Comment Ubifrance aide les startups à exporter

Publié le 26 octobre 2010 et mis à jour le 12 novembre 2014 - 19 commentaires -
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J’ai participé le 21 octobre 2010 aux troisièmes “Rencontres Internationales du Numérique” organisées par UbiFrance.

L’initiative est intéressante car elle est tournée principalement vers les startups du secteur. Au delà de tout ce que l’on peut entendre dire de bien ou de mal sur UbiFrance, l’initiative mérite d’être soulignée. Ce sont des événements de ce genre qui contribuent à pousser nos startups à exporter. En matière de contributions issues du secteur public, la symbolique est en effet tout aussi importante que les actions elles-mêmes. Et c’est mieux lorsqu’il y a bien de l’action derrière le symbolique ! On le voit bien avec le bruit autour de la remise en cause du statut des JEI, qui en dit long sur la symbolique de mesures qui semblent prises “contre” les PME innovantes. Dans l’ensemble, ces Rencontres étaient assez réussies. L’événement aurait attiré plus de 300 personnes – trois fois plus que l’année précédente – et la grande salle de conférence d’UbiFrance (à Paris, près de la place Denfert Rochereau) était remplie. Seul écueil, si la conférence traitait bien de l’international, les intervenants étaient tous français, sauf un avocat américain !

UbiFrance est l’un des acteurs clés qui aide nos entreprises à exporter qui intervient plutôt dans les approches exploratoires de marchés. En amont d’UbiFrance, les Chambres de Commerce qui identifient les primo-exportateurs, les forment et les aident à préparer leur stratégie d’export. UbiFrance prend le relai pour identifier les partenaires locaux. Et puis ensuite, les Chambres de Commerce franco-étrangères prennent le relai pour les accompagner dans l’opérationnel une fois implantées. On compte également par la Coface qui couvre les risques des investissements à l’étranger. Enfin, Oséo propose des solutions de financement – sous forme d’avances remboursables ou de prêts – pour le développement à l’international selon les étapes de développement (prospection, création de filiale, création d’usine, etc).

Ces Rencontres Internationales du Numérique servaient plusieurs objectifs que je vais couvrir ici : faire un tour d’horizon des services proposés par UbiFrance, faire un retour d’expérience de startups du secteur du numérique, valoriser des startups prometteuses pour leur développement international et enfin, valoriser les autres intervenants publics comme privés qui aident les entreprises à exporter. Le tout permettra au passage fournir un peu de matière pour mettre à jour la rubrique ‘internationale’ dans le Guide de l’Accompagnement des Startups Hightech. Sa prochaine édition, la XIV, est prévue pour février 2011.

Henri Baissas et Richard Gomes Ubifrance Oct2010

Ces rencontres étaient introduites par Henri Baissas (ci-dessus à gauche), Directeur des Opérations d’UbiFrance et coordonnées par Richard Gomez, qui est en charge du secteur numérique après avoir passé quelques années dans la Mission Economique sur la côte Ouest aux USA (ci-dessus à droite).

Tour d’horizon des services proposés par UbiFrance

Contrairement à pas mal de “guichets” qui dispensent aides, avances et prêts, UbiFrance est un prestataire de services, qu’il monnaye. Mais sa dotation budgétaire de l’Etat lui permet de proposer des tarifs abordables, notamment pour ce qui est de la participation aux salons internationaux. De plus, même si le traitement personnalisé de chaque entreprise est mis en avant, il y a un gros effort de mutualisation. Dans le secteur du numérique, UbiFrance a ainsi organisé 130 opérations “collectives”. Dans les TIC, UbiFrance a accompagné 2800 entreprises en tout. C’est le secteur le mieux représenté.

UbiFrance a plus de 1500 collaborateurs dont 1000 sont à l’étranger, et notamment dans les 64 missions économiques réparties dans 44 pays. Leur intégration progressive à UbiFrance a démarré en 2008 et devrait s’achever en 2011. Notons, c’est une bonne chose, que le bâtiment d’UbiFrance héberge aussi l’AFII, qui elle, sert à attirer les entreprises étrangères en France et est de taille plus modeste, avec 160 collaborateurs dont plus de la moitié à l’étranger.

