<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<!-- generator="wordpress/2.3.3" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>Opinions Libres &#187; Microsoft</title>
	<link>http://www.oezratty.net/wordpress</link>
	<description>Le blog d'Olivier Ezratty</description>
	<pubDate>Tue, 08 Jul 2008 15:49:35 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.3.3</generator>
	<language>en</language>
			<item>
		<title>La vogue des netbooks</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/la-vogue-des-netbooks/</link>
		<comments>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/la-vogue-des-netbooks/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 21:07:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Logiciels]]></category>

		<category><![CDATA[Logiciels libres]]></category>

		<category><![CDATA[Loisirs numériques]]></category>

		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>

	<!-- AutoMeta Start -->
	<category></category>
	<!-- AutoMeta End -->
	
		<guid isPermaLink="false">http://www.oezratty.net/wordpress/2008/la-vogue-des-netbooks/</guid>
		<description><![CDATA[J’ai été invité par Alban Peltier, le fondateur du site de “social shopping” Looneo à une soirée de découverte de cette nouvelle catégorie de PC : les netbooks. Etaient présents trois fournisseurs : Asus, Acer et MSI.
C’était une bonne occasion de voir de près comment ces produits évoluaient. Et ça bouge très vite ! La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai été invité par Alban Peltier, le fondateur du site de “social shopping” Looneo à une soirée de découverte de cette nouvelle catégorie de PC : les netbooks. Etaient présents trois fournisseurs : Asus, Acer et MSI.</p>
<p>C’était une bonne occasion de voir de près comment ces produits évoluaient. Et ça bouge très vite ! La vague des netbooks a été lancée par Asus fin 2007 avec le EEE 700 complété par le modèle 900 en juin 2008 (avec un écran plus grand, de 8,9 pouces au lieu de 7 pouces). Ce sont des ultra-portables pas chers (aux alentours de 300€ à 500€ selon les modèles), très mobiles (aux alentours de 1 Kg), et configurés plus légèrement que les laptops, mais suffisants pour un tas d’usages.</p>
<p>Lesquels ? Ce sont des machines de complément pour la maison et les déplacements, pour faire ses présentations et prendre des notes en réunion. Autres usages : consulter facilement Internet, machine pour les enfants, engin mobile pour regarder la télévision n’importe où chez soi (dans mon cas : en wifi et liaison Free TV avec VLC). </p>
<p>Les prévisions de vente de netbooks seraient de 10 millions d’unités en 2008 dans le monde, ce qui représente environ 4% des ventes de PC dans le monde. A peu près le nombre de Macintosh qui seront vendus en 2008. Ce sont des machines pas comparables évidemment. Mais il est intéressant de voir surgir un nouveau marché d’ordinateurs de la taille de celui du Macintosh en unités en moins d’un an !</p>
<p>Autre perspective : si on table sur le fait qu’environ un tiers de ces netbooks pourraient tourner sous Linux, cela ferait une augmentation d’environ 1,4% de part de marché de Linux (ou d’usage, pour être plus correct) dans le monde des PCs. Or la part de marché de Linux sur les PC est estimée entre 1% et 3% selon les méthodes (<a href="http://www.w3counter.com/globalstats.php?date=2008-02-29">2% pour les PC connectés à Internet</a>). Donc, les netbooks pourraient bien quasiment permettre à Linux de doubler sa part de marché sur les PCs. Reste à savoir si l’hypothèse du “tiers” tient la route et si ce cheval de Troie aura un sérieux impact ou non sur la dominance de Windows sur le marché des PCs.</p>
<p><strong>Les modèles de netbooks présentés</strong></p>
<p>Trois nouveaux modèles étaient présentés dans cette soirée Looneo, tous avec un processeur <a href="http://www.intel.com/cd/products/services/emea/fra/centrino/atom/387495.htm">Intel Centrino Atom</a> cadencé aux alentours de 1,6 Ghz et en technologie 45 nm :</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/cptatom-62.gif"><img title="cptatom_62" height="76" alt="cptatom_62" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/cptatom-62-thumb.gif" width="62" border="0" /></a> </p>
<ul>
<li>L’<strong>Asus</strong> <strong>EEE 901</strong>. Avec processeur Intel Atom, un écran de 8,9 pouces, toujours 12 Go de disque dur SSD (à mémoire flash). Et une version sous Linux qui arrivera en France bientôt en théorie. Les futurs modèles 903/904 et 1000 ne sont pas évoqués par la filiale française d’Asus. Ils sont même présentés comme des “rumeurs non officielles” alors qu’ils sont bel et bien lancés à Taiwan ! Les claviers des EEE sont un point faible. Ils sont peu pratiques à l’usage pour prendre des notes.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7572.jpg"><img title="IMG_7572" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="301" alt="IMG_7572" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7572-thumb.jpg" width="202" border="0" /></a> </p>
<ul>
<li><strong>MSI </strong>présentait le Wind U100, un modèle avec écran 10 pouces, un clavier plus grand que celui des EEE et qui a l’air bien pratique, et un disque dur de 80 Go. Pour un prix voisin de celui de l’EEE 900 : 450€ avec Windows et 400€ avec Linux, et exactement la même configuration matérielle. Cette machine semble être un excellent compromis pour un usage autant loisirs que business. Elle ne sera cependant pas vendue dans la grande distribution. On la trouvera plutôt sur les sites de vente en ligne et dans des revendeurs de quartier ou pour entreprises.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7640.jpg"><img title="IMG_7640" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="254" alt="IMG_7640" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7640-thumb.jpg" width="379" border="0" /></a>&#160;</p>
<p>Le MSI à gauche à côté de l’Asus EEE 900.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7567.jpg"><img title="IMG_7567" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="253" alt="IMG_7567" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7567-thumb.jpg" width="378" border="0" /></a> </p>
<ul>
<li>L’<strong>Acer </strong>Aspire One A110 est moins impressionnant en configuration avec ses 8 Go de SSD et un écran 8,9 pouces. Mais son disque est extensible via un slot SD HC dédié qui augmente automatiquement la capacité du disque, en tout cas sous Linux. Et la place est prévue dans le boitier pour une carte SIM et une extension 3G intégrée (<em>seconde photo</em>). Il sera aussi disponible sous Linux ou sous Windows XP. A noter qu’Acer a travailler avec les principaux sites web du marché pour les pousser à formater leurs pages pour la résolution des écrans de ses netbooks (1024&#215;600, en fait, la résolution standard dans cette catégorie de PCs).</li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-75791.jpg"><img title="IMG_7579" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="258" alt="IMG_7579" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7579-thumb1.jpg" width="385" border="0" /></a> </p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7597.jpg"><img title="IMG_7597" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="247" alt="IMG_7597" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7597-thumb.jpg" width="388" border="0" /></a> </p>
<p>Manquaient à l’appel d’autres constructeurs car leurs machines n’étaient pas disponibles : HP, Dell, Packard Bell. D’autres modèles de netbooks sont disponibles comme ceux que l’on peut voir sur <a href="http://www.businessmobile.fr/actualites/analyses/0,3800003718,39381265,00.htm?xtor=RSS-1">ZDNet.fr</a>. On peut constater que les netbooks sont déjà des produits de commodité car on en trouve en marque blanche chez des distributeurs comme Surcouf. Les constructeurs asiatiques se sont donc déjà engouffrés dans cette brèche et il y a fort à parier qu’au prochain CES de Las Vegas, on pourra voir des centaines de netbooks, après avoir vu une profusion de MID (Mobile Internet Devices) en 2008, plus petits.</p>
<p>Voici sinon quelques informations glanées sur place concernant ces netbooks :</p>
<ul>
<li><strong>Intel</strong> limite contractuellement les caractéristiques des netbooks. Pour ne pas cannibaliser les ventes de laptop classiques avec des processeurs plus gonflés et plus chers (les Core 2 Duo), les netbooks ne peuvent pas avoir de gros disques durs. Les 80 Go semblent la limite actuelle. Cela rend difficile la montée en gamme des netbooks pour faire le pont avec les ultranotebooks classiques.</li>
<li>Ces notebooks ont des <strong>disques</strong> 2,5 pouces standards que l’on peut changer soi-même (en perdant évidemment la garantie au passage). On peut donc se configurer soi-même un netbook (notamment MSI) avec un disque dur allant jusqu’à 320 Go ! </li>
<li>Concernant <strong>Windows vs Linux</strong>, les commandes sur Internet seraient à 50/50 entre les deux systèmes. Mais dans la grande distribution, les revendeurs préfèrent ne proposer que des versions Windows. C’est une segmentation qui fait râler mais le très grand public qui achète dans la grande distribution n’est pas expert et doit donc se contenter de Windows XP. Les utilisateurs plus experts ont plus tendance à acheter en ligne ou dans des boutiques spécialisées, et bénéficient donc de l’option Linux. Les constructeurs ont tous cherché à rendre Linux acceptable pour le grand public, avec des versions “carrossées” avec des logiciels faciles d’emploi pour naviguer (Firefox) et surtout pour consommer des médias (musique, vidéo, photos). Mais je connais plein d’adeptes de Linux qui préfèrent évidemment installer “leur” distribution de Linux, Ubuntu étant plutôt favori par les temps qui courrent.</li>
<li>Il serait intéressant de comparer la <strong>BOM</strong> (Bill of Materials) d’un de ces netbooks avec un ultranotebook ! Quand on voit que le prix est divisé par 3 à 6 ! Chacun des composants coute moins cher. Et le constructeur fait une marge plus faible. Je n’ai pas encore trouvé cette comparaison sur Internet.</li>
<li>Il y a peu de spéculations sur l’entrée d’<strong>Apple</strong> dans ce marché. Ce n’est pas leur habitude de vendre des machines à bas coût. On assiste donc à une concurrence salutaire dans le monde du PC : à la fois sur les machines et sur les systèmes d’exploitation. Asus a été innovateur sur ce marché et est en train de se faire dépasser par ses concurrents qui intègrent plus vite de nouvelles fonctionnalités ou de variantes des formats de ces notebooks. C’est tout bénéfice pour les consommateurs.</li>
<li>Comme les netbooks sont des PC de compléments, la question de la <strong>synchronisation des données</strong> avec ses ordinateurs principaux reste entière. Elle milite pour une homogénéisation des systèmes d’exploitation employés. Et à chacun de trouver sa méthode et ses outils logiciels pour synchroniser ses ordinateurs. Pour ma part, j’utilise simplement une clé USB avec mes données importantes. D’autres proposeront des solutions qui passent par Internet.</li>
<li>Les nouveaux modèles supportent le <strong>BlueTooth</strong>. Avec de nouveaux scénarios où le netbook pourrait devenir le central Internet/téléphonie mobile, connecté à une oreillette BlueTooth.</li>
<li>Les <strong>bénéfices des SSD</strong>, les disques durs à mémoire, ne sont pas si évidents que cela. Leur consommation d’énergie serait finalement supérieure à celle des disques durs classiques selon un <a href="http://www.tomshardware.com/reviews/ssd-hdd-battery,1955.html">benchmark de Tom’s Hardware</a>. Parce qu’ils consomment du courant en permanence alors que les disques durs n’en consommeraient que lorsqu’il y a un accès disque.</li>
<li>L’<strong>autonomie de la batterie </strong>est censée s’améliorer avec le processeur Atom. La batterie de l’Asus EEE 901 est donnée pour 4-5 heures alors que celle du 900 ne tient qu’à peine 1h30 à 2h. Celle du MSI est donnée pour un peu plus de 2 heures (mais avec juste 3 cellules). Seuls des tests sérieux permettront de savoir ce qu’il en est réellement.</li>
</ul>
<p>En tout cas, on peut s’attendre à des évolutions permanentes de ces netbooks avec la frustration des premiers acheteurs voyant les capacités de ces machines évoluer très rapidement après leur achat. Mais au moins l’achat n’est pas douloureux et ces machines sont facilement recyclables (au sens… vers d’autres utilisateurs dans la famille ou l’entourage). Cela nous replonge un peu dans le début et le milieu des années 1990 où les PC évoluaient bien plus rapidement qu’aujourd’hui.</p>
<p><strong>Un mot sur Looneo</strong></p>
<p>Loonéo est un site de recommandation de produits communautaire que l’on intègre dans la notion de “social shopping”. Il permet d’identifier les produits (surtout “bruns”) qui ont la faveur des consommateurs. La question étant d’obtenir ces avis. Looneo a testé pas mal d’approches pour attirer des consommateurs commentateurs de produits (plus ou moins “prosumers”).</p>
<p>La dernière en date était cette opération de “Speed Testing” pour laquelle Looneo avait réunis certains de ses experts actifs autour d’une même thématique. C’est une bonne forme de reconnaissance et une bonne idée pour faire vivre le “social shopping”. Ils étaient une grosse vingtaine dont environ 20% de la gente féminine.</p>
<p>&#160;<a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7628.jpg"><img title="IMG_7628" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="241" alt="IMG_7628" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/img-7628-thumb.jpg" width="360" border="0" /></a> </p>
<p>Le site de Looneo est développé selon les canons du marché : très dynamique. c’est l’un des rares qui soit écrits en .NET. Avec beaucoup d’Ajax exploité via la bibliothèque Atlas. Le site propose un classement de produits par catégories en compilant les notes et avis des Internautes. L’équipe fait une quinzaine de personnes à ce stade et est bien logée à Malakoff dans la banlieue parisienne sud.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/looneo.jpg"><img title="Looneo" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="311" alt="Looneo" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/looneo-thumb.jpg" width="367" border="0" /></a> </p>
<p>Le site de Looneo a vu passer 450000 visiteurs en juin 2008 (pour 300000 en septembre 2007). Une croissance qui reste à confirmer pour atteindre la taille critique, qui nécessite certainement une audience d’au moins 1 à 3 millions de visiteurs par mois. Leur plan de développement international est là pour y parvenir et on ne peut que leur souhaiter de réussir dans un marché qui est très concurrentiel. Ils ont de quoi tenir, après avoir <a href="http://www.neteco.com/83776-social-shopping-looneo-leve-2m-imposer-internation.html">levé 2 millions d’Euro</a> !</p>
<p><i>Edité le 6 juillet 2008</i></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/la-vogue-des-netbooks/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Forum sur Microsoft chez Challenges.fr</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/forum-sur-microsoft-chez-challengesfr/</link>
		<comments>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/forum-sur-microsoft-chez-challengesfr/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 10:51:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Google]]></category>

		<category><![CDATA[Internet]]></category>

		<category><![CDATA[Logiciels]]></category>

		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>

	<!-- AutoMeta Start -->
	<category></category>
	<!-- AutoMeta End -->
	
		<guid isPermaLink="false">http://www.oezratty.net/wordpress/2008/forum-sur-microsoft-chez-challengesfr/</guid>
		<description><![CDATA[Voici une reprise de mon intervention d’hier dans un forum de la revue Challenges. Histoire de remettre cela dans un français un peu plus correct, d’ajouter quelques compléments et quelques illustrations !
 
