Guide des startups – dixième !

Publié le 28 avril 2009 - 20 commentaires -
PDF Afficher une version imprimable de cet article

Comme prévu, voici la dixième édition du guide sur l’Accompagnement des star­tups high-tech en France.

Et oui, le guide a main­te­nant près de trois ans d’ancienneté ! J’avais dif­fusé sa pre­mière édition au tra­vers de ce blog, tout juste nais­sant en mai 2006. Et vous êtes main­te­nant des mil­liers à le télé­char­ger chaque année.

Comme les pré­cé­dentes, cette dixième édition est le fruit de ren­contres, de vécu, d’expériences, de débats dans ce blog (au sujet d’Oséo, des FCPI, du finan­ce­ment de l’innovation en géné­ral) et de confé­rences telles que Capi­tal Week qui avait lieu au début de ce mois. Je conti­nue à mettre à jour ce guide, encou­ragé par les nom­breux entre­pre­neurs, jeunes et moins jeunes, que je croise quo­ti­dien­ne­ment et qui appré­cient de trou­ver dans un docu­ment unique des réponses à 360° sur les ques­tions qu’ils se posent au sujet de leur star­tup en cours de créa­tion, ou déjà créée.

 Guide Accompagnement Startups Hightech France

Alors, quoi de neuf doc­teur dans cette ver­sion, télé­char­geable ici ou en cli­quant sur l’image ci-dessus ?

Il y a tout d’abord une nou­veauté que j’ai bien l’entention de géné­ra­li­ser : l’intégration d’un texte de deux pages d’un contri­bu­teur externe, Chris­tian Pineau de la société Boos­tYourS­tar­tup, basée dans la Sili­con Val­ley, sur le modèle de « sub­si­diary as a ser­vice », pour la créa­tion d’une filiale aux USA par le biais d’une société de ser­vice spé­cia­li­sée. Ayant lu les pré­cé­dentes ver­sions du guide, il m’avait en gros indi­qué qu’il trou­vait que la par­tie sur l’international était un peu maigre. Je lui répondu “qu’à cela ne tienne, à toi de com­plé­ter !”. Ce qu’il fait ici, et que je vous pro­pose de copier, si vous avez un ser­vice inno­vant à pro­po­ser aux star­tups, ou plus sim­ple­ment un témoi­gnage sur votre vie d’entrepreneur.

Sinon, nous avons égale­ment un tas de choses :

  • Un encart sur les salaires des diri­geants de star­tups et des com­plé­ments sur les pro­ces­sus de recrutement.
  • Un petit point sur les busi­ness models du maté­riel, sachant que ce cha­pitre pourra être étendu par des témoi­gnages externes.
  • Un gros enca­dré de deux pages sur de bonnes pra­tiques de lea­der­ship et de mana­ge­ment, ins­piré d’une inter­ven­tion que j’ai pu faire en mars 2009 dans la confé­rence lemobile2.0.
  • Une mise à jour sur les pro­grammes d’aide aux star­tups des indus­triels du sec­teur avec Bouygues Télé­com Ini­tia­tives, Orange Part­ner, SFR, Nokia, nVi­dia, Google, Ernst & Young et Deloitte & Touche. Le tout com­plété par un tableau de syn­thèse de ces programmes.
  • La créa­tion d’un cha­pitre à part sur les prêts d’honneur, ainsi que sur toutes les aides d’Oséo.
  • La refonte du cha­pitre sur les busi­ness angels pour y inté­grer notam­ment plus d’informations sur les fonds et hol­ding ISF ainsi que sur les SIBA (Socié­tés d’Investissements de Busi­ness Angels).
  • L’ajout d’un enca­dré « Faut-il se méfier des FCPI » ins­piré d’un article sur le même sujet publié sur ce blog en mars 2009 et qui se foca­lise sur les pré­cau­tions à prendre.
  • Un tableau sur les pôles de com­pé­ti­ti­vité du numé­rique avec quelques sta­tis­tiques inté­res­santes mon­trant ceux qui sont le plus ouverts aux PME indépendantes.
  • Quelques com­plé­ments au cha­pitre sur le Cré­dit Impôt Recherche, un sujet bien débattu dans ce blog.
  • Un nou­veau cha­pitre sur la Caisse des Dépôts, France Inves­tis­se­ment et le Fond Stra­té­gique d’Investissement com­plété d’un schéma sur l’ensemble du finan­ce­ment de l’innovation en France qui reprend le contenu de cet article récent.
  • La réor­ga­ni­sa­tion du tableau de pres­ta­taires de ser­vices autour des star­tups, triés par caté­go­rie d’activité et mis à jour avec notam­ment les ajouts de Lin­coln Asso­ciés, Boos­tYourS­tar­tup, Atti­neo, Merio­neo et Vianoveo.
  • L’ajout du tableau de bord de Paris Busi­ness Angels dans les annexes qui donne une bonne idée de l’activité d’un club de busi­ness angels.