UbiFrance segmente son offre en quatre domaines :

  • L’information : avec la publication de nombreuses notes, guide et autres documents de référence permettant de mieux comprendre les marchés internationaux (globalement, ou par secteur d’activité), de suivre les appels d’offre, et aussi les évolution du droit et de la règlementation. Ces documents sont généralement payants, mais d’un tarif plutôt abordable (25€ à 250€ selon). Ce sont ces mêmes notes que j’avais découvert dans le “briefing” qui était distribué aux participants du voyage en Corée et au Japon en 2009 avec NKM.
  • La prospection : avec l’accompagnement des missions économiques qui aident à monter des rencontres avec les bons interlocuteurs dans les pays. Richard Gomes évoquait ainsi le fait que les Missions Economiques étaient en contact avec tous les opérateurs télécom de chaque pays. UbiFrance coordonne aussi la présence française dans de nombreux salons professionnels, que ce soit sous forme de “villages d’exposants” sous pavillon français ou bien d’organisation de rendez-vous d’affaire (sans exposer). Dans le numérique, un grand nombre d’événements sont couverts dans un tas de pays. Il y a notamment, dans les poids lourds : le Cebit (Hanovre), le NAB (télévision broadcast, Las Vegas), l’E3 (jeux vidéo, LA), le MWC (mobilité, Barcelone), Web 2.0 Expo (San Francisco), CEATEC (consumer electronics, Tokyo). Un seul regret : le CES de Las Vegas n’est pas couvert. Peut-être à cause d’une faiblesse endémique des entreprises françaises du secteur. Pourtant, un petit effort permettrait de rassembler quelques dizaines de startups sur ce secteur. Sachant que la présence sur un salon se construit. Cela doit être un élément d’une campagne intégrée. Ils consolident la crédibilité sur un marché, permet d’exister, mais ne font pas tout. Et il ne faut pas faire les choses à moitié !
  • La communication : avec en particulier un support dans les relations presse (communiqués, dossiers de presse, conférences, rendez-vous). Ce genre de service permet de mettre le pieds à l’étrier mais une startup sérieuse devra rapidement faire appel à une agence de relations publiques locale, en particulier aux USA.
  • La gestion du VIE : le Volontariat International en Entreprises qui existe depuis 2000 est une sorte de CDD subventionné de jeunes français de moins de 28 ans qui vous aideront à prendre pieds dans différents pays pour toute mission technique ou commerciale. Les missions vont de 6 à 24 mois et les charges sociales sont réduites. UbiFrance est une sorte d’organisme de placement des VIE, qui recueille et filtre les candidats, les répartie auprès des entreprises intéressées, et gère tout l’administratif afférant (contrats, charges sociales, etc). Le jeune est statutairement dépendant des Missions Economiques.

Dans ces rencontres, nous avons eu droit à un petit brief des responsables TIC de différentes missions économiques faisant chacun la promotion de l’essor du marché des TIC dans leur pays respectif. En voici quelques points clés :Gaetan Gachet Ubifrance Oct2010

  • USA (Gaetan Gachet, San Francisco, ci-contre) : c’est évidemment le marché numéro un à cibler, en particulier pour les startups très technologiques et surtout dans l’immatériel (logiciels, Internet). D’autant plus que l’économie y redémarre : l’argent revient, les dépenses dans l’IT croissent de 5% par an, les financements sont de retour chez les VCs (notamment dans le secteur des médias numériques), les fusions/acquisitions reprennent, la bourse se porte mieux pour les piliers du secteur et les introductions en bourse refleurissent (à venir: Hulu, Twitter et Facebook). Et les technologies françaises sont en phase avec ce qui se passe aux USA. A noter que 30% des habitants de la “bay area” sont nés à l’étranger et qu’on y trouve 50K français (c’est d’ailleurs assez stable depuis une quinzaine d’années). La Mission Economique de San Francisco a organisé 4 programmes collectifs dans l’année et 450 rendez-vous. Le tout pour 96 sociétés depuis début 2010. Elle ouvre les portes dans toutes les grandes entreprises du secteur mais aussi dans le secteur des banques. Citons au passage quelques sociétés qu’UbiFrance a aidé à s’implanter aux USA : Critéo, Virtuoz, A Volute, 3DTV, Codasystem et Bluekiwi.
  • Canada (Eric Morand, ci-dessous à gauche) : un pays qui pèse 15% du marché américain, est plus abordable mais toutefois fortement concurrentiel. C’est un bon marché test pour aborder ensuite les USA. Le marché des TIC est de $155B, avec 600K emplois et il représente 7,5% du PIB. Il y a 50K entreprises de logiciel, 4K dans les médias et contenus, surtout à Montréal. Les TIC représentent 40% de la R&D publique et privée dans le pays. 40% du marché est équipé en smarphones, tirés par RIM, qui est basé à Waterloo à deux heures de Toronto. Le pays passe sinon à la carte à puces et au paiement mobile.

Eric Morand Ubifrance Oct2010 (2)Myriam Sengayire Ubifrance Oct2010 (1)

  • UK (Myriam Sengayire, ci-dessus à droite) : un pays attractif car c’est le premier consommateur de produits numériques en Europe, devant l’Allemagne, qui a pourtant 32% d’habitants en plus ! C’est le premier marché européen pour le consulting et l’outsourcing. Il y a 1,1 millions d’emplois dans les TIC, qui représentent 10% du PIB ! Les serveurs UK font transiter une grosse partie de l’Internet pour l’Europe. C’est aussi le second marché mondial des jeux vidéos. Le gouvernement a annoncé une réduction drastique des dépenses publiques d’ici 2015, mais il continuera à soutenir les TIC, et notamment les infrastructures haut débit (mais elles sont dotées chichement, de 560m£, à comparer aux 2Md€ en France du grand emprunt).
  • Allemagne (Martin Winder) : on y trouve aussi 1 millions d’emplois dans les TIC. Mais il y a une pénurie d’experts en Allemagne. Il en manquerait 400K ! Bref le pays est un bon employeur potentiel. Les secteurs qui se développent : la e-santé, le SaaS, le green IT et les télécoms.

