Séminaire Numérique Grand Emprunt – Part 3

Publié le 11 septembre 2009 et mis à jour le 15 septembre 2009 - 8 commentaires -
PDF Afficher une version imprimable de cet article

Pas­sons aux trois der­nière prio­ri­tés lis­tées par NKM pour le grand emprunt et le numérique…

Déve­lop­per l’usage TIC dans les PME

C’était la troi­sième prio­rité de NKM dans sa conclu­sion, mais le sujet avait été à peine effleuré dans les débats.

Cela fait des années que le gou­ver­ne­ment se pré­oc­cupe du sujet, avec certes des résul­tats mais un retard chro­nique des PME fran­çaises, en par­ti­cu­lier dans leur pré­sence sur Inter­net pour y faire du com­merce en ligne.

NKM a aussi évoqué la sim­pli­fi­ca­tion des pro­cé­dures admi­nis­tra­tives dans la lignée du suc­cès du nou­veau sta­tut de l’autoentrepreneur grâce auquel 80% d’entre eux se sont décla­rés sur Internet.

Pour ce qui est de l’équipement des PME, je suis quelque peu per­plexe. Peut-être faudrait-il que le gou­ver­ne­ment com­mu­nique plus sur le sujet. Au sens de la com­mu­ni­ca­tion orga­ni­sée avec cam­pagnes de pub etc, gérées par le Ser­vice d’Information du Gou­ver­ne­ment. Elle pour­rait s’appuyer sur des “best prac­tices” et je repense tou­jours au fabri­cant de clô­tures Lippi , le cas pré­féré de notre ami Jean-Michel Billaut. NKM devrait faire un petit tour chez eux. Il y a aussi à acti­ver tous les orga­nismes consu­laires (chambres de com­merce, de métiers, etc).

A pre­mière vue, tout ceci ne devrait pas inté­grer l’emprunt. C’est du “busi­ness as usual”, la sim­pli­fi­ca­tion des for­ma­li­tés admi­nis­tra­tives devant au pas­sage per­mettre d’économiser à la marge quelques postes de fonctionnaires.

Mais comme aucune pré­ci­sion n’a été don­née sur la forme que pour­rait prendre cet inves­tis­se­ment sur les PME, on peut lais­ser le béné­fice du doute aux équipes de chez NKM et Hervé Novelli (en charge des PME à Bercy).

Mutua­li­ser les infrastructures

Dans les débats, ce sujet a prin­ci­pa­le­ment été évoqué par Didier Lamouche, le PDG de Bull (ci-contre).

Didier Lamouche Bull Sept2009

Il en a pro­fité pour par­ler un peu de Bull. Il n’existe que deux sur­vi­vants de la belle époque des main­frames : IBM et Bull. Et l’histoire du plan cal­cul est main­te­nant ancienne.

Ensuite, il a fait état des pro­grès tech­no­lo­giques qui n’étaient plus absor­bables par les appli­ca­tions conven­tion­nelles. En gros, les PC sont trop puis­sants. Si c’est par­fois vrai dans les PC dédiés uni­que­ment à la bureau­tique, ce point est contes­table pour de nom­breux nou­veaux usages des micro-ordinateurs : la vidéo haute défi­ni­tion, les jeux 3D, les inter­faces uti­li­sa­teurs immer­sives, les Media Cen­ters, etc. Sans comp­ter le simple fait que les micro-ordinateurs sont exploi­tés pour un nombre gran­dis­sant de tâches simul­ta­nées. Même si Linux consomme un peu moins de res­sources que Win­dows, que Win­dows 7 est plus économe de res­sources que son mal­heu­reux pré­dé­ces­seur Win­dows Vista, et que MacOS s’améliore en per­ma­nence, les usages sont tels que les machines sont assez bien uti­li­sées. Bien sûr, pas à 100% tout le temps pour ce qui est du CPU. Pour reve­nir à Bull, la société vient de livrer le main­frame Linux le plus puis­sant d’Europe à un client alle­mand. En France, ils équipent les cal­cu­la­teurs TERA de la DAM du CEA à Bruyère le Cha­tel. Ceux qui font des simu­la­tions d’armes nucléaires (plan décidé par Chi­rac en 1995), mais aussi pour l’aérospatial.

