Point sur les propositions pour les Assises

Publié le 25 juin 2008 et mis à jour le 30 juin 2008 - 8 commentaires -
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Depuis la publi­ca­tion d’un ensemble de pro­po­si­tions pour encou­ra­ger l’entrepreneuriat et faire réus­sir les star­tups en France, j’ai obtenu des feed­backs divers qui ont été inté­grés pour l’essentiel dans le plan.

D’autres vont arri­ver ! Et le temps presse car l’équipe d’Eric Bes­son va rele­ver les comp­teurs des pro­po­si­tions début juillet !

Pour à la fois recon­naître les contri­bu­tions directes et les faire resor­tir, je me suis dit qu’il était utile de les mettre en évidence. Alors voici cer­tains des éléments que j’ai reçus par mail ou en mode révi­sion du docu­ment et qui méritent d’être relayés :

Pierre Kociusco-Morizet (Vice-Président de l’IE-Club et PDG de Price Minister)

Sim­pli­fier les aides à la créa­tion d’entreprise : la créa­tion est simple, mais les aides s’empilent et créent un maquis bien dense pour l’entrepreneur.

Tra­vailler à une har­mo­ni­sa­tion euro­péenne, à la fois en terme de droit du tra­vail, de fis­ca­lité, etc. Et sur­tout, ne plus réflé­chir en franco-français, mais au moins en européen !

Consi­dé­rer l’accès à Inter­net et glo­ba­le­ment aux tech­no­lo­gies de l’information comme une prio­rité natio­nale, et mettre les moyens qui vont avec.

Séve­rine Sma­jda (asso­cia­tion Cyber-Elles)

il me sem­ble­rait utile d’avoir quelques expli­ca­tions sur ce que c’est qu’entreprendre et com­ment s’y prendre lorsque l’on est au col­lège ou au lycée. L’initiative de 100 000 entre­pre­neurs est très inté­res­sante et il fau­drait la géné­ra­li­ser à mon sens. Cer­taines ini­tia­tives indi­vi­duelles sont prises au niveau des col­lèges et j’ai pu y par­ti­ci­per. C’est éton­nant comme des jeunes de 14 /15 ans peuvent avoir envie d’entreprendre ! Avant que les ensei­gnants ou le sys­tème éduca­tif ne les en décou­ragent, il est impor­tant de leur don­ner des exemples et sur­tout de leur expli­quer com­ment s’y pré­pa­rer au mieux.

Hervé Lebret (auteur de “Start-ups”, pro­fes­seur à l’Ecole Poly­tech­nique de Lausanne)

Un point me semble-t-il oublié : les amé­ri­cains ont une éduca­tion pra­tique, ité­ra­tive, le « trail and error ». Cet aspect là donne confiance, apprend à vivre avec l’incertitude. On parle d’éducation dès le plus jeune âge.

Encou­ra­ger les échanges avec les régions et indi­vi­dus qui ont l’expérience. Anna­Lee Saxe­nian a bien mon­tré dans « The New Argo­nauts » qu’une culture de pion­nier est essen­tielle à l’innovation. Tai­wan, Israël, puis l’Inde et la Chine ont sur envoyer leurs éléments pro­met­teurs dans des régions entre­pre­neu­riales (au risque de les perdre…) pour mieux les récu­pé­rer plus tard. Grâce à cette géné­ra­tion, (il ne s’agit pas que d’invidus iso­lés), une culture entre­pre­neu­riale en high-tech a pu s’établir loca­le­ment. J’aime beau­coup l’analogie au sport de haute com­pé­ti­tion : la migra­tion des stars a sans doute conduit à l’augmentation du niveau natio­nal de haut niveau, et une entre­pre­neur de start-up, c’est un spor­tif de haut niveau…

(à pro­pos de la réforme des grands Corps de l’Etat) Salu­taire sans doute mais peut-être trop irréa­liste et donc pas cré­dible. Il faut don­ner envie, pas néces­sai­re­ment faire peur.

