Le retour discret du moteur à eau

Publié le 21 juin 2009 et mis à jour le 28 juin 2009 - 19 commentaires -
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A Per­pi­gnan, ven­dredi 12 juiin 2009, lors du Forum d’investissement du pôle de com­pé­ti­ti­vité des éner­gies nou­velles DERBI orga­nisé par Mar­tech & Finance avait lieu la pré­sen­ta­tion de pro­jets à des­ti­na­tion d’investisseurs poten­tiels. Un peu comme à Capi­tal Week qui a lieu chaque année à Paris en avril.

Parmi ces pro­jets, celui d’un moteur hybride fonc­tion­nant à l’essence et à l’eau et per­met­tant à la fois d’améliorer signi­fi­ca­ti­ve­ment le ren­de­ment des moteurs à explo­sion et de moins pol­luer. Un pro­jet à la recherche d’investisseurs, 150K€, … pour sau­ver la planète !

Allons donc !

Quelle posi­tion adop­ter face à ce genre d’innovation ? Dénon­cer une arnaque ? Où s’émerveiller devant ses poten­tia­li­tés et faire siennes les théo­ries du com­plot qui empêchent des inven­teurs incom­pris de popu­la­ri­ser leur créa­tion, notam­ment ceux qui met­traient en dan­ger le busi­ness des com­pa­gnies pétro­lières ? Ou bien s’agit-il plus pro­saï­que­ment d’une “inven­tion” qui reprend des tech­niques exis­tantes et amé­liore seule­ment mar­gi­na­le­ment l’efficacité des moteurs et leur impact envi­ron­ne­men­tal, d’où le fait qu’elles ne soient pas mises en pra­tique à grande échelle ? Je me suis mis à oscil­ler entre les trois au gré des infor­ma­tions gla­nées sur le pro­cédé uti­lisé par l’inventeur et sur l’historique des moteurs qui uti­lisent l’eau comme “boos­ter”. Mais cela penche sérieu­se­ment pour l’arnaque.

Enquê­tons un peu. Nous allons voir une fois de plus l’utilité d’Internet pour mener ses inves­ti­ga­tions et l’intérêt de l’UGC. Mais aussi le besoin de rela­ti­vi­ser cer­taines sources d’information comme de faux blogs créés par les entre­prises qui pro­posent ces tech­no­lo­gies douteuses.

Le tea­sing du procédé

Com­men­çons par l’invitation à l’événement de Per­pi­gnan qui lais­sait plus que son­geur sur la pré­sen­ta­tion de ce pro­cédé révo­lu­tion­naire, la société ne dévoi­lant pas son iden­tité. Jugez-en par vous-mêmes, sachant qu’en rouge se trouvent les affir­ma­tions qui induisent une cer­taine méfiance :

“Depuis de nom­breuses années, l’énergie consti­tuait dans notre société occi­den­tale une réelle dépen­dance, notam­ment vis-à-vis de res­sources pétro­lières, dont la fin annon­cée per­met­tait de ren­for­cer pro­gres­si­ve­ment son coût à mesure qu’elle se raré­fiait. Plus récem­ment, nous avons décou­vert com­ment cette éner­gie fos­sile, par le biais du déga­ge­ment de gaz à effet de serre, consti­tuait une menace directe pour la pla­nète, indui­sant un réchauf­fe­ment cli­ma­tique incom­pa­tible avec les enjeux écolo­giques d’une terre qui doit pou­voir faire coha­bi­ter 9 Mil­liards de per­sonnes à l’horizon 2030. Mal­gré plu­sieurs appels de détresse de lea­ders d’opinion recon­nus (Al Gore, Nico­las Hulot…), les socié­tés occi­den­tales, dans l’impasse, conti­nuent de pro­duire des véhi­cules et des machines éner­gé­ti­vores, sans véri­ta­ble­ment remettre en cause l’équation éner­gé­tique de départ. Les enjeux iden­ti­fiés et les objec­tifs de Kyoto passent à l’as.

Notre société, SAS de droit fran­çais, apporte une solu­tion radi­cale à ce pro­blème, en pro­po­sant, sous forme de géné­ra­teurs auto­nomes, ou de kit à mon­ter sur des moteurs exis­tants, une solu­tion révo­lu­tion­naire. Nous trans­for­mons l’eau en une source d’énergie tota­le­ment propre. Tech­ni­que­ment, la molé­cule d’eau est ” cra­ckée ” en hydro­gène et en oxy­gène dans une sorte de chambre de ” cra­ckage ” bre­ve­tée, à l’entrée habi­tuelle du mélange air-essence d’un moteur à explo­sion clas­sique. De sorte qu’est consumé dans le moteur à explo­sion l’hydro­gène, et évacué du pot d’échappement seule­ment de l’oxy­gène. Que ce soit de l’eau pure, des eaux usées, de l’urine, de l’eau issue de déchets végé­taux ou plus géné­ra­le­ment de liquides aqueux, le moteur fonctionne.

