Retour du CEATEC 2011 – 3/7 – TV

Publié le 10 octobre 2011 et mis à jour le 12 novembre 2014 - 2 commentaires -
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Visitant pour la première fois un salon de loisirs numériques au Japon, j’y ai passé pas mal de temps à y observer à quoi ressemblaient les solutions de TV numérique. La visite du CEATEC est loin d’être suffisante pour se faire une idée claire de la situation, mais cela fournit tout de même quelques pistes.

Au regard du taux d’équipement en haut débit (19 millions de foyers en fibre optique FTTH !), je m’attendais à découvrir l’état de l’art dans le domaine. J’ai été plutôt relativement déçu. On trouve certes les offres bien connues en Europe et aux USA : de l’IPTV, de la télévision hybride qui associe contenus broadcast et contenus provenant d’Internet, de la vidéo à la demande, de la télévision de rattrapage, tout comme l’émergence de la “social TV” et de la consommation de contenus en mode multi-écrans. Mais aucune de ces solutions ne constitue une avancée par rapport à l’état de l’art, ne serait-ce qu’en France. Ceci nous rappelle que nos startups et PME de ce secteur d’activité n’ont pas à rougir de ce qui se fait à l’étranger et que l’international est une opportunité de croissance non négligeable. Même si le Japon n’est pas forcément le premier marché à attaquer.

Le marché de la télévision est en tout cas structuré très différemment d’un pays à l’autre. Au Japon, la NHK semble être l’aiguillon technologique principal des innovations. Les industriels des loisirs numériques sont des entreprises puissantes qui pèsent de tout leur poids dans l’écosystème local, comme nous le verrons avec le portail acTVila. Suivent les opérateurs télécom et du câble qui m’ont l’air un peu en retrait.

Hybridcast, le HbbTV japonais

La télévision hertzienne a totalement basculé au numérique en juillet 2011 à l’exception des zones sinistrées de la région de Fukushima pour qui la transition est repoussée à mars 2012. Une fois le passage du hertzien au numérique achevé, l’étape logique suivante est d’ajouter la télévision hybride broadcast + broadband.

Au Japon, l’équivalent du HbbTV franco-allemand et Européen est le Hybridcast, avec quelques variantes. Il est spécifié et poussé par la NHK, en liaison avec le JEITA qui regroupe les industriels du secteur. La télévision hybride consiste à associer les contenus télévisuels diffusés par voie normale : par la TNT, le satellite ou le câble, et des contenus provenant d’Internet. Ceux-ci peuvent compléter les programmes avec des informations à valeur ajoutée, avec des interactions avec le spectateur, ou pour alimenter la télévision en programmes originaux arrivant entièrement par le canal Internet.

Hybridcast (22)

L’Hybridcast japonais fait tout cela. Mais ce que j’en ai vu sur le CEATEC relevait de démonstrations et pas encore de mise en service. En matière de télévision hybride, c’est le marché allemand qui est le plus avancé, suivi du marché français. Les applications présentées à l’état de prototypes conjuguaient l’affichage d’informations sur le programme en cours, de guides de programmes et d’applications de social TV.

Ici, nous avons un sous-titrage de programmes en anglais, la langue pouvant être choisie par le spectateur. Le sous-titrage est réalisé manuellement par des traducteurs. Il ne s’agira pas d’une traduction automatique.

Hybridcast (6)

Là, nous avons un menu de télévision de rattrapage :

Hybridcast (10)

Le standard japonais semble destiné à permettre le fonctionnement d’un grand nombre d’applications et dans une logique de portail. Ci-dessous, quelques exemples d’applications dédiées, notamment de vidéo à la demande.

Hybridcast (21)

La NHK a aussi prototypé une application originale de TV hybride : l’envoi de vidéos stéréoscopiques 3D sans perte de résolution avec l’image de droite en broadcast et l’autre en broadband pour éviter d’utiliser la technique du “side by side” où l’on comprime deux images pour n’en faire qu’une. Cette solution dite de “Dual Stream” est un peu batarde. Elle présente l’avantage de bien utiliser un canal “one to many” qui ne consomme pas de bande passante Internet tout en donnant une meilleure qualité d’image. Les japonais excellent dans cette recherche de la qualité à tout prix sans trop regarder le poids économique de la solution, comme nous l’avons vu avec l’expérience de projection 3D sur 200 pouces de diagonale avec 57 projecteurs vidéo dans l’article précédent de ce compte-rendu.

