Le jeudi 25 juin 2009 avait lieu la publication du palmarès du Concours National d’Aide à la Création d’Entreprises Innovantes 2009.
L’annonce a été assez discrète avec peu de retours presse, arrivés tout du moins dans mon lecteur RSS. Il faut dire que ce concours est maintenant une routine annuelle bien huilée. Cette année, il y avait 171 lauréats pour 1161 dossiers reçus. En 2008, il y avait eu 170 lauréats pour 1174 dossiers reçus. Un nombre de candidats étonnamment stable qui doit s’expliquer par le nombre sous-jacent de laboratoires et autres incubateurs qui encouragent leurs poulains à concourir.
Le dossier de presse de cette édition du concours fait état de diverses données intéressantes :
Le gouvernement a lancé il y a quelques semaines une consultation sur l’Internet du futur. Celui-ci se présente sous la forme d’un long questionnaire sur l’état de la recherche et des liens entre recherche et entreprises dans le secteur de l’Internet. Avec une préoccupation forte sur les infrastructures. Il met comme d’habitude l’accent sur les aspects technologiques et R&D de la question. Pourtant, ce n’est pas la seule manière d’aborder ce genre de sujet. L’innovation dans n’importe quel secteur a besoin de technologies mais aussi d’un tas d’autres ingrédients : compréhension et anticipation des besoins du marché, packaging, marketing, vente, export, etc. Et parfois, la nécessité de bâtir une véritable stratégie industrielle.
Parmi ces projets, celui d’un moteur hybride fonctionnant à l’essence et à l’eau et permettant à la fois d’améliorer significativement le rendement des moteurs à explosion et de moins polluer. Un projet à la recherche d’investisseurs, 150K€, … pour sauver la planète !
Ce matin, Nathalie Kosciusko-Morizet présentait dans une table ronde presse/bloggeurs les détails de l’appel à projets Serious gaming et web 2.0. Cela faisait suite à son annonce le 6 mai dernier consécutive à sa présentation au Conseil des Ministres de l’intégration tant attendue du numérique dans le plan de relance. 9h. Une petite heure de présentation et de questions/réponses et puis hop, 9h51, départ express de NKM pour le Conseil des Ministres qui commençait à 10h.
Etaient également présents Luc Rousseau (le Directeur de la DGCIS qui va gérer la partie appels à projets) et Bernard Benhamou (Délégué aux Usages de l’Internet, rattaché au Ministère de la Recherche et au Secrétariat d’Etat au Numérique).
Ca fait un peu réchauffé, mais voici un compte rendu de deux manifestations liées aux startups auxquelles j’ai participé il y a deux semaines. J’ai pu y croiser quelques startups intéressantes.
Journées XAnge (12 mai à Paris à L’Echangeur)
Organisées tous les ans par ce fond d’investissement en capital risque, les journées XAnge sont un bon moyen de prendre la température de ce milieu et de découvrir quelques startups intéressantes. Ce fond qui est une filiale commune de La Poste et des Galeries Lafayette semble bien géré avec un portefeuille de qualité de 25 investissements. Le plus notable en 2008 : 8 sorties pour des investissements réalisés entre 1999 et 2006.
En juillet 2008, j’avais eu l’occasion de faire un premier point sur les offres de netbooks émergentes du moment.
Depuis, le marché a littéralement explosé et les prévisions optimistes de ventes ont été dépassées : 11,2 millions d’unités selon Economic Daily News (EDN) qui prévoit 23 millions d’unités pour 2009. Les usages de ces netbooks sont variables : ordinateur de complément léger pour ses déplacements ou bien ordinateur principal à prix cassé pour certains utilisateurs (j’en ai renconté !).
Pour ma part, j’en suis au second netbook, et voici ma petite expérience personnelle avec deux modèles d’Asus, et trois systèmes d’exploitation différents. Et une conclusion en forme d’interrogation sur le positionnement des netbooks par rapport aux ebooks.
Dans “Relativisons”, paru en janvier 2009, j’avais publié un petit tableau et un graphique sur l’évolution du chiffre d’affaire Q4 2008 de grandes entreprises tous secteurs confondus dans le domaine du numérique.
