Il y a presque deux ans, j’avais publié un comparatif de lecteurs (ou aggrégateurs) de flux RSS, dans ce post en octobre 2006 et puis dans celui-ci en juin 2007. En effet, le choix d’un bon lecteur RSS est loin d’être évident car ce n’est pas un véritable “marché” et qu’il est très fragmenté. Il était temps de mettre à jour ce comparatif et de le compléter.
Ce qui est fait, avec :
- Une mise à jour du tableau de comparaison d’une quarantaine de lecteurs RSS, séparant maintenant les clients riches des clients web :
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July 20th, 2008
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Après plusieurs réunions de travail pour faire maturer ce plan, Cyber-Elles, l’Echangeur PME, l’IE Club et la CCIP (Chambre de Commerce et de l’Industrie de Paris), soutiennent officiellement les 29 propositions pour les Assises du Numérique pour "Développer l’entrepreneriat et faire réussir les startups dans les TICs" (fichier Word 2003 et PDF).
Ces 29 propositions sont regroupées en six parties:
- Développer l’entrepreneuriat chez les jeunes
- Encourager et valoriser la prise de risque
- Augmenter les sources de financement de l’innovation, surtout privées
- Développer le secteur des TICs à l’international
- Améliorer la chaine alimentaire des startups
- Créer un climat médiatique favorable à l’entrepreneuriat
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July 8th, 2008
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J’ai été invité par Alban Peltier, le fondateur du site de “social shopping” Looneo à une soirée de découverte de cette nouvelle catégorie de PC : les netbooks. Etaient présents trois fournisseurs : Asus, Acer et MSI.
C’était une bonne occasion de voir de près comment ces produits évoluaient. Et ça bouge très vite ! La vague des netbooks a été lancée par Asus fin 2007 avec le EEE 700 complété par le modèle 900 en juin 2008 (avec un écran plus grand, de 8,9 pouces au lieu de 7 pouces). Ce sont des ultra-portables pas chers (aux alentours de 300€ à 500€ selon les modèles), très mobiles (aux alentours de 1 Kg), et configurés plus légèrement que les laptops, mais suffisants pour un tas d’usages.
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July 3rd, 2008
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Voici une reprise de mon intervention d’hier dans un forum de la revue Challenges. Histoire de remettre cela dans un français un peu plus correct, d’ajouter quelques compléments et quelques illustrations !
Le thème était “Microsoft après Bill Gates”. Et les questions portaient sur plein de sujets. Et Google, et Yahoo, et Ballmer, et Vista, etc. Alors, voici que voilà. Les photos et les textes en italiques sont des ajouts.
Comment soutenir Bill Gates dans sa mission caritative ?
Il faut consulter le site web de sa fondation et leur faire des propositions. La question la plus fréquente, c’est comment obtenir des financements de leur part pour une action clé. Je n’en sais pas beaucoup plus à vrai dire.
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July 3rd, 2008
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Cela fait maintenant une dizaine de jours que j’ai publié un ensemble de propositions pour les Assises du Numériques destinées à favoriser l’entrepreneuriat en France dans les TICs et à aider les startups à réussir. Faisons un point d’étape avant la finalisation qui devrait normalement intervenir dans la semaine qui vient.
L’état des propositions
Le document est toujours en accès libre (fichier Word 2003 et PDF).
Il a pas mal évolué depuis cette première publication avec une bonne douzaine de contributions sérieuses et en profondeur. Les contributeurs de ces propositions présentent l’avantage de représenter plusieurs secteurs : entrepreneurs, investisseurs, enseignemant et acteurs de l’accompagnement des startups, associations. C’est un très bon début.
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June 29th, 2008
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Depuis la publication d’un ensemble de propositions pour encourager l’entrepreneuriat et faire réussir les startups en France, j’ai obtenu des feedbacks divers qui ont été intégrés pour l’essentiel dans le plan.
D’autres vont arriver ! Et le temps presse car l’équipe d’Eric Besson va relever les compteurs des propositions début juillet !
Pour à la fois reconnaître les contributions directes et les faire resortir, je me suis dit qu’il était utile de les mettre en évidence. Alors voici certains des éléments que j’ai reçus par mail ou en mode révision du document et qui méritent d’être relayés :
Pierre Kociusco-Morizet (Vice-Président de l’IE-Club et PDG de Price Minister)
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June 25th, 2008
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En période relativement calme dans l’actualité du logiciel, la Mozilla Foundation a fait fort en lançant à grand renfort médiatique la dernière version de son navigateur open-source Firefox. Difficile d’y échapper !
Au delà du bruit ambiant, essayons d’analyser ce lancement sous l’angle marketing.
La petite bête qui monte
Firefox est un navigateur qui revient de loin, héritier de la mouvance de feu Netscape. Et qui a gagné ses lettre de noblesse grâce à un développement bien structuré, une attention portée aux détails et des parts de marché qui ne cessent d’augmenter, aux alentours de 20% à l’échelle mondiale.
Au point que la forteresse Internet Explorer cède inexorablement du terrain (ci-dessous, la part de marché d’Internet Explorer selon e-Janco Associates).
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June 19th, 2008
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Après le lancement, le retour et les suites des Assises du Numérique, voici venu le temps des pro-po-si-tions ! Et pour vous, de contribuer à les améliorer.
Pourquoi donc ?
Comme je l’avais évoqué avant, pendant et après la journée du 29 mai dernier, on pouvait constater la faible mobilisation autour de l’économie de l’innovation du numérique, et en particulier des startups et de l’entrepreneuriat. On ne trouve à ce sujet que quelques propositions dans les 27 pistes proposées le 29 mai dernier par le Cabinet d’Eric Besson. Or, placer la France dans les grands pays du numérique requiert une bien plus grande ambition, notamment sur l’entrepreneuriat dans les TICs.
