Dans “Macro-économie de la crise dans le numérique” paru en mai 2009 sur ce blog, j’avais réalisé une petite analyse chiffrée de l’évolution du chiffre d’affaire de quelques grandes entreprises du secteur des loisirs numériques. Une centaine en tout.
Je m’étais dit à l’époque que le dernier trimestre de 2009 serait éloquent d’une reprise ou non de l’activité et d’une sortie de crise. Il fallait donc attendre janvier/février pour obtenir la publication des entreprises cotées du secteur. Publications qui sont maintenant quasiment terminées pour 2009. Il serait intéressant également d’analyser en vue d’hélicoptère la résilience à la crise des acteurs du secteur, et par secteur d’activité.
J’ai découvert, Z2 Innovation, une petite startup originale lors d’un Comité de Sélection de Scientipôle Initiative.
Créée par Yves Colombe, un mathématicien spécialiste des méthodologies de développement de circuits intégrés ASIC, et dirigée par Philippe Dutron, ancien de la filiale européenne d’Artisan (acquis par l’anglais ARM en 2004), elle propose une solution logicielle d’optimisation par les mathématiques des performances du silicium pour le calcul intense. Vous aviez peut-être vu que dans mes rapports sur le CES de Las Vegas, je couvre aussi les processeurs divers que l’on trouve dans l’électronique grand public. Occasion m’est donnée ici de poursuivre ma découverte de ce domaine fascinant et méconnu.
Le Mobile World Congress bat son plein à Barcelone cette semaine. Il est rythmé par de nombreuses annonces. Nous avons eu déjà eu droit notamment à celle de nouveaux smartphone Samsung sous le système d’exploitation propriétaire Bada, à de nouveaux smartphones chez Sony Ericsson, à l’annonce de MeeGo, un autre Linux pour mobile issu d’un croisement Nokia et Intel, et à une initiative de création d’application store mobile par 15 opérateurs télécom mobile (dont AT&T, Sprint, Verizon, T-Mobile, Vodafone, Orange, NTT Docomo, Softbank, China Mobile, Telecom Italia et Telefonica) et constructeurs (dont Samsung, LG et Sony Ericsson).
On peut changer le système d’exploitation de son micro-ordinateur, PC ou Macintosh, on peut jailbreaker son iPhone, et ces systèmes évoluent régulièrement à force de mises à jour et autres services packs. On peut aussi y installer toutes les applications de son choix.
Mais pour la plupart des autres appareils de l’électronique de loisirs, on en est réduits à utiliser le logiciel qui y est intégré, le plus souvent sous la forme de “firmware”, un logiciel inscrit dans une mémoire réinscriptible. Pas d’installation possible d’applications ! Et juste quelques rares mises à jour de firmware au gré de la volonté du fabricant. Quel qu’il soit, et notamment chez les leaders que sont Canon et Nikon. Pour le numéro trois du marché, Sony, il semble que les mises à jour du firmware soient encore plus rares pour les reflex de la série Alpha. Or le décalage est de plus en plus grand entre les capacités techniques de ces matériels, la diversité de leurs usages et leur évolutivité permise par les fabricants.
Après des dizaines de kilomètres d’allées arpentées dans le salon et à Las Vegas, plusieurs semaines de travail, des centaines de sites web visités et l’interminable attente de l’annonce de l’iPad d’Apple, voici les 204 pages et 539 illustrations du tout frais Rapport 2010 du Consumer Electronics Show de Las Vegas, cinquième du genre ! Et c’est gratuit pour vos yeux curieux !
Comme d’habitude, le rapport est téléchargeable en PDF et sous deux formes : l’une, de 6,9 Mo qui est adaptée à une lecture sur écran, l’autre, de 20,8 Mo, avec des images dans une résolution permettant une impression de bonne qualité.
Le Consumer Electronics Show 2010 s’est terminé hier, dimanche 10 janvier 2010. De retour sur Paris après 10 jours aux USA comprenant quelques jours à New York, il est temps pour moi de m’attaquer à la création du rapport de visite de ce salon. Rapport attendu par ceux d’entre vous qui ont eu l’occasion de profiter des éditions précédentes depuis 2006.
