J’ai participé au MIPCube et au début du salon MIP-TV à Cannes du 28 mars au 1ier avril 2012. C’était ma seconde édition après celle de 2011. Le MIPCube est une conférence européenne aux confluents de la création de contenus télévisuels, de l’Internet et des technologies. Rassemblant environ 500 personnes, elle associe des présentations, des débats et des compétitions de startups et projets créatifs. C’est un bon concentré qu’il faut du temps pour dépiauter. Je vais ici couvrir les conférences et me concentrer ensuite sur les startups européennes rencontrées sur place.
[...]
Voici venu le temps de vous délecter avec la septième édition du Rapport du Consumer Electronics Show de Las Vegas, version 2012.
Comme d’habitude depuis 2006, je vous propose ce document PDF gratuit pour faire le tour de l’ensemble des offres du monde des loisirs numériques. C’est à la fois un tour d’horizon très large de l’offre présentée au CES mais aussi de la situation du marché elle-même. J’élargis parfois le propos à des produits et solutions découverts pendant l’année passée, notamment dans des startups françaises ou autres, mais pas forcément mis en valeur pendant le CES.
Cette édition 2012 du rapport est téléchargeable sous deux formes :
[...]Comme de tradition depuis quelque années, voici mes premières impressions du Consumer Electronics Show de Janvier avant mon retour en France.
Il s’agit d’une première mouture de l’executive summary du Rapport du Consumer Electronics Show 2012 qui paraitra aux alentours du 27 janvier prochain. En attendant, vous pouvez consulter la dernière édition qui reste toujours d’actualité malgré les nombreuses évolutions du marché.
Un salon en déclin ou pas ?
[...]Cela fait maintenant près d’un an et demi que les analystes annoncent “la fin du web” et “l’appstorisation de l’Internet”. L’un des premiers à vulgariser cet augure était Chris Anderson de Wired, dans une tribune publiée en août 2010 : “The web is dead, long live the Internet”. Pendant LeWeb 2011, Georges Colony de Forrester s’inscrivait dans la même lignée en prévoyant également la “mort du Web”. Ca commence à faire beaucoup de “morts” avec l’email (chez ATOS) et le PC, mais tout cela est relié.
Je vais ici reprendre leurs arguments et les nuancer, exposer les risques et dangers de cette évolution qui semble inéluctable et évoquer quelques scénarios qui permettraient d’éviter le pire.
[...]J’ai eu l’occasion d’intervenir dans un débat mercredi 19 octobre 2011 au Sénat portant sur les “Libertés sous le règne de l’Internet” organisé par la Fondation Robert Schumann et le Center for European Studies. Cette conférence d’environ deux heures comprenait la présentation par le CES d’un rapport sur les libertés et Internet (Freedom in the days of the Internet) puis deux tables rondes modérées par un élu : Lionel Tardy (Député UMP) pour la première et Catherine Morin-Desailly (Sénatrice Nouveau Centre) pour celle qui me concernait.
La seconde table ronde où j’intervenais rassemblait trois opérateurs télécom français (Orange avec Jean-Louis Constanza, Bouygues Télécom avec Franck Abhissira et Free avec Olivier de Baillenx) et moi-même comme “électron libre”. Elle portait sur le web 3.0 et les télévisions connectées et sur les migrations de valeur intervenant dans l’univers télécoms, Internet et télévision numérique (photos sur le site de Marie Rufo).
[...]Beaucoup de choses ont été écrites sur le vif au sujet de l’annonce récente des nouveaux Kindle d’Amazon, un des principaux événements technologique de cette rentrée. Mais tout n’a pas été dit !
Je vais revenir ici sur un sujet déjà abordé dans d’autres articles de ce blog, à savoir l’articulation des usages et du marché entre ebooks et tablettes, et exposer pourquoi les premiers vont inexorablement décliner au profil des seconds. L’annonce d’Amazon est une étape clé de ce processus amorcé avec la sortie de l’iPad en 2010. Nous examinerons aussi quelques enjeux industriels autour des annonces d’Amazon, aussi bien au niveau matériel que des contenus. Enfin, j’aborderai la question de la concurrence d’Amazon.
