Bundles contestés, et après?

Publié le 22 décembre 2006 et mis à jour le 20 décembre 2007 - 42 commentaires -
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L’UFC Que Choi­sir a réveillé en décembre 2006 un ser­pent de mer qui fait régu­liè­re­ment cou­ler de l’encre depuis au moins 1999 en por­tant plainte contre Hew­lett Packard, Darty et Auchan pour bundles illé­gaux de logi­ciels dans les PC qu’ils com­mer­cia­lisent. Et de faire un cer­tain nombre de pro­po­si­tions comme de per­mettre l’achat d’ordinateurs sans logi­ciels et de faire le choix des logi­ciels ins­tal­lés sur la machine.

Autant je trouve qu’il est utile d’encourager la concur­rence et de favo­ri­ser le choix des consom­ma­teurs, autant il me semble que les pro­po­si­tions contre les fameux bundles sont très limi­tées d’un point de vue pra­tique, au point qu’elles pour­raient même être pré­ju­di­ciables aux uti­li­sa­teurs de PC.

Avant d’en venir là, il me faut déjà décrire les plaintes, la posi­tion des construc­teurs et les pro­po­si­tions des plai­gnants. Je vais en pro­fi­ter pour expli­quer la méca­nique mécon­nue de ces bundles, les pra­tiques en termes de prix et de contrats de licence. Ensuite, je trai­te­rai de l’impact poten­tiel, direct et indi­rect des pro­po­si­tions de l’UFC, de l’AFUL et des poli­tiques qui se sont mêlés au débat. Et je conclue­rai avec quelques pro­po­si­tions que vous pour­rez d’ailleurs compléter.

C’est un peu long, comme d’hab, car le sujet ne se traite pas à la légère.

Les plaintes et les argu­ments utilisés

L’UFC se fait le relai d’une action de l’AFUL (Asso­cia­tion Fran­çaise des Uti­li­sa­teurs de Logi­ciels Libres) qui avait démarré en 1999, dans le cadre d’une cam­pagne mon­diale, avec l’attaque fron­tale de Micro­soft et de Win­dows au tra­vers des jour­nées de sen­si­bi­li­sa­tion dites “Win­dows Refund Day” deve­nues ensuite des “Jour­nées Détaxe” dans leur ver­sion française.

L’approche a été éten­due à tous les logi­ciels bund­lés sur PC, mais tou­jours avec Win­dows en ligne de mire même s’il est main­te­nant cité par cir­con­lo­cu­tions. L’AFUL a inventé à cette occa­sion le terme de racke­ti­ciel. Mais Micro­soft est tou­jours en ligne de mire selon l’AFUL selon qui: “…per­dure une pra­tique qui per­met à cer­tains de se consti­tuer des rentes au détri­ment des consom­ma­teurs en impo­sant, avec les maté­riels pro­po­sés, leurs logi­ciels par­fois de piètre qua­lité afin de per­ce­voir des marges attei­gnant 80%. En France cette pra­tique cause depuis plus de dix ans une évasion fis­cale annuelle d’au moins 115 M d’euros.”. Et on mélange les choux et les carottes avec un dis­cours alter-mondialiste qui n’a rien à voir avec les consi­dé­ra­tions des consom­ma­teurs! Car cette évasion fis­cale est sim­ple­ment liée au fait que nombre de logi­ciels sont com­mer­cia­li­sés par des entre­prises amé­ri­caines. Mais les ventes de pro­duits de L’Oréal, Vuit­ton, Air­bus et aussi Das­sault Sys­tèmes dans le reste du monde sont aussi de “l’évasion fis­cale”, cette fois-ci au pro­fit de la France. C’est ce que l’on appelle le libre échange! Par contre, il est vrai que la marge de Win­dows est très élevée. Sur l’année fis­cale ter­mi­née en juin 2006, elle était exac­te­ment de 77% ($10B de marge opé­ra­tion­nelle sur $13B de revenu). Les coûts asso­ciés à Win­dows sont à peu près équi­ta­ble­ment répar­tis entre R&D - aux alen­tours de $1,5B, soit le quart du total de la R&D de Micro­soft - et le reste dans la vente et sur­tout le mar­ke­ting. Avec une varia­bi­lité forte les années de lan­ce­ment de nou­velles ver­sions. Cette marge excep­tion­nel­le­ment élevée est prin­ci­pa­le­ment liée au volume des ventes: aux alen­tours de 180 mil­lions de licences par an!

Les poli­tiques ont depuis long­temps pris le relai de ces plaintes. Ce fut long­temps le cas de Dépu­tés du PS comme Jean-Yves Le Déaut, auteur de quelques pro­po­si­tions de lois faro­rables à l’usage des logi­ciels libres dans l’administration. Mais la droite s’est égale­ment impli­quée, de peur de se retrou­ver hors du jeu. Ainsi, Richard Caze­nave, député UMP qui sou­tient égale­ment les logi­ciels libres, a embrayé en sou­te­nant la plainte. Avec le dis­cours sui­vant: “Il y a dix ans, on pou­vait invo­quer que l’intérêt du consom­ma­teur était de dis­po­ser d’une offre glo­bale, incluant logi­ciels et maté­riel, parce que les uti­li­sa­teurs étaient peu aver­tis. Cela a changé. Aujourd’hui, la plu­part des uti­li­sa­teurs n’en sont plus à leur pre­mier équi­pe­ment. Bon nombre d’entre eux sont donc en mesure de faire des choix. Or, cela ne leur est pas offert”. Est-ce à dire que les uti­li­sa­teurs lambda de PC sont deve­nus sou­dai­ne­ment suf­fi­sam­ment com­pé­tents pour uti­li­ser un logi­ciel comme Linux et l’installer eux-mêmes sur un PC? Loin s’en faut. Cette notion de “com­pé­tence” est bien floue et n’est pas du tout véri­fiée. Sur­tout pour les foyers qui ne sont pas encore équi­pés de PC et il en reste plus de 40%.

Il conti­nue avec: … les solu­tions de logi­ciels libres sont désor­mais beau­coup plus opé­ra­tion­nelles et acces­sibles. Il y a donc bien plu­sieurs solu­tions dis­po­nibles sur le mar­ché. Mais ces offres alter­na­tives ont des dif­fi­cul­tés à émer­ger parce que l’on tolère la vente liée. Dans ce contexte, il est plus que jamais néces­saire de faire ces­ser ces pra­tiques com­plè­te­ment ana­chro­niques.”. Ceci est par­tiel­le­ment vrai car si Linux a fait d’énormes pro­grès ces der­nières années, il n’a pas encore tout à fait les carac­té­ris­tiques d’un sys­tème d’exploitation des­tiné au grand public. De là à dire que les pra­tiques dénon­cées sont ana­chro­niques, c’est fort de café, sur­tout dans la mesure où, nous allons le voir, c’est l’absence de ces pra­tiques qui serait ana­chro­nique et nous ferait reve­nir 20 ans en arrière!

Puis… Je condamne le fait que le consom­ma­teur ne soit pas au moins informé du coût des logi­ciels lorsqu’il achète un ordi­na­teur. Je condamne sur­tout le fait qu’il y ait un couple forcé liant les logi­ciels et la machine. Cela peut être consi­déré à mon sens comme une vio­la­tion du code de la consom­ma­tion qui impose de sépa­rer des pro­duits ven­dus en lots.”. Mais il ne s’agit pas d’une vente par lot comme d’une boite de petits pois avec un paquet de pâtes! On verra plus loin que le PC et le Win­dows qui va avec sont étroi­te­ment liés tech­ni­que­ment. Un PC sans sys­tème d’exploitation est inopé­rant. Un construc­teur se doit donc de pro­po­ser une machine qui tourne. Connaissez-vous beau­coup d’objets numé­riques qui sont ven­dus sans le logi­ciel qui va avec?

Et puis, est-on informé du coût détaillé de toutes les pièces déta­chées de Valéo lorsque l’on achète une Renault? Est-on informé des droits de dif­fu­sion de films et matches de Ligue 1 lorsque l’on s’abonne à Canal+? Est-on informé du prix de fabri­ca­tion de sa Free­box lorsque l’on s’abonne à Free? Est-on informé du prix de l’échantillon de papier et de la car­touche d’encre four­nis avec une impri­mante? Quand on achète une solu­tion, elle a un prix, c’est tout. Après, on peut com­pa­rer avec le prix des pièces déta­chées si elles sont dis­po­nibles sépa­ré­ment. En géné­ral, on se rend compte que la solu­tion inté­grée est bien plus avan­ta­geuse que le total du prix des pièces déta­chées. Cha­cun sait par exemple qu’une voi­ture ache­tée en pièces déta­chée vaut le qua­druple du prix “monté”!

Enfin, on a une réponse alam­bi­quée au sujet du Macin­tosh: Je pense que le débat est en l’occurrence dif­fé­rent. La vente liée est un pro­blème lorsque l’on se posi­tionne du côté du consom­ma­teur. Or, le consom­ma­teur achète une machine Apple aussi pour le sys­tème d’exploitation. C’est un choix déli­béré.” . Méheu, ce n’est pas vrai! On peut ins­tal­ler Win­dows sur les Macin­tosh main­te­nant qu’ils uti­lisent un pro­ces­seur Intel! On peut même y mettre Linux. Com­ment fais-je si je veux un por­table Apple avec la petite prise d’alimentation aiman­tée (une idée super) et mettre Linux ou Win­dows des­sus sans payer MacOS? Suis-je informé du coût de MacOS? L’argument ne tient plus! Même si Apple four­nit à la fois le maté­riel et le logi­ciel et peut un peu plus pré­tendre à une solu­tion inté­grée que dans le cas où le logi­ciel n’a pas la même pro­ve­nance que le maté­riel. Si une loi était votée qui obli­geait à pro­po­ser “un ordi­na­teur nu”, et bien, elle devrait s’appliquer aux Macin­tosh car ce sont deve­nus des PC à quelques détails près!

Autre plainte cou­rante: ce serait scan­da­leux que les logi­ciels repré­sentent jusqu’à 20% du prix d’un PC. Mais bon, c’est d’abord très rare­ment le cas. Sur un ordi­na­teur à 600€, on est pro­ba­ble­ment aux alen­tours de 15% maxi­mum et cela des­cend à moins de 10% pour les PC de 1000€ et plus. Et puis, n’est-ce pas nor­mal que les logi­ciels aient de la valeur? Sans eux, on ne peut rien faire! Les logi­ciels bund­lés avec un PC ne sont pas chers du tout! Pre­nez en com­pa­rai­son un lec­teur de DVD à envi­ron 80€, c’est le prix de 3 DVDs! Et ce n’est que du contenu!

Posi­tion des construc­teurs, prix des logi­ciels et mar­ché des PCs

De leur côté, les construc­teurs de PC indiquent qu’un “unbund­ling” n’aurait aucun sens indus­triel : il cou­te­rait cher car il fau­drait démul­ti­plier les confi­gu­ra­tions, le sup­port tech­nique des machines serait rendu plus dif­fi­cile pour le grand public car le logi­ciel de base tour­nant sur les machines ne serait plus stan­dard comme avec Win­dows et le pira­tage de logi­ciels serait indi­rec­te­ment encou­ragé. Enfin, les pre­miers essais de vente de PC avec Linux ont été de cui­sants échecs dans le grand public.

J’ajouterai que l’association de Win­dows avec un PC est plus étroite que le simple ajout de l’un sur l’autre, afin de faire du PC une solu­tion “prête à l’emploi”:

  • Pré­ins­tal­la­tion de Win­dows sur le disque dur qui per­met de mettre en route l’ordinateur en quelques minutes après avoir saisi son compte uti­li­sa­teur et son mot de passe.
  • Per­son­na­li­sa­tion de la ver­sion de Win­dows pour le maté­riel avec l’ajout des pilotes spé­ci­fiques, par­ti­cu­liè­re­ment impor­tants dans le cas d’un ordi­na­teur por­table, et des logi­ciels de para­mé­trage spé­ci­fiques à son matériel.
  • Ajout d’une pro­cé­dure de sau­ve­garde et de res­tau­ra­tion de la machine, avec un DVD tout prêt ou avec la gra­vure d’un DVD de restauration.
  • Per­son­na­li­sa­tion de l’environnement appli­ca­tif au niveau : navi­ga­teur Inter­net, moteur de recherche, player mul­ti­mé­dia, lec­teur de DVD et codec MPEG2, anti-virus, lec­teur PDF. A la fois pour se dif­fé­ren­tier et en réponse à dif­fé­rents “set­tle­ments” dans le cadre des pro­cès Anti­trust contre Micro­soft. Per­son­na­li­sa­tion qui favo­rise la concur­rence dans cer­taines caté­go­ries logi­cielles. Et qui répond aussi à des besoins fonc­tion­nels réels non pour­vus par Windows.
  • Four­ni­ture d’un sup­port tech­nique uti­li­sa­teur pour l’ensemble de la confi­gu­ra­tion maté­rielle et logi­cielle four­nie. Même si sa qua­lité est sou­vent très inégale.

Regar­dons main­te­nant l’aspect “prix des logi­ciels bund­lés” car il y a de nom­breuses mécon­nais­sances à ce sujet. Et d’ailleurs une confu­sion séman­tique entre prix (ce que paye le consom­ma­teur) et coût (ce que paye le construc­teur). Selon l’UFC, …le consom­ma­teur peut être titu­laire de licences logi­cielles et vou­loir ache­ter un ordi­na­teur nu, ou tout sim­ple­ment vou­loir chan­ger d’environnement logi­ciel. Il a donc léga­le­ment le droit de refu­ser l’achat conco­mi­tant des logi­ciels inutiles.”!

  • Ce n’est pas tout à fait le cas car la licence de Win­dows “bund­lée” est liée à la machine par contrat. Vous direz que c’est un arti­fice de licence uti­li­sa­teur pour géné­rer un revenu récur­rent à chaque renou­vel­le­ment de machine. Oui, mais c’est reflété dans le prix que paye le construc­teur à Micro­soft, qui est bien plus bas qu’un achat à l’unité. Envi­ron du tiers au quart tout de même! (cf tableau sui­vant des prix de vente consta­tés de Win­dows XP dans le grand public - source: Kel­koo).

  • Pour Win­dows comme pour les autres logi­ciels “bund­lés”, le prix payé par le construc­teur n’a rien à voir avec le même prix du logi­ciel payé à l’unité. Tout sim­ple­ment parce que les coûts de dif­fu­sion ne sont pas les mêmes. Mettre le logi­ciel dans une boite et le vendre dans la grande dis­tri­bu­tion coûte bien plus cher que per­mettre au construc­teur de le mettre sur le disque dur de ses PC, et même d’ajouter un CD-ROM dans la boite.
  • Si on prend juste le cas de Win­dows, le coût de Win­dows pour le construc­teur est très infé­rieur à 100€ par machine. Un PC a une durée de vie d’au moins quatre ans. Ce qui donne donc envi­ron 25€ à 30€ par an, sachant que les mises à jour mineures (cor­rec­tifs, ser­vice packs) sont gra­tuites pen­dant ce laps de temps. Com­pa­rez cela au coût annuel d’un anti-virus comme Nor­ton de Syman­tec qui se monte à 45€ et vous ver­rez que Win­dows n’est fina­le­ment pas bien cher.
  • Dans le cas de la vente de Win­dows en boite, c’est Micro­soft qui assure le sup­port tech­nique alors que dans la vente “bund­lée”, c’est le construc­teur. Cela explique une bonne par­tie de la dif­fé­rence de prix.
  • Quand Win­dows est vendu en boite, il y a plu­sieurs ver­sions: une licence pleine qui peut s’installer sur une machine neuve, et une licence de mise à jour, qui s’appliquera dans ce cas là à un PC déjà équipé de Win­dows par quelque moyen que ce soit. Mais on peut obte­nir un meilleur prix chez un assem­bleur avec une boite Win­dows ven­due uni­que­ment avec la machine. Sur le site au doux nom de Racke­ti­ciel, l’AFUL écrit “En géné­ral, quand vous ache­tez un ordi­na­teur, vous n’avez pas le choix des logi­ciels pré­ins­tal­lés qui sont inclus dans le prix typi­que­ment entre 100 et 300 euros)”. Ce mon­tant ne dépasse qua­si­ment jamais 100€! Ces 300€ cor­res­pondent au prix de Win­dows “full package” vendu à l’unité. Mais jamais au prix payé par le construc­teur à Micro­soft et aux autres éditeurs concernés!
  • Le prix payé par le construc­teur pour les autres logi­ciels bund­lés est très bas. Quand l’AFUL parle de racke­ti­ciel, elle se trompe d’ailleurs de cible et de mon­tant. Les racke­tés dans les bundles, ce sont les éditeurs de logi­ciels (en met­tant de côté Micro­soft qui n’est effec­ti­ve­ment pas à plaindre)! Pour dif­fu­ser leur offre en volume, ils récu­pèrent une royalty très faible de la part des construc­teurs. Selon le logi­ciel, elle est de quelques $ à quelques dizaines de cents! Cer­tains comme Syman­tec se rat­trapent en géné­rant un revenu récur­rent annuel. L’intégration du logi­ciel dans les machines peut être même consi­déré comme un inves­tis­se­ment mar­ke­ting de l’éditeur qui gagne là un moyen de tou­cher des clients potentiels.