Martin Winder Ubifrance Oct2010Thomas Vial Ubifrance 2010

  • Espagne (Thomas Vial) : 25m d’espagnols sont connectés. Mais le ecommerce n’y est pas encore développé faute de confiance des consommateurs. Une opportunité donc d’exporter des modèles qui marchent mais en créant cette confiance avec une bonne sécurisation des moyens de paiement. Le haut débit mobile est aussi bien développé.

Retours d’expériences de startups établies à l’étranger

Voici quelques notes des débats où intervenaient des PME du secteur des TIC. Comme dans toute intervention de ce style, les informations intéressantes sont de petites phrases qui mériteraient d’être creusées avec un peu plus de temps :

  • On sait mieux faire ce qui est difficile à faire. C’est un savoir faire apprécié et exportable (MLState)
  • Exporter aux USA aide ensuite à travailler avec les grandes entreprises françaises… sous-entendu, frileuses (MLState).
  • La Silicon Valley est évidemment clé. Mais il y a aussi de grands clients sur la côte Est et faut y aller (MLState).
  • On est bons en France mais on est complexé, il faut en sortir (Relaxnews).
  • Il faut arriver avec des gens qui ont réussi comme faire valoir. Montrer des clients. D’où l’importance de la guérilla sur les trois premiers clients. Le fait d’être partenaire avec l’AFP a beaucoup aidé à bâtir la crédibilité (Relaxnews).
  • Avec un site web bien construit, on peut donner l’impression d’être une grande entreprise. Il ne faut pas sous estimer la présence web, les contenus et l’anglais (Qosmos).
  • Il faut aller en UK pour les contrats dans la musique. C’est là que se trouvent les structures européennes des entreprises américaines du secteur des médias (Voxler).
  • Dans le choix des pays où exporter, il faut faire une analyse fine des opportunités (Taliance, logiciels dans l’immobilier, qui se développe Allemagne et UK).
  • Les processus de décision sont plus longs en Allemagne car il faut convaincre beaucoup d’experts alors qu’en France, c’est le chef qui décide (Taliance).
  • Il y avait aussi une table ronde avec deux investisseurs : Eric Harlé (iSource, AFIC) et Jean-David Chamboredon (ISAI Venture) et un avocat, Tom Thorelli. Histoire de rappeler que pour eux un bon projet dans les TIC était un projet à dimension internationale. Le marché français est trop petit !
  • Travailler pour une boite française est difficile pour un américain. C’est comme si on demandait à un français de travailler pour une boite dont le siège est dans un petit pays d’Afrique (JD Chamboredon).
  • En France, on a tendance à fabriquer des couteaux suisses. Les gens n’en achètent pas aux USA. Il faut donc adapter son marketing (JD Ch).

Valoriser par un prix les startups les plus prometteuses

UbiFrance accueillait pendant ces rencontres l’IE Club qui organise les “Trophées Leaders de la ITech-économie” pour valoriser les entreprises prometteuses à l’export. Cette association d’entrepreneurs de l’Internet est en effet très tournée vers l’international par ses différentes actions, dont l’organisation ou la co-organisation de voyages d’études comme celui que j’ai pu faire en Chine en juillet dernier.

Une quinzaine de candidats avaient été sélectionnés par un jury composé surtout d’investisseurs. Ils “pitchaient” leur entreprise en plénière pendant une minutes chacun. Le véritable “elevator pitch” d’un immeuble de La Défense ! Il y avait : AllMyApps, Excico, Genitech, Infovista, Jamespot, Keeneo, Maintag, Newscape Technology, Nuxeo (avec une directrice marketing américaine), OneAccess Network, Quotatis, Relaxnews, TikiLabs, Transatel et Unowhy. Pas le temps ici de décrire chacun d’entre eux !

Après les pitches, quatre lauréats ont été sélectionnés par le jury :

  • Relaxnews, qui se définit comme le Bloomberg des loisirs, une agence produisant des flux d’information intégrés ensuite dans des sites tiers. C’est une PME de 12 ans d’ancienneté, avec 55 permanents et 150 pigistes, 5,8m€ de CA en 2010 après 4,9m€ en 2009. Avec une belle prestation de Jérôme Doncieux – intervenu plusieurs fois dans la matinée – et: l’habit qui fait le moine, l’objet dans la main, et le bon discours.