Plus, des détails deci delà, une mise à jour contex­tuelle (la crise, etc) de cer­tains textes, des cor­rec­tions, des sup­pres­sions de dis­po­si­tifs, orga­nismes ou événe­ments qui ont disparu.

Comme d’habitude, vos feed­backs et contri­bu­tions sont les bienvenus :

  • Vous êtes entre­pre­neur et sou­hai­tez témoi­gnez de votre par­cours, des bonnes pra­tiques et astuces de l’entrepreneuriat en France.
  • Vous êtes pres­ta­taire de ser­vices dans l’écosystème de l’innovation et sou­hai­tez faire connaitre vos activités.
  • Vous êtes un acteur du sec­teur public natio­nal ou régio­nal et sou­hai­tez com­plé­ter ou cor­ri­ger une infor­ma­tion sur vos dispositifs.
  • Vous êtes inves­tis­seur privé et sou­hai­tez aussi appor­ter votre témoi­gnage sur ce que vous atten­dez des entrepreneurs.

N’hésitez pas à me contacter !

Pro­chaine ver­sion : d’ici la fin de l’été, et en fonc­tion de l’actualité.


Social book­mar­king:
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Digg
  • StumbleUpon
  • del.icio.us
  • Facebook
  • FriendFeed
  • Suggest to Techmeme via Twitter
  • Twitter

Publié le 28 avril 2009 Post de Olivier Ezratty | Economie, Entrepreneuriat, France, Innovation, Management, Startups, Technologie | 20 commentaires

Les 20 commentaires sur “Guide des startups – dixième !” :

  • [1] - Guil a écrit le 28 avril 2009 :

    Il y a quelques petites erreurs.

    Page 80 - L’Agence de l’innovation indus­trielle n’est pas en charge des pôles de com­pé­ti­ti­vité mais du pro­gramme ISI (Inno­va­tion Stra­té­gique Indus­trielle), qui finance des pro­jets col­la­bo­ra­tifs (hors pôles de com­pé­ti­ti­vité), au sein d’OSEO. C’est ce qui reste de l’ancienne AII. Et à la dif­fé­rence des pôles de com­pé­ti­ti­vité, les pro­jets peuvent ras­sem­bler des entre­prises de dif­fé­rentes régions. Ce sont des avances rem­bour­sables (pour une grosse part) et des sub­ven­tions (phase recherche) : les mon­tants sont en moyennes de 5 à 8 mil­lions d’euros par pro­jet, pour une durée de cinq ans en général.

    En fait, c’est le FUI (Fonds Unique Inter­mi­nis­té­riel) qui finance les pro­jets de R&D col­la­bo­ra­tifs (même zone) des pôles de com­pé­ti­ti­vi­tés. Il est, pour l’instant, géré par la DGCIS (direc­tion géné­rale de la com­pé­ti­ti­vité, des l’innovation et des ser­vices) à Bercy. Ce fonds sera bien­tôt trans­féré à Oséo (d’après ce que le patron d’Oséo a indi­qué il y a un an). Ce sont des sub­ven­tions exclu­si­ve­ment des­ti­nés aux pro­jets rete­nus dans le cadre des appels à pro­jets spécifiques.