Partant de là, j’ai persévéré dans la collecte de données sur le sujet. En complétant le tableau avec un plus grand nombre de sociétés cotées, tant dans le monde (USA, Japon, Taïwan, Europe) qu’en France. Et puis, récemment, en y intégrant les données Q1 2009 pour voir comment le secteur se porte et si il résiste bien ou pas à la crise économique du moment.
Sur Q4 2008 YoY (Year over year), cela donne cela (vous pouvez cliquer sur les images pour les visualiser en grand) :
Comme prévu, voici la dixième édition du guide sur l’Accompagnement des startups high-tech en France.
Et oui, le guide a maintenant près de trois ans d’ancienneté ! J’avais diffusé sa première édition au travers de ce blog, tout juste naissant en mai 2006. Et vous êtes maintenant des milliers à le télécharger chaque année.
Comme les précédentes, cette dixième édition est le fruit de rencontres, de vécu, d’expériences, de débats dans ce blog (au sujet d’Oséo, des FCPI, du financement de l’innovation en général) et de conférences telles que Capital Week qui avait lieu au début de ce mois. Je continue à mettre à jour ce guide, encouragé par les nombreux entrepreneurs, jeunes et moins jeunes, que je croise quotidiennement et qui apprécient de trouver dans un document unique des réponses à 360° sur les questions qu’ils se posent au sujet de leur startup en cours de création, ou déjà créée.
Avec une vingtaine d’autres bloggeurs, j’étais invité mercredi 23 avril au soir à un nouveau diner bloggeurs au Secrétariat d’Etat à la Prospective et à l’Economie Numérique. Il s’agissait du débrief par Nathalie Kosciusko-Morizet de son voyage aux USA (Silicon Valley, New York et Washington) dont elle débarquait le jour même, après avoir participé le matin à un Conseil des Ministres.
Etant en train de procéder à la mise à jour de printemps du Guide sur l’Accompagnement des Startups high-tech en France, j’y ai intégré le fonctionnement de France Investissement, un outil créé par le gouvernement en 2006 pour alimenter le système du capital risque français. A ce jour, il contribue pour à peu près un tiers au financement du capital risque et développement français ! Ce n’est pas rien et ce n’est pas bien connu.
Alors, je me suis dit que tout cela valait bien un petit schéma pour décrypter les grandes masses du financement de l’innovation en France. Le voici le voilà donc ! Mais c’est encore un outil en devenir car il me manque pas mal de données pour le rendre exact. Les ordres de grandeur semblent cependant corrects dans l’ensemble.
Pour terminer ce compte-rendu en trois parties de Capital Week, passons en revue quelques une des startups qui “pitchaient” pour trouver des investisseurs.
Startups vues dans Capital Transfert
Capital Transfert était dédié aux projets issus de la recherche et le plus souvent en phase d’incubation. Il y avait trois tracks : un sur la santé, un sur le développement durable et un sur le numérique, auquel j’ai participé. Avec des présentations très rapides dans une petite salle de classe d’une quarantaine de participants, surtout des incubateurs comme Agoranov ou des pôles de développement régionaux. 6 minutes de pitches et quelques questions, puis hop, au suivant. Une occasion de découvrir des projets exotiques intéressants, le plus souvent dédiés à des marchés niches.
Dans cette seconde partie de mon débriefing de Capital Week, je vais couvrir les thèmes de la première journée (Capital Workshop) dédiée à la formation des entrepreneurs en herbe, surtout issus de la recherche. En abordant aussi les points qui n’étaient pas traités dans les présentations, politically correct oblige.
Hugues Franc du Réseau Entreprendre a présenté cette pratique commune à son réseau et au réseau France Initiative dont Scientipôle Initiative fait partie. Les prêts d’honneur peuvent aller de 15K€ à 50K€ (60K€ chez Scientipôle Initiative qui fonctionne sur un même modèle). Sur Paris, 170 chefs d’entreprise sont disponibles dans le Réseau Entreprendre pour coacher les startups. 300 business plans sont reçus par an et 40% des dossiers sélectionnés arrivent à mener à bien leur levée de fond ensuite.