Alors quoi de neuf docteur ? A boire et à manger ! L’analyse d’un tel salon est multidimensionnelle.
Bien entendu, on y voyait de la TV en relief et connectée à Internet, des ebooks, des netbooks, de nouvelles interfaces utilisateurs, des produits connectés dans tous les sens, des applications triple-écran faisant le pont entre les mobiles, les micro-ordinateurs et l’écran de télévision.
Mardi 5 janvier à Las Vegas, la société française Parrot annonçait un jouet étonnant résultat de plusieurs années d’ingeniering et parfaitement dans l’air du temps : l’AR Drone.
Au moment où j’écris ces lignes, la presse mondiale en ligne a du déjà décrire le biniou. J’avais eu le privilège de profiter d’une démonstration de l’hélicoptère début décembre 2009 pendant la visite de Parrot à Paris avec les Travelling Geeks. Mais nous étions sous embargo jusqu’à hier.
Je vais terminer cette année comme les précédentes en évoquant les prédictions des uns et des autres sur 2010. Avant tout dans quelques pans des industries numériques.
L’exercice des prédictions est un classique d’experts pour valoriser leur infinie connaissance des marchés, des aspirations des utilisateurs et des hasards de la vie. Et il y en a un paquet ! La requête "2010 predictions" dans Google renvoie plus d’un million de résultats (sachant néanmoins que le moteur de recherche ne permet d’en récupérer que les 1000 premiers; sauf à affiner ensuite sa requête). Le nouvel exercice consiste à faire le point sur ses prédictions passées, comme chez John Battelle.
Since 2006, I’m playing the photoreporter role at Leweb, on top of blogging and networking.
This year, I took with me my two Canon reflex cameras (DSLR) with a wide angle lense and a zoom lense. Every year, I learn the way to improve my shootings. This year, I got very nice results with using a mix of high ISO sensors (5D II), wide apperture lenses (2.8), fast speed (1/400s) and with caring about good focusing. My pictures are not retouched at all beyond basic RAW files processing using Adobe Lightroom, with some color balance and lighting adjustments. Despite the gear, I’m NOT a professional photographer. It’s just a hobby!
This is the last part of my report of the Traveling Geeks tour in Paris before Leweb.
We met with Orange to have a glimpse of all the solutions they provide to their consumer customers: IPTV, mobile solutions, web solutions, tablets, etc. It took place in the Orange Lab situated at Chatillon, in the southern Paris suburb.
We were quite well welcomed by marketing, communication and product folks in their showroom, including Stéphanie Hospital (Marketing and Bizdev VP in the Audience and Advertizing Division, in between the geekettes below) and Eric Barilland (Electronic Medias Directors).
We are near the end of my report of the Traveling Geeks in Paris before Leweb. One startup and one mid-sized company.
Cedexis @ Club Melcion
We met Julien Coulon, the founder of Cedexis, a former business developer at Akamai.
The company provides a Content Delivery Networks optimizing service, identifying the ones with the best performance to optimize the traffic and quality of service of your web site. It provides both analytic tools to identify the best services and provide reports to both web sites and CDN services, and an automatic switching engine to select the right ones at each and every moment. CDN performance can always change and is not predictable, thus the need for a real time optimization solution.
The Traveling Geeks visited one of the five incubators from Paris Development, a joint venture between the City of Paris and the Paris Chamber of Commerce.
Paris Development has been in place for 10 years and has two goals: have foreign companies settle in Paris and help local startups. All in all, they incubate 100 startups representing 600 folks. 200 work in the “rue des Haies” incubator we visited, one that is dedicated to digital medias. But the presenting startups came from all the incubators from Paris. Incubated companies pay for staying in the incubator, although it’s quite modest in comparison with normal commercial offices price. And it includes all services (network, phone, welcome desk, etc). They have a long waiting list of startups and welcome only 7% to 8% of the candidates. Companies stay in the incubator for a maximum 4 years.
