Netbook sous Windows 7 et Ubuntu (5 commentaires)

En juillet 2008, j’avais eu l’occasion de faire un premier point sur les offres de netbooks émergentes du moment.

Depuis, le marché a littéralement explosé et les prévisions optimistes de ventes ont été dépassées : 11,2 millions d’unités selon Economic Daily News (EDN) qui prévoit 23 millions d’unités pour 2009. Les usages de ces netbooks sont variables : ordinateur de complément léger pour ses déplacements ou bien ordinateur principal à prix cassé pour certains utilisateurs (j’en ai renconté !).

Pour ma part, j’en suis au second netbook, et voici ma petite expérience personnelle avec deux modèles d’Asus, et trois systèmes d’exploitation différents. Et une conclusion en forme d’interrogation sur le positionnement des netbooks par rapport aux ebooks.

May 15th, 2009 Post de Olivier Ezratty | 5 commentaires

Capital Week 2009 – Les startups (3 commentaires)

Pour terminer ce compte-rendu en trois parties de Capital Week, passons en revue quelques une des startups qui “pitchaient” pour trouver des investisseurs.

Startups vues dans Capital Transfert

Capital Transfert était dédié aux projets issus de la recherche et le plus souvent en phase d’incubation. Il y avait trois tracks : un sur la santé, un sur le développement durable et un sur le numérique, auquel j’ai participé. Avec des présentations très rapides dans une petite salle de classe d’une quarantaine de participants, surtout des incubateurs comme Agoranov ou des pôles de développement régionaux. 6 minutes de pitches et quelques questions, puis hop, au suivant. Une occasion de découvrir des projets exotiques intéressants, le plus souvent dédiés à des marchés niches.

April 12th, 2009 Post de Olivier Ezratty | 3 commentaires

Retour de Corée et Japon – smart objects (9 commentaires)

Nous traiterons dans cette partie de la visite de NKM au Japon de deux thèmes où ce pays est particulièrement en avance : les solutions de paiement sans contact et les applications de la RFID.

Paiement sans contact

Nous avons eu droit à deux réunions et visites liées au paiement sans contact : dans la distribution avec 7&i Holdings (dont la filiale IY Card Service gère la carte Nanaco) et dans le transport avec JR East, une compagnie de transport ferroviaire. Nous avons complété ces visites par une petite expérience pratique sur le terrain le jour de la visite à Akihabara.

February 25th, 2009 Post de Olivier Ezratty | 9 commentaires

L’écosystème des logiciels photo en PDF (9 commentaires)

En septembre dernier, j’avais publié une série de sept articles sur l’écosystème des logiciels photos. Plusieurs lecteurs avaient émis le souhait d’en disposer sous forme compilée en PDF comme cela m’arrive de le faire pour de telles séries d’articles.

Deux mois plus tard, voici la compilation attendue ! Avec une mise à jour des informations pour les logiciels et services pour lesquels j’ai pu détecter des évolutions. Peut-être un peu tard pour ceux, j’en connais, qui ont déjà réalisé eux-même cette compilation, mais à temps pour ceux d’entre vous qui découvrent ce blog où se plongent maintenant dans ce vaste sujet.

Vous pourrez récupérer le document en le téléchargeant.

Ecosysteme Logiciels Photos

November 29th, 2008 Post de Olivier Ezratty | 9 commentaires

La crise financière et les startups (4 commentaires)

J’ai eu l’occasion d’animer cette semaine un débat intéressant sur le web 2.0 et la Silicon Valley, le “SF Valley”. Il s’agissait d’une visioconférence avec d’un côté environ 200 personnes dans l’amphithéâtre des Jardins de l’Innovation de France Télécom à Issy les Moulineaux, et de l’autre, une demi douzaine d’entrepreneurs sis dans l’Orange Lab de San Francisco, animés par Laetitia Mailhes, correspondante permanente des Echos aux USA. La conférence était organisée sous l’égide du G9+ (qui rassemble les groupements informatiques des associations d’anciens élèves de grandes écoles d’ingénieur et de commerce) et pilotée par des anciens de Centrale Marseille.

November 22nd, 2008 Post de Olivier Ezratty | 4 commentaires

Les programmes startups de Microsoft et Sun (6 commentaires)

Dans la soirée du mercredi 5 novembre dernier, Microsoft fêtait le lancement de son programme BizSparks dédié aux startups. Et pas l’élection d’Obama, quoique…

Je vais ici vous décrire le rationnel de ce programme et en profiter pour évoquer le programme dédié aux startups de Sun Microsystems qui est en place depuis quelques mois. Et au passage, comparer les choix des plates-formes Microsoft et LAMP (Linux & co) pour les startups.

Décryptage…

Microsoft entre en “Génération 2”

Le programme BizSparks est une suite logique du programme Microsoft IDEES dédié aux startups et lancé en France en octobre 2005.

November 8th, 2008 Post de Olivier Ezratty | 6 commentaires

Faites-nous rêver Monsieur Besson ! (14 commentaires)

Après près de sept mois de gestation, le plan “France Numérique 2012” a enfin été rendu public, lundi 20 octobre dernier, par Eric Besson, remplaçant au pied levé un Nicolas Sarkozy qui se décommandait à la dernière minute.

Le plan et ses 154 mesures sont disponibles au format PDF sur le site Web de France Numérique 2012. Avec une vidéo de la conférence de presse d’Eric Besson, qui est intervenu lundi en deux temps: une première fois à l’Elysée devant plus de 600 personnes où il remplaçait le Président et une seconde l’après-midi dans ses locaux, où il faisait sa conférence de presse. Les médias traditionnels et quelques blogs ont bien entendu déjà commenté ces annonces, et notamment Silicon.fr qui en a fait un bon résumé.

