Le gouvernement a lancé il y a quelques semaines une consultation sur l’Internet du futur. Celui-ci se présente sous la forme d’un long questionnaire sur l’état de la recherche et des liens entre recherche et entreprises dans le secteur de l’Internet. Avec une préoccupation forte sur les infrastructures. Il met comme d’habitude l’accent sur les aspects technologiques et R&D de la question. Pourtant, ce n’est pas la seule manière d’aborder ce genre de sujet. L’innovation dans n’importe quel secteur a besoin de technologies mais aussi d’un tas d’autres ingrédients : compréhension et anticipation des besoins du marché, packaging, marketing, vente, export, etc. Et parfois, la nécessité de bâtir une véritable stratégie industrielle.
Ca fait un peu réchauffé, mais voici un compte rendu de deux manifestations liées aux startups auxquelles j’ai participé il y a deux semaines. J’ai pu y croiser quelques startups intéressantes.
Journées XAnge (12 mai à Paris à L’Echangeur)
Organisées tous les ans par ce fond d’investissement en capital risque, les journées XAnge sont un bon moyen de prendre la température de ce milieu et de découvrir quelques startups intéressantes. Ce fond qui est une filiale commune de La Poste et des Galeries Lafayette semble bien géré avec un portefeuille de qualité de 25 investissements. Le plus notable en 2008 : 8 sorties pour des investissements réalisés entre 1999 et 2006.
En juillet 2008, j’avais eu l’occasion de faire un premier point sur les offres de netbooks émergentes du moment.
Depuis, le marché a littéralement explosé et les prévisions optimistes de ventes ont été dépassées : 11,2 millions d’unités selon Economic Daily News (EDN) qui prévoit 23 millions d’unités pour 2009. Les usages de ces netbooks sont variables : ordinateur de complément léger pour ses déplacements ou bien ordinateur principal à prix cassé pour certains utilisateurs (j’en ai renconté !).
Pour ma part, j’en suis au second netbook, et voici ma petite expérience personnelle avec deux modèles d’Asus, et trois systèmes d’exploitation différents. Et une conclusion en forme d’interrogation sur le positionnement des netbooks par rapport aux ebooks.
Dans “Relativisons”, paru en janvier 2009, j’avais publié un petit tableau et un graphique sur l’évolution du chiffre d’affaire Q4 2008 de grandes entreprises tous secteurs confondus dans le domaine du numérique.
Partant de là, j’ai persévéré dans la collecte de données sur le sujet. En complétant le tableau avec un plus grand nombre de sociétés cotées, tant dans le monde (USA, Japon, Taïwan, Europe) qu’en France. Et puis, récemment, en y intégrant les données Q1 2009 pour voir comment le secteur se porte et si il résiste bien ou pas à la crise économique du moment.
Sur Q4 2008 YoY (Year over year), cela donne cela (vous pouvez cliquer sur les images pour les visualiser en grand) :
Pour terminer ce compte-rendu en trois parties de Capital Week, passons en revue quelques une des startups qui “pitchaient” pour trouver des investisseurs.
Startups vues dans Capital Transfert
Capital Transfert était dédié aux projets issus de la recherche et le plus souvent en phase d’incubation. Il y avait trois tracks : un sur la santé, un sur le développement durable et un sur le numérique, auquel j’ai participé. Avec des présentations très rapides dans une petite salle de classe d’une quarantaine de participants, surtout des incubateurs comme Agoranov ou des pôles de développement régionaux. 6 minutes de pitches et quelques questions, puis hop, au suivant. Une occasion de découvrir des projets exotiques intéressants, le plus souvent dédiés à des marchés niches.
Je ne m’étais pas exprimé sur le sujet de la loi Création et Internet, dite HADOPI, du nom de la haute autorité que la loi va créer et qui contrôlera le respect de la propriété intellectuelle des contenus sur Internet. Un appel cette semaine de Rue89 et l’appel à l’aide de Daily Motion à NKM me poussent à creuser un peu le sujet et à m’exprimer dessus. Cela ne sera pas court, vous en avez l’habitude. Mais ce sujet ne se survole pas en quelques lignes !