La grande ques­tion est de savoir si un état peut aider à l’innovation. J’aurai ten­dance à pen­ser que parier sur une qua­lité en amont (éduca­tion, recherche) aurai plus d’impact à la condi­tion que le monde écono­mique prenne le relais de l’innovation. Je ne suis pas sûr d’avoir jamais vu une agence étatique d’innovation bien efficace.

Jéré­mie Fain (Eme­rald Vision)

Un entre­pre­neur enta­ché d’une liqui­da­tion de société aura beau­coup de mal à trou­ver une nou­velle banque pour mon­ter une autre société, ou même à être admi­nis­tra­teur d’une société tierce : bien au-delà des valeurs, il y a une per­cep­tion néga­tive quasi-institutionnelle de l’échec.

(L’acceptation de la valeur de l’argent) relève de l’Education Natio­nale aussi, et plus pro­fon­dé­ment de la vieille concep­tion bal­sa­cienne selon laquelle der­rière chaque for­tune se cache­rait un crime. Dif­fi­cile de faire bou­ger cela autre­ment qu’en sta­ri­fiant l’entrepreneur, mais là, on risque de reve­nir aux années Tapie. 

(au sujet de la moti­va­tion des étudiants pour entre­prendre) Je pense qu’il s’agit plu­tôt d’un manque de condi­tion­ne­ment des étudiants par les corps pro­fes­so­raux. Pour ces der­niers, un bon élève est un étudiant qui rejoin­dra une grosse boite ou le CNRS. Cer­tains pro­fes­seurs d’écoles d’ingénieurs n’hésitent pas à faire des remarques à leurs étudiants du genre « c’est une pré­sen­ta­tion digne d’un mar­ke­teux d’HEC » et la même chose serait valable à HEC (quand bien même, grâce aux admis­sions pas­se­relles, il y a beau­coup plus d’ingénieurs dans les classes) : on n’apprend pas aux pro­fils ges­tion­naires et aux pro­fils tech­niques à tra­vailler ensemble.

Il ne s’agit pas à mon sens d’assister les étudiants dans leur quête d’entreprendre. Tout le monde peut finan­cer par du ser­vice la créa­tion de son entre­prise. Bill Gates et Paul Allen, ou plus récem­ment Mark Zucker­berg, n’ont jamais eu d’OSEO ou de concours du Minis­tère de la Recherche pour finan­cer les débuts de Micro­soft ou Face­book! Une solu­tion : favo­ri­ser la créa­tion d’entreprises par des étudiants pen­dant les études.

Un mot sur les grands comptes fran­çais  : per­sonne n’y prend de déci­sion. C’est assez atter­rant, mais c’est une réa­lité : les cir­cuits déci­sion­nels sont poli­tiques, opaques et obs­curs de l’extérieur. Ce qui explique en par­tie pour­quoi le tissu de PME fran­çais est aussi fra­gile en com­pa­rai­son de nos voi­sins alle­mands ou même italiens.

A noter que suite aux affaires Vinci et Air­bus (stock options des diri­geants), les BCE sont taxés comme du revenu et non plus comme du capi­tal. Ce qui est un élément blo­quant dans le recru­te­ment pour les startups.

La quasi-absence de capital-risqueur à même d’être capable de finan­cer des pro­jets « sur plans ». L’Etat n’y peut pas grand-chose, à part faire signe à la CDC, prin­ci­pale pour­voyeuse ins­ti­tu­tion­nelle des fonds de capital-risque, de pri­vi­lé­gier ce genre d’investissements.

Youen Chéné (de “Your Soft­ware 276″, une SSII de Rouen)

(au sujet du besoin de Bourses plus impor­tantes pour les étudiants) Par­ti­cu­liè­re­ment vrai pour les écoles et uni­ver­si­tés en région pari­sienne où le prix du loge­ment est pro­hi­bi­tif. Mais faux pour les villes de pro­vinces où les bourses sont le plus sou­vent suf­fi­santes (sauf pour la cau­tion et le pre­mier mois de loyer avant que les bourses n’arrivent). J’ai été bour­sier et en école d’ingénieur publique. En même temps, sur Paris je n’ai jamais fait autant de petit bou­lots (avec la Junior Entre­prise) qui m’ont beau­coup servi pour le début de ma car­rière pro­fes­sion­nelle. Je pense que c’est plus un pro­blème d’ambition, de connais­sance de l’enseignement supé­rieur (qui est très sou­vent très par­tiel­le­ment connu par les lycéens) et de pes­si­misme ambiant.