October 22nd, 2008 Post de Olivier Ezratty | 14 commentaires

L’écosystème des logiciels photo - 5 (7 commentaires)

Nous allons dans cette partie traiter de la sauvegarde et de la publication de vos photos. En commançant par la publication via des services en ligne classiques, de la publication avec des logiciels serveur de gestion de galeries photos, puis en traitant de la question des sauvegardes locales.

Services de stockage et de partage en ligne

Le partage de photos en ligne est devenu une fonction de commodité intégrée dans un tas de sites. Elle est soit assurée par des sites dont c’est la fonction première, et avec une composante “réseau social” forte ou pas (Flickr, Photobucket qui est numéro un aux USA, etc), soit par des sites dont c’est une fonction périphérique tels que les sites de tirage papier (Photobox, etc) ou les réseaux sociaux (Facebook, réseaux sociaux familiaux). On préfèrera les uns ou les autres selon le périmètre de la diffusion des photos : tous publics, environnement familial, d’amis ou professionnel.

September 11th, 2008 Post de Olivier Ezratty | 7 commentaires

L’écosystème des logiciels photo - 4 (3 commentaires)

Nous allons ici couvrir les logiciels d’édition en ligne.

Il s’agit de sites web qui permettent d’éditer des photos sans télécharger de logiciel sur le poste de travail. Il y a deux types de services de modification en ligne : l’édition et la retouche classique en concurrence directe avec les logiciels clients, et des logiciels de traitement spécialisés comme pour la vectorisation qui n’ont pas forcément de bons concurrents dans les logiciels clients. Ces éditeurs sont généralement écrits soit en Java soit en ActionScript pour le player Flash.

September 10th, 2008 Post de Olivier Ezratty | 3 commentaires

L’écosystème des logiciels photo - 2 (11 commentaires)

Nous traitons ici de la catégorie la plus traditionnelle des logiciels photo : ceux qui permettent la modification et la retouche des photos, mais aussi leur décodage et leur encodage de et vers différents formats (RAW, JPEG, TIFF, etc).

Les logiciels de retouche photo intègrent parfois des fonctions d’organisation des photos. Mais le centre de gravité des logiciels est situé d’un côté ou de l’autre. Nous nous focaliserons ici sur les logiciels dont le centre de gravité est la retouche des photos. Le post suivant traitera des logiciels focalisés sur l’organisation et le tri des photos. Il est probable que la tendance à l’intégration des deux fonctionnalités va s’accentuer comme le montrent Picasa de Google et Lightroom d’Adobe. Elle est très souhaitable, surtout dans la mesure où la retouche des photos est de plus en plus intelligente si ce n’est automatique, ou encore, réalisée directement dans les appareils photo eux-mêmes, tandis que le tri et l’organisation des photos reste une tâche faiblement automatisable.

September 7th, 2008 Post de Olivier Ezratty | 11 commentaires

Edition de septembre 2008 du Guide des Startups (9 commentaires)

Oyez oyez entrepreneurs, la nouvelle mouture du guide “L’accompagnement des startups high-tech en France” vient de paraître !

C’est la huitième édition de ce guide créé en 2006, la dernière datant d’avril 2008. Elle est très étoffée : le guide a pris de l’embompoint passant de 62 à 95 pages, mais sans s’alourdir pour autant car de nombreux ajouts sont des schémas explicatifs ou des encadrés. Une manière de voir “grand” après l’Université du MEDEF… !

Cette version du guide est téléchargeable ici ou en cliquant sur l’image ci-dessous. Il est comme d’habitude au format PDF, et fait un peu plus de 3 Mo. J’en profiterai pour relier les références au PDF du guide dans les anciens posts sur cette nouvelle version.

September 3rd, 2008 Post de Olivier Ezratty | 9 commentaires

Banc d’essai à jour de lecteurs RSS (29 commentaires)

Il y a presque deux ans, j’avais publié un comparatif de lecteurs (ou aggrégateurs) de flux RSS, dans ce post en octobre 2006 et puis dans celui-ci en juin 2007. En effet, le choix d’un bon lecteur RSS est loin d’être évident car ce n’est pas un véritable “marché” et qu’il est très fragmenté. Il était temps de mettre à jour ce comparatif et de le compléter.

Ce qui est fait, avec :

  • Une mise à jour du tableau de comparaison d’une quarantaine de lecteurs RSS, séparant maintenant les clients riches des clients web :

ComparatifRSS

July 20th, 2008 Post de Olivier Ezratty | 29 commentaires

Cyber-Elles, l’Echangeur PME/CCIP et l’IE Club soutiennent les 29 propositions pour les Assises du Numérique (5 commentaires)

Après plusieurs réunions de travail pour faire maturer ce plan, Cyber-Elles, l’Echangeur PME, l’IE Club et la CCIP (Chambre de Commerce et de l’Industrie de Paris), soutiennent officiellement les 29 propositions pour les Assises du Numérique pour "Développer l’entrepreneriat et faire réussir les startups dans les TICs" (fichier Word 2003 et PDF).

Ces 29 propositions sont regroupées en six parties:

  • Développer l’entrepreneuriat chez les jeunes
  • Encourager et valoriser la prise de risque
  • Augmenter les sources de financement de l’innovation, surtout privées
  • Développer le secteur des TICs à l’international  
  • Améliorer la chaine alimentaire des startups
  • Créer un climat médiatique favorable à l’entrepreneuriat

29Propositions 

July 8th, 2008 Post de Olivier Ezratty | 5 commentaires

La vogue des netbooks (11 commentaires)

J’ai été invité par Alban Peltier, le fondateur du site de “social shopping” Looneo à une soirée de découverte de cette nouvelle catégorie de PC : les netbooks. Etaient présents trois fournisseurs : Asus, Acer et MSI.