Nous allons dans ce post examiner cette loi, voir ce qu’elle a de bon et de moins bon et comment elle pourrait être améliorée. Nous épiloguerons ensuite sur la position de NKM dans ce débat.
Nous traiterons dans cette partie de la visite de NKM au Japon de deux thèmes où ce pays est particulièrement en avance : les solutions de paiement sans contact et les applications de la RFID.
Paiement sans contact
Nous avons eu droit à deux réunions et visites liées au paiement sans contact : dans la distribution avec 7&i Holdings (dont la filiale IY Card Service gère la carte Nanaco) et dans le transport avec JR East, une compagnie de transport ferroviaire. Nous avons complété ces visites par une petite expérience pratique sur le terrain le jour de la visite à Akihabara.
L’un des objectifs du voyage de NKM était de comprendre le fonctionnement de la télévision sur mobile en Corée et dans une moindre mesure au Japon pour en tirer des leçons éventuellement applicables à la France, qui n’est pas très avancée dans ce domaine.
Nous avons donc eu l’occasion de rencontrer plusieurs spécialistes et sociétés du secteur :
Francisco Song (ci-dessous à gauche), un consultant du cabinet de conseil coréen Jitex spécialisé dans les télécoms qui nous a brossé un tableau général de la télévision mobile en Corée.
Je suis en ce moment au Japon à l’aube du second jour de visite dans la capitale du Soleil Levant, en compagnie d’une délégation menée par Nathalie Kosciusko-Morizet, notre Secrétaire d’Etat en charge de la prospective et de l’économie numérique.
Et honte à moi, je n’ai pas encore, bloggé sur le sujet. Il faut dire que l’agenda de ces journées est très chargé et que j’ai consacré le peu de temps disponible à trier les nombreuses photos que j’ai pu prendre.
Je prévois de vous raconter en détail mes impressions sur ce voyage à mon retour. Cela pourra étonner car certains - dont la Ministre - considèrent qu’un blog est fait pour raconter l’événement en temps réel. Ne faisant pas toujours les choses comme les autres, j’ai tendance à raconter en différé, avec le recul, et une vision plus transversale et documentée des événements.
La semaine dernière, Microsoft a marqué les esprits en annonçant son premier plan de licenciement économique de son histoire. 5000 licenciements étalés sur 18 mois, dont 1400 immédiats.
Ce post a pour objet d’analyser cette annonce et de la mettre en perspective du climat économique de l’ensemble du secteur IT.
Entre les lignes de l’annonce Microsoft
Sur le coup de l’annonce de Microsoft, je me suis dit que c’était bien peu et que cela relevait surtout d’un effet d’annonce. En effet, Microsoft reste très profitable et a généré un résultat net de $4,174B sur le quatrième trimestre civil de 2008. Certes, avec une croissance modeste de 1,6% de son chiffre d’affaire d’une année sur l’autre. Comme toutes les entreprises cotées, Microsoft fait tout de même le dos rond en annonçant des réductions de coûts et d’effectifs.
Petit post pour vous signaler que peu de temps après la parution du Rapport CES 2009, j’ai publié une trentaine de petites vidéos de ma visite du salon.
Vous les trouverez sur YouTube. Il y a un peu de tout : des extraits de conférences de presse (Netgear, Toshiba, Panasonic, Casio) correspondant au meilleur et au pire de ce genre d’événement, le laptop de MSI qui imite le Macbook Air, des interfaces gestuelles, quelques gadgets intéressants, des interfaces utilisateurs de set-top-boxes. Et un peu d’ambiance. Bien entendu, nombre de visiteurs du salon ont publié des vidéos du même genre, mais celles-ci complètent bien mon rapport.
A noter ce logiciel qui sert à déstresser (emWave) :
Une semaine exactement après mon retour de Las Vegas, voici la toute fraîche quatrième édition du “Rapport CES”. Avec une couverture de l’ensemble des catégories de produits présentés au CES. Des centaines de produits nouveaux. Des analyses en veux tu en voilà ! 192 pages ! C’est unique au monde ! C’est pour vous ! C’est en français ! Et c’est dispo, ici, oui oui !