Les bundles génèrent un béné­fice consom­ma­teur cer­tain. Quand on peut choi­sir, il vaut mieux d’ailleurs trou­ver un PC qui a le meilleur niveau de “bund­ling” car c’est le moyen d’obtenir les logi­ciels en ques­tion au meilleur prix par rap­port à un achat à l’unité en boite. En fai­sant cepen­dant atten­tion à plu­sieurs fac­teurs: de plus en plus de logi­ciels bund­lés ont leur équi­va­lent en free­ware. C’est par exemple le cas de l’antivirus Nor­ton de Syman­tec, sou­vent pré­ins­tallé sur les machines et payant au bout de quelques mois sous la forme d’une rede­vance annuelle. On peut l’éviter et ins­tal­ler à la place AVG ou Avast qui sont gra­tuits. Même chose pour les ency­clo­pé­dies. Encarta ou Hachette, qui étaient appré­ciables… avant Wikipedia!

Il y a d’autres évolu­tions du mar­ché des PC qu’il faut citer:

  • L’origine des PC: il fut un temps où près de 25% à 30% des PC étaient ache­tés chez des assem­bleurs dits de “quar­tier”. C’est comme cela que je m’approvisionnais en PC entre 1986 et 2001. Depuis, je suis passé à des PC de marque. Pour­quoi donc? Parce que les écono­mies d’échelle et la stan­dar­di­sa­tion des com­po­sants génèrent de bien meilleurs prix avec les construc­teurs inter­na­tio­naux. On trouve aujourd’hui des PC Media Cen­ter à 500€! Les assem­bleurs repré­sentent main­te­nant une part plus faible des ventes de PC - aux alen­tours de 15%-20%!
  • Le type des PCs: la part des por­tables va crois­sant. Il suf­fit de voir les publi­ci­tés dans le métro à Paris pour com­prendre le phé­no­mène. Or un lap­top a encore plus besoin d’être une solu­tion clé en main car c’est encore plus déli­cat d’y ins­tal­ler soi-même un sys­tème d’exploitation que sur un desk­top. Quant à ces der­niers, ils sont de plus en plus uti­li­sés pour jouer. Un domaine qui favo­rise encore très net­te­ment Win­dows par rap­port à Linux.
  • La demande de PC sur Linux reste faible mal­gré les nom­breuses amé­lio­ra­tions que l’on trouve dans ce sys­tème d’exploitation. La demande reste concen­trée dans le sec­teur public, dans une par­tie de l’enseignement supé­rieur, et dans cer­tains métiers tech­niques et infor­ma­tiques (déve­lop­peurs Web, admi­nis­tra­teurs réseaux), et plus sur les ser­veurs que sur les postes de tra­vail, et plu­tôt dans les entre­prises que chez les par­ti­cu­liers. Et les ten­ta­tives de ventes de PC pré­ins­tal­lés avec Linux dans la dis­tri­bu­tion par HP et Dell ont été des échecs même si leur côté anec­do­tique ne les aidait pas. Il y a donc peu de demande! Les uti­li­sa­teurs de Linux dans le grand public ont une cer­taine typo­lo­gie: ils sont plus experts, plus jeunes, et plus enclins à être clients de la rue Mont­gal­let que de Darty! Le Linuxien est plus un adepte du “tuning”  de PC que du PC “prêt à porter”.
  • Le mar­ché des ser­veurs est bien dif­fé­rent. Une part impor­tante des ser­veurs sont livrés “nus” sans sys­tème. Ce qui n’empêche pas la domi­nance de Micro­soft qui dis­pose de plus de 60% de parts de mar­ché avec Win­dows Server.

La juris­pru­dence

Pour l’instant, seuls quelques tri­bu­naux de pre­mière ins­tance ont demandé le rem­bour­se­ment de plai­gnants à hau­teur du prix “retail” de Win­dows. Ce sont des cas épiso­diques en région.

Cas qui génèrent d’ailleurs un encom­bre­ment bien futile de la machine judi­ciaire à l’heure où tant de per­sonnes mises en exa­men crou­pissent en pri­son à cause de la len­teur de ladite machine judi­ciaire qui ne dis­pose pas d’assez de moyens!

Les pro­po­si­tions

Ces plaintes UFC/AFUL sou­lèvent cepen­dant un point qui est tout à fait com­pré­hen­sible: une volonté de déve­lop­per la concur­rence dans les sys­tèmes d’exploitation, domaine lar­ge­ment dominé par Micro­soft avec Win­dows, qui est ins­tallé par défaut sur plus de 90% des PC dis­tri­bués par les construc­teurs. Com­ment mettre un coin dans cette domi­nance alors que l’alternative Linux semble deve­nir crédible?

C’est là que les pro­po­si­tions des uns et des autres partent en vrille.

Que pro­pose le député Caze­nave? Essen­tiel­le­ment, la créa­tion d’un groupe de tra­vail à l’Assemblée sur le sujet et la créa­tion d’un cadre juri­dique pou­vant aller de l’avant et l’encouragement aux “Class Action”, ces pro­cès en nom col­lec­tifs bien connus aux USA. Cela n’a pas d’implication pra­tique immé­diate. Le légis­la­teur est cou­tu­mier de ce fait avec le vote de nom­breuses lois et règle­ments qui s’empilent sans qu’il se soit tou­jours bien pré­oc­cupé de leur aspect pra­tique et de leur impact au quo­ti­dien pour les citoyens.

De son côté, l’UFC demande dans sa plainte:

“- de per­mettre aux consom­ma­teurs qui le sou­haitent de pou­voir ache­ter un ordi­na­teur «nu» sans aucun logi­ciel d’exploitation et/ ou d’application pré installé,

- de per­mettre aux consom­ma­teurs de faire le choix des logi­ciels qu’ils sou­haitent ins­tal­ler en les ache­tant sépa­ré­ment ou en acti­vant ou non les logi­ciels pré ins­tal­lés via la remise ou non par le ven­deur de leur clé d’activation.“

Voyons les consé­quences pra­tiques de telles mesures:

  • La pre­mière mesure aurait un coût non négli­geable pour les construc­teurs et pour les points de vente. Cela dou­ble­rait voire tri­ple­rait le nombre de réfé­rences dans les maga­sins, aug­men­te­rait les coûts de ges­tion et pro­ba­ble­ment les prix des PCs : une réfé­rence avec Win­dows car c’est encore la demande majo­ri­taire, une réfé­rence avec Linux car cela serait bien plus pra­tique pour que le PC soit prêt à l’emploi, et une réfé­rence de PC nu. En gros, on aug­men­te­rait le prix des PCs pour satis­faire quelques % d’acheteurs. Ou alors, les construc­teurs impu­te­raient via un peu de comp­ta­bi­lité ana­ly­tique l’augmentation des coûts de ges­tion aux ache­teurs de PC nus pour ne pas péna­li­ser ceux qui achètent des PC pré­ins­tal­lés avec Win­dows et n’ont rien demandé d’autre. Résul­tat, le PC nu cou­te­rait si cela trouve aussi cher si ce n’est plus cher que le PC “bundlé”. Il serait bon au pas­sage de défi­nir ce qu’est un “ordi­na­teur”! Est-ce un ordi­na­teur per­son­nel sur lequel est actuel­le­ment ins­tallé Win­dows? Est-ce que cela englobe les Macin­tosh? Voire les assis­tants per­son­nels? Idem pour les Media Cen­ters à base de PCs?
  • Les construc­teurs crée­raient imman­qua­ble­ment des réfé­rences dif­fé­rentes de PC pour les ver­sions avec et sans Win­dows car ils ne sou­haitent pas com­mu­ni­quer leurs prix d’approvisionnement. C’est une logique du com­merce bien uni­ver­selle! Un construc­teur ne dif­fuse pas la struc­ture de coûts de ses pro­duits. C’est une infor­ma­tion confi­den­tielle dans le com­merce! Les pro­mo­teurs de Linux diront cepen­dant que cela les arran­ge­rait bien car Linux étant parait-il moins consom­ma­teur de res­sources, les PC nus pour­raient être moins bien confi­gu­rés que les PC avec Win­dows. Ce qui reste à démon­trer pour des usages courants!
  • Il est hors de ques­tion d’obliger les clients de PC nus à ache­ter Win­dows à l’unité sépa­ré­ment. On a vu que ce n’est pas du tout inté­res­sant écono­mi­que­ment. Sans comp­ter le temps perdu! Un PC pré­ins­tallé avec Win­dows (ou Linux) est opé­ra­tion­nel en cinq minutes alors que si l’utilisateur doit l’installer par lui-même, il en a pour une heure… et quand il s’y connait un peu car mal­gré ce qu’affirme le député Caze­nave, une grande pro­por­tion des uti­li­sa­teurs blo­que­rait dans l’installation d’un sys­tème d’exploitation - Win­dows comme Linux -, ne serait-ce qu’au niveau des pilotes de péri­phé­riques, et autres Codec MPEG2 pour pou­voir lire un simple DVD vidéo!
  • On limi­te­rait la capa­cité de cer­tains éditeurs de logi­ciels (il n’y a pas que Micro­soft) à dif­fu­ser à très bas prix des logi­ciels pour tous. La dif­fu­sion de logi­ciels via les construc­teurs est en effet un bon moyen de tou­cher rapi­de­ment une large clien­tèle et avec un coût des ventes assez faible. Par ailleurs, il per­met à cer­tains concur­rents de Micro­soft d’être trai­tés sur un (vague) pieds d’égalité par rap­port à ce der­nier. En sup­pri­mant cela, on favo­ri­se­rait fina­le­ment Micro­soft indirectement.
  • L’acti­va­tion de logi­ciels à l’unité est un métier à part que les construc­teurs ne veulent pas for­cé­ment assu­rer. Leur rôle est de four­nir une machine prête à l’emploi au meilleur prix, avec des écono­mies d’échelle et un mini­mum d’interaction avec les clients - c’est d’ailleurs pour cela qu’ils passent par des reven­deurs. Pas de se trans­for­mer en dis­tri­bu­teur de logi­ciels à l’unité, acti­vité qui a des contraintes indus­trielles et de coûts de ges­tion. Même si cer­tains comme Dell savent le faire via leur acti­vité de “Built to order”.

Et puis, pour­quoi n’irait-on pas plus loin?

  • En unblund­lant les logi­ciels de retouche photo qui sont sys­té­ma­ti­que­ment bund­lés avec les appa­reils pho­tos, impri­mantes et autres scanners.
  • En unblund­lant les chaines spor­tives des bou­quets de Canal Satel­lite que je ne regarde jamais alors que je pré­fère le cinéma. Pour­quoi dois-je payer pour les 600m€ payés par Canal+ pour les matches de la Ligue1?

Bref, pour­quoi com­pli­quer la vie des 95% d’utilisateurs qui sont bien contents d’avoir un PC qui marche en s’allumant pour satis­faire quelques %?

It’s the eco­sys­tem, stupid!

Le suc­cès de Win­dows n’est pas sim­ple­ment du à son ins­tal­la­tion par défaut dans les PC. Il est aussi du à l’étendue de son écosys­tème de pro­duits et solu­tions com­plé­men­taires. Dans le même maga­sin où l’on achète son PC, on trou­vera une foul­ti­tude de péri­phé­riques qui sup­portent Win­dows, et tout autant de logi­ciels adap­tés à Win­dows. Il y a évidem­ment un phé­no­mène d’oeuf et de poule dans l’histoire qui a démarré il y a plus de 16 ans.

C’est là où le bas blesse pour Linux. Son mode de déve­lop­pe­ment com­mu­nau­taire et ses nom­breuses dis­tri­bu­tions sont fort sym­pa­thiques et appré­ciables, sur­tout auprès d’utilisateurs tech­niques. Mais ils res­tent inadap­tés à une dif­fu­sion dans le grand public. Il y a encore trop de variantes dans l’interface uti­li­sa­teur (KDE, Gnome), dans les pro­cé­dures d’installation du sys­tème et des logi­ciels appli­ca­tifs, et dans le packa­ging de Linux. Les construc­teurs sont trop peu nom­breux à avoir de leur côté per­son­na­lisé Linux pour leurs PC. Le sup­port tech­nique au grand public est dif­fi­cile à gérer pour eux car encore trop de mani­pu­la­tions sous Linux néces­sitent une mai­trise du mode commande.

Tout ceci n’est pas insur­mon­table pour Linux, mais on n’y est pas encore.

Contre pro­po­si­tions

A force de démon­ter les pro­po­si­tions de l’UFC ou de l’AFUL, je me trouve en plan. Que faire? Com­ment favo­ri­ser la concur­rence sans péna­li­ser les consommateurs?

J’aurais d’abord ten­dance à faire “confiance au mar­ché” car l’intrusion du poli­tique et du légis­la­teur dans le tech­nique n’a que rare­ment fait des mer­veilles. Regar­dez toutes ces dis­po­si­tions com­pli­quées impo­sées à Micro­soft par le Depart­ment of Jus­tice amé­ri­cain ou par la Com­mis­sion Euro­péenne. Elles n’ont pas vrai­ment entamé la domi­nance écra­sante de Micro­soft dans les sys­tèmes d’exploitation.

Voici donc quelques modestes pistes :

  • Lais­ser les construc­teurs s’adapter à la demande en pro­po­sant quand ils sentent le mar­ché évoluer des confi­gu­ra­tions nues ou avec Linux, comme ils l’ont tenté à plu­sieurs reprises dans le sec­teur de l’éducation. Mais sans leur for­cer la main plus vite que la musique! Ils seront bien à même de s’adapter à la demande Linux s’ils la sentent arriver.
  • L’achat de logi­ciels à l’unité chez les construc­teurs est une réa­lité pour les construc­teurs qui font de la vente directe et du “Built to Order”, comme Dell. La demande de l’UFC pour­rait donc s’y appliquer.
  • Dans un domaine de la pro­tec­tion des consom­ma­teurs qui n’a rien à voir avec les bundles, deman­der à ce que les construc­teurs et Micro­soft four­nissent une réelle docu­men­ta­tion uti­li­sa­teur pour Win­dows, même en for­mat élec­tro­nique. Car la quasi absence de docu­men­ta­tion est un véri­table scan­dale qui oblige sou­vent à ache­ter un livre genre “Win­dows pour les nuls” pour s’y retrou­ver quand on n’y connait rien!
  • Les construc­teurs pour­raient docu­men­ter clai­re­ment la pro­cé­dure pour le cas où l’on sou­haite se faire rem­bour­ser la par­tie logi­cielle du PC. Car elle est effec­ti­ve­ment pré­vue contrac­tuel­le­ment. Pro­cé­dure qui devrait déclen­cher un refor­ma­tage du disque dur de l’ordinateur. 

Un de ces 4, il fau­dra aussi par­ler du choix des micro­pro­ces­seurs pour un PC. Car on nage en plein brouillard. Là aussi, il y a peu de trans­pa­rence sur les prix et les per­for­mances. La dif­fé­rence de per­for­mance selon le pro­ces­seur entre deux PC justifie-t-elle la dif­fé­rence de prix, sou­vent plu­sieurs fois supé­rieure au coût de Win­dows pour le construc­teur? Com­ment s’y retrou­ver entre un por­table à 700€ et un autre à 2000€? Où est la différence?

Bon, et puis, il y a un truc aga­çant, c’est lorsque l’on est abonné à MSDN qui per­met de dis­po­ser de licences Win­dows pour le déve­lop­pe­ment et le test. Pas facile d’acheter un PC sans Win­dows pour les uti­li­ser. On les paye donc effec­ti­ve­ment deux fois, mais ce n’est plus du “grand public”. Et cela ne concerne que quelques mil­liers de per­sonnes en France, sur envi­ron 3 mil­lions de PC ven­dus dans le grand public par an!