C’était une bonne occasion de voir de près comment ces produits évoluaient. Et ça bouge très vite ! La vague des netbooks a été lancée par Asus fin 2007 avec le EEE 700 complété par le modèle 900 en juin 2008 (avec un écran plus grand, de 8,9 pouces au lieu de 7 pouces). Ce sont des ultra-portables pas chers (aux alentours de 300€ à 500€ selon les modèles), très mobiles (aux alentours de 1 Kg), et configurés plus légèrement que les laptops, mais suffisants pour un tas d’usages.

July 3rd, 2008 Post de Olivier Ezratty | 11 commentaires

Le marketing de Firefox 3 (6 commentaires)

En période relativement calme dans l’actualité du logiciel, la Mozilla Foundation a fait fort en lançant à grand renfort médiatique la dernière version de son navigateur open-source Firefox. Difficile d’y échapper !

Au delà du bruit ambiant, essayons d’analyser ce lancement sous l’angle marketing.

La petite bête qui monte

Firefox est un navigateur qui revient de loin, héritier de la mouvance de feu Netscape. Et qui a gagné ses lettre de noblesse grâce à un développement bien structuré, une attention portée aux détails et des parts de marché qui ne cessent d’augmenter, aux alentours de 20% à l’échelle mondiale.

Au point que la forteresse Internet Explorer cède inexorablement du terrain (ci-dessous, la part de marché d’Internet Explorer selon e-Janco Associates).

June 19th, 2008 Post de Olivier Ezratty | 6 commentaires

Propositions pour les Assises du Numérique (Un commentaire)

Après le lancement, le retour et les suites des Assises du Numérique, voici venu le temps des pro-po-si-tions ! Et pour vous, de contribuer à les améliorer.

Pourquoi donc ?

Comme je l’avais évoqué avant, pendant et après la journée du 29 mai dernier, on pouvait constater la faible mobilisation autour de l’économie de l’innovation du numérique, et en particulier des startups et de l’entrepreneuriat. On ne trouve à ce sujet que quelques propositions dans les 27 pistes proposées le 29 mai dernier par le Cabinet d’Eric Besson. Or, placer la France dans les grands pays du numérique requiert une bien plus grande ambition, notamment sur l’entrepreneuriat dans les TICs.

June 17th, 2008 Post de Olivier Ezratty | Un commentaire

Marketing de l’informatique d’entreprise en France (18 commentaires)

J’avais été marqué en 1997 par plusieurs benchmarks présentés par le PDG de Bull, Jean-Marie Descarpentries dans un keynote au Comdex à Paris. Il décrivait le retard de la France en matière d’usage des TIC et l’impact que cela avait sur sa compétitivité. Onze années plus tard, malgré les progrès réalisés dans le pays, on en est toujours au même point. Le retard de la France dans la consommation d’IT est chronique. Les anglais consomment environ 70% plus d’IT par habitant que les français. Ceci est vécu de l’intérieur par toutes les boites IT qui ont un pieds dans la France et le Royaume Uni, et plus généralement, qui peuvent comparer la réactivité de l’ensemble des pays européens et mondiaux aux nouvelles technologies.

April 4th, 2008 Post de Olivier Ezratty | 18 commentaires

Cartoreso deuxième (8 commentaires)

Pendant l’année scolaire 2006/2007, le projet CartoReso avait été lancé par Jean-Sébastien Hächler, Pierre Pattard et Jérémy Fain - sur l’idée de ce dernier.

Ces trois élèves de l’option Technologies de l’Information de l’Ecole Centrale Paris avaient ainsi créé un logiciel de cartographie de réseau identifiant les ordinateurs et autres machines sous TCP/IP, en particulier celles qui ne sont pas entièrement sécurisées. L’outil permettant notamment de réaliser des audits de sécurité d’un réseau local d’entreprise. J’avais à l’époque recommandé à l’équipe de mettre le logiciel en open source et sur SourceForge. Histoire de permettre son évolution au delà du projet de l’année scolaire et sa prise en main par d’autres.

March 29th, 2008 Post de Olivier Ezratty | 8 commentaires

Microsoft Clouds (2 commentaires)

Ces dernières semaines ont été chahutées pour Microsoft. Alors qu’ils lancaient la dernière génération de SQL Server et Visual Studio (2008), ce qui ne fait évidemment pas écho dans le grand public, plusieurs nuages s’amoncelaient au dessus de l’éditeur, annonçant une difficile fin d’hiver. Occasion pour moi de proposer quelques commentaires et éclaircissements sur ces sujets parfois complexes.

Affaire “Yahoo”

J’appelle maintenant cela une “affaire”. Car d’une simple acquisition (si l’on peut ainsi dire), on rentre dans une saga qui rappelle celle de l’acquisition de Peoplesoft par Oracle finalisée fin 2004, une année et demi après son annonce initiale. Et pour $10B au lieu des $5B annoncés initialement en juin 2003. Mais ce qui était tolérable dans le domaine des logiciels d’entreprise ne l’est évidemment pas dans l’Internet, qui évolue à une bien plus grande vitesse.

March 1st, 2008 Post de Olivier Ezratty | 2 commentaires

Un mariage risqué, suite (10 commentaires)

Je me suis exprimé sur l’annonce par Microsoft de son souhait d’acquérir Yahoo le jour même où elle a eu lieu. C’était à chaud, mais je m’étais déjà posé la question auparavant. Cette annonce a depuis généré un nombre absolument incroyable de commentaires tant aux USA que chez nous en France. L’histoire est loin d’avoir démarré puisque Yahoo esquive la fusion, ou tout du moins en négocie le prix.

Parmi les réactions, il y en avait quelques unes d’intéressantes comme celle de Louis van Proosdij, montrant comment Microsoft pourrait organiser son “branding” en séparant clairement la partie entreprise (”Microsoft”) et en affichant sous la bannière “Yahoo” tout ce qui relève du grand public chez l’éditeur.