Les annonces d’Amazon
[...]Lors de sa conférence développeur Build des 13 au 16 septembre 2011 à Anaheim en Californie, Microsoft a levé le voile sur nombre de détails concernant la prochaine version de Windows. On comprend enfin comment Microsoft entend aborder le marché des tablettes – actuellement dominé par Apple – et qu’il avait testé sans grand succès avec les Tablet PC il y a environ 10 ans. La conférence était bien plus riche que cela, traitant aussi de l’évolution des outils de développement ainsi que de l’offre serveur et cloud de l’éditeur. Mais c’est l’application de Windows 8 aux tablettes qui retenait le plus l’attention.
[...]Voici la dernière partie du compte-rendu de ma visite de l’IBC les 10 et 11 septembre 2011 à Amsterdam. Après une première partie consacrée aux caméras et une seconde aux outils de production, nous allons passer à certaines des étapes suivantes, relatives à la gestion et à la diffusion des contenus. Je ne couvrirai pas la “post-production” qui relève du montage et des effets spéciaux, une spécialité sur laquelle je n’ai pas eu le temps de me pencher - mais ce n’est pas faute d’intérêt !
Workflow numérique et stockage
[...]Il n’y a bien qu’en France que l’activité économique se mette autant en veilleuse pendant les mois de juillet et aout. Mais le reste du monde continue de bouger. Ceux qui reviennent de vacances ont ainsi découvert les soubresauts de l’été qui ont marqué l’industrie du numérique : HP qui se désengage de WebOS et se lancerait dans l’acquisition de l’anglais Autonomy pour $10B, le lancement fulgurant de Google+ semblant fragiliser Facebook et Twitter – et puis, finalement pas tant que cela, Google qui fait l’acquisition de Motorola Mobile, résultat entre autres d’une guerre des brevets entre Apple, Microsoft et Google, RIM qui semble péricliter et Apple qui continue de caracoler en devenant (momentanément) la plus grosse capitalisation boursière. On nous prédit aussi une fois de plus la mort du PC, mais j’y reviendrais probalement dans un autre article.
[...]Petite réflexion libre pour les vacances qui démarrent…
Il y a quelques dizaines d’années, lorsque l’on choisissait les éléments d’une chaine hifi et notamment son amplificateur analogique, on était très sensible à la notion de rapport signal/bruit qui était exprimée en décibels. Elle décrivait le rapport qui existait entre le signal audio qui était amplifié, transmis ou restitué par rapport au bruit de fond généré par toute l’électronique. On aboutissait à des ratios situés entre 65db et 90db selon les cas. Le signal était bien supérieur au bruit ! 3db équivalent à un doublement en terme de puissance ! Le passage au numérique pour à la fois les outils des studios d’enregistrement et avec le CD audio ont permis de se débarrasser d’une grande partie du bruit analogique de la hifi. On a ainsi pu profiter de la dynamique du son, pour profiter de concerts de Brückner ou Haendel sans “shhhhhh”. Côté musique de djeunes, la compression de la dynamique a au contraire éliminé tout silence et toute dynamique dans l’audio. Tandis que les facultés auditives déclinantes des anciennes générations les empêchent d’entendre le “shhhhh” que la technique s’efforçait auparavant de réduire.
[...]
J’étais vendredi 17 juin 2011 à Nantes pour mon second “web2day”. C’est une sorte de mini-LeWeb local organisé par l’association d’entrepreneurs Atlantic 2.0. La conférence qui rassemblait au nez 150 personnes dans la salle (mais plus en tout, cf commentaire d’Adrien…) adoptait un format assez classique avec tables rondes thématiques et concours de startups. Il y avait notamment deux tables rondes très intéressantes, l’une sur la net neutralité et l’autre sur l’internationalisation des startups (avec notamment Patrice Lamothe de Pearltrees et Mickael Froger de Lengow). Et puis une autre sur l’open data, et enfin, une intervention de Chris Heilmann de la Mozilla Foundation sur HTML 5. Sans compter des séances de speed dating entre entrepreneurs et prestataires de services et un petit Hackathon ! Ce qui fait pas mal de choses en une journée !
[...]