Jerome Doncieux Relaxnews Oct2010 (2)

  • Allmyapps avec Thibauld Favre, maintenant habitué des concours de startups après avoir notamment gagné celui de TechCrunch à Paris. Pour faire simple, AllMyApps se définit comme l’Appstore pour Windows. C’est au moins la quatrième fois que je croise cette startup depuis le début de l’année (après les TechDays, Innovate et un comité d’agrément de Scientipôle Initiative).

Thibault Favre AllMyApps Oct2010 (1)

  • Excico est un concepteur de machines pour la production de semi-conducteurs à base de la technologie “Laser Thermal Annealing” fonctionnant dans l’ultra-violet qui permet de ne chauffer qu’une fine couche de la surface du silicium. Cela permet visiblement d’activer des dopants intégrés dans des puces multicouches. Si vous voulez en savoir plus, direction l’un de leurs livres blancs !
  • Newscape Technology propose une solution cartographie des villes en 3D qui tourne sur mobiles, à commencer par Paris. La démonstration que j’avais déjà vue je ne sais plus où (peut-être à la Cantine) est bluffante. Ils avaient gagné le concours Nokia Ovi en décembre 2009. Mais elle tourne évidemment aussi sur iPhone et sur iPad.

Newscape Paris 3D screenshot

Les prix gagnés par les lauréats étaient des avantages en nature de partenaires privés d’UbiFrance : le groupe Accor, Regus ainsi que Microsoft. Et les trophées étaient décernés par Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat du commerce extérieur et reine des Miles qui parcourt sans relâche le monde entier pour vendre l’entreprise “France”, comme en témoigne son blog et la carte Google associée :

Carnet de Voyage Anne-Marie Idrac

Elle nous a gratifié d’un petit discours assez classique. Avec une attitude toujours positive et offensive dans le domaine de l’export. Elle évoque le poids du numérique dans le grand emprunt et dans le plan de relance de 2009 et rappelle qu’un quart de la croissance française provient de l’usage ou de la production de TIC. La veille, elle avait lancé le programme “France Export 2011”. Il s’agit en fait d’un catalogue des 1100 opérations collectives dédiées à l’accompagnement des entreprises françaises à l’étranger et menées par les différents organismes dépendant de l’Etat (UbiFrance, Coface, Oséo, etc).

Anne-Marie Idrac Oct2010 (5)

L’après-midi de ces Rencontres étaient dédiées à du conseil personnalisé pour les startups présentes. Et je devais aller ailleurs ! Je n’ai donc pas pu “networker” comme on dit !

Voilà pour ce petit tour d’horizon d’une demi-journée bien remplie et qui rappelle à tous l’importance de l’export pour les startups du numérique, en particulier celles qui créent des produits et des technologies génériques. N’hésitez pas à faire part dans vos commentaires de votre expérience à l’export et en particulier avec UbiFrance.

PS: mes photos de ces Rencontres sont ici sur mon site.

Publié le 26 octobre 2010 et mis à jour le 12 novembre 2014 Post de | Actualités | 16696 lectures

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Les 19 commentaires et tweets sur “Comment Ubifrance aide les startups à exporter” :

  • [1] - Jeremy a écrit le 26 octobre 2010 :

    C’est vrai qu’ils sont très bons chez Ubifrance.
    Ils ont par exemple, pour les startups éco-innovantes (comme les membres de Durapôle ou du Club ADEME International), mis en place le “Green Pass”, un programme de prospection sur 3 pays très complets des acheteurs de Green Technologies.
    Le plus impressionnant c’est peut-être la transformation de l’institution Ubifrance au cours de la dernière décennie: d’une vieille administration rutilante (en tirant un peu le trait) à un vecteur de valorisation et de rayonnement du savoir-faire technologique français à l’international.
    En plus, Ubifrance est très intégrée avec les autres institutions d’accompagnement des PME: financement (DGCIS, OSEO, CFI, Scientipôle, DRIRE, CDC,…), formations & expertises ponctuelles (CCI,…), assurances (Coface,…), vitrines (Innov’Eco,…). Bref, chapeau.

  • [2] - macha a écrit le 26 octobre 2010 :

    Mais dites moi… c’est merveilleux (?). Ubi Ubi Ubifrance !!! Cette séance promo sera facturée au tarif de… Ils sont nombreux et ils nous coutent tout aussi cher (Ubifrance, établissement public)… pour des résultats mi-fugue mi-raisin. Car si Ubifrance a été récemment réformé ce serait parce que le commerce extérieur de la France n’était pas bon. Et il ne l’est toujours pas. Et pour cause. Avec l’Euro, on n’est pas vernis..
    http://www.gautier-girard.com/analyse-economique-de-conjoncture-france-europe-et-monde/conjoncture-france-analyse-de-la-conjoncture-en-france-economie/soutien-des-pme-a-lexportation-lagence-ubifrance-sera-reformee/

    Et tout ce remue méninges donne aux CCI une nouvelle raison de continuer à exister…
    J’ai testé les VIE…