February 13th, 2008 Post de Olivier Ezratty | 10 commentaires

Back from the Silicon Valley 2 (15 commentaires)

Dans cette seconde partie de mon compte-rendu de voyage dans la Silicon Valley, nous allons aborder d’un côté le point de vue des investisseurs, et de l’autre quelques tendances marché et technologiques “humées” sur place.

Les sujets d’intérêt pour les VCs

Les VC de la Silicon Valley sont concentrés sur Sand Hill Road à Palo Alto. C’est le microcosme dans le microcosme. Par chance, Palo Alto est en plein milieu de la Silicon Valley ce qui facilite les déplacements pour les VCs.

December 5th, 2007 Post de Olivier Ezratty | 15 commentaires

Réflexions sur le réflex II (7 commentaires)

Il y a un an exactement, je vous avais fait un petit retour d’expérience sur l’usage d’un appareil numérique reflex (le Canon EOS 5D). Et aussi quelque peu divagué sur le portrait robot d’un l’appareil compact idéal. Tout en m’étonnant du relatif manque d’innovations chez les constructeurs d’appareils.

Ce milieu d’année 2007 semble être un meilleur cru que 2006 avec un grand nombre d’annonces intéressantes que nous allons balayer. Bien entendu, l’appareil idéal n’existe pas vraiment car il rassemblerait des nouveautés distribuées de manière éparse dans ces nouveaux modèles qui de Canon, Nikon, Casio et autres Olympus. Mais il y a tout de même une mutualisation, imitation, copie ou partage des nouveautés entre les marques et modèles.

September 4th, 2007 Post de Olivier Ezratty | 7 commentaires

Les doutes autour de Vista (13 commentaires)

Beaucoup d’ondes négatives ont convergé sur Windows Vista cet été. Elles projettent un doute sérieux sur ce qu’il advient de l’adoption de cette version par le marché. Voyons un peu ce qu’il en est, ce que les précédents nous indiquent, et ce qui pourrait arriver.

Les doutes

Le printemps et l’été ont été l’occasion d’entendre quelques éditorialistes et bloggers se plaindre de Windows Vista. Désabusés après des mois à chercher à stabiliser leur configuration, ils en sont venus à vouloir migrer “en arrière” vers Windows XP. Certains se plaignent des difficultés à faire fonctionner leur matériel. D’autres de lenteurs ou de complexité, comme pour gérer les connexion réseaux, et de la lourdeur des mécanismes de sécurité qui demandent des validations à l’utilisateur à tout bout de champ et surtout, perturbent les anciennes applications.

August 27th, 2007 Post de Olivier Ezratty | 13 commentaires

GIMP et la photo numérique (10 commentaires)

Après avoir évoqué le cas d’Ubuntu dans plusieurs posts, je m’en vais explorer un autre logiciel libre bien connu, GIMP (GNU Image Manipulation Program). Il s’agit avec OpenOffice et Firefox de l’un des logiciels applicatifs libres les plus emblématiques. Et aussi des plus anciens puisque sa création remonte à 1995. Il a était mis en exergue dans les années 1990 par les promoteurs du libre comme un exemple de logiciel libre largement équivalent à ses homologues commerciaux. En l’occurrence, pour GIMP, à Photoshop d’Adobe.

July 21st, 2007 Post de Olivier Ezratty | 10 commentaires

Rencontre avec le père de Mono (3 commentaires)

J’ai eu la chance de pouvoir discuter une bonne demi-heure avec Miguel de Icaza qui intervenait à la conférence Microsoft MIX de Paris destinée aux développeurs et designers Web jeudi 21 juin 2007.

Miguel avait créé Ximian en 1999, une distribution Linux rachetée par Novell en 2003. Il est à l’origine du projet Gnome, l’une des interfaces graphiques de Linux, que l’on retrouve notamment dans Ubuntu. Et plus récemment, du projet Mono, de portage de .NET sous Linux. Le gars est sympa et très ouvert.

Je vais retranscrire ici un bout de nos échanges, et de mémoire.

Moonlight

June 25th, 2007 Post de Olivier Ezratty | 3 commentaires

Industrie du logiciel libre ou artisanat ? (11 commentaires)

La semaine dernière, j’ai été contacté par Cédric Ingrand qui souhaitait me voir intervenir dans son émission « Plein Ecran » de LCI au sujet de l’actualité des logiciels libres, entretenue par la manifestation « Paris Capital du Libre » qui avait lieu la même semaine. J’y suis allé. L’enregistrement avait lieu le vendredi après-midi pour une diffusion le samedi suivant avec 15 minutes pour diffusion TV et l’équivalent pour une diffusion Web. Le débat avait lieu avec Alexandre Zapolski, PDG de la SSLL Linagora et organisateur de « Paris Capitale du Libre », Tristant Nitot, Président de Mozilla Europe, et Emmanuel Paquette, journaliste aux Echos. Chaque tranche de 15 minutes étant coupée par un reportage d’environ 5 minutes, autant dire qu’il restait peu de temps pour permettre à ce petit monde de s’exprimer. Et j’en suis ressortit un peu frustré aux entournures, comme de nombreux spécialistes qui ont l’occasion de s’exprimer pour le petit écran. Heureusement, le blog est là et permet de poursuivre le débat sous une autre forme, plus dense et argumentée.

Pourquoi poursuivre le débat ? Parce que cette émission était un peu trop béatement enthousiaste sur l’impact économique du logiciel libre. Tant dans les reportages, telle cette installation d’Ubuntu qui avait l’air aussi simple que celle de Picasa sous Windows et ressemblait à une vidéo de télé-achat à la Bellemarre, qu’avec les intervenants. Mais bon, que ce phénomène souvent dénoncé lorsqu’il favorise les éditeurs commerciaux se retrouve dans les logiciels libres ne devrait pas être surprenant.