Et vous, avez-vous des idées de mesures qui encou­ra­ge­raient la concur­rence sur les PCs, sans pour autant géné­rer des usines à gaz pré­ju­di­ciables aux consommateurs?

Cet article a été cité sur le site de ITR News le 27 décembre 2006 et légè­re­ment com­plété le même jour.


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Publié le 22 décembre 2006 Post de Olivier Ezratty | Logiciels, Logiciels libres, Microsoft, Technologie | 42 commentaires

Les 42 commentaires sur “Bundles contestés, et après?” :

  • Merci Oli­vier pour cet article très inté­res­sant et qu’on ne trouve nulle part. L’attaque du pro­blème par l’opinion du consom­ma­teur est très percutante.

    Je suis assez d’accord avec les consom­ma­teurs: ne pas avoir le détail fâche. les éditeurs d’OS et logi­ciels fré­quem­ment ins­tal­lés en stan­dard ainsi que les constructeurs/intégrateurs d’ordinateurs entre­tiennent un flou pré­ju­di­ciable à la décom­po­si­tion de chaque ‘pack’. Com­bien paie-t-on pour la com­po­sante ‘logi­cielle’? A moins d’avoir été direc­teur mar­ke­ting de MS, impos­sible de savoir ;-)

    Plus pro­saï­que­ment:
    * Micro­soft a inventé l’OEM, s’est dis­tin­gué dans les années 80 et 90 par sa très forte capa­cité à s’imposer chez le consom­ma­teur non pas parce qu’il avait le meilleur pro­duit (Win­dows 3.1 vs. Mac OS, BeOS, OS/2, etc.) mais parce-qu’il avait adopté une stra­té­gie de dis­tri­bu­tion indi­recte tout sim­ple­ment géniale - gage de son suc­cès en sus de sa capa­cité de R&D à mon humble avis. MS, en s’imposant chez les constructeurs/intégrateurs, s’imposait de facto chez le par­ti­cu­lier, ce qui n’a pas man­qué de sus­ci­ter quelques mécontentements.

    C’était à l’époque, et on en a encore les réma­na­tions aujourd’hui. Mais main­te­nant que MS a des pro­duits canons (quand même, Vista, c’est 1000000000x mieux que Win­dows 95 sans vou­loir offen­ser per­sonne) et donc un levier poten­tiel pour redres­ser son image, je trou­ve­rais ça dom­mage que MS lâche du lest auprès des construc­teurs, même si ça per­met­trait certes au consom­ma­teur de choi­sir son OS: la plu­part des gens trou­ve­raient dans leur envi­ron­ne­ment un CD pirate. Ca se fait encore trop en France, et l’OEM est un moyen effi­cace de lutte contre la pira­te­rie. Et la pira­te­rie est néfaste pour le consom­ma­teur lui-même, car l’éditeur de soft réper­cute le manque à gagner sur les new releases et la R&D en géné­ral.
    Quant à l’image de MS: je pense que le virage stra­té­gique de l’interopérabilité et l’influence crois­sance de l’environnement Visual Stu­dio auprès des déve­lop­peurs, conju­gués à la qua­lité de Vista, feront l’affaire à moyen terme. Aujourd’hui, c’est déjà beau­coup mieux qu’il y a 10 ans.

  • [2] - Olivier Ezratty a écrit le 23 décembre 2006 :

    Micro­soft a effec­ti­ve­ment innové en ven­dant son OS à des construc­teurs mais à y regar­der de près, c’est le modèle uni­ver­sel depuis long­temps dans l’industrie informatique.

    Le PC est pro­ba­ble­ment d’ailleurs l’un des rares pro­duits avec un micro­pro­ces­seur et un écran où l’on peut ache­ter l’OS sépa­ré­ment (même si c’est dur dans le grand public) de la machine.

    On n’a pas le choix par contre pour :
    - Une console de jeu
    - Un télé­phone
    - Un appa­reil photo
    - Un player MP3 ou… un iPod
    - Un Macin­tosh
    - Un assis­tant per­son­nel
    - Une set-top-box satellite/câble

    Et pour­tant, dans pas mal de cas, l’OS de des engins ne vient pas du construc­teur! Par exemple, les déco­deurs de Canal+ sont équi­pés d’un sys­tème d’exploitation Media High­way (ori­gine: NDS, filiale de News Corp).

    Bref, si Micro­soft était un construc­teur, per­sonne ne l’enquiquinerait avec ces his­toires de bundle. Mais alors, Apple aurait peut-être eu le des­sus sur MS et Win­dows… mais on n’aurait pas plus de choix pour autant de l’OS sur un Mac!

    Le modèle du bundle est en fait incon­tour­nable pour dif­fu­ser une solu­tion “clé en main”, en par­ti­cu­lier pour le grand public.

  • Bon­jour,

    Quelques ques­tions et remarques sur ce document:


    "Et puis, est-on informé du coût détaillé de toutes les pièces détachées de Valéo lorsque l’on achète une Renault? Est-on informé des droits de diffusion de films et matches de Ligue 1 lorsque l’on s’abonne à Canal+? Est-on informé du prix de fabrication de sa Freebox lorsque l’on s’abonne à Free? Est-on informé du prix de l’échantillon de papier et de la cartouche d’encre fournis avec une imprimante?

    J’aimerais bien pou­voir choi­sir “en direct” mon pro­gramme TV (sans par­ler de VoD hein :) , j’aimerais bien pou­voir choi­sir autre chose qu’une free­box pour m’abonner à Free, j’aimerais bien pou­voir choi­sir une car­touche moins cher pour mon impri­mante que celle four­nit par defaut dans l’imprimante (quoi que ca m’etonnerais que le papier soit ven­dus avec l’imprimante non ?)


    Quand on achète une solution, elle a un prix, c’est tout. Après, on peut comparer avec le prix des pièces détachées si elles sont disponibles séparément. En général, on se rend compte que la solution intégrée est bien plus avantageuse que le total du prix des pièces détachées. Chacun sait par exemple qu’une voiture achetée en pièces détachée vaut le quadruple du prix “monté”!"

    Bof, moi ca me deran­ge­rais pas de pou­voir choi­sir des roues moins cher que celle don­née par defaut avec ma voiture.


    Personnalisation de l’environnement applicatif au niveau : navigateur Internet, moteur de recherche, player multimédia, lecteur de DVD et codec MPEG2, anti-virus, lecteur PDF. A la fois pour se différentier et en réponse à différents “settlements” dans le cadre des procès Antitrust contre Microsoft. Personnalisation qui favorise la concurrence dans certaines catégories logicielles. Et qui répond aussi à des besoins fonctionnels réels non pourvus par Windows.

    Alors là est-ce que quelqu’un aurait l’aimabilité de m’expliquer le pour­quoi des deux der­nières phrases svp ?


    Ce n’est pas tout à fait le cas car la licence de Windows “bundlée” est liée à la machine par contrat. Vous direz que c’est un artifice de licence utilisateur pour générer un revenu récurrent à chaque renouvellement de machine. Oui, mais c’est reflété dans le prix que paye le constructeur à Microsoft, qui est bien plus bas qu’un achat à l’unité. Environ du tiers au quart tout de même! (cf tableau suivant des prix de vente constatés de Windows XP dans le grand public - source: Kelkoo).

    Mais, UFC ne veut-il jus­te­ment pas qu’on affiche le prix de Win­dows “bund­lés” (et des autres logi­ciels d’ailleurs) lors de l’achat du PC ?


    L’origine des PC: il fut un temps où près de 25% à 30% des PC étaient achetés chez des assembleurs dits de “quartier”. C’est comme cela que je m’approvisionnais en PC entre 1986 et 2001. Depuis, je suis passé à des PC de marque. Pourquoi donc? Parce que les économies d’échelle et la standardisation des composants génèrent de bien meilleurs prix avec les constructeurs internationaux. On trouve aujourd’hui des PC Media Center à 500€! Les assembleurs représentent maintenant une part plus faible des ventes de PC - aux alentours de 15%-20%!

    Ce n’est pas une cri­tique, mais l’idée qu’il y a der­rière c’est la mon­dia­li­sa­tion non ?


    Malgré les améliorations que l’on trouve dans Linux, la demande de PC sur Linux reste faible. Elle est concentrée dans le secteur public, dans une partie de l’enseignement supérieur, et dans certains métiers techniques et informatiques (développeurs Web, administrateurs réseaux), et plus sur les serveurs que sur les postes de travail, et plus dans les entreprises que chez les particuliers. Et les tentatives de ventes de PC préinstallés avec Linux dans la distribution par HP et Dell ont été des échecs. Il y a très peu de demande! Les utilisateurs de Linux dans le grand public ont une certaine typologie: ils sont plus experts, plus jeunes, et plus enclins à être clients de la rue Montgallet que de Darty! Le Linuxien est plus un adepte du “tuning” de PC que du PC “prêt à porter”.

    Evi­dem­ment, si on lui laisse pas le choix.
    J’aime assez la com­pa­rai­son (élogieuse ? oO ) de la der­nière phrase.



    - de permettre aux consommateurs de faire le choix des logiciels qu’ils souhaitent installer en les achetant séparément ou en activant ou non les logiciels pré installés via la remise ou non par le vendeur de leur clé d’activation.”

    […]

    # On limi­te­rait la capa­cité de cer­tains éditeurs de logi­ciels (il n’y a pas que Micro­soft) à dif­fu­ser à très bas prix des logi­ciels pour tous. La dif­fu­sion de logi­ciels via les construc­teurs est en effet un bon moyen de tou­cher rapi­de­ment une large clien­tèle et avec un coût des ventes assez faible. Par ailleurs, il per­met à cer­tains concur­rents de Micro­soft d’être trai­tés sur un (vague) pieds d’égalité par rap­port à ce der­nier. En sup­pri­mant cela, on favo­ri­se­rait fina­le­ment Micro­soft indirectement.

    Je ne com­prends pas du tout le deuxième para­graphe, quelqu’un pour­rait m’expliquer ?


    # L’activation de logiciels à l’unité est un métier à part que les constructeurs ne veulent pas forcément assurer. Leur rôle est de fournir une machine prête à l’emploi au meilleur prix, avec des économies d’échelle. Pas de se transformer en distributeur de logiciels à l’unité, activité qui a des contraintes industrielles et de coûts de gestion. Même si certains comme Dell savent le faire via leur activité de “Built to order”.

    L’immense majo­ri­tée des logi­ciels bund­lés n’ont de toute facon pas une quel­conque licence à acti­ver ? En quoi cela deran­ge­rait le ven­deur de don­ner ou non la clé d’activation ? De plus, sans clés d’évaluation et avec une période “d’éssai” pour le-dit logi­ciel, cela per­met­trait d’inciter l’utilisateur à ache­ter le logi­ciel non ?


    # On limiterait la capacité de certains éditeurs de logiciels (il n’y a pas que Microsoft) à diffuser à très bas prix des logiciels pour tous. La diffusion de logiciels via les constructeurs est en effet un bon moyen de toucher rapidement une large clientèle et avec un coût des ventes assez faible. Par ailleurs, il permet à certains concurrents de Microsoft d’être traités sur un (vague) pieds d’égalité par rapport à ce dernier. En supprimant cela, on favoriserait finalement Microsoft indirectement.

    # L’activation de logi­ciels à l’unité est un métier à part que les construc­teurs ne veulent pas for­cé­ment assu­rer. Leur rôle est de four­nir une machine prête à l’emploi au meilleur prix, avec des écono­mies d’échelle. Pas de se trans­for­mer en dis­tri­bu­teur de logi­ciels à l’unité, acti­vité qui a des contraintes indus­trielles et de coûts de ges­tion. Même si cer­tains comme Dell savent le faire via leur acti­vité de “Built to order”.

    Alors là, mon vieux, je suis 100% d’accord avec toi !


    Le succès de Windows n’est pas simplement du à son installation par défaut dans les PC. Il est aussi du à l’étendue de son écosystème de produits et solutions complémentaires. Dans le même magasin où l’on achète son PC, on trouvera une foultitude de périphériques qui supportent Windows, et tout autant de logiciels adaptés à Windows. Il y a évidemment un phénomène d’oeuf et de poule dans l’histoire qui a démarré il y a plus de 16 ans.

    Jus­te­ment, en limi­tant la vente forcé de WIn­dows, cela ne limi­te­rait pas la tendance ?


    Dans un domaine de la protection des consommateurs qui n’a rien à voir, demander à ce que les constructeurs et Microsoft fournissent une réelle documentation utilisateur pour Windows, même en format électronique. Car la quasi absence de documentation est un véritable scandale qui oblige souvent à acheter un livre genre “Windows pour les nuls” pour s’y retrouver quand on n’y connait rien!

    Heuh… quel rap­port avec le sujet ?

    Voila toute mes remarques, si quelqu’un aurait la gen­tillesse d’y repondre :)

  • [4] - Olivier Ezratty a écrit le 24 décembre 2006 :

    Bon­jour,

    Je vais donc jouer en pre­mier le rôle du « quelqu’un »… .

    1) Per­son­na­li­sa­tion de l’environnement appli­ca­tif au niveau : navi­ga­teur Inter­net, moteur de recherche, player mul­ti­mé­dia, lec­teur de DVD et codec MPEG2, anti-virus, lec­teur PDF. A la fois pour se dif­fé­ren­tier et en réponse à dif­fé­rents “set­tle­ments” dans le cadre des pro­cès Anti­trust contre Micro­soft. Per­son­na­li­sa­tion qui favo­rise la concur­rence dans cer­taines caté­go­ries logi­cielles. Et qui répond aussi à des besoins fonc­tion­nels réels non pour­vus par Windows.

    Ques­tion: Alors là est-ce que quelqu’un aurait l’aimabilité de m’expliquer le pour­quoi des deux der­nières phrases svp ?

    Réponse : Win­dows est fourni par défaut avec un navi­ga­teur Inter­net, un lec­teur Mul­ti­me­dia et autres logi­ciels divers qui ont des équi­va­lents chez d’autres éditeurs de logi­ciels ou dans l’open source. Par exemple, Quick­Time ou Real­Player pour Win­dows Media Player. Comme la dif­fu­sion de logi­ciels a été consi­dé­rée comme étant cri­tique tant par le DOJ que par la Com­mis­sion Euro­péenne, les construc­teurs peuvent non seule­ment dif­fu­ser ces logi­ciels alter­na­tifs dans leur ver­sion per­son­na­li­sée de Win­dows. Mais ils peuvent égale­ment les acti­ver par défaut en lieu et place de leur équi­va­lent Micro­soft. De plus, Win­dows XP SP2 comme Win­dows Vista ont main­te­nant une fonc­tion­na­lité qui per­met de défi­nir les logi­ciels uti­li­sés pour ces fonc­tions com­munes : bro­wing Web, media player, mes­sa­ge­rie, etc.

    2) Mais, UFC ne veut-il jus­te­ment pas qu’on affiche le prix de Win­dows “bund­lés” (et des autres logi­ciels d’ailleurs) lors de l’achat du PC?

    Réponse : Oui, c’est ce qu’ils veulent, mais je pense que cela n’a pas de sens pour une ver­sion per­son­na­li­sée de Win­dows. En effet, elle n’a pas un prix qui peut être fixé comme cela. Le prix est inté­gré à la solu­tion du construc­teur puisque celui-ci non seule­ment paye des royal­ties à MS (confi­den­tielles) mais il a inté­gré sa propre valeur ajou­tée qui ne peut pas être chif­frée comme cela.

    3) […] Les assem­bleurs repré­sentent main­te­nant une part plus faible des ventes de PC - aux alen­tours de 15%-20%!

    Ce n’est pas une cri­tique, mais l’idée qu’il y a der­rière c’est la mon­dia­li­sa­tion non ?

    Réponse : oui, mais pas au point d’y atta­cher toute la conno­ta­tion néga­tive que l’on réserve géné­ra­le­ment à ce vocable en France.

    4) On limi­te­rait la capa­cité de cer­tains éditeurs de logi­ciels (il n’y a pas que Micro­soft) à dif­fu­ser à très bas prix des logi­ciels pour tous. La dif­fu­sion de logi­ciels via les construc­teurs est en effet un bon moyen de tou­cher rapi­de­ment une large clien­tèle et avec un coût des ventes assez faible. Par ailleurs, il per­met à cer­tains concur­rents de Micro­soft d’être trai­tés sur un (vague) pieds d’égalité par rap­port à ce der­nier. En sup­pri­mant cela, on favo­ri­se­rait fina­le­ment Micro­soft indirectement.

    Je ne com­prends pas du tout le deuxième para­graphe, quelqu’un pour­rait m’expliquer ?

