Petit parcours au Salon de la Photo

Publié le 15 novembre 2008 et mis à jour le 19 novembre 2008 - 13 commentaires -
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J’ai récem­ment fait un petit tour au Salon de la Photo porte de Ver­sailles, occa­sion de voir de près quelques nou­veau­tés déjà lar­ge­ment com­men­tées par la presse spé­cia­li­sée. Et aussi, comme d’habitude, d’observer quelques objets de l’extrême dans ce sec­teur d’activité.

Appa­reils

En bon visi­teur d’un tel salon, j’avais sous la main à la fois mon réflex, mais sur­tout une carte Com­pact Flash et une carte SD, prêtes à être glis­sées dans les appa­reils pour effec­tuer quelques tests. Bien mal m’en a pris car ça va bien trop vite et on n’a pas le temps de faire des tests sérieux pour jau­ger les appa­reils. J’ai sur­tout testé les pos­si­bi­li­tés des nou­veaux cap­teurs en pous­sant loin la sen­si­bi­lité. Mais, bon, ce n’est pas très concluant. Pour être sérieux, il fau­drait avoir tous les appa­reils sous la main et dans les mêmes conditions !

Pour com­men­cer, j’ai pu enfin “tou­cher” un Canon EOS 5D Mark II (ci-dessous, monté sur l’objectif 85mm ouvrant à 1.2), le très attendu rem­pla­çant du 5D annoncé en octobre et mon­tré pour la pre­mière fois à Pho­to­kina en Alle­magne. Quelques minutes pour appré­cier ses nou­veaux menus, prendre quelques pho­tos et les com­pa­rer ensuite avec celles de mon propre 5D. L’appareil monte à 6400 ISO (vs 1600 pour le 5D) et en mode étendu, à 25600 (vs 3200 pour le 5D). En mode étendu, le bruit est énorme sur les pho­tos. Mais il semble bien que le bruit à 6400 ISO du 5D II cor­res­ponde à celui du 5D à 1600 ISO, sachant qu’il y a deux fois plus de pixels (21m vs 12,6m). Très appré­ciable pour gagner 2 diaph ou un ratio de 4 dans la vitesse pour les pho­tos en basse lumière ! Mais il fau­dra attendre encore au moins un mois pour que les pros du bench­mark véri­fient cela.

Autre test, le mode rafale qui passe de 3 images/secondes à 4. La dif­fé­rence est notable. Mais atten­tion, cela ne fonc­tionne bien qu’en JPEG, car avec le RAW, le buf­fer se rem­plit rapi­de­ment avec à peine 5 ou 6 images.

J’ai aussi pris quelques vidéos Full HD, mais sans bien gérer la mise au point, ce qui donne un résul­tat moyen. Sur mon PC sous Vista, j’ai pu lire les vidéos avec Quick­Time (le for­mat généré est du .MOV). Il sera inté­res­sant de voir avec quels logi­ciels de mon­tage vidéo on peut trai­ter ce qui sort de cet appareil.

Dis­po­ni­bi­lité ? Les équipes de Canon étaient dans le flou. Il sem­ble­rait que les maga­sins spé­cia­li­sés en récu­pèrent début décembre, et les autres reven­deurs après. Du point de vue des gammes de réflex, le 5D II est à com­pa­rer au Nikon D700 dont le cap­teur a des per­for­mances avoi­si­nantes côté sen­si­bi­lité mais pour 12,1 mpixels (pitch de 8,45 pour 6,4 dans le 5D II, et 8,2 pour le 5D) au lieu de 21 pour le 5D II. Et le 5D II apporte la vidéo HD que cer­tains pho­to­graphes consi­dé­re­ront comme gad­get, et d’autres appré­cie­ront. Le 5D II est à envi­ron 2750€ et le Nikon à 2300€.

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J’ai aussi pu mettre la main sur le nou­veau Sony Alpha 900, un réflex full frame de 24 mpixels, ten­ta­tive de Sony pour entrer dans le mar­ché pro­fes­sion­nel actuel­le­ment dominé par Canon, secondé par Nikon. Je n’ai pas pu en tes­ter grand chose, si ce n’est pour consta­ter que la balance des blancs auto­ma­tique vire trop vers le rouge. Et que la sen­si­bi­lité de 6400 ISO n’a pas l’air aussi effi­cace que celle des Nikon D3/D700 et Canon 5D Mark II qui montent à plus de 24000 ISO et pour les­quels 6400 ISO four­nit des pho­tos de bien bonne qualité.