Mais le mar­ché le plus por­teur en volume, ce ne sont pas les super-calculateurs, ce sont les data-centers pour les ser­vices en ligne. A un tel point que les géants de l’Internet comme Google, Yahoo ou Micro­soft sont depuis long­temps les pre­miers consom­ma­teurs de ser­veurs au monde. Et les pla­te­formes de “cloud com­pu­ting” sont main­te­nant adop­tées, les lea­ders étant Ama­zon et SalesForce.com, Micro­soft trai­nant der­rière avec sa plate-forme Azure qui devrait être opé­ra­tion­nelle d’ici la fin de l’année.

Alors, faut-il bâtir des infra­struc­tures de cloud com­pu­ting en France ? Dans un pro­jet indus­triel clas­sique “à la fran­çaise”, on lan­ce­rait un consor­tium com­pli­qué pour bâtir un gros data cen­ter, sous Bull, sous Linux, etc. Et on cher­che­rait ensuite à en com­mer­cia­li­ser les ser­vices. Cela abou­ti­rait rapi­de­ment à un Euro­tun­nel infor­ma­tique. Une approche alter­na­tive pour­rait consis­ter à se foca­li­ser uni­que­ment sur les logi­ciels qui équipent ces ser­veurs. Mais cela ne débou­che­rait pas for­cé­ment sur un mar­ché de volume signi­fi­ca­tif. L’intérêt de ce busi­ness est de vendre avec une struc­ture de coûts for­te­ment mutua­li­sée une plate-forme de ser­vices en ligne qui intègre à la fois le maté­riel et le logi­ciel. On béné­fi­cie­rait d’un avan­tage par rap­port à pas mal de pays, y com­pris les USA : notre pro­duc­tion locale d’électricité à bon prix, à domi­nante d’origine nucléaire. En tout cas, si se lan­cer dans une telle aven­ture aurait quelque sens, il fau­drait en creu­ser les moda­li­tés. Par­tir de zéro ne serait pas facile. Ama­zon a pu se lan­cer dans le cloud en béné­fi­ciant d’une dou­zaine d’année d’expérience du com­merce en ligne à l’échelle mon­diale. Il a mutua­lisé des res­sources qu’il avait et a éten­dues pour en faire une plate-forme. Avec des clients, des par­te­naires (des reven­deurs qui vendent leurs pro­duits via Ama­zon comme place de marché).

Mais nous, sur quel indus­triel en place pour­rions nous nous appuyer, his­toire de ne pas par­tir à zéro ? Sur Bull ? … :) .

Numé­ri­sa­tion des contenus

C’était le thème de la der­nière table ronde ani­mée par Fré­dé­ric Mit­ter­rand, qui nous a débité en la lisant une intro­duc­tion sur exac­te­ment le même ton que ses anciens docu­men­taires sur la vie des Habs­bourg. Avec des phrases compliquées…

Pour lui, le numé­rique repré­sente l’enjeu le plus impor­tant de la culture et de son écono­mie. Et la numé­ri­sa­tion des archives est cri­tique. Les archives INA sont mises à dis­po­si­tion des pays du Magh­reb. La biblio­thè­qne en ligne de la BNF, Gal­lica, a numé­risé 839000 docu­ments. Et il faut en faire plus.