    Réponse : cf la ques­tion 1). Si on rend dif­fi­cile l’intégration d’autres logi­ciels que Win­dows dans un PC, on peut limi­ter l’accès au mar­ché à d’autres solu­tions alter­na­tives à ce que cer­tains ont appelé le « midd­le­ware » de Win­dows (même si cette appel­la­tion n’est pas cor­recte car il ne faut pas confondre par exemple le Fra­me­work .Net qui est vrai­ment du midd­le­ware avec un Win­dows Media Player qui est une application).

    5) L’immense majo­ri­tée des logi­ciels bund­lés n’ont de toute facon pas une quel­conque licence à acti­ver ? En quoi cela deran­ge­rait le ven­deur de don­ner ou non la clé d’activation ? De plus, sans clés d’évaluation et avec une période “d’éssai” pour le-dit logi­ciel, cela per­met­trait d’inciter l’utilisateur à ache­ter le logi­ciel non ?

    Réponse : tout est pos­sible, mais comme déjà indi­qué, le construc­teur n’a pas for­cé­ment voca­tion à deve­nir un dis­tri­bu­teur spé­cia­lisé de logi­ciels. Le faible coût (pour le construc­teur) des logi­ciels embar­qués dans un PC est en par­tie lié à ce que le coût de la vente est nul.

    6) Jus­te­ment, en limi­tant la vente forcé de Win­dows, cela ne limi­te­rait pas la tendance ?

    Réponse: On limi­te­rait peut-être la ten­dance, mais on ren­drait plus dif­fi­cile la vie du consom­ma­teur. Et de toutes façons, de deux choses l’une : soit il y a le choix de PC avec sans Win­dows, et la domi­nante sera tout de même la vente de PCs avec Win­dows, soit il n’y a pas le choix et il n’y a que des PC sans Win­dows, et la vie des consom­ma­teurs devien­dra tel­le­ment dif­fi­cile que l’on revien­dra 10 ans en arrière. Et c’est le taux d’équipement/d’achat de PCs qui dimi­nuera. A moins de vou­loir proac­ti­ve­ment faire en sorte que la France prenne du retard par rap­port aux autres pays, je n’en vois pas la justification.

    7) Dans un domaine de la pro­tec­tion des consom­ma­teurs qui n’a rien à voir, deman­der à ce que les construc­teurs et Micro­soft four­nissent une réelle docu­men­ta­tion uti­li­sa­teur pour Win­dows, même en for­mat élec­tro­nique. Car la quasi absence de docu­men­ta­tion est un véri­table scan­dale qui oblige sou­vent à ache­ter un livre genre “Win­dows pour les nuls” pour s’y retrou­ver quand on n’y connait rien!

    Heuh… quel rap­port avec le sujet ?

    Réponse : aucun à priori comme pré­cisé. Mais il y en a un en fait : la pro­tec­tion du consom­ma­teur. Dans cette his­toire, comme dans de nom­breux pro­cès qui ont tou­ché MS, il s’agissait plus de démarches de concur­rents que de consom­ma­teurs. Même si der­niè­re­ment, des repré­sen­tants de consom­ma­teurs se sont mani­fes­tés (comme dans quelques Class Actions aux USA, qui à mon sens sont tout à fait abu­sifs – comme il y en a beau­coup et que l’appât du gain atti­rer les avo­cats). Or la vraie ques­tion qu’il faut se poser, c’est la pro­tec­tion du consom­ma­teur. En matière de PC, il y a fort à faire pour l’améliorer comme cette his­toire de docu­men­ta­tion, tout comme le sup­port tech­nique. Les asso­cia­tions de consom­ma­teurs feraient mieux de s’attaquer à cela plu­tôt qu’aux his­toires de bundles qui en l’état actuel du mar­ché et de Linux ne concernent qu’une toute mino­rité de consom­ma­teurs. Alors que les pro­blèmes de qua­lité, de docu­men­ta­tion ou de sup­port concernent la tota­lité d’entre eux.

    Sur ce, que le Père Noêl soit bien géné­reux avec toi! Et bonnes fêtes de fin d’année!

    Oli­vier Ezratty

  • Merci de m’avoir répondu si rapidement.

    Alors:

    1)Ah d’accord je ne savais pas du tout :)

    2)Faut quand même pas exa­gé­rer. Je veux bien que les prix des royal­ties soit confi­den­tiel, mais c’est qu’une excuse pour pas affi­cher le prix réel des bundles. Alors à ce moment là, sur quel base ont été rem­boursé les uti­li­sa­teurs ayant porté plainte pour des bundles ?

    3)comme tu dis, cf. ques­tion 1 :)

    5) Pour me faire com­prendre, je vais prendre un exemple: vous venez d’acheter un PC avec Win­dows pré ins­tallé. Bien évidem­ment, on vous donne le CD de win­dows avec la clé d’activation des­sus. Qu’est ce qui empê­che­rait le ven­deur d’avoir deux piles de CDs, ne ou le nom de la licence est affi­ché et une ou le nom de la licence n’est pas affiché ?

    6)Alors là je ne vois pas en quoi ça ferait bais­ser la consom­ma­tion. A mon avis, avant d’acheter un PC la simple ques­tion du ven­deur “Vou­lez vous le bundle X pré­ins­tallé pour votre PC ?” ne modi­fiera en rien le choix du client. Soit ce der­nier est néo­phyte et choi­sit d’avoir les logi­ciels pré­ins­tal­lés, soit ce der­nier veut ins­tal­ler et ache­ter les logi­ciels de son choix tout seul.

    7) Ok, c’est une ques­tion de “gout” :)

    Enfin, avant de pos­ter mon com­men­taire, je n’avais pas vu ton pre­mier com­men­taire. J’ai donc un petit com­men­taire sur ce com­men­taire que je vais pos­ter sur le pro­chain com­men­taire :)

  • [6] - Olivier Ezratty a écrit le 24 décembre 2006 :

    Sur le 2), cer­tains uti­li­sa­teurs ont été dédom­ma­gés avec un mon­tant qui selon le cas était le prix en boite de Win­dows (ce qui n\‘a aucun sens car ce n\‘est pas ce que le construc­teur avait payé à MS) ou bien un prix arbi­traire fixé par le construc­teur légè­re­ment supé­rieur à la royalty de Win­dows. Dans tous les cas, le construc­teur fera son pos­sible pour ne pas dévoi­ler le prix qu\‘il a payé à Micro­soft pour Windows.

    Sur le 5), ce n\‘est pas une ques­tion de CD. Les PC ont un Win­dows pré­ins­tallé sur le disque dur qui se met en route très rapi­de­ment. Il n\‘y a qu\‘à don­ner un compte uti­li­sa­teur et quelques para­mètres et hop cela fonc­tionne. Et avec les dri­vers spé­ci­fiques à la machine. Avec un CD, il fau­drait lan­cer une pro­cé­dure d\‘installation d\‘au moins une heure. Et dans ce cas, près des 3/4 des uti­li­sa­teurs seraient blo­qués à un moment où à un autre. On peut cepen­dant bien ima­gi­ner une solu­tion où au pre­mier démar­rage, l\‘utilisateur choi­sit ce qu\‘il veut faire: accep­ter la licence de Win­dows ou la refu­ser, et alors, se faire rem­bour­ser. Ou bien, mettre une clé qui serait acti­vée uni­que­ment si le PC a été acheté dans sa réfé­rence \“avec Windows\”.

    Mais fran­che­ment, que feraient les uti­li­sa­teurs qui choi­si­raient un PC sans Win­dows? Linux est bien entendu le sub­sti­tut auquel tout le monde pense. Mais seuls quelques % de consom­ma­teurs pour­raient en pas­ser par là. Autre option que les construc­teurs - et MS - sou­haitent éviter : le piratage.

    6) Cela ralen­ti­rait le mar­ché s\‘il n\‘y avait plus de bundles. La dif­fi­culté est de faire coha­bi­ter dans le cata­logue des consu­truc­teurs les mêmes machines avec sans les bundles. Tout cela pour quelques % d\‘utilisateurs qui aujourd\‘hui veulent autre chose que Windows.

    Il faut vrai­ment com­prendre la logique indus­trielle des construc­teurs. Ils répondent à 95% de la demande avec les bundles pour une logique de mar­ché et de ges­tion des coûts. La stan­dar­di­sa­tion des machines est la solu­tion pour eux. Les 5% de la demande spé­ci­fique peuvent pas­ser par d\‘autres canaux, notam­ment les assem­bleurs, ou lorsque c\‘est pos­sible, la VPC en built to order.

  • Comme d’habitude, vous res­sor­tez les argu­ments mas­sue : Linux n’est pas prêt pour le Desk­top, l’utilisateur lambda n’est pas foutu d’installer un OS quel qu’il soit et la per­son­na­li­sa­tion des “bundles” favo­rise la concur­rence.
    Pouvez-vous alors répondre à ces quelques ques­tions :
    - Com­ment puis-je ache­ter un ordi­na­teur quel­conque ailleurs que sur les sites web dell et HP et choi­sir la licence XP dont j’ai besoin (entre Media­Cen­ter, Pro et Familly) ? Je veux bien ache­ter la ver­sion boite, mais dans ce cas, je paie au final 2 licences Win­dows pour une seule machine (et ça va être encore plus drôle avec le 5 licences Vista).
    - Pour­quoi devrais-je pas­ser 1h sur dif­fé­rents forums pour trou­ver com­ment dés­ins­tal­ler “pro­pre­ment” Nor­ton alors que je lui pré­fère KAV ou Nod32 ?
    - Et la der­nière pour la route :-) si j’achète une voi­ture, j’ai accès au prix des options, j’ai le droit pour un même modèle de choi­sir la cou­leur, la moto­ri­sa­tion et par­fois la marque des pneus, en quoi est-ce plus facile pour le conces­sion­naire que pour un ven­deur de Pc ?

  • [8] - Olivier Ezratty a écrit le 26 décembre 2006 :

    L’argument est mas­sue car il est encore valable. Peut-être plus pour long­temps j’en conviens, car les pro­cé­dures d’installation de Linux sont de plus en plus sym­pas et rapides. C’est sou­vent après que les ennuis commencent.

    Pour le choix de la ver­sion de Win­dows, il peut pas­ser par celui du modèle de PC du construc­teur. Il se situe aujourd’hui entre une ver­sion Home et MCE de XP (peu de PC grand publics sont livrés avec XP Pro). Ce n’est pas bien com­pli­qué. Sou­vent, plus le prix de la machine est élevé, plus y il a de chances qu’elle soit avec un MCE. On verra les pra­tiques des construc­teurs pour Vista qui est décliné dans le grand public sur 3 ver­sions: Home, Pre­mium et Ultimate.

    Dans l’analogie avec la voi­ture, le choix de l’OS est plus proche de celui du moteur que d’un acces­soire quel­conque. Il n’est évidem­ment pas ques­tion d’acheter une ver­sion boite pour un PC déjà équipé. Ce n’est inté­res­sant que via un assem­bleur qui four­nit un PC nu. On choi­sit plu­sieurs niveaux de moto­ri­sa­tion et d’accessoires dans la gamme d’un modèle. Les deux sont sou­vent assez liés. Les construc­teurs ont ten­dance à mettre de plus en plus d’accessoires en standard.

    Pour Nor­ton, il faut le leur deman­der. Mais il me sem­blait qu’un simple “dés­ins­tal­ler” fonc­tion­nait. Il se trouve que j’ai récem­ment fait cela sur un PC où il était ins­tallé pour y mettre Avast à la place!

  • Vente lié : UFC, Win­dows (pour ne pas le citer) et les consommateurs …

    Qui dit nou­velle ver­sion de Win­dows, dit nou­veau débat sur les ver­sions OEM de Win­dows et les ventes…

  • [10] - yoya a écrit le 29 décembre 2006 :

    Bon­jour,

    ” On n’a pas le choix par contre pour :
    - Une console de jeu
    - Un télé­phone
    - Un appa­reil photo
    - Un player MP3 ou… un iPod
    - Un Macin­tosh
    - Un assis­tant per­son­nel
    - Une set-top-box satellite/câble ”

    … on peu par contre en chan­ger dans cer­tain des cas que vous citez :

    - Une console de jeu
    - Un player MP3 ou… un iPod
    - Un Macin­tosh
    - Un assis­tant personnel

  • [11] - Olivier Ezratty a écrit le 29 décembre 2006 :

    On peut aussi chan­ger de PC! Et pour­quoi pas, pour un Mac!

    La ques­tion du chan­ge­ment est son coût direct et indirect.

    En géné­ral, quand on change de console de jeu, on achète de nou­veaux jeux car ceux de l’ancienne console relèvent plus du “contenu” que du “logi­ciel”. Au sens où on ne les uti­lise qu’une seule fois par per­sonne, quand on a passé tous les niveaux.

    Pour un player MP3, c’est effec­ti­ve­ment un chan­ge­ment sans dou­leur, comme en géné­ral pour un télé­phone (sur­tout si on peut trans­fé­rer sans trop de dif­fi­cul­tés son réper­toire d’un télé­phone à l’autre).

    Chan­ger de PC et de sys­tème d’exploitation à la fois est plus lourd et cou­teux. Mais pas impos­sible. Cer­tains ont par exemple bien docu­menté com­ment on pou­vait recons­ti­tuer un poste de tra­vail Win­dows sous Linux et avec uni­que­ment des logi­ciels libres.

  • Bon­jour,

    Le monde est tombé sur la tête !

    Pen­dant des années :

    => Tout le monde a “pesté” contre les sytèmes (OS)dits “propriétaires”

    => Tout le monde vou­lait du stan­dard pour faci­li­ter l’installation.

    => Tout le monde vou­lait “un truc” pas cher, donc “un truc” dif­fusé en gros volumes.

    => Tout le monde a par­ti­cipé à la mise à mort de sys­tèmes comme OS/2 (même si je l’ai peu aimé) ou le fabu­leux VMS que je vais pleu­rer jusqu’à ma retraite.
    A noter que VMS était pour­tant plus ouvert que les AIX, HP UX et autres Unix.

    Alors, main­te­nant que “tout le monde” a tout mas­sa­cré pour avoir enfin ce qu’il veut, pour­quoi vient-on nous pom­per l’air ?

    Le Fran­çais n’est pas com­pli­qué.
    Il veut gagner plus, tra­vailler moins et ache­ter pas cher.
    Consé­quence logique, il n’achète pas ce qu’il a fabri­qué et après se plaint que son entre­prise va mal et après manque de sous et après veut ache­ter pas cher.

    Il veut connaître le détail des prix de son PC (syn­drome “bon plan”) et com­bien gagne le fabri­cant ou le ven­deur.
    Mais quand moi je lui vends un PC, pour­quoi ne veut-il pas me dire de quel bud­get il dispose ?

    Quand les gens se pose­ront les bonnes ques­tions, la France ira mieux, et donc aussi ceux qui y vivent.

    Enfin, mal­gré tout, bonne année 2007 à tous

    Au fait, quel est le logi­ciel qui m’a per­mis de don­ner mon avis et sur quel OS tourne-t-il ?

  • Bon­jour,

    J’ai tenu à faire une réponse bien à part à cet avis :

    “L’origine des PC: il fut un temps où près de 25% à 30% des PC étaient ache­tés chez des assem­bleurs dits de “quar­tier”. C’est comme cela que je m’approvisionnais en PC entre 1986 et 2001. Depuis, je suis passé à des PC de marque. Pour­quoi donc? Parce que les écono­mies d’échelle et la stan­dar­di­sa­tion des com­po­sants génèrent de bien meilleurs prix avec les construc­teurs internationaux.”

    C’est oublier com­plè­te­ment la notion de qua­lité de ser­vice et de conseil !

    Un inté­gra­teur de proxi­mité sérieux aura un PC au moins aussi fiable et sou­vent plus per­for­mant qu’un PC de marque.

    Et lorsque mal­gré tout il y a un pro­blème, le délai de répa­ra­tion n’est pas le même !
    Ni la qua­lité.
    Essayez donc de deman­der à “une marque” de récu­pé­rer les pré­cieuses pho­tos de mariage ou de vacances sur le disque en panne.
    Arrêtez-donc de com­pa­rer des choux et des carottes, selon votre propre expression.

    Après des années de folie (70 heures par semaine) nous avons constaté une forte baisse sur la vente pure de maté­riel (grand public et pro­fes­sion­nel) dans les années qui viennent de pas­ser puis une aug­men­ta­tion très nette de nos ventes ces der­niers mois.
    Après quelques infi­dé­li­tés (plus courtes que la vie nor­male d’un de nos PC, est-ce le signe que le PC concur­rent n’a pas duré), les clients reviennent alors que “cer­taine marque” matraque leur publi­cité du “pas cher” à la TV.

