés intéressantes, mais pas de révolution. Elles sont essentiellement organisées autour :</p>
<ul>
<li>Des évolutions dans l&#8217;interface, surtout la belle barre d&#8217;URL qui mémorise tout ce que l&#8217;on fait et propose un site au fûr et à mesure que l&#8217;on tape quoi que ce soit. Peut faire gagner du temps. et aussi plein de fonctionnalités de bookmarking.
<li>Des gains significatifs en performance, effectivement observables dans le chargement des pages, notamment celles qui contiennent du code JavaScript.
<li>D&#8217;un look and feel adapté aux systèmes d&#8217;exploitation du marché : Windows XP, Windows Vista, MacOS et Linux.
<li>D&#8217;une plus grande sécurité, avec un anti-malware intégré au navigateur, s&#8217;appuyant sur une base de données synchronisée et utilisée en local.</li>
</ul>
<p>Au quotidien, c&#8217;est la meilleure vitesse d&#8217;exécution qui me semble la plus marquante. Mais l&#8217;objet de ce post n&#8217;est pas de passer en revue les nouveautés de Firefox 3.0. Plein d&#8217;autres sites l&#8217;ont déjà décortiqué en long et en large.</p>
<p><strong>Tactiques marketing&#8230; classiques !</strong></p>
<p>C&#8217;est une autre nouveauté qui m&#8217;a marqué et pas des moindres : l&#8217;usage de techniques marketing empruntées aux éditeurs de logiciels propriétaires, quand ce n&#8217;est pas au concurrent direct Microsoft.</p>
<p>On les trouve surtout dans le discours :</p>
<ul>
<li>Le <strong>record de téléchargements</strong>, un bon moyen d&#8217;attirer l&#8217;attention avec des chiffres difficiles à comparer. Avec 8 millions de téléchargement en 24 heures, on peut dire que la base installée est fidèle et suit sans broncher les évolutions du navigateur. Ils avaient affiché un objectif de 5 millions et l&#8217;ont dépassé. Résultat : c&#8217;est cette information qui fait la une de la presse, et pas les fonctionnalités de Firefox 3, plus difficiles à expliquer et à &#8220;titrer&#8221;. Plutôt Bien vu ! Le &#8220;hype&#8221; devient le message, pas le produit.
<li>Les <strong>gains de performances </strong>avec présentés avec divers benchmarks choisis évidemement pour renforcer le contraste avec le concurrent numéro un. Notamment, un cas d&#8217;application JavaScript, 6 à 9 fois plus rapide. Et un benchmark de fuite mémoire après chargement et déchargement de 300 sites, où FF3 est excellent, FF2 moyen, et IE exécrable. Pourtant, j&#8217;avais remarqué dans mon cas qu&#8217;après quelques sites, FF2 pouvait consommer jusqu&#8217;à 500 Mo de RAM dans le Task Manager, et pas IE7 (mais bon&#8230;). Voir quelques bench <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39381770,00.htm?xtor=RSS-1">ici chez ZDNet</a>.
<li>Un <strong>discours sur la sécurité </strong>avec un antiphishing qui fonctionnerait bien mieux que celui de Microsoft car la base est synchronisée localement et les données utilisateurs ne sont pas envoyées aux serveurs. Cela serait à la fois plus rapide et plus respectueux de la vie privée des utilisateurs. Sur la performance, cela se discute car le temps réel présente l&#8217;avantage d&#8217;une meilleure sécurité lorsque la menace évolue très vite (c&#8217;est <a href="http://blogs.msdn.com/ie/archive/2005/08/31/458663.aspx">expliqué ici</a> chez Microsoft). En tout cas, l&#8217;antimalware intégré dans Firefox n&#8217;a pas d&#8217;équivalent dans IE.
