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	<title>Comments on: Ab&#233;c&#233;daire des conflits sociaux</title>
	<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2007/abcdaire-des-conflits-sociaux/</link>
	<description>Le blog d'Olivier Ezratty</description>
	<pubDate>Mon, 08 Sep 2008 02:28:32 +0000</pubDate>
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		<title>By: Olivier Ezratty</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2007/abcdaire-des-conflits-sociaux/#comment-34170</link>
		<dc:creator>Olivier Ezratty</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Nov 2007 14:38:27 +0000</pubDate>
		<guid>http://www.oezratty.net/wordpress/2007/abcdaire-des-conflits-sociaux/#comment-34170</guid>
		<description>Ca se discute...

Quand la démocratie, ou la république, restreint les libertés des autres, c'est soit pour punir le non respect de la loi (retraits de permis, prison), soit effectivement pour réguler la vie commune.

Mais dans le cas des étudiants et des grèves, on a non seulement une démocratie généralement non représentative mais également une définition à géométrie variable de l'intérêt général. Ainsi, quand des étudiants menacaient de bloquer les trains, cela pouvait affecter d'autres personnes que les étudiants. Cette notion élastique de l'intérêt général génère des débordements inacceptables pour des personnes non concernées directement par le conflit. Dans un tel cas, une véritable démocratie implique que tous les citoyens concernés votent, comme dans des référendums. Quand un mouvement commence par priver les autres d'une liberté fondamentale, le "libertarien" que je suis peut-être n'est en tout cas pas rassuré!

Le coup de la grève par procuration inventé par les salariés du public ou des régimes spéciaux est de la même veine.

Le plus absurde dans les grèves actuelles des étudiants, c'est que les protestations visent des mesures qui ne font pas partie de la loi SRU ("privatisation des universités", "droits d'inscription"). Mesures qui n'ont pas été intégrées par peur des réactions des étudiants. On marche donc sur la tête et on est dans l'émotionnel, pas dans le rationnel.

Je suis actuellement dans la Silicon Valley, et les protestations des étudiants français contre l'irruption du privé dans l'université y font pleurer (chez les français établis ici). J'en reparlerai à mon retour.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ca se discute&#8230;</p>
<p>Quand la démocratie, ou la république, restreint les libertés des autres, c&#8217;est soit pour punir le non respect de la loi (retraits de permis, prison), soit effectivement pour réguler la vie commune.</p>
<p>Mais dans le cas des étudiants et des grèves, on a non seulement une démocratie généralement non représentative mais également une définition à géométrie variable de l&#8217;intérêt général. Ainsi, quand des étudiants menacaient de bloquer les trains, cela pouvait affecter d&#8217;autres personnes que les étudiants. Cette notion élastique de l&#8217;intérêt général génère des débordements inacceptables pour des personnes non concernées directement par le conflit. Dans un tel cas, une véritable démocratie implique que tous les citoyens concernés votent, comme dans des référendums. Quand un mouvement commence par priver les autres d&#8217;une liberté fondamentale, le &#8220;libertarien&#8221; que je suis peut-être n&#8217;est en tout cas pas rassuré!</p>
<p>Le coup de la grève par procuration inventé par les salariés du public ou des régimes spéciaux est de la même veine.</p>
<p>Le plus absurde dans les grèves actuelles des étudiants, c&#8217;est que les protestations visent des mesures qui ne font pas partie de la loi SRU (&#8221;privatisation des universités&#8221;, &#8220;droits d&#8217;inscription&#8221;). Mesures qui n&#8217;ont pas été intégrées par peur des réactions des étudiants. On marche donc sur la tête et on est dans l&#8217;émotionnel, pas dans le rationnel.</p>
<p>Je suis actuellement dans la Silicon Valley, et les protestations des étudiants français contre l&#8217;irruption du privé dans l&#8217;université y font pleurer (chez les français établis ici). J&#8217;en reparlerai à mon retour.</p>
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		<title>By: Guyome</title>
		<link>http://www.oezratty.net/wordpress/2007/abcdaire-des-conflits-sociaux/#comment-34169</link>
		<dc:creator>Guyome</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Nov 2007 22:04:48 +0000</pubDate>
		<guid>http://www.oezratty.net/wordpress/2007/abcdaire-des-conflits-sociaux/#comment-34169</guid>
		<description>Je vais uniquement réagir sur vos propos (virulents) sur les étudiants grévistes.