Puis petit tour sur le grand stand Pana­so­nic pour tes­ter notam­ment le “G1”, un appa­reil à cap­teur APS-C mais sans le miroir des réflex, la visée étant rem­pla­cée un micro-LCD (schéma ci-dessous). C’est pré­senté comme une révo­lu­tion qui va à terme balayer les réflex. Mais bon, pas encore ! L’appareil a trois limi­ta­tions clés qui ralen­tissent sérieu­se­ment cette ambi­tion : le viseur LCD est de piètre qua­lité par rap­port à n’importe quel viseur optique d’un appa­reil réflex (sur­tout full frame), le cap­teur est moyen, en des­sous de celui d’un Canon 450D, et enfin, le prix sera assez élevé, à plus de 700€ ($800 aux USA). Bref, c’est un appa­reil inter­mé­diaire entre les bridges et les réflex d’entrée de gamme qui aura du mal à trou­ver sa place dans l’immédiat.

Panasonic Lumix G1

Le Live­View du G1 est méca­ni­que­ment plus simple que celui des réflex, dont Sony nous four­nit ci-dessous une petite expli­ca­tion. Il montre que dans un réflex Live­View Sony (et non Canon, Nikon, Olym­pus, qui remontent sim­ple­ment le miroir), en mode Live­View, le miroir est légè­re­ment relevé pour orien­ter le fais­ceau lumi­neux qui va habi­tuel­le­ment vers le viseur, vers un petit cap­teur qui envoie alors l’image sur l’écran de l’appareil. Ce cap­teur n’est pas le même que celui qui prend la photo, donc il ne faut pas s’y fier entièrement.

LiveView 

Du côté des com­pacts, il y a tou­jours l’embarras du choix et la course aux pixels ne s’est mal­heu­reu­se­ment pas arrê­tée. Elle entraine depuis quelques années une véri­table régres­sion dans la qua­lité des images géné­rées par ces appa­reils. A cause du bruit généré sur les pixels de plus en plus petits des cap­teurs qui ne gran­dissent pas en taille. Chez Sony, un com­mer­cial expli­quait cela très bien aux clients : la course aux pixels réduit la qua­lité des pho­tos mais c’est un avan­tage “mar­ke­ting”. Quand Sony a essayé de ralen­tir cette course en amé­lio­rant d’autres aspects de ses appa­reils et en se sta­bi­li­sant autour de 7 mpixels, il a perdu des parts de mar­ché. Il s’est donc prag­ma­ti­que­ment remis à la course aux pixels avec des appa­reils pro­po­sant 12 mil­lions de pixels voire plus.

Il y a une excep­tion en termes de taille de cap­teur et de pixels : le Foveon du Sigma DP2 (14 mil­lions de pixels en 20,7x13,8mm, comme sur un réflex APS-C) dont les pixels sont espa­cés de 7,6 microns pour 2 microns dans les cap­teurs des Canon G10 et de l’excellent Pana­so­nic LX3. Mais mal­gré cela, le Sigma n’aurait pas une excel­lente sen­si­bi­lité, peut-être du fait d’un trai­te­ment numé­rique moins effi­cace (pour la géné­ra­tion des JPEG). Sans comp­ter le fait que ce com­pact est doté d’un objec­tif inam­mo­vible à focale fixe de 40 mm (en ouver­ture 2.8 ce qui est OK). Le LX3 avec son grand angle 24-60mm qui ouvre à 2.0 en 24 mm est bien plus souple pour cap­ter la lumière ! Et aussi les nom­breux et bien pra­tiques auto­ma­tismes qui équipent les com­pacts de Panasonic.

Le Canon G10 est aussi un bon appa­reil, donné comme le com­pact des pros Canon. Mais ses 14,7 mpixels font un peu désordre. Beau­coup trop de pixels pour un petit capteur.