    Enfin (page 77), la baisse du bud­get OSEO inno­va­tion glo­ba­le­ment est due à l’existence du FUI et à la mon­tée en puis­sance du CIR (on a retiré plus de 120 mil­lions d’euros à l’aide pour le don­ner au CIR, pour l’année 2009). Le finan­ce­ment des jeunes entre­prises en Ile de France reste une prio­rité, mais le taris­se­ment du bud­get oblige à ser­rer au maxi­mum les vis et à jouer sur plu­sieurs types de financement…

    Reste à faire le bilan de tout cela un jour. Réunir les finan­ce­ments natio­naux autour d’OSEO ne serait pas une mau­vaise ini­tia­tive pour créer de la cohé­rence et cou­vrir tous les besoins de façon plus confor­table qu’actuellement. Le res­crit fis­cal est aussi confié à OSEO en 2009 : on pourra bien­tôt lui deman­der si les dépenses que l’on déclare sont éligibles ou non et cela vau­dra “OK” pour le fisc.

    On pour­rait aussi ima­gi­ner inté­grer le méca­nisme du Pacte PME à OSEO, ainsi que le finan­ce­ment de l’amorçage (CDC).

    Comme cela on pour­rait dis­po­ser d’une véri­table struc­ture de finan­ce­ment de A à Z, comme la Small Busi­ness Admi­nis­tra­tion aux US.

  • [2] - Olivier Ezratty a écrit le 28 avril 2009 :

    Merci Guillaume pour ces cor­rec­tions. J’ai inté­gré les deux pre­mières dans une “silent release” qui est à jour sur le site. Pour les évolu­tions du finan­ce­ment d’Oséo, je ne traite pas du détail faute d’informations fiables sur le sujet.

    Le bilan ? Oui, il serait utile. La Cour des Comptes s’en occupe en ce moment parait-il.

    Tout inté­grer dans Oséo ? Pour­quoi pas, mais pas avec la gou­ver­nance actuelle qui fait trop la part belle à la branche “banque” de l’organisme. Et un peu de dis­tri­bu­tion créé un mini­mum de “tolé­rance aux pannes”.

  • [3] - Fabien a écrit le 28 avril 2009 :

    Je suis allé sur inter­net ce qui se dit de la SBA après le post de Guillaume.

    Le méca­nisme de garan­tie des prêts est aussi très fort aux Etats-Unis d’après ce que l’on peut voir sur le site de cette agence SBA. C’est la plus grosse demande de la part des PME en géné­ral pour avoir accès aux cré­dits des banques, qui consti­tue quand même le vec­teur de finan­ce­ment le plus basique pour l’activité des boîtes. Le finan­ce­ment de la R&D, c’est pour la “crème”. Et il y a l’accès à la com­mande publique (le nec plus ultra).

    Com­ment com­pre­nez vous le fonc­tion­ne­ment de la SBA Oli­vier, car je crois que vous avez des contacts entre­pre­neurs aux US aussi ?

    Voici la liste des sou­tiens (assis­tance, prêts, garan­tie, com­merce exté­rieur, etc) :
    http://www.sba.gov/aboutsba/sbaprograms/index.html

    Le fonc­tion­ne­ment du SBIR (sou­tien au trans­fert et pro­gramme de finan­ce­ment de la R&D des PME)
    http://www.sba.gov/aboutsba/sbaprograms/sbir/index.html

    Le pro­gramme SBIR pro­pre­ment dit
    http://www.sba.gov/aboutsba/sbaprograms/sbir/sbirstir/sbir_sbir_description.html

    J’avoue ne pas bien com­prendre le fonc­tion­ne­ment de ce sys­tème qui a priori sert un peu de modèle pour nos sys­tèmes ici. Peut être qu’à l’avenir le sou­tien à l’innovation pas­sera par la mise en place de pro­grammes spé­ci­fiques ? Ou bien devons nous avoir un modèle propre à la France ou à l’Europe ? En Alle­magne, ce sont les lan­ders, en Espagne il y a une agence, comme au Luxem­bourg et en Suède…

    On s’éloigne un peu du guide pour les star­tups en France, mais si on pou­vait faire un com­pa­ra­tif ce serait très interessant.