En gros, il pro­pose d’emprunter pour pré­pa­rer le futur en archi­vant le passé de notre glo­rieuse culture. Je doute. Cela me semble un peu hors sujet par rap­port à l’emprunt. Tout d’abord la culture fran­çaise, c’est bien, mais elle ne couvre que la fran­co­pho­nie, soit moins de 3% de la popu­la­tion mon­diale. Un micro-marché ! Est-ce géné­ra­teur de crois­sance ? A voir. La créa­tion pour­rait l’être, mais les archives ? Faut-il emprun­ter pour finan­cer la culture ? Je suis dubi­ta­tif. C’est encore du “busi­ness as usual”.

Dans le débat, on entend aussi par­ler de la TNT (le bon vieux broad­cast, certes numé­rique), de la télé­vi­sion mobile (un trou finan­cier pour ceux qui s’y sont lan­cés comme les coréens) et de la radio numé­rique ter­restre. Il y a aussi les conte­nus en 3D-relief. La filière de pro­duc­tion doit y réfléchir.

IMG_1005

Clau­dine Hai­gneré (dite “BAC+17”) était inté­res­sante, mais plus par son approche socio­lo­gique qu’économique de la culture. Elle parle de e-maturité, d’alphabétisation numé­rique, d’expérimentations “in-silicon”. Pour elle, le jeu vidéo est le roman de demain. Elle évoque les outils de for­ma­tion de demain basés sur le “serious gaming”, du musée du 21eme siècle, des réseaux sociaux mobiles et des musées géo­lo­ca­li­sés, de l’université numé­rique citoyenne, des écolabs pour tes­ter les éco-innovations.

Michèle Taba­rot, dépu­tée des Alpes Mari­times, évoque la des­truc­tion de 5000 emplois dans les conte­nus du fait du pira­tage (tient, c’est presque l’effectif de Free…). De l’adaptation du cadre légis­la­tif pour pré­ser­ver les droits d’auteur. Elle féli­cite le Pré­sident de la Répu­blique pour cette réponse péda­go­gique et dis­sua­sive. Et se fait sif­fler par quelques per­sonnes dans la salle. Elle évoque aussi le fait que les conte­nus numé­riques vidéo et audio per­mettent de réduire 15% du CO2 (trans­ports). Elle ne pré­cise pas si c’est pour la com­mu­ni­ca­tion et pour réduire les dépla­ce­ments ou autre chose.

Matts Gar­du­ner de Google explique le rôle de son entre­prise pour par­ti­ci­per à la créa­tion et à l’accès du patri­moine numé­rique. Il sou­haite tordre le cou à l’idée selon lequelle il n’y a pas de rému­né­ra­tion pos­sible des ayants droits. 

Enfin, Vincent Mar­catté du Pôle de com­pé­ti­ti­vité Images et Réseaux (pays de Loire et Bre­tagne, 36 m€ d’aides publiques entre 2005 et 2007 pour 12 pro­jets) nous parle de Web Séman­tiques et autres avan­cées dans le domaine des conte­nus et des images. Si c’est pour deman­der des aides, il fau­drait rap­pe­ler que l’on a déjà injecté 99m€ sur Quaero.

L’avis des co-présidents de la Com­mis­sion sur l’emprunt et de Fran­çois Fillon

NKM était entou­rée de Michel Rocard et Alain Juppé pen­dant la mati­née de ce sémi­naire. Ils sont co-présidents de la com­mis­sion qui doit pré­pa­rer des pro­po­si­tions pour le grand emprunt voulu par le Pré­sident de la République.

Son exer­cice était donc de les convaincre qu’il fal­lait inté­grer le numé­rique dans ce grand emprunt. NKM avait fait des pieds et des mains pour inté­grer le numé­rique dans le plan de relance et avait obtenu quelques avan­cées au prin­temps der­nier. Donc, sur la lan­cée, elle s’est atta­quée au grand emprunt. Comme elle est tenace, les deux anciens pre­mier ministres ont du l’avoir sur le dos et n’en ont pas encore ter­miné. D’autant plus qu’après sa mater­nité elle sera peut-être requin­quée et encore plus en forme.