Vous pouvez visionner cette émission par téléchargement en MPEG4 avec la première partie et la seconde partie, et également sous forme de streaming sur LCI.fr.

Alors, sur ces entrefaits, voici sur quoi je voulais donc revenir…

Les logiciels libres créeraient des dizaines de milliers d’emploi

Le point de Cédric Ingrand était que le logiciel libre était devenu du « big business ». Alexandre Zapolski mettait ainsi en avant les quelques dizaines de milliers d’emplois créés par les logiciels libres et un taux de croissance de ces emplois de plus de 70%. Le Syntec estime quant à lui le marché des services autour du libre à 540m€ et à 1,4% du total et devrait croitre de 50% en 2007.

Ces données me semblent en fait bien sous-estimées ! Le secteur informatique représente en France plus de 600000 emplois, dont une grosse moitié dans les sociétés de services. Comme la part de marché des logiciels libres dans les serveurs est d’environ 27% et que les activités de services autour des serveurs et applications associées, en particulier dans les domaines Internet et Intranet, sont en pleine effervescence, il n’est pas absurde d’évaluer le poids des logiciels libres à environ le quart du marché des services, soient près de 75000 emplois, sans compter le côté des entreprises et des fournisseurs de technologies. Mais il s’agit essentiellement d’un marché de services informatiques.

Mais le marché des services informatiques ne croit pas de 70% par an! Il a cru de 6,5% en 2006, toujours d’après le Syntec, et ces chiffres sont souvent légèrement surestimés. Les logiciels libres ne sont donc pas créateurs nets d’emploi à hauteur de +50%. Une grande part des emplois autour des logiciels libres sont le résultat de transferts entre technologies. La première affectée : Unix dont l’essentiel des activités et compétences, courantes dans les serveurs d’application, ont migré vers le libre et Java. Seconde technologie affectée : Novell Netware, qui a progressivement perdu du terrain ces 15 dernières années au profit des serveurs Microsoft et de Linux. Et Novell est maintenant focalisé sur Linux. Troisième victime: Windows Server et ce qui va autour. Même si cela ne s’est pas traduit en pertes nettes pour Microsoft, l’avancée du libre a au moins ralenti la croissance de Microsoft dans les serveurs. En particulier dans le secteur public qui lui est devenu particulièrement hostile. Et d’après le Syntec, la croissance des services informatiques en France est liée à “la recrudescence des projets de transformations dans les entreprises, [...] d’une demande accrue pour des projets liés au règlementaire et aux fusions & acquisitions. Parmi les métiers les plus dynamiques figurent le Conseil, l’Infogérance applicative (en particulier la TMA) et les logiciels embarqués”. Et donc pas vraiment aux logiciels libres, même si on en trouve bien enfouis dans les systèmes embarqués.

Si les logiciels libres créaient de façon nette plus d’emplois que la croissance du marché informatique, cela voudrait dire que ces derniers sont plus consommateurs de services que les logiciels commerciaux qu’ils remplacent et qu’au final, la facture pour les clients s’en ressentirait (les budgets services sont environ cinq à dix fois plus grands que les budgets licences). Cela alimenterait le discours de Microsoft selon lequel le « Total cost of ownership » des logiciels libres en entreprise est supérieur à celui des logiciels commerciaux. Or ce n’est pas nécessairement le cas…

La croissance d’emploi générée par le libre est donc pour moi un argument économique aussi déplacé que ces études de Microsoft commandées à IDC dans le monde qui chiffraient les milliers d’emplois créés par Windows Vista au moment de son lancement en novembre dernier.

Ceci étant, si la part de marché de Linux dans les serveurs s’est relativement stabilisée en France, tout comme sur les postes de travail où elle plafonne à environ 3% en unités (en nouvelles machines), les scénarios d’utilisation des logiciels libres se diversifient. Ils touchent de plus en plus les Intranet de partage d’information (notamment avec l’émergence des Wikis en entreprise) et les messageries, au-delà des scénarios traditionnels autour de la sécurité, du Web. Nombre de serveurs d’applications métier tournent également sur des plates-formes alliant Linux et les middlewares Java.

Bref, s’il y a bien des emplois autour du libre, mais il ne s’en créé pas autant que les partisans du libre l’indiquent en valeur nette. D’autant plus que les emplois informatiques ne sont pas simplement classifiables en « logiciels libres » ou « logiciels commerciaux». Il y a des métiers : développeurs, administrateurs réseaux, architectes, chefs de projets et des secteurs d’activité (finance, industrie, etc) avec des compétences propres qui sont relativement indépendantes des technologies employées.

Il faudrait créer un pôle de compétitivité des logiciels libres

C’est un thème cher à Alexandre Zapolski qu’il promeut depuis longtemps et avait relayé auprès des candidats à l’élection présidentielle au travers de son association l’ASS2L (Association des Sociétés de Services en logiciel libre). J’ai sur ce point une réserve liéeimage au fait que la majeure partie des acteurs du libre en France sont des sociétés de service. Au minimum, ce sont des SSII dans le modèle économique. En effet, la majeure partie des éditeurs de logiciels libres ne commercialisent pas des licences logicielles, mais plutôt des prestations de services de déploiement et de maintenance de ces logiciels. Ce modèle économique présente la caractéristique d’être peu « scalable ». A savoir que la marge dégagée n’augmente quasiment pas avec le volume d’activité. Contrairement à l’édition de logiciel proprement dite et à de nombreuses activités industrielles où les investissements en R&D sont amortis par le volume de vente, et dans le cas de l’industrie, où les risques industriels au niveau fabrication sont maintenant réduits du fait de sa sous-traitance et/ou de sa délocalisation.