Alors, pour l’obtenir, c’est facile. Vous pouvez récupérer le PDF du rapport sous deux formes : l’une, de 6,6 Mo qui est adaptée à une lecture sur écran, l’autre, de 18,6 Mo, avec des images dans une résolution permettant une impression.
Ca y est, le CES 2009 est terminé et il est temps de rentrer à Paris. Un tas de bloggeurs “temps réel” ont déjà du faire le tour des nouveautés du salon, une par une, en fonction de leurs centres d’intérêt. A mon tour de concocter mon rapport de visite. Cela prendra au moins une semaine car la masse d’informations à compiler, digérer et commenter est immense !
Que retenir de ce salon ?
Quelques grandes tendances
On voit beaucoup de choses dans un salon de 2700 exposants dont la surface équivaut à peu près à deux fois tout le Parc des Expositions de la Porte de Versailles ! Certaines macro-tendances se dégagent toutefois :
Aller, avant la route pour Las Vegas, un petit circuit obligatoire quoiqu’un peu tardif dans l’exercice traditionnel des prévisions qui m’amuse beaucoup (à lire plus qu’à faire).
Prédictions sur 2008
Commençons par ces prévisions que j’avais faites ironiquement l’année dernière. Des prédictions “évidentes” mais le palmarès n’est finalement pas si extraordinaire que cela…
Iliad (Free) va fusionner avec un opérateur mobile : fait, mais avec un autre opérateur du fixe avec Alice. Et se débat avec cette fameuse “quatrième licence” qu’il n’arrive pas à obtenir. Si au moins Free avait la bonne idée de conserver d’Alice son égérie publicitaire, Vanessa Hessler. Cela changerait de leur communication décidément trop “geek” !
J’étais 100% offline pendant LeWeb 2008. Mon laptop à la maison, mon smartphone au vestiaire, pas de Twitter (que je n’utilise pas…). Mais je couvrais l’événement comme photographe amateur, invité par l’équipe organisatrice et par le truchement de Jean-Marie Hulot de Fotonauts.
Pendant ce temps, la moitié de l’audience de la conférence LeWeb 2008 twiterisait en direct sur ses laptops et mobiles. J’avais l’impression d’être dans un monde parallèle, sorte de conférence des utilisateurs de Twitter. Cet outil est un véritable phénomène et surtout une addiction qui pousse à tout faire en temps réel. Le royaume de l’instantané où le futile se mêle à l’utile. Twitter permettait de suivre en temps réel les avis sur la conférence, ses déboires que nous verrons et l’envoi de pointeurs divers. Sur les tables et dans les rangs, il y avait aussi beaucoup de Macs, quelques netbooks, quelques PC sous Linux, et aussi pas mal de participants en train d’écouter et surpris en train de coder une page web en PHP ou du code Java.
Début novembre, Canal+ lançait le Cube, sa troisième génération de set-top-box enregistreuse après le Pilotime (lancé en 2002) et le Dual-S (lancé en 2007 et extensible par disque dur depuis début 2008).
Et je viens de la mettre en route chez moi, occasion de vous décrire l’expérience utilisateur et quelques unes de ses origines ou implications industrielles.
En gros, c’est pas mal, mais pour plusieurs nouveautés fonctionnelles, on gagne en prime plusieurs limitations agaçantes comme une télécommande impraticable et une interface utilisateur lourde et complexe.
En septembre dernier, j’avais publié une série de sept articles sur l’écosystème des logiciels photos. Plusieurs lecteurs avaient émis le souhait d’en disposer sous forme compilée en PDF comme cela m’arrive de le faire pour de telles séries d’articles.
Deux mois plus tard, voici la compilation attendue ! Avec une mise à jour des informations pour les logiciels et services pour lesquels j’ai pu détecter des évolutions. Peut-être un peu tard pour ceux, j’en connais, qui ont déjà réalisé eux-même cette compilation, mais à temps pour ceux d’entre vous qui découvrent ce blog où se plongent maintenant dans ce vaste sujet.