This second part of my report from the Traveling Geeks tour in Paris is focused on the companies we visited during the first two days, Monday 7th and Tuesday 8th of December 2009. With startups with short presentations, startups with long meetings, then larger companies (Orange, Parrot).
I’ll start here with the startups we met at La Cantine. I realize I’ll need more posts for the rest of this two days visits.
We met companies at La Cantine (@lacantine) which were pre-selected by Cap Digital (@Cap_Digital), a Paris area Digital Media cluster. France created clusters back in 2005 against a model that works more or less in many European countries. There’s always a willingness to recreate some of the magic that exists in the Silicon Valley. But everybody knows that the alchemy of the Valley is way more complex and dates back from a while (creation of Stanford University, the history of the chip makers, etc).
L’actualité du secteur de la télévision numérique est régulièrement rythmée par les annonces des opérateurs comme Orange, SFR, Numéricâble ou Bouygues Télécom, tout comme des chaînes de télévision qui ont maintenant toutes leur offre de “catch up TV”.
Chacun y va de son mieux pour faire avancer le secteur. On voit notamment progresser à petits pas l’hybridation de l’expérience télévisuelle, mélangeant programmes diffusés en “broadcast” (direct), et enrichissement par des contenus provenant d’Internet.
J’ai asssisté les 9 et 10 novembre 2009 à la conférence “Future TV” organisée par le cabinet de conseil Items International et sponsorisée par différentes organisations telles que la DRIRE Ile de France ainsi que les pôles de compétitivité CapDigital et Images et Réseaux. Elle avait lieu à l’Espace Pierre Cardin à Paris.
La télévision du futur est un de mes grands sujets d’intérêt. Vous aviez pu le constater avec la publication de mon livre blanc sur les Opportunités de la télévision numérique publié en juin 2009.
L’agenda de cette conférence n’était pas à proprement parler alléchant, mais cela m’intéressait de voir comment le sujet était abordé par les protagonistes invités. Il y avait au programme les tables rondes suivantes, certaines ayant lieu en simultané :
Nous allons conclure cette visite dans le monde des professionnels de l’audiovisuel et du spectacle au SIEL-SATIS avec l’impact du tactile dans les interfaces utilisateur, la radio numérique terrestre, et quelques gadgets. Ce post fait suite à deux autres qui étaient focalisés sur le tournage vidéo et sur l’éclairage LED.
Tables de mixage tactiles
Les tables de mixage sont presque toutes numériques maintenant. A savoir qu’elles prennent en entrée des sources aussi bien analogiques que numériques, et génèrent en sortie un signal numérique échantillonné, prêt à être enregistré sur support numérique. Souvent, des disques durs.
On trouve encore des tables de mixage analogiques traditionnelles (ci-dessous) pour satisfaire les exigences de professionnels rebutés pour une raison ou une autre par le numérique.
J’avais été frappé l’année dernière de constater à quel point l’éclairage à LED avait envahi le secteur de l’événementiel. Bien en avance de phase par rapport au grand public dont l’équipement évolue doucement, et encore est-il forcé par la disparition progressive de la commercialisation des ampoules électriques à filament classiques. A commencer par celles de 100W qui, malheureusement, n’ont pas encore d’équivalent courant à base de LED…
Je suis allé faire mon petit tour annuel au SIET-SATIS le 21 octobre 2009. Il couvre l’équipement audiovisuel professionnel pour l’événementiel et la production. Notamment, tout ce qui sert à créer des contenus dont nous allons ensuite profiter au cinéma, à la télévision, sur nos ordinateurs et nos écrans haute définition. En amont d’une chaine de valeur assez immatérielle, nous avons ici du bon gros matériel de pros. La capture de l’image, l’éclairage et tous les outils de montage tant du son que de la vidéo constituent un champ intéressant d’investigation.