Le thème était “Microsoft après Bill Gates”. Et les questions portaient sur plein de sujets. Et Google, et Yahoo, et Ballmer, et Vista, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici une reprise de mon intervention d’hier dans un <a href="http://www.challenges.fr/forums/special/147-0/Olivier_Ezratty.html">forum de la revue Challenges</a>. Histoire de remettre cela dans un français un peu plus correct, d’ajouter quelques compléments et quelques illustrations !</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/challenges1.png"><img title="Challenges" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="59" alt="Challenges" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/challenges-thumb1.png" width="244" border="0" /></a> </p>
<p>Le thème était “<em>Microsoft après Bill Gates</em>”. Et les questions portaient sur plein de sujets. Et Google, et Yahoo, et Ballmer, et Vista, etc. Alors, voici que voilà. Les photos et les textes en italiques sont des ajouts.</p>
<p><strong>Comment soutenir Bill Gates dans sa mission caritative ?</strong></p>
<p>Il faut consulter le <a href="http://www.gatesfoundation.org/default.htm">site web</a> de sa fondation et leur faire des propositions. La question la plus fréquente, c&#8217;est comment obtenir des financements de leur part pour une action clé. Je n&#8217;en sais pas beaucoup plus à vrai dire.</p>
<p><em>En amont, la fondation finance des travaux de recherche sur certaines maladies comme les maladies tropicales (Malaria). En aval, elle finance des campagnes de vaccin. C’est probablement là qu’il y a des choses à faire.</em></p>
<p><strong>Où en sont les procès de Microsoft contre l&#8217;UE, sont-ils sortis d&#8217;affaires? </strong></p>
<p>En fait, la procédure initiée dans les années 1990 s&#8217;est terminée il y pas longtemps avec des amendes pour Microsoft et une nouvelle règle de fonctionnement sur l&#8217;interopérabilité des logiciels Microsoft, que ce soit au niveau Windows Server ou Windows Media Player.</p>
<p>Maintenant, il y a certains concurrents de Microsoft qui ont relancé la machine et la Commission Européenne (direction de la concurrence) qui ont l&#8217;éditeur à l&#8217;oeil sur les évolutions de Vista comme ce qui se passe autour d&#8217;Office.</p>
<p>Petit point de sémantique: contrairement aux USA, il ne s&#8217;agissait pas vraiment d&#8217;un procès <em>au sens classique du terme</em>. Mais d&#8217;une enquête de la Commission suivie d&#8217;une décision, que Microsoft a ensuite contestée à la Cour Européenne de Justice, et Microsoft a perdu cet appel. La procédure n’était pas publique contrairement à la procédure américaine où c&#8217;est le Département de la Justice Américain (en charge de la concurrence) qui attaquait Microsoft devant un tribunal (première instance, de Washington DC).</p>
<p><strong>Quel sont les chances à long terme de Microsoft face à Google ?</strong></p>
<p>A long terme, pas facile de dire. La question est aussi : rattraper sur quoi ? Sur les moteurs de recherche ? Sur le chiffre d&#8217;affaire Internet ?</p>
<p>La position actuelle est la suivante : chiffre d’affaire de Microsoft sur Internet d&#8217;environ 3 milliards de $, et Google fait plus de 20 milliards. Donc, gros rattrapage en perspective d&#8217;un point de vue strictement mathématique ! <em>Sachant que Microsoft croit actuellement à un rythme d’environ 35% (un peu au dessus du marché) et Google de 50%.</em></p>
<p>Ce qui est intéressant, c&#8217;est que Microsoft et Google ont à peu près autant d&#8217;Internautes &quot;clients&quot; (plus de 500 millions pour le premier et 700 pour le second). Mais le revenu par utilisateur généré par Microsoft est de moins du cinquième de celui que Google génère. La magie du search qui permet de faire de la publicité contextuelle opère en faveur de Google. Microsoft qui est plutôt bon des les outils de communication (Hotmail, Messenger) monétise plus difficilement ces services par de la publicité.</p>
<p>Pour rattraper Google, soit Microsoft arrive à créer une véritable rupture dans le service du search <em>(par exemple, dans la recherche sémantique) </em>et là, peut-être pourra-t-il gagner des parts de marché. Ou bien il trouve un contournement, par exemple autour de la mobilité ou des réseaux sociaux. <em>En étant très créatif et disruptif.</em></p>
<p>Pour l&#8217;instant, aucune de ces deux pistes ne fonctionne. Leurs énormes investissements en R&amp;D sur le search ne sont pas encore payants. Leurs acquisitions récentes <em>autour du search </em>non plus car elles seront longues à digérer.</p>
<p>Sur les réseaux sociaux, l&#8217;investissement dans Facebook de l&#8217;automne dernier est loin de constituer une avancée pour Microsoft. <em>Il a juste enrichi le portefeuille publicitaire de Microsoft.</em></p>
<p><strong>Steve Ballmer est il un bon patron ? </strong></p>
<p>Ca dépend de la dimension prise en considération. <em>Pour moi, globalement, oui.</em></p>
<p>Ses points forts :</p>
<ul>
<li>Très dynamique et énergisant pour ses équipes</li>
<li>Excellent contact avec les clients. Il a une forte empathie.</li>
<li>Meneur d&#8217;hommes. Proche des gens. A un niveau assez incroyable pour un patron d&#8217;une boite de cette taille.</li>
<li>Très bonne mémoire, vision globale des choses.</li>
<li>Bonne écoute, contrairement aux apparences.</li>
</ul>
<p><em>Voici un cadeau Bonux pour illustrer cela : une photo de Steve Ballmer entouré de collaborateurs de Microsoft France prise fin juillet 1998 à New Orleans. C’était un coup monté dans l’euphorie de la victoire de la France à la coupe du monde. Je tenais l’appareil photo (un Olympus de 1,3 mpixels qui mettait 3 secondes à déclencher la photo). Et comme l’appareil était très lent, je demandais à Thierry qui tient la tête de Ballmer, de la tenir plus longtemps. La majorité des gens sur la photo travaillent encore chez Microsoft aujourd’hui.</em></p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/ballmerenbarthez.jpg"><img title="Ballmerenbarthez" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="282" alt="Ballmerenbarthez" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/ballmerenbarthez-thumb.jpg" width="374" border="0" /></a> </p>
<p>Ses points faibles que j&#8217;ai en tête:</p>
<ul>
<li>Pas très technologue, en tout cas beaucoup moins que Bill Gates, mais en fait, autant si ce n&#8217;est plus que plein de patrons de grandes boites du secteur des technologies.</li>
<li>Parfois&#8230; trop gentil ! Oui, il a du mal à se débarrasser des gens qui bossent pour lui et ne sont pas bons.</li>
<li>Parfois maladroit, notamment dans ses prises de parole publiques (le &quot;cancer&quot; associé au logiciel libre, alors qu&#8217;il pensait en fait à la licence GPL&#8230;). </li>
<li>La faiblesse de sa force de leadership : elle intimide trop certaines des personnes qui travaillent pour lui.</li>
</ul>
<p>J&#8217;ai eu l&#8217;occasion à plusieurs reprises de lui présenter des plans, de discuter avec lui, comme avec Bill Gates. Et au bilan, j&#8217;ai beaucoup plus apprécié Ballmer. Gates est assez froid dans son approche, et pas facile à aborder. Alors que Ballmer donne l&#8217;impression (certes, peut-être factice) qu&#8217;on est presque &quot;pote&quot;.</p>
<p><strong>Comment vit-on la baisse de la bourse et du cours de Microsoft en interne ? </strong></p>
<p>Ca a moins d&#8217;impact qu&#8217;il y a dix ans <em>ou après la chute des valeurs technologiques de 2000/2001</em> car il n&#8217;y a plus de stock options attribuées chez Microsoft depuis 2003. Les collaborateurs bénéficient maintenant de plans d&#8217;attribution d&#8217;actions, avec un effet de levier financier et un impact beaucoup plus faible qu&#8217;avec les stock options, surtout pour ceux qui ne sont pas haut dans la hiérarchie. <em>Leur fiscalité est aussi très élevée (charges sociales et IR).</em></p>
<p>Aujourd&#8217;hui, la rémunération chez Microsoft a tendance à se rapprocher de celle de beaucoup d&#8217;entreprises classiques du secteur. Même si ils ne sont pas à plaindre (en France) avec notamment une belle participation aux bénéfices de l&#8217;entreprise. Les commerciaux font plus attention à leur bonus lié à leurs ventes qu&#8217;au cours de l&#8217;action. Les autres, ont un bonus avec une échelle faiblement variable.</p>
<p>Petite exception: ceux qui ont plus de 5 ans d&#8217;ancienneté et avaient eu des stock-options avant 2002. Mais il y en a de moins en moins, et ces stock-options sont je crois plus ou moins &quot;underwater&quot; (attribuées à un cours supérieur au cours actuel).</p>
<p>Je pense qu&#8217;en interne dans ce genre de boite, on vit plus difficilement les moments où la société est la cible de fortes critiques dans les médias et où ces critiques ne sont pas forcément justifiées. C&#8217;est ce qui arrive aussi aux employés d&#8217;entreprises comme Total, la Société Générale et autres entreprises très exposées médiatiquement. On oublie parfois que leur exposition génère un sérieux impact sur le moral de dizaines de milliers de collaborateurs en France, quand ce n&#8217;est pas du stress&#8230;</p>
<p><strong>Est-ce que Microsoft France embauche? </strong></p>
<p>Oui, certainement, bien plus de 100 personnes par an, et notamment des consultants sur leurs technologies. Allez sur <a href="http://www.microsoft.com/france/travailler/default.mspx">leur site</a> pour voir les offres d&#8217;emplois. Ils embauchent aussi aux USA.</p>
<p>Deux explications: c&#8217;est encore une entreprise en croissance (aux alentours de 12% je crois en France) et il y a un turn over (faible au demeurant au regard de la profession), donc il faut bien remplacer ceux qui partent.</p>
<p>Je crois que l&#8217;effectif de Microsoft au niveau mondial a grandi d&#8217;au moins 8000 personnes sur cette année fiscale. Ils sont environ 90000. Et près de 1500 en France.</p>
<p><strong>Je ne crois pas deux secondes que Bill Gates va prendre du recul&#8230; à mon avis c&#8217;est juste une histoire de communication. Qu&#8217;en pensez vous ?</strong></p>
<p>Il y a un peu de vrai là dedans.</p>
<p>Bill Gates ne quitte pas Microsoft pour deux raisons:</p>
<ul>
<li>Il en reste le Chairman (président du conseil d&#8217;administration). C&#8217;est donc lui qui nomme le CEO !</li>
<li>Il continuera de bosser sur la stratégie technologique de Microsoft, mais cette fois-ci à temps partiel au lieu d&#8217;être à temps presque complet.</li>
</ul>
<p>Et puis, il fera ce qu&#8217;il voudra. Le jour où il pensera que son interventionnisme sera nécessaire, il le fera.</p>
<p>C&#8217;est en tout cas un gars qui a bien préparé son départ. Cela fait 10 ans que cela dure tout de même (Ballmer nommé Président en 1998 puis CEO en 2000)! Et cela va durer encore quelques années.</p>
<p>Il y a eu en tout cas un bon travail de communication, très orchestré par Microsoft Corp pour préparer ce départ et le marquer fortement. Les interviews de Bill Gates à la presse mondiale (dont Challenges), les interviews de ses collaborateurs et de ses concurrents, tout cela est (plutôt bien) orchestré. Microsoft aussi a ses spin doctors, même s&#8217;ils ne réussissent pas toujours leur coup !</p>
<p><em>Ci-dessous Bill Gates dans une photo prise en février 1999. Il cherche à répondre à une question posée par Daniel Ichbiah, qui l’interviewait ce jour là. La question était “Qu’est-ce qui est techniquement impossible à réaliser avec les (énormes) moyens dont vous disposez”? Réponse: “Aller plus vite que la lumière, … et ce qui en découle”.</em></p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image146.png"><img title="image" style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="244" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image-thumb140.png" width="186" border="0" /></a> </p>
<p><strong>Microsoft représente-t-il encore un monopole menaçant pour les autres entreprises et le consommateur ?</strong></p>
<p>Cela fait 10 ans que l&#8217;on entend cela. Et si menace il y a eu ou il y a, elle est assez bien jugulée : la concurrence reste vive, et les puissances publiques (USA, EU) se chargent de mettre la pression - notamment au niveau de l&#8217;interopérabilité.</p>
<p>Il y a 10 ans, on craignait que Microsoft contrôle l&#8217;Internet à cause de sa dominance avec Internet Explorer. C&#8217;était oublier la grande diversité de l&#8217;Internet et du marché des nouvelles technologies. Et donner au passage trop d&#8217;importance (en tout cas à l&#8217;époque) au navigateur.</p>
<p>Finalement, si menace il y a, elle est plus diffuse. Google est plus menaçant que Microsoft sur le contrôle de l&#8217;information par rapport aux craintes initiales concernant Microsoft. Regardez Firefox qui a maintenant plus de 21% de parts de marché. Et Linux sur les serveurs Web, etc. Et Adobe avec Flash. Le monde est multipolaire. Autant en géopolitique qu&#8217;en TIC.</p>
<p>Autre menace, nous faire perdre du temps lorsqu&#8217;il y a des problèmes de qualité dans les logiciels. Quand vous avez un problème dans Windows qui fait perdre disons une minute par jour (en étant gentil), il faut multiplier cela par presque un milliard (de PC dans le monde). 1 milliard de minutes par jour, cela fait combien de millions de $? Le poids qui pèse sur Microsoft est considérable de ce point de vue là. <em>Quand ils améliorent à la marge la rapidité d’usage de Windows (ou Office), ou bien produisent des régressions, l’impact est énorme.</em></p>
<p><strong>Avez vous des infos sur l&#8217;ambiance à Microsoft France, on dit que c&#8217;est détestable ?</strong></p>
<p>Ca doit dépendre des équipes et du comportement du manager. Cela a toujours été le cas. Et cela doit être aussi le cas dans votre propre boite.</p>
<p>Ce qui change, c&#8217;est que le marché de l&#8217;informatique est de plus en plus difficile. La croissance n&#8217;est plus ce qu&#8217;elle était (NB: dans le marché de l&#8217;entreprise, qui représente environ 80% du CA d&#8217;une filiale). Résultat : la pression commerciale est plus forte. C&#8217;est la même chose chez tous les acteurs de ce secteur (le logiciel d&#8217;entreprise). Côté grand public, cela va mieux car le marché où est situé Microsoft est en plus forte croissance: la XBOX ne se porte pas trop mal, et MSN a une très bonne croissance en France (plus de 50% je crois).</p>