Dans cette caté­go­rie des com­pact haut de gamme, vous avez aussi le Leica M8.2 avec son cap­teur de 10,2 mpixels de taille plus que confor­table (18mm x 27 mm) et ses optiques inter­chan­geables de très bonne fac­ture. Le boi­tier vaut à lui tout seul 4999€, soit presque deux Canon EOS 5D II, certes plus emba­ras­sants, mais tout de même ! On n’est plus dans l’utile, on est dans le paraître et le style !

Chez Gene­ral Elec­tric, nou­veau venu de la photo ama­teur, se trou­vaient un tas de petits appa­reils com­pacts avec une ori­gi­na­lité qui doit se répandre ailleurs : la recon­nais­sance des sou­rires ! Ce qui per­met d’éviter de prendre des pho­tos de groupes ratées.

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Enfin, Fuji mon­trait son appa­reil 3D inté­gré dans une chaîne de pro­duc­tion 3D com­plète avec cadre photo 3D et impri­mante photo 3D. Le prin­cipe de la 3D est basé sur une prise de vue sté­réo­sco­pique et une res­ti­tu­tion à base len­ti­cu­laire. L’écran de l’appareil est lui-même 3D (à base len­ti­cu­laire) ce qui en fait un pro­duit… complet !

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Objec­tifs

Un salon, c’est sou­vent l’occasion de s’approcher de pro­duits que l’on n’achètera jamais. Tels ces télé­ob­jec­tifs énormes que l’on pou­vait trou­ver chez Nikon (ci-dessous, un 400mm qui ouvre à 2.8), chez Canon, et enfin chez Sigma (plus bas).

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Ce maousse cos­taud télé­ob­jec­tif de Sigma sorti en 2007 est en fait un zoom 200-500mm, le APO 200-500mm F2.8 EX DG pour être pré­cis. Une focale qui n’a rien d’extraordinaire, mais qui ouvre à 2,8. Avec le dou­bleur de focale qui est fourni avec, cela donne un 400-1000mm qui ouvre à 5,6. Ce télé néces­site une bat­te­rie qui gère l’autofocus si j’ai bien com­pris. Mais, bon, avec une ouver­ture iden­tique à 2,8 et une focale de 400 mm, le Nikon ci-dessus est moins embarassant…

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En atten­dant, le top, ce sont ces objec­tifs Canon qui ouvrent à 1.2 (50 mm ou 85 mm), à 1.4 (14 mm, 50 mm) et la série qui ouvre à 2.8 (16-35mm II, 24-70mm, 70-200mm).

Stu­dio

Il y avait peu de marques pré­sentes avec leurs propres stand pour l’éclairage stu­dio (Bowens, Elin­chrom, Bron­co­lor, etc). Cela nous rap­pelle que nous sommes un bien petit pays ! Pour voir des stands de ces marques, il faut aller à la Pho­to­kina en Alle­magne ou au PMA aux USA.

Le mar­ché de l’éclairage stu­dio conti­nue d’évoluer. Les flash de stu­dio sont main­te­nant presque tous à com­mande élec­tro­nique et sont agré­men­tés de diverses boites à lumières et autres accessoires.

La com­mande logi­cielle des flashs de stu­dio com­mence à se géné­ra­li­ser. Notam­ment chez le Suisse Bron­co­lor avec son sys­tème RFS (ci-dessous) et chez Mul­ti­blitz avec la télé­com­mande radio Xéno­lux et son inter­face logi­cielle qui per­met de pilo­ter jusqu’à 10 flashes.

Bron Studio

Ces com­mandes logi­cielles per­mettent de faire des choses inté­res­santes : mémo­ri­ser des com­bi­nai­sons de puis­sance pour les repro­duire ensuite, et aussi pour auto­ma­ti­ser la prise de vue et ensuite, gérer le “mul­ti­ligh­ting” avec des solu­tions logi­cielles comme ce Pho­toEn­gine qu’Oloneo nous pré­pare (on attend tou­jours la bêta). C’est-à-dire, l’assemblage de pho­tos d’objets pris avec chaque flash l’un après l’autre, et le réglage de ces dif­fé­rentes sources de lumière par logiciel.