Mais cette tech­no­lo­gie s’applique aussi bien aux moteurs à essence qu’aux moteurs die­sel. Elle concerne les véhi­cules à moteur (véhi­cules de tou­risme, uti­li­taires, poids lourds), les trans­ports col­lec­tifs tels qu’autocars, les bateaux (cha­lu­tiers, péniches, loi­sirs), les géné­ra­teurs d’énergie (Groupes élec­tro­gènes de 1 Kw à 100 Kw).

Un pre­mier groupe élec­tro­gène, d’une puis­sance de 2 600 w est com­mer­cia­lisé au tarif HT de 1 500 €. C’est en même temps un démons­tra­teur et pro­ba­ble­ment un futur ” col­lec­tor “. Il a été pré­senté devant la presse pré­sente le 4 juin 2009.

Cette tech­no­lo­gie est 100 % fran­çaise. Elle fait l’objet d’un bre­vet qui sera éten­due par PCT, dans les délais légaux aux dif­fé­rents pays futurs uti­li­sa­teurs de la tech­no­lo­gie. Les pre­mières com­mandes sont déjà enre­gis­trées à ce jour en pro­ve­nance de plu­sieurs pays. La révo­lu­tion de l’énergie extraite de l’eau est désor­mais en marche.”

La pré­sen­ta­tion du procédé

Là des­sus, la pré­sen­ta­tion a lieu à Perpignan.

Je suis mis en contact ensuite avec l’équipe de Mar­tech qui orga­ni­sait l’événement. Je leur indique que ce pro­cédé a tout l’air de reprendre la tech­nique contes­tée du “Pan­tone” (voir plus loin). On me répond : le créa­teur a indi­qué qu’il ne s’agissait pas du pro­cédé Pantone. 

On m’indique que la démons­tra­tion était épous­tou­flante. Que le groupe élec­tro­gène démon­tré fonc­tion­nait bien avec une ali­men­ta­tion d’essence d’un côté et d’eau de l’autre. Jusque là pour­quoi pas. Sauf que… le moteur conti­nuait de tour­ner pen­dant plu­sieurs minutes alors que l’arrivée d’essence avait été coupée.

Là, on se rap­proche des per­for­mances d’Uri Gel­ler, le spé­cia­liste du para­nor­mal des années 70, en fait simple magi­cien, qui tor­dait les cuillères du regard !

Les infor­ma­tions sur la société Miraclean

Je me fais trans­mettre alors la fiche des­crip­tive de la société ainsi que la fiche pro­duit du groupe élec­tro­gène com­mer­cia­lisé par Mira­clean (ci-dessous).

Miraclean Fiche Societe

Miraclean Fiche Technique

Il n’y a pas beau­coup plus d’informations sur le pro­cédé, tou­jours mira­cu­leux et sans fon­de­ments scien­ti­fiques expli­qués. Mais on a au moins l’identité du créa­teur de la société, un cer­tain Bruno Robert, ce qui per­met d’enquêter un peu.

L’enquête sur Inter­net 

En goo­glei­zant le Bruno Robert de Mira­clean, on tombe sur quelques infor­ma­tions qui per­mettent d’en savoir un peu plus sur le contexte de cette “invention“.

Le créa­teur

La bio­gra­phie du créa­teur révèle un per­son­nage au passé chao­tique, plu­tôt dans le domaine de la santé, et avec une affaire de vol de bre­vet à l’encontre du pro­fes­seur Mon­ta­gnier, celui qui avec son équipe avait décou­vert le Sida. Un bre­vet qui d’ailleurs méri­te­rait dis­cus­sion car il porte sur la détec­tion des pro­prié­tés élec­tro­ma­gné­tiques des molé­cules du vivant pour pis­ter des mala­dies, et l’inhibition de ce signal à des fins thérapeutiques.

Ce bre­vet a été déposé à l’INPI en 2007 sous le label “Pro­cédé de carac­té­ri­sa­tion d’un élément bio­chi­mique pré­sen­tant une acti­vité bio­lo­gique par ana­lyse des signaux élec­tro­ma­gné­tiques de basses fré­quences”. Un sujet à lui tout seul ! A noter que ces tra­vaux se situent dans la conti­nuité des recherches de feu le pro­fes­seur Ben­ve­niste sur la “mémoire de l’eau”. La lec­ture du bre­vet laisse plus que son­geur car on ne sait pas trop ce que le dis­po­si­tif élec­tro­ma­gné­tique mesure dans l’expérience. Sans doute autre chose que l’activité des mol­lé­cules - par ailleurs extrê­me­ment diluées - en appli­ca­tion du bon vieux prin­cipe d’Heisenberg. En tout cas, on est en droit de dou­ter sérieusement.

Le pro­cédé Pantone

Des contri­bu­teurs du forum Eco­no­lo­gie dénoncent ce qui est selon eux une fou­taise, tout en indi­quant sa filia­tion tech­no­lo­gique, le moteur Pan­tone (qui s’appuie sur le pro­cédé “pro­ces­seur multi-carburant Geet”), et son dérivé, le moteur Gillier-Pantone.