IMG_0740

Nos deux vizirs de l’emprunt et conseillers du grand calife de l’Elysée sont donc inter­ve­nus pour faire le point sur la question.

Michel Rocard, tou­jours excel­len­tis­sime et spi­ri­tuel ora­teur a com­mencé par pro­fes­ser l’incompétence du poli­tique (il le fait sou­vent) et de venir sur­tout écouter.

Etant ambas­sa­deur de France sur les affaires liées aux Pôles, il a décou­vert que le pre­mier pays au monde arrivé au haut débit pour tous ses 55000 habi­tants était le Groen­land.  Des habi­tants pas­sés de la “chasse au phoque pour tout le monde” au “haut débit pour tout le monde” en quelques années. Et puis, sans y aller par quatre che­mins : “Vous vou­lez de l’argent. Je ne suis pas venus pour dire non fran­che­ment et en face”. Suivi d’applaudissements maso­chistes. “Le Grand Empunt est grand par le sujet et l’exemplarité. Il ne le sera pas par le mon­tant. On ne peut pas écono­mi­ser sur beau­coup de dépenses. A l’économie, on fait des dégats sur ce qui est passé à la trappe : l’enseignement supé­rieur, l’innovation, la recherche, etc. Il faut rat­tra­per ces manques liés à une ges­tion à l’économie. Aucun des deux pre­mier ministres copré­si­dents n’est célèbre pour avoir dis­la­pidé les bud­gets. Nous avons été choi­sis pour cela. Ne rêvez par, il n’y en aura pas beau­coup. L’emprunt est unique et non répé­ti­tif”. Bref, suspens.

IMG_0841

Alain Juppé est plus “poli­tique”. Pour lui, il ne faut pas s’abstraire de la situa­tion des finances publiques. Mais le numé­rique est au coeur du débat. La com­pé­ti­ti­vité est en jeu. Il faut déve­lop­per des PME inno­vantes, notam­ment dans les ETI (entre­prises de taille inter­mé­diaire). Il sou­haite obte­nir une tra­ça­bi­lité des fonds qui seront alloués. Il conseille de pré­sen­ter un pro­jet qui s’appuie sur des struc­tures dédiées. Par exemple, des “Fon­da­tions Uni­ver­si­taires Recherche”, d’associer des fonds publics et pri­vés. Bref, le numé­rique a toutes ses chances.

IMG_0971

En fin d’après midi inter­vient Fran­çois Fillon. Une nuée de pho­to­graphes et came­ra­men qui viennent peut-être de l’étranger et découvrent qu’il est Pre­mier Ministre tiennent abso­lu­ment à lui tirer le por­trait assis sur le pre­mier rang. Un gros souk, habi­tuel en pareille circonstance.

IMG_1078

Son dis­cours est dis­po­nible sur le site de Mati­gnon. Un dis­cours clas­sique de Pre­mier Ministre, qui brosse un tableau d’ensemble de la poli­tique gou­ver­ne­men­tale dans le sujet du jour, ici le numé­rique. En dehors du clas­sique (l’importance du haut débit), j’ai noté quelques points saillants :

  • Il cite les sec­teurs de la nano­élec­tro­nique et des logi­ciels comme pou­vant béné­fi­cier d’une poli­tique indus­trielle. Content d’entendre par­ler des nanos, car aucun inter­ve­nant dans la jour­née n’a parlé de “hard­ware”, alors que l’on en conçoit encore en France (Thom­son, Alca­tel, ST Microe­lec­tro­nics, Par­rot, LaCIE, etc).

