Le Microsoft Fights back in OS War MWC 2010

Cette présentation était donc en quelque sorte l’annonce de la dernière chance, celle de la “near death experience”, un peu comme la conférence de presse du 7 décembre 1995 lors de laquelle Microsoft avait présenté sa stratégie Internet, une rupture technologique qui semblait lui avoir complètement échappé. Une stratégie qui lui a certes permis de reprendre la main, mais qui n’en a pas pour autant fait un leader incontesté des logiciels et services de l’Internet 15 ans plus tard.

Alors, Microsoft peut-il redresser la barre et redevenir un acteur sérieux du marché des smartphones ? A-t-il compris les besoins des consommateurs ? Peut-il rattraper un retard énorme, notamment dans la bibliothèque applicative ? Est-ce que son modèle économique évolue ? Est-ce que son processus d’innovation est adapté à ce défi ? C’est ce que nous allons voir ici.

En deux mots, les progrès accomplis par Microsoft sont WindowsPhone6 Music and Video Screen

L’autre principe de base de Windows Phone consiste à organiser l’interface autour de scénarios d’usages, appelés “hubs” : autour de ses contacts pour communiquer, pour la musique et la vidéo, pour la productivité personnelle, pour les jeux. Cela élève le niveau d’abstraction d’un cran par rapport aux systèmes existants. Et notamment au niveau des applications tierces parties qui pourront s’intégrer dans ces scénarios, mais sans exclusive (on pourra aussi les lancer hors des hubs). La partie communication est ainsi centrée autour du carnet d’adresse et intègre les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) en plus de la messagerie, des alertes, et – oui extraordinaire ! – de la fonction téléphone, toujours utile dans ce genre d’engin. Tout ceci améliore bien les scénarios existants, mais il n’y en avait pas de véritablement nouveau.

Dernier principe, plus classique : la personnalisation. On pourra placer des icones sur ses applications et contenus préférés dans le menu principal. Mais on n’a pas vu la tête des fonctions de configuration de l’OS, toujours instructives aussi bien sur l’ergonomie que sur la liberté donnée à l’utilisateur.

Evidemment, Windows Phone est connecté à tout l’attirail des services et logiciels Microsoft, mais semble-t-il sans exclusive (le DOJ et la Commission Européenne veillent au grain…) : avec Office, Outlook, OneNote, Sharepoint et Exchange pour le travail collaboratif et la communication, avec Bing pour la recherche, avec Live Maps pour la cartographie, avec Windows via ActiveSync et le client de Zune pour synchroniser sa musique et ses contenus photo/vidéo, avec XBOX Live, et enfin, avec un navigateur web compatible avec IE8. On n’a d’ailleurs pas vraiment vu de jeux XBOX Live, mais plutôt des éléments d’interface de communication (invitations de joueurs… à jouer, etc). Ils réservent sans doutes cela pour la conférence Windows Mobile Marketplace

Ce qui était sa force historique dans le monde des entreprises pourrait devenir son talon d’Achille. En effet, pour développer pour Windows Mobile, il faut en passer par Visual Studio et .NET. Une solution très solide pour les développeurs professionnels d’entreprises. Mais quid du développeur d’application mobile ? C’est un peu lourd, et aussi couteux, surtout pour cette armée des développeurs d’applications qui n’ont pas de modèle économique bien solide. De plus, les développeurs apprécient l’aspect “open source” et l’ouverture maximale d’Android, qui par ailleurs s’appuie beaucoup sur Java et les standards du web pour le développement d’applications. Par contre, le support de XBOX Live est un véritable plus face à Apple qui n’a pas d’activités en propre dans le domaine du jeu. On aura certainement un support de Silverlight dans Windows Phone. Cela pourrait même être le passage obligé pour développer ces applications graphiques riches et animées que l’on a vues lors de la conférence de presse.