Depuis environ un an se succèdent conférences et autres assises sur le thème des TV connectées. C’est un grand sujet qui agite la profession : les constructeurs de téléviseurs connectés, les opérateurs télécoms, et surtout les chaines de télévision et les autres éditeurs de contenus. J’intervenais ainsi lundi 6 juin 2011 aux Assises de l’AFDESI sur les TV Connectées, chez TF1, pour modérer une table ronde sur la stratégie des acteurs. Ma troisième en douze mois après celle du GESTE en avril 2011 et celle de CB Web en septembre 2010. L’AFDESI est une association européenne qui fait la promotion des services de télévision interactive. Leurs membres sont surtout des éditeurs de services web et des constructeurs.
[...]Je suis allé à Roland Garros sur l’invitation de France Télévision samedi 28 mai 2011. Non pas pour regarder Novak Djokovic battre Juan Martin Del Potro ou bien Yung-Jan Chan se faire écrabouiller par Maria Sharapova. Bien que cette dernière valle vraiment le détour.
J’y allais voir la première démonstration “live” de HbbTV ainsi que pour faire un tour des infrastructures techniques de France Télévision mises en place pour tourner les matches du tournoi.
HbbTV késako ?
HbbTV est l’acronyme de “Hybrid Broadband Broadcast Television”. C’est un standard européen validé par l’ETSI d’origine franco-allemande qui ambitionne d’ajouter une interactivité aux programmes et à l’expérience télévisuelle. C’est conceptuellement un hybride entre le modèle ancien du télétexte et celui des télévisions connectées à Internet.
[...]Le e-G8 s’est terminé mercredi 25 mai 2011 après deux journées de conférences introduites par Nicolas Sarkozy et conclues par Mark Zuckerberg de Facebook.
J’ai participé au premier jour de la conférence et y ai notamment fait un grand nombre de photos (toujours en Creative Commons) pour capter l’atmosphère et aussi enrichir mon portfolio de “people de l’Internet”. De ce point de vue là, j’étais bien servi, mais mon rôle de photographe n’est qu’une couverture !
Les réactions face à cet événement ont été très contrastées. Les entrepreneurs étaient satisfaits de la promotion ainsi faite à l’Internet et par la densité d’intervenants de haut vol. Ils ont pu un faire un networking exceptionnel. Pour les défenseurs de l’Internet libre, l’eG8 était une surtout une démonstration de la volonté des Etats et de la France de contrôler l’Internet et d’y limiter l’expression des libertés.
[...]Les 10 et 11 mai 2011 avait lieu Google I/O au Moscone Center de San Francisco, la conférence développeurs du leader de l’Internet. Conférence développeurs et pas utilisateurs, mais une occasion pour Google de faire des annonces clés structurantes, un peu comme chez Microsoft. Contrairement à Apple, ces deux acteurs préemptent longtemps à l’avance l’attention des développeurs et communiquent sur leur roadmap produits. Je n’y étais pas mais ai suivi comme des milliers d’internautes les keynotes sur YouTube ainsi que certaines sessions “breakouts”.
[...]Dans ce cinquième épisode de ce retour d’un voyage d’une semaine dans la Silicon Valley dont je vous raconte presque tous les détails, voici ce qui concerne l’écosystème de l’innovation dans le numérique. Ce n’est évidemment pas exhaustif. L’écosystème de la Silicon Valley est le plus dense du monde avec ses Universités et Laboratoires de recherche (que nous avons déjà couverts), ses investisseurs (business angels, VCs), ses incubateurs, ses prestataires de services (consultants en tout ce que vous voulez, avocats, communication, relations publiques, recrutement, finances, etc) et ses innombrables conférences, séminaires et événements locaux. Le maillage est tel qu’il se passe quelque chose tous les jours dans toutes les villes de la Silicon Valley.
[...]Pour cette troisième partie de ce compte-rendu détaillé d’une visite d’une semaine dans la Silicon Valley, nous allons couvrir quatre grands acteurs rencontrés sur place : Facebook, Twitter, Google et Zynga.