<p>Donc pour revenir au point de départ : l’ambiance varie énormément selon la manière dont les managers gèrent &quot;la pression&quot; vis à vis de leurs collaborateurs.</p>
<p><strong>Est-ce que je peux mettre Windows Mobile 6 sur un iPhone ? Et inversement, est-ce que je peux mettre un OS ou une interface genre iPhone sur un smartphone Windows ? </strong></p>
<p>A ma connaissance, non pour le premier point. <em>Apple n’a pas ouvert l’iPhone à ce point !</em></p>
<p>Par contre, certains constructeurs de smartphones équipés de Windows Mobile 6.1 (la dernière mouture) n&#8217;hésitent pas à y ajouter des briques logicielles spécifiques. Je viens de lire je ne sais plus où qu&#8217;HTC avait installé un navigateur Opera sur son dernier smartphone. Les constructeurs comme les opérateurs essayent de différentier ainsi leurs offres. Ce qui est moins facile à faire avec un iPhone.</p>
<p>On retrouve la même différence qu&#8217;entre le marché Apple/Mac et le marché Microsoft/PC. Le premier est plus homogène, ergonomique mais moins ouvert. Le second est plus divers, plus concurrentiel mais moins ergonomique, ou tout du moins d&#8217;une ergonomie pour le moins très variable.</p>
<p><strong>Les problèmes avec Vista sont-ils résolus ? Ou vaut-il mieux attendre Windows 7 ?</strong></p>
<p>Cela dépend de quels problèmes on parle !</p>
<p>Côté performances, avec le Service Pack 1 et une machine récente (2 Go de RAM, une bonne carte graphique, un processeur dual core d&#8217;au moins 2 Ghz et un disque dur SATA), 90% des problèmes sont résolus. Tout du moins, si l&#8217;on ne stresse pas trop sa machine. Pour un usage courant dans le grand public, cela va. Mais il faut s&#8217;habituer à la nouvelle interface.</p>
<p>Pour la compatibilité avec les périphériques, la situation est maintenant à peu près normalisée. Sauf peut-être pour quelques périphériques très anciens.</p>
<p>Pour l&#8217;aspect &quot;finition&quot; (détails d&#8217;ergonomie dans l&#8217;interface utilisateur, notamment dans la gestion de photo), il y a encore du travail. Et on peut espérer des améliorations avec la prochaine version ou le prochain service pack.</p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;impression que Microsoft a compris la bourde avec Vista et va essayer de mieux écouter ses clients. Ils ont d&#8217;ailleurs lancé un site web pour cela (voir par exemple <a href="http://www.istartedsomething.com/taskforce/">http://www.istartedsomething.com/taskforce/</a>).</p>
<p><strong>Quel successeur à Bill Gates sera suffisamment charismatique pour fédérer tous les métiers de la société et toutes ses équipes ? Ballmer ? Ray Ozzie ? Kevin Turner ?</strong></p>
<p>Les leaders fondateurs sont irremplaçables à l&#8217;identique !</p>
<p>De tous ces gens, Ballmer est le mieux placé pour moi. Ray Ozzie est peut-être un visionnaire, mais il n&#8217;a pas charisme et ce n&#8217;est pas du tout un manager. Cela ne l&#8217;intéresse même pas.</p>
<p>Ceci étant, je trouve qu&#8217;on glorifie trop Bill Gates comme manager de Microsoft. Cela fait 10 ans qu&#8217;il ne gouverne plus l&#8217;entreprise. Il aussi commis un tas d&#8217;erreurs (le plus souvent, d&#8217;ordre techniques, qui ne sont pas grand public). Parfois, il est un peu en décalage avec la vitesse d&#8217;absorption du marché, comme avec le Tablet PC. Il est faillible et il l&#8217;admet. Il a raison sur le long terme mais se plante souvent sur le court terme.</p>
<p>Maintenant, manager une boite de 90000 personnes requiert des compétences que n&#8217;ont ni Gates (dans les faits) ni Ozzie. Kevin Turner c&#8217;est un manager des ventes, pas du tout capable de superviser les équipes produits.</p>
<p>Donc, Steve Ballmer, même s&#8217;il n&#8217;est pas parfait, reste le meilleur compromis. <em>Pour ce qui est de l’interne. Après, s’il fallait le remplacer par quelqu’un d’externe à la société, le choix serait à la fois plus large, mais aussi beaucoup plus risqué.</em></p>
<p><strong>Comment MSFT peut-il rattraper Google dans les moteurs de recherche ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai déjà en partie répondu à la question. </p>
<p>Je pense qu&#8217;il faut qu&#8217;ils pensent d&#8217;abord à la valeur (incrémentale) qu&#8217;ils peuvent créer pour nous, Internautes, que simplement raisonner &quot;part de gâteau du marché publicitaire&quot;. </p>
<p>L&#8217;approche segmentante de Google est judicieuse (Google Books, Maps, Patents, etc, ils couvrent plein de domaines horizontaux et verticaux avec leur moteur). Microsoft n&#8217;a pas jugé utile de diversifier son approche dans la recherche. Et leur moteur, même s&#8217;il est correct (notamment l&#8217;interface pour récupérer des images), n&#8217;est pas suffisamment différentiant pour justifier un saut à partir de Google. Par contre, MS fait des acquisitions tout azimut qui pourraient un jour payer (Powerset hier, Fast Search &amp; Transfer il y a quelques mois). Et aussi leurs travaux de recherche.</p>
<p>Déloger Google du search est peut-être moins ardu que déloger Windows pour Linux. L&#8217;adhérence des consommateurs à Google n&#8217;est pas si élevée que cela. Si quelqu&#8217;un arrive à faire mieux, le passage de l&#8217;un à l&#8217;autre n&#8217;est pas difficile. Encore faut-il faire BEAUCOUP mieux pour y arriver.</p>
<p>Il ne faut pas oublier que Google aussi a les moyens de faire mieux. Et ils ont en plus une énorme infrastructure (les fermes de serveurs et le logiciel maison qui les opère).</p>
<p><strong>J&#8217;en ai marre de Windows mais je n&#8217;ose pas franchir le pas et passer à Linux : (pbs de compatibilité, de pilotes, de drivers&#8230;) Que me conseillez vous ? Oser Linux ou rester avec Windows ?</strong></p>
<p>Si je ne veux pas me fâcher avec mes anciens collègues, je vous dit &quot;rester sous Windows&quot;.</p>
<p>Trève de plaisanterie: cela dépend de vos usages et des applications que vous utilisez. Si vous être un consommateur non informaticien et utilisez beaucoup de logiciels et matériels différents, restez sous Windows car sous Linux, vous risquez d&#8217;avoir des problèmes techniques pas faciles à résoudre sans aide technique pointue.</p>
<p>Mais Linux a fait d&#8217;énormes progrès au niveau compatibilité matérielle. Et même dans son ergonomie.</p>
<p>Le décalage avec Windows reste la complexité de la résolution de problèmes. Et aussi la qualité des applications grand public qu&#8217;on y trouve (il y a moins de jeux par exemple sous Linux).</p>
<p>J&#8217;utilise personnellement Ubuntu (l&#8217;un des Linux les plus grand public) pour les développements de mon blog. Et Vista pour le reste. Quand j&#8217;ai mis Ubuntu à jour avec la dernière version (8.04), j&#8217;ai perdu l&#8217;interface graphique et ai mis plusieurs heures à trouver comment la rétablir. Et en mode administrateur, mode caractère, recherches sur Internet et tout le toutim. Résultat : j&#8217;ai trouvé une astuce&#8230; qui n&#8217;était même pas documentée sur Internet. Un truc de &quot;geek&quot;, pas pour le consommateur lambda (<em>cf mes </em><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2007/a-la-dcouverte-dubuntu/">premiers pas</a> <em>avec Ubuntu en mars 2007</em>).</p>
<p>Par contre, si vous êtes surtout un utilisateur du web et que vous ne dépendez pas de logiciels spécifiques à Windows comme Adobe Photoshop, Linux peut convenir.</p>
<p>Si vous cherchez l&#8217;ergonomie, n&#8217;oubliez pas la troisième piste: le Macintosh&#8230; :).</p>
<p><strong>Pourquoi avez vous quitté Microsoft ?</strong></p>
<p>Je voulais changer d&#8217;orientation : vers les technologies grand public, et avec de petites structures. Je n&#8217;ai pas trouvé mon bonheur chez Microsoft (tout en restant en France par contrainte familiale). Donc je me suis mis à mon compte, tout en restant en bons termes avec à la fois MS et mes anciens collègues. Et puis, je m&#8217;étais dit (en 2005), que 15 ans dans la même boite, c&#8217;était déjà pas mal. Que c&#8217;était le moment de changer. J&#8217;avais 43 ans. Un âge où on se pose facilement ce genre de questions (<em>et où il est bon de s’en poser !</em>).</p>
<p><strong>Microsoft, ils vont aussi s&#8217;arroger 90% de part du marché des smartphones ? Ou ils laisseront vivre la concurrence ? Et comment celle ci peut elle vivre, d&#8217;ailleurs ?</strong></p>
<p>Ce n&#8217;est pas la prévision des analystes. Cette part de marché (de Windows Mobile) devrait plafonner à environ 40%. La concurrence est rude avec l&#8217;iPhone et les moutures de Linux pour smartphone, dont Google Android. Les analystes prévoient que la part de marché de Linux va augmenter au point de baisser celle de Windows Mobile. Vers 2009/2010. Mais ce ne sont que des prévisions.</p>
<p>Par contre, Symbian bat un peu de l&#8217;aile (et a été racheté par Nokia, ce qui ne va pas améliorer sa situation).</p>
<p>Le marché des smartphones va donc rester très concurrentiel. Et je ne vois pas Microsoft le dominer comme il domine celui des PC avec Windows.</p>
</p>
<p><strong>Pourquoi les pouvoirs publics - Mairie de Paris &amp; co - font-ils tout pour éviter Windows ?</strong></p>
<p>Ils ont plusieurs motivations:</p>
<ul>
<li>Réduire les coûts de licence.</li>
<li>Réduire la dépendance vis à vis de sociétés étrangères.</li>
<li>Volonté d&#8217;adopter des standards dits &quot;ouverts&quot;.</li>
</ul>
<p>Mais tout cela se discute évidemment. Réduire les coûts de licence a du sens si cela n&#8217;augmente pas d&#8217;autres structures de coûts, notamment les services. Et là, cela dépend de la situation. Les grands logiciels libres du marché proviennent souvent aussi des USA. Pour les standards, cela dépend de quoi l&#8217;on parle.</p>
<p>En tout cas, les logiciels libres sont utilisés depuis longtemps dans le secteur public, notamment dans les infrastructures serveur.</p>
<p><em>Par contre, les grands effets d’annonce de migration massive aux logiciels libres de ces dernières années n’ont pas toujours été suivis d’effets. Soit que Microsoft a fait des efforts pour “revenir”, soit que les déploiements de ces logiciels libres ont été très lents et couteux, et sont au mieux très en retard par rapport aux prévisions. On n’en entend évidemment pas beaucoup parler ! </em></p>
<p><strong>N&#8217;est-il pas temps que Microsoft soit séparé en plusieurs morceaux, comme ATT en son temps, pour définitivement briser le monopole ?</strong></p>
<p>Si vous découpez la boite avec d&#8217;un côté Windows et de l&#8217;autre le reste (pour faire simple), vous avez toujours cette dominance de Windows. </p>
<p>Le meilleur service à rendre aux concurrents de Microsoft <em>du point de vue de sa structure</em>, c&#8217;est de laisser Microsoft en l&#8217;état. Plus c&#8217;est gros, plus c&#8217;est dur à gérer !</p>
<p><em>Et ça veut dire quoi “briser le monopole” ? Il vaut mieux construire à côté que casser ce qui existe. Et pousser à l’interopérabilité des logiciels et à l’ouverture des formats. Les acteurs publics l’ont bien compris et c’est la direction qu’ils ont généralement choisie.</em>&#160;</p>
<p><strong>Yahoo ressemble de plus en plus à une coquille vide. Quel intérêt pour Microsoft de débourser 45 milliards pour cette fusion ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai exprimé à plusieurs reprises sur mon blog le point de vue que cette acquisition, si elle un sens stratégique, était très difficile à réussir pour Microsoft, d&#8217;un point de vue opérationnel. </p>
<p>Par contre, ce n&#8217;est pas vraiment une coquille vide, mais cela pourrait le devenir si les cerveaux et les utilisateurs quittaient le navire.</p>
<p><strong>Quelle stratégie Microsoft peut adopter dans les prochaines années pour faire face à la montée en puissance de l&#8217;Open Source ?</strong></p>
<p>Plus d&#8217;interopérabilité, plus de partenariats croisés avec les acteurs de ce monde là.   <br />Et aussi, tout simplement : améliorer ses logiciels. Faire plus et mieux. </p>
<p><em>Et aussi regarder du côté du SAAS (Software as a service), qui déplace le débat.</em></p>
<p><strong>Pourquoi les entreprises sont elles si réticentes à adopter Vista ?</strong></p>
<p>Quelques pistes:</p>
<ul>
<li>Le bénéfice perçu n’est pas évident.</li>
<li>Le positionnement était peut-être un peu trop grand public au lancement (alors, qu&#8217;en fait, il y a énormément de nouveautés intéressantes pour les grandes entreprises).</li>
<li>Sa mauvaise presse, y compris chez les analystes.</li>
<li>La prudence.</li>
<li>L’inertie naturelle des grandes organisations (qui même dans le meilleur des cas mettent 5 ans à mettre à jour une base installée de PC).</li>
</ul>
<p><strong>L&#8217;échec du rachat de Yahoo! et son revirement vers Google met il Microsoft en danger sur sa course à la place de n°1 des moteurs de recherche malgré une Puissance financière, somme toute, plus importante?</strong></p>
<p>Faute de temps, réponse courte. Je pense que cela ne change rien. Dans les deux cas, c&#8217;est très difficile de rattraper Google.</p>
<p><strong>A quoi ressemblera Microsoft en 2025 ? </strong></p>
<p>Au train où cela va, à une très très grosse boite relativement ingérable. Mais par contre, très diversifiée, donc relativement stable. Pas forcément numéro 1 partout où ils sont.   <br />============================</p>
<p>Et voilà. </p>
<p>Notez que je ne suis <em>Microsoftologue </em>qu’à temps très partiel ! Mon activité est toujours centrée sur la réussite des startups françaises ! </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/forum-sur-microsoft-chez-challengesfr/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Le marketing de Firefox 3</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/le-marketing-de-firefox-3/</link>
		<comments>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/le-marketing-de-firefox-3/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 20:18:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Internet]]></category>