En fait, on ne sait pas grand chose de tout cela car Microsoft va annoncer sa stratégie développeurs pour Windows Phone 7 lors de la Windows Phone 7 Branding

Autre point à noter, l’existence d’un site “Windows Mobile Backstage 1

Processus d’innovation

Alors, Microsoft a-t-il bien revu sa copie en matière de processus d’innovation ?

On peut dire que oui. Windows Phone semble avoir bénéficié d’une attention particulière du top management de la société. Ils ont changé l’équipe de direction de Windows Mobile. Ils ont intégré ce qu’ils savaient faire de mieux en matière d’interface utilisateur (Zune et la XBOX sont ce qu’il y a de plus réussi chez l’éditeur). Ils ont revisité certains principes de base de leur relation avec l’écosystème pour mieux assumer la cohérence de l’expérience utilisateur. N’ont-ils pas d’ailleurs fait cette annonce longtemps avant une conférence développeurs, et pas pendant, comme d’habitude par le passé ? Est-ce que l’interface utilisateur est vraiment innovante ? Question de point de vue. La notion généralisée de “hubs” pourrait véritablement l’être, mais on manque d’informations pour véritablement l’apprécier à ce stade.

Après, il faudra examiner tous les petits et grands diables qui se cachent dans les détails pour voir si Microsoft peut transformer cette annonce en reconquète d’un marché perdu. Microsoft devra aligner beaucoup de planètes de son écosystème pour rentrer sérieusement dans le jeu. La première – l’interface – est déjà en place. Elle attend les autres. Pour peu qu’il ne soit pas déjà trop tard pour revenir dans le jeu.

RRR

 
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Publié le 17 février 2010 Post de | Google, Internet, Logiciels, Microsoft, Mobilité | 12019 lectures

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Les 7 commentaires et tweets sur “Les dessous de l’annonce de Windows Phone 7.0” :

  • [1] - RachelRosen a écrit le 17 février 2010 :

    La métaphore de IBM-PC en 1982 (=Android=la plate-forme ouverte que n’importe qui peut fabriquer) puis en 1984 (=> moins bien que le Mac/iPhone, mais plus ouvert à tous les acteurs) fonctionne toujours.

    Celui qui gagnera, c’est celui qui fera gagner de l’argent à ses promoteurs.

    On ne voit rien chez WinMob7 qui explique comment il pourrait faire gagner plus d’argent:
    -1- aux fabricants de plates-formes (Qualcomm, Intel, ST, TI,…): alors qu’Androïd leur permet de livrer un reference design presque prêt à être mis sur les étagères
    -2- aux fabricants de handsets : qui n’ont plus les moyens d’investir dans la R&D et vont donc prendre ce qui est le plus proche du produit final et y ajouter juste une touche différenciante
    -3- aux telcos : qui ont un besoin impératif de contrôler leurs services générateurs de revenus (voix, data, SMS, applications)

    La question n’est donc pas de savoir ce qui est le mieux (simple querelles de chapelles !) mais ce qui a une raison de vivre.
    Dès lors ressortira un leader, un ou deux out-sider majeur et quelques fournisseurs de niches.
    En regardant le match sous cet angle, le gagnant ne peut être que Android pour 1- et 2-.
    Pour 3-, il subsiste un énorme risque que les telcos n’arrivent pas à éviter l’écrasement de leur revenus par l’introduction trop brutale des services Google.
    Dans une telle situation, bien malin celui qui saurait prévoir l’évolution de l’écartellement entre les fournisseurs de hardware et les telcos.
    C’est la raison pour laquelle il est primordial que les telcos jouent la carte Android en s’empressant de s’asseoir sur les chaises “services” avant que Google s’y installe.
    La voie royale pour ce faire est, une fois de plus, le contrôle de l’expérience utilisateur, rôle que les telcos peuvent techniquement prendre sur Android… …et que sur Android.

  • [2] - Laurentk a écrit le 17 février 2010 :

    Avec cette stratégie c’est quitte ou double car se lancer à la poursuite d’Apple avec une vision grand public c’est assurément perdre la clientèle Pro qui aimait la diversité des Windows phone tactiles , BB like …Mais MS n’avait pas le choix et ce genre de situation défensive réussi en général à MS.
    Une autre alternative est le rachat de RIM pour assurer la partie entreprises et gagner des PDM.