On y apprend sur­tout que les affir­ma­tions de Bruno Robert dans sa lit­té­ra­ture sont com­plè­te­ment fal­la­cieuses, quand bien même son pro­cédé fonc­tion­ne­rait, ne serait-ce que mar­gi­na­le­ment. En effet, le pro­cédé qu’il emploie ne trans­forme pas du tout l’eau en car­bu­rant, mais plu­tôt en dopant de la com­bus­tion du moteur à explo­sion, ce qui n’est pas la même chose. Sachant que le prin­cipe scien­ti­fique sous-jacent à ce pro­cédé n’a pas été vrai­ment éclairci. Amé­lio­ra­tion du cycle ther­mo­dy­na­mique du moteur, ioni­sa­tion de l’eau, élec­tro­lyse de l’eau, tout y passe.

Dans tous les cas de figure, l’eau ne sert pas de car­bu­rant mais per­met au moteur de res­ti­tuer en éner­gie “méca­nique” une plus grande par­tie de l’énergie de com­bus­tion du car­bu­rant fos­sile. Et s’il est pos­sible que de l’oxygène sorte du moteur, il doit y avoir aussi de l’eau, de l’azote et du CO2, résul­tat de la com­bus­tion des hydro­car­bures de l’essence, même si le pro­cédé conduit à cra­cker aussi l’essence en molé­cules plus petites et plus per­for­mantes pour la com­bus­tion. En gros, le pro­cédé est censé amé­lio­rer le ren­de­ment du moteur, sachant que les moteurs à explo­sion ont en géné­ral un ren­de­ment de 20%, le reste étant dégagé en cha­leur autour du moteur et dans les gaz d’échappement. On ne sait pas encore créer des explo­sions froides qui génèrent un effet méca­nique par aug­men­ta­tion de pres­sion sans créer de cha­leur. Les deux vont de pair dans l’explosion des hydrocarbures.

Enfin, voici d’autres expli­ca­tions sur le prin­cipe géné­ral d’une forme de “moteur dopé à eau” : “le moteur à eau” uti­li­sant le prin­cipe du “bul­leur”. Avec une mise en appli­ca­tion sur une ton­deuse à gazon (plan ci-dessous).

Moteur Eau Bulleur Naudin

L’électrolyse de l’eau

S’il ne s’agit pas du pro­cédé Pan­tone, le cra­ckage de l’eau en hydro­gène et oxy­gène évoqué par Mira­clean requiert de l’énergie. Cette éner­gie est peut-être appor­tée par l’explosion du car­bu­rant dans la chambre à com­bus­tion du moteur. Elle est ensuite res­ti­tuée par recom­bi­nai­son de l’hydrogène avec les hydro­car­bures. Le bilan éner­gé­tique est au mieux le fait d’un meilleur ren­de­ment du moteur, mais pas une aug­men­ta­tion de l’énergie four­nie en amont.

La sépa­ra­tion de l’eau en hydro­gène et oxy­gène peut se faire égale­ment par élec­tro­lyse. Il faut pour cela de l’électricité. Par exemple, celle qui est four­nie par la bat­te­rie du véhi­cule (élec­tri­cité pro­duite par… le moteur et sa dynamo !) ou par la dynamo du groupe élec­tro­gène de Mira­clean. Sorte de mou­ve­ment per­pé­tuel qui n’aurait se sens si l’hydrogène ainsi créée per­met­tait au ren­de­ment du moteur d’augmenter plus que la déper­di­tion géné­rée par cette boucle éner­gé­tique fermée.

Ce pro­cédé de dopage à l’eau par élec­tro­lyse est dis­po­nible aux USA sous l’appellation “HHO”. On trouve l’information sur ce blog, qui fait la pro­mo­tion du kit “Advan­ced HHO Com­plete DC450 Dry Cell Sys­tem”, à $300 et quelques, soi-disant lar­ge­ment uti­lisé aux USA. Le site du construc­teur Advan­ced HHO est un simple site de vente par cor­res­pon­dance, sans expli­ca­tion tech­nique aucune. En fait, on vous vend un dis­po­si­tif d’électrolyse pour $300 (schéma ici) ce qui est assez cher payé.

Advanced HHO Site Web

Le pro­cédé US est posi­tionné comme un sub­sti­tut aux moteurs à hydro­gène, un gaz explo­sif et dan­ge­reux, et cou­teux à fabri­quer. On trouve d’autres expli­ca­tions sur ce site. Cer­tains forums amé­ri­cains font état d’une écono­mie d’énergie de 15% à 30% pour un tra­jet donné. Je regar­de­rai bien du côté de la bat­te­rie pour véri­fier cette asser­tion. En effet, soit elle s’est déchar­gée pen­dant le test et expli­que­rait l’économie d’énergie. Soit au contraire, du point de vue du bilan éner­gé­tique, le pro­cédé pré­sente l’avantage de réuti­li­ser toute l’électricité pro­duite par la dynamo. Alors qu’en temps nor­mal et sur de longs tra­jets, elle doit se perdre en cha­leur une fois la bat­te­rie entiè­re­ment rechar­gée (ce sont sur­tout les démar­rages fré­quents qui la vident).