(au sujet des aides Oseo) Si on sou­haite expor­ter un ser­vice web au plus tôt, c’est d’investissements mar­ke­ting et com­mer­ciaux que l’on a besoin.

La sim­pli­fi­ca­tion du sys­tème fis­cal et même la sup­pres­sion de L’ISF per­met­traient une meilleur récom­pense du risque.

Jean-Eudes Quef­fe­lec qui sou­haite rajou­ter quelques propositions :

Mai­trise de l’anglais: c’est tel­le­ment évident qu’on oublie encore de le men­tion­ner et pour­tant la situa­tion ne s’améliore guere; com­ment etre bon a l’export sans mai­tri­ser l’anglais. Je vois en ce moment l’engouement pour le chi­nois dans les ecoles secon­daires, mais on oublie que l’anglais est la langue du busi­ness même en Chine!! typi­que­ment fran­çais ! C’est encore plus cru­cial pour les PME qui n’ont pas les struc­tures des grands groupes. Des bons métriques à mettre en avant sur ce thème et a sur­veiller sur 5 à 10 ans : % de fran­cais qui obtiennent un diplome type MBA ou qui passent plus de 12 mois consé­cu­tifs a l’étranger en étude sup ou en emploi, % des fran­cais dans les grandes uni­ver­si­tés mon­diales (clas­se­ment de Shan­ghai ?), % de fran­cais qui passent le bac international.

Prio­ri­sa­tion des indus­tries TIC: pour­quoi ne pas mettre en valeur cer­taines indus­tries des TIC: logi­ciel, inter­net, jeux, gra­phisme, mobile qui sont plus pro­pices aux start-ups (moins de capi­taux; time to mar­ket plus courts, mieux adapté aux for­ma­tions et men­ta­li­tés francaises).

Objec­tifs: pages 28, les objec­tifs sont plus des indi­ca­teurs qui per­mettent de faire un tableau de bord de la pro­gres­sion du plan. Il fau­drait des  objec­tifs “supra écono­miques” qui cha­peau­te­raient ceux qui sont pro­po­sés et qui montrent la cor­ré­la­tion entre l’augmentation des PME et des start-up  et le % de crois­sance de PIB obtenu (le seul métrique écono­mique qui mets d’accord tous les poli­tiques) ou l’augmentation de la part de mar­ché des entre­prises fran­caises dans le mar­ché mon­dial des TICs. Par exemple, pour le logi­ciel : quelle est la part des entre­prises fran­çaises dans le mar­ché mon­dial du logi­ciel (édition et ser­vices): 3 ou 4% ? Si on aug­mente cette part de quelques points (ce qui peut se faire que qua­si­ment en inves­tis­sant dans les PMEs , start-up), le gain cor­res­pon­drait j’en suis sur à quelques points de PIB et des mil­liers de job en plus.

Sur la forme du docu­ment : il faut abso­lu­ment le limi­ter à 20 pages maxi­mum car sinon tu va perdre tout tes lec­teurs. Tu pour­ras faire une ver­sion com­plète pour les incon­di­tion­nels et pas­sion­nés du sujet ! Exe­cu­tive sum­mary : 2 ou 3 pages maxi­mum, à bien tra­vailler aussi. Idem pour les pistes qui devraient plu­tôt être des pro­po­si­tions, c’est un terme plus fort et qui sonne plus concret. Il faut les limi­ter à 10 max et en avoir 1 ou 2 phares qui puissent être l’étendard du docu­ment dans son ensemble. Une fois fina­lisé, tu devrais pro­po­ser le docu­ment à signa­ture ‘elec­tro­nique’ à la com­mu­nauté de ton blog et même au dela, ce qui appor­te­rai encore plus de poids a la démarche. Titre: quelque chose de plus accro­cheur a mettre en exergue et garde ton titre actuel en sous titre. Pour le Titre, il fau­drait quelque chose qui puisse être repris en slo­gan ou pro­gramme poli­tique : du genre 5 pro­po­si­tions pour 5% de crois­sance du PIB.