<li>Le pompon marketing avec &#8220;<strong>15000 améliorations</strong>&#8221; qui font penser à une corne d&#8217;abondance de nouvelles fonctionnalités. Alors que pour l&#8217;essentiel, il s&#8217;agit de corrections de bugs. Mais le terme &#8220;amélioration&#8221; est bien choisi. Il est moins déformant de la réalité qu&#8217;un éventuel &#8220;fonctionnalité&#8221;. Corrections de bugs peut-être, mais en attendant, mon Firefox 3 plante souvent alors que cela n&#8217;était pas le cas du 2 ! En tout cas, cela me rassure : il y aurait donc bien des bugs en quantité dans les logiciels open source et ils ne seraient donc pas corrigés à la volée mais en attendant la version suivante du logiciel ? :).</li>
</ul>
<p>Firefox a même emprunté sans le vouloir à Microsoft puisque moins de 24 heures après son lancement, une <a href="http://news.cnet.com/8301-10789_3-9972207-57.html?part=rss&amp;subj=news&amp;tag=2547-1_3-0-20">vulnérabilité de sécurité</a> était annoncée pour Firefox 3. Un coup d&#8217;un sous-traitant de Microsoft ?</p>
<p>Bon, et puis, quelques bloggeurs dont je faisais partie ont été sympathiquement invités à une soirée par Tristan Nitot, qui dirige la Fondation Mozilla en Europe. Et là, hop, rebelotte : stickers, pins, dossier de presse (et agence de presse: Text100), et tee-shirt ! Et même une présentation sous forme de slides. Mais heureusement interactive car nous pouvions poser des questions au fil de l&#8217;eau à Tristan.</p>
<p>Enfin, l&#8217;effet médiatique du lancement est mondial avec un lancement simultané dans tous les pays, et avec plus de cinquante langues supportées !</p>
<p>La Mozilla Foundation a la chance de diffuser un logiciel qui peut bénéficier d&#8217;un manne sous la forme d&#8217;un deal avec Google, de plusieurs dizaines de millions de dollars par an, lié au placement du moteur de recherche par défaut dans Firefox. Le financement de Google représenterait plus de 85% des ressources de Mozilla Corp, la branche &#8220;for profit&#8221; de la Mozilla Foundation. Cela finance notamment les développements (je serais curieux de savoir quelle est la part des contributeurs externes au développement de Firefox) ainsi que la vente et le marketing (7,2% du revenu, moins de la moitié par rapport aux éditeurs commerciaux traditionnels). Tous les projets open source ne peuvent pas bénéficier de la même manne, ce qui met Firefox dans une position unique sur le marché.</p>
<p>Le modèle économique de Firefox est la quintescence du logiciel financé par la publicité car l&#8217;utilisateur ne la voit pas vraiment ! Mais le modèle est-il scalable ? L&#8217;audience de Firefox est supérieure à <a href="http://arstechnica.com/news.ars/post/20071202-mozilla-coo-over-125-million-people-use-firefox.html">125 millions d&#8217;utilisateurs</a>, cela leur ferait un <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2007/thermomtre-de-larpu/">ARPU</a> (average revenue per user) de 0,4€ par utilisateur mensuel. Pas énorme, donc pas évident de financer un grand nombre d&#8217;autres logiciels de commodité par ce biais là !</p>
<p><strong>La force de l&#8217;écosystème</strong></p>
<p>Un atout de taille pour Firefox 2 comme 3 vaut largement tous les autres : son impressionant écosystème avec plus de 5000 extensions disponibles, une grande partie ayant été adaptée à Firefox 3.0. </p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image145.png"><img style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="272" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image-thumb139.png" width="401" border="0"></a> </p>
<p>Là, on ne peut être que baba devant cette performance qui est une différence durable et solide face à Internet Explorer. La Mozilla Foundation a créé un logiciel extensible à la fois pour les développeurs et pour les utilisateurs (la fonction de gestion des extensions est remarquable). </p>
<p>C&#8217;est pourtant l&#8217;habitude de Microsoft de savoir rendre ses logiciels extensibles (certes, autour de standards de fait) et d&#8217;attirer les développeurs sur ses plate-formes. Dans les années 1990, l&#8217;éditeur avait d&#8217;ailleurs fait des efforts énormes pour recruter des développeurs de logiciels &#8220;Active X&#8221;. C&#8217;est vrai, à une époque où la bataille était rude contre Netscape Navigator.</p>