  • [3] - Olivier Ezratty a écrit le 17 février 2010 :

    Au sujet des deux commentaires précédents :

    Le parallèle avec 1982 (en fait 1981) et 1984 présente quelques limites. En effet, le marché des mobiles tolère moins d’ouverture que celui des PCs car son écosystème est un peu plus simple et qu’il est plus structuré par les clients grand public que par les entreprises. Sinon, Apple n’aurait pas réussi avec l’iPod et l’iPhone comme il l’a fait alors qu’il est marginal avec le Mac (en termes de parts de marché en unités, <5%). Pour l’iPod, l’écosystème était très simple : au départ, il fallait signer des accords de distribution de la musique avec les 5 majors de la musique. Pour l’iPhone, le succès a démarré AVANT la création de l’appstore. Et au nez et à la barbe des opérateurs télécoms qui ont accepté les conditions draconiennes d’Apple. Du fait de la supériorité du produit et de la forte demande des consommateurs. L’appstore a ensuite consolidé la position d’Apple.

    D’ailleurs, le marché du PC ne s’est pas ouvert tout de suite. Il y avait au départ des PC dits « compatibles à 98% ou 99% » avec l’IBM PC à cause du BIOS d’IBM qui n’était pas facile à copier. A partir de 1983, lors de la création de Compaq et de l’émergence des « compatibles PC taïwanais », il n’y avait déjà plus d’alternative à MS-DOS. Digital Research était déjà assez mal en point. Aujourd’hui, nous avons deux principaux OS (plus ou moins) ouverts : Android et Windows Phone. Symbian peut être considéré comme ouvert car open source, même si son adoption par d’autres constructeurs que Nokia est plus que rare.

    En quoi Android est-il vraiment favorisé dans les points 1 et 2 ? Microsoft aussi permet de livrer un reference design et supporte les architectures ARM du marché, et pas seulement celle de Qualcomm. Les constructeurs de handsets vont être moins tentés de personnaliser l’OS au niveau de sa couche graphique avec WP7. Pas plus qu’avec celle d’Android qui est aussi de bonne facture. Ils pourront faire la différence avec des packagings d‘applications et de contenus et un peu de « skinning ». La différence fondamentale est le prix de l’OS, qui favorise nettement Google. Quand au point 3 (les telcos), il faut prendre en compte les variations très grandes de leur rôle et de leur influence selon les pays. Très élevés en France, moins ailleurs, où les forfaits « pre-paid » y sont plus populaires. Globalement, ils définissent de moins en moins les tendances du marché et cela les gêne bien d’ailleurs.

    Le succès de l’iPhone montre en effet qu’il ne faut pas négliger les utilisateurs et le marketing du fournisseur de l’OS dans l’équation. Si Android se fragmente trop, la valeur de la marque Google va en pâtir sur les mobiles. Le Nexus est un moyen de limiter la fragmentation. Microsoft a fait le choix d’éviter radicalement cette fragmentation, d’autant plus qu’elle pénalise aussi les développeurs d’applications. Les développeurs sont sinon pragmatiques : ils supportent les plateformes qui se vendent, c’est tout. Si WP7 se vend, ils le supporteront. Android est déjà bien supporté car sa croissance est très forte et que depuis deux ans, il n’y avait pas de sérieuse alternative dans les OS ouverts / indépendants des constructeurs.