Sur le salon, il y avait aussi ce banc de prise de vue moto­risé pour la photo d’objets en 3D, le Foto­Ro­bot (5000€).

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Logi­ciels

Mal­gré la plé­thore de logi­ciels dis­po­nibles pour le pho­to­graphe, on n’en trou­vait pas légion sur ce salon. Bien entendu, Adobe démon­trait son der­nier Pho­to­shop CS4.

Et il y avait deux éditeurs intéressants :

  • L’américain Bibble – repré­senté par son impor­ta­teur Appli­ca­tion Sys­tems - avec son logi­ciel de trai­te­ment du RAW très rapide Bibble 5 (d’après la pub). La ver­sion pro dont les fonc­tion­na­li­tés sont com­pa­rables à celles de Adobe Ligh­tRoom est à 140€. Le logi­ciel vise à cou­vrir l’ensemble des besoins du trai­te­ment des pho­tos : import, cor­rec­tions, orga­ni­sa­tion – cata­lo­guage - tag­ging, ges­tion des flux, export.
  • Le fran­çais Pho­to­sa­piens et son offre d’hébergement de sites pour pho­to­graphes pro­fes­sion­nels per­met­tant de faire un tas de choses – créa­tion de gal­le­ries, blog photo - et notam­ment de vendre ses pho­tos en ligne. Pour un tarif démar­rant à 25€ HT par mois.

Impres­sion

Quelques outils d’impression pour les pros…

Chez le fran­çais Kis, on pro­pose le pho­to­book PRO qui en est à sa seconde géné­ra­tion, un sys­tème de reliure bien carossé de livres pho­tos en ther­mo­col­lage, une pres­ta­tion bien à la mode dans le tirage photo papier. Le sys­tème com­plète un mini­lab d’impression photo.

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Pour impri­mer vos pos­ters de Barack en 44 pouces de large, vous pou­vez faire appel à la IPF8100 de Canon (6000€), une belle impri­mante douze cou­leurs, avec auto­ca­li­brage des cou­leurs et écran de contrôle.

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Et enfin, on pou­vait obser­ver le STS Refill un sys­tème pro de recharge de car­touches d’encre d’imprimantes à jet d’encre, fabri­qué aux USA, qui pour­rait faire son appa­ri­tion dans les “ser­vices pho­tos” de quartier.

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Divers

Voici un lec­teur de cartes mémoires vrai­ment tout en un chez Noritsu, par ailleurs construc­teur de sys­tèmes d’impression pour les pro­fes­sion­nels du tirage photo :

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Et puis Tele­fun­ken, l’un des rares expo­sants avec des cadres pho­tos et qui se dis­tingue par des cadres de grand for­mat. Chose qui n’a au demeu­rant rien d’extraordinaire vue la dis­po­ni­bi­lité des dalles cor­res­pon­dantes – sou­vent LCD – lar­ge­ment uti­li­sées dans la TV et l’informatique.

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Enfin, côté ambiance, les man­ne­quins étaient plus nom­breux cette année, avec de quoi créer quelques attrou­pe­ments de pho­to­graphes ama­teurs qui se prennent pour des pros de la photo de mode pour quelques secondes (ci-dessous, sur le stand Has­sel­blad).

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Voilà pour la petite visite !

Article édité le 17 novembre 2008.


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Publié le 15 novembre 2008 Post de Olivier Ezratty | Photo numérique | 13 commentaires

Les 13 commentaires sur “Petit parcours au Salon de la Photo” :

  • Pré­ci­sions sur le Live View :

    La vue en coupe du reflex chez Sony expli­quant le fonc­tion­ne­ment du Live View ne concerne que … Sony !

    Canon et Nikon n’utilisent pas de cap­teur secon­daire pour le Live View (1D MK3, 40D, 50D, 450D, D300, D700, etc). Le miroir est sim­ple­ment relevé et l’écran LCD affiche direc­te­ment ce que capte le CMOS.