    En indi­quant en conclu­sion de votre guide, qu’en France il y a plé­thore d’aides (le tout Etat cen­tra­li­sa­teur issu du col­ber­tisme…) : cette mul­ti­tude d’aides appa­rentes ne cachent elles pas un manque réel de moyens ? Y a t-il davan­tage de sou­tien public ici qu’ailleurs ??? Si tout était regroupé, comme aux Etats-Unis, et si l’on com­pa­rait, peut être que l’on décou­vri­rait que la France consacre en réa­lité peu de moyens à la recherche en entre­prises (% de son PIB) par rap­port à d’autres pays… J’ai pu lire que même au niveau de l’Europe, le mon­tant du finan­ce­ment était en deça de ce qu’il devrait être (% du PIB).

    Et der­nière ques­tion. Pour­quoi la CDC et OSEO ne regroupent pas leurs moyens numé­riques pour faire se ren­con­trer star­tups et inves­tis­seurs. Je suis allé sur http://www.appuipme.fr/ (le ser­vice lancé par Novelli der­niè­re­ment) et ce nou­veau site ne men­tionne pas Oséo, mais uni­que­ment CDC, France Inves­tis­se­ment, FSI, etc.
    De son côté, Oséo à son http://www.capitalpme.oseo.fr/
    et http://investnet.capitalpme.oseo.fr/
    Il y a une pré­sen­ta­tion géné­rale
    http://www.apce.com/cid87128/hervenovellialanceaujourdhuiledispositifappuipmeaveclacaissedesdepotsetoseo.html

    Bref, tout cela pour­rait être regroupé un jour… tout en gar­dant les spé­ci­fi­ci­tés des uns et des autres ?

    Au fait : vous avez sans doute reçu votre décla­ra­tion d’impôt. Vous avez pu consta­ter la part belle soit disant de nos impôts pour l’enseignement et la recherche. Là aussi, il fau­drait défi­ni­ti­ve­ment sépa­rer “ensei­gne­ment” de “recherche”… pour avoir une vision réa­liste des choses. Je ne suis pas cer­taine que la France consacre autant à la recherche, comme elle le croît.

  • Bon­jour,

    Merci pour ce travail!

    Une fois de plus je l’ai publié ici: http://fr.calameo.com/books/000000039a6dd45cee3ee

    Bonne conti­nua­tion

  • Cha­peau bas…

  • [6] - Olivier Ezratty a écrit le 30 avril 2009 :

    @Fabien : bien sûr qu’il y a aussi des aides aux PME aux US. Avec beau­coup de simi­li­tudes et quelques différences :

    - Le SBA apporte sur­tout une fis­ca­lité inté­res­sante pour les inves­tis­seurs dont on peut dire que nous avons main­te­nant à peu près l’équivalent en France.
    - Il apporte aussi des garan­ties de prêts ban­caires pour les PME, très voi­sin de ce que fait Oséo Garan­tie. A ceci près que les banques ont titrisé ces prêts aux USA. Un peu comme avec les sub­primes. Si les PME US allaient très mal, on aurait alors quelques autres Leh­man sous le coude…
    - La com­mande publique joue un rôle plus fort dans la R&D que les aides directes à la fran­çaise. Il est pré­fé­rable d’avoir des clients que des aides lorsque l’on entre­prend ! Mais cette com­mande est très orien­tée vers les grands groupes indus­triels. Il me semble que les grands labos d’université (Stan­ford & co) en pro­fitent plus que les star­tups tech­no­lo­giques.
    - Dans le numé­rique, l’écosystème privé fonc­tionne bien mieux qu’en France car il a généré de nom­breux suc­cès mon­diaux créa­teurs de richesse méca­ni­que­ment redis­trit­bu­tive dans l’écosystème high­tech alors que la France a plu­tôt généré des échecs indus­triels (plan cal­cul, Bull, Alca­tel, Sagem, Thomson).