IMG_1130

  • Il évoque les débuts de l’Internet et le patron  de France Télé­com de l’époque qui n’y croyait pas (Michel Bon). En fait, Michel Bon était excu­sable, ce n’était pas un tech­no­logue. Ce qui l’est moins, c’est que les tech­no­logues chefs de FT n’y croyaient pas non plus…
  • Il indique que 30% des blogs actifs du monde sont fran­çais. Je me demande bien où ses conseillers ont pu trou­ver cette information !
  • Google n’est pas un pro­blème, c’est un défi. Il est cho­quant de ne pas dia­lo­guer avec Google, mais il ne faut pas pour autant bas­cu­ler dans la naï­veté. Des garan­ties sont néces­saires sur nos inté­rets à long termes.
  • L’Etat doit per­mettre la créa­tion de ser­vices basés sur les don­nées publiques mises à dis­po­si­tion des PME/startups.
  • Le numé­rique engendre une révo­lu­tion sociale qui bou­le­verse la société plus qu’on ne le croit. Il serait incons­cient d’oublier les alié­na­tions humaines géné­rées par les révo­lu­tions indus­trielles dont celle là. La société numé­rique peut être enri­chis­sante comme appau­vris­sante. La socio­lo­gie de la toile doit être un objet d’étude, et pour­quoi pas d’un col­loque. Il faut trou­ver un point d’équilibre qui soit accep­table. Dom­mage que l’exemple donné, HADOPI, relève jus­te­ment d’un manque d’équilibre entre la pro­tec­tion des auteurs et celles des liber­tés fondamentales.

Conclu­sion sur l’emprunt et le numérique

Des cinq prio­ri­tés affec­tées au numé­rique pour le grand emprunt, je retiens donc :

  • La pre­mière qui mérite vrai­ment sa place (le très haut débit).
  • La seconde (indus­trie du logi­ciel) pour­rait y figu­rer, mais avec une com­bi­nai­son de sérieuses réal­lo­ca­tions et de quelques inves­tis­se­ments orien­tés vers les jeunes, l’amélioration des com­pé­tences “busi­ness” et l’aide à export. Plu­tôt busi­ness as usual.
  • La troi­sième (les PME) me semble aussi rele­ver du busi­ness as usual, sauf à iden­ti­fier des actions ponc­tuelles vrai­ment mar­quantes, autres que des inci­ta­tions fis­cales, de la for­ma­tion ou de la com­mu­ni­ca­tion. L’action est trop dif­fuse pour pou­voir rele­ver d’un inves­tis­se­ment pilo­table par l’Etat à la sauce “poli­tique industrielle”.
  • La qua­trième (mutua­li­sa­tion d’infrastructure) pour­rait faire sens, mais il fau­drait un pro­jet bien construit avec une fina­lité “busi­ness” iden­ti­fiable et des acteurs cré­dibles pour la mener.
  • Enfin, la cin­quième (numé­ri­sa­tion de la culture) ne me semble pas rele­ver d’une prio­rité écono­mique fondamentale.

C’est un avis à dis­cu­ter évidemment…

Espé­rons qu’il y aura main­te­nant un peu plus de concer­ta­tion ouverte sur ces dif­fé­rents sujets et que l’on ne va pas nous pondre une usine à gaz. Ce n’est pas bon pour le CO2…

Le compte rendu offi­ciel des débats est dis­po­nible. Et le flux Twit­ter #emprunt trace les débats pen­dant et après le sémi­naire tout comme les liens sur les autres compte-rendus de l’événement par la presse et les blog­geurs. Et mes pho­tos de l’événement sont sur Picasa Web Album comme d’habitude.

Pour ter­mi­ner, un fes­ti­val de mobiles

Il n’y a pas que Sar­kozy (au Vati­can) qui soit dro­gué au mobile ! Le mobile est un outil qui per­met de s’évader lorsque l’on s’ennuie dans une confé­rence. Ou bien de vivre dans ce monde paral­lèle que sont les réseaux sociaux.

Voici donc une petite série de pho­tos thé­ma­tiques fai­sant écho à celle des pho­to­graphes au MEDEF :

  • Laurent Sor­bier, ancien conseiller à Mati­gnon sur les TIC sous Raffarin.