<p>Depuis, plus grand chose et l&#8217;extensibilité d&#8217;Internet Explorer est certes possible, mais n&#8217;est ni courante, ni facile à gérer pour les utilisateurs, ni très sécurisante. Ce qui est une véritable erreur stratégique pour Microsoft. En effet, les utilisateurs passent de plus en plus de temps dans leur(s) navigateur(s) pour y exécuter un grand nombre d&#8217;applications, y compris leur messagerie avec par exemple Google Gmail en mode web. Le navigateur est donc véritablement une plate-forme et pas seulement une fonctionnalité du système d&#8217;exploitation comme dans Windows. On pourra arguer du fait que c&#8217;est normal, &#8220;<em>en situation de quasi-monopole, Microsoft s&#8217;est endormi sur ses lauriers</em>&#8220;. Pas si simple ! Il y a aussi un travers assez ancien de certains développeurs de Microsoft qui ont une vue trop technicienne de certaines fonctionnalités et ne se mettent pas assez à la place des utilisateurs.</p>
<p>Qu&#8217;en est-il de la migration de cet écosystème à la version 3.0 ? Elle n&#8217;est pas automatique. Il faut à la fois utiliser de nouvelles interfaces de programmation (APIs) et modifier les paramètres de création des extensions. Et c&#8217;est <a href="http://developer.mozilla.org/fr/docs/Mise_%C3%A0_jour_des_extensions_pour_Firefox_3">bien documenté</a>. La migration des milliers d&#8217;extensions représentait donc du travail pour leurs développeurs. Et elle n&#8217;est pas encore terminée car à ce jour, le <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39381801,00.htm?xtor=RSS-1">taux de compatilité</a> des extensions Firefox avec la version 3.0 serait située aux alentours de 75%. C&#8217;est une belle performance et la communication sur les records de téléchargements de la version 3.0 a été une bonne incitation pour les retardataires. En effet, la base installée Firefox va migrer extrêmement rapidement à la 3.0. On peut tout de même installer Firefox 3.0 à côté de Firefox 2.0 sur tous les systèmes d&#8217;exploitation, le plus facile étant sous Windows. Une solution bancale qui ne durera pas longtemps.</p>
<p><strong>Epilogue</strong></p>
<p>Comme d&#8217;habitude, Microsoft va se réveiller, sortir sa prochaine version d&#8217;Internet Explorer (la 8.0) qui rattrapera une partie de son retard - notamment dans le support des standards - et inventera un nouveau gimmick d&#8217;interface utilisateur sympatique. Si la part de marché de Firefox augmente trop dangereusement - on n&#8217;en est pas loin ! -, ils se bougeront même encore plus. Et l&#8217;histoire recommencera.</p>
<p>Finalement, cette histoire d&#8217;écosystème, en plus des effets de manche marketing, sont tous une bonne réutilisation par la Mozilla Foundation des pratiques marketing de Microsoft. Au point de les dépasser à leur propre jeu. Au même titre que de nombreux acteurs du logiciel libre sont amenés à emprunter non seulement les pratiques marketing mais également, de tarification et de business model, des éditeurs de logiciels commerciaux. Les modèles mixtes souche open source + couche commerciale au dessus semblent par exemple courants.</p>
<p>Il n&#8217;y a donc pas de schisme radical entre l&#8217;open source d&#8217;un côté et les logiciels commerciaux de l&#8217;autre, mais toute une panoplie de pratiques qui vont de l&#8217;un à l&#8217;autre avec toutes les nuances de gris. Firefox en est un exemple parmi d&#8217;autres.</p>
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		<title>Propositions pour les Assises du Num&#233;rique</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 16:12:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

		<category><![CDATA[Entreprenariat]]></category>

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		<description><![CDATA[Après le lancement, le retour et les suites des Assises du Numérique, voici venu le temps des pro-po-si-tions ! Et pour vous, de contribuer à les améliorer.
Pourquoi donc ?