Sachant que plus ces entreprises sont grandes, moins on apprend de choses sur elles en les visitant ! A cela plusieurs raisons : on les connait assez bien car on exploite leurs outils tous les jours, elles font régulièrement la une des médias, elles ont une offre très large (Google) et le temps de la visite chez elles est très minuté. Il faut aussi dire que plus grande est l’entreprise, plus elle a industrialisé l’organisation de ces visites du fait d’une demande très soutenue. La semaine précédente à notre visite, Google, Facebook et Twitter avaient reçu ainsi la visite d’Eric Besson, Ministre de l’Industrie et de l’Economie Numérique !
[...]Ma dernière visite dans la Silicon Valley commençait à dater : novembre 2007. J’en avais tiré quelques leçons sur l’écosystème français de l’innovation. Cela m’avait aussi amené à produire un corpus de propositions dans le cadre du plan France Numérique 2012. Propositions qui n’ont pas donné grand-chose mais restent pour la plupart toujours d’actualité et méritent de persévérer.
Quand je visite un pays à forte densité technologique (cf Corée, Japon, Chine ou Israël), j’ai toujours en tête l’obsession d’en tirer des bonnes pratiques à répliquer en France. En triant le bon grain de l’ivraie. Ce voyage n’y fera pas exception, d’autant plus qu’il suivait d’une semaine un voyage d’Eric Besson – Ministre de l’Industrie et de l’Economie Numérique - dans la Vallée (avec notamment Facebook, Twitter, Google et Netflix).
[...]J’ai participé les 5, 6 et 7 avril 2011 au salon MIP-TV et à la conférence Connected Creativity organisés par Reed-Midem, avec un rôle d’animateur d’une table ronde dans cette dernière. C’était une première pour ce qui me concernait.
Le salon et la conférence
[...]En février et mars 2011, j’ai eu l’occasion de participer à deux séminaires organisés par la DGESCO, la Direction de l’Enseignement Scolaire du Ministère de l’Education Nationale qui pilote entre autre la stratégie des usages numériques dans les collèges et lycées, en s’appuyant sur les rectorats et divers correspondants numériques locaux.
J’y délivrais une présentation sur l’état du marché des tablettes, les technologies et acteurs en jeu, et en commençant par un positionnement sur les usages des différents objets numériques qui rentrent dans la pédagogie scolaire.
Ce post me permet de partager avec vous quelques une des réflexions issues de ces interventions et des discussions avec les participants. Et un point de vue tout personnel sur le portrait-robot d’une tablette idéale.
[...]
Mercredi 9 mars 2011 était présentée sous les auspices du gouvernement une étude sur “L’impact d’Internet sur l’économie française”. Avec quelques données impressionnantes : l’Internet représenterait le quart de la croissance en France et plus d’un million d’emplois. Mais la France serait encore en retard du point de vue de l’équipement des PME.
Comme quelques autres lecteurs patients, j’ai lu les 44 pages de cette étude. Et voulu gratter un peu sous la surface pour en comprendre les tenants et aboutissants. D’où cet article de décryptage.
La présentation de l’étude
[...]Comme chaque année, j’ai fait un petit tour aux TechDays de Microsoft, organisés au Palais des Congrès de la Porte Maillot à Paris. C’est l’occasion de prendre le pouls de la société et d’écouter les messages qu’elle émet à l’adresse des entreprises. Ce n’est pas ma tasse de thé, mais il y a un lien avec le monde du numérique grand public dans la mesure où l’offre Microsoft est très intégrée entre sa dimension grand public et sa dimension entreprise.
Nous sommes ici en pleines métaphores météorologiques : avec les nuages du Cloud Computing, le thème de ces TechDays, le brouillard dans lequel se trouve Microsoft dans sa capacité d’innovation et les tempêtes comme les éclaircies autour de Windows Phone. Coïncidence oblige, juste avant le Mobile World Congress de Barcelone qui a lieu la semaine prochaine, la semaine dernière était bien remplie avec l’annonce du partenariat entre Microsoft et Nokia.
[...]Voici comme prévu à la date prévue mon sixième Rapport du Consumer Electronics Show, de Las Vegas, cuvée 2011 !
Après deux semaines intenses de rédaction, voici une nouvelle mouture du Rapport CES annuel qui continue de couvrir de manière assez exhaustive ce que l’on peut trouver au CES et d’une manière générale dans les loisirs numériques. A l’image du CES, ce rapport est plutôt orienté matériel et composants, mais il couvre aussi leurs interfaces utilisateurs et quelques composantes des écosystèmes logiciels et Internet associées.