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June 17th, 2008
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Dans différentes enquêtes sur l’innovation que j’ai pu lancer (voir le Thermomètre de l’ARPU) ou que j’ai suggéré à mes étudiants à Centrale Paris, il est souvent nécessaire de consolider les grandes données économiques sur des startups. De quelles données parle-t-on ? Essentiellement, du chiffre d’affaire au minimum. Ensuite, des effectifs, de la marge nette, et pour les acteurs de l’Internet, de leur trafic - de préférence en visiteurs uniques par mois.
Pourquoi en a-t-on besoin ? Pour étudier la démographie des startups, leur évolution et estimer lesquelles d’entre elles atteignent la taille critique, pourquoi et comment. C’est d’ailleurs le thème d’une table ronde que j’anime le jeudi 12 juin prochain pour l’association Cyber-Elles et l’Echangeur-PME à Paris. L’objet est précisément “Comment passer le cap” et devenir une vraie PME.
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June 10th, 2008
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La suite des Assises du 29 mai 2008, ce sont des dizaines d’Ateliers qui vont plancher sur les 27 pistes du “plan numérique”. Commençons par examiner ce qu’elles contiennent et comment elles pourraient être complétées, notamment autour de l’entreprenariat. Je raconterai ensuite les tenants et aboutissants du diner bloggeurs/Besson du soir du 29 mai.
Les 27 pistes
Publiées le jour même au format PDF, elles ont été résumées par Eric Besson dans son discours d’introduction des Assises du 29 mai dernier. Elles ont été préparées en à peine quelques semaines par son cabinet en fonction de leur connaissance des sujets, pas mauvaise dans l’ensemble, et d’influences diverses et de rapports divers. Eric Besson ne cherche pas à cacher ces différentes sources d’inspiration. Il les assume même.
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June 4th, 2008
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Comme plus de 1000 autres participants, j’ai assisté au lancement des Assises du Numérique le 29 mai 2008 à l’Université Paris Dauphine. C’était le “kick-off” du “plan numérique” qu’Eric Besson, secrétaire d’Etat à la prospective et à l’économie numérique, doit préparer pour François Fillon et Nicolas Sarkozy avant la fin juillet.
Je vais ici survoler ce qui s’est dit pendant cette journée du 29 mai et évoquer la méthode choisie par le gouvernement pour créer ce plan numérique. Dans un second post, je traiterai des 27 propositions et de leur teneur, ainsi que du diner organisé entre Eric Besson et quelques bloggeurs le 29 mai. En vous mettant en garde sur mon intérêt plus poussé sur l’économie de l’offre et des entrepreneurs des TIC que sur le marché intérieur et la demande.
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June 3rd, 2008
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La récupération d’images avec Outwit fonctionne avec de nombreux sites et en particulier avec les moteurs de recherche.
Ce petit tutoriel explique comment s’y prendre pour récupérer des images sur Google Image.
On lance par exemple au sein d’Outwit une recherche de “Couchers de soleils” dans Google Image en précisant que l’on souhaite des images de grande taille. Le résultat de Google s’affiche, comme ci-dessous.
A partir de là, on clique sur le Tab “Images” d’Outwit :
On obtient la liste des images détectées dans la page de Google. Nous allons maintenant récupérer ces images. Il faut d’abord cliquer dans la liste des images en haut puis la sélectionner en entier avec CTRL-A (ou partiellement).
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May 24th, 2008
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Après avoir décrit l’objet du logiciel Outwit Hub, passons à un petit tutorial qui vous permettra de l’expérimenter pour une application pratique: la récupération de listes de sites web. Il vous faudra d’abord installer ou disposer de Firefox 2.X. La version 3 de Firefox qui est actuellement en bêta n’est pas encore supportée. Ensuite, vous installerez la bêta d’Outwit Hub. Elle fonctionne sur Windows, MacOS comme sur Linux.
Je vais utiliser ici un exemple de récupération de données structurées déjà exploité pour la préparation de mes supports de cours sur l’économie de l’innovation : la liste du Forbes 2000 qui regroupe les 2000 plus grandes entreprises mondiales. Elle est porteuse d’une très grande richesse d’informations. Cette liste apparait sous forme de tableaux que l’on peut copier coller à la main dans Excel. Mais il faut charger 20 pages ce qui est bien fastidieux.
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May 24th, 2008
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Le web, ses sites et les moteurs de recherche ont une particularité : ils présentent des tonnes d’information, mais en général, faiblement structurées.
La couche de présentation “web/HTML” détruit la structure originelle des informations, très souvent stockées dans des bases de données. Il en résulte des silos de données disparates difficiles à exploiter. Pourtant, des trésors d’informations sont disponibles qui pourraient être mieux exploitées : données financières, listes diverses, comparaisons de prix, listes d’objets à vendre, etc.
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May 24th, 2008
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Finalement, à force de trouver que ce mariage entre Microsoft et Yahoo n’avait aucun sens, je me retrouve en plan et plutôt satisfait puisqu’il n’aura finalement pas lieu.
Après plus de trois mois de discussions et de rapports de forces, Microsoft a en effet renoncé à acquérir Yahoo. C’est plutôt une bonne nouvelle :
- Pour les consommateurs et le marché qui ne verront pas deux gros acteurs se consolider. Ce qui les poussera à encore plus investir pour se battre contre l’ogre Google et à innover.
- Pour les employés de Yahoo comme de Microsoft qui ne subiront pas les affres d’une restructuration post-acquisition, toujours traumatisante. Chez Microsoft, on semble saluer cette décision comme étant courageuse de la part de Steve Ballmer.
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May 5th, 2008
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Voici une nouvelle édition très enrichie de ce guide sur “L’accompagnement des startups high-tech en France” qui a déjà deux ans maintenant (cf sa première publication sur ce blog). Guide qui permet aux entrepreneurs en herbe de se poser les bonnes questions pour préparer leur business plan et également de découvrir les ressources qui se présentent à eux pour financer leur projet et se faire aider. Une grande partie de l’écosystème français de l’innovation y est présentée.
Cette nouvelle mouture intègre de nombreuses informations glanées lors de Capital Week déjà évoquées dans un post précédent. Essentiellement au sujet des processus de financement par des business angels et capitaux risqueurs.