Aujourd’hui se terminait Capital Week, une série d’événements étalés sur trois jours sur l’innovation, les startups et surtout leur financement, organisés par Martech & Finance.
J’avais eu l’occasion de faire le tour des principaux événements organisés en France où les startups ont l’occasion de présenter leur projet en regrettant le manque d’ampleur et d’ambition au regard de ce que l’on peut trouver aux USA avec TechCrunch 50 ou Demo. Et bien, malgré la crise et la défection de totalité des sponsors privés habituels (Microsoft, télécoms, etc), cette année a été un bon cru pour Capital Week.
Voici un petit interlude technologique après tous ces articles traitant de la politique de l’innovation ! En plus, au lieu de gamberger sur l’immatériel, nous allons traiter de la rematérialisation !
Dans mon dernier rapport de visite du Consumer Electronics Show 2009, j’avais consacré deux pages aux solutions d’impression 3D (pages 135 et 136 du PDF) . J’y décrivais trois imprimantes “3D” sorties dans le courant de l’année 2008 ou sur le point de sortir et qui visaient à faire descendre le prix de ce genre de technologie destinée au prototypage d’objets pour l’industrie et la recherche :
Dans ce dernier article, nous allons couvrir les propositions de la FIEEC et conclure sur ce que le gouvernement pourrait bien faire de tout cela.
La FIEEC : relance par de grands programmes
La FIEEC est un syndicat de syndicats professionnels de l’industrie. Il regroupe des industries aussi diverses que l’électroménager (GIFAM), les éditeurs de logiciels (AFDEL), le matériel audiovisuel (SIMAVELEC), et les industries électriques (plusieurs syndicats). C’est donc un méta-syndicat professionnel. Il a publié en mars 2009 un grand plan d’investissement technologique pour la relance. C’est un plan d’investissement thématique poussé par ses divers adhérents que l’on retrouve aisément dans sa charpente. Le plan est disponible ici (site au passage mal conçu car il n’est pas possible de créer une URL sur le plan…).
Dans cette seconde partie, nous allons creuser la contribution du Comité Richelieu et de la CGPME.
Le 18 mars 2009, ils publiaient un ensemble de propositions pour intégrer les PME innovantes dans le plan de relance du gouvernement. En poursuivant leur cheval de bataille : le rôle des PME dans l’innovation. Le tout étant explicitement destiné aux députés, l’un des moyens d’influence de la politique de l’Etat.
Ce plan regroupe cinq propositions assez interdépendantes :
Pérenniser les progrès du Crédit Impôt Recherche
Le Comité Richelieu pense surtout au cadre du Pacte PME lancé en 2006 et du programme Passerelle qui permet aux grandes entreprises de sous-traiter des travaux de recherche à des PME innovantes et de bénéficier du CIR sur les montants investis.
Le Landerneau du numérique s’est quelque peu agacé ces derniers mois de la quasi-absence de cette industrie dans le plan de relance de l’économie du gouvernement. Depuis, quelques propositions sont arrivées et il est temps de les dépiauter avec un peu de recul critique.
Dans cette série d’articles, nous allons :
Evaluer le besoin d’intégration du numérique dans le plan de relance.
Commenter les propositions du Comité Richelieu et de la BDPME qui visent à aider de manière générique les PME innovantes dans leur financement.
Evaluer les propositions de la FIEEC pour un plan de relance industriel organisé sur dix secteurs d’activité.
Je ne m’étais pas exprimé sur le sujet de la loi Création et Internet, dite HADOPI, du nom de la haute autorité que la loi va créer et qui contrôlera le respect de la propriété intellectuelle des contenus sur Internet. Un appel cette semaine de Rue89 et l’appel à l’aide de Daily Motion à NKM me poussent à creuser un peu le sujet et à m’exprimer dessus. Cela ne sera pas court, vous en avez l’habitude. Mais ce sujet ne se survole pas en quelques lignes !
Nous allons dans ce post examiner cette loi, voir ce qu’elle a de bon et de moins bon et comment elle pourrait être améliorée. Nous épiloguerons ensuite sur la position de NKM dans ce débat.