S’il s’agit d’un docu­ment pour ali­men­ter les poli­tiques, je met­trai per­son­nel­le­ment le turbo sur les inci­ta­tions fis­cales. Même si c’est jamais très sexy, c’est ce qui est le plus effi­cace car mal­heu­reu­se­ment c’est un des seuls véri­tables leviers action­nables des politiques.

Il me faut main­te­nant inté­grer ces der­nières pro­po­si­tions dans le plan.

Et cet après-midi, on remet cela, dans le cadre de l’atelier sur les star­tups orga­nisé à Rouen par Oli­vier Mar­ti­neau de l’Exchangeur PME. On va y “crun­cher” les pro­po­si­tions et cela devrait géné­rer quelque chose d’intéressant. Et cela sera filmé.

Stay tuned et conti­nuez de com­men­ter le plan, sous forme de révi­sion du docu­ment ou bien sous forme de com­men­taires sur ce blog (dans ce post ou dans celui de la publi­ca­tion du plan) !


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Publié le 25 juin 2008 Post de Olivier Ezratty | Actualités, Economie, Enseignement supérieur, Entrepreneuriat, Innovation, Internet, Logiciels, Politique, Startups, Technologie | 8 commentaires

Les 8 commentaires sur “Point sur les propositions pour les Assises” :

  • Dans ces ajouts, j’aime par­ti­cu­liè­re­ment : “ne plus réflé­chir en franco-français, mais au moins en euro­péen !” Même si ce n’est pas simple… je pense qu’il y a beau­coup à faire au niveau de l’Europe pour cela.

    “favo­ri­ser la créa­tion d’entreprises par des étudiants pen­dant les études. ” aurai évide­ment un effet moteur pour l’entreprenariat des jeunes. Il fau­drait véri­fier, mais il me semble que c’est dans les pro­po­si­tions de Pécresse.

    A cet après midi.

  • Juste pour cor­rec­tion Your Soft­ware 276 n’est pas une SSII mais bien un éditeur de Saas (c’est à dire solu­tion logi­ciel hébergé - ASP) en mode start up.

    Cela veux aussi dire que le site “pla­quette” devra être refait rapidement.

    Sinon, bon cou­rage aux 2 oli­viers pour le crunch de cet après midi.

  • [3] - JM a écrit le 25 juin 2008 :

    Allez je me lance :

    Deve­nir le pays tête de pont des créa­teurs d’entreprise monde vers Europe ou Europe vers monde et bien sûr favo­ri­ser un tissu super actif france vers france :

    - Faire un vrai gui­chet unique pour trai­ter toutes les “obli­ga­tions régle­men­taires” des 2 ou 3 pre­mières années des nou­velles entre­prises, ceci sous la forme de conseils, et sur­tout de pro­cess. On y retrou­ve­rait un peu de CFE, un peu des impots, un peu d’anpe, un peu de compta, un peu de conseil finan­cier, un peu des dif­fé­rentes caisses et orga­nismes, mais TOUT à un seul endroit et pro-actif dans la pré­sen­ta­tion des aides (avec des déclen­che­ments auto­ma­tiques).
    - “Déchar­ger” inté­gra­le­ment les 2 ou 3 pre­miers salaires pen­dant la période de démar­rage (2 ou 3 pre­mières années).
    - per­mettre une comp­ta­bi­lité sim­pli­fiée (à inven­ter ?)
    - Favo­ri­ser le “crowd fun­ding” et l’appel public à l’épargne. Si j’investis dans une pme je n’ai que 25% de mon inves­tis­se­ment en cré­dit d’impot alors que c’est 100% si je suis à l’ISF… il y a beau­coup plus de per­sonne en dehors de l’ISF.
    - avan­ta­ger fis­ca­le­ment l’apport intel­lec­tuel que pour­rait four­nir un spon­sor (entre­prises, ins­ti­tu­tions)
    - ouvrir un bureau dans 4 ou 5 pays majeurs et les régions de France, et per­mettre la cir­cu­la­tion info et ren­contres dans ce réseau, voyages, visio après des for­ma­tions en langue adapté au métier exercé, favo­ri­ser le “stage” d’entrepreneur en immer­sion avec en cible les pays four­nis­seurs ou par­te­naires ou com­mer­cia­le­ment ciblés.
    - réin­ven­ter com­plè­te­ment le “congé projet/création”.
    - inven­ter les mêmes avan­tages fis­caux / finan­ciers des JEI sans la par­tie R&D et l’adapter pour les besoins RH, for­ma­tion, trans­for­ma­tion, mar­ke­ting.
    - favo­ri­ser écono­mi­que­ment l’exportation des biens et ser­vices pour qu’ils soient attrac­tifs pour les clients poten­tiels.
    - avan­ta­ger le recru­te­ment des seniors et jeunes diplo­més dans les entre­prises en création