Techniquement, l’Hybridcast est à base d’HTML 5. Le HbbTV européen est à base HTML 4.X car HTML n’est pas encore un standard finalisé.

AcTVila

AcTVila est un portail de contenus pour le web et les TV connectées, lancé en 2007 par les grands constructeurs japonais : Hitachi, Panasonic, Sharp, Sony et Toshiba. Ce qui explique pourquoi le service était démontré sur divers stands sur le salon.

actvila logo

Au départ, il s’agissait surtout d’un portail de vidéo à la demande, supportant des débits de 2 à 8 MBits/s, donc de la haute définition. Il est complété de services d’information, de météo, de jeux et de commerce en ligne (avec Rakuten).

Le CEATEC a été l’occasion de lancer la nouvelle interface utilisateur du service, dite acTVila 2.0, que voici ci-dessous. Ce n’est pas la guerre des étoiles ni une interface à la Apple, mais elle est plus dépouillée et moins encombrée que celle de la version précédente !

Interface AcTVila

Le portail acTVila existe également dans une version web et une version pour mobiles et tablettes tournant sous Android. Il diffuse de la VOD en 3D depuis juin 2011 lié à un partenariat avec l’opérateur satellite Sky Perfectv, sorte de CanalSat local.

Un player acTVila est intégré dans les TV et les enregistreurs BluRay destinés au marché japonais et conçus par les grands constructeurs qui font partie de ce consortium. Reste à savoir comment il se positionne aux plateformes de TV connectée de ces constructeurs (VieraNet de Panasonic, etc) et aussi vis à vis de Hybridcast. Ce que je ne sais pas encore…

La Social TV

Autour de l’Hybridcast, la NHK a conçu le service Teleda pour connecter les téléspectateurs aux émissions. Il apporte un service de base avec la possibilité de voter pour les émissions en cours et de visualiser directement le résultat du vote (ci-dessous).

Hybridcast (7)

On peut aussi suivre une émission avec ses amis présentés sous la forme d’avatar et avec lesquels on va pouvoir chatter (ci-dessous).

Hybridcast (17)

Et enfin, nous avons la possibilité d’interagir via une tablette, ici un iPad, pour récupérer des commentaires de téléspectateurs sur l’émission en cours et en faire soi-même.

Hybridcast

Je n’ai pas vu d’intégration avec Twitter ou Facebook. Mais cela ne saurait tarder !

A ce stade, tout ceci relève du prototype et il n’était pas permis de prendre des photos. Mon badge “press” m’a sauvé.

IPTV chez Au-KDDI

J’ai pu découvrir un aperçu de l’offre IPTV de Au, la marque de l’opérateur KDDI. Elle s’appuie sur une set-top-box toute simple (ci-dessous à droite) qui peut être complétée d’un disque dur externe (à gauche) via liaison USB pour l’enregistrement d’émissions de TV. La set-top-box est peut-être sous Linux et d’origine Motorola, avec le middleware KreaTV de ce dernier.

Au - KDDI (4)

On peut donc voir les chaines en direct, programmer leur enregistrement si on dispose de ce disque dur externe, le tout avec un guide de programme classique chaines + heures/jours. L’interface utilisateur est très chargée, du fait du poids de l’écrit dans le graphisme japonais.

Au - KDDI (2)

L’offre intègre la TV de rattrapage pour la NHK, de la VOD et de la S-VOD. Les films en VOD sont proposés à environ 4 Euros la séance. Certains sont disponibles en HD (menu ci-dessous). L’interface de la VOD est un peu moins chargée que celle de la TV.