Les SSLL et les éditeurs de logiciels libres français sont souvent des entreprises de proximité, elles n’exportent pas, ou presque pas. Leur marketing est donc souvent limité, comme l’est celui des SSII. Les grandes SSII françaises qui ont une activité internationale comme CapGemini présentent moins d’intérêt pour la balance commerciale de la France que les éditeurs logiciels, même moins nombreux. En effet, l’essentiel de leur valeur ajouté se traduisant en salaires locaux, les sièges rapatrient peut de marge alors que les éditeurs de logiciels décentralisent moins leur R&D en général et ont des coûts des ventes locaux bien plus faible que la délivrance de services des SSII. Résultat, les éditeurs de logiciels qui exportent rapportent plus à leur pays d’origine que les SSII.

La poussée du libre en France relève par ailleurs plus d’une logique d’acheteurs, interne au pays, poussée notamment par le secteur public. Cette logique de marché intérieur – qui n’est pas spécifique à la France – n’encourage pas non plus à la création de business à échelle mondiale.

On objectera que de grands acteurs du libre se sont créés dans le monde. Il y a effectivement RedHat (US), MySQL (suède), et… bien, plus grand monde qui fasse plus de $100m de chiffre d‘affaire. Malgré la poussée du libre, il n’y a qu’une poignée d’éditeurs de logiciels libres dans le Top 200 des éditeurs mondiaux. Et il n’y a aucun français. Alors que nous avons tout de même Business Objects (certes maintenant plus nord-américain que français) et Dassault Systèmes, qui sont dans le Top 50 mondial. Pourquoi donc ? Je pense que c’est justement lié à cette culture du service française et à la difficulté des sociétés du libre à se développer à l’échelle mondiale. Nous avions Mandriva, mais après des déboires nombreux et malgré sa recapitalisation récente et très risquée par Occam Capital, il n’est pas évident qu’ils aillent bien loin face à RedHat, Novell et autres Ubuntu. Finalement, cette force française avec ses « grandes SSII » a créé une culture qui est une faiblesse de l’industrie informatique française. Dans les années 80, les SSII éditaient des logiciels : ateliers de génie logiciels, logiciels d’entreprises, etc. Et elles ont abandonné ces activités pour se recentrer sur les services. Nos grands fleurons du service sont en fait notre talon d’Achille. Ils ont drainé les compétences, et cela s’est en partie fait au détriment d’une culture industrielle du logiciel.

Il n’y a cependant rien d’inéluctable et rien n’empêche des entrepreneurs audacieux de conquérir le monde avec des logiciels libres. Certaines acquisitions comme chez Idealx ou Linagora visent à élargir leur porte-feuille logiciel. Encore faut-il qu’ils ne décident pas, comme l’a fait Marc Fleury, le fondateur de JBOSS racheté par RedHat, d’aller s’installer aux USA !

S’il fallait encourager les pôles de compétitivité (dont la formule reste douteuse sur de nombreux aspects), il faudrait le faire sur le logiciel en général. Les logiciels sont incontournables dans les TIC. On les trouve partout : dans le matériel comme les set-top-boxes ou les voitures, dans les composants, dans les services Internet qui présentent lorsqu’ils tournent bien d’énormes économies d’échelle, dans les contenus comme les jeux, et vendus comme tels. Les logiciels libres intégrés ou pas dans ces différente incarnations ne sont qu’une forme, qu’un modèle économique. Mais il n’est pas exclusif. D’autant plus que contrairement aux idées reçues, la différence entre un logiciel libre de niche (les plus nombreux) et les logiciels commerciaux est minime. Souvent, leur communauté de développeurs est quasiment réduite aux créateurs du logiciel. Et les bénéfices d’ouverture du code source et le développement communautaire sont plus des arguments marketing qu’une réalité terrain. Et qui dit compétitivité dit exportations, pas service de proximité.

Mais il existe déjà des pôles de compétitivité autour des logiciels, notamment autour du jeu à Lyon, des systèmes complexes et du multimédia dans la région parisienne. Les logiciels libres peuvent facilement s’y greffer si cela fait sens. Encore une fois, je me demande comment les sociétés du libre pourraient réellement améliorer la position de la France en matière de balance commerciale dans l’informatique au regard de ce que font les éditeurs traditionnels. S’il y avait un choix à faire, je privilégierais plutôt la création d’un pôle autour de l’Internet plutôt qu’autour du libre. Sachant que le libre en bénéficierait indirectement puisque de nombreux services Internet profitent du libre. Mais comme outil, pas comme business model.

Bref, prenons gare de ne pas faire de la politique industrielle à la va-vite !

Impact de la concurrence sur les prix

La question posée concernait l’impact de la concurrence des logiciels libres sur le prix des logiciels commerciaux. Et les pratiques de Microsoft dans certains pays dits « en voie de développement » étaient brandies en exemple avec ces versions de Windows à $5.

A vrai dire, dans ces pays, il est des concurrents encore plus dangereux que les logiciels libres : le piratage et la contrefaçon. Avec un taux d’équipement « légal » inférieur à 10% en Chine. Taux qui s’explique entre autres facteurs par un pouvoir d’achat assez faible. Face à ce phénomène tout comme à la concurrence de Linux comme « RedFlag » en Chine, Microsoft propose des versions à très bas coût de Windows et Office. Et à l’instar des produits « premier prix » de la grande distribution en France, ce sont des versions dégradées fonctionnellement. Le recul est insuffisant pour valider ce modèle qui s’est appliqué initialement en Thailande, en Malaisie et Indonésie puis en Inde. Et pour les ventes de Windows en OEM via des constructeurs locaux.

