Le phénomène mini-Microsoft

Publié le 26 juin 2006 et mis à jour le 24 juillet 2006 - 6 commentaires -
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Mini-Microsoft est un blog créé en juillet 2004 par un gars, ano­nyme, de Micro­soft Corp, pro­ba­ble­ment un middle-manager du sup­port tech­nique. Un gars au nom évoca­teur de “Who da Punk?” (en clair: who’s that punk?). Le blog est ali­menté par des cen­taines de com­men­taires d’autres ano­nymes de Micro­soft et d’une sorte de revue de blogs sur Micro­soft, écrits par d’autres ano­nymes ou d’anciens de Micro­soft Corp. Et les inter­ve­nant externes com­mentent cela d’une façon quelque peu médusée.

Je vais com­men­cer par décrire ce blog d’une caté­go­rie “nou­velle” et le phé­no­mène asso­cié, ses consé­quences sur Micro­soft et sa com­mu­ni­ca­tion, et d’une manière géné­rale sur les grandes entre­prises qui pour­raient être affec­tées par le phénomène.

On découvre plein de choses inté­res­santes dans Mini-Microsoft, notam­ment pour ceux qui veulent com­prendre com­ment la société fonc­tionne de l’intérieur au niveau de « sa base » et dans la R&D :

  • Les états d’âme de cette « base », qui se plaint de la bureau­cra­tie galo­pante et de mana­gers trop nom­breux et incom­pé­tents. Pas éton­nant pour une entre­prise qui atteint une taille res­pec­table : près de 70000 col­la­bo­ra­teurs au niveau mon­dial et près de la moi­tié à Red­mond, au siège. La taille d’une entre­prise exige des pro­ces­sus, et cela génère inévi­ta­ble­ment de la bureau­cra­tie pas tou­jours appré­ciée par ceux qui n’y sont pas habi­tués, notam­ment dans les équipes de R&D.
  • Des com­men­taires sur le sys­tème d’évaluation et de com­pen­sa­tion des col­la­bo­ra­teurs. Et les détails sur les plans de com­pen­sa­tion des top mana­gers de la société, qui sont évidem­ment meilleurs qu’à la base. Peu de mana­gers s’expriment. Lorsqu’ils le font, ils réagissent assez dure­ment mais de façon bien argu­men­tée. Il est nor­mal que cer­tains col­la­bo­ra­teurs soient insa­tis­faits. Le sys­tème d’évaluation force les mana­gers à iden­ti­fier les meilleurs et les moins bons de leurs équipes. Quand on se retrouve du mau­vais côté, ce n’est pas très plai­sant, sauf à ne pas être dans le besoin finan­ciè­re­ment et à être tota­le­ment indif­fé­rent au regard de son manager.
  • Quelques éclai­rages sur la stra­té­gie pro­duit, la qua­lité des logi­ciels, les retards de Vista, le juge­ment que portent les équipes de R&D les unes sur les autres (par exemple, ceux de Win­dows trouvent nuls ceux de MSN et réciproquement).
  • Des com­men­taires régu­liers sur les résul­tats finan­ciers de la société et une revue de presse asso­ciée. Nor­mal pour des col­la­bo­ra­teurs qui sont presque tous action­naires de la société et se pré­oc­cupent donc beau­coup du cours de son action.
  • Quelques pro­po­si­tions har­dies, l’une d’entre elle consis­tant à réduire la taille de Micro­soft ou à le frag­men­ter (déman­tè­le­ment ?) et à virer plein de mana­gers, Steve Ball­mer (le CEO) en pre­mier, et par­fois, Bill Gates au pas­sage (en passe de deve­nir uni­que­ment Chairman).

Le gars qui a créé ce blog tient évidem­ment à res­ter ano­nyme. Il héberge son blog chez Google (Blog­ger) ce qui mini­mise les risques que Micro­soft remonte à sa trace. Il n’allait tout de même pas se faire héber­ger sur MSDN ou chez un héber­geur par­te­naire de Microsoft !