    Mais dans le concert euro­péen, mal­gré tous ses tra­vers, la France n’a fina­le­ment pas trop à rou­gir. OK, les anglais ont plus de busi­ness angels que nous, mais com­bien de star­tups y ont réussi à l’échelle mon­diale ? Pas tant que cela…

  • [7] - herve a écrit le 1 mai 2009 :

    Je serai moi aussi inté­ressé par une meilleure com­pré­hen­sion des SBIR / SBA dont on parle sou­vent en Europe comme une solu­tion au déve­lop­pe­ment des start-up. Je dois noter une chose. Je me suis amusé depuis quelques semaines à ana­ly­ser les entre­prises sor­ties de Stan­ford ou créées par des alumni. J’en suis à 600 entre­prises (mais il y en a évidem­ment beau­coup plus). Les SBIR n’apparaissent que très rare­ment et en majo­rité pour aider des start-up life­style , je parle en géné­ral d’un expert qui don­ner du consul­ting, des ser­vices. Je vois rare­ment les SBIR pré­sents pour des start-ups qui ensuite sont allées cher­cher du capi­tal risque. J’avais eu il y a quelques années une conver­sa­tion avec un tel expert, basé à Bos­ton qui m’avait indi­qué que les SBIR avaient plu­tôt cette voca­tion en effet. Toute la ques­tion est de savoir si ces méca­nismes favo­risent vrai­ment la crois­sance ou la survie.

  • [8] - Guillaume a écrit le 4 mai 2009 :

    De toute façon, les fon­da­teurs de star­tups ne sont inter­es­sés que par une chose : se faire rache­ter par un grand groupe anglo­saxon pour y tra­vailler ensuite comme sala­riés… Cela favo­rise les sor­ties pour les VCs et BA aussi avec de belles plus-values. Mais quid du rôle d’une aide publique ? Si elle est rem­bour­sée, ça va, si ce sont des sub­ven­tions, cela ne va plus du tout… notam­ment si on perd l’entreprise et les emplois qui vont avec…

  • [9] - macha a écrit le 4 mai 2009 :

    J’ai lu le guide et il est pas mal foutu. Vous allez finir par le rendre payant ? Je le sens… Vous comp­tez lever des fonds vous aussi ?

  • [10] - Olivier Ezratty a écrit le 4 mai 2009 :

    @Guillaume : lorsqu’ils sont acquis par un groupe anglo-saxon, les fon­da­teurs quittent sou­vent le groupe en ques­tion au bout d’un an et quelques, soit la durée contrac­tuelle pour béné­fi­cier de l’ensemble de la com­pen­sa­tion finan­cière du rachat. Et quand ils sont encore jeunes, pour créer une autre entre­prise. Exemple archi-connu : Pierre Chap­paz (Kel­koo, Wikio), mais aussi Gilles Babi­net (Musi­wave, sui­vie de 3 star­tups), etc. Il y a aussi des rachats par des groupes fran­çais, mais à des valos moins bonnes. Comme notre écosys­tème local est moins dyna­mique et inter­na­tio­nal qu’aux USA, l’argent vient de là où il est, c’est tout simple.

    “L’argent” de la vente peut res­ter en France pour créer d’autres emplois … tant que les béné­fi­ciaires ne s’expatrient pas. Autre his­toire archi-racontée : Denis Payre, cofon­da­teur de Busi­ness Objects, qui s’expatrie en Bel­gique car il ne peut pas payer l’ISF dont il est rede­vable à l’époque sur des actions qu’il ne peut pas revendre car blo­quées un cer­tain temps. Pour ne pas tom­ber en faillite per­son­nelle, il s’expatrie, et créé ensuite Kiala, en Belgique…

    @Macha : non, je n’ai pas prévu de vendre ce guide. Et l’éditer en papier ne me semble pas appro­prié car il doit évoluer trop fré­quem­ment. La publi­ca­tion Inter­net et ouverte reste le meilleur moyen de dif­fu­sion. Ce guide comme mes autres publi­ca­tions sur ce blog ali­mentent indi­rec­te­ment et très bien mon acti­vité de conseil.