  • [3] - Sebastien a écrit le 27 octobre 2010 :

    Ubifrance? On parle bien de la honte de la France en matière d’information à l’export?
    Payant, rien que ca suffit à les décrire.
    Ce que j’attend personnellement c’est un véritable service publique qui ferais la même chose et gratuitement.
    Quand on compare avec les informations que l’on peut avoir via le Canada, la France fait office de pays du tier monde. (information marché sectorielles, actualisé chaque année, gratuites, libres d’accès mais du web invisible)

    Pour marquer encore plus le coup, un collègue entrepreneur ayant eu besoin de contact pour démarrer son entreprise avait fait appel à l’ambassade de France locale.
    On lui as sortie les pages blanches et jaunes locales avec grand sourires…
    Ca fait peur.

    • [3.1] - Olivier Ezratty a répondu le 27 octobre 2010 :

      @Sébastien et @macha,

      Vos avis quelque peu destructifs mériteraient d’être un peu plus étayés !

      Les prestations d’UbiFrance sont payantes ? Je ne serais pas étonné que cela soit encore lié à la réglementation. Et leurs homologues du très bon UKTI (Trade & Investment) font de même. Cela permet plusieurs choses : une relative autonomie budgétaire, un management de la performance, une véritable relation client/fournisseur avec les PME qui évite justement les travers du gratuit que l’on prend en mode “free lunch” sans compter. Par contre, je suis d’accord sur un point : les informations principales sur leur site web pourraient être gratuites en format dématérialisé. Notez tout de même que les prestations des CCI dans les pays sont aussi payantes.

      Il est vrai que l’organisation de l’export en France a un historique bien compliqué. Il suffit de lire l’article de Wikipedia sur Ubifrance pour comprendre. L’organisme est le résultat d’une mise en cohérence progressive, et pas terminée, d’une demi douzaine d’organismes différents. L’organisation précédente était impossible à manager. Avec des “reporting” éparpillés dans plein d’organismes dépendant de différents ministères. Avec UbiFrance, la structure de management se simplifie et cela permet d’avoir de meilleures performances et une masse critique de ressources. Après, quelle est la véritable culture de management interne à UbiFrance, je n’en sais rien. Son DG, Christophe Lecourtier a fait Normale Sup, Science Po et l’ENA. Et il a un parcours professionnel de haut fonctionnaire quasiment entièrement dédié à l’international. Ce n’est pas un parachuté comme ailleurs. Il y a donc pire !

      Les collaborateurs d’UbiFrance et des Missions Economiques sur le terrain sont plutôt jeunes (25 à 35 ans). J’ai eu l’occasion d’en croiser à San Francisco, Seoul, Tokyo et Tel Aviv et ils connaissaient bien leurs marchés respectifs et avaient leurs entrées. Le coup des pages blanches et jaunes est possible, mais pas dans ces grands pays. Peut-être dans un petit pays sans représentation commerciale, ou un pays où les équipes sont très focalisées sur les grandes entreprises. En tout cas, UbiFrance s’occupe maintenant réellement des PME.

      Le rôle des CCI est aussi fort, bien entendu. Mais il semble complémentaire pour l’essentiel à celui d’UbiFrance. Une convention datant de 2008 a réparti à peu près clairement les rôles. A ce que j’ai vu en Chine, la CCIP marche tout de même un peu sur les pieds d’UbiFrance et a un avantage avec plus de collaborateurs qui sont des “locaux”. Mais les autres CCI régionales n’ont pas les mêmes ressources. Et un EPIC comme UbiFrance n’a peut-être pas les mêmes souplesses de recrutement qu’un organisme consulaire, par nature plus souple.

      Il serait en tout cas intéressant de disposer d’un benchmark indépendant de UKTI vs le couple UbiFrance/AFII. Premier indice, un simple “Google count” : 1,74M pour UKTI, 274K pour UbiFrance et à peu près autant pour l’AFII (et à partir de Google France qui met en avant les contenus en français). Il y a donc du pain sur la planche ! Et surement plein de choses à faire pour améliorer les performances d’UbiFrance et de l’AFII.

      Mais il faudrait éviter de mettre sur leur dos les performances décevantes de la France à l’export. Il y a plein d’autres raisons à intégrer : notre structure industrielle (dans les TIC, très orientée vers les services et avec un poids dominant des telcos), la relation entre grands groupes et PME innovantes (procurement, paiement, acquisitions, etc), le manque d’ETI (grosses PME), les faiblesses dans le marketing, une valorisation de nos atouts scientifiques et technologiques pas assez orientée vers les marchés de volume (syndrome du “j’ai une solution” et “je cherche le problème après”), l’exception culturelle française et son impact sur la mauvaise maîtrise de l’anglais, et j’en oublie plein d’autres.

      Bref, oui, on peut critiquer les uns et les autres. Mais en se documentant un peu et avec des propositions constructives.