    Avan­tages :
    - c’est du vrai WYSIWYG (ça fai­sait long­temps que je n’avais pas uti­lisé ce terme !!). Très pra­tique pour faire un cadrage au micro poil.
    - mise au point manuelle ultra-précise (car on peut zoo­mer sur l’image affi­ché en real time).
    - visua­li­sa­tion exacte de la pro­fon­deur de champ.

    Incon­vé­nients :
    - le miroir étant relevé, pas d’auto-focus ! Plu­sieurs approches pour contour­ner le pro­blème : bou­ton AF-ON qui baisse le miroir, fait le point et relève le miroir (un peu lent mais fina­le­ment très exploi­table) ou auto-focus par “contrast detec­tion” (l’image est direc­te­ment uti­li­sée pour le point en détec­tant les zones de fort contraste. Ca marche mais cela peut être lent).

    - Ca fait chauf­fer le cap­teur ! Point rela­ti­ve­ment négligé dans les reviews. Pour­tant, j’ai pu véri­fier que des grosses ses­sions en Live View aug­mentent le bruit. D’ailleurs, mon 40D coupe d’autorité le Live View pour éviter la sur­chauffe (au bout d’une minute a vu de nez).

    Voilà, Oli­vier, tu sais (presque) tout sur le Live View à la sauce Canikon !

    Antoine

  • [2] - Olivier Ezratty a écrit le 15 novembre 2008 :

    En effet ! J’avais vu cela dans de nom­breuses reviews mais n’avais pas relevé le fait que le sys­tème de Sony lui était spécifique.

    Bon, et puis, est-ce que le Live­View est très sou­vent uti­lisé par ceux qui en ont ? Ne s’habitue-t-on pas à appré­cier la qua­lité d’un bon viseur qui lui n’est pas numérique ?

  • Vrai­ment très inter­es­sant ce “détail” @antoinec.. :) meme si comme le pré­cise @Olivier, je ne suis pas fan du liveview !

  • Les vieilles habi­tudes d’utilisateur de com­pact numé­rique sont tenaces et je cherche par­fois le live­view sur mon reflexe qui n’en dis­pose pas.
    Mais bon pas grave on apprend à faire ses réglages et puis on prend le temps de refaire la photo plu­sieurs fois jusqu’à tant que ce soit bon (quand on peut prendre le temps bien entendu).

  • Le Live­View n’est ni supé­rieur ou infé­rieur à la visé optique. Il est dif­fé­rent. C’est sim­ple­ment une autre façon d’utiliser son boîtier.

    Voici quelques cas récents où j’ai uti­lisé le Live­View :
    - Pho­tos de nuit (pleine lune). Mise au point manuelle avec Live­View, puis lock du plan focal. De même, impos­sible de cadrer sans Live­View.
    - Pho­tos de cham­pi­gnons en macro au ras des pâque­rettes (lité­ra­le­ment) ! Live­View pour cadrer sans s’allonger dans l’herbe mouillée.
    - Pho­tos d’architecture à tra­vers une grille. Boî­tier tenu à tra­vers la grille, cadrage grâce au LiveView.

    - Et sur­tout, une astuce que j’ai “inven­tée” et uti­lise très sou­vent : uti­li­sa­tion du Live­View pour régler la White Balance. Voici ma méthode :
    1- Pas­sage en Live­View.
    2- Réglage manuel de la WB par ins­pec­tion de l’image.
    3- Lock de la WB.
    4- Désac­ti­va­tion du Live­View.
    5- Prise de vues nor­males en visé optique.
    On recom­mence lorsqu’on change d’ambiance lumi­neuse. C’est simple et rapide.

    Conclu­sion : n’hésitez pas à avoir le réflexe Live­View (ok, c’est un mau­vais jeu de mot) !

    Antoine Clap­pier

  • Les Leica sont ven­dus à des prix très élevés, mais pas for­cé­ment beau­coup plus que du Canon ou Nikon de qua­lité équi­va­lente, et sur­tout ce qui fait leur répu­ta­tion ce sont leurs objec­tifs, qui sont cen­sés être déjà excel­lents dès la pleine ouver­ture. Évidem­ment, si on se contente de tirer ses pho­tos en 10x15, ça ne vaut pas la peine ; par contre, pour des dia­pos au 64 ou au 100 ISO (je fais réfé­rence à l’argentique), la dif­fé­rence se voit. La robus­tesse est bien entendu là aussi.