IMG_0999

  • Patrice Martin-Lalande, Député du Cher, qui a essayé sans grand suc­cès d’amender dans le bon sens la loi HADOPI.

IMG_1001

  • Marie-Claire Daveu, Direc­trice de Cabi­net de NKM

IMG_0997 

  • Ber­nard Ben­ha­mou, Délé­gué aux Usages de l’Internet

IMG_0998

  • Et Augus­tin de Roma­net, dans sa table ronde, DG de la CDC

IMG_0810

Signe des temps, presque tous, sauf peut-être le der­nier, étaient sur Twit­ter pour voir ce qui s’y disait sur le sémi­naire (tag #emprunt) ! …:).


Social book­mar­king:
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Digg
  • StumbleUpon
  • del.icio.us
  • Facebook
  • FriendFeed
  • Suggest to Techmeme via Twitter
  • Twitter

Publié le 11 septembre 2009 Post de Olivier Ezratty | Economie, Enseignement supérieur, Entrepreneuriat, Innovation, Politique | 8 commentaires

Les 8 commentaires sur “Séminaire Numérique Grand Emprunt – Part 3” :

  • [1] - PA a écrit le 12 septembre 2009 :

    Bravo pour ce compte rendu en forme de triptyque.

    Il me semble, et c’est le pivot de mon compte rendu de ce sémi­naire, que la pre­mière table ronde était “sur-efficace” (parce qu’elle touche lar­ge­ment des tra­vaux publics… et est donc faci­le­ment appré­hen­dable), tan­dis que la par­tie “logi­ciels et ser­vice” est beau­coup plus subtile.

    Le plus frap­pant étant qu’une par­tie des acteurs de la table ronde “logi­ciels” ont, en réa­lité traité d’infrastructure !

  • De toute façon, il est clair que le finan­ce­ment des PME inno­vantes (leurs logi­ciels, ser­vices, etc) et des ETI (car plus visibles à l’international) est abso­lu­ment néces­saire dans le cadre d’une véri­table poli­tique indus­trielle pilo­tée par l’Etat, et donc par le gou­ver­ne­ment actuel. Car actuel­le­ment, les Régions (vertes et socia­listes) tentent de tout régen­ter mais dans tous les sens.… Or le sou­tien à l’innovation sur le plan natio­nal et de façon cho­hé­rente et une prio­rité réga­lienne. Le bud­get d’Etat pour ce finan­ce­ment est en perte de vitesse (because la TEPA qui a créer un gouffre, car le finan­ce­ment ISF ne com­pense pas). Le grand emprunt ser­vira à le ren­flouer. C’est d’une évidence. Autre­ment je ne vois pas du tout à quoi cela va ser­vir. Pour les infra­struc­ture, la CDC a suf­fi­sam­ment d’argent comme cela. Elle est là pour cela.

  • Tou­jours aussi com­plet et inté­res­sant, tes articles. Et aussi belles, tes pho­tos (celle de NKM notam­ment, du grand art). Deux petits com­men­taires:
    - d’un point de vue com­mu­ni­ca­tion en ligne: tu devrais éditer le champ TITLE pour y indi­quer le nom de la per­sonne pho­to­gra­phiée (plu­tot que IMG1999): c’est plus simple pour recon­naître de qu iil s’agit, et cela aug­men­tera tes visites issues de Google Image
    - dom­mage qu’on ait pas pu y faire la pro­mo­tion de Media Aces, asso­cia­tion qui lance son pre­mier événe­ment ce lundi à la Grande Arche, et dont la voca­tion est de faire la pro­mo­tion des “medias sociaux” (et donc de l’utilisation du haut débit par effet induit) auprès des entre­prises. Plus d’infos ici:
    france.media-aces.org/2009/07/24/assemblee-generale-de-media-aces-le-14-septembre-2009/

    • [3.1] - Olivier Ezratty a répondu le 13 septembre 2009 :

      Merci pour le conseil sur le tag TITLE. Je sais bien qu’il faut faire cela pour Google, mais par­fois, le temps manque pour bien nom­mer les pho­tos. J’ai cor­rigé cela car il y a pas mal de com­bi­nai­sons qui doivent être effec­ti­ve­ment rares sur Inter­net (NKM / Rocard / Juppé).