  • [4] - sebastien a écrit le 27 octobre 2010 :

    Je ne demande que ca. Si tu possède un lien sur un service francais qui propose le contenu du lien ci dessous, indique le moi. Ce serais magique.

    http://www.entreprisescanada.ca/fra/105/165/924/

    • [4.1] - Sébastien a répondu le 31 octobre 2010 :

      Pas de réponse, donc pas de contenue en France aussi riche?

      • [4.1.1] - Olivier Ezratty a répondu le 31 octobre 2010 :

        On ne trouvera sans doutes pas la même chose sur le site d’UbiFrance. Mais je n’attendrais pas de cet organisme des études de marché ultra-sectorisées. Il me semble qu’ils plus légitimes pour fournir des indications sur la structure d’ensemble des marchés, les pratiques des affaires, les aspects culturels. UbiFrance a l’air de proposer cela sous plusieurs formes : docs, formations, accompagnement terrain 1/1, etc. Mais je ne vais pas répondre à leur place.

  • [5] - Michel Nizon a écrit le 28 octobre 2010 :

    “A noter que 30% des habi­tants de la “bay area” sont nés à l’étranger et qu’on y trouve 50K fran­çais (c’est d’ailleurs assez stable depuis une quin­zaine d’années).”

    Il serait intéressant de faire une cartographie par profession de ces 50 000 français qui ne semblent pas fonctionner comme une diaspora type chinoise semble-t-il ?

  • [6] - maitos a écrit le 20 février 2011 :

    En cherchant des infos je tombe sur ce blog. je dois avouer, pour connaitre les PME mais aussi ces organismes que la vision de Sébastien est typique de ce que je vois au quotidien : le chef d’entreprise à qui l’on doit tout et pour qui rien n’est satisfaisant ni concret, ni fait ou à faire !
    – le tout gratuit, à croire qu’un chef d’entreprise ne sait rien faire sans qu’on lui prenne la main et qu’on lui donne tout… ce qui est gratuit n’a pas de valeur, ce qui est payant oblige le chef d’entreprise à minima, à réfléchir à ce qu’il achète… donc à réfléchir à sa stratégie export avant de tirer tout azimut des infos sur un pays pour justifier un voyage de tourisme sous couvert de déplacement export
    – le VIE, réflexion intéressante là aussi. « Il faut du courage pour en trouver un ». Si recruter était facile ça se saurait… et quand on sait que 75% des VIE sont embauchés, c’est tout simplement à l’entreprise, comme pour n’importe quel recrutement en CDI de se donner les moyens d’attirer et de recruter le VIE qui sera la bonne ressource humaine. Si pour accéder à une RH exonérée de charge l’entreprise n’est pas prête à donner un peu de son temps et de sa personne pour recruter c’est inquiétant, à moins que vous souhaitiez là aussi, que la ressource humaine soit gratuite ce qui au passage ne serait pas gage de qualité du candidat tout comme pour un CDI !!!

    Merci enfin de rappeler que le problème des exportations ne vient pas d’une agence ou d’un réseau consulaire. Pour moi, il s’agit d’une volonté d’exporter de nos chefs d’entreprise et d’une volonté de s’en donner les moyens en interne ! Sans cela les études de marché (gratuites) peuvent rester dans un placard… rappelons à titre d’exemple que seulement 42% des chefs d’entreprise parlent l’anglais (difficile pour exporter), et dans un ressent sondage auprès des PME, les chefs d’entreprises répondent que 8 est le nombre de salariés idéal… rassurant pour le commerce extérieur français, c’est sûr !!!!
    Quand on regarde les derniers chiffres du commerce extérieur : +13,5%. Ce n’est pas me semble-t-il un mauvais résultat… la France malgré tout reste l’un des premiers pays exportateur au monde avec quasiment 400 milliards de recette. Quand les français exportent, ils le font bien… aux autres qui crachent dans la soupe de s’y mettre aussi non ? Sébastien, changez de mentalité, efforcez-vous peut-être de vous servir de ce qui existe et de faire le nécessaire pour avancer avant de comparer ce que les autres ont et de critiquer par principe ce qui est à votre disposition … comme tout bon français !

  • [7] - maitos a écrit le 20 février 2011 :

    Macha… avec un euro fort il est difficile de vendre certe, mais rien ne vous empêche de créer des structure pour vendre en $… et puis surtout n’est-ce pas le moment de faire un peu de croissance extérne ? là encore, c’est systématique, on s’ennerve sur du conjoncturel au lieu de chercher des solutions. Vendre n’est jamais facile : l’euro est faible on a pas de capacité d’investissement, il est fort on peut rien vendre, oulalala dur dur les amis…

    • [7.1] - macha a répondu le 22 février 2011 :

      Merci Maitos de relancer le sujet. Car je m’ennuyais un peu ces derniers temps avec Olivier et ces articles marketeux… Je ne sais pas ce qui lui prend…
      Oui l’Euro est trop fort pour exporter. Et pour ce qui est de la croissance externe, laissez moi rire. Ce sont plutôt nos entreprises françaises qui se laissent manger par des étrangers pour se développer à l’international. C’est moins coûteux et cela rapporte tout autant aux fondateurs…
      La Chine continue de dévaluer sa monnaie et nous dit gentiment m…e au G20… You understand ?