Comme je l&#8217;avais évoqué avant, pendant et après la journée du 29 mai dernier, on pouvait constater la faible mobilisation autour de l&#8217;économie de l&#8217;innovation du numérique, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après le <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2008/lancement-des-assises-du-numrique/">lancement</a>, le <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2008/retour-des-assises-du-numrique/">retour</a> et les <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2008/suite-des-assises-du-numrique/">suites</a> des Assises du Numérique, voici venu le temps des <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Assises/Pistes%20pour%20les%20startups%20TIC.pdf">pro-po-si-tions</a> ! Et pour vous, de contribuer à les améliorer.</p>
<p><strong>Pourquoi donc ?</strong></p>
<p>Comme je l&#8217;avais évoqué avant, pendant et après la journée du 29 mai dernier, on pouvait constater la faible mobilisation autour de l&#8217;économie de l&#8217;innovation du numérique, et en particulier des startups et de l&#8217;entrepreneuriat. On ne trouve à ce sujet que quelques propositions dans les 27 pistes proposées le 29 mai dernier par le Cabinet d&#8217;Eric Besson. Or, placer la France dans les grands pays du numérique requiert une bien plus grande ambition, notamment sur l&#8217;entrepreneuriat dans les TICs.</p>
<p>Depuis de nombreuses années, nombre d&#8217;associations ont fait leur lobbying relatif à leur métier (opérateurs télécoms, hébergeurs, médias, investisseurs, éditeurs de logiciels, SSII, ayant droits de contenus, etc). Quelques associations comme l&#8217;AFIC (investisseurs en capital) ou l&#8217;IE Club ont fait diverses propositions autour de l&#8217;entrepreneuriat. Mais ne les ont pas resorti de leur chapeau à l&#8217;occasion des Assises du Numérique, certaines ayant d&#8217;ailleurs déjà été suivies d&#8217;effets ces dernières années.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image142.png"><img style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="55" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image-thumb137.png" width="244" border="0"></a> </p>
<p>Dans le cadre des assises, une association s&#8217;est réellement mobilisée : l&#8217;AFDEL (<a href="http://www.afdel.fr/">Association Française des Editeurs de Logiciels</a>), avec ses <a href="http://www.assisesdulogiciel.fr/">Assises du Logiciel</a> dont une première session a eu lieu la semaine dernière. Mais les tables rondes n&#8217;ont pour l&#8217;instant pas abouti à des propositions concrètes. </p>
<p>J&#8217;ai eu aussi l&#8217;occasion d&#8217;animer la semaine dernière un Atelier organisation par Cyber-Elles et l&#8217;Echangeur-PME sur &#8220;le passage à la vitesse supérieure&#8221; pour les startups. Quelques idées en ont germé qui sont intégrées dans le plan dont il est ici question.</p>
<p>De son côté, le Cabinet d&#8217;Eric Besson a lancé un site et un <a href="http://wiki.assisesdunumerique.fr/xwiki/bin/view/Assises/PistesDeTravail">wiki des Assises du Numérique</a> où les Internautes peuvent notamment commenter les différentes mesures&nbsp; proposées le 29 mai. Il n&#8217;y a quasiment aucun commentaire sur les 27 pistes et sept pistes sont proposées par les Internautes - aucune sur l&#8217;entrepreneuriat. Quand aux nombreux ateliers qui ont déjà eu lieu, on n&#8217;en trouve ni compte rendu, ni liste de propositions qui en auraient résulté. Il y a par contre environ <a href="http://assisesdunumerique.fr/forum/">150 discussions</a> dans le Forum des Assises. Au vu de tout cela, on ne peut que constater qu&#8217;il est difficile de mettre en place une &#8220;démocratie participative&#8221; via Internet pour préparer un plan.</p>
<p><strong>Un plan pour développer l&#8217;entrepreneuriat dans les TICs</strong></p>
<p>Je me suis alors dit qu&#8217;il était utile de structurer un ensemble cohérent avec un diagnostic de la situation, des objectifs, une stratégie et des pistes d&#8217;action pour le gouvernement autour du thème de la création d&#8217;entreprises dans le numérique.</p>
<p>Même si je suis certainement plein d&#8217;illusions, je me lance !&nbsp; Avec la conviction qu&#8217;au pire, les idées ne se propagent pas instantanément, mais progressivement, à l&#8217;usure.</p>
<p>Le résultat est une proposition de plan pour &#8220;Développer l’entrepreneuriat et faire réussir les startups dans les TICs&#8221;.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Assises/Pistes%20pour%20les%20startups%20TIC.pdf"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="400" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image143.png" width="286" border="0"></a> </p>