Au - KDDI (6)

PVR chez Toshiba

Toshiba présentait son Regza Server DBR-M190 qui est une sorte de média center et enregistreur de TV doté de 5 To de stockage. Il peut enregistrer six chaines simultanément via autant de tuners numériques terrestre et câble, ce qui donne un “time shift” pouvant aller jusqu’à 15 jours pour ces chaines en mode SD qui exploite 4 To bloqués pour cette fonction. Le 1 To sert à enregistrer d’autres programmes. Le terme de “serveur” est approprié car ces contenus peuvent être streamés sur d’autres périphériques et notamment sur les tablettes de Toshiba.

Le tout pour $2600 sachant que ce produit est exclusivement destiné au marché japonais. Ce produit est quelque peu surprenant pour un pays où le haut débit et le très haut débit sont bien déployés. Avec un tel haut débit, les solutions basées sur l’infrastructure Internet devraient avoir la part belle. Cela ne semble pas être le cas.

Toshiba (12)

L’autre élément surprenant de cet engin est son interface utilisateur, extrêmement chargée. On retrouve cette “charge” dans l’ensemble des interfaces utilisateurs de produits et services pour le marché japonais. Les idéogrammes sont l’interface utilisateur. D’un point de vue mental, ils sont à la croisée des chemins entre l’écriture et le graphisme au sens esthétique du terme. Cela donne un guide de programme ultra-chargé dans ce DBR-M190, d’un look voisin de celui de Au-KDDI vu précédemment.

 Toshiba

Interfaces multi-écrans

Comme dans tous les autres salons (CES et IBC), on trouve de partout des solutions de consommation de la télévision s’appuyant sur plusieurs écrans.

La première est l’usage de tablettes comme simple télécommande de la TV ou de sa set-top-box, avec accès à un guide de programmes pour sélectionner sa chaine. Vue notamment chez NEC (ci-dessous).

NEC (2)

Un NEC qui semble cibler en priorité les personnes âgées, la tablette du constructeur comprenant  un menu de services avec de gros boutons, dont un pour appeler les secours en cas de pépin de santé.

NEC (1)

La seconde consiste à utiliser la tablette comme outil de consommation directe de la TV. On pouvait voir cela dans quelques stands et notamment chez KDDI (ci-dessous) tout comme chez Toshiba (après).

KDDI

Toshiba (1)

Toshiba (4)

Enfin, on peut citer l’annonce de nottv, une chaine de télévision dédiée aux mobiles lancée par l’opérateur Mmbi (ci-dessous). Elle démarrera en avril 2012 et sera constituée de programmes adaptés aux mobiles, durant au maximum 10 minutes. Ca n’a pas l’air d’être très intellectuel côté programmation : plutôt des talk shows et des jeux.

nottv MBBI

Epilogue

Notons que sur ce salon, il n’y avait pas du tout d’Apple TV ni de Google TV à l’horizon, un peu comme à l’IBC 2011. Le marché japonais est encore plus protectionniste que le marché européen ! Il y a aussi un sujet que je suis bien incapable de traiter convenablement : le contenu des chaines disponibles au Japon !

Net net, côté télévision, il y a beaucoup de déjà vu et pas vraiment d’application très originale à se mettre sous la dent. Je n’ai par exemple pas vu d’opérateur montrant une interface utilisateur cohérente et visuellement agréable entre les différents écrans de consommation de la télévision.

Vous trouverez l’ensemble de mes photos sur le sujet de la télévision dans ce portfolio.

Prochaine épisode : la mobilité côté matériel avec smartphones et tablettes.

Retrouvez la série complète des articles sur ce retour du CEATEC 2011 :

Retour du CEATEC 2011 – 1/7– Tour d’horizon
Retour du CEATEC 2011 – 2/7 – Affichage
Retour du CEATEC 2011 – 3/7 – TV
Retour du CEATEC 2011 – 4/7 – Mobilité
Retour du CEATEC 2011 – 5/7 – Composants
Retour du CEATEC 2011 – 6/7 – Smart Anything
Retour du CEATEC 2011 – 7/7 – Usages

Publié le 10 octobre 2011 et mis à jour le 12 novembre 2014 Post de | TV et vidéo | 4971 lectures

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