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May 2nd, 2008
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J’ai participé la semaine dernière à Capital Week, l’événement pour investisseurs et entrepreneurs organisé par MarTech & Finance. Il avait lieu dans une annexe de la Sorbonne au boulevard Malesherbes dans le 17eme à Paris.
Avec LeWeb3 et Tremplin Sénat, c’est un des événements parisiens incontournables de l’année pour les entrepreneurs à la recherche de financements.
J’étais présent - comme invité - sur deux jours sur les trois de la manifestation.
- Capital Workshop : premier jour d’atelier de formation pour les entrepreneurs. Le plus intéressant et le mieux fréquenté des trois jours.
- Capital Angels : un second jour dédié aux business angels et aux entrepreneurs cherchant ce type de financement.
- Capital IT : simultanément à Capital Angels, dédié aux VCs et aux entrepreneurs de startups plus avancées dans leur développement.
- Capital Transfert : le troisième jour, dédié au transfert technologique de la recherche vers les startups.
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April 28th, 2008
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J’avais été marqué en 1997 par plusieurs benchmarks présentés par le PDG de Bull, Jean-Marie Descarpentries dans un keynote au Comdex à Paris. Il décrivait le retard de la France en matière d’usage des TIC et l’impact que cela avait sur sa compétitivité. Onze années plus tard, malgré les progrès réalisés dans le pays, on en est toujours au même point. Le retard de la France dans la consommation d’IT est chronique. Les anglais consomment environ 70% plus d’IT par habitant que les français. Ceci est vécu de l’intérieur par toutes les boites IT qui ont un pieds dans la France et le Royaume Uni, et plus généralement, qui peuvent comparer la réactivité de l’ensemble des pays européens et mondiaux aux nouvelles technologies.
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April 4th, 2008
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Pendant l’année scolaire 2006/2007, le projet CartoReso avait été lancé par Jean-Sébastien Hächler, Pierre Pattard et Jérémy Fain - sur l’idée de ce dernier.
Ces trois élèves de l’option Technologies de l’Information de l’Ecole Centrale Paris avaient ainsi créé un logiciel de cartographie de réseau identifiant les ordinateurs et autres machines sous TCP/IP, en particulier celles qui ne sont pas entièrement sécurisées. L’outil permettant notamment de réaliser des audits de sécurité d’un réseau local d’entreprise. J’avais à l’époque recommandé à l’équipe de mettre le logiciel en open source et sur SourceForge. Histoire de permettre son évolution au delà du projet de l’année scolaire et sa prise en main par d’autres.
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March 29th, 2008
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Depuis le déblocage du dossier du financement public français de Quaero par la Commission Européenne le 11 mars 2008 dernier (annonce ici), on entend à nouveau parler de Quaero. Ce financement est de 99m€, un peu plus que ce qui avait été initialement annoncé en 2006. Le programme coutera 199m€ sur 5 ans sachant que l’Etat en finance la moitié. En été 2007, la Commission Européenne avait également autorisé le gouvernement allemand à subventionner à hauteur de 120m€ leur projet THESEUS, qui est une sorte de “spin-off” de Quaero.
Le projet Quero a été compris comme un “moteur de recherche français” construit de toutes pièces. Il a été abondamment critiqué car voué à l’échec. Il aura certainement du plomb dans l’aile, mais pas pour les raisons généralement avancées.
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March 24th, 2008
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Dans la lignée de DreamSlide que j’ai présenté la semaine dernière, je vais ici couvrir une autre startup qui pourrait avoir un sérieux impact sur son marché potentiel. Cette fois-ci, on est dans l’informatique pure et dure. Il s’agit de la société Ekoz.
Que propose-t-ils ? Tout bonnement une technologie qui permet d’accélérer de plusieurs ordres de grandeur (10 à 1000 voire au delà) le temps de calcul pour de nombreuses applications complexes reposant une grande combinatoire, comme l’interrogation de grosses bases de données avec des requêtes comportant des jointures entre de nombreuses tables de grande taille.
Le procédé
Le procédé d’Ekoz s’appuie sur un algorithme créé par Ouzi Koskas, dont nous reparlerons plus loin.
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March 15th, 2008
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J’ai enfin pu installer le SP1 de Windows Vista sur mes deux laptops en le téléchargeant sur MSDN Online (un système d’abonnement payant pour les développeurs permettant d’obtenir tous les logiciels d’entreprise de l’éditeur). J’avais en effet hâte d’améliorer les performances de mes installations Vista, surtout sur mon laptop principal. Les blocages et autres lenteurs me faisaient perdre énormément de temps au quotidien. Les laptops sont de configuration voisine : Core 2 Duo Intel à 2 Ghz, 2 Go de RAM, 120 ou 160 Go de disque dur SATA et une carte graphique nVidia. L’un est récent (décembre dernier), l’autre a un an et quelques.
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March 6th, 2008
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Ces dernières semaines ont été chahutées pour Microsoft. Alors qu’ils lancaient la dernière génération de SQL Server et Visual Studio (2008), ce qui ne fait évidemment pas écho dans le grand public, plusieurs nuages s’amoncelaient au dessus de l’éditeur, annonçant une difficile fin d’hiver. Occasion pour moi de proposer quelques commentaires et éclaircissements sur ces sujets parfois complexes.
Affaire “Yahoo”
J’appelle maintenant cela une “affaire”. Car d’une simple acquisition (si l’on peut ainsi dire), on rentre dans une saga qui rappelle celle de l’acquisition de Peoplesoft par Oracle finalisée fin 2004, une année et demi après son annonce initiale. Et pour $10B au lieu des $5B annoncés initialement en juin 2003. Mais ce qui était tolérable dans le domaine des logiciels d’entreprise ne l’est évidemment pas dans l’Internet, qui évolue à une bien plus grande vitesse.