Voici la dernière partie de ce tour d’horizon du Salon de la Photo 2009 qui se tenait à la Porte de Versailles en octobre 2009, après les appareils et les accessoires.
A part Adobe, peu ou pas de logiciels
Cela rappelle le CES de Las Vegas qui couvre surtout le matériel grand public et très peu le logiciel et encore moins les services Internet. Il est peut être devenu difficile de se payer un stand lorsque l’on vend un bout de logiciel et en temps de vaches maigres.
Comme pour tout domaine technologique, les accessoires représentent un gros business dans la photographie numérique. Accessoires n’est peut-être pas le bon terme d’ailleurs.
Il y a bien entendu les sac photos, que je ne couvre pas ici, les fixations (pieds, tripods, etc), mais surtout l’éclairage (flashes, flashes de studio, façonnage de la lumière) et toute la chaine de traitement numérique de la photo.
Pour fixer son appareil
Les trépieds et autres accessoires pour fixer et tenir son appareil photo (ou caméra) sont souvent le second ou le troisième accessoire que l’on achète après s’être équipé, hormis pour le cas des compacts.
Comme chaque année depuis quelques temps, je suis passé faire un tour au Salon de la Photo à la Porte de Versailles. Lisant régulièrement la presse spécialisée de ce secteur, je me dis toujours que je ne vais rien y découvrir de particulier. Et pourtant, on peut y déceler quelques tendances intéressantes, et tout de même tomber sur quelques produits jamais rencontrés.
C’était un vendredi après-midi et il y avait du monde dans ce salon. Des armées de passionnés équipés de réflex, des amateurs aux professionnels. Peut-être venaient-ils tous photographier la charmeuse de serpent du stand de Panasonic (et pas que de serpent), bien plus photographiée que certaines natures mortes sur d’autres stands. En tout cas, avec 60000 visiteurs de prévus, ce salon l’un des plus grands salons “numériques” en France, si ce n’est le plus grand depuis que l’Apple Expo a disparu du radar.
Nous allons terminer ici ce tour d’horizon des startups de la rentrée en trois parties avec la mobilité, les moteurs de recherche, les médias et la santé, des hommes aux animaux de compagnie !
Mobilité
La plupart des solutions présentées sur DemoFall et Techcrunch ont une composante mobile. Mais certaines applications sont spécifiquement produites pour les mobiles, et notamment pour les conducteurs automobiles. La recherche des modèles de mobile commerce se poursuit également avec plus ou moins de bonheur. Certaines sociétés sont plus soucieuses d’identifier ce modèle miracle que d’apporter un service réellement utile, mais il n’y en avait pas trop cette fois-ci.
Passons aux priorités suivantes listées par NKM pour le grand emprunt et le numérique… et dans un domaine que je connais un petit peu !
Investir dans le logiciel
Là aussi, deux interventions sortaient du lot dans le débat, assez bien animé par Hervé Novelli, secrétaire d’Etat en charge d’un tas de choses dont les PME :
La seule promesse vraiment tenue liée à l’affiche de l’Université d’Eté 2009 du MEDEF était cette lunette télescopique de l’enfant de l’invitation.
On la retrouvait sur place sous la forme d’un festival d’objectifs d’appareils photo… que je me fais un malin plaisir ici à commenter pour nous changer des crises planétaires.
Les photographes
Etant amateur de photo, il m’est toujours intéressant de regarder de près comment les pros travaillent dans ce genre d’événement. C’est une bonne source d’inspiration pour faire soi-même des progrès.
La concentration de “people” attirait comme d’habitude une bonne douzaine de photographes professionnels suréquipés. J’ai beau être assez frappé de ce côté là, je suis encore un petit scarabée par rapport à certains.
Deux tables rondes étaient consacrées au numérique (contre une, sur les réseaux sociaux, en 2008) dans cette Université d’été du MEDEF consacrées aux “temps nouveaux”.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces deux débats n’ont pas mis grand chose de nouveau sur la table. Mais bon, on est content, le MEDEF semble s’intéresser au numérique. De loin. Au fait, combien de patrons font encore imprimer leurs mails par leur secrétaire pour y répondre de manière manuscrite ?