		<category><![CDATA[Logiciels]]></category>

		<category><![CDATA[Logiciels libres]]></category>

		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>

	<!-- AutoMeta Start -->
	<category></category>
	<!-- AutoMeta End -->
	
		<guid isPermaLink="false">http://www.oezratty.net/wordpress/2008/le-marketing-de-firefox-3/</guid>
		<description><![CDATA[En période relativement calme dans l&#8217;actualité du logiciel, la Mozilla Foundation a fait fort en lançant à grand renfort médiatique la dernière version de son navigateur open-source Firefox. Difficile d&#8217;y échapper !
Au delà du bruit ambiant, essayons d&#8217;analyser ce lancement sous l&#8217;angle marketing. 
La petite bête qui monte
Firefox est un navigateur qui revient de loin, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En période relativement calme dans l&#8217;actualité du logiciel, la Mozilla Foundation a fait fort en lançant à grand renfort médiatique la dernière version de son navigateur open-source Firefox. Difficile d&#8217;y échapper !</p>
<p>Au delà du bruit ambiant, essayons d&#8217;analyser ce lancement sous l&#8217;angle marketing. </p>
<p><strong>La petite bête qui monte</strong></p>
<p>Firefox est un navigateur qui revient de loin, héritier de la mouvance de feu Netscape. Et qui a gagné ses lettre de noblesse grâce à un développement bien structuré, une attention portée aux détails et des parts de marché qui ne cessent d&#8217;augmenter, aux alentours de 20% à l&#8217;échelle mondiale. </p>
<p>Au point que la forteresse Internet Explorer cède inexorablement du terrain (<em>ci-dessous, la part de marché d&#8217;Internet Explorer selon <a href="http://www.e-janco.com/browser.htm">e-Janco Associates</a></em>).</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/ie-market-share.jpg"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="198" alt="IE_Market_Share" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/ie-market-share-thumb.jpg" width="365" border="0"></a> </p>
<p>Les différentes études donnent Firefox à environ 17% de parts de marché. Mais cela varie beaucoup d&#8217;un pays à l&#8217;autre. En Europe, Firefox serait à près de 30%, avec 25% en France et 42% en Pologne (cf <a href="http://arstechnica.com/news.ars/post/20080129-firefox-gobbles-up-more-internet-explorer-market-share.html">carte ci-dessous</a> source: XiTi Monitor qui date de janvier 2008).</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/firefoxeurope.jpg"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="310" alt="firefoxeurope" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/firefoxeurope-thumb.jpg" width="364" border="0"></a> </p>
<p>Et Firefox 3.0 aurait déjà atteint 6% de parts de marché (on dirait plutôt de &#8220;part d&#8217;usage&#8221; vu la gratuité de la chose) ! </p>
<p>Au passage, sur ce blog et les derniers 30 jours (source: Google Analytics), Firefox a une part de 55% et sa version 3.0 est à 14%.</p>
<p><strong>Une nouvelle version incrémentale</strong></p>
<p>Comme toute nouvelle version d&#8217;un logiciel de commodité, Firefox 3.0 apporte des nouveautés intéressantes, mais pas de révolution. Elles sont essentiellement organisées autour :</p>
<ul>
<li>Des évolutions dans l&#8217;interface, surtout la belle barre d&#8217;URL qui mémorise tout ce que l&#8217;on fait et propose un site au fûr et à mesure que l&#8217;on tape quoi que ce soit. Peut faire gagner du temps. et aussi plein de fonctionnalités de bookmarking.
<li>Des gains significatifs en performance, effectivement observables dans le chargement des pages, notamment celles qui contiennent du code JavaScript.
<li>D&#8217;un look and feel adapté aux systèmes d&#8217;exploitation du marché : Windows XP, Windows Vista, MacOS et Linux.
<li>D&#8217;une plus grande sécurité, avec un anti-malware intégré au navigateur, s&#8217;appuyant sur une base de données synchronisée et utilisée en local.</li>
</ul>
<p>Au quotidien, c&#8217;est la meilleure vitesse d&#8217;exécution qui me semble la plus marquante. Mais l&#8217;objet de ce post n&#8217;est pas de passer en revue les nouveautés de Firefox 3.0. Plein d&#8217;autres sites l&#8217;ont déjà décortiqué en long et en large.</p>
<p><strong>Tactiques marketing&#8230; classiques !</strong></p>
<p>C&#8217;est une autre nouveauté qui m&#8217;a marqué et pas des moindres : l&#8217;usage de techniques marketing empruntées aux éditeurs de logiciels propriétaires, quand ce n&#8217;est pas au concurrent direct Microsoft.</p>
<p>On les trouve surtout dans le discours :</p>
<ul>
<li>Le <strong>record de téléchargements</strong>, un bon moyen d&#8217;attirer l&#8217;attention avec des chiffres difficiles à comparer. Avec 8 millions de téléchargement en 24 heures, on peut dire que la base installée est fidèle et suit sans broncher les évolutions du navigateur. Ils avaient affiché un objectif de 5 millions et l&#8217;ont dépassé. Résultat : c&#8217;est cette information qui fait la une de la presse, et pas les fonctionnalités de Firefox 3, plus difficiles à expliquer et à &#8220;titrer&#8221;. Plutôt Bien vu ! Le &#8220;hype&#8221; devient le message, pas le produit.
<li>Les <strong>gains de performances </strong>avec présentés avec divers benchmarks choisis évidemement pour renforcer le contraste avec le concurrent numéro un. Notamment, un cas d&#8217;application JavaScript, 6 à 9 fois plus rapide. Et un benchmark de fuite mémoire après chargement et déchargement de 300 sites, où FF3 est excellent, FF2 moyen, et IE exécrable. Pourtant, j&#8217;avais remarqué dans mon cas qu&#8217;après quelques sites, FF2 pouvait consommer jusqu&#8217;à 500 Mo de RAM dans le Task Manager, et pas IE7 (mais bon&#8230;). Voir quelques bench <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39381770,00.htm?xtor=RSS-1">ici chez ZDNet</a>.
<li>Un <strong>discours sur la sécurité </strong>avec un antiphishing qui fonctionnerait bien mieux que celui de Microsoft car la base est synchronisée localement et les données utilisateurs ne sont pas envoyées aux serveurs. Cela serait à la fois plus rapide et plus respectueux de la vie privée des utilisateurs. Sur la performance, cela se discute car le temps réel présente l&#8217;avantage d&#8217;une meilleure sécurité lorsque la menace évolue très vite (c&#8217;est <a href="http://blogs.msdn.com/ie/archive/2005/08/31/458663.aspx">expliqué ici</a> chez Microsoft). En tout cas, l&#8217;antimalware intégré dans Firefox n&#8217;a pas d&#8217;équivalent dans IE.
<li>Le pompon marketing avec &#8220;<strong>15000 améliorations</strong>&#8221; qui font penser à une corne d&#8217;abondance de nouvelles fonctionnalités. Alors que pour l&#8217;essentiel, il s&#8217;agit de corrections de bugs. Mais le terme &#8220;amélioration&#8221; est bien choisi. Il est moins déformant de la réalité qu&#8217;un éventuel &#8220;fonctionnalité&#8221;. Corrections de bugs peut-être, mais en attendant, mon Firefox 3 plante souvent alors que cela n&#8217;était pas le cas du 2 ! En tout cas, cela me rassure : il y aurait donc bien des bugs en quantité dans les logiciels open source et ils ne seraient donc pas corrigés à la volée mais en attendant la version suivante du logiciel ? :).</li>
</ul>
<p>Firefox a même emprunté sans le vouloir à Microsoft puisque moins de 24 heures après son lancement, une <a href="http://news.cnet.com/8301-10789_3-9972207-57.html?part=rss&amp;subj=news&amp;tag=2547-1_3-0-20">vulnérabilité de sécurité</a> était annoncée pour Firefox 3. Un coup d&#8217;un sous-traitant de Microsoft ?</p>
<p>Bon, et puis, quelques bloggeurs dont je faisais partie ont été sympathiquement invités à une soirée par Tristan Nitot, qui dirige la Fondation Mozilla en Europe. Et là, hop, rebelotte : stickers, pins, dossier de presse (et agence de presse: Text100), et tee-shirt ! Et même une présentation sous forme de slides. Mais heureusement interactive car nous pouvions poser des questions au fil de l&#8217;eau à Tristan.</p>
<p>Enfin, l&#8217;effet médiatique du lancement est mondial avec un lancement simultané dans tous les pays, et avec plus de cinquante langues supportées !</p>
<p>La Mozilla Foundation a la chance de diffuser un logiciel qui peut bénéficier d&#8217;un manne sous la forme d&#8217;un deal avec Google, de plusieurs dizaines de millions de dollars par an, lié au placement du moteur de recherche par défaut dans Firefox. Le financement de Google représenterait plus de 85% des ressources de Mozilla Corp, la branche &#8220;for profit&#8221; de la Mozilla Foundation. Cela finance notamment les développements (je serais curieux de savoir quelle est la part des contributeurs externes au développement de Firefox) ainsi que la vente et le marketing (7,2% du revenu, moins de la moitié par rapport aux éditeurs commerciaux traditionnels). Tous les projets open source ne peuvent pas bénéficier de la même manne, ce qui met Firefox dans une position unique sur le marché.</p>
<p>Le modèle économique de Firefox est la quintescence du logiciel financé par la publicité car l&#8217;utilisateur ne la voit pas vraiment ! Mais le modèle est-il scalable ? L&#8217;audience de Firefox est supérieure à <a href="http://arstechnica.com/news.ars/post/20071202-mozilla-coo-over-125-million-people-use-firefox.html">125 millions d&#8217;utilisateurs</a>, cela leur ferait un <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2007/thermomtre-de-larpu/">ARPU</a> (average revenue per user) de 0,4€ par utilisateur mensuel. Pas énorme, donc pas évident de financer un grand nombre d&#8217;autres logiciels de commodité par ce biais là !</p>
<p><strong>La force de l&#8217;écosystème</strong></p>
<p>Un atout de taille pour Firefox 2 comme 3 vaut largement tous les autres : son impressionant écosystème avec plus de 5000 extensions disponibles, une grande partie ayant été adaptée à Firefox 3.0. </p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image145.png"><img style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="272" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image-thumb139.png" width="401" border="0"></a> </p>
<p>Là, on ne peut être que baba devant cette performance qui est une différence durable et solide face à Internet Explorer. La Mozilla Foundation a créé un logiciel extensible à la fois pour les développeurs et pour les utilisateurs (la fonction de gestion des extensions est remarquable). </p>
<p>C&#8217;est pourtant l&#8217;habitude de Microsoft de savoir rendre ses logiciels extensibles (certes, autour de standards de fait) et d&#8217;attirer les développeurs sur ses plate-formes. Dans les années 1990, l&#8217;éditeur avait d&#8217;ailleurs fait des efforts énormes pour recruter des développeurs de logiciels &#8220;Active X&#8221;. C&#8217;est vrai, à une époque où la bataille était rude contre Netscape Navigator.</p>
<p>Depuis, plus grand chose et l&#8217;extensibilité d&#8217;Internet Explorer est certes possible, mais n&#8217;est ni courante, ni facile à gérer pour les utilisateurs, ni très sécurisante. Ce qui est une véritable erreur stratégique pour Microsoft. En effet, les utilisateurs passent de plus en plus de temps dans leur(s) navigateur(s) pour y exécuter un grand nombre d&#8217;applications, y compris leur messagerie avec par exemple Google Gmail en mode web. Le navigateur est donc véritablement une plate-forme et pas seulement une fonctionnalité du système d&#8217;exploitation comme dans Windows. On pourra arguer du fait que c&#8217;est normal, &#8220;<em>en situation de quasi-monopole, Microsoft s&#8217;est endormi sur ses lauriers</em>&#8220;. Pas si simple ! Il y a aussi un travers assez ancien de certains développeurs de Microsoft qui ont une vue trop technicienne de certaines fonctionnalités et ne se mettent pas assez à la place des utilisateurs.</p>
<p>Qu&#8217;en est-il de la migration de cet écosystème à la version 3.0 ? Elle n&#8217;est pas automatique. Il faut à la fois utiliser de nouvelles interfaces de programmation (APIs) et modifier les paramètres de création des extensions. Et c&#8217;est <a href="http://developer.mozilla.org/fr/docs/Mise_%C3%A0_jour_des_extensions_pour_Firefox_3">bien documenté</a>. La migration des milliers d&#8217;extensions représentait donc du travail pour leurs développeurs. Et elle n&#8217;est pas encore terminée car à ce jour, le <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39381801,00.htm?xtor=RSS-1">taux de compatilité</a> des extensions Firefox avec la version 3.0 serait située aux alentours de 75%. C&#8217;est une belle performance et la communication sur les records de téléchargements de la version 3.0 a été une bonne incitation pour les retardataires. En effet, la base installée Firefox va migrer extrêmement rapidement à la 3.0. On peut tout de même installer Firefox 3.0 à côté de Firefox 2.0 sur tous les systèmes d&#8217;exploitation, le plus facile étant sous Windows. Une solution bancale qui ne durera pas longtemps.</p>
<p><strong>Epilogue</strong></p>
<p>Comme d&#8217;habitude, Microsoft va se réveiller, sortir sa prochaine version d&#8217;Internet Explorer (la 8.0) qui rattrapera une partie de son retard - notamment dans le support des standards - et inventera un nouveau gimmick d&#8217;interface utilisateur sympatique. Si la part de marché de Firefox augmente trop dangereusement - on n&#8217;en est pas loin ! -, ils se bougeront même encore plus. Et l&#8217;histoire recommencera.</p>
<p>Finalement, cette histoire d&#8217;écosystème, en plus des effets de manche marketing, sont tous une bonne réutilisation par la Mozilla Foundation des pratiques marketing de Microsoft. Au point de les dépasser à leur propre jeu. Au même titre que de nombreux acteurs du logiciel libre sont amenés à emprunter non seulement les pratiques marketing mais également, de tarification et de business model, des éditeurs de logiciels commerciaux. Les modèles mixtes souche open source + couche commerciale au dessus semblent par exemple courants.</p>
<p>Il n&#8217;y a donc pas de schisme radical entre l&#8217;open source d&#8217;un côté et les logiciels commerciaux de l&#8217;autre, mais toute une panoplie de pratiques qui vont de l&#8217;un à l&#8217;autre avec toutes les nuances de gris. Firefox en est un exemple parmi d&#8217;autres.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/le-marketing-de-firefox-3/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Pas de mariage du tout &#8230;</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/pas-de-mariage-du-tout/</link>
		<comments>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/pas-de-mariage-du-tout/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 May 2008 09:30:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<category><![CDATA[Internet]]></category>

		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>

	<!-- AutoMeta Start -->
	<category></category>
	<!-- AutoMeta End -->
	
		<guid isPermaLink="false">http://www.oezratty.net/wordpress/2008/pas-de-mariage-du-tout/</guid>
		<description><![CDATA[Finalement, à force de trouver que ce mariage entre Microsoft et Yahoo n&#8217;avait aucun sens, je me retrouve en plan et plutôt satisfait puisqu&#8217;il n&#8217;aura finalement pas lieu. 
Après plus de trois mois de discussions et de rapports de forces, Microsoft a en effet renoncé à acquérir Yahoo. C&#8217;est plutôt une bonne nouvelle :