J’ai récemment fait un petit tour au Salon de la Photo porte de Versailles, occasion de voir de près quelques nouveautés déjà largement commentées par la presse spécialisée. Et aussi, comme d’habitude, d’observer quelques objets de l’extrême dans ce secteur d’activité.
Appareils
En bon visiteur d’un tel salon, j’avais sous la main à la fois mon réflex, mais surtout une carte Compact Flash et une carte SD, prêtes à être glissées dans les appareils pour effectuer quelques tests. Bien mal m’en a pris car ça va bien trop vite et on n’a pas le temps de faire des tests sérieux pour jauger les appareils. J’ai surtout testé les possibilités des nouveaux capteurs en poussant loin la sensibilité. Mais, bon, ce n’est pas très concluant. Pour être sérieux, il faudrait avoir tous les appareils sous la main et dans les mêmes conditions !
Une chose est à peu près certaine, vous allez “bouffer” du Obama dans les jours, semaines, mois et années qui viennent ! Son élection fort probable mardi prochain va secouer, fort positivement, l’ensemble de la planète et pas seulement les USA. Obama est en train de devenir une icone et un mythe vivant. Nous n’avons jamais eu d’élection présidentielle américaine si porteuse de symboles, notamment sur le fameux “rêve américain”. Martin Luther King croirait effectivement rêver s’il vivait ces événements ! Les médias vont donc nous saturer d’émissions, documentaires, débats et autres news sur l’élection et la prise de fonction de Barack Obama. Et des débats induits comme cette recherche d’un “Obama français” qui divise déjà les politologues.
J’ai fait cette semaine un petit tour au SIEL-SATIS, le salon professionnel de l’audio-visuel. J’y vais assez régulièrement pour suivre l’actualité des équipements professionnels dans l’éclairage, la vidéo, le montage, la post-production, les effets spéciaux, la prise de son et le mixage. C’est un bon endroit où l’on peut se documenter (en papier…) sur les technologies et standards de ces environnements professionnels. Un panorama intéressant car les glissements technologiques du monde professionnel vers le grand public sont incessants. J’y découvre régulièrement des innovations intéressantes mais qui existent parfois depuis plusieurs années !
Comme au CES de Las Vegas, je m’intéresse toujours un peu aux produits “extrêmes” dans leur catégorie. Alors, trève de blabala, c’est parti pour le reportage photo…
Nous allons couvrir ici les solutions de réseaux sociaux, les jeux qui en sont finalement devenus une forme particulière, et la mobilité dans laquelle les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus grand.
Je rappelle qu’il s’agit ici de faire le point sur l’ensemble des startups présentes à TechCrunch 50 et DemoFall en septembre 2008. Cet article est le cinquième d’une série de sept articles sur les “foires aux startups”.
Réseaux sociaux
La vague de création des startups de réseaux sociaux n’est pas encore terminée. Mais elle devrait logiquement se calmer. Il n’en reste pas moins que pas mal de réseaux spécialisés se créent encore. Avec une combinaison de segments utilisateurs (tranches d’âge, métier), de moyens de communication (fixes, mobiles) et de thématiques. On touille tout ça, et cela fait une startup. Nombre de ces sites ont un trafic nul alors qu’ils existent parfois depuis plusieurs mois.
Le contenu est-il roi ? Oui si l’on en juge par le nombre de startups présentes à TechCrunch 50 et DemoFall ! Que ce soit pour le créer, le partager, l’agréger ou le rechercher. Mais imaginons un peu l’enfer de son poste de travail en installant tous ces outils !
Le texte, la musique, les photo et les vidéo sont des médias à part entière et gérés comme tels, mais aussi des objets destinés à être partagés dans les réseaux sociaux. La commoditisation des contenus brouille le marché en multipliant ainsi les sites web où l’on peut gérer ces différents médias. Cela reste tout de même un secteur où les innovations d’usage sont encore fréquentes. Elles sont le plus souvent destinées à être intégrées dans les sites leaders du marché (réseaux sociaux, moteurs de recherche, etc).