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March 1st, 2008
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Lors d’un voyage d’étude dans la Silicon Valley en novembre 2007, j’avais eu l’occasion de rencontrer, Xobni, une petite startup intéressante. J’avais décrit dans mon compte rendu le potentiel intéressant de leur outil qui se manifeste sous la forme d’un plug-in d’Outlook (avant le support à venir d’autres logiciels clients de messagerie).
Ce plug-in est une sorte de mini outil de datamining dans votre base de contacts et d’emails qui vous fournit un tas d’informations utiles sur vos contacts et ajoute plein d’astuces pour rendre votre activité plus rapide. Vous avez en gros : une carte de visite de vos contacts en cliquant sur leur email avec leurs coordonnées, les derniers mails échangés, le “mail ranking” de votre contact, à savoir une position de votre interlocuteur dans le classement des échanges par email de votre boite aux lettres. Mais l’outil découvre automatiquement tous les attachements aux emails concernés, il indique à quelle vitesse votre contact répond aux emails, il vous aide à trouver des plages horaires dans votre agenda pour les indiquer par email à vos correspondants, etc.
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February 20th, 2008
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Je me suis exprimé sur l’annonce par Microsoft de son souhait d’acquérir Yahoo le jour même où elle a eu lieu. C’était à chaud, mais je m’étais déjà posé la question auparavant. Cette annonce a depuis généré un nombre absolument incroyable de commentaires tant aux USA que chez nous en France. L’histoire est loin d’avoir démarré puisque Yahoo esquive la fusion, ou tout du moins en négocie le prix.
Parmi les réactions, il y en avait quelques unes d’intéressantes comme celle de Louis van Proosdij, montrant comment Microsoft pourrait organiser son “branding” en séparant clairement la partie entreprise (”Microsoft”) et en affichant sous la bannière “Yahoo” tout ce qui relève du grand public chez l’éditeur.
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February 13th, 2008
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Microsoft rachète finalement Yahoo! Pendant plusieurs mois, les spéculations sur le sujet allaient bon train, mais je n’y croyais pas trop, doutant de la capacité de Microsoft à non pas faire cette acquisition, mais à la réussir après coup.
Comme je ne suis malheureusement pas en mesure d’éviter à Microsoft de faire des âneries, ils l’ont faite ! Alors 1+1>2 ou pas? Malgré tout le baratin officiel sur les “synergies”, je pense que cette acquisition est mal venue et qu’il n’est pas évident que la mayonnaise prenne.
Pour trois raisons structurelles :
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February 1st, 2008
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Le CES 2008 s’est terminé hier. Après quatre jours de visite au pas de charge dans sept halls gigantesques, plus une journée de conférences de presse et quelques keynotes, il est temps de partager quelques impressions. Avant que je me lance dans la rédaction de mon rapport complet de visite qui devrait paraître sur ce blog d’ici une dizaine de jours environ.
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January 11th, 2008
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Le temps de la nouvelle année génère comme d’habitude ces prédictions fascinantes de ce qui arrivera dans les 12 mois qui viennent. Je m’étais penché l’année dernière sur la question en mettant en évidence le biais des prédictions, et aussi celles qui étaient faciles et moins faciles à mettre sur la table. Comme chaque année, les prévisionnistes prêchent pour un peu pour leur paroisse ou leur domaine d’expertise. Et si les prédictions sont souvent valables sur le fond, elles le sont rarement sur l’horizon temps. Mais elles restent toujours l’occasion de débattre car le futur ne sort pas de l’éther, c’est nous qui le construisons et l’adoptons.
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December 22nd, 2007
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L’édition 2007 de LeWeb3 était de l’avis général une réussite. En effet, le panel de speakers était impressionnant et couvrait un grand nombre de sujets intéressants et de manière synthétique et rafraichissante. Et avec plus de 1600 participants, cet événement est devenu la Mecque des rencontres entre startups et financiers en puissance. Seul bémol, l’atmosphère de "bulle" qui affecte la création de projets tout azimut et un peu farfelus. Plus qu’avant? Je ne sais pas trop, mais c’est l’impression que cela donnait.
Deux grands thèmes des interventions m’ont interpellé: la quête d’un Internet responsable et l’orientation utilisateur. Le tout mâtiné des inévitables digressions sur les réseaux sociaux, sur la musique et sur la vidéo. Je n’ai pas tout suivi comme il se doit, devant jongler entre sessions plénières, présentations de startups et discussions à tout bout de champs.
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December 15th, 2007
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Dans cette seconde partie de mon compte-rendu de voyage dans la Silicon Valley, nous allons aborder d’un côté le point de vue des investisseurs, et de l’autre quelques tendances marché et technologiques “humées” sur place.
Les sujets d’intérêt pour les VCs
Les VC de la Silicon Valley sont concentrés sur Sand Hill Road à Palo Alto. C’est le microcosme dans le microcosme. Par chance, Palo Alto est en plein milieu de la Silicon Valley ce qui facilite les déplacements pour les VCs.
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December 5th, 2007
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Lundi 22 octobre avait lieu l’événement de lancement d’une initiative fort intéressante: la création d’une filière logiciels/internet de France Angels, l’association française des business angels qui fédère de nombreuses associations locales de business angels comme Paris Business Angels. Cela m’a permis de découvrir ce mouvement, son fonctionnement, ses forces et ses faiblesses et certains éléments d’articulation entre business angels et VC dans le financement des startups. Partageons cela! Avec en italiques, mes commentaires personnels sur la synthèse que je fais des propos des intervenants.
Jacques Collin (co-président de France Angels et VP de Paris Business Angels) a commencé par expliquer pourquoi il y avait un sens à créer une filière logiciel dans France Angels. Il y a d’abord des raisons liées à ce secteur d’activité :
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October 23rd, 2007
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L’Arrêt du Tribunal de Première Instance de la Cour Européenne de Justice rendu il y a deux semaines étant un peu derrière nous, penchons nous avec un peu de recul sur l’impact de ce document de 244 pages bien denses qui reprennent les arguments des deux parties et tranchent en faveur de la Commission sauf sur un détail de forme.