Pour les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Finalement, à force de trouver que ce mariage entre Microsoft et Yahoo n&#8217;avait aucun sens, je me retrouve en plan et plutôt satisfait puisqu&#8217;il n&#8217;aura finalement pas lieu. </p>
<p>Après plus de trois mois de discussions et de rapports de forces, Microsoft a en effet renoncé à acquérir Yahoo. C&#8217;est plutôt une bonne nouvelle :</p>
<ul>
<li>Pour les consommateurs et le marché qui ne verront pas deux gros acteurs se consolider. Ce qui les poussera à encore plus investir pour se battre contre l&#8217;ogre Google et à innover.</li>
<li>Pour les employés de Yahoo comme de Microsoft qui ne subiront pas les affres d&#8217;une restructuration post-acquisition, toujours traumatisante. Chez Microsoft, on semble <a href="http://minimsft.blogspot.com/2008/05/microsoft-walks-on-by-yahoo.html">saluer cette décision</a> comme étant courageuse de la part de Steve Ballmer.</li>
<li>Pour les actionnaires de Microsoft qui ne verront pas l&#8217;action de Microsoft perdre de sa valeur du fait de la dillution de Microsoft avec un Yahoo moins profitable et dont la croissance était en panne. Bon, elle perd de sa valeur ou n&#8217;en gagne pas tout de même, mais pas forcément pour cette raison là&#8230;</li>
</ul>
<p>Les gros perdants sont les actionnaires de Yahoo qui ont raté une occasion de sortie d&#8217;un investissement que l&#8217;on peut maintenant qualifier de &#8220;douteux&#8221; dans sa viabilité à moyen terme. Car si Yahoo se fait racheter plus tard, ce sera probablement moins cher, et pas forcément par un acteur aux poches aussi pleines que celles de Microsoft. Ce sont les actionnaires qui vont faire &#8220;miaou&#8221;&#8230; </p>
<p>J&#8217;avais évoqué dans deux posts de février 2008 (&#8221;<a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2008/un-mariage-risqu/">Un mariage risqué</a>&#8221; et &#8220;<a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2008/un-mariage-risqu-suite/">Un mariage risqué, suite</a>&#8220;) les nombreux risques associés à cette fusion potentielle et les facteurs notamment humains qui pouvaient la conduire droit à l&#8217;échec. Les épisodes suivants à rebondissement n&#8217;ont fait que confirmer cela. Les employés et le management de Yahoo étaient visiblement opposés à cette fusion. Pour eux Microsoft est positionné entre la position de concurrent et de diable. Chez Microsoft, les dissonnances sur la fusion étaient nombreuses. L&#8217;incrédulité dominait sur la faisabilité humaine et opérationnelle d&#8217;une telle fusion.</p>
<p>Je ne sais pas si Steve Ballmer a fait marche arrière simplement pour des raisons financières et de négociations non abouties car il aurait pu faire comme Oracle avec Peoplesoft en 2004 et déclencher une acquisition hostile. J&#8217;ose espérer qu&#8217;il a pris en compte cette composante humaine qui aurait rendu le mariage très difficile après des mois de galère épuisants et écouter les avis contraires à l&#8217;acquisition qui ont du florir en interne. Le connaissant un peu, je pense que cela a pu l&#8217;influencer. Steve Ballmer est malin mais assez influençable. Il reste aussi rationnel et sait mettre son égo de côté s&#8217;il le faut.</p>
<p>Maintenant, Microsoft ferait mieux d’utiliser son cash pour acquérir des boites du web en forte croissance sur de nouveaux marchés, genre MySpace, Facebook, Twitter, Dailymotion, Netvibes ou autres. Ou tout du moins, de lancer des partenariats stratégiques avec eux, comme ce qui a été fait à moindre frais avec FaceBook en 2007. Et aussi d’améliorer l’exécution et l’innovation sur leurs propres services en ligne.
<p>Pour ce qui est de Yahoo, ils ont refusé l&#8217;offre de Microsoft car ils la trouvaient trop faible, à environ $47B. Dans ce genre d&#8217;histoire, ce qui arrive le plus souvent, c&#8217;est que la boite est rachetée quelques années plus tard pour beaucoup moins. Espérons pour eux que ce n&#8217;est pas le scénario qui les attend. Mais on ne peut pas dire que le statut de proie potentielle, même chère, est très enviable. Reste à savoir si Microsoft pourrait revenir à la charge alors que Yahoo vaudra encore moins. Est-ce que cela vaudra toujours la peine de les acquérir s&#8217;ils sont clairement en très mauvaise passe ?
<p>Et de toutes manières, le marché des internautes ne ressemble pas à celui des matières premières et des produits manufacturés. Il est très élastique. Il ne &#8220;<em>s’achète</em>&#8221; pas à coups d’acquisitions comme cela, mais en séduisant véritablement les internautes avec des services pertinents. Et là, Microsoft a du pain sur la planche. Dans leurs propos au moment de l&#8217;acquisition de Yahoo, ils n&#8217;avaient de mots que pour &#8220;<em>les merveilleuses perspectives du marché de la publicité en ligne</em>&#8221; (ce n&#8217;est pas une citation mais une paraphrase)&nbsp; et étaient peu disserts sur la valeur qu&#8217;ils pouvaient créer pour les utilisateurs. C&#8217;est une véritable faute de stratégie et de communication dans le monde de l&#8217;Internet.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/pas-de-mariage-du-tout/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Nouvelle mouture du guide pour les entrepreneurs</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/nouvelle-mouture-du-guide-pour-les-entrepreneurs/</link>
		<comments>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/nouvelle-mouture-du-guide-pour-les-entrepreneurs/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 02 May 2008 16:02:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<category><![CDATA[Entreprenariat]]></category>

		<category><![CDATA[Innovation]]></category>

		<category><![CDATA[Management]]></category>

		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>

		<category><![CDATA[Startups]]></category>

	<!-- AutoMeta Start -->
	<category></category>
	<!-- AutoMeta End -->
	
		<guid isPermaLink="false">http://www.oezratty.net/wordpress/2008/nouvelle-mouture-du-guide-pour-les-entrepreneurs/</guid>
		<description><![CDATA[Voici une nouvelle édition très enrichie de ce guide sur &#8220;L&#8217;accompagnement des startups high-tech en France&#8221; qui a déjà deux ans maintenant (cf sa première publication sur ce blog). Guide qui permet aux entrepreneurs en herbe de se poser les bonnes questions pour préparer leur business plan et également de découvrir les ressources qui se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici une nouvelle édition très enrichie de ce guide sur &#8220;L&#8217;accompagnement des startups high-tech en France&#8221; qui a déjà deux ans maintenant (cf sa <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2006/aider-les-jeunes-entrepreneurs/">première publication</a> sur ce blog). Guide qui permet aux entrepreneurs en herbe de se poser les bonnes questions pour préparer leur business plan et également de découvrir les ressources qui se présentent à eux pour financer leur projet et se faire aider. Une grande partie de l&#8217;écosystème français de l&#8217;innovation y est présentée.</p>
<p>Cette nouvelle mouture intègre de nombreuses informations glanées lors de Capital Week déjà évoquées dans <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2008/partage-dexprience-capital-week/">un post précédent</a>. Essentiellement au sujet des processus de financement par des business angels et capitaux risqueurs.</p>
<p>Elle s&#8217;est aussi agrandie d&#8217;une dizaine de pages et est complétée d&#8217;un glossaire et d&#8217;un historique des révisions permettant de dorénavant mieux suivre ses évolutions.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Publications/Accompagnement%20des%20Startups%20en%20France%20May2008.pdf"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="384" alt="GuideEntrepreneursMai2008" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/guideentrepreneursmai2008.jpg" width="267" border="0"></a> </p>
<p>Pour la télécharger, allez <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/themes/Ezratty2/forcedownload.php?file=/Files/Publications/Accompagnement%20des%20Startups%20en%20France%20May2008.pdf">sur ce lien</a>, ou cliquez sur l&#8217;image ci-dessus.</p>
<p>Pour la suite, j&#8217;ai déjà quelques pistes d&#8217;améliorations :</p>
<ul>
<li>Dans quel ordre lancer les opérations de la création de sa société ? La question m&#8217;a été posée par de jeunes entrepreneurs.&nbsp;
<li>Mettre à jour les informations sur les aides publiques au fûr et à mesure de leur évolution (comme le dispositif EDEN qui va disparaître et être remplacé par des prêts de la CDC).
<li>Intégrer un tableau Excel commenté d&#8217;un plan de financement type avec les différents tours, la dillution, les BSA, etc.
<li>Idem pour un plan de cash flow.
<li>Intégrer des sources de formation disponibles pour les entrepreneurs.</li>
</ul>
<p>Si vous pouvez me signaler des sources d&#8217;information utiles à ces évolutions ou êtes un acteur oublié de l&#8217;écosystème de l&#8217;innovation , je suis preneur !&nbsp; Que vous soyez entrepreneurs en herbe, ou expérimenté ou bien investisseurs, ou bien prestaire dans l&#8217;écosystème de l&#8217;entrepreneuriat, vos commentaires sont les bienvenus ! Ils permettront à encore plus d&#8217;entrepreneurs, notamment jeunes, de se lancer !</p>
<p>Bonne lecture !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/nouvelle-mouture-du-guide-pour-les-entrepreneurs/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Marketing de l&#8217;informatique d&#8217;entreprise en France</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/marketing-de-linformatique-dentreprise-en-france/</link>
		<comments>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/marketing-de-linformatique-dentreprise-en-france/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 17:44:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Logiciels]]></category>

		<category><![CDATA[Logiciels libres]]></category>

		<category><![CDATA[Marketing]]></category>

		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>

		<category><![CDATA[Startups]]></category>

	<!-- AutoMeta Start -->
	<category></category>
	<!-- AutoMeta End -->
	
		<guid isPermaLink="false">http://www.oezratty.net/wordpress/2008/marketing-de-linformatique-dentreprise-en-france/</guid>
		<description><![CDATA[J&#8217;avais été marqué en 1997 par plusieurs benchmarks présentés par le PDG de Bull, Jean-Marie Descarpentries dans un keynote au Comdex à Paris. Il décrivait le retard de la France en matière d&#8217;usage des TIC et l&#8217;impact que cela avait sur sa compétitivité. Onze années plus tard, malgré les progrès réalisés dans le pays, on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;avais été marqué en 1997 par plusieurs benchmarks présentés par le PDG de Bull, Jean-Marie Descarpentries dans un keynote au Comdex à Paris. Il décrivait le retard de la France en matière d&#8217;usage des TIC et l&#8217;impact que cela avait sur sa compétitivité. Onze années plus tard, malgré les progrès réalisés dans le pays, on en est toujours au même point. Le retard de la France dans la consommation d&#8217;IT est chronique. Les anglais consomment environ 70% plus d&#8217;IT par habitant que les français. Ceci est vécu de l&#8217;intérieur par toutes les boites IT qui ont un pieds dans la France et le Royaume Uni, et plus généralement, qui peuvent comparer la réactivité de l&#8217;ensemble des pays européens et mondiaux aux nouvelles technologies.</p>
<p>Nombreuses sont les réflexions au niveau des lobbies industriels (Syntec, AFDEL, Cigref, etc) pour comprendre ces phénomènes et réduire le retard français. Beaucoup d&#8217;efforts sont faits pour sensibiliser les pouvoirs publics. Nous allons tenter de fournir les explications pratiques de ce retard, liées au comportement des informaticiens et clients français de technologies de l&#8217;information.</p>
<p>Le marketing de l&#8217;IT en France est en effet assez ardu pour les éditeurs. C&#8217;est un sujet un peu tabou et peu débattu. En gros, tous les éditeurs de logiciels et constructeurs informatiques constatent - mais se gardent bien d&#8217;afficher - que le marketing et la vente des produits IT destinés aux entreprises sont plus difficiles en France que dans la plupart des autres pays. Quel est ce phénomène ? Comment se manifeste-t-il ? D&#8217;où vient-il ? Quelles leçons en tirer ? Comment le contourner pratiquement ?</p>
<p><strong>L&#8217;exemple des séminaires et conférences</strong></p>
<p>J&#8217;ai assisté cette semaine à l&#8217;<a href="http://onair.adobe.com/?sdid=BULEF">Adobe AIR Tour</a> à Paris, occasion de faire le point sur les technologies RIA (Rich Internet Applications) de l&#8217;éditeur, et de Flex et AIR en particulier. L&#8217;auditorium de la Bourse était à moitié plein, avec environ 200 participants, ce qui est modeste au regard de l&#8217;importance d&#8217;Adobe dans le marché du RIA. Adobe avait obtenu 600 inscrits. Mais la conférence était en anglais, ce qui n&#8217;aide pas beaucoup en France. </p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/adobe-air-tour.jpg"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="54" alt="Adobe AIR Tour" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/adobe-air-tour-thumb.jpg" width="220" border="0"></a> </p>
<p>En règle générale, il est plus difficile de faire bouger des informaticiens et développeurs français dans des événements, notamment des conférences ou séminaires. A fortiori s&#8217;ils sont ou payants, ou en anglais, ou à l&#8217;étranger, ou une combinaison de ces inconvénients.</p>
<p>J&#8217;ai aussi vécu cela chez Microsoft avec leur grand événement européen TechEd créé au début des années 1990. Payant (environ 1700€ pour quatre jours de conférence), en anglais et le plus souvent à l&#8217;étranger, il cumulait les handicaps pour attirer des participants français. Alors que la conférence attire environ 5000 participants, il est très difficile d&#8217;attirer plus de 200 français, le record ayant été atteint en 1996 avec 600 participants alors que l&#8217;événement avait lieu à Nice et que des efforts marketing sans précédents (voire délirants) avaient été déployés. Il n&#8217;est pas rare d&#8217;avoir plus de participants de pays européens bien plus petits que la France, que de participants français. Quand il s&#8217;agit d&#8217;envoyer des français outre-Atlantique, c&#8217;est encore plus difficile. Combien de français participent à JavaOne à San Francisco, vont au CES à Las Vegas ou participent aux conférences sur le Web 2.0 ? Le chiffre n&#8217;est pas public, mais officieusement, il est très faible. Ce décalage n&#8217;est donc pas spécifique à Microsoft. On le retrouve chez de nombreux autres éditeurs et constructeurs américains. Chez Sun, Oracle ou Adobe pour ne prendre que quelques exemples.</p>
<p>En France, l&#8217;informaticien est donc sensible et au prix, et au lieu, et à la langue parlée dans une conférence. Plus que tous ses collègues européens. Quand ces obstacles sont surmontés simultanément, et avec un contenu de qualité, le succès peut être au rendez-vous. Les <a href="http://www.microsoft.com/france/vision/mstechdays08/">TechDays</a> de Microsoft en sont l&#8217;exemple le plus éclatant : 16000 participants cette année vs 13000 en 2007, plus que tout autre événement de Microsoft organisé en Europe de tous les temps. Les conférences REMIX sur les technologies de développement Web organisées à Paris attirent entre 300 et 500 développeurs, bien plus que la conférence Adobe AIR de cette semaine. Alors pourtant qu&#8217;Adobe a une meilleure part de marché dans les technologies web. Les autres éditeurs n&#8217;aboutissent pas toujours à ce résultat car soit ils manquent de moyens, soit, comme Adobe, ils n&#8217;ont pas encore persuadé leurs centres de décision américains du besoin d&#8217;avoir une approche &#8220;locale&#8221;.</p>
<p>Les lacunes dans la compréhension de l&#8217;anglais chez nos ingénieurs informaticiens sont bien connues et vérifiées dans la pratique. Nous sommes avec les japonais et les espagnols les plus déficients de ce point de vue là. Tant dans la compréhension que dans l&#8217;expression. Dans les réunions internationales, cela nuit à notre efficacité pour pousser idées et projets. Mais aussi pour se mettre au parfum.</p>
<p>Autre phénomène : le &#8220;taux de chute&#8221;, diable de l&#8217;imprévision pour le marketeur. C&#8217;est le ratio entre le nombre d&#8217;absents et le nombre d&#8217;inscrits à un événement. En moyenne, il était de 30 à 40% dans les années 1990. Maintenant, il dépasse allègrement les 50%. Les sollicitations nombreuses expliquent peut-être cette augmentation.</p>
<p>Il y a une autre caractéristique des audiences IT en France : la grande méfiance par rapport aux discours marketing. Les anglo-saxons acceptent ces discours sans trop broncher alors qu&#8217;ils exaspèrent les français. Le temps passé dans les événements doit être un temps utile. Donc, pas de blabla, du concret, des démos. C&#8217;est ce qui a fait le succès des DevDays, devenus les TechDays chez Microsoft. A contrario, il est difficile d&#8217;attirer du monde avec des séminaires dits &#8220;solutions&#8221; présentant des produit verticaux pour des audiences &#8220;métier&#8221; ou &#8220;décideurs&#8221;.</p>
<p><strong>Cycles de vente</strong></p>
<p>Les séminaires et événements ne sont qu&#8217;une partie d&#8217;une situation difficile pour les fournisseurs et qui concerne l&#8217;ensemble du cycle de vente dans les entreprises. Comment cela se manifeste-t-il ?</p>
<ul>
<li>Le <strong>processus de vente </strong>est plus souvent long que dans le reste de l&#8217;Europe et aux USA. Je pense que c&#8217;est lié à notre faible culture du risque et à nos habitudes de management assez hiérarchiques, qui ont cours autant dans les grandes entreprises que dans les PME. Cela a tendance à diluer les responsabilités, qui ne sont pas suffisamment déléguées. Les cycles de décisions deviennent souvent alambiqués. </li>
<li>Le <strong>processus d&#8217;avant-vente </strong>est particulièrement long. Et il est évidemment difficile de le faire payer. Cela tient d&#8217;un perfectionnisme technique, limite maladif, mais aussi, d&#8217;une tendance des clients à profiter de l&#8217;empressement des fournisseurs concurrents à démontrer la faisabilité de leurs technologies. La démographie des entreprises en France (vs le reste de l&#8217;Europe et notamment de l&#8217;Allemagne) accroît l&#8217;importance des &#8220;grands comptes&#8221; par rapport au tissu des PME dont la démographie est faible ici.</li>
<li>Les <strong>procédures d&#8217;appels </strong>d&#8217;offre sont complexes. Le poids du secteur public n&#8217;y est pas pour rien. En France, environ le quart des salariés sont dans le secteur public (état, collectivités et services publics). Et le code des marchés publics n&#8217;est pas simple. Ceci explique cela.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/code-marchs-publics.jpg"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="244" alt="Code March&eacute;s Publics" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/code-marchs-publics-thumb.jpg" width="158" border="0"></a> </p>
<ul>
<li>Les <strong>négociations </strong>sur les prix sont difficiles. La France est plus proche de la Méditerranée que de l&#8217;Europe du Nord de ce point de vue là. Et c&#8217;est presque maladif. Un client normalement constitué va négocier à l&#8217;extrême toute affaire pour négocier une ristourne. Dans certains cas, les services achat vont décortiquer la structure de coût du fournisseur pour déterminer le prix qu&#8217;ils sont prêts à payer. De plus, il est assez difficile de raisonner globalement &#8220;business value&#8221; dans la vente. Le client français en informatique est plus méfiant qu&#8217;ailleurs. Sa confiance n&#8217;est pas facile à obtenir. Dans les grands comptes, on est plus proche des pratiques d&#8217;achats de la grande distribution que de la vente-partenariat qui a cours dans les pays anglo-saxons !</li>
<li>Les <strong>délais de paiement </strong>sont trop longs, les pires d&#8217;Europe (peut-être à part l&#8217;Italie), avec trois mois de délai, et quand les factures suivent le bon processus achat interne au client.</li>
<li>Le client français est en moyenne &#8220;<strong>suiveur</strong>&#8220;. L&#8217;adoption des nouvelles technologies destinées aux entreprises a toujours été en décalage par rapport à nos principales collègues européens ces vingt dernières années : messagerie, réseaux, middleware, etc. Exemple: il y a environ cinq ans, une étude européenne interne à Microsoft montrait que la France était en retard dans l&#8217;adoption de .NET, mais également des technologies Java ! Elle a depuis rattrapé une partie de son retard sur ces deux technologies mais cela a mis le temps.</li>
<li>S&#8217;y ajoute <em>de temps en temps </em>un <strong>manque de correction </strong>qui choque toujours les étrangers. Les retards aux réunions sont multiples sans compter une pointe d&#8217;agressivité. </li>
</ul>
<p>Bref, le client (informaticien) français mérite largement sa réputation de &#8220;difficile&#8221; ! Une partie de ces comportements s&#8217;explique par l&#8217;appréhension du risque et la peur du changement. Mais pas seulement. La culture managériale des entreprises est aussi en cause. </p>
<p>On peut aussi faire le lien avec la faiblesse de l&#8217;industrie informatique locale. Cette industrie est essentiellement faite de SSII, plus lentes à adopter les innovations technologiques que les constructeurs et les éditeurs de logiciels. Les développeurs et autres informaticiens de SSII sont facturés au projet et à la journée et il leur est laissé peu de temps pour faire de la veille technologique ! Sauf en inter-contrats, et encore.</p>
<p><strong>Quelques exceptions</strong></p>
<p>Tout n&#8217;est pas si difficile que cela en France. Il existe quelques cas particuliers où la France est plus réceptive aux nouvelles technologies :</p>
<ul>
<li>La réceptivité du marché est meilleure au marketing destiné au <strong>grand public</strong>. Les loisirs numériques sont rapidement adoptés en France. Au début des années 2000, la France était ainsi l&#8217;un des premiers pays européens dans l&#8217;adoption du DVD. Il en a été ainsi de l&#8217;ADSL, grâce à des offres bien ciblées et bien tarifées (à commencer par la Freebox). Mais globalement, là encore, la France est plus proche de l&#8217;Europe du Sud que de l&#8217;Europe du Nord. Elle avance, mais est toujours en retard, comme dans l&#8217;accès des ménages à Internet (<em>cf données GFK ci-dessous</em>).</li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/gfk-internet-europe.jpg"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="266" alt="GFK Internet Europe" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/gfk-internet-europe-thumb.jpg" width="354" border="0"></a> </p>
<ul>
<li>Les technologies &#8220;personnelles&#8221; ont été plus généralement bien adoptées en France. Ce fut le cas du PC au début, et notamment de Windows, et surtout des produits d&#8217;<strong>Apple</strong>. La filiale française d&#8217;Apple n&#8217;a pas vécu les affres de ses collègues du monde du PC. L&#8217;Apple Expo est unique en Europe, les keynotes de Steve Jobs attirent toujours des milliers de fan et la communauté Apple est très dynamique en France.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/apple-expo.jpg"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="235" alt="Apple Expo" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/apple-expo-thumb.jpg" width="351" border="0"></a> </p>
<ul>
<li>Les <strong>logiciels libres </strong>bénéficient d&#8217;un écho favorable. C&#8217;est notamment favorisé par le poids du secteur public dans l&#8217;économie, secteur qui est très perméable aux logiciels libres, qui se diffusent maintenant largement au delà de ce secteur.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/paris-capitale-du-libre.jpg"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="165" alt="Paris Capitale du Libre" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/paris-capitale-du-libre-thumb.jpg" width="311" border="0"></a> </p>
<ul>
<li>Et même chez Microsoft, on sait de temps en temps ne pas être à la traine des autres pays européens. C&#8217;est le cas de son action destinée aux étudiants avec le concours de développement &#8220;<a href="Meilleure r&eacute;ceptivit&eacute; au marketing grand public. A peu pr&egrave;s le m&ecirc;me nombre d'internautes en France et au Royaume Uni (aux alentours de 25 millions selon Nielsen).">Imagine Cup</a>&#8221; (dont la finale sera à Paris cette année début juillet 2008). Les participants français sont très nombreux, tout autant que les gagnants, et ce depuis plusieurs années. C&#8217;est lié à la fois à la capacité d&#8217;exécution marketing de l&#8217;équipe de Microsoft France et à une bonne réceptivité des étudiants en France qui sont preneurs de défis.</li>
</ul>
<p><strong>Conséquences</strong></p>
<p>La structure de coût de la vente et du marketing de l&#8217;IT est plus élevée en France qu&#8217;ailleurs. Et cela ne tient pas seulement, loin de là, aux charges sociales et patronales qui rendent le coût du travail élevé en France. Ces coûts de structure ne sont pas benchmarké officiellement, mais c&#8217;est mon expérience chez Microsoft, partagée ensuite avec de nombreux autres acteurs de l&#8217;IT en France avec qui j&#8217;ai pu en discuter en toute liberté. Les responsables des filiales françaises de ces éditeurs se voient régulièrement reprocher la marge qu&#8217;ils génèrent, bien plus faible que dans les autres pays européens où le business est plus facile.</p>
<p>Alors que faire ? Voici quelques recettes&#8230;</p>
<p>Pour les <strong>grands éditeurs </strong>: concentrer les investissements sur un nombre plus réduit d&#8217;opérations impactantes, bien exécuter le &#8220;tir croisé&#8221; en marketing (multiplier la variété des sollicitations des clients), investir lourdement pour créer les premières références clients qui génèreront ensuite un effet de suivisme, localiser le marketing, organiser ses événements en français avec des ressources locales et éviter les conférences payantes. Il faut aussi bannir le &#8220;pipo marketing&#8221;. Et&nbsp; prévoir qu&#8217;il faudra plus d&#8217;investissements marketing pour obtenir le même résultat que dans d&#8217;autres pays européens. Cela sera amorti ensuite dans la durée.</p>
<p>Pour les <strong>startups </strong>: c&#8217;est simple, il faut s&#8217;internationaliser rapidement car le marché intérieur est à la fois lent et étouffant, sauf quelques bonnes surprises, notamment avec des clients internationaux et dynamiques (L&#8217;Oréal, Accor, etc)&nbsp; car de culture très hybride - anglo-saxonne et française -, et qui peuvent à la fois générer de belles références clients communicables, et ouvrant les portes dans d&#8217;autres pays.</p>
<p>Avez-vous pu constater les phénomènes que je décris ? C&#8217;est le moment de se lâcher !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/marketing-de-linformatique-dentreprise-en-france/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Les faux semblants de Quaero</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/que-devient-quaero/</link>
		<comments>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/que-devient-quaero/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2008 09:39:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<category><![CDATA[Entreprenariat]]></category>