    Et il ne faut pas oublier que le com­merce de proxi­mité pour­rait favo­ri­ser l’emploi (il suf­fit d’avoir plus de clients) et donc dimi­nuer vos coti­sa­tions et donc avoir un impact social important.

    Elle est où, votre soi-disant économie ?

    Bonne année et à la prochaine

  • [14] - Olivier Ezratty a écrit le 30 décembre 2006 :

    Oui, bien entendu, l’intégrateur de proxi­mité a des avan­tages en termes de ser­vice. Mais la stan­dar­di­sa­tion et la bana­li­sa­tion des PCs ont dimi­nué inexo­ra­ble­ment leurs parts de mar­ché. Est-ce que comme le Député Caze­nave l’indique, c’est lié à la matu­rité gran­dis­sante des uti­li­sa­teurs? Pas évident, même si les jeunes qui arrivent sur le mar­ché du tra­vail depuis au moins une bonne dizaine d’année sont main­te­nant très fami­lia­ri­sés avec les PC. Je fais par­tie de ceux qui sont deve­nus auto­nomes d’un point de vue PC. Mais bon, je ne suis pas dans la moyenne. Et puis, le prix des confi­gu­ra­tions que j’achète a énor­mé­ment baissé en Euros constants. Les PC sont “presque” deve­nus des consommables.

    Le ser­vice que n’assurent pas véri­ta­ble­ment les grandes marques de PC est réap­paru sous d’autres formes. Soit il est pro­posé par les grands dis­tri­bu­teurs (Darty, Fnac, etc) avec des for­mules d’intérêt variable, soit par des socié­tés de sup­port uti­li­sa­teur spé­cia­li­sées qui se sont mises à fleu­rir depuis quelques années en France. Elles pro­posent des for­mules sur la base d’un abon­ne­ment (sorte d’assurance) ou bien des pres­ta­tions à la demande aux alen­tours de 70€ l’intervention. Et puis, il y a aussi l’Internet qui reste un réser­voir énorme d’informations pour se débrouiller quand on est un peu technique.

    A noter que les construc­teurs locaux ont égale­ment perdu du ter­rain, n’ayant pas les reins assez solides par rap­port aux grands construc­teurs inter­na­tio­naux, dont le nombre est lui-même plu­tôt à la baisse.

  • [15] - Freddy a écrit le 2 janvier 2007 :

    Salut Oli­vier et bonne année.

    Je suis tombé sur ton blog par hasard.

    Je le trouve sym­pa­tique et plein d’esprit… en tout cas bien loin de la langue de bois conven­tion­nelle.
    Et en plus, des ana­lyses et des réponses très per­ti­nentes… (cf l’article sur les bundles) qui ser­vi­ront ma dia­lec­tique de com­mer­cial : du coup je l’ai mis sans hési­ter dans mes bookmarks !

    J’espère que tes acti­vi­tés post-Microsoftiennes se passent bien.

    Peut-être à un de ces jours.

    Signé : un ancien col­lègue resté à la mine !

    Fré­dé­ric d’Albronn
    06 64 40 45 46.

  • [16] - Zarex a écrit le 2 janvier 2007 :

    Salut,
    Je ne com­prend pas trop les gens qui ralent d’avoir un sys­tème Win­dow pra­ti­que­ment donné sur leur PC…

    Si ils veulent un autre OS comme Linux ils n’ont qu’à inves­tir une cin­quan­taine d’Euros dans un deuxième HDD et créé un DUAL boot…

    C’est simple et tout le monde n’est pas aussi puriste que Stall­man, donc qui dit ne jamais uti­lisé Win­dows se lève et sort :-)

  • [17] - nass a écrit le 5 janvier 2007 :

    Bon­jour,

    J’ai par­couru, certe en vitesse, ce tres long article, et… je le trouve biaisé. Certe, la majo­rité des ache­teurs de PC veulent y ins­tal­ler Win­dows. Mais ce n’est pas la tota­lité !! Et pour­quoi, comme le pro­pose Zarex, je devrais payer 130 euros pour avoir Linux, qui est gra­tuit ? (130 = 80 euros de la licence win­dows inuti­le­ment payée + 50 euros d’un disque dur supplémentaire) ???

    L’UFC ne demande pas de ne jamais livrer Win­dows pré­ins­tallé. Ce serait aber­rant et contraire aux attentes d’une grande par­tie des uti­li­sa­teurs. L’UFC demande à ce que le consom­ma­teur sache ce que lui coutent tout les softs inclus dans son PC, et qu’il puisse, selon ses désirs et son bud­get, en sup­pri­mer une par­tie. Ca me parait légi­time, non ? Je pos­sede une licence d’Office : pour­quoi donc devrais-je payer le moindre cen­time pour avoir un CD de Word en bundle, alors que je n’ai aucune inten­tion de l’installer ???

    Pour en reve­nir a l’article: [Le prix des logi­ciels ins­tal­lés] ne dépasse qua­si­ment jamais 100€ : fau­dra m’expliquer, quand la license de Win­dows en coute déjà 80, où il faut habi­tuel­le­ment rajou­ter un logi­ciel de gra­vure, Word ou Works qui est sou­vent livré aussi, plus un logi­ciel de lec­ture DVD, un logi­ciel cultu­rel (ency­clo­pé­die, ou jeux pour enfant sou­vent), et un anti­vi­rus en ver­sion d’essai, pré­ins­tallé, et qui neces­site par­fois de télé­char­ger un pro­gramme spé­cial pour le dés­ins­tal­ler pro­pre­ment (oui, il s’agit de Nor­ton), etc…

    L’article aborde aussi le rem­bour­se­ment de Win­dows pour ceux qui le sou­haitent : Il suf­fit de lire les témoi­gnages de per­sonnes ayant tenté l’expérience pour voir que c’est tout sauf facile, alors qu’il suf­fi­rait que le ven­deur four­nisse le PC moins cher, sans l’OS.

    J’espère me trom­per, mais je pense que la seule rai­son a cette si forte oppo­si­tion à ce que demande l’UFC, est que si il devient pos­sible FACILEMENT d’acheter un PC sans OS, alors le pira­tage va aug­men­ter sen­si­ble­ment, et les pro­fits des cer­taines socié­tés décroitre d’autant.…

    Mais jamais vous n’arriverez à me faire croire que cette atti­tude défend l’interet des consommateurs.

  • [18] - Olivier Ezratty a écrit le 5 janvier 2007 :

    Bien sûr que cet article est biaisé, mais pas plus que tous les autres sur le sujet! Mais je rentre dans le détail pra­tique des mesures pro­po­sées pour mon­trer la dif­fi­culté de leur mise en oeuvre. Dou­bler les réfé­rences pro­duits de PCs dans la dis­tri­bu­tion grand public pour satis­faire 3% des clients poten­tiels aurait un coût qui n’est pas nul et qui à terme se retour­ne­rait contre les 97% des clients qui ne sont pas (encore) concer­nés par Linux, c’est une consé­quence indus­trielle incon­tour­nable de ce qui est demandé par l’UFC.

    Je n’ai pas dit que ce que pro­po­sait Zarex était opti­mal pour le consom­ma­teur. Il vau­drait mieux pour ce genre d’utilisateur d’acheter un PC chez un assem­bleur. En tout cas pour celui qui n’aura JAMAIS besoin d’utiliser Win­dows. Et cela peut exister.

    Et pour ce qui est du rem­bour­se­ment, je pro­pose effec­ti­ve­ment qu’une pro­cé­dure soit mise en oeuvre et soit plus simple que celle d’aujourd’hui. Même si je doute qu’elle puisse être viable à grande échelle d’un point de vue pra­tique. Trou­vez moi d’autres sec­teurs de l’industrie où l’on peut se faire rem­bour­ser comme cela des éléments d’une solu­tion inté­grée? En par­ti­cu­lier dans l’immatériel.

    Pour les 100€ de logi­ciels, je n’ai pas le détail en main mais j’en suis qua­si­ment sûr, en par­ti­cu­lier pour les PC pre­mier prix. Le prix de Win­dows peut des­cendre très bas pour les plus grands construc­teurs inter­na­tio­naux mais je ne peux pas le dévoi­ler. Et les prix payés pour les autres softs est égale­ment très très bas, sur­tout pour les ver­sions d’évaluation où il doit être qua­si­ment à zéro. C’est un modèle écono­mique proche de celui du sha­re­ware: faire tes­ter le logi­ciel par l’utilisateur et lui faire payer après, tout en pro­fi­tant de la logis­tique de dis­tri­bu­tion du construc­teur. Par ailleurs, la ten­dance au bund­ling tout azi­mut (avec ency­clo­pé­die et tout le tou­tim) est un peu pas­sée de mode.

    Quant aux logi­ciels “que vous avez déjà”, que deviennent-ils sur l’ordinateur d’origine? Si celui-ci est jetté, OK. Mais sou­vent, il est refilé à quelqu’un d’autre…

    Enfin, on paye tous les jours des bundles dans la vie et cette foca­li­sa­tion sur les PC me semble biai­sée elle aussi. Je vou­drais bien Canal­Sa­tel­lite sans les chaines spor­tives et ce n’est pas pos­sible! Ils ont payé 600m€ les droits de dif­fu­sion de la ligue 1 et ont 5 mil­lions d’abonnés. Donc, cela fait tout bon­ne­ment pas moins de 120€ par abonné (sur 3 ans je crois)! Juste pour ce truc que je ne regarde jamais. C’est déjà bien plus que Win­dows! J’apprécierai que l’on puisse choi­sir son bou­quet satellite/câble chaine par chaine! On peut le faire chez Free aujourd’hui en ADSL, mais pas chez les opé­ra­teurs de contenu en cable/sat. Je botte un peu en touche avec cet exemple qui m’agace, c’est vrai. Mais là, le bundle n’a rien de tech­nique comme Win­dows dans les PC, et le pro­ces­sus d’abonnement est gérable direc­te­ment par Canal et en infor­ma­tique, on peut tout faire. Pour­tant je mets ma main à cou­per que si l’on pou­voir choi­sir ses chaines à l’unité, au final, cela revien­drait aussi cher qu’un bundle avec des chaines dont on n’a pas besoin. C’est comme cela que le mar­ke­ting des prix fonc­tionne! Donc, en chas­sant un sys­tème que l’on croit sous-optimal, on peut récu­pé­rer un sys­tème qu’il l’est encore moins!

  • [19] - Pascal a écrit le 28 janvier 2007 :

    Bon­jour,

    J’ai lu et relu votre article. Et j’ai décidé de répondre presque point par point à votre argu­men­ta­tion.
    Comme le résul­tat est for­cé­ment encore plus long que votre article, je ne pou­vais décem­ment pas publier ma réponse ici. Vous la trou­ve­rez donc sur mon site:

    Réponse à votre article.

    Cor­dia­le­ment

    Pas­cal

  • [20] - Pascal a écrit le 28 janvier 2007 :

    Désolé pour le lien mal formé dans mon pré­cé­dent post. La réponse est donc ici:

    http://www.linuxorable.fr/ez_publish/index.php/linuxorable/actualites/ca_me_demange/microsoft_des_mensonges_aux_inepties_en_passant_par_les_contre_verites

    Pas­cal

  • [21] - Olivier Ezratty a écrit le 28 janvier 2007 :

    Pas­cal, voici quelques feed­backs à votre long com­men­taire sur mon article.

    Pre­mier point, je vous trouve très vin­di­ca­tif sur la forme. Ce n’est pas bon pour avoir un débat serein. Et cela ne donne pas envie de répondre à tous vos points ! C’est une forme mali­cieuse d’intimidation que j’ai déjà ren­con­trée à maintes reprises lorsque j’étais chez MS. Vous évoquez ainsi « men­songes, inexac­ti­tudes, affir­ma­tion fausses, contre-vérités » à l’image « de la pro­pa­gande cap­tieuse (et capi­teuse !) que micro­soft nous a habi­tué depuis de nom­breuses années à nous ser­vir ». Voilà une belle intro­duc­tion qui témoigne d’un res­pect pro­fond de votre inter­lo­cu­teur. Ces affir­ma­tions des­servent votre pro­pos et votre cause, elle sont donc inutiles. Une grande par­tie de votre argu­men­ta­tion est basée sur de l’interprétation et sur des tech­niques d’amalgame. En matière de dia­lec­tique, vous êtes un expert !

    Voici donc cepen­dant quelques éclai­rages:
    - Je fais bien dans mon pro­pos la dis­tinc­tion entre la mar­ché grand public et le mar­ché des entre­prises, notam­ment du sec­teur public. Or vous uti­li­sez les suc­cès de Linux dans le second pour jus­ti­fier votre posi­tion sur le mar­ché grand public. Ces mar­chés sont très dif­fé­rents, même si MS a la chance d’être domi­nant dans l’un comme dans l’autre.
    - Votre argu­men­ta­tion passe sur­tout par la dénon­cia­tion du mono­pole de MS et du manque de qua­lité de ses pro­duits. Mais vous faites sou­vent de l’amalgame.
    - Vous dites que les bundles sont illé­gaux. Mais pour­tant, Micro­soft n’a jamais été condamné pour sa pra­tique com­mer­ciale des bundles OEMs. Autant en Europe qu’aux USA, les déci­sions (pour l’Europe) et condam­na­tions (pour les USA) por­taient sur les bundles de com­po­sants logi­ciels dans Win­dows (IE pour DOJ, Win­dows Media Player pour l’Europe). Si les contrats de bundles OEM étaient si illé­gaux que cela, cela fait long­temps que ces deux jus­tices “puis­santes” les auraient inter­dits. Or, ils n’ont jamais pu le faire. C’est bien qu’ils sont dif­fi­ciles à contrer juri­di­que­ment non? N’est-ce pas parce jus­te­ment ils pré­sentent des carac­té­ris­tiques qui pour­raient les rendre légaux ? Je peux vous garan­tir que la DGCCRF (en charge de la concur­rence à Bercy) a cher­ché la faille pour cas­ser ces bundles. Ils ont lancé plein d’enquêtes. L’UFC s’y est mise égale­ment en sol­li­ci­tant la jus­tice. Mais ces contrats n’ont pas été cas­sés. Les seules déci­sions de jus­tice ont consisté à faire res­pec­ter des clauses de la CLUF qui ne l’étaient pas par où bien MS ou bien les construc­teurs. Mais elles n’ont pas rendu ces contrats illé­gaux. Aujourd’hui, la seule manière de rendre les contrats illé­gaux serait de chan­ger la loi ! Cela peut don­ner un sens à l’irruption de dépu­tés dans le débat. Mais sépa­ra­tion des pou­voirs, ce ne sont pas les dépu­tés qui jouent le rôle de la jus­tice en droit com­mer­cial.
    - La notion d’évasion fis­cale n’a rien à voir avec celle de mono­pole. Ne mélan­gez pas les concepts qui n’ont rien à voir ! Ni aucun rap­port avec le fait d’être condamné dans des pro­cé­dures anti­trust. Chaque année, des cen­taines d’entreprises sont condam­nées par la Com­mis­sion Euro­péenne (la liste qui est consul­table sur http://ec.europa.eu/comm/competition/antitrust/cases/ est bien longue !).
    - Vous pré­sup­po­sez que je parle sans savoir au sujet du prix de Win­dows com­paré à celui des PC. En fait, je sais, mais je ne peux pas l’avancer. Je connais les four­chettes de prix OEM de Win­dows mais je ne peux pas les dévoi­ler car c’est une infor­ma­tion confi­den­tielle de mon ancien employeur que je me dois de pré­ser­ver. C’est ça le busi­ness! Tout ne peut pas se savoir comme cela.
    - Le % des ache­teurs de PCs qui ne veulent pas de Win­dows est faible aujourd’hui, quelle que soit votre argu­men­ta­tion. C’est un fac­teur déter­mi­nant de la réa­lité com­mer­ciale d’aujourd’hui et de l’attitude des construc­teurs.
    - Micro­soft ne dicte pas du tous “ses lois” aux autres éditeurs de logi­ciels qui bundlent leurs logi­ciels avec du maté­riel. Vous sur­es­ti­mez le pou­voir de Micro­soft. Par­tout, vous écri­vez - comme d’autres - qu’il impose sa loi, ceci et cela. Qu’il oblige ceci, qu’il inter­dit cela, etc. Oui, il a un poids com­mer­cial cer­tain, mais ce ne sont pas des bri­gands comme vous le lais­sez com­prendre. Et effec­ti­ve­ment, la concur­rence de Linux comme d’autres pro­duits les amène à s’améliorer.
    - Vous négli­gez ainsi dans votre réponse la posi­tion des construc­teurs. Celle-ci est plus condi­tion­née par leurs contraintes opé­ra­tion­nelles que par quelque pres­sion de Micro­soft que ce soit. Avez-vous remar­qué que Micro­soft n’avait qua­si­ment jamais pris la parole sur cette affaire des bundles ? Ils gardent le silence car s’ils sont par­tie pre­nante dans les bundles, ils ne sont pas ceux qui les com­mer­cia­lisent.
    - Les assem­bleurs de “quar­tier”. Ah, voilà qu’il vous faut trou­ver un point de dia­lec­tique pour me mettre à mal. Mais cette appel­la­tion de “quar­tier” existe depuis plus de 20 ans, bien avant que cette appel­la­tion soit asso­ciée péjo­ra­ti­ve­ment aux ban­lieues. Moi, j’aimais bien mon “assem­bleur de quar­tier”. Je lui ai été fidèle pen­dant près de 10 ans. Mais il a dis­paru pour les rai­sons que j’évoque.