La première cour de justice pouvant être sollicitée par Microsoft dans cette affaire a donc maintenu les sanctions imposées par la Commission Européenne. Elles se résument à l’obligation de proposer aux clients (constructeurs pour l’essentiel) une version de Windows sans Windows Media Player, et de fournir aux concurrents de Microsoft toute la documentation nécessaire relative aux protocoles liant Windows et Windows Server, permettant en gros de cloner ce dernier. Les ambigüités sur le “toute” ayant déjà coûté à Microsoft la bagatelle de 280m€ d’amendes!
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October 2nd, 2007
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Il y a un an exactement, je vous avais fait un petit retour d’expérience sur l’usage d’un appareil numérique reflex (le Canon EOS 5D). Et aussi quelque peu divagué sur le portrait robot d’un l’appareil compact idéal. Tout en m’étonnant du relatif manque d’innovations chez les constructeurs d’appareils.
Ce milieu d’année 2007 semble être un meilleur cru que 2006 avec un grand nombre d’annonces intéressantes que nous allons balayer. Bien entendu, l’appareil idéal n’existe pas vraiment car il rassemblerait des nouveautés distribuées de manière éparse dans ces nouveaux modèles qui de Canon, Nikon, Casio et autres Olympus. Mais il y a tout de même une mutualisation, imitation, copie ou partage des nouveautés entre les marques et modèles.
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September 4th, 2007
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Beaucoup d’ondes négatives ont convergé sur Windows Vista cet été. Elles projettent un doute sérieux sur ce qu’il advient de l’adoption de cette version par le marché. Voyons un peu ce qu’il en est, ce que les précédents nous indiquent, et ce qui pourrait arriver.
Les doutes
Le printemps et l’été ont été l’occasion d’entendre quelques éditorialistes et bloggers se plaindre de Windows Vista. Désabusés après des mois à chercher à stabiliser leur configuration, ils en sont venus à vouloir migrer “en arrière” vers Windows XP. Certains se plaignent des difficultés à faire fonctionner leur matériel. D’autres de lenteurs ou de complexité, comme pour gérer les connexion réseaux, et de la lourdeur des mécanismes de sécurité qui demandent des validations à l’utilisateur à tout bout de champ et surtout, perturbent les anciennes applications.
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August 27th, 2007
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J’ai profité du calme relatif de cette fin de mois d’août pour mettre à jour ce document publié pour la première fois en mai 2006 recensant les questions à se poser lors de la création d’une startup et les dispositifs d’accompagnement du créateur.
Vous le trouverez ici (cliquer sur l’image):
Quelles mises à jour ai-je effectué? Surtout dans la première partie dédiée aux “questions à se poser”. J’y ai notamment étoffé la partie RH, sur la segmentation de marché, sur la proposition de valeur, et intégré une check-list des éléments clés d’une bonne organisation technique, que j’utilise lorsque je réalise des audits de R&D logicielle. Et quelques réactualisations dans le reste, notamment sur certains liens Internet (mais je ne les ai pas tous vérifiés…).
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August 19th, 2007
Post de
Olivier Ezratty |
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Après avoir évoqué le cas d’Ubuntu dans plusieurs posts, je m’en vais explorer un autre logiciel libre bien connu, GIMP (GNU Image Manipulation Program). Il s’agit avec OpenOffice et Firefox de l’un des logiciels applicatifs libres les plus emblématiques. Et aussi des plus anciens puisque sa création remonte à 1995. Il a était mis en exergue dans les années 1990 par les promoteurs du libre comme un exemple de logiciel libre largement équivalent à ses homologues commerciaux. En l’occurrence, pour GIMP, à Photoshop d’Adobe.
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July 21st, 2007
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Olivier Ezratty |
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J’ai eu la chance de pouvoir discuter une bonne demi-heure avec Miguel de Icaza qui intervenait à la conférence Microsoft MIX de Paris destinée aux développeurs et designers Web jeudi 21 juin 2007.
Miguel avait créé Ximian en 1999, une distribution Linux rachetée par Novell en 2003. Il est à l’origine du projet Gnome, l’une des interfaces graphiques de Linux, que l’on retrouve notamment dans Ubuntu. Et plus récemment, du projet Mono, de portage de .NET sous Linux. Le gars est sympa et très ouvert.
Je vais retranscrire ici un bout de nos échanges, et de mémoire.
Moonlight
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June 25th, 2007
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Olivier Ezratty |
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La semaine dernière, j’ai été contacté par Cédric Ingrand qui souhaitait me voir intervenir dans son émission « Plein Ecran » de LCI au sujet de l’actualité des logiciels libres, entretenue par la manifestation « Paris Capital du Libre » qui avait lieu la même semaine. J’y suis allé. L’enregistrement avait lieu le vendredi après-midi pour une diffusion le samedi suivant avec 15 minutes pour diffusion TV et l’équivalent pour une diffusion Web. Le débat avait lieu avec Alexandre Zapolski, PDG de la SSLL Linagora et organisateur de « Paris Capitale du Libre », Tristant Nitot, Président de Mozilla Europe, et Emmanuel Paquette, journaliste aux Echos. Chaque tranche de 15 minutes étant coupée par un reportage d’environ 5 minutes, autant dire qu’il restait peu de temps pour permettre à ce petit monde de s’exprimer. Et j’en suis ressortit un peu frustré aux entournures, comme de nombreux spécialistes qui ont l’occasion de s’exprimer pour le petit écran. Heureusement, le blog est là et permet de poursuivre le débat sous une autre forme, plus dense et argumentée.
Pourquoi poursuivre le débat ? Parce que cette émission était un peu trop béatement enthousiaste sur l’impact économique du logiciel libre. Tant dans les reportages, telle cette installation d’Ubuntu qui avait l’air aussi simple que celle de Picasa sous Windows et ressemblait à une vidéo de télé-achat à la Bellemarre, qu’avec les intervenants. Mais bon, que ce phénomène souvent dénoncé lorsqu’il favorise les éditeurs commerciaux se retrouve dans les logiciels libres ne devrait pas être surprenant.