Je ne vais pas vous laisser en plan après avoir évoqué les conditions de l’organisation des “foires aux startups” aux USA et en France sans analyser de près les projets présentés à TechCrunch 50 et DemoFall. Plutôt que de les prendre un par un comme l’ont fait de nombreux bloggeurs couvrant ces deux événements, j’ai préféré les trier par catégorie et voir ce qui pouvait s’y passer avec une vue d’ensemble, que je vais partager avec vous.
Commençons d’abord par quelques observations générales :
Après avoir couvert les deux grands événements américains que sont TechCrunch 50 et Demo, faisons un petit tour en France.
Les événements n’y manquent pas pour permettre aux startups de présenter leurs projets à des investisseurs potentiels. Il y a un peu de tout, de quelques grandes messes à des réunions en petit comité pour business angels. Et dans le pays du million d’associations 1901, les initiatives ne manquent pas. Il y a presque trop d’initiatives, trop fragmentées, d’où un phénomène de déperdition et un impact moins fort, au moins médiatiquement, que les événements équivalents aux USA.
Les principales “foires aux startups”
J’en loupe probablement quelques uns, mais en voici une petite liste :
La semaine dernière avaient lieu aux USA deux événements majeurs et concurrents où des startups triées sur le volet présentaient leurs projets devant des investisseurs potentiels et les médias : TechCrunch50 (San Francisco) et DemoFall 2008 (Palm Desert, entre Los Angeles et Phoenix). Ils ont donné lieu à quelque polémiques entre les deux organisateurs, alimentées de surcroît par quelques bloggeurs dont le très impertinent si ce n’est parfois franchement hilarant The Drama Show 2.0 que j’ai découvert à l’occasion.
Je vais ici rappeler les termes de cette polémique et comment ces événements pourraient s’améliorer. Dans un post suivant, nous verrons si cette polémique aurait lieu d’exister en France et comment se passent les “foires aux startups” chez nous.
Nous allons terminer cette longue série d’articles en faisant un état rapide de la recherche et en concluant avec les tendances du marché et en revenant sur les modèles économiques de ce secteur.
Le rôle de la recherche
Le traitement numérique de la photographie fait partie d’un champs de la recherche particulièrement vaste : la “computational photography” (voir ce papier qui en explique bien la portée et les différentes catégories). Il donne lieu à différents travaux visant à améliorer les photos, à les combiner entre elles et à les organiser et à les rechercher. Les travaux proviennent de tous les continents, mais surtout des USA et de l’Asie. L’Europe est plus fragmentée et moins visible.
Dans ce sixième post, nous allons nous pencher sur les moteurs de recherche et leurs évolutions. Avec quelques startups aux solutions très intéressantes même si leur usage est à priori bien moins courant que la recherche classique. Et une foire d’empoigne avec évidemment, énormément de redondances entre les offres disponibles.
On voit apparaitre des moteurs de recherche d’image divers et variés depuis quelques années. Certains vont au delà des grands moteurs tels que Google Image. A terme, ils y seront probablement intégrés. Mais certaines fonctionnalités pourraient bien voir le jour dans votre PC et votre logiciel de gestion de photo. Ne serait-il pas intéressant par exemple de pouvoir retrouver tous les portraits d’une même personne à partir de l’un d’entre eux ? Pas sur le web, mais sur votre ordinateur ! Il y a bien ILovePhotos qui vous le propose plus ou moins, mais seulement sur Macintosh !
Nous allons dans cette partie traiter de la sauvegarde et de la publication de vos photos. En commançant par la publication via des services en ligne classiques, de la publication avec des logiciels serveur de gestion de galeries photos, puis en traitant de la question des sauvegardes locales.