    Vous savez, moi aussi, j’utilise des logi­ciels libres, des free­ware, des sha­re­ware, en tout genre. Ils me rendent plein de ser­vices. J’ai récem­ment rem­placé Adobe Rea­der par FoxIt Rea­der, tout aussi gra­tuit que le pre­mier, mais beau­coup plus rapide. Si je pou­vais rem­pla­cer Win­dows par Linux à ser­vice égal, je le ferais bien. Ce n’est pas parce que je suis un ancien de Micro­soft que cela m’empêcherait de le faire. D’ailleurs, cer­tains l’ont fait, mais plu­tôt pour des usages pro, et sur­tout sur des ser­veurs, que pour un usage « domestique » !

    Il se trouve que chaque année, je teste une dis­tro cou­rante de Linux pour voir si elle me convien­drait pour un usage cou­rant. Et à chaque fois, je constate que Linux fait de gros pro­grès mais que le pro­duit est encore trop com­pli­qué pour moi pour un usage cou­rant. C’est sur­tout lié au fait que je n’y retrouve pas faci­le­ment mes repères. Que sou­vent, la pro­cé­dure d’installation de tel ou tel uti­li­taire ou LIB ou je ne sais quoi doit se faire manuel­le­ment, et cela me gonfle. Donc, je laisse tom­ber. Cepen­dant, je dois recon­naitre que cela fait main­te­nant plus d’un an et demi que je n’ai pas fait ce test. Je vais donc m’y col­ler un de ces 4 pour voir.

    Pour être construc­tif, disons que pour contour­ner Micro­soft, il faut que Linux fasse :
    1) Encore des pro­grès en matière de faci­lité d’usage, pas juste d’utilisation cou­rante, mais pour installation/déinstallation de com­po­sants. Il faut que l’essentiel puisse se faire sans pas­ser par le mode com­mande.
    2) En sorte d’homogénéiser au maxi­mum ses inter­faces de pro­gram­ma­tion pour faci­li­ter la vie des éditeurs de logi­ciels. C’est vrai que cela limi­te­rait un peu le choix, certes. Mais cette homo­gé­néité est néces­saire pour géné­rer un mar­ché d’éditeurs de masse dans le grand public. C’est un mal pour un bien.
    3) En sorte d’être bundlé dans les PCs de construc­teurs avec une bonne assis­tance uti­li­sa­teur. C’est acces­sible sur­tout si 1) et 2) sont en pro­grès. Si Linux est « consu­mer ready », les construc­teurs emboi­te­ront le pas sans pro­blème et aucun contrat avec Micro­soft ne les en empêchera !

    Et pour ter­mi­ner, vous évacuez un peu rapi­de­ment le sujet des jeux, qui sup­portent moins Linux que Win­dows. La pro­por­tion des uti­li­sa­teurs de Win­dows qui uti­lisent ces jeux est énorme. Je ne sais pas quel % cela fait, mais c’est pro­ba­ble­ment supé­rieur à 60%. N’est-ce pas déjà une par­tie du mar­ché qui est en l’état actuel inac­ces­sible à Linux ?

    Cor­dia­le­ment,

    Oli­vier Ezratty

  • [22] - Olivier Ezratty a écrit le 28 janvier 2007 :

    Pas­cal,

    Je note qu’il n’est pas pos­sible de lais­ser un com­men­taire sur votre blog. Curieux…

    Bon, un petit com­men­taire sur votre amu­se­ment à me voir uti­li­ser un logi­ciel CMS en open source (WordPress).

    Oui, je suis un uti­li­sa­teur de logi­ciels open sources. Mais j’en ai tiré un cer­tain nombre de conclusions.

    Dans le cas de Word­Press, je l’utilise car je peux le per­son­na­li­ser, notam­ment avec des plug-ins. En fait, je n’utilise jamais le code source de Word­Press. Je modi­fie par contre sou­vent le code source des plug-ins que j’y ins­talle car ils sont soient bug­gés soit ne fonc­tionnent pas tou­jours bien avec la ver­sion de MySQL de mon héber­geur. En juin der­nier, j’ai passé de longues jour­nées à mettre mon site au point. Debug de requêtes SQL dans le texte PHP, avec tests à par­tir de la console MySQL. Une vraie galère. Conclu­sion: ce que j’ai fait n’est pas adapté à l’utilisateur lambda. Je lui recom­man­de­rai d’utiliser une ver­sion héber­gée de Word­Press, ou plus sim­ple­ment d’aller chez Google Blog­ger ou un équivalent.

    Second exemple: The­GIMP. Je me suis dit qu’il serait inté­res­sant d’utiliser ce logi­ciel pour faire de la retouche d’images, et notam­ment créer le ban­deau de mon blog. J’ai acheté un bou­quin sur The­GIMP, récu­péré les tuto­riels, puis me suis lancé. Et bien, ce fut une grosse galère. Le logi­ciel est effec­ti­ve­ment puis­sant, mais son inter­face est com­plexe à appré­hen­der. Ceci étant, je ne connais pas celle de Pho­to­shop qui a l’air aussi bien com­plexe. Mais j’ai perdu beau­coup de temps à apprendre com­ment faire un cer­tain nombre de choses assez simples avec la ges­tion des calques. Conclu­sion: une fois encore, un pro­duit pas très grand public. J’ai pris le temps de l’apprendre, mais peu de gens ont ce temps.

    Bref, lorsque l’on uti­lise un logi­ciel open source doté de sur­croit d’une cer­taine tech­ni­cité, ce n’est pas du grand public!

    Autre point qui me semble impor­tant pour notre débat: met­tez le mono­pole et les pro­fits de Micro­soft de côté et essayez de com­prendre la force d’un stan­dard sur le mar­ché infor­ma­tique. Les sys­tèmes d’exploitation sont pro­ba­ble­ment les pro­duits pour les­quels la notion de stan­dard (de facto, s’entend) est la plus cri­tique. Cela créé une iner­tie de mar­ché favo­rable à l’acteur domi­nant. Le méca­nisme de créa­tion de posi­tion domi­nante est lié à la notion d’économie de réseau. Beau­coup plus qu’aux pra­tiques com­mer­ciales de Micro­soft. C’est dur à admettre car on pré­fère géné­ra­le­ment expli­quer un phé­no­mène que l’on n’apprécie pas par des forces malé­fiques faciles à iden­ti­fier. Mais le mar­ché ne fonc­tionne pas tout à fait comme cela. C’est un ani­mal plus sophistiqué!

    Oli­vier Ezratty

  • [23] - Pascal a écrit le 29 janvier 2007 :

    Bon­soir Olivier,

    Il est vrai que je n’ai pas activé les com­men­taires sur les articles. Alors qu’ils le sont sur les dos­siers ! et sur la par­tie SPIP de mon site (http://www.linuxorable.fr). C’est le côté irra­tion­nel du bon­homme ;-)

    “met­tez le mono­pole et les pro­fits de Micro­soft de côté“
    Les pro­fits de micro­soft ne sont que le résul­tats de sa posi­tion de mono­pole. En faire abs­trac­tion n’est donc pas pro­blé­ma­tique. Je dirais même que tout cet argent est anec­do­tique.
    En revanche, me deman­der de faire abs­trac­tion du mono­pole de micro­soft alors qu’il est à l’origine même de notre pri­va­tion de liberté, là je ne peux. Et je ne peux com­prendre que vous me le deman­diez. Que reste t-il si on met de côté ce qui jus­te­ment est au centre de toute cette affaire de vente liée ?

    “essayez de com­prendre la force d’un stan­dard sur le mar­ché infor­ma­tique.“
    S’il est pos­sible de dire, aujourd’hui, que win­dows est un stan­dard (il en va de même au niveau logi­ciel des docu­ments .doc , .pdf, .swf etc…) c’est uni­que­ment parce que micro­soft a dépensé une éner­gie colos­sale à ins­tau­rer un mono­pole. Le mono­pole une fois ins­tauré, win­dows devient de facto un stan­dard.
    C’est d’ailleurs exac­te­ment comme cela que IE est devenu en quelques mois un stan­dard: une part de mar­ché énorme pour micro­soft qui n’a plus eu qu’à livrer tous ses win­dows avec IE. Et ce fut la chro­nique d’une mort annon­cée pour Netscape.

    “la notion d’économie de réseau“
    J’avoue ne pas savoir de quoi il retourne.

    “on pré­fère géné­ra­le­ment expli­quer un phé­no­mène que l’on n’apprécie pas par des forces malé­fiques faciles à iden­ti­fier“
    Je ne crois pas avoir cher­ché, à aucun moment, à invo­quer des forces malé­fiques. Fut-elles faciles à iden­ti­fier.
    La poli­tique com­mer­ciale de micro­soft (comme celle de toute société com­mer­ciale de cette pla­nète) ne relève abso­lu­ment d’une quel­conque force obs­cure et malé­fique. Bien au contraire: elle est avant tout l’expression d’une volonté humaine. Et de rien d’autre. Dire autre chose que cette tri­viale vérité sera men­songe.
    Dans le cas de micro­soft, la poli­tique commerciale/marketing est issue de la volonté farouche d’un homme de domi­ner le monde de l’informatique: celle de Bill gates.
    Il n’y a aucun mal à recon­naitre qu’il y est par­fai­te­ment arrivé. Il n’y a aucun mal à recon­naitre que Bill gates (aidé bien évidem­ment de tous ses col­la­bo­ra­teurs) est avant tout un véri­table génie du mar­ke­ting (bien avant d’être un génie de l’informatique - d’ailleurs ses pré­vi­sions, qui régu­liè­re­ment recueillaient l’attention de toute la presse - se sont sou­vent révé­lées être tota­le­ment bidon).
    Il est de noto­riété publique que Bill gates a très jeune eu l’ambition de pla­cer un PC sur chaque bureau de la pla­nète et un win­dows dans chaque PC. Et d’une cer­taine manière, il est presque par­venu à réa­li­ser ce rêve fou. En cela, il y a quelque chose qui force le res­pect. Qui trans­cende l’action de cet homme.
    Ce que je viens d’écrire sur la volonté farouche de bill gates de domi­ner le monde de l’informatique n’est abso­lu­ment une fabu­la­tion de ma part. C’est un fait avéré qui plus est par les bio­graphes de Bill gates.

    Ce petit moment d’admiration devant l’oeuvre accom­plie passé, obser­vons de façon prag­ma­tique les consé­quences de cette oeuvre: et là encore, force est de consta­ter (j’insiste: je ne peux pas ne pas consta­ter) que la volonté farouche de cet homme l’a conduit, par tous les moyens même les plus illé­gaux, à mettre sa société en posi­tion de mono­pole absolu. (de toute façon l’accomplissement de son rêve pas­sait iné­luc­ta­ble­ment par là). Et une des consé­quences de cette posi­tion de mono­pole absolu est que le jeu de la concur­rence ne peux plus exis­ter. Et lorsque le jeu de la concur­rence est effa­cer par une posi­tion de mono­pole alors les droits et liber­tés des consom­ma­teurs subissent exac­te­ment le même sort: ils s’effacent au pro­fit des inté­rêts pri­vés de la firme en situa­tion de mono­pole absolu.

    Là encore, ce que je viens d’énoncer est d’une bana­lité sans nom. Mais c’est la réa­lité. Et je ne vois pas là de volonté de ma part de débus­quer des forces obs­cures ou que sais-je encore.
    Par contre, lorsque vous écri­vez “Cela créé une iner­tie de mar­ché favo­rable à l’acteur domi­nant.” il y a là de tout évidence une volonté de votre part d’inverser le cours des choses: ce n’est pas le stan­dard, à for­tiori de facto ! qui peut être à l’origine de ce que vous nom­mez “iner­tie de mar­ché”. Si vous dites vrai alors cela pré-suppose qu’il est pos­sible que win­dows soit devenu un stan­dard avant même que micro­soft ait oeu­vré pour obte­nir au final 96% de part de mar­ché. Or bien sûr cela est abso­lu­ment faut. Win­dows n’est devenu un stan­dard qu’à parti du moment non pas où il a été pré­sent sur 96% de PC sur la pla­nète, mais bien évidem­ment à par­tir du moment où il est devenu impos­sible d’acheter autre chose que win­dows. Or le fait de ne plus pou­voir ache­ter win­dows n’est pas du tout le fait de win­dows lui-même ou d’une volonté des clients, mais belle est bien la consé­quence d’une poli­tique com­mer­ciale qui vous force la main. Et c’est bien face à ce phé­no­mène que nous nous trou­vons aujourd’hui.

    Il est très impor­tant de faire la dif­fé­rence entre un pro­duit qui s’impose de lui-même, c’est à dire sans contrainte, et un pro­duit qui s’impose par la force comme dans le cas de win­dows. On peut dans les deux cas consi­dé­rer qu’il y a stan­dard de facto. L’un est licite, choisi. L’autre est illé­gal, forcé et liberticide.

    Peut-être ne faites vous pas de dif­fé­rence. Moi, en tant que citoyen du monde j’ai une conscience abso­lue, aigüe de ce que je perd à ne plus avoir le choix. Et quand bien même cela vous parai­trait invrai­sem­blable, ma liberté de choix ne vaut pas 20€, ne vaut pas 50€, ne vaut pas 500€. Ma liberté de choix n’est pas à vendre.

    La diver­sité est à l’origine de la vie sur terre. S’il n’y avait pas des mil­lions d’espèces ani­males, des mil­lions d’espèces végé­tales, il y a long­temps que la vie sur terre aurait dis­pa­rue.
    Les consé­quences catas­tro­phiques de l’uniformisation du monde est magis­tra­le­ment illus­tré par le mono­pole de win­dows: tous les PC de la pla­nète étant équi­pés des mêmes sys­tèmes d’exploitation com­por­tant tous les mêmes failles, un virus capable de se pro­pa­ger de PC à PC à la vitesse de la lumière est en mesure de créer des ravages. Et c’est exac­te­ment ce qui se passe chaque année. Et cela à un coût: des mil­liards de dollards.

    Si la diver­sité des sys­tèmes d’exploitation était pos­sible, les risques seraient incom­pa­ra­ble­ment plus faibles.

    Je le dis et le répète avec force: le mono­pole de micro­soft est mau­vais pour la liberté des consom­ma­teurs, pour l’innovation, pour la sécu­rité des sys­tèmes. Le mono­pole de micro­soft n’a de sens et d’intérêt que pour la vanité de quelques hommes.

    Quelque soit le domaine d’activité, il est dan­ge­reux pour l’humanité de concen­trer de si colos­saux pou­voir entre les mains d’une poi­gnée d’homme.

    Cor­dia­le­ment

    Pas­cal

  • Il est amu­sant de voir com­ment vous pre­nez soin des « les consi­dé­ra­tions des consommateurs » :

    - « Après, on peut com­pa­rer avec le prix des pièces déta­chées si elles sont dis­po­nibles sépa­ré­ment. »
    Eh bien jus­te­ment avec les bundles on ne peut pas, c’est ce que réclame l’UFC.

    - Les mau­vaises pra­tiques d’Apple et autres ne sau­raient jus­ti­fier celles des autres inté­gra­teurs. De plus dans le cas d’Apple cela reste à défi­nir étant don­ner que cette société pro­duit le maté­riel et le logi­ciel. Si Micro­soft pro­dui­sait des ordi­na­teurs en livrant Win­dows avec, je doute que cela offus­que­rait beau­coup de consommateurs.