		<category><![CDATA[France]]></category>

		<category><![CDATA[Google]]></category>

		<category><![CDATA[Innovation]]></category>

		<category><![CDATA[Internet]]></category>

		<category><![CDATA[Logiciels]]></category>

		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>

		<category><![CDATA[Startups]]></category>

	<!-- AutoMeta Start -->
	<category></category>
	<!-- AutoMeta End -->
	
		<guid isPermaLink="false">http://www.oezratty.net/wordpress/2008/que-devient-quaero/</guid>
		<description><![CDATA[Depuis le déblocage du dossier du financement public français de Quaero par la Commission Européenne le 11 mars 2008 dernier (annonce ici), on entend à nouveau parler de Quaero. Ce financement est de 99m€, un peu plus que ce qui avait été initialement annoncé en 2006. Le programme coutera 199m€ sur 5 ans sachant que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le déblocage du dossier du financement public français de Quaero par la Commission Européenne le 11 mars 2008 dernier (<a href="http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/08/418&amp;format=HTML&amp;aged=0&amp;language=FR&amp;guiLanguage=en">annonce ici</a>), on entend à nouveau parler de Quaero. Ce financement est de 99m€, un peu plus que ce qui avait été initialement annoncé en 2006. Le programme coutera 199m€ sur 5 ans sachant que l&#8217;Etat en finance la moitié. En été 2007, la Commission Européenne avait également autorisé le gouvernement allemand à subventionner à hauteur de 120m€ leur projet <a href="http://theseus-programm.de/front">THESEUS</a>, qui est une sorte de &#8220;spin-off&#8221; de Quaero.</p>
<p>Le projet Quero a été compris comme un &#8220;moteur de recherche français&#8221; construit de toutes pièces. Il a été abondamment critiqué car voué à l&#8217;échec. Il aura certainement du plomb dans l&#8217;aile, mais pas pour les raisons généralement avancées.</p>
<p>Nous allons creuser la question en nous appuyant sur les informations récemment rendues publiques au sujet de Quaero.</p>
<p><strong>Un faux projet</strong></p>
<p>En effet, Quaero n&#8217;est tout simplement pas un projet ! C&#8217;est plutôt une sorte de pôle de compétitivité déguisé de la recherche Internet, sans attache géographique particulière puisque les entreprises concernées sont disséminées en France, et quelques unes en Allemagne. Comme dans un pôle de compétitivité, on distribue des subventions à différentes structures (entreprises, laboratoires de recherche publics et privés) et on tente de les faire travailler ensemble. Libre à elles ensuite de créer des produits et de les commercialiser. C&#8217;est l&#8217;esprit qui est derrière Quaero, bien décrit dans l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Quaero">article correspondant de Wikipedia</a>. </p>
<p>Contrairement aux volontés affichées par Jacques Chirac en 2005 et 2006, l&#8217;Etat s&#8217;est donc bien gardé de se mêler de stratégie industrielle dans la mise en oeuvre de cette priorité inscrite dans l&#8217;agenda de feu l&#8217;Agence de l&#8217;Innovation Industrielle créée en août 2005. Quaero est l&#8217;un des projets définis en avril 2006, parmi <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_de_l%27Innovation_Industrielle">16 au total</a>. L&#8217;AII a été intégrée en début d&#8217;année 2008 dans le périmètre d&#8217;Oséo. En effet, la mission d&#8217;Oséo est de distribuer prêts et subventions pour faire éclore des innovations. La fusion des deux agences était parfaitement censée pour réduire le nombre d&#8217;organismes public de financement de l&#8217;innovation. Une bonne approche de défragmentation de l&#8217;Etat que j&#8217;avais eu l&#8217;occasion de décrire et encourager il y a un an avant l&#8217;élection présidentielle dans l&#8217;essai &#8220;<a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2007/trop-detat-o-a-bien-en-pdf/">Trop d&#8217;Etat - Oui mais où ça?</a>&#8220;.</p>
<p>Avec Quaero, l&#8217;Etat a fait initialement croire à une grande vision, alors que l&#8217;on n&#8217;a fait que distribuer des subventions de R&amp;D, comme d&#8217;habitude. C&#8217;est écrit dans les textes ! Prenons ainsi le communiqué de presse de la Commission Européenne. On y trouve la structure de Quaero qui&#8230; </p>
<blockquote><p>se concentrera sur les technologies du traitement automatique de la parole, du langage, de la musique, de l’image et de la vidéo. QUAERO élaborera des solutions nouvelles ou aux performances fortement accrues pour la recherche automatique et l’interprétation d’informations numériques multimédias et multilingues sous divers formats.</p>
<p>Le programme est coordonné par le groupe Thomson, acteur mondial des technologies de l’image dont plusieurs filiales françaises et allemandes collaborent avec 22 autres partenaires. Grâce à QUAERO, Thomson enrichira à terme son offre commerciale pour les plateformes de distribution de contenus audiovisuels sur protocole Internet (télévision sur IP, vidéo à la demande, etc.) et pour les systèmes de gestion de contenus multimédia numériques. La clientèle visée par Thomson se compose notamment des opérateurs de réseaux IP, des diffuseurs de contenus et des studios de production cinématographique. [&#8230;]</p>
</blockquote>
<p>Le plus drôle, c&#8217;est qu&#8217;il existe un <a title="http://www.quaero.com/" href="http://www.quaero.com/">http://www.quaero.com/</a> mais il appartient à une société américaine de services marketing qui existe au moins depuis début 2005, soit avant la création de l&#8217;AII. Personne n&#8217;a visiblement vérifié la disponibilité du nom de domaine Quaero quand le projet a été lancé ! Même si ce n&#8217;était peut-être pas destiné à être une marque commerciale, cela fait désordre ! C&#8217;est sur <a href="http://www.quaero.fr">http://www.quaero.fr</a> que l&#8217;on trouve de l&#8217;information sur Quaero, sur un site tout frais créé il y a quelques semaines. On y trouve enfin la liste des sociétés intégrées dans le programme et, transparence oblige, le montant des subventions par bénéficiaire. Pendant trois ans, il n&#8217;y avait aucun site web public d&#8217;information sur Quaero !</p>
<p><strong>Les domaines couverts par Quaero</strong></p>
<p>Les programmes de recherche financés par Quaero couvrent cinq domaines applicatifs dont deux auront des débouchés pratiques dans l&#8217;Internet grand public et les trois autres, plutôt dans des applications professionnelles :</p>
<ul>
<li>La <strong>recherche de contenus multimédias </strong>sur Internet (piloté par Exalead). C&#8217;est la composante la plus <em>grand public </em>de Quaero, celle qui fait penser à la bataille &#8220;contre Google&#8221;. A l&#8217;origine, Quaero était en effet positionné comme orienté sur la recherche de contenus multimédias sur Internet, manière de chevaucher une nouvelle rupture de l&#8217;Internet. En 2005, c&#8217;était presque visionnaire. YouTube venait de démarrer et de commencer à monter en puissance. Mais depuis&#8230; il a été acquis par Google !
<li>La <strong>sélection et la diffusion personnalisée </strong>de vidéos (piloté par France Telecom) qui semble-t-il vise les nouvelles interfaces de set-top-box pour consommer la télévision numérique. C&#8217;est un sujet très intéressant, mais très différent de la notion classique de moteur de recherche. Le domaine du middleware pour set-top-box est encore assez mouvant (voir &#8220;<a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2007/la-bulle-des-set-top-boxes/">La bulle des set-top-boxes</a>&#8220;). La numérisation et le passage progressif par Internet de la diffusion de la télévision est une véritable rupture technologique. Mais France Telecom est plus un opérateur de service qu&#8217;un fournisseur de technologie. Donc, pas sûr que l&#8217;on arrose au bon endroit !
<li>L&#8217;enrichissement des <strong>services d&#8217;accès aux contenus audiovisuels </strong>sur les portails (piloté par Thomson et l&#8217;INA). L&#8217;aboutissement potentiel semble être des logiciels de gestion de contenus pour les professionnels. On est encore loin des moteurs de recherche.
<li>La <strong>gestion de ressources </strong>audiovisuelles professionnelles (piloté par Thomson), encore une application professionnelle.
<li>La <strong>numérisation et enrichissement des contenus </strong>des bibliothèques, du patrimoine audiovisuel et de l’édition scientifique (piloté par Jouve). On est quasiment dans la gestion documentaire, et donc toujours dans les applications professionnelles. </li>
</ul>
<p>Le site de Quaero présente ce tableau de synthèse qui permet d&#8217;identifier les entreprises et laboratoires associées à ces cinq branches :</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/quaero1.jpg"><img style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="374" alt="Quaero1" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/quaero1-thumb.jpg" width="371" border="0"></a> </p>
<p>Les PME bénéficiaires des subventions de Quaero ne sont pas bien connues du grand public car elles sont plutôt fournisseurs de logiciels ou services professionnels, et sont pour la plupart assez anciennes (au moins 10 à 15 ans d&#8217;existence) :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.jouve.fr">Jouve</a> est un spécialiste français de la gestion d&#8217;information et documentaire, sous traitant de longue date pour la production de documentations techniques pour des industriels comme dans l&#8217;aérospatial. La société fait plus de 1000 personnes et 100m€ de CA.
<li><a href="http://www.bertin.fr/fr/">Bertin Technologies</a> est une société d&#8217;ingénierie et d&#8217;innovation d&#8217;environ 400 personnes et de 43m€ de CA qui travaille souvent pour le compte de tiers. Ils sont connus pour le fameux aérotrain mort-né pendant les années 1970 et ont heureusement créé plein d&#8217;innovations très spécialisées à usage industriel (télédétection de gaz par imagerie infrarouge, détection de défauts par vision artificielle, capteurs, engins de manutention sur coussins d&#8217;air).
<li><a href="http://www.synapse-fr.com/">Synapse</a> est une société française basée à Toulouse spécialisée dans le traitement linguistique : correction orthographique et traduction. Elle a eu Microsoft comme client pour sa suite Office.
<li><a href="http://www.ltutech.com/fr/">LTU Technologies</a> est un éditeur de logiciel de moteur de recherche d&#8217;image français, qui appartient depuis 2005 à un groupe Japonais, Jastec.
<li><a href="http://www.vecsys.fr/presentation/index.htm">Vecsys</a> est un éditeur de logiciels français spécialisé dans le traitement de la parole.</li>
</ul>
<p>Et THESEUS? D&#8217;après le <a href="http://theseus-programm.de/about-theseus">site du projet allemand</a> :&nbsp;<br />
<blockquote>
<p>THESEUS developed out of the Quaero initiative suggested by a German-French industry study group in April 2005. In the wake of working out the details of the individual research projects, both sides realized that different focuses had evolved. Therefore, at the request of France, the decision was made at the turn of the year 2006/2007, to continue with the two programs separately for the time being. THESEUS – as the German part has been called since – and Quaero complement one another and are closely interlinked through study groups, which meet on a regular basis. The plans are to tap joint synergy and cooperation potentials. </p>
</blockquote>
<p>On apprend donc que les projets allemand et français on divergé à la demande de ces derniers ! Et que ces projets sont différents et complémentaires. En effet, la focalisation allemande porte beaucoup sur le &#8220;web sémantique&#8221; et les interfaces utilisateurs. Elle semble encore plus éloignée d&#8217;une approche grand public que l&#8217;approche française.</p>
<p><strong>Les débouchés de Quaero</strong></p>
<p>Selon le site de Quaero :<br />
<blockquote>
<p>Le programme Quaero vise des débouchés principaux dans les secteurs grand public, culturels, scientifiques et professionnels :
<ul>
<li>Des portails et outils de recherche et de navigation de document multimédias grand public, par exemple la recherche de podcasts, photos ou vidéo sur PC, télévision ou téléphone mobile;
<li>Des outils pour la numérisation, l&#8217;enrichissement et la diffusion du patrimoine audiovisuel et des bibliothèques numériques ;
<li>Des solutions professionnelles intégrées de gestion de contenus audiovisuels et de métadonnées (analyse, fusion, agrégation, indexation, archivage). </li>
</ul>
</blockquote>
<p>Pour aboutir à des innovations largement diffusées, les projets de Quaero devront être exploités par ceux des industriels impliqués qui proposent une offre complète à leurs clients, les autres étant plutôt des offreurs de &#8220;composants logiciels&#8221; (comme Vecsys, Synapse ou LTU). </p>
<p>Dans l&#8217;Internet, <strong>France Telecom </strong>et <strong>Exalead </strong>semblent être ceux à qui échoit cette lourde responsabilité. Exalead a une focalisation très &#8220;entreprise&#8221; qui se conçoit bien vue la concurrence dans l&#8217;Internet Grand Public. Donc, il y a fort à parier que si Quaero aura un impact, cela sera plutôt dans des applications professionnelles, ou des applications grand public exploitées par France Telecom ou des services publics (gares, aéroports, etc). Net net, le grand bénéficiaire de Quaero semble être France Telecom. Mais ce groupe de 52md€ de chiffre d&#8217;affaire avec un bénéfice net de 6,3md€ en 2007 avait-il besoin d&#8217;une subvention de 6,5m€ pour mener ces programmes de recherche ? Surtout pour améliorer les logiciels de ses set-top-boxes, en concurrence avec des opérateurs privés comme Free et NeufTelecom. Et sans approche de vente de technologie, FT n&#8217;étant pas un fournisseur de set-top-boxes (qu&#8217;il fait fabriquer par Thomson, Alcatel et d&#8217;autres) ni de middleware (qu&#8217;il achète en partie à des spécialiste).</p>
<p>Notons que malgré l&#8217;existence du projet Allemand THESEUS, Quaero implique bien quelques laboratoires allemands. Même si certains ont quitté Quaero depuis l&#8217;annonce de 2006: le Laboratoire <a href="http://www.dfki.de/web/welcome?set_language=en&amp;cl=en">DFKI</a> (un laboratoire de recherche allemand spécialisé dans l&#8217;intelligence artificielle), <a href="http://www.siemens.fr/">Siemens</a>, <a href="http://www.arvato.com">Arvato</a> (une filiale de Berstelmann qui propose des services de stockage de données média), <a href="http://www.empolis.com/en/information_management/#c710">Empolis</a> (une autre filiale de Berstelmann, spécialisée dans les moteurs de recherche pour entreprise, sorte d&#8217;Exalead allemand) ainsi que <a href="http://www.services.lycos.fr/infosoc.php">Lycos Europe</a> (un comble, une boite américaine subventionnée par la France !). Ces sociétés ont rejoint l&#8217;initiative allemande THESEUS.</p>