Vous pouvez visionner cette émission par téléchargement en MPEG4 avec la première partie et la seconde partie, et également sous forme de streaming sur LCI.fr.
Alors, sur ces entrefaits, voici sur quoi je voulais donc revenir…
Les logiciels libres créeraient des dizaines de milliers d’emploi
Le point de Cédric Ingrand était que le logiciel libre était devenu du « big business ». Alexandre Zapolski mettait ainsi en avant les quelques dizaines de milliers d’emplois créés par les logiciels libres et un taux de croissance de ces emplois de plus de 70%. Le Syntec estime quant à lui le marché des services autour du libre à 540m€ et à 1,4% du total et devrait croitre de 50% en 2007.
Ces données me semblent en fait bien sous-estimées ! Le secteur informatique représente en France plus de 600000 emplois, dont une grosse moitié dans les sociétés de services. Comme la part de marché des logiciels libres dans les serveurs est d’environ 27% et que les activités de services autour des serveurs et applications associées, en particulier dans les domaines Internet et Intranet, sont en pleine effervescence, il n’est pas absurde d’évaluer le poids des logiciels libres à environ le quart du marché des services, soient près de 75000 emplois, sans compter le côté des entreprises et des fournisseurs de technologies. Mais il s’agit essentiellement d’un marché de services informatiques.
Mais le marché des services informatiques ne croit pas de 70% par an! Il a cru de 6,5% en 2006, toujours d’après le Syntec, et ces chiffres sont souvent légèrement surestimés. Les logiciels libres ne sont donc pas créateurs nets d’emploi à hauteur de +50%. Une grande part des emplois autour des logiciels libres sont le résultat de transferts entre technologies. La première affectée : Unix dont l’essentiel des activités et compétences, courantes dans les serveurs d’application, ont migré vers le libre et Java. Seconde technologie affectée : Novell Netware, qui a progressivement perdu du terrain ces 15 dernières années au profit des serveurs Microsoft et de Linux. Et Novell est maintenant focalisé sur Linux. Troisième victime: Windows Server et ce qui va autour. Même si cela ne s’est pas traduit en pertes nettes pour Microsoft, l’avancée du libre a au moins ralenti la croissance de Microsoft dans les serveurs. En particulier dans le secteur public qui lui est devenu particulièrement hostile. Et d’après le Syntec, la croissance des services informatiques en France est liée à “la recrudescence des projets de transformations dans les entreprises, […] d’une demande accrue pour des projets liés au règlementaire et aux fusions & acquisitions. Parmi les métiers les plus dynamiques figurent le Conseil, l’Infogérance applicative (en particulier la TMA) et les logiciels embarqués”. Et donc pas vraiment aux logiciels libres, même si on en trouve bien enfouis dans les systèmes embarqués.
Si les logiciels libres créaient de façon nette plus d’emplois que la croissance du marché informatique, cela voudrait dire que ces derniers sont plus consommateurs de services que les logiciels commerciaux qu’ils remplacent et qu’au final, la facture pour les clients s’en ressentirait (les budgets services sont environ cinq à dix fois plus grands que les budgets licences). Cela alimenterait le discours de Microsoft selon lequel le « Total cost of ownership » des logiciels libres en entreprise est supérieur à celui des logiciels commerciaux. Or ce n’est pas nécessairement le cas…
La croissance d’emploi générée par le libre est donc pour moi un argument économique aussi déplacé que ces études de Microsoft commandées à IDC dans le monde qui chiffraient les milliers d’emplois créés par Windows Vista au moment de son lancement en novembre dernier.
Ceci étant, si la part de marché de Linux dans les serveurs s’est relativement stabilisée en France, tout comme sur les postes de travail où elle plafonne à environ 3% en unités (en nouvelles machines), les scénarios d’utilisation des logiciels libres se diversifient. Ils touchent de plus en plus les Intranet de partage d’information (notamment avec l’émergence des Wikis en entreprise) et les messageries, au-delà des scénarios traditionnels autour de la sécurité, du Web. Nombre de serveurs d’applications métier tournent également sur des plates-formes alliant Linux et les middlewares Java.
Bref, s’il y a bien des emplois autour du libre, mais il ne s’en créé pas autant que les partisans du libre l’indiquent en valeur nette. D’autant plus que les emplois informatiques ne sont pas simplement classifiables en « logiciels libres » ou « logiciels commerciaux». Il y a des métiers : développeurs, administrateurs réseaux, architectes, chefs de projets et des secteurs d’activité (finance, industrie, etc) avec des compétences propres qui sont relativement indépendantes des technologies employées.
Il faudrait créer un pôle de compétitivité des logiciels libres
C’est un thème cher à Alexandre Zapolski qu’il promeut depuis longtemps et avait relayé auprès des candidats à l’élection présidentielle au travers de son association l’ASS2L (Association des Sociétés de Services en logiciel libre). J’ai sur ce point une réserve liée
au fait que la majeure partie des acteurs du libre en France sont des sociétés de service. Au minimum, ce sont des SSII dans le modèle économique. En effet, la majeure partie des éditeurs de logiciels libres ne commercialisent pas des licences logicielles, mais plutôt des prestations de services de déploiement et de maintenance de ces logiciels. Ce modèle économique présente la caractéristique d’être peu « scalable ». A savoir que la marge dégagée n’augmente quasiment pas avec le volume d’activité. Contrairement à l’édition de logiciel proprement dite et à de nombreuses activités industrielles où les investissements en R&D sont amortis par le volume de vente, et dans le cas de l’industrie, où les risques industriels au niveau fabrication sont maintenant réduits du fait de sa sous-traitance et/ou de sa délocalisation.