  • “De toute façon, il est clair que le finan­ce­ment des PME inno­vantes (leurs logi­ciels, ser­vices, etc) et des ETI (car plus visibles à l’international) est abso­lu­ment néces­saire dans le cadre d’une véri­table poli­tique indus­trielle pilo­tée par l’Etat, et donc par le gou­ver­ne­ment actuel.”

    Sei­gneur! L’état par­tout, pour tout et tout le temps? C’est la résu­rec­tion du plan cher à Rocard.

    Non. L’état a, par son inter­ven­tion­nisme aveugle, à peu près tué l’innovation en France. Tout du moins, le mil­le­feuille bureau­cra­tique ubuesque qu’on sert aux entre­pre­neurs n’a eu comme seul résul­tat que d’empêcher la crois­sance nor­male des entre­prises et acces­soi­re­ment de nour­rir des géné­ra­tions de fonc­tion­naires et consultants.

    Alors plus d’état? Ou mieux d’état comme le sou­haite Olivier?

    Non. C’est zéro état qu’il faut. On sup­prime tout ce qui existe. Cela revien­dra à “péri­mètre constant” à un finan­ce­ment d’un ou 2 mil­lion d’euros par nou­velle entre­prise créée. Et après basta! Si la nou­velle entre­prise, confron­tée à son mar­ché, ren­contre le suc­cès, tant mieux. Sinon, à quoi bon s’acharner à main­te­nir en vie des canards sans tête?

  • Marc. De quels fonc­tion­naires par­lez vous ? Qui aurait financé les Ilog, Soi­tec, Holo­gram, etc… ??? Le privé ? Ah oui ? Deman­dez aux ban­quiers s’ils l’auraient fait : mar­chés trop nou­veaux, trop d’incertitude.… Et au capi­tal risque aussi, celui qui mini­mise un max les risques, une fois que tout fonc­tionne bien. Et les busi­ness angels par­lons en : ils ne savent pas miser pour perdre, donc ils ne prennent pas de risque non plus et ne pensent qu’aux plus-values. Les contri­buables ISF de la loi TEPA ? Ils ne pensent qu’à leurs exo­né­ra­tions fiscales.

    Le sou­cis, c’est d’avoir voulu sup­pri­mer cer­tains orga­nismes publics et indé­pen­dants comme Anvar (agence régio­na­li­sée qui fait désor­mais par­tie d’Oséo)… : cela a créé un appel d’air, et d’autres inter­mé­diaires sont venus com­bler le vide ainsi créé. Et que font ils ces nou­veaux inter­mé­diaires (pôles, réseaux, etc)? Ils demandent des sous à l’Etat (merci le grand emprunt). Et en quan­tité. Sans aucune cohérence.

    Non Mon­sieur, l’Etat a vrai­ment baissé les bras et a tout aban­donné à la folie du mar­ché finan­cier qui vire à tour de bras des quan­ti­tés de sala­riés. L’Etat a voulu tout aban­don­ner aux régions pour l’aide aux entre­prises, mais les régions n’ont mal­heu­reu­se­ment pas les moyens de faire face à long terme. Avec la crise, le rôle de l’Etat régu­la­teur a été sol­li­cité. Mais l’Etat n’a plus la force. Les sala­riés et les PME doivent se battre seuls dans une caco­pho­nie sans nom. L’Etat n’est même pas res­pecté par les banquiers.