Des articles indiquent que le pro­cédé n’est pas un scam, … comme l’entête de cer­tains scams qui vous annoncent que vous avez gagné à la lote­rie. Si Mira­clean est basé là des­sus, alors effec­ti­ve­ment, ce n’est pas du Pan­tone. Mais le bilan éner­gé­tique de l’hydrolyse de l’eau avec l’électricité de la bat­te­rie géné­rée elle-même par le moteur ne doit pas être loin du … neutre.

Mira­clean pré­tend pro­po­ser un pro­cédé 100% fran­çais. Ce ne serait donc ni du Pan­tone, ni de l’électrolyse. Pour­tant, il parle de “cra­ckage de l’eau”. Tout porte à croire que c’est au mieux un dérivé ou une com­bi­nai­son de l’un de ces deux procédés.

Ce qu’il est pos­sible de faire

Il n’y a pas de miracle : l’eau n’est pas un car­bu­rant. Et son cra­ckage néces­site de l’énergie.

Au mieux, peut-on dans un moteur à combustion :

  • Réuti­li­ser la cha­leur des gaz d’échappement pour réchauf­fer le car­bu­rant avant son intro­duc­tion dans la chambre à com­bus­tion. Cela peut amé­lio­rer de quelques % le ren­de­ment du moteur.
  • Uti­li­ser égale­ment cette cha­leur pour vapo­ri­ser de l’eau avant son mélange avec l’essence, abou­tis­sant à un cycle ther­mo­dy­na­mique plus effi­cace dans la chambre à com­bus­tion. Si cela abou­tit réel­le­ment à moins de déga­ge­ments de CO2, pour­quoi pas, mais je demande à voir. Il faut bien que les atomes de car­bone des hydro­car­bures aillent quelque part !
  • Réuti­li­ser intel­li­gem­ment l’électricité pro­duite par la dynamo alors que la bat­te­rie est en pleine charge, sur de longs trajets.

Dans tous les cas de figure, le seul car­bu­rant est l’essence (ou le gasoil) et le reste ne sont que des moyens d’en aug­men­ter le rendement.

Le mar­ke­ting de Miraclean

Pour­quoi Mira­clean ne commercialise-t-il qu’un groupe élec­tro­gène ? Parce que c’est pro­ba­ble­ment le seul moyen de vendre direc­te­ment le moteur à des consom­ma­teurs. Cela per­met aussi d’entretenir l’illusion avec la cou­pure de l’essence pen­dant quelques temps. Dans ce cas, le géné­ra­teur conti­nue à pro­duire de l’hydrogène par élec­tro­lyse jusqu’à ce que la déper­di­tion dans le pro­ces­sus étouffe le moteur.

Le groupe élec­tro­gène de Mira­clean est assez cher : 1500€ HT alors qu’un moteur de ce genre se trouve pour moins de 300€ dans le com­merce. La dif­fé­rence dans les com­po­sants et l’ajout d’un éven­tuel hydro­ly­seur ne jus­ti­fiant pas du tout cette différence.

Il fau­drait autre­ment vendre la tech­no­lo­gie en OEM à des construc­teurs auto­mo­biles ou autres. Ce qui serait assez dif­fi­cile en l’état. La fiche société indique que Gene­ral Elec­tric serait un client. En lan­gage “star­tup”, cela veut dire qu’un rendez-vous est pla­ni­fié pour les ren­con­trer ! Si le pro­cédé était vrai­ment sérieux, Mira­clean serait plus ambi­tieux et aurait des pré­vi­sions plus élevées que faire 50m€ de CA et lever 150K€.

Notons que la société Mira­clean n’a pas de site web (le .fr et le .eu ne fonc­tionnent pas). Elle n’a été créée qu’en mai 2009.

Après une pré­sen­ta­tion “à la presse” à Paris le 5 juin 2009, il n’y a tou­jours pas de cou­ver­ture presse visible sur Google sur cette société mal­gré une démo “fan­tas­tique”. Curieux non ?

Enfin, il n’y a pas de trace du bre­vet déposé par Bruno Robert sur son moteur à eau. Soit qu’il est déposé sous un autre nom, soit qu’il est dans la période où on ne peut pas encore le consul­ter, soit qu’il n’a pas été encore déposé.

Leçons pour les startups

Au final, on ne peut qu’être dubi­ta­tif sur Miraclean.