[...]Le Consumer Electronics Show s’est achevé hier, dimanche 9 janvier 2011. Avant de me plonger dans la rédaction de mon habituel rapport CES exhaustif de 200 pages et quelques (cf l’édition 2010), voici un premier aperçu de cette visite.
C’était un peu le salon de la reprise. Le nombre de visiteurs aurait atteint environ 140000 personnes, alors qu’il était descendu à moins de 110000 en 2008, puis remontait lentement la pente depuis. Cela se voyait dans les allées, dans les conférences de presse, et même dans le trafic routier très congestionné de Las Vegas. Le salon est plein d’innovations mais, comme d’habitude, on n’y découvre pas d’innovations de rupture. L’innovation est un processus graduel, permanent. Avec des soubresauts, des phénomènes d’expansion ou de reflux. C’est un peu ce que l’on pouvait observer au CES cette année concernant la 3D, les télévisions connectées, les interfaces utilisateurs, tout comme avec les tablettes et mobiles. La paradoxe du “rien de vraiment nouveau” couplé à “plein de nouveautés” !
[...]Dans ce troisième article d’une série de quatre sur le lancement de la Freebox V6, je vais traiter des aspects économiques et concurrentiels :
- Les prix de la Freebox V6 et sa structure de couts pour Free : est-ce que l’augmentation du tarif est justifiée par les nouvelles fonctionnalités ?
- Un peu de sémantique sur l’innovation chez un FAI : peut-on dire que Free est innovant ? Idem pour les autres opérateurs ?
- Une comparaison détaillée avec la SFR Neufbox Evolution, l’autre offre la plus récemment mise à jour chez un FAI en France. Le match est-il si inégal ?
Le thème de l’édition 2010 de LeWeb était “les plateformes”. Un vaste sujet. Il avait un peu disparu de l’agenda mais la trame restait bien visible. Les intervenants ont ainsi couvert différentes incarnations de plateformes : les plateformes de services en ligne, les plateformes logicielles, les plateformes média, les plateformes automobiles, les plateformes de charité et enfin, le cerveau.
Au bout du compte, nous avions droit d’un côté à une mise à jour convenue des offres et priorités de corporations et sociétés bien connues de l’Internet et de la mobilité et de l’autre à la découverte de plateformes originales, la présentation d’Ariel Garten d’Interaxon sur le cerveau ayant remporté le pompon.
[...]La conférence LeWeb était un très bon cru cette année. Tant sur le fond que sur la forme, et aussi par l’ampleur de l’événement et la qualité des intervenants comme des participants. D’année en année, Loic et Géraldine Lemeur font progrès sur progrès pour consolider cette marque qu’est devenue “LeWeb”.
C’est le résultat d’un travail que l’on n’imagine pas et de la capacité de ces derniers à parcourir le monde et à nouer des relations à tous niveaux avec un nombre impressionnant de personnalités. Il faut dire qu’ils sont invités régulièrement à Davos ou à TED depuis des années pour ne prendre que deux exemples. La pèche aux intervenants de qualité est un résultat concret de ce réseautage, et tout le monde en profite.
[...]Le 19 octobre 2010, les dirigeants des principales chaines de la TNT publiaient une charte “sur les modalités d’affichage des contenus et services en ligne sur les téléviseurs et autres matériels vidéo connectés publiée”. Sans que son nom soit cité, la charte vise surtout Google et son service Google TV qui fait craindre le pire aux chaines. Elles lèvent ainsi les boucliers pour éviter la googleization de leur business, à savoir la fuite de leurs revenus publicitaires vers le numéro un de l’Internet. Aux USA, les principaux networks de chaines TV, celui de Viacom (MTV, etc) ayant réagi en dernier, n’y sont pas allés par quatre chemins. Point de charte, mais un simple refus de voir leurs contenus exploitables via Google TV, assorti d’un blocage technique de cet usage (limité en tout cas à la web vidéo streamée, pas à celle qui est broadcastée, qui n’est pas contrôlable facilement) !