Tous enfants de Billg ?
L’originalité principale de ce débat est qu’il avait lieu en plein air. C’était le seul de toute l’université. Mais aussi la seule demi-journée dont la météo le permettait. Avec en prime, les cheveux au vent de NKM, arrivée un peu en retard et qui du démarrer son intervention sur un fond musical que la régie son n’arrivait pas à supprimer.
Fin juillet, nous avons eu droit à toutes les rétrospectives possibles sur les 40 ans de la conquête de la Lune. Avec force documentaires, de bonne qualité en général. Ce qui rappelle prosaïquement le rôle que jouaient les astronautes :
Livreurs : car leur rôle principal consistait à installer sur la lune des matériels divers pour mener des expériences scientifiques, le plus souvent pilotées à distance. C’est ainsi le cas de la mission Appolo 11 pendant laquelle a été installé le miroir qui permet de mesurer les évolutions de la distance terre-lune avec un laser émis à partir de la terre.
Assistants géologues : avec la collecte de roches lunaires, plus de 500 Kg récupérées lors des 6 missions Appolo.
Au début du mois de juillet 2009, Google faisait l’événement en annonçant son “Chrome OS” en catimini, une initiative de plus dans le périmètre des systèmes d’exploitation après Android pour les mobiles. Cette fois-ci, ce sont les netbooks et les tablettes qui sont visés.
Les commentaires sur cette annonce sont allés bon train : c’est une offre qui s’alignerait sur l’effacement progressif des systèmes d’exploitation au profit des navigateurs, du fait de la proportion grandissante des applications grand public qui proviennent du web. La complexité des systèmes d’exploitation serait vouée à être déportée vers les serveurs web et le “cloud computing”, sans compter les appareils numériques qui eux-aussi vont directement se connecter au web (appareils photos, imprimantes, etc). Et enfin, ce serait une déclaration de guerre ouverte contre Microsoft tandis que Google indique ne pas vouloir imiter Windows.
Le gouvernement a lancé il y a quelques semaines une consultation sur l’Internet du futur. Celui-ci se présente sous la forme d’un long questionnaire sur l’état de la recherche et des liens entre recherche et entreprises dans le secteur de l’Internet. Avec une préoccupation forte sur les infrastructures. Il met comme d’habitude l’accent sur les aspects technologiques et R&D de la question. Pourtant, ce n’est pas la seule manière d’aborder ce genre de sujet. L’innovation dans n’importe quel secteur a besoin de technologies mais aussi d’un tas d’autres ingrédients : compréhension et anticipation des besoins du marché, packaging, marketing, vente, export, etc. Et parfois, la nécessité de bâtir une véritable stratégie industrielle.
Ca fait un peu réchauffé, mais voici un compte rendu de deux manifestations liées aux startups auxquelles j’ai participé il y a deux semaines. J’ai pu y croiser quelques startups intéressantes.
Journées XAnge (12 mai à Paris à L’Echangeur)
Organisées tous les ans par ce fond d’investissement en capital risque, les journées XAnge sont un bon moyen de prendre la température de ce milieu et de découvrir quelques startups intéressantes. Ce fond qui est une filiale commune de La Poste et des Galeries Lafayette semble bien géré avec un portefeuille de qualité de 25 investissements. Le plus notable en 2008 : 8 sorties pour des investissements réalisés entre 1999 et 2006.
En juillet 2008, j’avais eu l’occasion de faire un premier point sur les offres de netbooks émergentes du moment.
Depuis, le marché a littéralement explosé et les prévisions optimistes de ventes ont été dépassées : 11,2 millions d’unités selon Economic Daily News (EDN) qui prévoit 23 millions d’unités pour 2009. Les usages de ces netbooks sont variables : ordinateur de complément léger pour ses déplacements ou bien ordinateur principal à prix cassé pour certains utilisateurs (j’en ai renconté !).