Cette petite anec­dote rap­pelle quelques éléments de bonne conduite aux créa­teurs d’entreprise :

  • Ne pas exa­gé­rer les faits dans une pré­sen­ta­tion mar­ke­ting d’un pro­cédé inno­vant, même pour les besoins de la vul­ga­ri­sa­tion. Cela détruit la cré­di­bi­lité de l’équipe et du pro­jet auprès des experts, influen­ceurs et investisseurs.
  • Il vaut mieux obte­nir des cau­tions scien­ti­fiques sérieuses pour tout pro­cédé tech­nique très inno­vant et intri­guant. La dénon­cia­tion de l’establishment scien­ti­fique qui résiste aux inno­va­tions a des limites !
  • Il faut créer un site web opé­ra­tion­nel pour faire connaitre sa société, choi­sir un nom de domaine qui n’est pas déjà uti­lisé (y com­pris dans une variante .com), et y inté­grer une FAQ. Ici, nous avons un inven­teur qui ne s’explique pas. Le mys­tère est sou­vent uti­lisé dans les supercheries…
  • Expli­quer la genèse du pro­jet. Sur­tout lorsque l’on vient d’un autre sec­teur d’activité comme c’est le cas avec Bruno Robert.
  • Ne pas oublier que l’on trouve beau­coup d’informations sur Inter­net pour se renseigner.

En tout cas, le pro­jet de Mira­clean ne fait pas par­tie du pôle de com­pé­ti­ti­vité DERBI de Per­pi­gnan. Sinon, cela aurait été le pompon !

Article édité avec quelques pré­ci­sions et com­plé­ments le 22 juin 2009


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Publié le 21 juin 2009 Post de Olivier Ezratty | France, Innovation, Startups, Technologie | 19 commentaires

Les 19 commentaires sur “Le retour discret du moteur à eau” :

  • [1] - Pierre a écrit le 21 juin 2009 :

    C’est éton­nant que ce genre de société ait accès à des évène­ments de type Forum d’investissement qui ont l’air tout ce qu’il y a de plus sérieux.
    Cela ne peut que décré­di­bi­li­ser le forum qui accueil une telle entre­prise. 150k€ pour­rait être un mon­tant bien cali­brer pour une arnaque, assez élevé pour faire sérieux mais assez bas pour ten­ter le pigeon potentiel.

  • La ville de Per­pi­gnan est connue pour la fraude :)

    (Peut-être que la pro­chaine fois, on aura droit au moteur perpétuel…)

  • [3] - Olivier Ezratty a écrit le 22 juin 2009 :

    La société est basée à Paris…

  • [4] - Olivier Ezratty a écrit le 22 juin 2009 :

    @Pierre : l’organisateur Mar­tech qui fait un tri des socié­tés can­di­dates n’est pas doté d’un conseil scien­ti­fique per­met­tant d’identifier le bien fondé des pro­cé­dés pré­sen­tés. Le bon sens devrait ame­ner à une cer­taine pru­dence. Mais c’est en enquê­tant quelques heures que l’on se rend compte qu’il faut au mini­mum dou­ter sérieu­se­ment du pro­cédé et ques­tion­ner les créa­teurs (ce que je n’ai d’ailleurs pas encore fait…). J’avais pré­venu Mar­tech du pro­blème juste avant l’événement. Ils ont été bluf­fés par la démons­tra­tion qui les avait convain­cus qu’il y avait “quelque chose”. Comme pro­ba­ble­ment d’autres per­sonnes dans l’assistance. Mais au vu du rela­tif silence sur cette société sur Inter­net, le doute a du per­sis­ter. Ou bien, le monde des écotech­no­lo­gies est peu uti­li­sa­teur du web.

  • [5] - Barbara a écrit le 22 juin 2009 :

    Vous allez vous atti­rer les foudres de Ber­nard Zim­mern qui consi­dère que ce n’est pas à l’administration de dire ce qui est inno­vant ou non. En bon libé­ral, il est en train de bien réus­sir à tout faire remo­de­ler
    Lire son dos­sier sur la machine outil
    http://www.ifrap.org/La-desindustrialisation-francaise-l-exemple-de-la-machine-outil,1261.html

    Sou­ve­nez vous de ses bou­tades aussi
    http://www.ifrap.org/La-fin-de-l-agence-nationale-de-valorisation-de-la-recherche,0779.html

  • [6] - Olivier Ezratty a écrit le 22 juin 2009 :

    Qui a parlé d’administration ?
    Conseil scien­ti­fique ne veut pas for­cé­ment dire “administration”…

  • [7] - Barbara a écrit le 22 juin 2009 :

    C’est pareil. Les entre­pre­neurs ne veulent pas d’un conseil quel­conque. L’inventeur du moteur, que vous ne consi­dé­rez pas comme inno­vant et tout à fait hon­nête.… ira se plaindre auprès de ses potes. C’est l’ambiance actuelle vous savez… Et il dira que la France est pas­sée à côté d’une révo­lu­tion, etc, etc…

  • Sur le moteur Pan­tone, je m’étais expli­qué le pro­grès dans la consom­ma­tion de vieux moteurs die­sels par la récu­pé­ra­tion de l’énergie des gaz d’échappement. Dans un moteur die­sel un peu moderne, c’est à dire avec un turbo comme la plu­part actuel­le­ment, la récu­pé­ra­tion de l’énergie se fait grâce au turbo. Je doute que la tech­nique Pan­tone s’applique par exemple aux der­niers moteurs die­sels BMW (pour ne citer qu’eux), étant donné leur faible consom­ma­tion (5 l/100 km pour une ber­line série 3 de 140 ch ou 170 ch, chapeau).