Services de stockage et de partage en ligne
Le partage de photos en ligne est devenu une fonction de commodité intégrée dans un tas de sites. Elle est soit assurée par des sites dont c’est la fonction première, et avec une composante “réseau social” forte ou pas (Flickr, Photobucket qui est numéro un aux USA, etc), soit par des sites dont c’est une fonction périphérique tels que les sites de tirage papier (Photobox, etc) ou les réseaux sociaux (Facebook, réseaux sociaux familiaux). On préfèrera les uns ou les autres selon le périmètre de la diffusion des photos : tous publics, environnement familial, d’amis ou professionnel.
Nous allons ici couvrir les logiciels d’édition en ligne.
Il s’agit de sites web qui permettent d’éditer des photos sans télécharger de logiciel sur le poste de travail. Il y a deux types de services de modification en ligne : l’édition et la retouche classique en concurrence directe avec les logiciels clients, et des logiciels de traitement spécialisés comme pour la vectorisation qui n’ont pas forcément de bons concurrents dans les logiciels clients. Ces éditeurs sont généralement écrits soit en Java soit en ActionScript pour le player Flash.
Ce troisième post est dédié aux logiciels d’organisation de vos photos. Ils sont souvent la plaque-tournante à partir de laquelle vous allez déclenchez tous les traitements de vos photos. Ils pourront vous proposer des fonctions de retouche mais vous pourrez appeler votre logiciel de retouche photo préféré si cela ne suffit pas.
On attend de ces logiciels la capacité de naviguer facilement dans ses répertoires, de prévisualiser ses photos rapidement, de les trier (effacement, déplacement, classement), les tagger, les nommer, les convertir, les sauvegarder, les rechercher, les visualiser sous forme de diaporama et les transférer sur des services web de partage de photos. Et éventuellement les modifier rapidement (luminosité, contraste, balance des blancs, recadrage) si ce n’est les retoucher. Le tout avec le support des formats courants, dont le RAW des appareils réflex pour ceux que cela concerne.
Nous traitons ici de la catégorie la plus traditionnelle des logiciels photo : ceux qui permettent la modification et la retouche des photos, mais aussi leur décodage et leur encodage de et vers différents formats (RAW, JPEG, TIFF, etc).
Les logiciels de retouche photo intègrent parfois des fonctions d’organisation des photos. Mais le centre de gravité des logiciels est situé d’un côté ou de l’autre. Nous nous focaliserons ici sur les logiciels dont le centre de gravité est la retouche des photos. Le post suivant traitera des logiciels focalisés sur l’organisation et le tri des photos. Il est probable que la tendance à l’intégration des deux fonctionnalités va s’accentuer comme le montrent Picasa de Google et Lightroom d’Adobe. Elle est très souhaitable, surtout dans la mesure où la retouche des photos est de plus en plus intelligente si ce n’est automatique, ou encore, réalisée directement dans les appareils photo eux-mêmes, tandis que le tri et l’organisation des photos reste une tâche faiblement automatisable.
Le monde des logiciels pour la photographie est en pleine effervescence. Il accompagne la migration presque totale du marché aux appareils photos numériques, entamée il y a plus de dix ans. Une migration qui a eu comme conséquence d’élargir le marché de la photographie, d’augmenter le nombre d’utilisateurs d’appareils réflex, et aussi d’augmenter de façon prodigieuse le nombre de photos prises et gérées par les consommateurs.
J’ai eu l’occasion de croiser récemment quelques équipes de startups françaises dans ce domaine comme Fotonauts et Oloneo, sachant que d’autres comme DXO Labs et Photomatix occupent déjà bien le marché. Ceci m’a donné l’envie de les mettre en valeur et de faire au passage une revue d’horizon de quelques tendances de ce marché. Ce que je vais intégrer dans une série d’une demi-douzaine de posts qui démarrent ici même.
En 2004, j’avais profité de la réception TV satellite (CanalSat) et de l’Internet (à l’époque, Wanadoo en 512 Kb/s…) pour regarder en direct ou en différé un grand nombre des discours des Conventions Démocrate et Républicaines. Une occasion de découvrir les talents de speakers des politiciens américains, dont les journaux télévisés français nous distillent que quelques secondes en pareilles occasions. Et j’étais émerveillé de cette possibilité de vivre ainsi à distance un événement politique d’importance.