Robert Scobble était de son côté un « évan­gé­liste » de la Divi­sion Deve­lo­per and Plat­form Evan­ge­lism de Micro­soft Corp, blog­ger bien connu de Micro­soft et à visage décou­vert. Cette Divi­sion est l’analogue de la Divi­sion que j’animais en France avant mai 2005. Elle est dédiée au pro­sé­ly­tisme des tech­no­lo­gies Micro­soft auprès des déve­lop­peurs du mar­ché, et pas du déve­lop­pe­ment des logi­ciels de Micro­soft. C’est l’un des endroits les plus inté­res­sants de Micro­soft : on y touche aux nou­velles tech­no­lo­gies, on les fait décou­vrir aux « early adop­ters », on tra­vaille avec des entre­prises inno­vantes (éditeurs de logi­ciels, star­tups), et le ton d’ensemble ne se prête pas trop à la langue de bois mar­ke­ting clas­sique. Robert a créé égale­ment des inter­views pour Chan­nel 9, une chaine TV per­met­tant de décou­vrir Micro­soft de l’intérieur. Sur son blog, Scobble fai­sait évidem­ment la pro­mo­tion des tech­no­lo­gies Micro­soft, dia­lo­guait avec ses lec­teurs, mais avec une ouver­ture cer­taine. Il par­lait volon­tiers de tech­no­lo­gies concur­rentes, et pas for­cé­ment pour en dire du mal, ce qui est plu­tôt excep­tion­nel comme com­por­te­ment. Et bien, mini-Microsoft l’embêtait quelque peu. S’il sou­hai­tait que mini-Microsoft s’éclipse un jour, c’est par la dis­pa­ri­tion des maux qu’il décri­vait. Il indi­quait d’ailleurs qu’il démis­sion­ne­rait si le gars qui édite mini-Microsoft était iden­ti­fié et viré ! Et confirme le malaise qui sévit dans la société : “I’ve inter­vie­wed more than 500 employees over two years (and tal­ked with hun­dreds, maybe even thou­sands, more) and I’ve met thou­sands of our cus­to­mers and sha­re­hol­ders on trips to confe­rences, VC firms, camps, pri­vate par­ties, and cor­po­rate mee­tings. […] And, gene­rally, what I’m fin­ding on my tours is angst. Angst over stock price (it’s gone up about $3 since I’ve joi­ned three years ago). Angst over mar­ke­ting issues (why do we make cool names like “Sparkle” lame by chan­ging that to “Expres­sion Inter­ac­tive Desi­gner?”) Angst over vision and direc­tion. Angst over lea­der­ship. Angst over adver­ti­sing like our “dino­saur” ads (which are loudly deri­ded by cus­to­mers whe­ne­ver I go to confe­rences and talk about how we’re being per­cei­ved)”. Bref, Scobble par­ti­ci­pait acti­ve­ment au débat généré par Mini-Microsoft. Début juin 2006, il annon­çait son départ de Micro­soft pour une star­tup, et semble-t-il sans aucune ani­mo­sité par rap­port à Micro­soft. Dom­mage pour MS! Il y a heu­reu­se­ment plein de blog­gers non ano­nymes chez Micro­soft, mais leur objec­tif est sou­vent de par­ler de la tech­no­lo­gie dont ils ont la charge.

De son côté, l’impact de Mini-Microsoft est éton­nant à plus d’un titre. Son auteur avait été inter­viewé par Busi­ness Week pen­dant l’été 2005 d’où son sur­nom de “Deep throat” (gorge pro­fonde, comme dans l’affaire Water­gate). L’article décri­vait fort bien ce phé­no­mène « d’employee blog­ging ». “Le Monde” s’en était fait l’écho en mars 2006. Dans le même numéro de Busi­ness Week, Steve Ball­mer réagis­sait en com­men­çant par le déni : How is morale at Micro­soft? We have as an exci­ted and enga­ged a team at Micro­soft as I could pos­si­bly manage. We have 85% of our people say they feel stron­gly that they’re proud to be at Micro­soft. They love their work. They’re pas­sio­nate about the impact that we’re having on cus­to­mers and society. And that’s a real power­ful, a really, really power­ful sta­te­ment about where our people are. Cer­tainly, we conti­nue to bring in new people. We’ll hire, net new, over 4,000 people this year, and attract great people into the com­pany. I’m very bul­lish about the employee base and what it can accom­plish”.

Il n’empêche qu’en mars 2006, Steve Ball­mer décla­rait à des cen­taines de mana­gers du monde entier médu­sés qu’il y avait trop de mau­vais mana­gers dans la société et qu’il fal­lait s’en débar­ras­ser ! Il ne s’inspirait d’ailleurs pas seule­ment de mini-Microsoft mais égale­ment de Jack Welch. L’ancien patron de Gene­ral Elec­tric pré­co­nise dans ses dif­fé­rents ouvrages de virer chaque année 10% des col­la­bo­ra­teurs de l’entreprise. Les plus mau­vais s’entend ! Ou les moins per­for­mants. Dans les faits, Micro­soft est loin d’être un adepte for­cené de cette pra­tique. Le turn over (appel­la­tion fran­glaise qui se dit « attri­tion » en anglais et en amé­ri­cain) y est assez faible et en des­sous de la moyenne de l’industrie.