Les SSLL et les éditeurs de logiciels libres français sont souvent des entreprises de proximité, elles n’exportent pas, ou presque pas. Leur marketing est donc souvent limité, comme l’est celui des SSII. Les grandes SSII françaises qui ont une activité internationale comme CapGemini présentent moins d’intérêt pour la balance commerciale de la France que les éditeurs logiciels, même moins nombreux. En effet, l’essentiel de leur valeur ajouté se traduisant en salaires locaux, les sièges rapatrient peut de marge alors que les éditeurs de logiciels décentralisent moins leur R&D en général et ont des coûts des ventes locaux bien plus faible que la délivrance de services des SSII. Résultat, les éditeurs de logiciels qui exportent rapportent plus à leur pays d’origine que les SSII.
La poussée du libre en France relève par ailleurs plus d’une logique d’acheteurs, interne au pays, poussée notamment par le secteur public. Cette logique de marché intérieur – qui n’est pas spécifique à la France – n’encourage pas non plus à la création de business à échelle mondiale.
On objectera que de grands acteurs du libre se sont créés dans le monde. Il y a effectivement RedHat (US), MySQL (suède), et… bien, plus grand monde qui fasse plus de $100m de chiffre d‘affaire. Malgré la poussée du libre, il n’y a qu’une poignée d’éditeurs de logiciels libres dans le Top 200 des éditeurs mondiaux. Et il n’y a aucun français. Alors que nous avons tout de même Business Objects (certes maintenant plus nord-américain que français) et Dassault Systèmes, qui sont dans le Top 50 mondial. Pourquoi donc ? Je pense que c’est justement lié à cette culture du service française et à la difficulté des sociétés du libre à se développer à l’échelle mondiale. Nous avions Mandriva, mais après des déboires nombreux et malgré sa recapitalisation récente et très risquée par Occam Capital, il n’est pas évident qu’ils aillent bien loin face à RedHat, Novell et autres Ubuntu. Finalement, cette force française avec ses « grandes SSII » a créé une culture qui est une faiblesse de l’industrie informatique française. Dans les années 80, les SSII éditaient des logiciels : ateliers de génie logiciels, logiciels d’entreprises, etc. Et elles ont abandonné ces activités pour se recentrer sur les services. Nos grands fleurons du service sont en fait notre talon d’Achille. Ils ont drainé les compétences, et cela s’est en partie fait au détriment d’une culture industrielle du logiciel.
Il n’y a cependant rien d’inéluctable et rien n’empêche des entrepreneurs audacieux de conquérir le monde avec des logiciels libres. Certaines acquisitions comme chez Idealx ou Linagora visent à élargir leur porte-feuille logiciel. Encore faut-il qu’ils ne décident pas, comme l’a fait Marc Fleury, le fondateur de JBOSS racheté par RedHat, d’aller s’installer aux USA !
S’il fallait encourager les pôles de compétitivité (dont la formule reste douteuse sur de nombreux aspects), il faudrait le faire sur le logiciel en général. Les logiciels sont incontournables dans les TIC. On les trouve partout : dans le matériel comme les set-top-boxes ou les voitures, dans les composants, dans les services Internet qui présentent lorsqu’ils tournent bien d’énormes économies d’échelle, dans les contenus comme les jeux, et vendus comme tels. Les logiciels libres intégrés ou pas dans ces différente incarnations ne sont qu’une forme, qu’un modèle économique. Mais il n’est pas exclusif. D’autant plus que contrairement aux idées reçues, la différence entre un logiciel libre de niche (les plus nombreux) et les logiciels commerciaux est minime. Souvent, leur communauté de développeurs est quasiment réduite aux créateurs du logiciel. Et les bénéfices d’ouverture du code source et le développement communautaire sont plus des arguments marketing qu’une réalité terrain. Et qui dit compétitivité dit exportations, pas service de proximité.
Mais il existe déjà des pôles de compétitivité autour des logiciels, notamment autour du jeu à Lyon, des systèmes complexes et du multimédia dans la région parisienne. Les logiciels libres peuvent facilement s’y greffer si cela fait sens. Encore une fois, je me demande comment les sociétés du libre pourraient réellement améliorer la position de la France en matière de balance commerciale dans l’informatique au regard de ce que font les éditeurs traditionnels. S’il y avait un choix à faire, je privilégierais plutôt la création d’un pôle autour de l’Internet plutôt qu’autour du libre. Sachant que le libre en bénéficierait indirectement puisque de nombreux services Internet profitent du libre. Mais comme outil, pas comme business model.
Bref, prenons gare de ne pas faire de la politique industrielle à la va-vite !
Impact de la concurrence sur les prix
La question posée concernait l’impact de la concurrence des logiciels libres sur le prix des logiciels commerciaux. Et les pratiques de Microsoft dans certains pays dits « en voie de développement » étaient brandies en exemple avec ces versions de Windows à $5.
A vrai dire, dans ces pays, il est des concurrents encore plus dangereux que les logiciels libres : le piratage et la contrefaçon. Avec un taux d’équipement « légal » inférieur à 10% en Chine. Taux qui s’explique entre autres facteurs par un pouvoir d’achat assez faible. Face à ce phénomène tout comme à la concurrence de Linux comme « RedFlag » en Chine, Microsoft propose des versions à très bas coût de Windows et Office. Et à l’instar des produits « premier prix » de la grande distribution en France, ce sont des versions dégradées fonctionnellement. Le recul est insuffisant pour valider ce modèle qui s’est appliqué initialement en Thailande, en Malaisie et Indonésie puis en Inde. Et pour les ventes de Windows en OEM via des constructeurs locaux.
En France, la montée du libre a créé une pression commerciale sur Microsoft et d’autres acteurs, comme Oracle qui ne doit pas forcément apprécier la montée en puissance inexorable de MySQL. Mais jusqu’à présent, ces éditeurs ont plutôt tenu bon. D’autant plus que les marges commerciales des filiales ne sont pas très grandes par rapport à des politiques tarifaires définies à l’échelle mondiale. Surtout chez Microsoft.