La France est devenue hystérique et perd tout bon sens économique. Sa classe politique avec. Ce n’est pas nouveau, mais à force de remettre en cause la financiarisation de l’économie, la récession a amené l’opinion à mettre dans le même sac toutes les tares de l’économie de marché et son fonctionnement normal. Résultat : on jette l’eau, le bébé et le bain de l’économie à la casse. Pas facile de raison garder en pareille occasion !
Un auteur anonyme vient de publier un petit essai pamphlétaire sur le fonctionnement des FCPI qui commence à faire parler de lui (dans le site du mensuel Capital ainsi que dans Agoravox).
Il est édité au format papier à compte d’auteur à quelques milliers d’exemplaires et est également téléchargeable à partir du lien ci-dessus.
L’essai dénonce des pratiques de certains FCPI qui sont assez connues du Landerneau et qui dans certaines circonstances peuvent être douteuses, et dans d’autres, ne sont qu’une gestion saine et justifiée de leur business. En gros : la prise de contrôle de la société financée, l’éviction des dirigeants, et le pillage de la propriété intellectuelle par divers experts ou membres de comité de sélection qui travaillent dans des groupes industriels concurrents (ceci étant d’ailleurs un side effect du fonctionnement des FCPI qui ne leur profite pas forcément). Tout y passe. Les sociétés et fonds ne sont cependant pas citées dans le livre.
Presque une semaine après avoir décanté ce voyage avec Nathalie Kosciusko-Morizet en Corée et au Japon, on peut se demander ce que la Secrétaire d’Etat en a retiré et comment il pourrait infléchir la politique numérique du gouvernement. D’autant plus que François Fillon avait demandé à NKM d’étudier comment le numérique pouvait aider à préparer la sortie de la crise.
Nous traiterons dans cette partie de la visite de NKM au Japon de deux thèmes où ce pays est particulièrement en avance : les solutions de paiement sans contact et les applications de la RFID.
Paiement sans contact
Nous avons eu droit à deux réunions et visites liées au paiement sans contact : dans la distribution avec 7&i Holdings (dont la filiale IY Card Service gère la carte Nanaco) et dans le transport avec JR East, une compagnie de transport ferroviaire. Nous avons complété ces visites par une petite expérience pratique sur le terrain le jour de la visite à Akihabara.
L’un des objectifs du voyage de NKM était de comprendre le fonctionnement de la télévision sur mobile en Corée et dans une moindre mesure au Japon pour en tirer des leçons éventuellement applicables à la France, qui n’est pas très avancée dans ce domaine.
Nous avons donc eu l’occasion de rencontrer plusieurs spécialistes et sociétés du secteur :
Francisco Song (ci-dessous à gauche), un consultant du cabinet de conseil coréen Jitex spécialisé dans les télécoms qui nous a brossé un tableau général de la télévision mobile en Corée.
Je vais commencer le retour sur ce voyage concernant le fond de la visite sur un thème qui m’est cher : le lien entre la structure des sociétés (culture du pays, système de valeur, organisation sociale) et la nature des innovations qu’elles sécrètent et adoptent. Les cas de la Corée et du Japon sont intéressants car très typés, et assez éloignés des référents habituels des pays occidentaux.
Le neuf génère du neuf en Corée
L’appétence pour les innovations numériques que l’on trouve en Corée s’expliquent par l’histoire récente de ce pays. Séoul a été détruit en 1950. Résultat : le parc immobilier est récent. Le pays a une culture et des traditions anciennes mais il sans socle matériel sur l’ancien. D’où l’intérêt pour les nouvelles technologies comme la domotique qui permettent de créer de la valeur dans les habitations.
C’était ma première participation à un voyage "officiel" et aussi mon premier voyage en Asie. D’autres bloggeurs comme Loic Lemeur ont eu l’occasion de commenter de tels voyages. Lui avait eu droit à l’avion présidentiel et à un diner à la Maison Blanche (en novembre 2007). Une expérience qui l’a marqué, ce que je comprends mieux maintenant.