J’ai décou­vert mini-Microsoft en juin 2005 et cela m’a fait un choc de voir tant de ran­coeur mise sur la place publique ! A la fois parce qu’elle est pro­ba­ble­ment exa­gé­rée et qu’elle donne une image trop néga­tive d’une boite qui ne doit pas être pire que les autres. Elle a fina­le­ment poussé son degré de trans­pa­rence à un stade supé­rieur, et sans le vou­loir. La trans­pa­rence exis­tait déjà pas mal, que ce soit par la nombre de per­sonnes de l’entreprise qui « com­mu­niquent » dans le monde, par les blogs de col­la­bo­ra­teurs de Micro­soft (sou­vent dans la Divi­sion Déve­lop­peurs) par les nom­breux mémos internes qui se retrouvent volon­tai­re­ment ou pas dans la presse. Ce phé­no­mène ne va pas s’arrêter à Micro­soft ! L’ensemble des grandes entre­prises va à terme être affec­tée par ce phé­no­mène. Et elles y seront moins pré­pa­rées que Micro­soft car leurs struc­tures de mana­ge­ment risquent de réagir de façon malsaine.

Ce phé­no­mène d’employee blog­ging est peut-être encou­ragé aux USA par la faible syn­di­ca­li­sa­tion dans la high-tech et par les oppor­tu­ni­tés offertes par la tech­no­lo­gie des blogs. C’est fina­le­ment un phé­no­mène salu­taire dans le cas de Micro­soft. Les dis­cus­sions y sont bien plus éclai­rées que le « bashing » per­ma­nent de la société que l’on trouve sur les sites de logi­ciels libres, ou dans cer­tains médias. C’est un contre-pouvoir de qua­lité face au top mana­ge­ment de l’entreprise qui voit ainsi ses res­pon­sa­bi­li­tés plus expo­sées aux regards de tous. Cela éclaire les action­naires sur ce qui va bien et moins bien dans la société. Cela ne reflète par contre que la situa­tion dans la R&D à “Corp” (le siège). Les équipes des filiales qui repré­sentent envi­ron un tiers de la société, ne s’expriment pas sur ce blog. Leur moral varie selon les filiales et leur taille. En géné­ral, il baisse avec l’augmentation de la taille des filiales. Une petite filiale vit encore l’esprit « star­tup » alors qu’une grande filiale se bureau­cra­tise, embauche des mana­gers expé­ri­men­tés à l’extérieur, sou­vent dans des entre­prises dont la culture interne, très poli­tique, se dilue dans celle de Micro­soft, et pas for­cé­ment pour l’améliorer.

Les incon­vé­nients de ce genre de blogs sont évidents: ils exposent le fonc­tion­ne­ment interne de l’entreprise et c’est rare­ment à son avan­tage. Cela donne de l’urticaire aux équipes de com­mu­ni­ca­tion et au top mana­ge­ment. Mais dans le cas de Micro­soft, est-ce bien si grave que cela compte tenu de son image déjà fort contras­tée? Cela rap­pelle qu’une entre­prise, ce sont avant tout des “vrais gens” qui ne cherchent pas à “domi­ner le monde” mais sim­ple­ment à bien faire leur tra­vail et à le faire si pos­sible en en tirant les plus grandes satis­fac­tions. Cela peut aussi démon­trer sa capa­cité de réac­tion interne. Un bon exemple en a été donné le 18 mai avec l’annonce interne de modi­fi­ca­tions des méthodes d’évaluation et de rému­né­ra­tion des col­la­bo­ra­teurs par le top mana­ge­ment de Micro­soft. Elles semblent aller dans le bon sens, montrent que les “exe­cu­tives” de Micro­soft Corp ont écouté le ter­rain, et que le blog Mini-Microsoft a eu un impact cer­tain sur ces déci­sions en cata­ly­sant cer­tains malaises! Les réac­tions à cette annonce res­tent contras­tées mais montrent une réelle volonté d’agir de Micro­soft. Le 29 mai 2006, Mini-Microsoft annon­çait en tout cas se mettre en veilleuse après plus de deux années d’activité. Un peu usé et atteint par le “baby blues” d’avoir pu atteindre une par­tie de son objec­tif. En fait, le blog conti­nue de fonctionner.