  • [8] - patrick a écrit le 11 mars 2011 :

    Ubifrance nous pousse à partir pour la Silicon Valley avec l’aide d’Oséo ? Je ne comprends pas la position française dans ce secteur. Ce n’est pas logique
    http://pro.01net.com/editorial/529934/reussir-a-developper-son-business-dans-la-silicon-valley/
    Il est dit que les aides sont difficiles là-bas et que les VCs américains cherchent à prendre le contrôle tout de suite… Tu parles d’un eldorado… Et les embauches aussi sont dures et couteuses. Mais les charges plus basses.
    Le numérique créé t-il ou non de l’emploi en France ? Un dossier parut dans le Figaro tente de le démontrer. Mais j’ai l’impression que les acteurs sensés retenir les capitaux et les têtes ici en France, n’ont pas les mêmes “éléments de langage”….
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/03/09/04016-20110309ARTFIG00360-internet-moteur-de-la-croissance-en-france.php

    Ne s’agit il pas du lobby américain pour attirer nos ingénieurs et nos bonnes idées là-bas (cote ouest des USA) plutôt que de laisser les franciliens prendre le dessus en attirant Google France ?

    • [8.1] - Olivier Ezratty a répondu le 11 mars 2011 :

      C’est tout à fait logique ! Et l’approche d’UbiFrance est tout à fait censée !

      Le marché français pèse au mieux 3% à 4% du marché mondial. Le marché américain pèse 7 à 10 fois plus. Il faut donc s’y installer pour rapidement atteindre la taille critique. Au minimum pour y développer ses ventes et créer de grosses références (dans le btob).

      Si on reste en France ou que l’on aborde le marché européen pays par pays, on va beaucoup moins vite. Et on risque de se faire dépasser par les boites américaines qui bénéficient d’un marché intérieur plus grand.

      Exemple classique : Skyblog vs Facebook, ce dernier mordant de plus en plus sur l’audience du premier.

      Bon exemple classique: Business Objects qui s’est établi aux USA un an après sa création (en France). Et est devenu une boite de plus de 1Md€ de CA. Certes, ensuite vendue à l’européen SAP, pour 5Md€ je crois. Mais au moins c’est resté européen !

      Quand aux aides et aux VCs, le système y est un peu différent qu’en France. Il n’y a pas d’aides publiques comme en France, mais il y a plus de financement privé. Les VC ne cherchent pas “à prendre le contrôle tout de suite” ! Par contre, ils ont une plus grande capacité d’investissement.

      Les petits gars qui ont créé Google, Facebook, Twitter et autres succès de l’Internet ne se plaignent pas des VCs que je sache. Ce sont les VCs qui leur ont permis d’atteindre la taille qu’ils ont atteint. En France, nos VCs n’ont pas les moyens de pousser nos startups aussi loin !

      Il ne faut effectivement pas idéaliser les USA. C’est un grand marché assez homogène, c’est surtout ça ! La flexibilité du travail y est très grande. C’est plutôt apprécié des entrepreneurs, et un peu moins des salariés (en période de crise, mais pas en période de croissance). Les embauches sont dures en période de reprise car il y a de la concurrence entre les boites. C’est la loi de l’offre et de la demande. Ceci étant, trouver un bon développeur spécialisé n’est pas une sinécure non plus en France !

      • [8.1.1] - Patrick a répondu le 12 mars 2011 :

        Merci pour ces précisions. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas supprimer les aides publiques françaises puisque le financement privé est préférable et que dans le numérique tout se joue aux USA ? L’article d’Ubifrance dit bien que les VCs aux Etats-Unis prennent le contrôle des entreprises. C’est redit plusieurs fois… D’ailleurs je trouve cela normal. Nos entrepreneurs français ont un peu la grosse tête et ne savent pas se plier face aux VCs.

  • [9] - Olivier Ezratty a écrit le 12 mars 2011 :

    Quel est cet article ?

    Cela veut dire quoi “prendre le contrôle” ? Avoir des parts majoritaires ? C’est naturel si il y a eu de nombreuses levées de fonds dont certaines de plusieurs millions de $. On a rarement cela en France car les grosses levées sont rares. Pas sûr que cela soit une histoire de “grosse tête” des entrepreneurs même si l’on en trouve certains qui sont réticents à lever des fonds. A mon sens, ce sont tout simplement généralement des “petits joueurs” qui ne risquent pas de créer des sociétés innovantes de taille critique.