  • [11] - Fabien a écrit le 6 mai 2009 :

    Zim­mern a encore frappé. Il conti­nue de deman­der la sup­pres­sion de Anvar, alors que cette agence a qua­si­ment dis­paru déjà. OSEO étant deve­nue une pure banque avec des règles pri­vées.
    http://www.ifrap-2012.org/Malgre-tous-les-budgets-de-l-Etat-la-France-loin-derriere-pour-l-innovation,1153.html
    Je sup­pose qu’il veut donc par­ler des exo­né­ra­tions fis­cales pour la R&D (CIR) et des pôles de com­pé­ti­ti­vité (1 mil­liard d’euros) ? Puisqu’Anvar est sup­pri­mée mais que d’autres struc­tures ont été créées par Nico­las Sar­kozy.
    Il pré­cise que c’est au privé de tout finan­cer en matière d’innovation. Et si c’est trop ris­qué (ou non financé par le privé), c’est que le pro­jet n’est pas viable.
    Qu’en pen­sez vous ?
    Il y a un ancien de l’Anvar qui vient de reprendre une boîte en Bre­tagne. C’est pour dire
    que le soi disant “fonc­tion­naires” d’Oséo Anvar n’ont pas peur d’entreprendre, même en période de crise
    http://www.lejournaldesentreprises.com/editions/35/actualite/entreprise-du-mois/les-craquelins-de-st-malo-un-ancien-d-oseo-a-la-barre-01-05-2009-68489.php

  • [12] - Olivier Ezratty a écrit le 7 mai 2009 :

    Le point de vue de Zim­mern manque cer­tai­ne­ment de nuance. Je me demande s’il croise sou­vent des star­tups, notam­ment dans le sec­teur du numé­rique, s’il connait les notions de finan­ce­ments non dilu­tifs et de valo­ri­sa­tion, etc.

    Si on l’écoutait, on lais­se­rait le privé finan­cer (ou pas…) l’innovation et se débattre avec des ren­de­ments actuel­le­ment nuls du capi­tal risque. La logique du mar­ché ferait donc que le finan­ce­ment de l’innovation serait aban­donné car trop ris­qué, et avec pas assez de retours finan­ciers. Belle pers­pec­tive, proche de la sai­gnée des doc­teurs du moyen-âge.

    Zim­mern pour­rait creu­ser un peu le pour­quoi du manque suc­cès de nos star­tups, du dés­équi­libre trop fort en faveur des aides publiques à la R&D au détri­ment du reste qui condi­tionne encore plus le suc­cès des inno­va­tions (ventes, mar­ke­ting, inter­na­tio­nal, écoute du mar­ché et des besoins clients, expé­ri­men­ta­tion, etc), du rôle des grands groupes, de la culture d’innovation du pays dans son ensemble.

    S’il n’est pas dérai­son­nable de vou­loir aug­men­ter la part du privé dans le finan­ce­ment de l’innovation, il fau­drait pour rendre le pro­pos cré­dible pro­po­ser une véri­table stra­té­gie pro­gres­sive pour y arriver…

    Il fau­drait aussi bench­mar­quer sérieu­se­ment ce que font les autres pays euro­péens. S’il est cer­tain que la France est assez ima­gi­na­tive en dis­po­si­tifs publics d’aide à l’innovation, je ne serais pas étonné qu’il y en ait aussi beau­coup ailleurs. Et n’oublions pas que l’Europe n’est pas véri­ta­ble­ment une réfé­rence. Ce n’est pas un bon ter­rain de jeu pour les star­tups, notam­ment dans le numé­rique. Le mar­ché inté­rieur est trop frag­menté, mal­gré l’espace écono­mique euro­péen et l’Euro. La mon­naie ne suf­fit pas à homo­gé­néi­ser les marchés !

  • [13] - Jean a écrit le 12 mai 2009 :

    J’ai trouvé un peu par hasard sur la toile, une évalua­tion de l’action de l’Anvar dans les années 90, réa­li­sée par un cabi­net indé­pen­dant (Tech­no­po­lis), qui a aussi audité d’autres struc­tures de sou­tien à l’innovation dans le monde. Cela peut vous être utile pour vos recherches futures sur le sujet… Le rap­port démontre que l’aide directe par rap­port au CIR est sur­tout très utile aux créa­tions d’entreprise (et moins pour les entre­prises plus matures, bien que ces entre­prises soient inter­es­santes car rem­bour­sant mieux). Tout y est très bien expli­qué. Et en outre, il indique que le sys­tème fran­çais était déjà très en avance par rap­port à d’autres.
    Donc, des enquêtes il y en a déjà eu. Atten­dons les pro­chaines.
    Voici le rap­port Tech­no­po­lis :
    http://www.technopolis-group.com/resources/downloads/reports/259_rapport.pdf