Ce post sera la partie la plus “carte postale” de mon compte-rendu…
En avion
Je vous passe les détails sur les voyages en avion. Mais ne résiste pas à vous faire partager quelques moments de ce voyage. A commencer par cette vue du ciel de la Mongolie, sous la neige.
Je suis en ce moment au Japon à l’aube du second jour de visite dans la capitale du Soleil Levant, en compagnie d’une délégation menée par Nathalie Kosciusko-Morizet, notre Secrétaire d’Etat en charge de la prospective et de l’économie numérique.
Et honte à moi, je n’ai pas encore, bloggé sur le sujet. Il faut dire que l’agenda de ces journées est très chargé et que j’ai consacré le peu de temps disponible à trier les nombreuses photos que j’ai pu prendre.
Je prévois de vous raconter en détail mes impressions sur ce voyage à mon retour. Cela pourra étonner car certains - dont la Ministre - considèrent qu’un blog est fait pour raconter l’événement en temps réel. Ne faisant pas toujours les choses comme les autres, j’ai tendance à raconter en différé, avec le recul, et une vision plus transversale et documentée des événements.
J’ai eu l’occasion de contribuer entre le printemps et la fin 2008 à la constitution d’une sorte de guide de la propriété intellectuelle pour les créateurs d’entreprises et startups, notamment ceux qui proviennent du monde de la recherche.
Il a été créé par un groupe de travail lancé par Capintech, une association qui soutient la création et le développement d’entreprises de technologies innovantes. La principale activité de cette association est de créer des groupes de travail thématiques qui produisent des guides fort utiles pour les entrepreneurs. Il y a par exemple un petit guide sur le capital risque, sur la relation entrepreneur-investisseurs, et cet inventaire des aides publiques qui date de 2003 et qui remarque que les exigences de fonds propres pour l’octroi des aides sont trop élevées (ce qui fait écho à l’article précédent sur Oséo).
Depuis début 2008, et de manière plus appuyée depuis octobre, le gouvernement français a réorienté les priorités d’Oséo sur les gazelles, ces PME qui sortent du stade de la startup et doivent grandir pour atteindre la taille critique.
Dans le même temps, poussé par des restrictions budgétaires, Oséo et sa branche Innovation semblent complètement chambouler la donne dans les aides aux entreprises en création : réduction des aides et avances, changement des règles en cours de route et absence de transparence pour les startups.
La semaine dernière, Microsoft a marqué les esprits en annonçant son premier plan de licenciement économique de son histoire. 5000 licenciements étalés sur 18 mois, dont 1400 immédiats.
Ce post a pour objet d’analyser cette annonce et de la mettre en perspective du climat économique de l’ensemble du secteur IT.
Entre les lignes de l’annonce Microsoft
Sur le coup de l’annonce de Microsoft, je me suis dit que c’était bien peu et que cela relevait surtout d’un effet d’annonce. En effet, Microsoft reste très profitable et a généré un résultat net de $4,174B sur le quatrième trimestre civil de 2008. Certes, avec une croissance modeste de 1,6% de son chiffre d’affaire d’une année sur l’autre. Comme toutes les entreprises cotées, Microsoft fait tout de même le dos rond en annonçant des réductions de coûts et d’effectifs.
Petit post pour vous signaler que peu de temps après la parution du Rapport CES 2009, j’ai publié une trentaine de petites vidéos de ma visite du salon.
Vous les trouverez sur YouTube. Il y a un peu de tout : des extraits de conférences de presse (Netgear, Toshiba, Panasonic, Casio) correspondant au meilleur et au pire de ce genre d’événement, le laptop de MSI qui imite le Macbook Air, des interfaces gestuelles, quelques gadgets intéressants, des interfaces utilisateurs de set-top-boxes. Et un peu d’ambiance. Bien entendu, nombre de visiteurs du salon ont publié des vidéos du même genre, mais celles-ci complètent bien mon rapport.
A noter ce logiciel qui sert à déstresser (emWave) :
Une semaine exactement après mon retour de Las Vegas, voici la toute fraîche quatrième édition du “Rapport CES”. Avec une couverture de l’ensemble des catégories de produits présentés au CES. Des centaines de produits nouveaux. Des analyses en veux tu en voilà ! 192 pages ! C’est unique au monde ! C’est pour vous ! C’est en français ! Et c’est dispo, ici, oui oui !