  • [4] - Damien a écrit le 25 juin 2008 :

    Bon­jour,

    Je rejoins la grande par­tie de ce qui a déjà été dit pour encou­ra­ger la créa­tion d’entreprise, par contre il y a un sujet trans­ver­sale qui me semble très impor­tant et dont je n’entends mal­heu­reu­se­ment pas assez par­ler.
    la carte d’identité Numé­rique ou plus glo­ba­le­ment l’identité numé­rique. Des solu­tions com­mencent à émer­ger mais ca reste très anec­do­tiques et il y aura tou­jours un pro­bléme de confiance.
    Selon moi, ce ser­vice ne peut être porté que par un état.

    Aujourd’hui on essaye de déve­lop­per l’E-administration mais il n’existe tou­jours pas de sys­tème trans­ver­sale pour gérer l’identité des uti­li­sa­teurs, pour les impôts il faut un cer­ti­fi­cat numé­rique (Gloups .. ), pour avoir un état de son per­mis de conduire, il faut préa­la­ble­ment pas­ser à la pré­fec­ture etc …
    C’est une vrai catastrophe.

    Pour avoir tra­vailler des­sus dans une uni­ver­sité, je sais qu’il existe des sys­tèmes très puis­sants de ges­tion d’identité et de fédé­ra­tion d’identité qui per­mettent de gérer fine­ment le niveau d’accès aux infor­ma­tions des uti­li­sa­teurs, en garan­tis­sant un haut niveau de sécurité

    En syn­thése, avec un tel sys­téme,
    1 - le taux d’utilisation de l’E-administration se déve­lop­pera plus faci­le­ment, donc ca sim­pli­fira la vie des uti­li­sa­teurs et des entre­pre­neurs.
    2 - Le Web gagnera en cré­di­bi­lité auprès des uti­li­sa­teurs “fri­leux”.
    3 - il sera plus simple de déve­lop­per de nou­veaux ser­vices, en se concen­trant sur l’essentiel.
    4 - il sera plus facile de faire des pas­se­relles entre des sites de natures différentes.

    Le sujet est com­plexe a expli­quer en qq lignes, je suis dis­po­nible pour en dis­cu­ter plus lon­gue­ment si besoin.

  • [5] - herve a écrit le 25 juin 2008 :

    Super tra­vail (et désolé pour les typos trop nom­breuses de ma contri­bu­tion). J’ai été mécham­ment refroidi par un long article de fond de Amar Bidhe que vous connais­sez sans doute: Ven­tu­re­some consump­tion dont la thèse est que la pro­duc­tion de high-tech n’est pas si cri­tique, c’est son uti­li­sa­tion effi­cace qui explique l’avance amé­ri­caine (je sim­pli­fie ces 46 pages). Qu’on soit d’accord ou pas, il montre que la prise de risque par les uti­li­sa­teurs et mar­ke­ters est aussi impor­tante que celle prise par les entre­pre­neurs. Tout cela pour dire que je crois que l’élément essen­tiel est cultu­rel et pas struc­tu­rel. J’ai de (très) gros doutes sur le fis­cal, admin, etc. Par contre je suis très sen­sible à tout ce qui est soft skills, y com­pris éduca­tion, échanges et role models. Enfin un docu­ment court de 20 pages est en effet essentiel.