<p><strong>La répartition des subventions</strong></p>
<p>Depuis le 12 mars 2008, la répartition des subventions attribuées par Oséo (qui a intégré l&#8217;Agence de l&#8217;Innovation Industrielle) est publique :</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image97.png"><img style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="328" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image-thumb93.png" width="341" border="0"></a> </p>
<p>On constate que la répartition est assez équilibrée entre PME, grandes entreprise et laboratoires publics : </p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image98.png"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="266" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image-thumb94.png" width="247" border="0"></a></p>
<p>Et on remarque que deux universités allemandes récupèrent un total de 10,2m€ sur les 99m€ de Quaero. La pareille n&#8217;est pas directement rendue par les allemands aux français dans THESEUS, autrement que par la participation pour un montant non divulgué d&#8217;une filiale de Thomson.</p>
<p>Mais autant il est louable de financer la recherche publique sur programmes, ainsi que des PME innovantes, autant les 38m€ distribués à France Telecom et Thomson sont largement questionnables !</p>
<p><strong>Le cas d&#8217;Exalead</strong></p>
<p>En mettant de côté France Telecom, le seul véritable acteur de l&#8217;Internet de la bande de Quaero semble être Exalead. Loin d&#8217;être un Google français, c&#8217;est toutefois un acteur de niche qui se porte plutôt bien. Orienté entreprise et Intranet plus que grand public et Internet, sa taille est toujours sous-critique avec une centaine d&#8217;employés. Son chiffre d&#8217;affaire 2007 a triplé à 8,3m€ par rapport aux 2,7m€ réalisés en 2006, grâce au passage de la base installée de 50 à 100 clients, pour moitié hors de France, notamment aux USA et au Royaume Uni. Exalead prévoit d&#8217;ouvrir de nouvelles filiales européennes en 2008 et d&#8217;une équipe OEM dans la Silicon Valley, en plus de ses implantations actuelles en Allemagne, aux USA, au Royaume Uni et en Italie. Pour un éditeur de logiciels d&#8217;entreprise, c&#8217;est une&nbsp; belle croissance.</p>
<p>On a vu qu&#8217;Exalead va bénéficier de la seconde plus grosse subvention Oséo de Quaero avec 9,6m€. Cela sous-entend que Quaero prévoit d&#8217;investir au moins le double en R&amp;D dans les cinq ans à venir. Compte-tenu de ce qu&#8217;un éditeur de logiciels investit en moyenne un quart de son CA en R&amp;D, cela se tient, même à chiffre d&#8217;affaire constant.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/exalead1.jpg"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="401" alt="Exalead1" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/exalead1-thumb.jpg" width="418" border="0"></a> </p>
<p>L&#8217;offre d&#8217;Exalead est constituée de <a href="http://corporate.exalead.com/enterprise/l=fr">moteurs de recherche pour les entreprises</a> et d&#8217;un moteur de recherche grand public : <a title="http://www.exalead.fr/search" href="http://www.exalead.fr/search">http://www.exalead.fr/search</a>. </p>
<p>Ce dernier moteur présente quelques caractéristiques intéressantes : le preview de sites sous forme de thumbnails (qui existe sous Firefox avec le plug-in Google Preview) et la possibilité d&#8217;affiner les recherches en sélectionnant le type de sites, d&#8217;information ou de fichiers recherchés. Cela permet par exemple d&#8217;exclure rapidement les résultats de sites de vente dans la recherche d&#8217;information sur un produit.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/exalead2.jpg"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="321" alt="Exalead2" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/exalead2-thumb.jpg" width="420" border="0"></a> </p>
<p>Mais ces quelques différences ne suffisent pas pour générer du trafic ! Voyons ce qu&#8217;il en est : chez <a href="http://www.alexa.com/">Alexa</a> (qui a tendance à mesure l&#8217;audience chez les geeks, équipés d&#8217;une barre dans leur navigateur), le trafic est très modéré. L&#8217; &#8220;Alexa rank&#8221; qui classe les sites selon leur trafic fait apparaitre Exalead bien loin derrière les challengers de la recherche Internet que sont Lycos, Altavosta et AskJeeves, et en échelle logarithmique !
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image99.png"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="194" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image-thumb95.png" width="381" border="0"></a>
<p>Chez Compete qui mesure le trafic à la source chez les opérateurs télécoms, la tendance est meilleure, mais avec juste 40K utilisateurs uniques mensuels (aux US probablement). A peine le niveau d&#8217;une startup <em>quelconque </em>du web 2.0.
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image410.png"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="167" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image4-thumb.png" width="381" border="0"></a>
<p>Exalead a également lancé son service <a href="http://www.baagz.com/">Baagz</a>, actuellement en beta - vous trouverez une démo sur le <a href="http://billaut.typepad.com/jm/2007/11/connaissez-v-10.html">site de Jean-Michel Billaut</a>. Difficile à définir, Baagz est une sorte de réseau social qui permet de créer des pages personnelles en mode &#8220;mashup/bureau virtuel&#8221; où l&#8217;on partage ses &#8220;passions&#8221; avec des contenus et des pointeurs sur des contenus externes. Il s&#8217;appuie sur le moteur de recherche d&#8217;Exalead. Baagz permet de retrouver des utilisateurs partageant ses passions. Mais c&#8217;est un peu le genre de solution à la recherche de son problème !
<p>Donc, chez Exalead, nous avons en fait trois activités: le moteur de recherche pour entreprise, le moteur pour grand public et le réseau social couplé au moteur de recherche. N&#8217;est ce pas un peu trop pour une seule boite ? Une perte de focalisation compte-tenu de ses moyens ? Chez Exalead, on m&#8217;a expliqué que le moteur de recherche Internet était presque une sorte de vitrine pour la vente de logiciels d&#8217;entreprise. Que ces derniers représentaient bien le coeur de métier de l&#8217;éditeur.
<p>Côté investisseurs, Exalead appartient à un groupe d&#8217;investissement, <a href="http://www.qualis-sca.com/qualis/fr/Presentation/presentation-generale">Qualis-SCA</a>, qui gère un portefeuille d&#8217;une demi-douzaine d&#8217;entreprises faisant un total d&#8217;environ 1md€ de CA. On y trouve de tout : de la cave à vin (EuroCave), des fixations pour écrans plats (Erard), de la finance et de l&#8217;immobilier (Akerys) et un autre éditeur de logiciels, MASA Group, qui modélise les comportements humains pour des applications professionnelles. On peut espérer que cet investisseur saura donner les moyens de son développement à Exalead - pas seulement financiers - car le financement de sa R&amp;D ne suffira pas pour le faire décoller comme acteur sérieux de l&#8217;Internet.
<p>Dans le pire&nbsp; des cas, son positionnement dans l&#8217;entreprise lui permettra de bien se développer. Mais il est encore loin de pouvoir jouer dans la cour des grands sur Internet. Et la participation à Quaero va sûrement alléger son compte d&#8217;exploitation, à défaut d&#8217;améliorer sa position concurrentielle.
<p><strong>De la recherche au produit et à l&#8217;innovation</strong></p>
<p>En France, les élites dirigeantes ont visiblement du mal à comprendre comment fonctionne le chemin qui va de la recherche au produit, du chemin qui va au produit sans passer nécessairement par la recherche, et enfin, du produit à l&#8217;innovation, c&#8217;est-à-dire, au succès commercial et à grande échelle. </p>
<p>Le système d&#8217;aide à l&#8217;innovation est très orienté sur la R&amp;D, avec une croyance presque religieuse dans l&#8217;importance du progrès technique comme facteur de réussite. La formation des décideurs concernés - ingénieurs, chercheurs, X + Corps d&#8217;Etat - explique beaucoup ce phénomène. C&#8217;est certainement un facteur, mais loin d&#8217;être le seul, et particulièrement sur Internet. La dimension temporelle compte beaucoup. Il faut agir vite pour réussir et lorsque les dés sont jetés, le marché se structure rapidement avec des leaders difficiles à déloger sauf lorsqu&#8217;ils passent à côté d&#8217;une innovation de rupture. Or aucun des concurrents de Google n&#8217;a trouvé d&#8217;innovation de rupture permettant de rebattre le jeu dans les moteurs de recherche. Aucun site web n&#8217;a trouvé un mode de monétisation meilleur que la recherche, même les réseaux sociaux censés permettre de gérer de la publicité très contextualisée !</p>
<p>Dans le cas de Quaero, la puissance publique s&#8217;est cependant bien gardée de vouloir créer un meccano industriel puisqu&#8217;elle saupoudre ses crédits sur deux dizaines de sociétés et laboratoires, et les laissant libres d&#8217;exploiter les travaux résultants. L&#8217;Etat a au moins compris, semble-t-il, que l&#8217;approche jacobine pilotée par les corps d&#8217;Etat n&#8217;est pas adaptée aux NTIC. Le colbertisme ne fonctionne pas dans ce secteur, sauf s&#8217;il est focalisé sur les intérêts vitaux (comme les super-calculateurs du CEA qui servent à simuler l&#8217;arme nucléaire).</p>
<p>On peut faire le parallèle entre Quaero et les efforts récents de Microsoft dans sa course effrenée contre Google Search. Microsoft a investit des milliards de $ dans la R&amp;D pour améliorer son moteur (<a href="http://www.live.com">Live Search</a>, dont la page d&#8217;accueil est maintenant aussi dépouillée que celle de Google Search) et construire des datacenters de plusieurs centaines de millions de $. Et sans aboutir. Le pire, c&#8217;est que sur 2 à 3 ans, Microsoft a même perdu des parts de marché face à Google ! Et pourtant, il y a quelques nouveautés dans le moteur Live. Comme la possibilité de modifier la taille des thumbnails dans la recherche d&#8217;image.</p>
<p>Le temps de l&#8217;Internet n&#8217;est pas celui de la mécanisme bruxello-étatique de distribution de subventions. Quaero a été annoncé il y a trois ans, soit une éternité ! Il remplace maladroitement le capital risque et les business angels. Il ne favorise pas véritablement les entrepreneurs au vu des bénéficiaires (France Telecom, Thomson, les labos). Il aide des chercheurs sans produits et sans modèle économique. Il permet peut-être à quelques centaines de chercheurs de travailler dans des conditions décentes mais très suffisant pour s&#8217;attaquer aux entreprises américaines dominantes du secteur.</p>
<p>Dans l&#8217;Internet, les succès futurs ne sont pas ceux d&#8217;aujourd&#8217;hui. Ils ne peuvent pas être bâtis de manière traditionnelle. Ils doivent l&#8217;être dans une approche entrepreneuriale laissant la place à plein de tentatives et d&#8217;échecs. C&#8217;est le cas de toutes les réussites de l&#8217;Internet en France, et même de celles qui ont réussi à l&#8217;international - au moins en termes d&#8217;audience (Kelkoo, Wikio, NetVibes).</p>
<p><strong>Que faire ?</strong></p>
<p>Commençons par appeler un chat un chat : Quaero est un outil de financement de la recherche, pas un outil &#8220;industriel&#8221;. C&#8217;est l&#8217;une des pompes à finance des grands groupes, spécialisés dans le sport de collecte de subventions (notamment à l&#8217;Europe avec les programmes FP6/FP7). Elle bénéficie au tiers seulement à des PME, et encore, à part une ou deux, il se n&#8217;agit pas de &#8220;PME innovantes de l&#8217;Internet&#8221;.</p>
<p>L&#8217;Etat serait mieux avisé de réduire ces aides lorsqu&#8217;elles concernent de grands groupes profitables, et à fortiori, ceux qui n&#8217;ont pas de logique industrielle de création de logiciels ou de services Internet pour des marchés de volume (et au delà de leur chasse gardée de clients captifs comme France Telecom).</p>
<p>Il devrait aider en priorité les startups, et au lieu de simplement les financer, faire en sorte que les grands groupes apprennent à se sourcer chez les startups (combien d&#8217;acquisitions ?), promouvoir une culture de l&#8217;innovation et dédiaboliser le succès économique. Comme le montre le <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2007/back-from-the-silicon-valley-1/">succès de la Silicon Valley</a>, l&#8217;innovation passe notamment par un cercle vertueux de financements qui fait bien circuler l&#8217;argent pour l&#8217;essentiel privé. Et aux financements publics, il faut préférer la commande publique. Notre marché intérieur est trop timoré par aversion du risque (voir mon <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2008/numrique-pas-celui-que-lon-attendait/">précédent post</a> sur la nomination d&#8217;Eric Besson). La puissance publique pourrait inverser cela en le dynamisant. Mais il ne faut pas non plus rêver car la relation au risque n&#8217;est pas meilleure dans le public que dans les grandes entreprises privées.</p>
<p>Autres éléments de réflexion: la partie des aides publiques qui aide au marketing, à la commercialisation et à l&#8217;export pour les PME innovantes est bien trop réduite. Comme le capital d&#8217;amorçage est encore trop faible, c&#8217;est bien là que l&#8217;effort devrait être porté. En attendant que les transformations de l&#8217;atmosphère économique et fiscale locale développent le financement privé, atrophié, de l&#8217;innovation.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/que-devient-quaero/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Performance du SP1 de Vista</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/performance-du-sp1-de-vista/</link>
		<comments>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/performance-du-sp1-de-vista/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2008 10:32:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Logiciels]]></category>