  • [14] - Olivier Ezratty a écrit le 14 mai 2009 :

    Inté­res­sant quoiqu’un peu ancien, ce rap­port datant de 2001 et de l’époque où l’ANVAR pre­nait même des par­ti­ci­pa­tions dans les socié­tés, pra­tique arrê­tée depuis. L’étude repose sur du décla­ra­tif courrier+téléphone des star­tups inter­ro­gées donc la métho­do­lo­gie est sujette à cau­tion. Si on vous prête de l’argent et que l’on vous demande ensuite si cela vous a aidé, vous répon­dez géné­ra­le­ment positivement…

    Que des aides de l’Etat aient aidé ces entre­prises à créer leur pro­duit et que l’apport de fonds propres leur ait per­mis de se déve­lop­per, cela tombe sous le sens. Sur­tout si le pro­ces­sus d’obtention n’était pas trop lourd. Et on sait que l’efficacité du dis­po­si­tif dépend de la qua­lité des équipes qui le gèrent.

    Oui, la France est en “avance” dans la diver­sité de ses aides à l’innovation. Presque trop tant il y en a. Et le rap­port point du doigt le fait qu’à cette époque, il n’y avait pas d’accentuation mise sur la par­tie com­mer­cia­li­sa­tion. Et c’est loin de s’être amé­lioré depuis dans l’ensemble du dis­po­si­tif public d’accompagnement de l’innovation. Notam­ment du fait du CIR qui en fait com­plè­te­ment abs­trac­tion et consomme près des deux tiers du bud­get de l’Etat consa­cré à l’innovation.

  • [15] - boris a écrit le 14 mai 2009 :

    Bon­jour,
    une ques­tion que les entre­pre­neurs sala­riés peuvent se poser et qui peut utile de men­tion­ner dans votre (excellent) docu­ment :
    quid des ASSEDIC pour les dirigeants+-actionnaires- sala­riés en cas d’échec (dépôt de bilan) de la boite?
    Même régime qu’un employé?

  • [16] - macha a écrit le 15 mai 2009 :

    Pour que les aides puissent s’intéresser à la phase com­mer­ciale, il fau­drait que Bruxelles arrête de tout régen­ter en véri­fiant sans arrêt si oui ou non il y a dis­tor­sion de concur­rence, chaque fois que l’on veut aller un peu plus loin dans le sou­tien. Il est clair que le régime de l’aide en France dépend du bon vou­loir des direc­tives euro­péennes. C’est un peu dom­mage. Ce foutu traité de Lis­bonne n’a rien arrangé en met­tant en avant la sainte loi de la libre concur­rence. On l’avait déjà com­pris, mais nos res­pon­sables poli­tiques ont voté pour… Il ne fau­dra pas s’étonner si les pré­oc­cu­pa­tions des citoyens désor­mais se déplacent un peu, en remet­tant en cause qua­si­ment le mode de fonc­tion­ne­ment de l’entreprise, avec l’emprise de l’actionnariat sur le sala­riat.
    Et il y a aussi le sta­tut de l’auto-entrepreneur qui est paraît il une réus­site. Quelle consé­quence sur le tissu des entre­prises nou­velles ? Il semble que cela créé une concur­rence entre entre­pre­neurs : ceux qui paient des charges, ceux qui n’en paient. Le droit au chô­mage ensuite aussi. L’auto-entreprise vaut pour les métiers de consul­tant. Mais sans doute que de jeunes cher­cheurs ou diplô­més se lancent aussi pour créer des pré-startups avec ça…

  • [17] - Olivier Ezratty a écrit le 16 mai 2009 :

    @Boris : je ne sais pas trop. Un lec­teur aurait-il la réponse ?

  • [18] - Égide a écrit le 25 mai 2009 :

    Le chô­mage est un sys­tème assu­ran­ciel. Pour y avoir droit, il faut avoir cotisé pen­dant une durée mini­male.
    Qu’importe si on est action­naire ou diri­geant, tant qu’on est sala­rié et qu’on a cotisé assez long­temps, on peut avoir droit aux indem­ni­tés de l’assedic.