    Quand au nombre d’acteurs que peut tolérer le marché, je ne serais pas aussi radical. Le marché des smartphones est en forte croissance. Il tolère la coexistence d’écosystèmes concurrents, ce qui est plus difficile avec le PC. La raison est simple : le besoin de standardisation des entreprises qui pousse à l’émergence d’un standard unique (le PC et Windows) est très atténué dans le grand public. On a bien trois grands fabricants de consoles de jeux, avec une remise en cause des positions acquises tous les cinq ans ! Dans les mobiles, il faut environ 10K à 20K applications pour bien couvrir les besoins du marché et c’est accessible à au moins 4/5 acteurs car les coûts de développement sur mobiles sont assez faibles car les applications y sont généralement plus simples que sur PC. Et puis, il se vend plus de Blackberry que d’iPhone dans le monde alors que sa logithèque applicative est pourtant assez maigre. En fait, les trois premières plateformes de smartphones (Apple, RIM, Nokia) sont propriétaires (par abus de langage pour ce dernier). Les OS ouverts prennent certes du galon mais ils sont loin d’avoir détrôné les trois premières plateformes !

    La dualité entreprises / grand public est un autre thème intéressant. La force de MS dans le marché de l’entreprise ne l’a pas empêché de perdre des parts de marché. Cela lui donne certes un plancher qu’il a atteint (environ 7% à 10% des smartphones), mais c’est devenu plus un handicap qu’un atout dans la mesure où le marché des smartphones croit avant tout du fait du grand public. WP7 ne va pas éloigner les clients de l’entreprise de Microsoft. Il y a toujours l’infrastructure .NET en dessous et les liens avec l’offre de travail collaborative Office, Exchange et Sharepoint. Ce n’est pas parce que l’interface est plus ergonomique et design que les entreprises vont fuir tout de même ! De même qu’elles n’ont pas fui le PC quand Windows est arrivé, même si de nombreux DSI considéraient à l’époque que l’interface graphique ne servait pas à grand chose et était un simple gadget, à fortiori entrainant une couteuse mise à jour des parcs de machines.

    Une grande inconnue reste à traiter : le marché asiatique. Il s’y vend moins de smartphones que dans le reste du monde. Les feature phones haut de gamme sont très populaires au Japon et en Corée, malgré une couverture en haut débit mobile de très bon niveau. L’iPhone commence à bien se vendre au Japon après des débuts laborieux. Le marché des smartphones en Corée est inférieur à 2% pour une moyenne mondiale d’environ 18% en 2009 (source : Gartner) et 29% de prévus en 2014 (selon Ovum). Il serait intéressant de creuser ce qui pourrait faire décoller les smartphones dans ces pays asiatiques, et notamment en Chine.

    Net net, pour résumé, je pense que le marché des smartphones reste encore relativement ouvert, qu’il ne répond pas aux mêmes logiques que celle du PC et que le grand public joue un rôle clé dans les évolutions du marché.

    Laurent, le rachat de RIM par MS ? Tu plaisantes ! Microsoft n’achète jamais d’OS concurrents de sa plateforme Windows, sacro-sainte chez l’éditeur ! Ce serait ingérable. La boite vaut $39B, une OPA couterait au moins $50B, ce qui obligerait MS à s’endetter. Même si avec un PER de 17,8, cela ne serait pas trop dilutif par rapport à celui de MS qui est de 15,7…

    • [3.1] - RachelRosen a répondu le 17 février 2010 :

      Quelques éléments pour le plaisir de poursuivre cet intéressant débat:

      – Le but de la métaphore MS-DOS / Android, c’est de montrer comment l’émergence d’une base commune stoppe la “balkanisation” de l’offre. Ceci dit, toute prise de position sur le sujet est encore à ce jour soi du domaine de la rhétorique, soit du domaine du jeu. On se fait un petit pari ? 😉
      – avant la disponibilité d’Android, très peu de plates-formes téléphoniques étaient livrées avec une stack dépassant le pack OS/stack telecom/middleware. A ma connaissance, seul Qualcomm propose un refdesign WinMOb depuis longtemps. Depuis l’arrivée d’Android, c’est l’inverse. Il y a même des “nouveaux acteurs” (Renesas par exemple, avec la bénédiction de NTT/ Docomo, mais aussi NXP et d’autres) qui considèrent la disponibilité d’Android (comme refdesign de base de leur plate-forme) comme une raison d’entrer sur un marché dont la situation précédente (= barrière à l’entrée trop haute car absence de refdesign) les tenait à l’écart.
      – On voit actuellement arriver un Chine des Androïd low-cost. On peut penser que ces plates-formes vont remplacer à très court terme le segment “feature phones” juste au dessus des ULC.
      – MS n’achète jamais d’OS concurrents ? Mmmm…. ..et que dire de son rachat de Danger en Février 2008. Danger avait été créée quelques années plus tôt par Andy RUBIN (qui l’avait déjà quitté 2008) qui est le père d’Android ! Notons d’ailleurs que la plate-forme Danger (tant côté infra-structure que coté handset) ressemblait déjà pas mal à Android…