Alors, pour l’obtenir, c’est facile. Vous pouvez récupérer le PDF du rapport sous deux formes : l’une, de 6,6 Mo qui est adaptée à une lecture sur écran, l’autre, de 18,6 Mo, avec des images dans une résolution permettant une impression.
Aller, avant la route pour Las Vegas, un petit circuit obligatoire quoiqu’un peu tardif dans l’exercice traditionnel des prévisions qui m’amuse beaucoup (à lire plus qu’à faire).
Prédictions sur 2008
Commençons par ces prévisions que j’avais faites ironiquement l’année dernière. Des prédictions “évidentes” mais le palmarès n’est finalement pas si extraordinaire que cela…
Iliad (Free) va fusionner avec un opérateur mobile : fait, mais avec un autre opérateur du fixe avec Alice. Et se débat avec cette fameuse “quatrième licence” qu’il n’arrive pas à obtenir. Si au moins Free avait la bonne idée de conserver d’Alice son égérie publicitaire, Vanessa Hessler. Cela changerait de leur communication décidément trop “geek” !
Une semaine avant de partir pour le Consumer Electronics Show de Las Vegas, voici une nouvelle mouture du guide “L’accompagnement des startups high-tech en France”.
Cette neuvième édition de ce guide créé en 2006 est mise à jour comme d’habitude avec le flot d’informations qui me sont parvenues sur l’évolution des dispositifs d’accompagnement des startups et aussi du savoir faire des uns et des autres.
Cette version du guide est téléchargeable ici ou en cliquant sur l’image ci-dessous. Il est comme d’habitude au format PDF, et fait un peu plus de 4 Mo.
Voici donc quelques unes des nouveautés de cette neuvième édition :
L’année dernière, je vous avais concocté un tableau de comparaison du revenu moyen par utilisateur de sociétés de l’immatériel : éditeurs de logiciels, opérateurs télécom et de contenus et surtout, sociétés du secteur de l’Internet.
Ce petit travail d”économétrie me permet notamment de jauger les modèles économiques des startups que je peux être amené à expertiser ou coacher. Surtout au regard de leur stratégie de monétisation publicitaire ou payante.
Cette consolidation de données n’est pas évidente car peu de sociétés sont cotées en bourse et déclarent donc leur revenu. Les autres sont censées le faire – tout du moins en France – mais elles ne le font généralement pas.
Comme d’habitude, un grand nombre de startups étaient présentes à la conférence LeWeb de la semaine dernière.
J’en ai compté 68 de présentes officiellement dont 30 dans les “pitches”. En voici un panorama complet “for the record” qui servira de petit pense bête car on retrouve souvent ces boites d’un événement à l’autre. Et nous pourrons une fois de plus – à la fin de ce post - comparer l’Europe et les USA.
Les pitches
Les startups “pitchant” leur projet présentaient une dominante ecommerce, réseaux sociaux et mobilité par rapport à TechCrunch 50 et DemoFall. Il y avait surtout des startups tournées vers le grand public. Quid de l’entreprise “2.0” ? Quatre startups qui proposaient des outils de création rapide de sites web ainsi que KonoLive, un widget de travail collaboratif qui est surtout utile dans un contexte professionnel, et pas forcément au sein des entreprises.
J’étais 100% offline pendant LeWeb 2008. Mon laptop à la maison, mon smartphone au vestiaire, pas de Twitter (que je n’utilise pas…). Mais je couvrais l’événement comme photographe amateur, invité par l’équipe organisatrice et par le truchement de Jean-Marie Hulot de Fotonauts.
Pendant ce temps, la moitié de l’audience de la conférence LeWeb 2008 twiterisait en direct sur ses laptops et mobiles. J’avais l’impression d’être dans un monde parallèle, sorte de conférence des utilisateurs de Twitter. Cet outil est un véritable phénomène et surtout une addiction qui pousse à tout faire en temps réel. Le royaume de l’instantané où le futile se mêle à l’utile. Twitter permettait de suivre en temps réel les avis sur la conférence, ses déboires que nous verrons et l’envoi de pointeurs divers. Sur les tables et dans les rangs, il y avait aussi beaucoup de Macs, quelques netbooks, quelques PC sous Linux, et aussi pas mal de participants en train d’écouter et surpris en train de coder une page web en PHP ou du code Java.