  • [6] - Olivier Ezratty a écrit le 25 juin 2008 :

    @Youen: je cor­rige donc cela dans la pro­chaine ver­sion du plan.

    @JM: beau­coup de bonnes pro­po­si­tions à creu­ser. Cf commentaires:

    - Gui­chet unique.

    Où mettre ce guichet ?

    - “Déchar­ger” inté­gra­le­ment les 2 ou 3 pre­miers salaires pen­dant la période de démar­rage (2 ou 3 pre­mières années).

    Pour les star­tups des TICs? Et après, on va avoir les hôtels res­tau­rants qui vont deman­der la même chose (après la TVA), etc. Pas évident!

    - Per­mettre une comp­ta­bi­lité sim­pli­fiée (à inventer ?)

    Cela serait aussi pas mal pour les feuilles de paye…

    - Favo­ri­ser le “crowd fun­ding” et l’appel public à l’épargne. Si j’investis dans une pme je n’ai que 25% de mon inves­tis­se­ment en cré­dit d’impot alors que c’est 100% si je suis à l’ISF… il y a beau­coup plus de per­sonne en dehors de l’ISF.

    Il semble que la dis­po­si­tion ISF de la loi TEPA ait eu un bon effet. Main­te­nant, il sub­siste un trou de finan­ce­ment entre les 200K/400K€ et 1,5m€ pour les star­tups, avant que les VCs ne prennent le relai. Et le crowd fun­ding n’est pas for­cé­ment la réponse.

    - avan­ta­ger fis­ca­le­ment l’apport intel­lec­tuel que pour­rait four­nir un spon­sor (entre­prises, institutions)

    Pouvez-vous pré­ci­ser ?

    - ouvrir un bureau dans 4 ou 5 pays majeurs et les régions de France, et per­mettre la cir­cu­la­tion info et ren­contres dans ce réseau, voyages, visio après des for­ma­tions en langue adapté au métier exercé, favo­ri­ser le “stage” d’entrepreneur en immer­sion avec en cible les pays four­nis­seurs ou par­te­naires ou com­mer­cia­le­ment ciblés.

    Idem? Mérite d’être pré­cisé. Bureau de qui avec qui dedans pour faire quoi exactement ?

    - Réin­ven­ter com­plè­te­ment le “congé projet/création”.

    A pré­ci­ser également.

    - Inven­ter les mêmes avan­tages fis­caux / finan­ciers des JEI sans la par­tie R&D et l’adapter pour les besoins RH, for­ma­tion, trans­for­ma­tion, marketing.

    100% d’accord et figure déjà dans le plan.

    - Favo­ri­ser écono­mi­que­ment l’exportation des biens et ser­vices pour qu’ils soient attrac­tifs pour les clients potentiels.

    Figure dans les objec­tifs du plan. A quelle mesure pré­cises pensez-vous ?

    - Avan­ta­ger le recru­te­ment des seniors et jeunes diplo­més dans les entre­prises en création

    Sous quelle forme?

    @Damien : c’est un peu hors sujet dans le plan. Mais c’est une appli­ca­tion spé­ci­fique que le gou­ver­ne­ment pour­rait mettre en place, sur appel d’offre. Et si cela pou­vait per­mettre aux entre­prises fran­çaises de le gagner et de réus­sir, elles pour­raient ensuite expor­ter le procédé.

    @Hervé : je viens de par­cou­rir le touffu article de Amar Bidhe. Il contient des thèses à tiroirs com­plexes dif­fi­ciles à résu­mer. Pour ce qui est de la France, je constate en tout cas que dans les TICs, nous ne sommes NI un gros pro­duc­teur, NI un gros consom­ma­teur au regard des pays les plus avan­cés et même de la moyenne européenne…

    Merci à tous, le tra­vail de conso­li­da­tion des idées continue !