J’ai eu l’occasion de coordonner la création d’un dossier spécial pour le numéro de juillet/août 2008 de “Centraliens”, la revue des anciens élèves de l’école centrale, dédié à ce sujet.
C’est un dossier permettant un survol de cette thématique assez large, pas un pensum académique exhaustif ! Avec l’accord de la revue, il vous est ici proposé au format PDF et en deux parties :
Le corps du dossier avec des articles couvrant les TICs dans les médias (Laurent Mauriac de Rue89), la politique (Bertrand Scache), l’enseignement (Alexandre Otparlic), le management (Richard Menneveux de Moovement), le développement durable (Patricia Ravet), les réseaux sociaux (Raphaël Labbé de U-Lik), les mondes virtuels (Yohan Launay, de Concept Sl). Complété par un laius de ma part sur la culture de l’innovation, reprenant des thèses que vous avez déjà pu lire dans ce blog.
J’ai été invité par Alban Peltier, le fondateur du site de “social shopping” Looneo à une soirée de découverte de cette nouvelle catégorie de PC : les netbooks. Etaient présents trois fournisseurs : Asus, Acer et MSI.
C’était une bonne occasion de voir de près comment ces produits évoluaient. Et ça bouge très vite ! La vague des netbooks a été lancée par Asus fin 2007 avec le EEE 700 complété par le modèle 900 en juin 2008 (avec un écran plus grand, de 8,9 pouces au lieu de 7 pouces). Ce sont des ultra-portables pas chers (aux alentours de 300€ à 500€ selon les modèles), très mobiles (aux alentours de 1 Kg), et configurés plus légèrement que les laptops, mais suffisants pour un tas d’usages.
Après le lancement, le retour et les suites des Assises du Numérique, voici venu le temps des pro-po-si-tions ! Et pour vous, de contribuer à les améliorer.
Pourquoi donc ?
Comme je l’avais évoqué avant, pendant et après la journée du 29 mai dernier, on pouvait constater la faible mobilisation autour de l’économie de l’innovation du numérique, et en particulier des startups et de l’entrepreneuriat. On ne trouve à ce sujet que quelques propositions dans les 27 pistes proposées le 29 mai dernier par le Cabinet d’Eric Besson. Or, placer la France dans les grands pays du numérique requiert une bien plus grande ambition, notamment sur l’entrepreneuriat dans les TICs.
Je m’étais penché sur la question et ce mystère de l’innovation en 2006 : pourquoi donc les appareils photos numériques n’intègrent-t-ils pas un GPS alors que le composant qui assure cette fonction est maintenant une commodité à moins de $1 pièce ? Et surtout dans la mesure où la fonction de géolocation et les services associés sont maintenant légion dans un tas d’appareils mobiles.
Deux ans, c’est long.
Et bien, Altek, un fabricant Taïwanais a enfin lancé la course en avril dernier (il y a environ 3 semaines et j’avais loupé la chose…) en annoncant la sortie d’un appareil compact de 8 mpixels intégrant un GPS. Il est doté par ailleurs d’un écran de 3 pouces.
Il semblerait que l’appareil dispose même de cartes géographiques pour présenter l’endroit où sont prises les photos, sans même attendre de les charger dans son ordinateur. Il intègre en fait les fonctionnalités cartographiques d’un GPS type Tom-Tom, et pas simplement l’enregistrement des coordonnées géographiques dans les tags EXIF des photos. Bien entendu, on peut ensuite intégrer les photos récupérées dans les divers systèmes de cartographie qui pullulent sur Internet à commencer par Google Earth.
En plus de tout cela, l’écran tactile reconnait l’écriture anglaise ou chinoise !
C’est une véritable avancée pour les utilisateurs, notamment les touristes qui passent de ville en ville et ne savent plus trop où ils ont pris leurs différentes photos ! L’appareil serait disponible sur le second trimestre 2008, et le sera probablement sous d’autres marques et carrosseries.