Main­te­nant, la ques­tion qui se pose pour une Direc­tion de la Com­mu­ni­ca­tion d’une grande entre­prise, c’est, com­ment réagir à ce phé­no­mène si elle en était affec­tée? L’arrivée d’une nou­velle géné­ra­tion de jeunes nour­ris aux Sky­blogs ne va pas ralen­tir cette trans­for­ma­tion! La réponse doit pro­ba­ble­ment se faire au cas pas cas. J’aurais ten­dance à pré­co­ni­ser une grande hon­nê­teté, une plus grande trans­pa­rence dans sa com­mu­ni­ca­tion et la mise au ren­card d’une par­tie au moins de la langue de bois uti­li­sée par les mana­gers (voir quelques exemples irré­sis­tibles ici). Une entre­prise est faite d’hommes et de femmes. Ce n’est pas un « corps par­fait ». Elle doit savoir valo­ri­ser ses réus­sites mais aussi admettre et expli­quer ses échecs. C’est cela qui génère la confiance. Et d’utiliser cela pour faire évoluer sa culture mana­gé­riale, pour la tour­ner à la fois plus vers les clients et vers ses col­la­bo­ra­teurs. Bien sûr, il fau­dra tou­jours conser­ver une part de langue de bois dans la com­mu­ni­ca­tion car elle per­met de moti­ver les équipes. Mais il fau­dra en user au bon moment et de façon cré­dible. Une des meilleures manières pour les lea­ders d’éviter la langue de bois est de la repor­ter sur le futur. Ainsi, un lea­der pourra décrire avec hon­nê­teté la situa­tion pré­sente, quitte à noir­cir le tableau, et à dépeindre ensuite un futur radieux pour y entrai­ner ses équipes.

Si donc vous avez entendu par­ler de blogs du style de mini-Microsoft s’appliquant à d’autres grandes entre­prises, qu’elles soient amé­ri­caines ou fran­çaises, ou autres, je suis pre­neur de votre avis.

PS: Mini-Microsoft n’est pas le seul blog ano­nyme sur Micro­soft émanant de l’interne. Il fait des émules avec par exemple Extre­me­Ma­keo­ver qui vient d’être crée en juin 2006.


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Publié le 26 juin 2006 Post de Olivier Ezratty | Blogs, Communication, Management, Marketing, Microsoft | 6 commentaires

Les 6 commentaires sur “Le phénomène mini-Microsoft” :

  • > J’ai décou­vert mini-Microsoft en juin 2005 et
    > cela m’a fait un choc de voir tant de ran­coeur
    > mise sur la place publique ! A la fois parce
    > qu’elle est pro­ba­ble­ment exa­gé­rée et qu’elle
    > donne une image trop néga­tive d’une boite qui
    > ne doit pas être pire que les autres.

    C’est une des rai­sons qui me font pen­ser que Mini (ou Who Da Punk) est non seule­ment un middle-manager mais aussi quelqu’un d’assez ancien chez MS pour avoir vécu d’autres époques, avoir une sorte de nos­tal­gie du fonc­tion­ne­ment interne d’antan (typi­que­ment comme Joel quand il narre sa pre­mière review avec BillG) et assez ancien aussi pour ne pas avoir connu assez long­temps d’autre employeur, et ne pas s’être frotté au (mau­vais) fonc­tion­ne­ment des autres socié­tés de notre petite industrie.

    Je pense que Mini-Msft est vic­time du syn­drome de l’ “enfant gâté” que l’on retrouve aussi chez cer­tains anciens de MS France.

    Les solu­tions pour le moins sim­plistes qu’il pro­pose pour redres­ser la situa­tion de la boite (divi­ser les effec­tifs par deux…) ne font que me confor­ter dans cette idée.

    Ton avis, Olivier ?

  • [2] - Olivier Ezratty a écrit le 27 juin 2006 :

    A vrai dire, peu importe car ce qui est inté­res­sant dans Mini-Microsoft, c’est plus les réac­tions des ano­nymes de Micro­soft qui s’expriment dans les com­men­taires que les posts de who­da­punk en tant que tels. Ses posts sont sou­vent une com­pi­la­tion des com­men­taires pré­cé­dent et une sorte de revue de blogs et de presse sur ce qui se dit sur Microsoft.