    Je suis d’accord avec vous sur un point : il ne faut pas que l’attribution des quelques sou­tiens qui peuvent encore exis­ter se fasse de façon cen­tra­li­sée, comme avec l’appel à pro­jets de NKM. Cela créé une nou­velle injus­tice. Les heu­reux élus sont les mieux pla­cés du point de vue des actions de lob­bying. Ca va vite, mais le résul­tat n’est pas bon. Cela fait tra­vailler une cen­taine de fonc­tion­naires à Bercy durant l’été pour sélec­tion­ner les pro­jets, c’est tout.

  • Tu vois tout en noir macha.… Moi je trouve que le plan de relance a bien fonc­tionné… Le Pre­mier ministre l’a démon­tré aujourd’hui. Les ouvriers qui se sont fait virés étaient peut être sur des cré­neaux pas ren­tables. Il vont trou­ver des bou­lots plus sym­pas, plus “neufs” main­te­nant !!
    L’Oséo n’est pas sup­primé. Elle a même bien bossé ces der­niers mois pour la tréso des boites. Et l’institution a même décidé d’aider les PME avec la Caisse des dépôts, à rejoindre le mar­ché bour­sier (Alter­next) pour se faire finan­cer. On est quand même obligé d’en pas­ser par là. Le public et le privé ensemble c’est bien. Sinon com­ment faire autre­ment.…
    http://www.agefi.fr/articles/Un-rapport-preconise-relancer-Alternext-1106975.html
    Un grand emprunt peut être inter­es­sant aussi. Pour le sec­teur numé­rique aussi. Et si de nom­breux acteurs s’y mettent en plus de l’Oséo, c’est encou­ra­geant.…
    Pour ce qui est des appels à pro­jets, je n’ai stric­te­ment rien pigé. Mais je pense que ce n’est pas perdu pour ceux qui ne sont pas sur les listes… Si les fonc­tion­naires de Bercy ont tra­vaillé comme des fous au mois d’août pour faire la sélec­tion, on peut les remercier…

  • Je vous remer­cie de citer notre ini­tia­tive dans votre excellent CR. “best prac­tice” ? c’est flat­teur. Ini­tia­tive sim­ple­ment contem­po­raine me semble-t’il, mais avec des moyens réseau vrai­ment pas contem­po­rains… tou­jours pas de fibre à l’horizon dans notre ZI à moins d’1km seule­ment du dslam ! Je confirme que la pre­mière prio­rité est égale­ment notre prio­rité : avoir de la fibre pour pou­voir for­mer plus rapi­de­ment nos équipes et consta­ter les chan­ge­ments… vite




Ajouter un commentaire

Vous pouvez utiliser ces tags dans vos commentaires :<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong> , sachant qu'une prévisualisation de votre commentaire est disponible en bas de page après le captcha.

Captcha

Pour valider votre commentaire, veuillez saisir les lettres ci-dessus et cliquer sur le bouton Soumettre votre commentaire.

Derniers posts

Derniers commentaires

“Egalement basée à Rennes, CinéAct (www.cineact.fr), créée en 2005 permet à l’ensemble des professionnels du monde du cinéma (exploitants, distributeurs, producteurs, r...”
“En effet, je vais corriger cela dans une silent release....”
“Merci beaucoup pour cet excellent guide. Pour information, le programme français IDEES de Microsoft n'existe plus et à laisser place au programme "BizSpark One" au niveau mondial. Julien Codorniou est toujours le bon c...”
“Bravo pour cette nouvelle version. A regretter que tu ne puisses faire un guide des start-up high-tech européennes, tant tes conseils seraient adaptés pour une grande part hors de l'hexagone. Mais j'imagine le défi! J...”
“Bonjour, J'ai un doute l'offre est tellement éclatée qu'il est possible que Steve réusisse en fédérant les énergies des autres acteurs... A mon avis l'enjeu c'est encore une fois de trouver le businees model de...”


Téléchargements gratuits

Diffusés gratuitement (sous Creative Commons) et en PDF :

image

CouvertureRapportCES

Voir aussi la liste complète des publications de ce blog.


Catégories