    - « Cas qui génèrent d’ailleurs un encom­bre­ment bien futile de la machine judi­ciaire à l’heure où tant de per­sonnes mises en exa­men crou­pissent en pri­son à cause de la len­teur de ladite machine judi­ciaire qui ne dis­pose pas d’assez de moyens! »
    Nous pre­nons tous note ici de votre for­mi­dable dévoue­ment à la cause des consom­ma­teurs ; qui diable êtes-vous donc pour juger de la vali­dité d’une plainte ?

    - « La dif­fu­sion de logi­ciels via les construc­teurs est en effet un bon moyen de tou­cher rapi­de­ment une large clien­tèle et avec un coût des ventes assez faible »
    La clien­tèle gagnée par une marque est per­due par une autre soit dit-en pas­sant, et cela se fait au détri­ment de l’information du consommateur.

    - « favo­ri­ser la concur­rence sans péna­li­ser les consom­ma­teurs »
    Favo­ri­ser la concur­rence ne peut pas péna­li­ser les consom­ma­teurs, la concur­rence est bénéfique/nécessaire aux consom­ma­teurs (d’où les lois anti­trusts aux États-Unis par exemple), et je pense que c’est ce que tente de faire res­pec­ter l’UFC, c-à-d que le consom­ma­teur puisse au mini­mum connaître le prix du ser­vice qu’il achète, et connaître le contrat auquel il sous­crit avant son achat.
    Mettre une étiquette indi­quant le prix du bundle n’est pas un gros pro­blème tech­nique, de même qu’une notice indi­quant com­ment se faire rem­bour­ser une licence ache­tée inutilement.

    - Oppo­ser les dis­tri­bu­tions Linux et Micro­soft Win­dows est tota­le­ment hors de pro­pos sur ce sujet. Il s’agit sim­ple­ment de res­pec­ter les droits du consom­ma­teur à être informé, c-à-d savoir ce qu’il paye.

    - « J’aurais d’abord ten­dance à faire “confiance au mar­ché” car l’intrusion du poli­tique et du légis­la­teur dans le tech­nique n’a que rare­ment fait des mer­veilles. »
    Bien que je sois assez fan de notre cama­rade Adam, sa main invi­sible ne régule pas tel­le­ment le mar­ché en faveur des consom­ma­teurs (il suf­fit de voir les ententes sur les prix par les opé­ra­teurs de télé­pho­nie mobile).

    - « Regar­dez toutes ces dis­po­si­tions com­pli­quées impo­sées à Micro­soft par le Depart­ment of Jus­tice amé­ri­cain ou par la Com­mis­sion Euro­péenne. Elles n’ont pas vrai­ment entamé la domi­nance écra­sante de Micro­soft dans les sys­tèmes d’exploitation. »
    Le manque de c*****, si je puis m’exprimer ainsi, de nos diri­geants pour faire appli­quer les lois en vigueurs cen­sées pro­té­ger le consom­ma­teur n’est pas une excuse. Ça doit être pour ça qu’il existe des asso­cia­tions de consommateurs.

    - La plu­part de vos chiffres méri­te­rait d’être étayé par des sources fiables, notam­ment sur le fara­mi­neux chiffre de 60% de ser­veurs uti­li­sant le sys­tème Micro­soft, ainsi que le coût des licences par rap­port au coût total d’un PC.

    - « Les uti­li­sa­teurs de Linux dans le grand public ont une cer­taine typo­lo­gie: ils sont plus experts, plus jeunes, et plus enclins à être clients de la rue Mont­gal­let que de Darty! Le Linuxien est plus un adepte du “tuning” de PC que du PC “prêt à por­ter”. »
    Plus jeune, pas si sûr. Néan­moins le pro­blème actuel pour les uti­li­sa­teurs d’autres sys­tèmes réside dans l’impossibilité de trou­ver des ordi­na­teurs por­tables à des prix cor­rectes, c-à-d fourni par des inté­gra­teurs qui eux-seuls peuvent se les per­mettre, et dépourvu de sys­tème d’exploitation (ou rem­bour­sables si l’on accepte votre argu­ment du tech­ni­que­ment dif­fi­cile du point de vue de la distribution).

  • à Oli­vier Ezratty :

    Je ne suis pas en désac­cord avec tout ce que vous dites, mais je vous trouve de mau­vaise foi sur le nombre d’interfaces : il y en a deux dans le monde pro­prié­taire (Win­dows, MacOS) et deux dans le monde libre grand public (KDE, GNOME). Où est le pro­blème ? Simple incom­pré­hen­sion de ce que l’appelation géné­rale “Linux” n’est qu’une synecdoque ?

    Je m’interroge aussi sur le sens à don­ner à ce conseil de faire un Fran­ken­stein (Gnome+KDE)/2, ce qui a à peu près autant de sens que de faire une “stan­dar­di­sa­tion” (Windows+Macos)/2 : méco­nais­sance, naï­veté, conseil de faux ami ?

    Puis c’est bien gen­til d’enfoncer le monde libre, for­cé­ment plus hété­ro­gène, en pre­nant comme cri­tère de com­pa­rai­son ses éléments pas les plus réus­sis (l’interface de The Gimp), mais quand je com­pare Ama­rok à iTunes ou Win­dows Media Player, KPho­toAl­bum à iPhoto ou (?? rien d’utilisable par défaut), la trans­pa­rence réseau des KIO­slaves à (pas grand chose), Bas­ket à (???), je me dis que la com­pa­rai­son ne tourne pas tou­jours en faveur des mêmes.

    Votre remarque de ce qu’un uti­li­sa­teur lambda ne devrait pas gérer son ser­veur lui-même, y com­pris avec Linux, enfonce réso­lu­ment des portes ouvertes !

    Enfin, pour une plus grande clarté, ne confon­dez s’il vous plait pas les mots “stan­dard de fait” (le .DOC par exemple) et “stan­dard” (ex : Open­Do­cu­ment), qui se res­semblent de façon aussi trom­peuse que des mots tels que “démo­cra­tie” et “démo­cra­tie populaire”.

    Dans un cas, on parle de mono­pole privé, dans l’autre d’interopérabilité, c’est à dire de liberté.

  • [26] - Olivier Ezratty a écrit le 29 janvier 2007 :

    - « Après, on peut com­pa­rer avec le prix des pièces déta­chées si elles sont dis­po­nibles sépa­ré­ment. »
    Eh bien jus­te­ment avec les bundles on ne peut pas, c’est ce que réclame l’UFC.

    Ce contre argu­ment qui ne tient pas:
    - On peut obte­nir le prix de la pièce déta­chée Valéo mais pas celui qu’a payé le construc­teur auto­mo­bile (le prix de gros).
    - Avec Win­dows, c’est pareil: on connait le prix à l’unité, mais pas le prix de gros de l’OEM. Même si on se doute qu’il est bien plus bas.

    Mon envo­lée sur la machine judi­ciaire est liée à ce que les plaintes visent à se faire rem­bour­ser 100€ ce qui est un mon­tant assez faible. Compte tenu de ce que cela coute à la col­lec­ti­vité, oui, c’est un peu du luxe! Mais si effec­ti­ve­ment une ou deux déci­sions peuvent faire juris­pru­dence et modi­fier le pro­ces­sus de rem­bour­se­ment des construc­teurs, pour­quoi pas.

    Pas­cal, Win­dows ne s’est pas fait en un jour. Il a fallu 3 ver­sions pour qu’il s’impose. Au départ, c’était une couche option­nelle au des­sus de MS-DOS. Les construc­teurs l’ont accep­tée lorsque les appli­ca­tions sont arri­vées sur Win­dows (en 1990). Le point déter­mi­nant a été le lan­ce­ment de Win­dows 3.0 qui avait été pré­cédé d’un gros effort vers les déve­lop­peurs à cette époque. Cela a bien fonc­tionné. A la fin des années 80, le concur­rent de Win­dows 1.0 et 2.0 était GEM de Digi­tal Research. Son inter­face de déve­lop­pe­ment que j’avais évaluée à l’époque pour la boite pour qui je tra­vaillais (SOGITEC) était moins bien fou­tue que celle de Win­dows. Ceci explique donc un peu cela. Après, la machine s’est embal­lée en faveur de MS. Mais le suc­cès de Win­dows s’est aussi appuyé sur celui de MS-DOS, lui aussi contesté, je sais.

    Enfin, vous vous mépre­nez sur le sens de mon pro­pos. Je ne suis pas contre le consom­ma­teur ou contre la concur­rence. Et MS ne me demande rien.

    Je cherche à mon­trer qu’il n’est pas facile de trou­ver des solu­tions qui satis­fassent la mino­rité des uti­li­sa­teurs (qui veulent ces fameux PC nus) sans en péna­li­ser la majo­rité (qui se contente de Win­dows). Je connais bien les forces et fai­blesses de Linux. Mais cer­taines de ses forces lui nuisent pour s’imposer dans le grand public et à grande échelle. En effer, pour y arri­ver, il fau­drait plu­tôt favo­ri­ser des bundles Linux chez les construc­teurs que la vente de PC nus.

    Il existe une ana­lo­gie: les mobiles. Cer­tains sont sous Win­dows Mobile, d’autres sous Sym­bian, etc. Mais ils ne sont pas “nus”. Et effec­ti­ve­ment, le consom­ma­teur peut choi­sir des mobiles avec Win­dows Mobile et d’autres avec Sym­bian, etc.

    Pour ce qui est des stan­dards, je n’ai rien confondu du tout. J’ai bien pré­cisé “std des facto”, et pas “de jure”. Les amé­ri­cains disent sou­vent que des pro­duits comme Win­dows sont des “indus­try stan­dards”. Je ne les confond pas avec les stan­dards d’interop. Qui d’ailleurs sont par­fois des stan­dards pri­vés issus de consor­siums comme celui du MPEG2.

    Pour ce qui est de la part de mar­ché de Win­dows Ser­ver, mes sources sont IDC. Ce sont des parts sur les ser­veurs Intel.

    Pour ce qui est de Bill Gates et de sa stra­té­gie, elle a fonc­tionné sur Win­dows mais pas sur tous les autres pro­duits de la société. Il y a donc bien une spé­ci­fi­cité struc­tu­relle à Win­dows. Un OS n’est pas un logi­ciel comme les autres. L’effet d’économie de réseau est bien plus fort sur un tel pro­duit que sur une ency­clo­pé­die sur CD-ROM par exemple.

  • [27] - Pascal a écrit le 29 janvier 2007 :

    Bon­jour Olivier,

    “Mon envo­lée sur la machine judi­ciaire est liée à ce que les plaintes visent à se faire rem­bour­ser 100€ ce qui est un mon­tant assez faible. Compte tenu de ce que cela coute à la col­lec­ti­vité, oui, c’est un peu du luxe! Mais si effec­ti­ve­ment une ou deux déci­sions peuvent faire juris­pru­dence et modi­fier le pro­ces­sus de rem­bour­se­ment des construc­teurs, pour­quoi pas.”

    Je crois qu’il extrê­me­ment dan­ge­reux de tou­jours tout rame­ner à une ques­tion de quan­tité d’argent. Sur­tout lorsqu’elle conduit à confondre le fond et la forme. Confu­sion dans laquelle vous vous embour­bez. Et la preuve en est: pour moins de 100€ une société com­mer­ciale nous prive de nos liber­tés ! En récla­mant devant la jus­tice de nous faire rem­bour­ser ces 100€ que micro­soft nous vole (illé­ga­le­ment bien sûr) ce ne sont pas tant les 100€ retrou­vés qui nous importe, mais belle et bien notre liberté défen­due et retrouvée !!!

    Et c’est bien parce que micro­soft et tous ses défen­seurs refusent caté­go­ri­que­ment d’admettre qu’ils com­mettent une entorse à nos liber­tés et ramènent sys­té­ma­ti­que­ment le débat à une sombre his­toire de petite somme d’argent qu’on finit par être exas­péré par vos positions.

    D’autant que vous êtes tout à fait mal­hon­nêtes dans votre argu­men­ta­tion:
    culpa­bi­li­ser les gens qui défendent leurs liber­tés devant les tri­bu­naux en les ren­dant res­pon­sable d’engorger les tri­bu­naux est un comble quand on sait la quan­tité hal­lu­ci­nante de fonc­tion­naires de l’union euro­péenne que mono­po­lise à lui seul micro­soft dans des pro­cès fleuves ! Et il en vas stric­te­ment de même pour le sys­tème de jus­tice amé­ri­caine. Et encore, j’insiste: dans notre cas nous défen­dons notre liberté. Micor­soft, lui, mono­po­lise les sys­tèmes de jus­tice et autres com­mis­sions afin de s’assurer le droit de nous pri­ver de nos liber­tés !!! Et c’est quand même à nous que vous adres­ser vos argu­ments culpabilisant.

    Je vous le dit en tout ami­tié: tout votre argu­men­taire n’est qu’un jeu d’inversion des réa­li­tés. Et je pense que vous ne vous en ren­dez même plus compte.

    Je pour­suis avec votre idée de petit somme d’argent:
    il y a un inté­rêt bien com­pris à nous faire admettre qu’après tout, c’est vrai quoi.… pour­quoi faire tout un pata­caisse pour 80€ ?! En clair, il y a un inté­rêt très très bien com­pris à indi­vi­dua­li­ser sys­té­ma­ti­que­ment le point de vu des gens afin de les empê­cher de repla­cer les choses dans un contexte géné­ral. Et cet inté­rêt très très bien com­pris est bien sûr, en l’espèce, celui de micro­soft. Plus nous serons nom­breux à fer­mer les yeux sur de si petites sommes d’argent plus long­temps durera le hol­dup pla­né­taire de micro­soft.
    Oui mais voilà: y en a plein le cul de se faire enc**** !!!
    Et il y en a sur­tout marre d’entendre tou­jours les mêmes men­songes pour des causes malhonnêtes !

    Le temps que vous avez passé à rédi­ger votre article pour défendre une cause incon­tes­ta­ble­ment liber­ti­cide, incon­tes­ta­ble­ment hors la loi en france, ne pouvait-il pas être employé à une plus juste cause ? Sur­tout quand vous pre­nez la peine d’écrire “Et MS ne me demande rien.” ! Etes-vous par nature pro­fon­dé­ment atta­ché aux causes liber­ti­cides ? La liberté de choix vous est-elle à ce point insup­por­table ? Les posi­tions de mono­pole absolu et les dérivent qui en découlent obli­ga­toi­re­ment sont-elles source d’infinis plai­sirs mal­sains chez vous ?

    Com­ment pouvez-vous jus­ti­fier d’écrire aussi légè­re­ment:
    “Mais si effec­ti­ve­ment une ou deux déci­sions peuvent faire juris­pru­dence et modi­fier le pro­ces­sus de rem­bour­se­ment des construc­teurs, pour­quoi pas.“
    Vous rendes-vous compte que vous condes­cen­dez à accep­ter l’idée que ma foi, oui, si l’on peut peut-être réta­blir une entorse faite à la liberté des indi­vi­dus, et bien pour­quoi pas, en effet cela pour­rait une bonne chose !
    Vous rendes-vous compte des idées que sous-entendent vos mots ? Vous rendez-vous compte que vous vous faite le porte parole d’idées liber­ti­cides, d’idées qui prônent l’intérêt privé devant le droit du plus grand nombre ? Vous rendez-vous compte de la gra­vité de vos propos ?

    Pas­cal

  • [28] - Olivier Ezratty a écrit le 29 janvier 2007 :

    Heu, à ceci près que le rem­bour­se­ment ou non de la fameuse licence Win­dows ne met pas en cause Micro­soft mais les reven­deurs et les construc­teurs. Vous accu­sez donc un peu rapi­de­ment Micro­soft d’être liberticide.

    Dans la grande dis­tri­bu­tion, il y a des offres diverses et variées, et on prend on non. Et si on n’est pas content, on peut aller ache­ter ailleurs. Le pro­blème est peut-être que la grande dis­tri­bu­tion pèse trop lourd dans les ventes en France par rap­port au com­merce de détail (les fameux petits assem­bleurs). Mais c’est un autre débat.

    Pour l’instant, je note que vous affir­mez à l’envie que ceci et cela est illé­gal alors que cela n’a jamais été prouvé ni par les tri­bu­naux ni par le légis­la­teur. Je vous le répête, pour rendre les bundles OEM/Windows illé­gaux, il fau­drait chan­ger la loi ou tout du moins la rédi­ger dif­fé­rem­ment. On peut donc si je vous suis être liber­ti­cide tout en étant légal, c’est d’ailleurs mal­heu­reu­se­ment vrai.