  • [4] - Olivier Ezratty a écrit le 17 février 2010 :

    Ah oui, Danger (acquis en février 2008 pour environ $500m) ! Deux après, on ne sait toujours pas vraiment à quoi cette acquisition a servi, d’autant plus que tout le soft de Danger est sous Java, pas la tasse de thé de Microsoft. Les mobiles Sidekick de Danger vendus par T-mobile aux USA ont généré ces fameuses pertes de données en octobre 2009 ! La synergie avec le reste de l’offre MS semble difficile à trouver en tout cas.

    Petit détail intéressant : Danger a été acquis le 11 février 2008. Et le patron de Windows Mobile de l’époque, Pieter Knook, a quitté Microsoft le 14 février de cette même année. Coincidence intéressante…

    Bien vu sur la possibilité d’Android de prendre des parts de marché sur/dans les feature phones. Là, effectivement, Microsoft n’y pourra rien !

  • [5] - Laurentk a écrit le 18 février 2010 :

    Microsoft gagnerait à adopter une stratégie plus “oraclienne” plutôt que de toujours réinventer le fil à couper le beurre càd je rachète, j’intègre et je tue tout en faisant migrer la clientèle existante. S’il avait adopter cette stratégie à temps de nombreux défis auraient été relevés (moteur de recherche, cartographie, … ) mais MS est trop sur de lui et de son cash et ça c’est vraiment dommage.

    Le marché du smartphone d’ici 3 ans sera >80% de la téléphonie mobile et l’on voit déjà en chine que le dit très justement Rachel des assembliers qui proposent des smartphone qui ne sont plus qu’à habiller et à personnaliser ce qui permettra sans doute aux opérateurs d’avoir leur propre gamme avec leur personnalisation vers leur propre store et leur service … C’est à mon avis le grand défi pour Apple, MS, Nokia et les autres.

    En ce qui concerne Nokia ils n’ont à mon avis pas d’autres choix que de racheter Palm pour avoir une vraie offre de smartphone et ce n’est pas leur alliance avec Intel qui va la leur apporter.

    • [5.1] - Olivier Ezratty a répondu le 18 février 2010 :

      Le cas d’Oracle est-il comparable ?
      – Ils ont acquis un porte-feuille applicatif complétant le leur : CRM (Siebel), HR (Peoplesoft), retail (Retek). Tous ces applicatifs fonctionnaient déjà sur base Oracle. Il n’y avait pas d’incohérence technologique. Et ces acteurs étaient leaders sur leur marché, pas des #4 ou #5.
      – Oui, il y a eu un peu de cannibalisation des offres Oracle Applications.
      – Le rachat de Sun répond à une logique d’offre verticalisée globale, et adaptée au SaaS. Mais il n’y a pas d’incohérence technologique, Oracle étant un grand supporteur et utilisateur de Java.
      – Il y a un laissé pour compte dans l’affaire: MySQL…
      – Oracle s’en est pour l’instant pas trop mal tiré dans la digestion de ces différentes acquisitions.

      De son côté, Microsoft a un mauvais “track record” dans ses acquisitions. Rares sont celles, surtout de taille, qui ont donné quelque chose de positif. WebTV, Visio, Navision, Great Plains, Danger, … tout cela a donné lieu à des opérations bien laborieuses. Danger / Sidekick est un bon exemple de cheveu sur la soupe dans la stratégie de MS. Sans queue ni tête…




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