  • [9] - macha a écrit le 22 juin 2009 :

    Un grand emprunt pour inves­tir dans des pro­grammes d’avenir (crois­sance verte oblige)… Cela ne vous rap­pelle rien? C’est le dis­cours du Pré­sident ce jour devant le Par­le­ment. Il va y en avoir des moteurs à eau à finan­cer… avec l’argent des plus pauvres. Au lieu d’augmenter l’impôt des plus riches. Sans marges de manoeuvre, le grand emprunt est la seule issue. Chris­tine Lagarde planche pour trier les bons pro­jets à finan­cer, les sec­teurs à pri­vi­lé­gier…
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090622trib000390893/christine-lagarde-se-prepare-pour-le-grand-emprunt-national.html

    Du coup, je ne pense pas que ce type de poli­tique puisse être pilo­tée via le seul Cré­dit Impôt Recherche. Les pôles de com­pé­ti­ti­vité seront ils ver­nis en 2010… ou plu­tôt ver­dis ??? Oséo sera t-il de la partie ?

  • [10] - guillaume a écrit le 22 juin 2009 :

    Bon­soir Macha. Le grand emprunt va per­mettre d’augmenter le bud­get des pôles de com­pé­ti­ti­vité qui prend la place, sans ver­gogne, de l’ex-Anvar et d’OSEO Inno­va­tion, dans le finan­ce­ment de l’innovation des entre­prises. C’est un peu nul. Quand on pense que l’Anvar a dû démul­ti­plier son action pen­dant 20 ans pour sou­te­nir cette inno­va­tion avec des queues de cerise. Et main­te­nant, 71 pôles de com­pé­ti­ti­vité prennent sa place et pro­mettent monts et mer­veilles avec un bud­get en hausse (for­cé­ment).
    http://semiconductor.vipress.net/?J=mfhxhcpf2206dert&T=2
    Les pôles font un lobby pas pos­sible actuel­le­ment pour obte­nir ce bud­get. On ne saura jamais à quoi ser­vira concrè­te­ment ce bud­get. L’évaluation en sera très dif­fi­cile. Et on lais­sera sans doute le plus dur du bou­lot à Oséo : la ges­tion du finan­ce­ment (avec les contrats à gérer pour les entre­prises) et l’évaluation du dis­po­si­tif (avec des moyens réduits). Alors qu’Oséo ne sera même pas convié pour sélec­tion­ner et ins­truire les pro­jets sélec­tion­nés par les res­pon­sables des pôles et les Drire. Bon­jour le foutoir.

  • [11] - macha a écrit le 23 juin 2009 :

    NKM va sûre­ment rem­pla­cer Luc Cha­tel à l’Industrie… Vous ver­rez demain à l’annonce du rema­nie­ment. Elle a le pro­fil (Poly­tech­nique) et il y a des tonnes de choses en faire tant pour l’écologie que pour le web ou les TIC en géné­ral, de même que pour faire en sorte que la France garde une indus­trie (d’avenir). Je pense qu’elle saura orga­ni­ser les bud­gets au mieux, tant pour les pôles que pour Oséo, de façon à ce que les entre­pre­neurs dis­posent de 2 gui­chets au moins : l’un pour les pro­grammes com­muns entre PME et labos avec les pôles en met­tant en valeur les pôles numé­riques et les pôles “verts” ; l’autre pour les créa­tions d’entreprises, les pro­jets avec un seul par­te­naire, les très gros pro­grammes.… Oséo a déjà su démon­trer sa capa­cité d’organisation, de ges­tion, de secours des tré­so­re­ries, d’évaluation, de mise en rela­tion… Il peut être un allié majeur des pôles de com­pé­ti­ti­vité, puisqu’Oséo est déjà par­te­naire des Régions et qu’il est financé par CDC et l’Etat aussi, pour les prêts, pour la garan­tie, etc.

  • [12] - Fabien a écrit le 23 juin 2009 :

    @macha. Je crains qu’Olivier ne fasse aussi par­tie de son cabi­net… Il va être moins dis­po­nible pour son blog. Dom­mage pour nous. On appré­ciait bien ses dos­siers… Il a des tas d’idées inter­es­santes qui pour­raient être utiles au gou­ver­ne­ment en cette période his­to­rique ;) ))

  • [13] - Olivier Ezratty a écrit le 23 juin 2009 :

    @Fabien: il vaut mieux res­ter indé­pen­dant pour avoir des idées et les pro­mou­voir ! Et puis, membre de cabi­net, c’est un bou­lot de dingue…

    @Macha: atten­tons un peu ! Réin­té­grer le numé­rique dans l’industrie aurait quelques avan­tages. Si la mis­sion de NKM dans un tel rôle consis­tait à revoir sérieu­se­ment le dis­po­si­tif d’aides à l’innovation, cela serait effec­ti­ve­ment pas mal. Mais… pour revoir à la baisse le CIR qui à mon sens sub­ven­tionne un peu trop la R&D de grands groupes pro­fi­tables (et pour ceux qui ne le sont pas, la R&D n’est pas leur vrai pro­blème), pour reva­lo­ri­ser le rôle d’aide aux star­tups indé­pen­dantes chez Oséo, pour limi­ter la gabe­gie des pôles de com­pé­ti­ti­vité dont l’efficacité est loin d’être démon­trée, pour effec­ti­ve­ment pous­ser aux inves­tis­se­ments publics et pri­vés dans les écotech­nos, pour valo­ri­ser l’usage du numé­rique dans les trans­for­ma­tions à venir dans les indus­tries et les ser­vices, etc. Par ailleurs, Bercy reste tout de même maitre des finances dans ce pays et a de véri­tables moyens (OSEO, INSEE, CGTI, DGCIS, etc) que le secré­ta­riat actuel de NKM n’a pas en propre.