[...]SFR a comme prévu ouvert le bal de la nouvelle génération de set-top-boxes adaptées aux nouveaux usages de la télévision numérique connectée. Il précède de peu Free qui devrait bientôt lancer sa Freebox 6 et Orange qui prépare sa prochaine génération de set-top-box TV à base de processeur Intel Atom Sodaville.
La NeufBox Evolution annoncée le 16 novembre 2010 était connue en interne chez SFR sous le nom de code Mars Attack. Elle devait en effet sortir en mars 2010 ! Comme tout projet qui remet en cause beaucoup de composantes matérielles et logicielles d’une offre, il a pris pas mal de retard. Mais arrive juste à temps pour ne pas rater la saison de Noël.
[...]Le thème de la conférence LeWeb 2010 est “les plateformes”. Une grande partie des intervenants représentent des sociétés dont les offres sont des plateformes extensibles leaders de leur marché, ou éventuellement challengers. Nous aurons notamment : Google, Microsoft, Yahoo!, Renault (les voitures aussi sont des plateformes…), Nokia, Orange, Facebook, MySpace, Foursquare, Twitter, Yammer, Blukiwi, EverNote, WordPress ! L’embarras du choix.
Occasion de se pencher un peu sur la question des plateformes et de leurs écosystèmes…
[...]J’ai eu l’occasion d’animer le 30 septembre 2010 un rare panel sur « La vision des industriels » sur les TV connectées avec les principaux constructeurs concernés : Samsung, Toshiba, LG Electronics, Panasonic et Sony, accompagnés de la société nantaise WizTivi dont nous avons déjà parlé après le retour de l’IBC. Elle avait lieu lors d’une soirée “Le Club” organisée par CB Web News, avec Geneviève Petit aux commandes. Le même jour, CB News annonçait qu’il était en redressement judiciaire, prélude au dépôt de bilan ou à une reprise par un tiers.
[...]J’ai visité pour la première fois le salon IBC d’Amsterdam du 10 au 12 septembre 2010. Cette “International Broadcasting Convention” annuelle est le salon professionnel de la vidéo et du broadcast. On y trouve toute la chaine de valeur qui se situe en amont des produits audio/vidéo que l’on peut découvrir dans des salons comme le Consumer Electronics Show de Las Vegas ou bien l’IFA de Berlin. A savoir : tout de la prise de vue à la réception dans les foyers en passant par le montage, les effets spéciaux, la diffusion, et la sécurisation des contenus. C’est l’occasion de faire ici un peu le point de ce qui se passe dans la télévision numérique.
Le salon de l’amont de la télévision numérique
[...]Nous sommes en pleine période de préannonce contrôlée (ou pas) du remplaçant de la décevante Apple TV (ci-dessous). Après avoir déclaré en 2007 que ce produit relevait du “hobby” tant qu’il n’avait pas trouvé de modèle économique adéquat, Steve Jobs serait-il en train de retenter une entrée dans le marché de la set-top-box ? Cela deviendrait intéressant !
Il semblerait cette fois-ci que cela soit sérieux (cf FastCompany). Une annonce serait planifiée le 1er septembre, une date qui n’aurait pas été choisie au hasard si elle se vérifie. C’est juste avant l’IBC d’Amsterdam, le plus grand salon mondial de la télévision numérique, qui démarre le 9 septembre ! On se rappelle qu’en janvier 2007, Apple avait annoncé l’iPhone à San Francisco en même temps que le Consumer Electronics Show. Résultat : c’était évidement l’annonce la plus commentée sur le salon, volant la vedette à un éparpillement d’annonces de moindre importance. Mais l’annonce de l’iTV pourrait très bien aussi avoir lieu en octobre. On verra bien !
[...]J’ai participé comme spectateur et intervenant à l’Université d’Eté du SNPTV, le Syndicat National de la Publicité à la TV, qui se tenait à Paris mardi 29 juin 2010. Une belle opportunité d’observer comment cette profession se comporte et anticipe les changements qui pourraient intervenir dans son métier, du fait des nombreuses ruptures technologiques et d’usage qui l’affectent.