    Donc, certes, vous trou­vez cela illé­gal, mais cela ne l’est pas encore. Bien entendu, cha­cun est libre d’interpréter la loi comme il l’entend car elle est sou­vent complexe.

    La liberté est un bien trop grand bien pour le per­ver­tir ainsi par ces pro­pos. Ne mon­tez pas sur vos grands che­vaux comme Roberto Di Cosmo qui écri­vait en 1998 que Micro­soft était liber­ti­cide, que c’était une menace pour la démo­cra­tie. C’est leur don­ner bien trop d’importance et de pou­voir! Les gens de cette boite ne sont pas liber­ti­cides comme vous l’entendez!

    Dans ce débat, je me pré­oc­cupe du sens pra­tique des choses. Je pose la ques­tion: com­ment assu­rer pra­ti­que­ment la concur­rence, le choix des consom­ma­teurs, sans for­cé­ment péna­li­ser la majo­rité actuelle. Si une mino­rité de consom­ma­teurs tend à faire chan­ger un sys­tème au détri­ment de la majo­rité, cela peut aussi être gênant pour cette der­nière. Dans les sys­tèmes poli­tiques, qu

    Enfin, si je défend quelque point de vue ico­no­claste, c’est jus­te­ment parce que je trouve que le votre n’a jamais eu à en découdre avec la contra­dic­tion. Il n’y a pas eu de véri­table débat car les pro­ta­go­nistes qui sont des entre­prises sont assez dis­crets. C’est bien dom­mage, mais c’est comme cela qu’ils gèrent le risque même s’ils pensent être dans leur bon droit.

    Par ailleurs, il serait bon de réflé­chir sur les moyens de don­ner sa chance à Linux jus­te­ment. Il ne suf­fit pas de blâ­mer Micro­soft. Il faut balayer devant sa porte égale­ment. Comme me disait un mana­ger il y a long­temps: “we are not in the excuse business”.

  • [29] - Pascal a écrit le 29 janvier 2007 :

    “Heu, à ceci près que le rem­bour­se­ment ou non de la fameuse licence Win­dows ne met pas en cause Micro­soft mais les reven­deurs et les constructeurs.”

    Je ferais pas­ser ça sur le compte d’un trait d’humour !

    “Pour l’instant, je note que vous affir­mez à l’envie que ceci et cela est illé­gal alors que cela n’a jamais été prouvé ni par les tri­bu­naux ni par le législateur.”

    La loi fran­çaise existe:

    Extrait du code de la Consommation :

    « Tout pro­fes­sion­nel ven­deur de biens ou pres­ta­taire de ser­vices doit, avant la conclu­sion du contrat, mettre le consom­ma­teur en mesure de connaître les carac­té­ris­tiques essen­tielles du bien ou du ser­vice. » (C. consom., Art. L. 111-1)

    « Tout ven­deur de pro­duit ou tout pres­ta­taire de ser­vices doit, par voie de mar­quage, d’étiquetage, d’affichage ou par tout autre pro­cédé appro­prié, infor­mer le consom­ma­teur sur les prix, les limi­ta­tions éven­tuelles de la res­pon­sa­bi­lité contrac­tuelle et les condi­tions par­ti­cu­lières de la vente (…) » (C. consom., Art. L. 113-3).

    Oseriez-vous pré­tendre que le contrat de licence (le CLUF) est acces­sible avant achat du produit ?

    « Il est inter­dit de refu­ser à un consom­ma­teur la vente d’un pro­duit ou la pres­ta­tion d’un ser­vice, sauf motif légi­time, et de subor­don­ner la vente d’un pro­duit à l’achat d’une quan­tité impo­sée ou à l’achat conco­mi­tant d’un autre pro­duit ou d’un autre ser­vice ainsi que de subor­don­ner la pres­ta­tion d’un ser­vice à celle d’un autre ser­vice ou à l’achat d’un pro­duit.(…) » (C. consom., Art. L. 122-1)

    Et vous pré­ten­dez que la loi n’existe pas !

    « Est inter­dite toute vente ou offre de vente de pro­duits ou de biens ou toute pres­ta­tion ou offre de pres­ta­tion de ser­vices faites aux consom­ma­teurs et don­nant droit, à titre gra­tuit, immé­dia­te­ment ou à terme, à une prime consis­tant en pro­duits, biens ou ser­vices sauf s’ils sont iden­tiques à ceux qui font l’objet de la vente ou de la pres­ta­tion.(…) »(C. consom., Art. L. 121-35).

    « Est pro­hi­bée (…) l’exploitation abu­sive par une entre­prise (…) d’une posi­tion domi­nante sur le mar­ché inté­rieur ou une par­tie sub­stan­tielle de celui-ci. Ces abus peuvent notam­ment consis­ter en refus de vente, en ventes liées ou en condi­tions de vente dis­cri­mi­na­toires ainsi que dans la rup­ture de rela­tions com­mer­ciales établies, au seul motif que le par­te­naire refuse de se sou­mettre à des condi­tions com­mer­ciales injus­ti­fiées.(…) » (C. com., L. 420-2).

    Vous écri­vez:
    “Donc, certes, vous trou­vez cela illé­gal, mais cela ne l’est pas encore.“
    Je viens de vous appor­ter la preuve du contraire. Mais je sais bien que vous avez par­fai­te­ment connais­sance de cette loi. Toute votre rhé­to­rique s’appuie sur le fait que le légis­la­teur fran­çais accepte que micro­soft contourne la loi. Et cela vous semble suf­fi­sant pour affir­mer que micro­soft n’est pas dans l’illégalité.
    Mais tout ceci n’est plus qu’une ques­tion de temps car de toute évidence les choses vont évoluées. Et il est très peu pro­bable qu’elles évoluent dans le sens que sou­haite micro­soft. Donc à court terme, l’application de la loi sera effec­tive et vous ne pour­rez plus conti­nuer à men­tir au moins sur ce fait.

    “Ne mon­tez pas sur vos grands che­vaux comme Roberto Di Cosmo qui écri­vait en 1998 que Micro­soft était liber­ti­cide,“
    Si si. J’insiste et répète, à l’instar de Roberto Di Cosmo, que micro­soft est une société liber­ti­cide et dan­ge­reuse pour l’humanité.
    Mais bon. Vous pou­vez essayer de nous faire croire que les socié­tés n’ont abso­lu­ment aucun impact sur la marche du monde et donc sur notre rap­port au monde.

    “C’est leur don­ner bien trop d’importance et de pou­voir!“
    Non non. Ils (micro­soft) ont de fait beau­coup trop de pouvoir.

    Je vous pro­pose de mettre un terme à cet échange.
    J’ai par­fai­te­ment com­pris votre point de vue et votre argu­men­ta­tion. En retour je pense avoir été suf­fi­sam­ment clair pour que vous com­pre­niez ma posi­tion.
    Et je ne crois pas que pour­suivre notre échange nous mène très loin.

    Je vous sou­haite une excel­lente journée,

    Cor­dia­le­ment

    Pas­cal

  • [30] - poipoi a écrit le 1 mars 2007 :

    Pas­cal, comme vous y allez !

    Plu­tôt que de tra­vailler sur la rhé­to­rique, allez plu­tôt amé­lio­rer le code de votre OS puisqu’il vous est ouvert ! Il y a urgence à ce qu’un OS alter­na­tif appa­raissent, certes.

    Mais, hor­mis du côté d’Apple (et encore…), je vois rien de trop brillant hein ! Linux c’est bien sympa, mais c’est sur­tout bien trop com­pli­qué pour le com­mun des mortels…

    Allez ! Bon cou­rage et bon tra­vail, et il y en a pour rame­ner Linux au niveau de ses concur­rents commerciaux !

    Ce n’est pas en légi­fé­rant qu’on sus­ci­tera l’envie pour un OS alter­na­tif, non mais quelle blague !

    Si réelle alter­na­tive il y avait, alors le mar­ché se ferait, assu­ré­ment. En plus si c’est gratuit !

  • […] débat sur les bundles OEM de Win­dows et ma récente visite du Salon Linux, je m’étais dit qu’il fal­lait mettre à jour ma […]

  • [32] - Zarex a écrit le 7 novembre 2007 :

    Je pro­pose de topus nous coti­ser pour louer un ser­veur spé­cial de com­men­taire sur les com­men­taire de com­men­taires d’articles et ce, rien que pour nos deux com­pères Pas­cal et Olivier !!!

    Qui me suit :-) ?

  • Je ne com­prend pas. Per­sonne ne demande (seuls les construc­teurs parlent de cela) l’interdiction de vendre Win­dows (ou autres logi­ciels) avec un ordi­na­teur, mais juste la pos­si­bi­lité de refu­ser les logi­ciels quand on les veux pas (et des solu­tions qui ne coutent rien comme les codes d’activation sont pro­po­sées). A par­tir de là, où est le préjudice ?

    Merci de m’expliquer…

  • [34] - Olivier Ezratty a écrit le 18 décembre 2007 :

    J’ai du mal à retrou­ver la trace de cette pro­po­si­tion d’interdiction qui est effec­ti­ve­ment plus extrême que les autres pro­po­si­tions (choix, code d’activation). Il me semble qu’elle pro­vient de cer­tains élus qui se sont pen­chés sur la question.

    Non­obs­tant, l’histoire des codes d’activation et du refus des logi­ciels est pra­ti­que­ment dif­fi­cile à mettre en place pour les cir­cuits de dis­tri­bu­tion (OEM+retailers). Et avec un coût logis­tique qui ne serait pas amorti car la demande Linux est encore assez faible dans le grand public. D’où le fait que cer­tains construc­teurs évoquent un prix plus cher pour des machines sans Win­dows. Un comble effec­ti­ve­ment, mais qui s’explique quand on regar­der l’équation écono­mique en détail du constructeur.

    Quand au rem­bour­se­ment des logi­ciels, la base de cal­cul n’est pas évidente. Sur­tout pour les logi­ciels inté­grés au delà de Win­dows. La plu­part l’on été avec un coût très faible pour le construc­teur (par­fois même pour moins de 1€ par licence), et dans des ver­sions pas for­cé­ment iden­tiques aux ver­sions ven­dues à l’unité. Le cal­cul du “prix” comme du “coût” des logi­ciels bund­lés sont un véri­table casse-tête chi­nois. Si on pre­nait le “prix rue” des logi­ciels, on abou­ti­rait à un “prix” du bund­ling logi­ciel qui serait supé­rieur à la moi­tié du prix de la machine. Ce qui ne serait pas nor­mal car le rem­bour­se­ment du logi­ciel ferait donc perdre de l’argent au construc­teur qui n’oublions pas ne marge pas à plus de 5%. Le reven­deur marge quant à lui à envi­ron 20%. Ca aussi ça fait par­tie du coût. Si on aug­mente le coût de ges­tion pour le reven­deur, il va aussi être tenté d’augmenter les prix.

    La vie du consom­ma­teur qui sort des clous est tou­jours mal­heu­reu­se­ment dif­fi­cile. Tout comme l’est l’impossibilité de s’abonner à CanalSatellite/Canal+ en enle­vant les chaînes du sport qui leur coûtent très cher (600m€ pour la ligue de foot) et ne m’intéressent pas. Et Canal+ a une situa­tion de domi­nance dans les conte­nus pre­mium en France! Et je ne parle pas de l’arnaque autour de l’iPhone…

  • Pour­quoi la méthode du code d’activation est-elle dif­fi­cile à mettre en place et cou­teuse, je ne com­prend pas… Une explication ?

    Pour­quoi par­ler de “[GNU/]Linux”, quand ce qui est demandé c’est de pou­voir juste refu­ser les licences logi­cielles, pas de pou­voir en ache­ter d’autres à la place ?

  • [36] - Olivier Ezratty a écrit le 19 décembre 2007 :

    Bien, il faut que le construc­teur déve­loppe un bout de logi­ciel qui se super­pose à Win­dows ou s’intercale dedans, je ne sais pas trop comment.

    Ensuite, ima­gi­nons le pro­ces­sus pour le dis­tri­bu­teur. il devrait avoir deux réfé­rences pour chaque PC: une avec les logi­ciels une sans, et dans le pre­mier cas, four­nir le code d’activation pour les logi­ciels, et pas dans l’autre. Cela parait simple comme cela, mais ça alour­dit la chaine logis­tique du reven­deur. Sur­tout s’il faut qu’il la mette en place pour quelques % de ses clients (au moins au départ).

    Pour­quoi Linux? Parce que c’est la seule alter­na­tive cou­rante à Win­dows sur un PC nu. A moins qu’il s’agisse d’y ins­tal­ler un Win­dows non OEM? Dans ce cas là, cela n’a aucun sens car c’est plus cher qu’en OEM. Et les licences OEM ne sont pas trans­fé­rables d’une machine à une autre.

    Enfin, ques­tion à mon tour : est-ce qu’il existe un pays dans le monde où il est pos­sible d’acheter des PC sans Win­dows dans la grande dis­tri­bu­tion et où les méca­nismes que vous appe­lez de vos voeux ont été mis en place? La ques­tion des bundles ne semble pas être limi­tée à la France…

  • “Enfin, ques­tion à mon tour : est-ce qu’il existe un pays dans le monde où il est pos­sible d’acheter des PC sans Win­dows dans la grande dis­tri­bu­tion et où les méca­nismes que vous appe­lez de vos voeux ont été mis en place?”

    Pas à ma connaissance.

    “Bien, il faut que le construc­teur déve­loppe un bout de logi­ciel qui se super­pose à Win­dows ou s’intercale dedans, je ne sais pas trop comment.”

    Ce n’est ni dif­fi­cile, ni couteux.

    Pour le reven­deur, ça lui demande une minute de plus par client. Ça revient au même que de pro­po­ser des options comme le font déjà la plu­part des maga­sins, notam­ment pour les assu­rances bris/vol. C’est suf­fi­sam­ment peu cou­teux et peu dif­fi­cile pour que les maga­sins pro­posent ces options. Je ne vois pas pour­quoi ce serait dif­fé­rent pour le code d’activation.

  • [38] - Olivier Ezratty a écrit le 19 décembre 2007 :

    Sauf que…
    - Quand ils bendent des options, c’est pour vendre quelque chose en plus, et si pos­sible à un maxi­mum de clients, et sou­vent, pour une bonne marge.
    - Ce que vous pro­po­sez consiste pour les dis­tri­bu­teurs à vendre “en moins”, et à un nombre très réduit de clients.

    Com­pre­nez que dans ces condi­tions les dis­tri­bu­teurs ne soient pas fran­che­ment moti­vés à se bouger!

    Il n’y a que deux fac­teurs qui pour­raient chan­ger la donne:
    - Une régu­la­tion (loi, DGCCRF, etc)
    - Une évolu­tion signi­fi­ca­tive de la demande du mar­ché en faveur de Linux, elle-même subor­don­née aux évolu­tion du sys­tème et de son écosystème.

    Comme les deux ne sont pas encore au rendez-vous, il fau­dra attendre!

  • Atten­dez, depuis le début, ma ques­tion c’est “où est le pré­ju­dice pour le consom­ma­teur ?”. Force est de consta­ter que vous annon­cez un pré­ju­dice que vous ne par­ve­nez pas à jus­ti­fier, c’est bien dommage.

  • [40] - Olivier Ezratty a écrit le 19 décembre 2007 :

    Il n’y aurait pas de pré­ju­dice, mais juste un pro­ces­sus d’achat un pouillème plus com­pli­qué. Et si l’ensemble coûte un peu plus cher aux inter­mé­diaires construc­teurs et dis­tri­bu­teurs, le consom­ma­teur en paiera indi­rec­te­ment le prix un jour où l’autre.

  • “Il n’y aurait pas de préjudice”

    Heu­reux de vous l’entendre dire. A par­tir de là, je crois que vous pou­vez modi­fier la conclu­sion de votre article.

    Ajou­tez que cela fera naitre une vrai concur­rence, équi­table, sur le mar­ché des logi­ciels d’exploitation, qui ne pourra être que pro­fi­table au consommateur.

  • [42] - Olivier Ezratty a écrit le 20 décembre 2007 :

    Vous jouez sur les mots! Ma conclu­sion était une ques­tion. Le débat qui en a suivi per­met aux lec­teurs de se faire une opi­nion de la réponse poten­tielle. Je ne vais pas pour autant poser la ques­tion dif­fé­rem­ment. Et comme l’article com­mence à dater, je vais en pro­fi­ter pour en fer­mer les commentaires.



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