    Oui, il est clair que le gars semble nos­tal­gique du passé. Mais en faire un enfant gâté pour autant est un peu exa­géré. Ce qui me frappe en tout cas, c’est la cri­tique d’un sys­tème qui est fait celle de tout sys­tème de mana­ge­ment basé sur une hié­rar­chie. Se faire évaluer par un tiers rela­ti­ve­ment à ses pairs est très dif­fi­cile à sup­por­ter sur­tout si on trouve que son mana­ger n’est pas légi­time. Comme il y a au mini­mum 20% de mana­gers incom­pé­tents dans une boite, à tous les niveaux, cela suf­fit pour don­ner une impres­sion géné­rale d’injustice mal­gré le reste des mana­gers qui font bien leur bou­lot et son hon­nêtes dans leur évalua­tion des collaborateurs.

    C’est aussi un fait avéré que cer­taines équipes ont atteint une taille trop grande chez MS à la R&D et qu’elles deviennent impos­sibles à gérer. Cela néces­site une remise en cause pas évidente des orga­ni­sa­tions. Et pas juste en fai­sant appel à des cadors de McKin­sey (qui sont à l’origine d’une réor­ga­ni­sa­tion d’il y a 3 ou 4 ans au niveau mon­dial). Cela passe aussi par la concep­tion même des logi­ciels dont les inter­dé­pen­dances sont trop com­plexes à gérer et créent un plat de spa­ghet­tis non seule­ment au niveau du code, mais égale­ment au niveau des orga­ni­sa­tions. Il me semble que MS a pris conscience de cela et essaye d’y por­ter remède mais cela ne se fait pas du jour au lendemain.

  • [3] - Olivier Ezratty a écrit le 27 juin 2006 :

    Je reviens sur le syn­drome de l’enfant gâté que tu décris.

    Ce syn­drome existe mais je ne le géné­ra­li­se­rai pas. On le retrouve chez ces gens qui se plaignent sans arrêt du cours de l’action (ané­mique) de Micro­soft. Et regrettent le temps des crois­sances per­ma­nentes de l’action, dans les années 80 et 90. Cette foca­li­sa­tion sur le cours s’est cal­mée avec le temps, notam­ment depuis qu’il n’y a plus de plans de stocks options chez MS (depuis 2003) et qu’ils ont été rem­pla­cés par des plans d’attribution d’actions gra­tuites. Ces plans sont moins moti­vants que les stock options mais s’adaptent à la réa­lité d’un cours qui évolue peu. Et chaque col­la­bo­ra­teur est éligible comme c’était le cas pour les stock options. L’info est publique, cf http://news.com.com/Microsoft+to+award+stock,+nix+options/2100-1014_3-1023840.html.

    En règle géné­rale, je trouve par contre que les anciens sont por­teurs d’un esprit sympa dans la société qui pour­rait avoir ten­dance à se déli­ter (goût pour la tech­no­lo­gie, sens du risque et de l’initiative, liberté d’esprit et de parole).

    Il faut aussi faire la part des choses entre filiale et siège à Corp. Il est pos­sible que les anciens pan­toufflent à Corp. Car je n’ai pas l’impression que cela soit le cas chez MS France.

    Même s’il est cer­tain que lorsque l’on reste très long­temps dans la même société, les réflexes peuvent s’émousser. En par­ti­cu­lier si l’on n’a pas changé régu­liè­re­ment de fonc­tion pour se renouveler.

  • [4] - Marie a écrit le 29 juin 2006 :

    His­toire d’ajouter un éclai­rage sur les blogs d’entreprises, tu connais peut-être déjà cet expert ? http://padawan.info/be/

  • [5] - Olivier Ezratty a écrit le 30 juin 2006 :

    Merci Marie, tu me fais décou­vrir ce site! C’est un blog très inté­res­sant sur ce sujet. Il traite visi­ble­ment plus des blog­gers “offi­ciels” d’entreprise que des cas à la Mini-Microsoft. Mais cela peut changer…

  • [6] - Olivier Ezratty a écrit le 26 juillet 2006 :

    Mini-Microsoft fait réfé­rence dans son der­nier post (http://minimsft.blogspot.com/2006/07/we-are-fam-ily-links.html ) à la créa­tion du site Mini-Microsoft France sur http://mini-microsoft-fr.blogspot.com/.

    Bon, il n’y a rien dedans! Pas glop!

    C’est juste un test de Blog­ger pour voir? Où quelque chose de sérieux?




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