Le SNPTV rassemble les acteurs de la production et de la diffusion de la publicité à la télévision et tous ses intermédiaires (régies publicitaires, consultants, analystes de marché). Leur conférence était bien organisée, avant, pendant et après. Avec une lettre d’information intégrant une interview des intervenants, une radio web “live” pendant l’événement, et des webcasts à venir sur les interventions. Tout l’arsenal marketing était donc exploité pour optimiser la diffusion des messages des intervenants. Le SNPTV publie aussi un petit guide très bien construit avec plein de données de marché sur la publicité à la télévision.
[...]Suite de ce compte-rendu du voyage IT-Express en Chine, avec un grand panorama sur l’Internet en Chine.
Après un aperçu du marché Internet chinois, je vais essentiellement couvrir dans ce post trois sociétés rencontrées pendant le voyage : le leader de l’Internet Baidu, le fournisseur d’infrastructures pour opérateurs télécoms Huawei et le concepteur de composants de réception de la télévision numérique Availink. Cela me permettra de couvrir à la fois le marché de l’Internet et celui de la télévision numérique.
Spécificités de l’Internet en Chine
[...]
Lors de ce voyage d’étude en Chine, nous avons pu obtenir diverses informations sur la manière dont fonctionne l’écosystème l’innovation en Chine. Je vais creuser cela en plusieurs parties, comme d’habitude :
- L’économie chinoise, ses forces, ses faiblesseset le rôle de l’Etat.
- Le rôle des “returnees” dans la création de startups, c’est une recette un peu méconnue en France de la manière dont se développent les entreprises qui concurrencent le plus sérieusement les sociétés occidentales.
- Les parcs technologiques, nous en avons visité un à Shanghai et un autre à Beijing.
- Le financement de l’innovation qui combine de manière voisine à la France des dispositifs publics de financement de l’innovation et du financement privé traditionnel.
Voici le dernier épisode de cette longue saga reliant la culture d’entreprise et les capacités d’innovation en comparant Apple, Microsoft et Google.
Nous y traiterons de la stratégie d’acquisitions, puis glisserons vers quelques conclusions et recommandations sur les uns et les autres, y compris startups et grands groupes qui peuvent apprendre des erreurs et facteurs de succès de ces trois sociétés.
Les acquisitions
Dans les marchés qui évoluent très vite, la capacité d’innovation des grandes entreprises est en partie liée à leur capacité à s’approvisionner en nouvelles technologies à l’extérieur. Cela prend deux formes : les partenariats technologiques plus ou moins exclusifs et les acquisitions.
[...]
Nous voici dans l’avant-dernier tour de piste sur la culture d’entreprise comparée d’Apple, Microsoft et Google. Nous allons y traiter des ressources humaines, du recrutement mais aussi de la répartition géographique de la R&D de ces entreprises. Ce sont de vastes sujets qu’il ne sera pas question de couvrir exhaustivement. Ici encore, il s’agit surtout de comprendre les moteurs internes de ces entreprises et l’impact que cela peut avoir sur leur capacité à innover.
Le management, les ressources humaines et le recrutement
[...]
Après la personnalité des dirigeants, la mission et les valeurs puis la culture produit et channel, passons à une autre dimension de clivage entre les trois sociétés étudiées, Apple, Microsoft et Google : le long terme et la recherche. Avec une leçon étonnante : le moins étant le mieux dans le marché grand public.
L’orientation long-terme et la recherche
L’investissement sur le long terme est une particularité de Microsoft en comparaison avec Google et surtout Apple. Mais nous allons voir que cela ne lui réussit pas tant que cela. Autant dans le business que du point de vue de l’image.
[...]
Passons à la troisième partie de cette étude comparative d’Apple, Microsoft et Google. Nous allons voir comment l’orientation produit et/ou channel peut impacter la culture interne de ces entreprises et leur capacité diffuser leurs innovations.
L’orientation “produit” et “channel”
Apple est fondamentalement une entreprise de produits. Cela commence dans l’organigramme : la conception des produits est disséminée sur plusieurs groupes (logiciels, matériel, design) et l’intégration s’effectue au niveau de Steve Jobs qui coordonne l’ensemble. Le fait qu’il s’arroge cette coordination est un signe de prépondérance des produits sur toutes les autres dimensions de la vie de l’entreprise.
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