		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>

	<!-- AutoMeta Start -->
	<category></category>
	<!-- AutoMeta End -->
	
		<guid isPermaLink="false">http://www.oezratty.net/wordpress/2008/performance-du-sp1-de-vista/</guid>
		<description><![CDATA[J&#8217;ai enfin pu installer le SP1 de Windows Vista sur mes deux laptops en le téléchargeant sur MSDN Online (un système d&#8217;abonnement payant pour les développeurs permettant d&#8217;obtenir tous les logiciels d&#8217;entreprise de l&#8217;éditeur). J&#8217;avais en effet hâte d&#8217;améliorer les performances de mes installations Vista, surtout sur mon laptop principal. Les blocages et autres lenteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai enfin pu installer le SP1 de Windows Vista sur mes deux laptops en le téléchargeant sur <a href="http://msdn2.microsoft.com/fr-fr/default.aspx">MSDN Online</a> (<em>un système d&#8217;abonnement payant pour les développeurs permettant d&#8217;obtenir tous les logiciels d&#8217;entreprise de l&#8217;éditeur</em>). J&#8217;avais en effet hâte d&#8217;améliorer les performances de mes installations Vista, surtout sur mon laptop principal. Les blocages et autres lenteurs me faisaient perdre énormément de temps au quotidien. Les laptops sont de configuration voisine : Core 2 Duo Intel à 2 Ghz, 2 Go de RAM, 120 ou 160 Go de disque dur SATA et une carte graphique nVidia. L&#8217;un est récent (décembre dernier), l&#8217;autre a un an et quelques.</p>
<p>J&#8217;ai donc téléchargé l&#8217;exécutable de 435 Mo, sachant que l&#8217;on n&#8217;aura besoin que de 65 Mo sur Windows Update où le SP1 sera disponible d&#8217;ici la mi mars 2008. Quand on le lance, il demande 7 Go d&#8217;espace libre sur le disque dur, on se demande pourquoi ! L&#8217;installation a bien fonctionné après une heure de moulinage et un ou deux reboots de la machine. Il faudra un jour que Microsoft documente toute ce qui peut bien se passer pendant une procédure aussi longue !</p>
<p>Mais ce qui compte, c&#8217;est le résultat pratique. Et 48h après l&#8217;installation, je suis un utilisateur satisfait. Autant le signaler&#8230;</p>
<p>En effet, l&#8217;<strong>interface utilisateur </strong>est bien plus fluide qu&#8217;auparavant. De nombreuses lenteurs ou blocages ont disparu : </p>
<ul>
<li>L&#8217;ouverture de mails (avec Outlook 2007, qui prenait souvent plusieurs secondes et est maintenant instantanée, même quand beaucoup d&#8217;autres applications sont chargées en mémoire), </li>
<li>Le lancement du navigateur Internet ou d&#8217;un site web (qui avait l&#8217;air d&#8217;être bloqué par quelque chose au niveau réseau et ne l&#8217;est plus), </li>
<li>L&#8217;ouverture de répertoires et la navigation avec l&#8217;explorer, </li>
<li>La manipulation de fichiers (copie sur d&#8217;autres supports, etc), </li>
</ul>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image93.png"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="125" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image-thumb89.png" width="244" border="0"></a> </p>
<ul>
<li>Le zip ou le dézip d&#8217;un répertoire avec un grand nombre de fichiers (ci-dessus). </li>
</ul>
<p>Bref, on revit ! Et on a l&#8217;impression que la performance se rapproche de celle de Windows XP. La durée de sortie du mode veille, de l&#8217;économiseur d&#8217;écran ou de l&#8217;hibernation est aussi plus courte.</p>
<p>Dans de nombreux tests de médias informatiques, les performances du SP1 sont jugées marginalement meilleures. Ce n&#8217;est pas ce que je constate : le décalage est vraiment significatif. Pourquoi ? Ces tests relèvent souvent de la performance brute pour les traitements, mais intègrent rarement des tests de &#8220;cinématique du système&#8221; et à pleine charge, avec toutes ses applications habituelles en mémoire. C&#8217;est par exemple le cas des <a href="http://www.clubic.com/article-126458-5-microsoft-windows-vista-service-pack-1-test.html">tests de Clubic</a>, ou de <a href="http://www.presence-pc.com/tests/Windows-Vista-SP1-22758/">Tom&#8217;s Hardware</a>. Ces tests ne reflètent donc pas forcément notre réalité quotidienne (et chaque ordinateur est particulier&#8230;). J&#8217;en ai trouvé cependant qui ont l&#8217;air de mieux refléter les usages courants sur le site de <a href="http://www.principledtechnologies.com/Clients/Reports/Microsoft/microsoft.htm">Principled Technologies</a>. On pourra les suspecter de partialité car cette société travaille pour le compte de Microsoft, mais je me retrouve personnellement dans leurs résultats avec des performances du SP1 voisines de celles de Windows XP.</p>
<p>Autre amélioration, pourtant pas documentée : les répertoires mémorisent leur état. Ce n&#8217;était pas le cas auparavant. Chaque fois que l&#8217;on modifiait le mode d&#8217;affichage d&#8217;un répertoire (icones, listes, etc), ce mode était perdu lorsque l&#8217;on fermait le dossier et il fallait redéfinir à chaque fois le mode d&#8217;affichage. </p>
<p>Tout ceci est un bon point pour Microsoft pour ces corrections et un mauvais point pour les développeurs qui en étaient à l&#8217;origine !</p>
<p>Par contre, un bug agaçant subsiste : l&#8217;affichage évanescent d&#8217;icones de fichiers lorsque l&#8217;on ouvre des répertoires, qui n&#8217;ont rien à voir avec les répertoires en question. Le cache des &#8220;thumbnails&#8221; (les icônes de représentation des fichiers, surtout photos/vidéos) a l&#8217;air de mal fonctionner.</p>
<p>Et je n&#8217;ai pas l&#8217;impression que le SP1 remplace Windows Photo Gallery par son successeur Windows Live Photo Gallery apparu en 2007, et qui est lui aussi bien plus rapide. Il faut donc le télécharger séparément pour mettre à niveau son Vista si on l&#8217;utilise pour gérer ses photos (c&#8217;est un vague équivalent de Google Picasa) et qu&#8217;on apprécie de visualiser d&#8217;un coup les photos de plusieurs répertoires imbriqués.</p>
<p><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image94.png"><img style="border-right: 0px; border-top: 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="240" alt="image" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/image-thumb90.png" width="354" border="0"></a> </p>
<p>Il y a plein d&#8217;évolutions fonctionnelles diverses intégrées dans ce service pack, mais elles concernent chacunes une minorité d&#8217;utilisateurs. Leur liste est <a href="http://technet2.microsoft.com/WindowsVista/en/library/005f921e-f706-401e-abb5-eec42ea0a03e1033.mspx?mfr=true">disponible ici</a>, tout comme celle des <a href="http://technet2.microsoft.com/WindowsVista/en/library/005f921e-f706-401e-abb5-eec42ea0a03e1033.mspx?mfr=true">centaines de correctifs intégrés</a>. Ces listes donnent un peu le tourni et rappellent le niveau d&#8217;exigence pour le développement d&#8217;un système d&#8217;exploitation. Le nombre de matériels, protocoles et de standards divers et variés à supporter est incommensurable. La tâche est immense ! Et souvent assez ingrate. C&#8217;est dans ce travail de fourmis que Microsoft est finalement plus à l&#8217;aise. Et ils s&#8217;en sortent plutôt bien cette fois-ci.</p>
<p>Le grand public pourra mettre à jour son Vista à partir du 15 mars sur Windows Update. Quand aux entreprises, ce SP1 lèvera quelques uns des blocages qui les retenaient de passer à cette version de Windows. L&#8217;histoire n&#8217;est qu&#8217;un éternel recommencement&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/performance-du-sp1-de-vista/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Microsoft Clouds</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/microsoft-clouds/</link>
		<comments>http://www.oezratty.net/wordpress/2008/microsoft-clouds/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 01 Mar 2008 10:50:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Google]]></category>

		<category><![CDATA[Internet]]></category>

		<category><![CDATA[Logiciels]]></category>

		<category><![CDATA[Logiciels libres]]></category>

		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>

	<!-- AutoMeta Start -->
	<category></category>
	<!-- AutoMeta End -->
	
		<guid isPermaLink="false">http://www.oezratty.net/wordpress/2008/microsoft-clouds/</guid>
		<description><![CDATA[Ces dernières semaines ont été chahutées pour Microsoft. Alors qu&#8217;ils lancaient la dernière génération de SQL Server et Visual Studio (2008), ce qui ne fait évidemment pas écho dans le grand public, plusieurs nuages s&#8217;amoncelaient au dessus de l&#8217;éditeur, annonçant une difficile fin d&#8217;hiver. Occasion pour moi de proposer quelques commentaires et éclaircissements sur ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ces dernières semaines ont été chahutées pour Microsoft. Alors qu&#8217;ils lancaient la dernière génération de SQL Server et Visual Studio (2008), ce qui ne fait évidemment pas écho dans le grand public, plusieurs nuages s&#8217;amoncelaient au dessus de l&#8217;éditeur, annonçant une difficile fin d&#8217;hiver. Occasion pour moi de proposer quelques commentaires et éclaircissements sur ces sujets parfois complexes.</p>
<p><strong>Affaire &#8220;Yahoo&#8221;</strong></p>
<p>J&#8217;appelle maintenant cela une &#8220;affaire&#8221;. Car d&#8217;une simple acquisition (<em>si l&#8217;on peut ainsi dire</em>), on rentre dans une saga qui rappelle celle de l&#8217;acquisition de Peoplesoft par Oracle <a href="http://www.news.com/Oracle-takeover-Its-a-wrap/2100-1014_3-5516752.html">finalisée fin 2004</a>, une année et demi après son <a href="http://www.news.com/PeopleSoft-calls-Oracle-bid-atrocious/2100-1012_3-1013893.html">annonce initiale</a>. Et pour $10B au lieu des $5B annoncés initialement en juin 2003. Mais ce qui était tolérable dans le domaine des logiciels d&#8217;entreprise ne l&#8217;est évidemment pas dans l&#8217;Internet, qui évolue à une bien plus grande vitesse.</p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;impression que j&#8217;étais en dessous de la réalité dans mes deux précédents posts au moment de l&#8217;annonce de Microsoft sur sa proposition <a href="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/kevin-johnson-microsoft.jpg"><img style="border-top-width: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 15px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; padding-bottom: 15px; padding-top: 15px; border-right-width: 0px" height="233" alt="kevin_johnson_microsoft" src="http://www.oezratty.net/wordpress/wp-conten