"La démocratie doit s’appuyer sur un socle de valeurs et de principes"

Je suis totalement d'accord avec vous. Une assemblée générale ( dans le cas où elles ne sont pas totalement dévoyées à la cause des grévistes) permet le dialogue, garantie donc le respect, la  possibilité de défendre son opinion pour chacun ainsi que l'égalité de traitement des individus (dans le vote, la parole). Il s'agit simplement de  démocratie directe...

"La démocratie n’a pas pour objet de permettre aux uns de restreindre les libertés fondamentales des autres"

Le principe de tout pouvoir politique est de restreindre les libertés individuels (fondamentales ou non) pour le bien collectif. Reprenons les droits que vous citiez, le travail et la libre circulation. Il est interdit de travailler les jours fériés et certaines zones (militaires,...) sont interdites au public. Tout cela à été décidé par des instances démocratiques dont l'on cherche à améliorer la représentativité (proportionnelle ou non).

Pour la grève, le cas des étudiants est très particulier puisqu'à proprement parler ils ne travaillent pas ( ils ne sont pas salariés) et donc cesser le travail (qu'ils n'ont pas) en laissant les non-gréviste travailler est sans sens... On peut le regretter mais peu (voir pas du tout) de méthodes parallèles existent pour faire valoir son oppositions et ses propositions. 

D'autre part, je reste très étonné par ces "démocrates" qui font valoir que l'intérêt personnel (celui de chacun, même des grévistes, à aller en cour) passe devant l'intérêt général (l'avenir de la fac, les valeurs de l'éducation). C'est très "libertariens"...

PS: "soviet" n'est que le russe pour conseil, sénat, rien de bien grave surtout qu'ils n'ont eu le pouvoir qu'entre la révolution de février et d'octobre 17(et encore)

Nb: je suis étudiant (non-gréviste) en école d'ingénieur (maths)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je vais uniquement réagir sur vos propos (virulents) sur les étudiants grévistes.</p>
<p>&#8220;La démocratie doit s’appuyer sur un socle de valeurs et de principes&#8221;</p>
<p>Je suis totalement d&#8217;accord avec vous. Une assemblée générale ( dans le cas où elles ne sont pas totalement dévoyées à la cause des grévistes) permet le dialogue, garantie donc le respect, la  possibilité de défendre son opinion pour chacun ainsi que l&#8217;égalité de traitement des individus (dans le vote, la parole). Il s&#8217;agit simplement de  démocratie directe&#8230;</p>
<p>&#8220;La démocratie n’a pas pour objet de permettre aux uns de restreindre les libertés fondamentales des autres&#8221;</p>
<p>Le principe de tout pouvoir politique est de restreindre les libertés individuels (fondamentales ou non) pour le bien collectif. Reprenons les droits que vous citiez, le travail et la libre circulation. Il est interdit de travailler les jours fériés et certaines zones (militaires,&#8230;) sont interdites au public. Tout cela à été décidé par des instances démocratiques dont l&#8217;on cherche à améliorer la représentativité (proportionnelle ou non).</p>
<p>Pour la grève, le cas des étudiants est très particulier puisqu&#8217;à proprement parler ils ne travaillent pas ( ils ne sont pas salariés) et donc cesser le travail (qu&#8217;ils n&#8217;ont pas) en laissant les non-gréviste travailler est sans sens&#8230; On peut le regretter mais peu (voir pas du tout) de méthodes parallèles existent pour faire valoir son oppositions et ses propositions. </p>
<p>D&#8217;autre part, je reste très étonné par ces &#8220;démocrates&#8221; qui font valoir que l&#8217;intérêt personnel (celui de chacun, même des grévistes, à aller en cour) passe devant l&#8217;intérêt général (l&#8217;avenir de la fac, les valeurs de l&#8217;éducation). C&#8217;est très &#8220;libertariens&#8221;&#8230;</p>
<p>PS: &#8220;soviet&#8221; n&#8217;est que le russe pour conseil, sénat, rien de bien grave surtout qu&#8217;ils n&#8217;ont eu le pouvoir qu&#8217;entre la révolution de février et d&#8217;octobre 17(et encore)</p>
<p>Nb: je suis étudiant (non-gréviste) en école d&#8217;ingénieur (maths)</p>
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