    La question des aides publiques vs le financement privé est une affaire d’équilibre, de vases communicants et d’oeuf et de poule. En France, les investissements privés dans l’innovation et à risque sont encore très timorés. Les incitations fiscales qui sont des aides publiques les ont bien dynamisés ces dernières années. Il y a notamment bien plus de business angels depuis 2007.

    Il y a aussi un problème d’oeuf et de poule : comme il y a moins de gros succès, il y a moins de génération de valeur (vente de boites, introductions en bourses) et donc moins d’argent à recycler dans l’innovation. A comparer avec les boites de la Silicon Valley qui au total valent des centaines de milliards de $ au Nasdaq, dont une part est recyclée par les fondateurs et cadres dans l’innovation.

    Cf mes trois articles sur la Silicon Valley publiés en 2007 et qui sont toujours d’actualité (article 1, article 2, article 3).

    Notons qu’il existe aussi quelques aides publiques aux USA. Elles prennent d’autres formes : plus de commande publique (grâce au Small Business Act qui aide un peu les entreprises du numérique en btob) et réduction des plus-values sur les investissements d’amorçage.

    Que faire ? Justement, pousser nos acteurs locaux à devenir internationaux, à mettre le pieds aux USA, ou en Asie selon le type de business. C’est la seule solution pour créer des acteurs de taille critique, et pour créer une valeur (financière) significative qui en retour pourra être réinvestie dans l’innovation et réduire le besoin d’aides publiques (qu’elles soient directes ou sous forme d’incitations fiscales).

    • [9.1] - Patrick a répondu le 12 mars 2011 :

      Mais ce système de développement depuis les Etats-Unis est tenté depuis 20 ans déjà et sans succès pour nous, par exemple à l’époque dans le logiciel. Pourquoi cela marcherait il maintenant, alors que d’autres secteurs (tourisme, luxe, restauration…) qui sont au coeur des points forts de la France se sont développés sans aides (ou du moins très minimes) ?
      Constatez ce qui arrivent à nos startups. Elles se font toutes rachetées depuis une bonne dizaine d’années et cela n’a pas permis de créer de la valeur ni de la richesse à réintroduire. Regardez l’une nos success stories comme Viadeo qui va se barrer à Hong Kong sous peu… Ou bien Gemplus ou Ingenico. Personne dans le monde ne parle de la France comme d’une nation de haute technologie. Qui sait aux Etats-Unis que la carte à puce est une invention française ? On se fout de nous. On nous pille. Je ne parle même pas de cette informaticien de grande valeur, comme JM Hullot, qui a fait beaucoup pour ce mégalo de Steeve Jobs. Lui aussi s’est fait piller ses idées. Même dans l’aéronautique, les Américains restent auto-centrés. EADS ? Qui sait ?
      On parle de nous pour la beauté de notre littoral, notre Capitale, la mode, le luxe,la déco, le design la bonne bouffe et c’est tout. Alors restons en là ! Et envoyons paitre les Euros et autres débilités de l’Union européenne qui nous freinent dans notre compétitivité.
      Actuellement, le Japon qui a un gros problème nucléaire, ne prend même pas la peine de demander les expertises françaises dans ce domaine. Je croyais que nous étions des leaders mondiaux. Même pas. Remarquez tant mieux, car ce n’est vraiment pas ce que nous avons fait de mieux. Et notre CEA ou Areva peut aller se rhabiller.

      Concernant l’article d’Ubifrance, le voici :
      http://pro.01net.com/editorial/529934/reussir-a-developper-son-business-dans-la-silicon-valley/

      • [9.1.1] - Olivier Ezratty a répondu le 13 mars 2011 :

        Que de lamentations ! Et le verre à moitié plein qui parait soudainement vide !

        Avec au passage quelques inexactitudes. Quelles idées Jean-Marie Hullot s’est-il fait piller ? Quand il était salarié d’Apple, il a (bien) fait son boulot, mais on ne lui a rien piqué ! Et maintenant, il est à tête de Fotonauts, une startup créée il y a trois ans. A noter qu’elle a été financée par des VC français (Banexi) et américains (Ignition). Son patron du bizdev est basé dans la Silicon Valley et l’équipe de dev et JM Hullot sont en France.

        Pour le nucléaire, la centrale qui pète le feu au Japon utilise une technologie (eau bouillante) qui n’est pas celle de nos centrales (eau pressurisée, PWR)… Et qui sait si Areva n’est pas impliqué tout de même sans qu’il y ait eu de communication dessus ? La collaboration internationale ne fait pas toujours le 20h…

        La France est tout de même une nation de technologies, mais on est un peu trop dans le lourd (transports et énergie) et pas assez dans le léger (loisirs numériques, etc).

        Des erreurs aux USA ? Il y en a eu ! Apprenons de nos échecs et allons de l’avant au lieu de gémir sans cesse !

        Et n’oublions pas les grosses lacunes qu’il nous faut combler en matière de capacités de vente, de marketing et de communication. Et aussi traiter notre pessimisme maladif.




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