Pour ma part, j’en suis au second netbook, et voici ma petite expérience personnelle avec deux modèles d’Asus, et trois systèmes d’exploitation différents. Et une conclusion en forme d’interrogation sur le positionnement des netbooks par rapport aux ebooks.
Dans “Relativisons”, paru en janvier 2009, j’avais publié un petit tableau et un graphique sur l’évolution du chiffre d’affaire Q4 2008 de grandes entreprises tous secteurs confondus dans le domaine du numérique.
Partant de là, j’ai persévéré dans la collecte de données sur le sujet. En complétant le tableau avec un plus grand nombre de sociétés cotées, tant dans le monde (USA, Japon, Taïwan, Europe) qu’en France. Et puis, récemment, en y intégrant les données Q1 2009 pour voir comment le secteur se porte et si il résiste bien ou pas à la crise économique du moment.
Sur Q4 2008 YoY (Year over year), cela donne cela (vous pouvez cliquer sur les images pour les visualiser en grand) :
Pour terminer ce compte-rendu en trois parties de Capital Week, passons en revue quelques une des startups qui “pitchaient” pour trouver des investisseurs.
Startups vues dans Capital Transfert
Capital Transfert était dédié aux projets issus de la recherche et le plus souvent en phase d’incubation. Il y avait trois tracks : un sur la santé, un sur le développement durable et un sur le numérique, auquel j’ai participé. Avec des présentations très rapides dans une petite salle de classe d’une quarantaine de participants, surtout des incubateurs comme Agoranov ou des pôles de développement régionaux. 6 minutes de pitches et quelques questions, puis hop, au suivant. Une occasion de découvrir des projets exotiques intéressants, le plus souvent dédiés à des marchés niches.
Je ne m’étais pas exprimé sur le sujet de la loi Création et Internet, dite HADOPI, du nom de la haute autorité que la loi va créer et qui contrôlera le respect de la propriété intellectuelle des contenus sur Internet. Un appel cette semaine de Rue89 et l’appel à l’aide de Daily Motion à NKM me poussent à creuser un peu le sujet et à m’exprimer dessus. Cela ne sera pas court, vous en avez l’habitude. Mais ce sujet ne se survole pas en quelques lignes !
Nous allons dans ce post examiner cette loi, voir ce qu’elle a de bon et de moins bon et comment elle pourrait être améliorée. Nous épiloguerons ensuite sur la position de NKM dans ce débat.
Nous traiterons dans cette partie de la visite de NKM au Japon de deux thèmes où ce pays est particulièrement en avance : les solutions de paiement sans contact et les applications de la RFID.
Paiement sans contact
Nous avons eu droit à deux réunions et visites liées au paiement sans contact : dans la distribution avec 7&i Holdings (dont la filiale IY Card Service gère la carte Nanaco) et dans le transport avec JR East, une compagnie de transport ferroviaire. Nous avons complété ces visites par une petite expérience pratique sur le terrain le jour de la visite à Akihabara.
L’un des objectifs du voyage de NKM était de comprendre le fonctionnement de la télévision sur mobile en Corée et dans une moindre mesure au Japon pour en tirer des leçons éventuellement applicables à la France, qui n’est pas très avancée dans ce domaine.
Nous avons donc eu l’occasion de rencontrer plusieurs spécialistes et sociétés du secteur :
Francisco Song (ci-dessous à gauche), un consultant du cabinet de conseil coréen Jitex spécialisé dans les télécoms qui nous a brossé un tableau général de la télévision mobile en Corée.
Je suis en ce moment au Japon à l’aube du second jour de visite dans la capitale du Soleil Levant, en compagnie d’une délégation menée par Nathalie Kosciusko-Morizet, notre Secrétaire d’Etat en charge de la prospective et de l’économie numérique.
Et honte à moi, je n’ai pas encore, bloggé sur le sujet. Il faut dire que l’agenda de ces journées est très chargé et que j’ai consacré le peu de temps disponible à trier les nombreuses photos que j’ai pu prendre.