  • [14] - Fabien a écrit le 23 juin 2009 :

    Fina­le­ment, c’est Chris­tian Estrosi (le papa des pôles de com­pé­ti­ti­vité en 2005 avec N. Sar­kozy à l’Intérieur et à l’aménagement du ter­ri­toire, sous Vil­le­pin, à l’époque) qui s’occupera de l’Industrie. C’est un gros mes­sage en direc­tion des pôles et des bud­gets qui vont pleu­voir en leur faveur… Natha­lie reste là où elle est : à l’économie numé­rique. Cela lui per­met­tra de s’occuper aussi de son bébé à venir. C’est son rôle après tout.

    Non, pas de poly­tech­ni­cien à l’industrie (dom­mage), mais un auto­di­dacte “débrouillard” qui ne va pas renier ce qu’il a mis en place… Et il faut savoir que Mar­seille sera par­ti­cu­liè­re­ment gatée. C’est une très belle ville
    http://larmeemexicaine.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/03/estrosi-l-inventeur-du-tgv-qui-zigzague.html

  • [15] - Olivier Ezratty a écrit le 23 juin 2009 :

    Une belle occa­sion de loupée.

    Mais c’est du clas­sique : les rema­nie­ments minis­té­riels ne sont font sou­vent en fonc­tion d’une logique de com­pé­tences, mais sur­tout d’une logique politique.

    Exemples: MAM à la Jus­tice, Dar­cos au tra­vail, Cha­tel à l’Education, Le Maire à l’agriculture, Yade aux sports (diver­sité = jeunes = sports ?), Estrosi (qui vu son passé aurait pu aller aux sports ou à l’intérieur; et c’est plus Sophia Anti­po­lis qu’il pour­rait pri­vi­lé­gier que Marseille).

    Contre exemples: Lel­louche aux affaires euro­péennes (même s’il aurait été mieux placé aux rela­tions avec les USA et avec l’OTAN…), Hor­te­feux à l’Intérieur (il a un passé dans le domaine…).

    Re-contre exemples : départs de Laporte, Alba­nel, Bou­tin, Jego et Karout­chi qui n’ont effec­ti­ve­ment pas brillé dans leurs minis­tères respectifs.

  • [16] - Fabien a écrit le 23 juin 2009 :

    Mais oui. Suis je bête. C’est Nice et Sophia Anti­po­lis et donc le Séna­teur Laf­fitte qui après avoir créé cette Tech­no­pole, com­por­tant de nom­breuses star­tups, pré­side désor­mais l’association des clus­ters euro­péens.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Laffitte
    Il est égale­ment bran­ché sur l’Union pour la Médi­ter­ra­née, dans ses pré­oc­cu­pa­tions liées à l’innovation et à l’énergie
    http://euro-mediterranee.blogspot.com/2009/02/pierre-laffitte-charge-de-la-creation.html
    D’accord… Tout s’explique… Le lien avec Estrosi (député maire de Nice, pré­sident du conseil géné­ral des Alpes Mari­times)
    Les médias locaux ont l’air contents
    http://www.nicerendezvous.com/FR/CHRISTIAN-ESTROSI-A-L-INDUSTRIE-C-EST-BON-POUR-NICE-ET-L-OIN-n-5331.html
    http://www.nicematin.com/ra/derniere-minute/196908/alpes-maritimes-christian-estrosi-redevient-ministre-mais-cette-fois-de-l-industrie
    Dom­mage que les médias natio­naux ne parlent que de son sur­nom de “moto­di­dacte”… Ils n’ont pas l’air de piger ce qui se pré­pare…
    http://www.liberation.fr/politiques/0101575848-christian-estrosi-aux-manettes-de-l-industrie

  • [17] - Mickael B a écrit le 28 juin 2009 :

    Cet article a du vous deman­der un temps fou, merci beau­coup de nous faire par­ta­ger vos découvertes !