  • [7] - AR a écrit le 27 juin 2008 :

    Bon­jour,

    Ma pro­po­si­tion pour faire réus­sir les start-ups (et notam­ment des TIC - sec­teur dans lequel je navigue depuis plus de 20 ans) :
    - Répar­tir l’aide finan­cière de façon plus équi­li­brée entre l’aide à la R&D et l’accompagnement mar­ke­ting et com­mer­cial.…
    - Mieux répar­tir l’effort entre la R&D, la Finance (levées de fonds etc.) et le Mar­ke­ting (Vali­da­tion besoins client/opportunité de marché/différenciation concur­ren­tielle, fina­li­sa­tion des com­po­sants de l’offre produits/services etc.)
    - Ren­for­cer les dis­po­si­tifs d’accompagnement (sérieux, mais limi­tés en res­sources) des incu­ba­teurs, tech­no­poles et autres struc­tures, avec un réseau de consul­tants spé­cia­li­sés (et éven­tuel­le­ment accré­di­tés) par fonc­tion et par sec­teur
    - Vali­der les poten­tiels clients et mar­chés et les risques concur­rence par des études de mar­ché sérieuses (pas juste un simple surf sur le web - pas cher mais pas très effi­cace non plus…)

    La clé du suc­cès des start-ups TIC est un bon mix techno/finance/mktg-vente et un chal­lenge et une vali­da­tion des pro­jets par des acteurs exte­rieurs (incu­ba­teurs, CCI, consul­tants etc.)

    La rai­son de nom­breux non-succès dans ce domaine est le manque de chal­lenge et de vali­da­tion externe par rap­port aux convic­tions per­son­nelles des créa­teurs, et notam­ment sur leurs cibles clients, leurs mar­chés et leur concurrence.

    Les plus gros ratages aux­quels j’ai assis­tés ? une techno sou­vent au top, des clients atti­rés tech­ni­que­ment trou­vant les appli­ca­tions très inno­vantes et sym­pas, mais abso­lu­ment pas prêts à inves­tir … des besoins oui, une demande non… Dom­mage de décou­vrir celà trop tard quand l’offre est déjà lancée…alors que des check points amont auraient évité ces ratages.

    En résumé : accom­pa­gne­ment exté­rieur (pour chal­lenge et vali­da­tion des convic­tions per­son­nelles du créa­teur) et ren­for­ce­ment de l’accompagnement mar­ke­ting - par rap­port à l’aide R&D - sur les projets.

  • [8] - Olivier Ezratty a écrit le 27 juin 2008 :

    AR, nous sommes 100% en phase. Une grande par­tie des pro­po­si­tions tourne autour de ce rééquilibrage :

    - L’innovation demande pas seule­ment de la R&D, mais beau­coup plus : mar­ke­ting, vente, international.

    - Les dis­po­si­tifs d’aide doivent être ren­for­cés sur ces points là, sim­pli­fiés dans l’ensemble et avec un plus grand concours du “privé” (busi­ness angels, etc).

    Reste à tra­duire tout cela en mesures pré­cises “clé en main” pour le gou­ver­ne­ment. Ce qui n’est pas for­cé­ment évident. Par exemple, pour la répar­ti­tion de l’aide R&D vs S&M, on peut par exemple modi­fier les cri­tères d’obtention du label JEI d’Oséo, et élar­gir les aides à la dimen­sion Sales&Marketing.

    Pour les accom­pa­gne­ments, il y a beau­coup de dis­cus­sions sur la notion de “gui­chet unique” où il faut dis­tin­guer la par­tie administrative/dossiers/financements, et la par­tie coaching/accompagnement/conseil.

    J’ai un gros bou­lot de conso­li­da­tion de divers feed­backs pour ce week-end. Une nou­velle mou­ture du plan en sortira !

    Stay tuned!




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“Merci beaucoup pour cet excellent guide. Pour information, le programme français IDEES de Microsoft n'existe plus et à laisser place au programme "BizSpark One" au niveau mondial. Julien Codorniou est toujours le bon c...”
“Bravo pour cette nouvelle version. A regretter que tu ne puisses faire un guide des start-up high-tech européennes, tant tes conseils seraient adaptés pour une grande part hors de l'hexagone. Mais j'imagine le défi! J...”
“Bonjour, J'ai un doute l'offre est tellement éclatée qu'il est possible que Steve réusisse en fédérant les énergies des autres acteurs... A mon avis l'enjeu c'est encore une fois de trouver le businees model de...”


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