Je prévois de vous raconter en détail mes impressions sur ce voyage à mon retour. Cela pourra étonner car certains – dont la Ministre – considèrent qu’un blog est fait pour raconter l’événement en temps réel. Ne faisant pas toujours les choses comme les autres, j’ai tendance à raconter en différé, avec le recul, et une vision plus transversale et documentée des événements.
La semaine dernière, Microsoft a marqué les esprits en annonçant son premier plan de licenciement économique de son histoire. 5000 licenciements étalés sur 18 mois, dont 1400 immédiats.
Ce post a pour objet d’analyser cette annonce et de la mettre en perspective du climat économique de l’ensemble du secteur IT.
Entre les lignes de l’annonce Microsoft
Sur le coup de l’annonce de Microsoft, je me suis dit que c’était bien peu et que cela relevait surtout d’un effet d’annonce. En effet, Microsoft reste très profitable et a généré un résultat net de $4,174B sur le quatrième trimestre civil de 2008. Certes, avec une croissance modeste de 1,6% de son chiffre d’affaire d’une année sur l’autre. Comme toutes les entreprises cotées, Microsoft fait tout de même le dos rond en annonçant des réductions de coûts et d’effectifs.
Petit post pour vous signaler que peu de temps après la parution du Rapport CES 2009, j’ai publié une trentaine de petites vidéos de ma visite du salon.
Vous les trouverez sur YouTube. Il y a un peu de tout : des extraits de conférences de presse (Netgear, Toshiba, Panasonic, Casio) correspondant au meilleur et au pire de ce genre d’événement, le laptop de MSI qui imite le Macbook Air, des interfaces gestuelles, quelques gadgets intéressants, des interfaces utilisateurs de set-top-boxes. Et un peu d’ambiance. Bien entendu, nombre de visiteurs du salon ont publié des vidéos du même genre, mais celles-ci complètent bien mon rapport.
A noter ce logiciel qui sert à déstresser (emWave) :
Une semaine exactement après mon retour de Las Vegas, voici la toute fraîche quatrième édition du “Rapport CES”. Avec une couverture de l’ensemble des catégories de produits présentés au CES. Des centaines de produits nouveaux. Des analyses en veux tu en voilà ! 192 pages ! C’est unique au monde ! C’est pour vous ! C’est en français ! Et c’est dispo, ici, oui oui !
Alors, pour l’obtenir, c’est facile. Vous pouvez récupérer le PDF du rapport sous deux formes : l’une, de 6,6 Mo qui est adaptée à une lecture sur écran, l’autre, de 18,6 Mo, avec des images dans une résolution permettant une impression.
Ca y est, le CES 2009 est terminé et il est temps de rentrer à Paris. Un tas de bloggeurs “temps réel” ont déjà du faire le tour des nouveautés du salon, une par une, en fonction de leurs centres d’intérêt. A mon tour de concocter mon rapport de visite. Cela prendra au moins une semaine car la masse d’informations à compiler, digérer et commenter est immense !
Que retenir de ce salon ?
Quelques grandes tendances
On voit beaucoup de choses dans un salon de 2700 exposants dont la surface équivaut à peu près à deux fois tout le Parc des Expositions de la Porte de Versailles ! Certaines macro-tendances se dégagent toutefois :
Haojing: Hi Olivier, you do a wonderful job, I am always looking for websites like this till I read your article. It is a pity I don’t know French but I can...
Maxime Ernoult: Bonjour, Bravo et merci pour cette nouvelle édition, toujours plus complète et d’actualité! Maxime Ernoult
Hadrien Gardeur: Feedbooks dispose d’un large écosystème de clients basé sur son catalogue OPDS, dont des logiciels comme Stanza (plusieurs millions...
macha: Pour qu’une startup numérique se développe à l’international, il faut donc qu’elle fasse de la croissance externe (rachat de startups...
Olivier Ezratty: Oui, je le cite plus loin, les chiffres de téléchargement et de trafic sont toujours sujets à caution. Il est facile par exemple d’extrapoler...