  • Jolie petite dérive sur la poli­tique, mais lais­sez moi reve­nir à l’essentiel de la dis­cus­sion : la pos­si­bi­lité d’économiser du car­bu­rant et de moins pol­luer grace à de l’eau…
    J’ai l’immense plai­sir de voir un de mes sites cité ( même si c’est de façon néga­tive ) dans l’article de Oli­vier Ezratty http://moteuraeau.freezoka.com

    Il est vrai que je n’indique pas de coor­don­nées sur ce blog, c’est juste une petite crainte que j’ai d’avoir des ennuis, because je ne sais pas vrai­ment quel est le degré de bien­veillance des “auto­ri­tés com­pé­tentes” en ce qui concerne ce proc­cédé par ailleurs génial ! Mais je crois que je m’en fais un peu trop et je vais bien­tôt indi­quer mes coor­don­nées pour aug­men­ter ma cré­di­bi­lité.
    Quoi qu’il en soit le res­pec­table article de Mon­sieur Eratty est fondé sur un pos­tu­lat tout à fait exact : l’electrolyse n’est pas “ren­table”.
    La ou il se trompe c’est dans la manière d’envisager l’électrolyse pour réa­li­ser des écono­mies de car­bu­rant. Le gaz HHO pro­duit par l’électrolyse n’est pas uti­lisé comme car­bu­rant, mais plu­tôt comme com­bu­rant, et là, point n’est besoin d’un ren­de­ment supé­rieur à 1 pour être effi­cace !
    Le gaz HHO qui à la pro­priété ( pour faire simple ) de bru­ler très rapi­de­ment, opti­mise sim­ple­ment la com­bus­tion du mélange air/carburant. Une petite quan­tité de HHO suf­fit à faire bru­ler votre car­bu­rant de façon plus com­plète. Résul­tat : vous faites plus de kilo­mètres avec la même quan­tité de car­bu­rant !
    C’est tout bête… Tel­le­ment tout bête qu’on a du mal à y croire, mais moi j’y crois, vu que je me suis fendu de quelques dol­lars pour ins­tal­ler un géné­ra­teur HHO sur mon tacot et je réa­lise effec­ti­ve­ment des écono­mies de car­bu­rant, 15% pour tout vous dire. Ce n’est pas énorme, mais très simple à réa­li­ser et per­fec­tible, les réglages sont un peu empi­riques et le taton­ne­ment semble la règle pour l’instant dans ce domaine.
    Mal­gré tout en s’y atte­lant on arrive à des chiffres impres­sion­nants : + de 50%… Je compte fer­me­ment y arri­ver.
    A sou­li­gner aussi que le coût est très faible puisque vous trou­vez sur le mar­ché des kits à construire vous même pour 40-50$ : exemple
    de kit à mon­ter soi même

    Vous pou­vez même construire tout vous même de A à Z. Evi­dem­ment comme dans tout mar­ché vous trou­vez aussi du haut de gamme beau­coup plus cher !

    Bref, tout ça pour dire que je trouve dom­mage que nos beau esprits scien­ti­fiques s’attèlent plus à la tâche de “cas­ser” ce proc­cédé plu­tôt que d’apporter leur concours au petit monde flam­bant neuf des uti­li­sa­teurs de HHO…

    Mais je suis sans crainte, Les Amé­ri­cains et Cana­diens s’y mettent depuis 1998 déjà, et l’Europe, pour une fois se fait gen­ti­ment griller par l’Afrique et L’Inde dont les habi­tants ins­tallent à tours de bras des géné­ra­teurs HHO sur leur véhi­cules.
    Je suis sans crainte donc, l’Europe y vien­dra aussi, grace à la magie d’internet. Et vous aussi, Oli­vier, vous aurez cer­tai­ne­ment bien­tôt un des ces géné­ra­teurs ou quelque chose d’approchant sous le capot de votre automobile !

    Ciao, ciao.

  • [19] - Olivier Ezratty a écrit le 27 juillet 2009 :

    Chris­tian,

    On dit à peu près la même chose: l’électrolyse de l’eau per­met d’améliorer à la marge l’efficacité de la com­bus­tion mais une étude sérieuse du bilan éner­gé­tique inté­grant le fonc­tion­ne­ment de la bat­te­rie méri­te­rait d’être réa­lisé et sur de longues durées. Car si vous consom­mez moins de car­bu­rant dans vos tests mais avez vidé votre bat­te­rie dans le même temps, le gain en est dimi­nué d’autant !

    Après, il faut se poser la ques­tion des chan­ge­ments indus­triels à réa­li­ser pour adop­ter ce pro­cédé :
    - Modi­fi­ca­tion des moteurs.
    - Modi­fi­ca­tion des sta­tions ser­vices pour dis­tri­buer… de l’eau, même si on doit bien pou­voir s’en char­ger soi-même.

    J’ai déjà croisé pas mal de pro­jets qui pré­sen­taient à l’état de pro­to­type des gains éner­gé­tiques qui mal­heu­reu­se­ment fon­daient comme neige au soleil une fois que l’on pas­sait à l’industrialisation. D’où le besoin d’évaluations sérieuses.

    Je ne suis pas en tout cas pas sûr qu’il faille sim­ple­ment incri­mi­ner tel ou tel lobby qui ralen­ti­rait l’adoption de ce procédé.

    Car, si lobby il y a peut-être, com­ment expli­quer qu’aucun jour­na­liste, aucun (en appa­rence), ne s’intéresse au sujet, et notam­ment à Miraclean ?




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