Qui est donc ce Altek ? C’est une boite de 550 personnes complétée d’une usine en Chine de 4000 personnes, qui fait environ 400m€ de chiffre d’affaire annuel. Ils fabriquent des appareils photos numériques compacts en marque blanche (en “ODM” : original device manufacturer) pour plein de marques. Le constructeur se targue d’être le seul à Taïwan capable de conçevoir ses propres ASIC et ses propres logiciels !
Cette innovation était attendue et il est proprement incroyable de voir qu’elle n’a pas été intégrée en premier dans les appareils réflex des grandes marques (Canon, Nikon et les autres). Au train où cela va, si cela se trouve, ces appareils seront les derniers servis par cette fonctionnalité !
Prochaine étape ?
Une idée : intégrer la fonction 3G et/ou wifi dans les appareils équipés de GPS et créer le bouton “push to publish” pour ajouter instantanément la photo qui vient d’être prise dans votre site web de cartographie préféré ! Avec ce genre de système, la cartographie photographique réaliste de tous les lieux touristiques et des villes bénéficiera d’un véritable bond en avant… Cela existe peut-être déjà sur certains mobiles, mais la qualité de leurs capteurs photographiques et surtout de leur optique n’est pas toujours forcément à la hauteur.
Suite à quelques demandes, voici un petit service qui simplifiera la vie à ceux qui souhaiteraient disposer d’une version imprimée en couleur et reliée du Rapport CES 2008. Vous pouvez maintenant la commander sur le site Lulu.com pour la modique somme de 60€.
Merci au passage à Benoît Felten qui m’a signalé l’existence de ce service. Benoît est analyste chez Yankee Group et passionné de fibre optique. Son blog personnel (fiberevolution) est focalisé sur ce thème.
Pour la petite histoire Lulu.com est un service en ligne basé aux USA créé par Robert Young, l’un des fondateurs de RedHat.
La rédaction de mon rapport de visite sur le Consumer Electronics Show de Las Vegas, qui s’est terminé il y a deux semaines à Las Vegas, est enfin achevée! Voici donc “hot off the press” ce nouveau rapport qui j’espère vous fera découvrir quelques tendances intéressantes.
Dans les nouveautés cette année, nous avons une nouvelle couverture plus colorée. Et un peu de contenu tout de même, à vous de juger! :).
Le CES 2008 s’est terminé hier. Après quatre jours de visite au pas de charge dans sept halls gigantesques, plus une journée de conférences de presse et quelques keynotes, il est temps de partager quelques impressions. Avant que je me lance dans la rédaction de mon rapport complet de visite qui devrait paraître sur ce blog d’ici une dizaine de jours environ.
Olivier Ezratty: Cette garantie Oséo ne concerne pas que les startups mais les PME en général. Donc, quel rapport avec Bing… ? Ce d’autant plus que Microsoft n’a pas à rougir d’IBM pour ses relations avec les... Fabien: Microsoft devrait suivre l’initiative d’IBM qui vient de monter un partenariat avec OSEO pour le financement des startups http://www.lentreprise.com/3/4 /2/ibm-accede-aux-garanties-de -credits-d-oseo_20581.html Olivier Ezratty: @Laurent Patenotre : je ne saisis pas bien le lien entre l’offre (unlocking de droits d’accès via un mobile) et les problèmes de l’IPTV que tu listes au début de ton commentaire. Christophe Lauer [MS]: @JulienElie L’opé marketing de “Chasse au Trésor” avec Bing est une initiative locale de la filiale Australienne. Voilà, ceci juste pour relativiser l’importance à donner à ce jeu... Olivier Ezratty: @jmplanche & les autres : la valeur de l’idée est un vrai sujet en France. Je suis de ceux qui effectivement relativisent la valeur de l’idée dans les projets. En faisant allusion à... macha: Je crois que Frédéric Iselin d’HEC Start Up (qui accompagne les lauréats du concours) a écrit une thèse la dessus “Proposition de valeur et positionnement prix. La place de la valeur client dans le pricing...