  • [7] - Olivier Ezratty a écrit le 1 décembre 2008 :

    Pas beau­coup plus ? Juste deux à trois fois plus…

    Les optiques Canon ne sont pas mau­vaises tout de même, et pour­tant elles sont les plus chères du mar­ché ! Et avec une gamme bien plus large que ce que l’on peut col­ler sur un tel Leica…

    Autre dif­fé­rence: avec un com­pact, les dimen­sions sont telles que l’on n’a pas le même contrôle de la pro­fon­deur de champ qu’avec un réflex full frame.

    Enfin, la sen­si­bi­lité : le cap­teur du Leica ne peut pas égaler celui des Canon 5D, EOS 1D Mark III et Nikon D3 / D700.

    Petite excep­tion en faveur de Leica : leur objec­tif LEICA NOCTILUX-M qui ouvre à 0.95, un record qui com­pense la sen­si­bi­lité moyenne du cap­teur. Dispo en février 2009. Mais semble-t-il pour plus de $7000…

  • Oli­vier,

    j’en suis peut-être resté au mar­ché argen­tique d’il y a 10 ans. Il faut dire que dans la famille, on est Leica depuis 40 ans, et on fait de la dia­po­si­tive, en ayant beau­coup uti­lisé la réfé­rence qu’était le 25 ASA (en qua­lité, et en lon­gé­vité, 75 ans au moins) ; cette sen­si­bi­lité a dis­paru et il a fallu pas­ser au 64 et au 100. Cou­plé avec les objec­tifs Leica, l’image est superbe, contras­tée et riche. Leica ne pra­ti­quant qua­si­ment que les focales fixes, l’offre est moins vaste en terme d’objectifs que Canon ou Nikon, mais ça n’est pas un souci, honnêtement.

    L’investissement est élevé, mais comme ces appa­reils sont d’une grande soli­dité, c’est qua­si­ment à vie. C’est peut-être lié à une men­ta­lité révo­lue, car de nos jours on aime bien renou­ve­ler ses équipements.

  • [9] - Olivier Ezratty a écrit le 5 décembre 2008 :

    En fait, en creu­sant, je me rend compte que l’offre de focales Leica est non seule­ment effec­ti­ve­ment plu­tôt focales fixes, mais égale­ment grands/moyen angles. Pour les télés, il vaut mieux des réflex clas­siques. Et Canon reste la réfé­rence dans ce registre. Il suf­fit de regar­der com­ment son équi­pés les pho­to­graphes pros dans n’importe quel événe­ment presse. Je fais tou­jours un arrêt sur image pour voir cela pen­dant la cou­ver­ture TV du fes­ti­val de Cannes…

  • Leica pro­duit égale­ment de fort bons télé­ob­jec­tifs, dont des 180 mm et des 280 mm. Mon père s’en est servi pour la pho­to­gra­phie ani­male, des hérons sur un lac du Jura à l’aube par exemple. Pour la cou­ver­ture d’un fes­ti­val de Cannes, les besoins sont sans doute dif­fé­rents ; je me suis demandé si Canon ne fai­sait pas des remises de prix aux pro­fes­sion­nels, après tout cela leur fait de la publi­cité (et ça marche avec vous, on dirait ;) ).

  • PS: votre blog est encore à l’heure d’été car mon der­nier com­men­taire a été posté à “3:09 am” (heure de Paris) et celui-ci sera sans doute à 3:10.

  • [12] - Olivier Ezratty a écrit le 11 décembre 2008 :

    Canon ne fait pas de prix. Mais l’effet “stan­dard” joue en leur faveur. Et pro­ba­ble­ment ce que l’on appelle le rap­port qualité/prix. Même si je vois que leur 200mm 2.8 n’est pas si cher que cela chez Leica (http://www.summilux.net/r_system/VarioElmar80-200.htm), 2200€.

  • [13] - Olivier Ezratty a écrit le 11 décembre 2008 :

    Pour ce qui est de l’heure, en effet, et je ne la gère pas, c’est chez l’hébergeur. Il faut que je creuse cela…




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