  • Oli­vier, si vous avez l’intention de mettre à jour votre “guide de l’entrepreneur” comme vous l’indiquez sur Twit­ter, je vous sug­gère for­te­ment d’expliquer aux créa­teurs de bien s’insérer dans leur éco-système : pôles, incu­ba­teurs, région/ville, Etat, banques, réseaux asso­cia­tifs. Aujourd’hui, tous ses acteurs tra­vaillent main dans la main pour se par­ta­ger les efforts de façon ciblée. Pour ce qui est d’Oséo, cet orga­nisme conti­nue de bien cor­res­pondre aux attentes des entre­pre­neurs, car son mode d’accès et de fonc­tion­ne­ment finit par être moins com­pli­qué que les autres, et les délais de finan­ce­ment sont plus courts que les appels à pro­jets et autres concours en tout genre… Deman­dez autour de vous. Vous consta­te­rez… Et sur­tout faites en sorte que les grands esprits en débat chez NKM sur le grand emprunt ne consi­dèrent pas les PME que comme seuls inté­gra­teurs des inno­va­tions numé­riques ; elles sont aussi “concep­trices” de ces inno­va­tions et elles ont besoin de finan­ce­ment pour les mener. Le grand emprunt ne doit pas être englouti dans les seules infra­struc­tures en fibre optique… Hervé Novelli n’est pas le meilleur repré­sen­tant des PME inno­vantes ; il ne parle que des charges sociales, de son sys­tème d’autoentreprise… Son dis­cours est un peu “vieillot”. Estrosi est noyé par les pro­blèmes de plans sociaux de l’industrie. Pécresse ne pense qu’aux régio­nales en Ile de France et aux labo­ra­toires. NKM n’est pas bien posi­tion­née et tente de tirer la cou­ver­ture à elle au détri­ment de plein de choses…

    • [19.1] - Olivier Ezratty a répondu le 10 septembre 2009 :

      OK, je note. Sur­tout la notion “d’écosystème local”. En tout cas, il faut se faire aider, c’est sûr, pour éviter une déper­di­tion d’énergie. Les incu­ba­teurs sont un bon point de départ.

      Pour les plans du gou­ver­ne­ment sur l’emprunt, après avoir assisté au sémi­naire orga­nisé aujourd’hui (jeudi 10 sep­tembre 2009), on peut dire qu’il n’y aura pas que du haut débit dans l’emprunt. Mon CR arri­vera d’ici la fin du week-end…




Ajouter un commentaire

Vous pouvez utiliser ces tags dans vos commentaires :<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong> , sachant qu'une prévisualisation de votre commentaire est disponible en bas de page après le captcha.

Captcha

Pour valider votre commentaire, veuillez saisir les lettres ci-dessus et cliquer sur le bouton Soumettre votre commentaire.

Derniers posts

Derniers commentaires

“Egalement basée à Rennes, CinéAct (www.cineact.fr), créée en 2005 permet à l’ensemble des professionnels du monde du cinéma (exploitants, distributeurs, producteurs, r...”
“En effet, je vais corriger cela dans une silent release....”
“Merci beaucoup pour cet excellent guide. Pour information, le programme français IDEES de Microsoft n'existe plus et à laisser place au programme "BizSpark One" au niveau mondial. Julien Codorniou est toujours le bon c...”
“Bravo pour cette nouvelle version. A regretter que tu ne puisses faire un guide des start-up high-tech européennes, tant tes conseils seraient adaptés pour une grande part hors de l'hexagone. Mais j'imagine le défi! J...”
“Bonjour, J'ai un doute l'offre est tellement éclatée qu'il est possible que Steve réusisse en fédérant les énergies des autres acteurs... A mon avis l'enjeu c'est encore une fois de trouver le businees model de...”


Téléchargements gratuits

Diffusés gratuitement (sous Creative Commons) et en PDF :

image

CouvertureRapportCES

Voir aussi la liste complète des publications de ce blog.


Catégories