<p>C&#8217;est un travail qui se veut collaboratif <u>et</u> coordonné. Toutes les bonnes volontés sont bienvenues pour compléter ce plan, en distinguant bien la partie diagnostics, objectifs, stratégie et propositions. Une petite dizaine de contributeurs m&#8217;ont déjà aidé à consolider ce plan dont certains sont mentionnés dans la couverture, et je les en remercie chaleureusement.</p>
<p><strong>Les grandes lignes du plan</strong></p>
<p>Partant du constat que nous avons en France une insuffisante circulation de l’argent, des talents, de la créativité et des idées,<strong> </strong>le plan se focalise :
<ul>
<li>Sur la <b>culture du risque</b> et de l’ambition, qu’il nous faut développer en France et dans ce secteur, avec une plus grande exemplarité des élites et une communication plus soutenue.</li>
<li>Sur un <b>encouragement des jeunes à entreprendre</b> et une mobilisation de l’enseignement supérieur dans cette direction afin d’augmenter le flux de créations d’entreprises. Ceci passe par à la fois par des mesures tactiques court terme et par une restructuration ambitieuse du territoire.</li>
<li>Sur le <b>financement des PME innovantes</b> du secteur des TICs qui est encore très insuffisant notamment dans le capital d’amorçage et le capital risque afin de permettre aux PME innovantes d’atteindre la taille critique. Un financement dont la composante privée devrait être amplifiée par des incitations appropriées car il dépend beaucoup trop du secteur public.</li>
<li>Dans la <b>dimension internationale</b>, qu’il faut accélérer chez les PME innovantes des TICs.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image144.png"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="289" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image-thumb138.png" width="386" border="0"></a> </p>
<p><strong>Et maintenant ?</strong></p>
<p>Pour faire évoluer ce plan :</p>
<ul>
<li>J’ai mis en accès libre son <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Assises/Pistes%20pour%20les%20startups%20TIC.doc">fichier Word 2003</a>. Il est aussi lisible sous OpenOffice. Pour une simple consultation, le PDF est <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Assises/Pistes%20pour%20les%20startups%20TIC.pdf">également téléchargeable</a>.
<li>Si vous souhaitez compléter ou modifier ce plan, annotez-le en mode révision et retournez moi le document par mail (<em>indiqué dans la colonne de droite dans ce blog</em>). J&#8217;intègrerai les modifications dans la version publiée au fur et à mesure. Tout en assurant la cohérence d&#8217;ensemble. Indiquez-moi au passage si vous souhaitez être mentionnés comme contributeur du plan.
<li>Vous pouvez également commenter le plan sous forme de commentaires à ce post.
<li>Je suis preneur de témoignages vivants pouvant être intégrés en <em>verbatim</em> dans le plan, en particulier dans la partie du diagnostic.
<li>Je le posterai sur le site des Assises du Numérique. Quelque part&#8230; sachant qu&#8217;il n&#8217;y a pas de point d&#8217;entrée spécifique à l&#8217;entrepreneuriat.</li>
</ul>
<p>Nous devons avoir en tête qu&#8217;il s&#8217;agit de propositions pour l&#8217;action publique, et qu&#8217;elles doivent donc être à sa portée et concrètes. Même si l&#8217;on sait bien qu&#8217;il ne faut pas compter uniquement sur elle pour faire avancer le sujet. Il faudra donc éviter les propositions qui commencent par &#8220;encourager&#8221;, &#8220;inciter&#8221;, &#8220;veiller&#8221; et autres &#8220;favoriser&#8221; et sont donc trop vagues si elles ne sont pas suivies d&#8217;une action précise pour quelqu&#8217;un.</p>
<p>J&#8217;ai conscience que ma méthode de travail n&#8217;est peut-être pas très moderne ni ne permet une traçabilité aussi bonne qu&#8217;avec un wiki. Elle me semble néanmoins plus adaptée à la création d&#8217;un plan structuré et cohérent. </p>
<p>Alors, à vous de jouer maintenant ! </p>
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		<title>Ecosyst&#232;mes virtuels ou r&#233;els ?</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/ecosystmes-virtuels-ou-rels/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Jun 2008 10:26:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

		<category><![CDATA[Entreprenariat]]></category>