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En France, la montée du libre a créé une pression commerciale sur Microsoft et d’autres acteurs, comme Oracle qui ne doit pas forcément apprécier la montée en puissance inexorable de MySQL. Mais jusqu’à présent, ces éditeurs ont plutôt tenu bon. D’autant plus que les marges commerciales des filiales ne sont pas très grandes par rapport à des politiques tarifaires définies à l’échelle mondiale. Surtout chez Microsoft.

Même dans le secteur public, les ristournes de Microsoft n’ont rien à voir avec les chiffres mirobolants annoncés il y a trois ans pour la Mairie de Paris. Les journalistes qui avaient relayé cette information comparaient simplement les prix publics à l’unité avec les prix pour ce client. Ces remises en volume sont déjà significatives, s’y est peut-être ajouté un geste commercial, mais pas de 60%! La pratique, de bon aloi, consiste plutôt à augmenter l’accompagnement autour des logiciels, comme avec du service, plutôt que de baisser les prix. En cela, cette stratégie est relativement classique : un acteur industriel a intérêt à protéger les prix de ses secteurs d’activité critiques et à éventuellement brader ce qui est moins critique.

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Le pire, c’est que dans les six dernières années, les prix de Microsoft ont même eu plutôt tendance à augmenter. Notamment à l’occasion du lancement de leurs nouvelles formules de licensing en2001, qui ont bien remué le Cigref, cette puissante association de DSI de grands comptes français. Au bout du compte, ce nouveau programme qui avait pour but d’annualiser les prix des logiciels a poussé de nombreux clients à étudier plus sérieusement l’alternative des logiciels libres. Mais force est de constater qu’à part quelques gros poissons du secteur public (Finances, Gendarmerie, Marie de Paris), il n’y a pas eu de réelle vague de fond ni de tsunami. Ce qui n’empêche pas les grands clients français d’exercer des pressions sur Microsoft pour négocier les prix en agitant le chiffon rouge du libre, tout en espérant ne pas avoir à mettre en pratique la menace d’une migration, surtout sur les postes de travail, car cela bousculerait trop les habitudes des utilisateurs.

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Il en va certainement différemment du grand public. Mais là, ce n’est pas l’open source qui fait fureur. Ce sont les logiciels gratuits, open source ou pas. Il n’y a pas un journal informatique qui ne fasse pas régulièrement sa couverture sur les meilleurs logiciels gratuits du moment. J’en suis moi-même assez friand, surtout au niveau des utilitaires, car on a l’embarras du choix.

Vendre du logiciel grand public est devenu très difficile. Ce marché s’est transformé tout d’abord en direction de l’Internet, et ensuite, vers un financement par la publicité. A part les jeux, une grande partie du revenu grand public dans le logiciel provient de ventes via les constructeurs. Microsoft étant celui qui en profite le plus avec Windows.

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Microsoft amoureux du libre?

A la fin du débat LCI, Emmanuel Paquette des Echos forcait le trait journalistique en présentant certaines actions récentes de Microsoft comme un revirement et un amour soudain pour les logiciels libres après les avoir traités de cancer.

Il ne faut évidemment pas pousser. Les actions de Microsoft sont de la real politik qui n’a rien à voir avec l’adoption du libre. Il s’agit plutôt d’une gestion optimale de la coopétition avec le libre : par l’intégration ou par des accords sur la propriété intellectuelle. Même si parfois, cela atteint un seuil assez original, tel la fourniture par Microsoft à ses clients de la distribution SuSE de Novell. Mais c’est pour mieux vendre des serveurs de consolidation tournant sous Windows, pas pour une soudaine adoption du libre. Même topo pour les licences Shared Source qui ne sont appliquées qu’à des logiciels relativement secondaires qui n’affectent pas le coeur du revenu de Microsoft.

Il en va de même avec les déclarations enflammées de grands acteurs comme IBM pour le libre. Vous vous souvenez de leur annonce il y a quelques années du milliard de $ d’investissements dans Linux en 2000. En attendant, ils sont toujours le second éditeur de logiciels propriétaires au monde derrière Microsoft avec près de $17B de revenu qui représentent presque à égalité avec les services, leur première source de profits. Et tout ça, c’est du bon vieux logiciel propriétaire… mais qui peut effectivement tourner sous Linux. Ils n’ont pas investit dans Linux, mais sur Linux. Nuance! Même topo pour Oracle et les autres. Ils supportent le libre. Oui, comme plate-forme système. Mais ils n’en ont pas pour autant adopté le modèle économique pour leurs produits stratégiques!

Par contre, Microsoft reste plus que coincé aux entournures par la nature virale de la licence GPL (c’était cela le cancer évoqué par Steve Ballmer en 2001, même si par simplicité, il évoquait le cas de Linux, qui est effectivement en GPL). Nature qui ne s’améliore par avec la nouvelle GPL3 par la FSF qui est encore plus virale. On n’en parle pas beaucoup, mais cela explique pourquoi certaines discussions d’acquisitions de startups par Microsoft n’ont pas été concrétisées.

Conclusion

Mon propos n’est pas ici de dénigrer le libre, mais plutôt de remettre les choses à leur place en terme d’impact économique.

Oui, il faut aider l’industrie du logiciel en France, mais dans son ensemble et sans à priori sur les modèles économiques et sans favoritisme particulier pour les logiciels libres. De toutes manières, ils prennent naturellement leur place là où ils sont les mieux placés, comme sur Internet.

C’est un peu provoc, certainement, alors voyons les réactions…

June 21st, 2007 Post de Olivier Ezratty | 11 commentaires

Mises à jour de printemps (5 commentaires)

Ce pont du premier mai a été l’occasion de faire quelques mises à jour sur ce blog et ailleurs.