J’ai eu l’occasion d’animer cette semaine un débat intéressant sur le web 2.0 et la Silicon Valley, le “SF Valley”. Il s’agissait d’une visioconférence avec d’un côté environ 200 personnes dans l’amphithéâtre des Jardins de l’Innovation de France Télécom à Issy les Moulineaux, et de l’autre, une demi douzaine d’entrepreneurs sis dans l’Orange Lab de San Francisco, animés par Laetitia Mailhes, correspondante permanente des Echos aux USA. La conférence était organisée sous l’égide du G9+ (qui rassemble les groupements informatiques des associations d’anciens élèves de grandes écoles d’ingénieur et de commerce) et pilotée par des anciens de Centrale Marseille.
Dans la soirée du mercredi 5 novembre dernier, Microsoft fêtait le lancement de son programme BizSparks dédié aux startups. Et pas l’élection d’Obama, quoique…
Je vais ici vous décrire le rationnel de ce programme et en profiter pour évoquer le programme dédié aux startups de Sun Microsystems qui est en place depuis quelques mois. Et au passage, comparer les choix des plates-formes Microsoft et LAMP (Linux & co) pour les startups.
Décryptage…
Microsoft entre en “Génération 2”
Le programme BizSparks est une suite logique du programme Microsoft IDEES dédié aux startups et lancé en France en octobre 2005.
Depuis quelques mois opère une nouvelle association de Business Angels dédiée aux startups du logiciel : Software Business Angels, ou SBA pour les intimes, elle-même membre de France Angels, la “holding” principale des associations françaises de business angels. Elle regroupe une vingtaine de business angels participants pour l’instant et son président est Guy Gourevitch.
Son objectif est de rassembler des business angels intéressés par des investissements dans le secteur du logiciel et connaissant bien ce secteur d’activité. A ce stade de son développement, l’association est à la fois à la recherche de dossiers de startups et de business angels intéressés par ce secteur d’activité et par le développement de l’association.
Ceux qui n’y croyaient pas étaient nombreux. Ces spécialistes de l’amérique profonde qui pensaient que les USA n’étaient pas prêts à élire un noir à la Maison Blanche. Et bien les américains l’ont fait ! Et probablement pas seulement du fait de l’efficacité de la campagne d’Obama dont nous avons déjà parlé ici. Mais aussi du fait d’évolutions de la société aux USA, et aussi du piètre bilan des années Bush et de la médiocrité du ticket républicain.
Olivier Ezratty: Cette garantie Oséo ne concerne pas que les startups mais les PME en général. Donc, quel rapport avec Bing… ? Ce d’autant plus que Microsoft n’a pas à rougir d’IBM pour ses relations avec les... Fabien: Microsoft devrait suivre l’initiative d’IBM qui vient de monter un partenariat avec OSEO pour le financement des startups http://www.lentreprise.com/3/4 /2/ibm-accede-aux-garanties-de -credits-d-oseo_20581.html Olivier Ezratty: @Laurent Patenotre : je ne saisis pas bien le lien entre l’offre (unlocking de droits d’accès via un mobile) et les problèmes de l’IPTV que tu listes au début de ton commentaire. Christophe Lauer [MS]: @JulienElie L’opé marketing de “Chasse au Trésor” avec Bing est une initiative locale de la filiale Australienne. Voilà, ceci juste pour relativiser l’importance à donner à ce jeu... Olivier Ezratty: @jmplanche & les autres : la valeur de l’idée est un vrai sujet en France. Je suis de ceux qui effectivement relativisent la valeur de l’idée dans les projets. En faisant allusion à... macha: Je crois que Frédéric Iselin d’HEC Start Up (qui accompagne les lauréats du concours) a écrit une thèse la dessus “Proposition de valeur et positionnement prix. La place de la valeur client dans le pricing...