Même dans le secteur public, les ristournes de Microsoft n’ont rien à voir avec les chiffres mirobolants annoncés il y a trois ans pour la Mairie de Paris. Les journalistes qui avaient relayé cette information comparaient simplement les prix publics à l’unité avec les prix pour ce client. Ces remises en volume sont déjà significatives, s’y est peut-être ajouté un geste commercial, mais pas de 60%! La pratique, de bon aloi, consiste plutôt à augmenter l’accompagnement autour des logiciels, comme avec du service, plutôt que de baisser les prix. En cela, cette stratégie est relativement classique : un acteur industriel a intérêt à protéger les prix de ses secteurs d’activité critiques et à éventuellement brader ce qui est moins critique.
Le pire, c’est que dans les six dernières années, les prix de Microsoft ont même eu plutôt tendance à augmenter. Notamment à l’occasion du lancement de leurs nouvelles formules de licensing en2001, qui ont bien remué le Cigref, cette puissante association de DSI de grands comptes français. Au bout du compte, ce nouveau programme qui avait pour but d’annualiser les prix des logiciels a poussé de nombreux clients à étudier plus sérieusement l’alternative des logiciels libres. Mais force est de constater qu’à part quelques gros poissons du secteur public (Finances, Gendarmerie, Marie de Paris), il n’y a pas eu de réelle vague de fond ni de tsunami. Ce qui n’empêche pas les grands clients français d’exercer des pressions sur Microsoft pour négocier les prix en agitant le chiffon rouge du libre, tout en espérant ne pas avoir à mettre en pratique la menace d’une migration, surtout sur les postes de travail, car cela bousculerait trop les habitudes des utilisateurs.
Il en va certainement différemment du grand public. Mais là, ce n’est pas l’open source qui fait fureur. Ce sont les logiciels gratuits, open source ou pas. Il n’y a pas un journal informatique qui ne fasse pas régulièrement sa couverture sur les meilleurs logiciels gratuits du moment. J’en suis moi-même assez friand, surtout au niveau des utilitaires, car on a l’embarras du choix.
Vendre du logiciel grand public est devenu très difficile. Ce marché s’est transformé tout d’abord en direction de l’Internet, et ensuite, vers un financement par la publicité. A part les jeux, une grande partie du revenu grand public dans le logiciel provient de ventes via les constructeurs. Microsoft étant celui qui en profite le plus avec Windows.
Microsoft amoureux du libre?
A la fin du débat LCI, Emmanuel Paquette des Echos forcait le trait journalistique en présentant certaines actions récentes de Microsoft comme un revirement et un amour soudain pour les logiciels libres après les avoir traités de cancer.
Il ne faut évidemment pas pousser. Les actions de Microsoft sont de la real politik qui n’a rien à voir avec l’adoption du libre. Il s’agit plutôt d’une gestion optimale de la coopétition avec le libre : par l’intégration ou par des accords sur la propriété intellectuelle. Même si parfois, cela atteint un seuil assez original, tel la fourniture par Microsoft à ses clients de la distribution SuSE de Novell. Mais c’est pour mieux vendre des serveurs de consolidation tournant sous Windows, pas pour une soudaine adoption du libre. Même topo pour les licences Shared Source qui ne sont appliquées qu’à des logiciels relativement secondaires qui n’affectent pas le coeur du revenu de Microsoft.
Il en va de même avec les déclarations enflammées de grands acteurs comme IBM pour le libre. Vous vous souvenez de leur annonce il y a quelques années du milliard de $ d’investissements dans Linux en 2000. En attendant, ils sont toujours le second éditeur de logiciels propriétaires au monde derrière Microsoft avec près de $17B de revenu qui représentent presque à égalité avec les services, leur première source de profits. Et tout ça, c’est du bon vieux logiciel propriétaire… mais qui peut effectivement tourner sous Linux. Ils n’ont pas investit dans Linux, mais sur Linux. Nuance! Même topo pour Oracle et les autres. Ils supportent le libre. Oui, comme plate-forme système. Mais ils n’en ont pas pour autant adopté le modèle économique pour leurs produits stratégiques!
Par contre, Microsoft reste plus que coincé aux entournures par la nature virale de la licence GPL (c’était cela le cancer évoqué par Steve Ballmer en 2001, même si par simplicité, il évoquait le cas de Linux, qui est effectivement en GPL). Nature qui ne s’améliore par avec la nouvelle GPL3 par la FSF qui est encore plus virale. On n’en parle pas beaucoup, mais cela explique pourquoi certaines discussions d’acquisitions de startups par Microsoft n’ont pas été concrétisées.
Conclusion
Mon propos n’est pas ici de dénigrer le libre, mais plutôt de remettre les choses à leur place en terme d’impact économique.
Oui, il faut aider l’industrie du logiciel en France, mais dans son ensemble et sans à priori sur les modèles économiques et sans favoritisme particulier pour les logiciels libres. De toutes manières, ils prennent naturellement leur place là où ils sont les mieux placés, comme sur Internet.
C’est un peu provoc, certainement, alors voyons les réactions…
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June 21st, 2007
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Olivier Ezratty |
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Voici un petit post pour faire le point sur quelques outils de tous les jours et de leurs évolutions.
J’ai changé de lecteur RSS et suis passé de SharpReader que j’utilisais depuis deux ans à FeedReader. Mon outil de création de posts pour ce blog - Windows Live Writer - a un peu évolué. Et en prime, quelques astuces pour optimiser la configuration d’un PC sous Windows Vista.
FeedReader
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June 10th, 2007
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Olivier Ezratty |
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Les annonces récentes de Microsoft Silverlight, Adobe Apollo et des évolutions de Flex, tout comme celle de JavaFX de Sun donnent un peu le tournis dans le monde des “Rich Internet Applications”. Il y a de quoi y perdre son latin car ces technologies sont toutes concurrentes, mais elles présentent des différences certaines que leurs présentations marketing ne permettent malheureusement pas d’identifier clairement.
Les annonces s’appuient à la fois sur les forces de leurs auteurs, et aussi de leurs faiblesses sur le marché et de leurs ambitions pour les résorber. Tout en surfant sur la vague du Web riche, interactif et multimédia.
Pour faire simple:
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May 19th, 2007
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Olivier Ezratty |
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