A commencer par le passage du site à WordPress 2.1.3. Je n’avais pas touché au site depuis son lancement en mai 2006, sous la version 2.0.3. Là, je me suis dit qu’il était temps de faire cette mise à jour. Mais ça ne rigole pas. Le processus est assez long (cf la check list ci-dessous) si on veut le faire sérieusement.

Il faut auparavant sauvegarder sa base MySQL, faire un backup complet des fichiers du serveur, et ensuite effacer une partie de son installation pour la remplacer par le nouveau logiciel. Puis, on lance l’upgrade et on découvre le résultat. Comme certaines structures de tables de données ont changé, il faut revoir certains éléments de code dans son template voire dans ses plug-ins (qui sont écrits en PHP).

April 30th, 2007 Post de Olivier Ezratty | 5 commentaires

A la découverte de CartoReso (3 commentaires)

Après le voyage qu’il organise l’automne prochain dans la Silicon Valley, je vais encore parler de Jeremy Fain. Cette fois-ci, il s’agit du projet CartoReso qu’il a mené avec deux autres élèves de troisième année de l’Ecole Centrale, Jean-Sébastien Hächler et Pierre Pattard (respectivement à gauche et à droite dans la photo ci-dessous).

Le projet démarré en octobre 2006 consistait à créer un logiciel de cartographie de réseau automatique, très rapide, à faible coût, et en open source. Pourquoi? Pour répondre à l’attente des clients en Europe soucieux de la sécurité de leur réseau informatique et ne faisant pas forcément confiance à des solutions qu’ils ne peuvent pas maitriser.

April 4th, 2007 Post de Olivier Ezratty | 3 commentaires

A la découverte d’Ubuntu (66 commentaires)

Après le débat sur les bundles OEM de Windows et ma récente visite du Salon Linux, je m’étais dit qu’il fallait mettre à jour ma connaissance de Linux en tant que système d’exploitation pour le poste de travail. Lorsque j’étais chez Microsoft, je testais une distribution Linux à peu près tous les ans depuis 1998, sur un disque amovible d’un desktop. Mais je n’allais généralement pas jusqu’au bout faute de temps et de patience. Depuis, Linux a bien évolué et j’ai donc pris le parti de tester la distribution Ubuntu, l’une des plus populaires du moment, en allant jusqu’au bout, à savoir reconstituer un environnement de travail complet. Et sur un laptop!

March 14th, 2007 Post de Olivier Ezratty | 66 commentaires

Visite à Linux Expo (16 commentaires)

Mardi après-midi, je suis allé faire un petit tour sur Linux Expo au CNIT. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de participer aux différents débats, dont celui sur Firefox et XUL avec Tristant Nitot et un autre avec les représentants des principaux candidats de l’élection présidentielle, mais j’ai pu croiser quelques stands intéressants à un titre ou à un autre:

RedHat présentait un des fameux PC à $100, équipés de la distribution Linux Fedora. Le petit engin est sympa. La manivelle pour charger la batterie a été abandonnée! L’écran a l’air de faire environ 12 à 13 pouces. Quand on demandait à l’exposant ce qu’il y avait dans la machine, la réponse était “on ne sait pas, nous on ne fait que présenter Fedora“. Dommage! Manque de curiosité patent!

February 1st, 2007 Post de Olivier Ezratty | 16 commentaires

Bundles contestés, et après? (42 commentaires)

L’UFC Que Choisir a réveillé en décembre 2006 un serpent de mer qui fait régulièrement couler de l’encre depuis au moins 1999 en portant plainte contre Hewlett Packard, Darty et Auchan pour bundles illégaux de logiciels dans les PC qu’ils commercialisent. Et de faire un certain nombre de propositions comme de permettre l’achat d’ordinateurs sans logiciels et de faire le choix des logiciels installés sur la machine.

Autant je trouve qu’il est utile d’encourager la concurrence et de favoriser le choix des consommateurs, autant il me semble que les propositions contre les fameux bundles sont très limitées d’un point de vue pratique, au point qu’elles pourraient même être préjudiciables aux utilisateurs de PC.

December 22nd, 2006 Post de Olivier Ezratty | 42 commentaires

Logiciels libres de se tromper (Un commentaire)

Alors que la France vient tout juste de battre le Brésil, je tombe sur cette interview d’Alexandre Zapolsky (PDG de Linagora et président de l’association ASS2L qui regroupe une vingtaine de SSII du libre: « Il faut créer une Open Source Valley en Ile-de-France ». Deux parties de cette interview m’agacent quelque peu car elles font la promotion d’un modèle basé sur des informations factuellement erronées et sur une vision trop pessimiste de l’industrie informatique française:

La France a perdu la bataille du logiciel, du matériel et de l’Internet. Le seul secteur où nous pouvons encore préserver nos chances d’avoir un leadership est celle du Libre. Pour maintenir et développer son savoir-faire en ce domaine, la France doit fédérer les acteurs du privé et les pouvoirs publics.

July 2nd, 2006 Post de Olivier Ezratty | Un commentaire

Pourquoi WordPress ? (10 commentaires)

Pourquoi ai-je donc choisi WordPress pour créer ce blog?

J’ai passé pas mal de temps à tourner en rond sur le sujet, ne serait-ce que sur le principe même de la création d’un blog. J’avais commencé à regarder du côté de Blogger, le site de blogs de Google. Très simple d’emploi, il est cependant très rudimentaire. On ne peut pas gérer de catégories de posts, l’administration est succinte, la liberté pas totale.

Ensuite, il y a les standards de Six Apparts, Typepad et Movable Type. De bons outils, largement diffusés, mais payants. Avant de me lancer tête baissée, je souhaitais trouver une solution gratuite. Et si possible sans pollution publicitaire. Et avec une grande communauté de développeurs.

May 6th, 2006 Post de Olivier Ezratty | 10 commentaires