		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;un des facteurs clés de succès de la Silicon Valley souvent mis en avant est la taille et la concentration de son écosystème. Il est centré autour de l&#8217;université de Standford à côté de laquelle se trouve Sand Hill Road à Palo Alto, la rue où sont rassemblés l&#8217;essentiel des VC (sociétés de capital risque) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;un des facteurs clés de succès de la Silicon Valley souvent mis en avant est la taille et la concentration de son écosystème. Il est centré autour de l&#8217;université de Standford à côté de laquelle se trouve Sand Hill Road à Palo Alto, la rue où sont rassemblés l&#8217;essentiel des VC (sociétés de capital risque) qui comptent. Puis tout le reste autour à moins d&#8217;une demi-heure de route, notamment une palanquée de sociétés de services divers: avocats, spécialistes en propriété industrielle, agences de design, agences de presse, agences de communication, etc. Et surtout, au delà de milliers de startups, les sièges et/ou laboratoires de R&amp;D d&#8217;entreprises mondiales puissantes et pourvoyeuses d&#8217;emplois de haut niveau : Google, Yahoo, eBay, Sun, Cisco, Hewlett-Packard, IBM, etc. Le rôle de l&#8217;université de Stanford dans la Silicon Valley, tout comme celui du MIT sur la côte est des USA, sont reconnus comme fondamentaux dans la création de ces écosystèmes d&#8217;innovations.</p>
<p>En Europe, notre fragmentation de l&#8217;enseignement supérieur est endémique. Et l&#8217;approche la plus courante pour essayer d&#8217;égaler la Silicon Valley consiste à créer des écosystèmes très distribués ou virtuels, faute de mieux. En estimant notamment que les technologies de la communication, exploitées de manière exemplaire, permettent de s&#8217;affranchir des distances.</p>
<p>Est-ce donc la bonne approche ? Pas si sûr !</p>
<p>Nous avons quelques exemples sous la main :</p>
<ul>
<li>Le &#8220;<strong>MIT Européen</strong>&#8221; (<a href="http://ec.europa.eu/education/policies/educ/eit/index_en.html">European Institute of Innovation and Technology</a>) est cours de création par l&#8217;Union Européenne est un groupe d&#8217;universités distribué sur plusieurs campus européen (Barcelone, etc). Elles sont regroupées transversalement en &#8220;Knowledge and Innovation Communities&#8221;&#8230; virtuels ! Difficile d&#8217;atteindre la taille critique avec cette approche dispersée. Donc, peu de chances de recréer une Silicon Valley ou quoi que ce soit d&#8217;approchant. Tout au plus va-t-on améliorer à la marge la recherche collaborative entre laboratoires européens.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image140.png"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="206" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image-thumb135.png" width="382" border="0"></a> </p>
<ul>
<li>Le concept des PRES (<strong>Pôles Régionaux d&#8217;Enseignement Supérieur</strong>), lancés en avril 2006, et qui sont en train d&#8217;être mis en oeuvre comme <a href="http://www.universud-paris.fr/">UniversSud Paris</a>, regroupant l&#8217;Université d&#8217;Orsay, l&#8217;ENS Cachan, Supelec, Centrale Paris et d&#8217;autres. En région parisienne, nous avons également <strong><a href="http://www.paristech.org/">Paristech</a></strong> qui regroupe uniquement des grandes écoles soucieuses de &#8220;rester entre elles&#8221; (Polytechnique, certaines de ses écoles d&#8217;application, l&#8217;ENSAM, Agro et Physique et Chimie Paris) et <a href="http://www.univ-paris-est.fr/">Paris Est Université</a> centré autour de Marne la Vallée. Ces structures virtuelles pourraient permettre d&#8217;atteindre une taille critique vue des classements internationaux et pour la communication (les travaux de recherche sont signés des PRES, par exemple &#8220;UniverSud Paris&#8221;). Ils sont aussi destinés à favoriser la collaboration entre établissements, notamment entre universités et grandes écoles. Mais ce n&#8217;est pas suffisant car l&#8217;absence de rapprochement physique et de synchronisation des offres d&#8217;enseignement limitent l&#8217;impact réel au niveau de la &#8220;cross-pollinisation&#8221;. Le <a href="http://media.education.gouv.fr/file/92/8/6928.pdf">rapport ci-dessous</a> qui date de septembre 2007 est toujours d&#8217;actualité presque un an après. Il montre la complexité et la lenteur des rapprochements entre établissements d&#8217;enseignement supérieur.</li>
</ul>
<p><a href="http://media.education.gouv.fr/file/92/8/6928.pdf"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="360" alt="Rapport PRES" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/rapport-pres.jpg" width="270" border="0"></a> </p>
<ul>
<li>Les <strong>pôles de compétitivité</strong>, lancés en 2005. Ils sont parfois articulés autour d&#8217;un centre universitaire, mais surtout autour de grandes entreprises. Ils sont trop monolithiques dans leur approche - exclusivement monothématique -, trop nombreux (71) et n&#8217;ont pas donné lieu à une véritable restructuration du territoire (grandes écoles, universités, etc). Et on soupoudre des subventions d&#8217;un &#8220;fond d&#8217;aide interministériel&#8221; sur des projets après appel d&#8217;offre plus ou moins semestriel (tout de même 830m€ sur 3 ans, <a href